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 - a friend to all is a friend to none. ▲ betsy.

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Message(#) Sujet: - a friend to all is a friend to none. ▲ betsy. Jeu 23 Fév 2012 - 0:39

a friend to all is a friend to none.
Il connaissait le dédale de ses couloirs comme sa poche. Il les arpentait cinq jours sur sept et était contrait d’y croiser des tas de gens qui l’énervait. Il fallait avouer qu’il n’avait jamais eu aucun intérêt pour le genre humain avant l’arrivé de Galea dans sa vie. Il s’était toujours contenté de relation simple et sans prise de tête. S’il ne pouvait pas voir quelqu’un, il passait son chemin et l’ignorait totalement. S’il jugeait que la personne en face de lui en valait un minimum la peine, alors il s’y risquait. Il saluait, bavardait de tout et de rien, s’insurgeait sur la météo et les professeurs et puis passait son chemin comme si c’était la chose la plus normal qui soit. Les personnes qui pouvaient se vanter d’une telle chose se comptait sur les doigts d’une seule main tant Ellis vivait dans son monde. Il avait toujours paru bizarre aux yeux des autres. Peut-être parce qu’il n’avait pas les mêmes centre d’intérêt que les jeunes de son âge ? Il fallait avouer qu’il avait deux pieds gauches et que danser était une pure horreur pour lui. Boire ne lui réussissait pas. Et quant au reste, tout ce qui était sport par exemple, n’allait absolument pas avec sa carrure de poulet frit. Bref, Ellis était l’exemple même du gosse marginal avec son gros cerveau et l’attention qu’il avait pour lui-même. La plupart du temps, en tout cas. « Hey, Ginzburg ! » La voix du jeune Mitchell s’éleva dans le couloir bondé de monde, appelant la jolie rouquine qui se trouvait de l’autre côté de l’endroit où il se situait. Un large sourire étira ses lèvres lorsque la jeune fille sembla chercher dans la foule la personne qui l’avait appelé. Et ce fut d’un pas décidé et chaloupé, qu’il passa de petit en petit groupe pour se retrouver devant la jeune femme. Il fut rapidement derrière elle et d’un geste las, il tapota son épaule alors qu’un nouveau sourire ironique glissait sur son minois. « Bah alors, tu dis plus bonjour ? » La question était rhétorique puisqu’il connaissait déjà la réponse. Et elle aussi. Autrefois, avant que madame ne se mettre à poser, Betsy et Ellis étaient amis. Ou, du moins, entretenaient de bonnes relations. Ils parlaient, rigolaient, échangeaient des informations sur les gens de l’université. Cette drôle d’amitié, qui n’en n’était pas vraiment une, avait toujours été une énigme pour Ellis. Ils n’avaient rien en commun et elle avait surement plutôt honte d’être vue avec lui. Mais jusqu’ici, cela ne l’avait jamais freiné pour une discussion ou l’autre. Mais le temps fait toujours son œuvre. Ellis l’appris à ses dépends et il avait vu Betsy disparaître peu à peu de son existence. Elle ne lui manquait pas, pas plus quelqu’un d’autres, mais il ne supporte pas qu’on lui tourne le dos, qu’on le traite avec indifférence et c’est ce qu’elle avait finit par faire. Agacé et trop orgueilleux pour laisser passer ça, Mitch prenait toujours un pied d’enfer à venir la narguer en public, histoire que le monde entier constate qu’elle parlait à ce… ce truc, sans doute, était le mot employé. « Ca va, je te manque pas trop ? C’est pas dur de poser et de sourire à longueur de temps ? Tu dois avoir mal aux pommettes, pauvre enfant ! » avait-il alors susurrer avec ironie, laissant son sourire s’élargir bien davantage. Si Betsy lui faisait l’affront de lui tourner le dos s’en prendre la peine de lui répondre quoi que ce soit, Ellis se faisait la promesse de lui faire payer très cher cette petite mascarade. On ne jouait pas avec lui comme avec une poupée, il n’était pas de ceux que l’on sort d’une boîte lorsque l’on s’ennuie. « J’aime pas ta gueule. Un peu trop de fond de teint. » grinça-t-il en haussant tendancieusement des sourcils. Il ne savait pas pourquoi il avait ressenti le besoin d’ajouter ce détail insignifiant à son entrée en matière, mais il lui sembla que tout cela était une bonne idée en soi.
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Message(#) Sujet: Re: - a friend to all is a friend to none. ▲ betsy. Ven 24 Fév 2012 - 9:55

L’université. Auparavant, elle avait toujours détesté cela, préférant largement sécher les cours pour traîner en ville et faire les magasins en compagnie de Naomi. Mais, depuis que sa carrière de mannequin avait soudainement pris un essor phénoménal, se rendre dans les couloirs de l’université pour s’y pavaner tel un paon était devenu sa réelle passion. Tout le monde la regardait sans cesse, la montrait du doigt avec désir et fierté de partager les mêmes couloirs qu’elle. Sa popularité était montée en flèche et si rares étaient les personnes qui n’avaient jamais entendu d’elle auparavant, il n’y en avait plus une seule à présent. Betsy était devenue tout ce qu’elle avait toujours voulu être : une célèbre jeune top-modèle que tout le monde envie et désire. Elle était fière d’elle, énormément. Mais, il semblerait que certaines personnes veuillent contrer son importante popularité et malheureusement, les personnes tant appréciées comme Betsy, avait toujours beaucoup d’ennemis aussi. « Hey, Ginzburg ! » La rouquine chercha d’un air vain d’où pouvait bien venir cet appel. Elle affichait un air contrariée, sachant pertinemment que cette appellation ne disait rien qui vaille. Peu de personnes l’appelaient par son nom de famille et en général, lorsque quelqu’un le faisait, ce n’était pas l’un de ses amis, bien au contraire. L’espace d’un instant, elle se laissa aller à croire qu’Elyès se baladait dans l’université à la recherche de nouvelles filles à terroriser. Après tout, il avait bien cette manie de toujours l’appeler par son nom de famille. Mais, cette idée première s’effondrait alors que tout à coup, elle se retournait pour apercevoir Ellis Mitchell, se tenant debout droit devant elle, un grand sourire provoquant sur les lèvres. Betsy ne put retenir un soupir. C’était bien pire. Si Elyès était une plaie en son genre, elle pouvait toujours trouver des excuses pour prétexter le besoin de lui parler. Ou, elle pouvait se contenter de prétendre qu’il n’était qu’une groupie qui s’obstinait à la suivre partout bien qu’elle lui répétait sans cesse qu’elle ne voulait rien avoir à faire avec lui. Cette idée l’amusa. Mais, elle avait affaire là à un tout autre problème. « Bah alors, tu dis plus bonjour ? » Elle appréciait Ellis, plus ou moins. Du moins, seul à seul, à l’abri de tous les regards et des jugements d’autrui. Clairement, elle n’assumait pas son amitié avec Ellis Mitchell. Puis, pouvait-on réellement appeler ça une amitié ? On n’est pas réellement censés avoir honte de nos amis. « Je t’ai déjà dit de pas venir me voir à l’université, t’es con ou quoi ? » grinça-t-elle entre ses dents, pour que seul Ellis puissent entendre ces paroles. Alors qu’elle s’apprêtait à lui tourner le dos, pour reprendre sa route comme si Ellis n’était jamais venu se mettre sur son chemin, le brun reprit la parole. « Ca va, je te manque pas trop ? C’est pas dur de poser et de sourire à longueur de temps ? Tu dois avoir mal aux pommettes, pauvre enfant ! » Il la cherchait, réellement. Ellis voulait la mettre dans une position inconfortable, tel était son but. Betsy n’avait jamais réalisé qu’un jour, il chercherait à faire cela. Ou du moins, elle n’avait jamais pensé qu’il serait assez intelligent pour le faire. Cependant, dans le dilemme entre conserver sa popularité ou conserver sa pseudo amitié avec Ellis et l’assumer devant tout le monde, le choix était vite fait. Tous deux le savaient pertinemment bien. « J’aime pas ta gueule. Un peu trop de fond de teint. » C’en était trop. Betsy afficha un air choqué devant cette remarque. Comment pouvait-il oser lui faire ça ? Son air choqué se transforma peu à peu en air indigné et ses bras se croisèrent sur sa poitrine. S’il cherchait la guerre, il l’aurait. Mais là, elle voulait simplement éviter qu’il continue à lui adresser la parole comme s’ils se connaissaient. Qu’il arrête de l’afficher devant tout le monde. Quitte à le faire passer pour un fou, elle voulait être libre. « Mais tu t’es vu mec ? Je ne sais pas même comment t’oses sortir de chez toi avec une tête pareille. » Elle marqua une pause, histoire de calmer légèrement ses nerfs. Elle ne voulait pas passer pour une fille cruelle devant tous les autres étudiants, non plus. Même si cruelle, elle pouvait l’être et qu’elle l’était depuis le début, dans sa relation avec Ellis. Du moins, depuis qu’elle avait commencé à s’intéresser à son image et sa réputation vis-à-vis des autres. Enfant, elle aurait été prête à défendre ses amis devant des ours et des géants. Aujourd’hui, elle était la première à se jeter sur un des siens pour le descendre. « Et puis déjà, t’es qui toi ? On se connaît ? Non ! Alors fiche moi la paix ! » Sur ces mots là, elle contourna le jeune homme et reprit son chemin, en espérant qu’il ne viendrait pas la suivre.


Dernière édition par Betsy Ginzburg le Lun 27 Fév 2012 - 17:31, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: - a friend to all is a friend to none. ▲ betsy. Ven 24 Fév 2012 - 17:42

« Je t’ai déjà dit de pas venir me voir à l’université, t’es con ou quoi ? » Cette simple réplique eut pour mérite d’étirer bien davantage les lèvres du jeune insolent. C’était précisément parce qu’elle lui avait dit de ne pas venir la voir à l’université qu’il prenait son pied à venir l’aborder. L’interdit à toujours attisé les envies, c’était bien connu, qu’elle ne fasse pas la petite ignorante. Et puis, non, contrairement à elle, il n’avait rien d’un con. Tout ce qu’il disait et faisait était le fruit d’un long et pénible moment de réflexion. Il avait envie de venir la voir, était-ce un crime ? L’amitié, ou peu importe de quoi il s’agissait réellement, qu’ils partageaient ne méritait pas un tout petit peu de considération et un salut dans les couloirs ? Non vraiment, il était déçu. Comment avait-elle pu penser qu’il laisserait passer ça sans en éprouver une certaine rancune ? En tout cas, elle venait de lui prouver par A + B que ce qui les liait n’était pas bien fort et qu’il n’y avait donc aucune connaissance particulière concernant la vie que l’autre menait. « Pourquoi tu marmonnes comme ça, Barbie ? Je pensais que tu serais contente de me voir. » raya-t-il avec un large sourire. Il savait pertinemment que ce n’était pas le cas. Et bien que la raison lui échappe, non sans qu’il ait une vague idée cependant, il préférait jouer au petit innocent qui n’y comprend rien. Mais surtout, il préférait jouer avec le feu, appuyer sur les points sensibles de la belle. Qu’est-ce qu’il y avait de plus agaçant pour un mannequin en plein décollage qu’un commentaire désobligeant sur son physique ? Sans doute rien et c’était bien cela qui amusa le jeune Mitch. À la vue de son air choqué et indigné, Ellis ne put réprimer son sourire vainqueur et son faciès supérieur. Croisant les bras sur sa poitrine dans un geste de mimétisme pur et dur. « Mais tu t’es vu mec ? Je ne sais pas même comment t’oses sortir de chez toi avec une tête pareille. » La bouche d’Ellis s’ouvrit dans une sorte de rond offusqué alors qu’il portait une main à son cœur. Secouant la tête de droite à gauche, essuyant d’un revers de main une larme inexistante au coin de son œil, il lâcha d’un ton abrupt et vide : « Touché. » Comme si ce qu’elle venait de dire l’avait atteint. Mais c’était loin d’être le cas. Mitch n’était pas vraiment reconnu pour sa carrure de sportif ou par sa gueule d’ange. Si on le connaissait, c’était pour sa grosse tête et ses boucles emmêlés, son comportement plus ou moins hautain et sa manie à toujours vouloir avoir raison. Alors son physique, c’était bien le dernier de ses soucis. Surtout que malgré tout ça, son côté peu appréciable de part son style un peu (et quel euphémisme) décalé, il était à peu près certain de plaire à Galea. Donc, pourquoi s’en faire ? « Et puis déjà, t’es qui toi ? On se connaît ? Non ! Alors fiche moi la paix ! » Il leva les yeux au ciel, attendant cette réplique depuis le début déjà. Il se laissa contourner sans peine, préparant une jolie grimace de décomposition facile. Puis, faisant volte face, il vient se placer devant la jeune fille et posa à nouveau sa main sur son cœur en décrétant d’une voix faussement étouffée : « Touché coulé ! » Non pas que cela le touche vraiment, mais le prétendre était tellement plus drôle à son sens. Il attrapa les épaules de la jeune fille entre ses mains et déclara d’une traite : « Mais pourquoi tant de haine ?! Je pensais que tu m’aimais et que… QUOI ? Tu me brises le cœur, là, mon amour. » Tant qu’à faire, autant jouer la carte du mec éploré d’amour qui se fait joliment arraché le cœur par une donzelle sans la moindre compassion. Belle mais horrible, ça vendait bien ça, du côté des mannequins ? Sans doute oui, mais peut-être qu’à la fac le côté je-me-suis-tapé-le-taré-de-service ça choquerait un peu et c’était là-dessus qu’il comptait. Fouillant rapidement dans son sac, il sortit une petite culotte de Galea (qu’il avait volé pour la vendre à un môme coincé du slip) et l’agita sous le nez de la rouquine. « Je t’ai ramené ta culotte, tu l’avais oubliée… Tu veux pas me pardonner, dis, s’il te plait ? Me fais pas ça à moi ! Pitié ! » Sa voix s’était fait grinçante alors qu’il espérait que son petit jeu avait un effet des plus agaçant. Et dans un geste du mélodrame débile qu’il avait vu cent fois à la télé, il déposa ses deux mains sur ses joues et approcha son visage si près du sien, à deux doigts de sceller leur lèvre. Puis il souffla tout bas : « Tu veux un baiser de cinéma ou un vrai de vrai ? » affichant alors un sourire triomphant.
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Message(#) Sujet: Re: - a friend to all is a friend to none. ▲ betsy. Lun 27 Fév 2012 - 18:05

Betsy n’avait pas toujours été ce genre de fille populaire et hautaine. C’était une bonne amie, certes. Mais, depuis quelques temps, elle se souciait plus de sa réputation qu’autre chose. Auparavant, tout cela était bien différent. Au Texas, la popularité n’était pas vraiment le genre de choses dont elle se souciait puisqu’à vrai dire, cela n’existait pas réellement. Son université était bien différente et comptait moins de deux cents élèves à son actif. C’est pourquoi, tout le monde était plus ou moins populaire à sa façon. C’était le genre d’endroit où tout le monde connait tout le monde depuis toujours. Chose qu’elle avait retrouvé en arrivant à Ocean Grove puisqu’ici tout le monde semblait se connaître depuis des années lumières. Mais à l’université, l’inconnu régnait toujours. Placé en plein centre de Miami, les élèves étaient nombreux et il arrivait toujours après plusieurs années de tomber sur quelqu’un qu’on n’avait jamais vu auparavant. Probablement que si elle n’avait pas rencontré Ellis Mitchell au détour d’un coin de rue, l’an passé, elle n’aurait jamais porté plus d’attention sur lui. Personne ne portait de réelle attention à ce garçon assez différent de la norme. « Pourquoi tu marmonnes comme ça, Barbie ? Je pensais que tu serais contente de me voir. » Betsy arqua un sourcil, étonnée de la comparaison entre elle et la célèbre poupée blonde. Elle ne savait pas réellement où Ellis était allée chercher cela mais elle ne voyait aucun rapport entre elle et cette blonde écervelée. Betsy était très intelligente comparé à ce qu’elle laissait croire aux autres, bien que beaucoup trop superficielle. Là était probablement son plus grand point commun avec la poupée : sa superficialité, puisque Betsy n’était pas blonde et n’avait pas l’intention de l’être un jour. De plus, le teint de la rousse était bien plus hâlé que celui de la terne blonde. Physiquement, elle ne lui ressemblait donc pas vraiment sauf si l’on comparait leurs poitrines généreuses et leurs longues jambes de mannequin. Intellectuellement ? Le fait qu’elle traite Ellis avec autant d’amabilité qu’un insecte répugnant la rendait peut-être cruelle, mais en aucun cas ne la rapprochait de Barbie. Après tout, cette dernière n’est pas censée être le modèle parfait de beauté et de sympathie pour toutes les jeunes filles du monde ? Réellement, Ellis était hors-sujet et son attaque ne touchait en rien la rousse qui se contenta de lui donner tord, à nouveau. « Tu te trompes tellement, mon pauvre. » Marquant une pause, elle reprit ensuite, après un léger haussement d’épaules. « Mais si tu veux vraiment me rendre heureuse, dégage de mes pattes et fiche-moi la paix une bonne fois pour toutes. » Elle ne savait pas réellement si elle pensait ce qu’elle disait alors. Mais, une chose était sûre : elle lui en voulait pour tout ça et ne lui pardonnerait pas d’aussi tôt. Si Ellis avait imaginé que de cette manière, elle reviendrait le voir plus souvent et lui accorderait plus d’attention, il se mettait le doigt dans l’œil. Là ne servirait qu’à l’éloigner un peu plus. Voir, elle réfléchissait déjà aux différentes conséquences qu’apporterait l’annulation soudaine de leur amitié. Après tout, leur amitié pouvait être considérée comme une sorte d’abonnement, non ? On le prend lorsqu’on le souhaite puis on le résilie lorsque celui-ci ne nous satisfait plus. Plus encore que de ne pas la satisfaire, Ellis se rendait détestable à ses yeux. En plus de cela, il n’avait pas l’air décidé à la laisser tranquille pour le moment. « Mais pourquoi tant de haine ?! Je pensais que tu m’aimais et que… QUOI ? Tu me brises le cœur, là, mon amour. » La rouquine afficha de gros yeux alors que l’étudiant semblait obstiné à vouloir lui pourrir la vie, à vouloir lui gâcher sa vie. Alors quoi ? Parce que monsieur était un ermite détesté par l’ensemble de ses camarades, voilà qu’il devait essayer de faire rejoindre Betsy sur ses bancs déserts ? C’était tout simplement hors de question. Elle ne le laisserait pas la détruire aussi facilement, quitte à devoir le détruire à son tour. Quitte à devoir s’en prendre à ses rares amis pour qu’il se retrouve réellement plus seul que seul. « Je t’ai ramené ta culotte, tu l’avais oubliée… Tu veux pas me pardonner, dis, s’il te plait ? Me fais pas ça à moi ! Pitié ! » Il dépassait les bornes et exaspérait la rousse au plus haut point. Jetant des regards partout autour d’elle, elle ne pu que constater que les couloirs n’étaient malheureusement pas vides. Tout le monde les regardait à présent, soucieux de savoir pourquoi l’énergumène étrange que représentait Ellis brandissait une petite culotte. Alors qu’elle reposait son regard sur Ellis, ce dernier s’approcha encore d’elle. Bien trop prêt. La distance entre eux était tout simplement inconcevable pour la jeune femme. « Tu veux un baiser de cinéma ou un vrai de vrai ? » C’était certain : Ellis était complètement aliéné. D’un mouvement brusque, elle recula pour s’éloigner de lui au possible avant de l’assener d’une gifle profonde et violente. Le volume de sa voix augmentait avec le niveau de haine qu’elle ressentait alors envers lui. « Mais t’es complètement barjot ? Ne me touche surtout pas ! » A ce moment précis, elle pensait qu’elle aurait pu réellement le tuer. Il le méritait, après tout, non ? « Tu crois que quelqu’un va tomber dans ton petit jeu ? N’importe qui, qui me connait, devine sans problèmes que cette chose n’est pas à moi. Tu crois vraiment que je porte des dessous aussi vieillots ? Alors quoi, tu l’as piqué à ta mère, c’est ça ? Grand pervers ! Retourne donc faire des choses sous ces jupons, j’ai entendu que c’était ton genre de toute manière. T’es dégueulasse. » Se tournant ensuite vers les autres personnes présentes, c’est-à-dire un grand nombre d’étudiants, elle haussa alors le ton pour bien montrer qu’elle s’adressait à tout le monde. « Mesdames et messieurs, je vous suis énormément reconnaissante d’avoir assisté à cette scène. Tous ceux qui témoigneront avec moi pour dire que ce… cette chose a bien tenté d’agresser mes lèvres, auront toute ma bénédiction. »
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Message(#) Sujet: Re: - a friend to all is a friend to none. ▲ betsy. Mer 29 Fév 2012 - 12:36

L’étonnement qu’il vit dans ses yeux lorsqu’il avait prononcé les deux syllabes que formaient le nom de l’horrible blondasse de poupée insupportable le fit sourire, supérieur. Visiblement, elle n’avait même pas conscience d’être aussi futile et insignifiante qu’une blondasse siliconée. Il aurait très bien pu passer quelques minutes à lui expliquer sa manière de penser mais il n’était pas certain qu’elle accepte autant de critique d’un coup. Comment une fille comme Betsy accepterait de se voir qualifié de superficielle, inutile et arrogante ? Parce que l’image qu’Ellis avait de Barbie était des plus détestables et c’était bien pour cette raison qu’il l’avait appelé de la sorte. Ce jouet était une véritable foutaise. C’était comme vendre à des gamines un mensonge énorme et qu’elles se complaisaient tous là dedans. Et c’était exactement ce que faisait Betsy. Elle n’avait qu’à agiter de la main pour vendre du rêve à plein de gourdasses trop superficielles pour comprendre que la vie c’est pas soit rose, soit bleu. Bref, c’était une image comme une autre, qu’elle la comprenne ou non, il s’en contrefichait royalement. « Tu te trompes tellement, mon pauvre. » Vraiment ? Et à quel sujet, se retint-il d demander, arrogant. Ce n’était pas lui qui se trompait, c’était les gens qui lui faisait confiance et qu’il croyait au beau rêve qu’elle le servait sur un plateau d’argent. Betsy était ce genre de fille qu’on admire, que l’on trouve cool et qu’on a absolument envie d’avoir dans son cercle d’amis. Il comprenait pourquoi. Elle avait été propulsée sur le devant de la scène, était amusante et fêtarde. Qui n’aurait pas voulu d’elle à sa boum party ou autre futilité du genre ? Ellis, lui, n’avait jamais considéré Betsy comme une sorte de trophée. Contrairement à ses nouveaux amis. Si elle n’était pas fichue de voir la différence entre l’honnêteté et le profit, et bien tant pis pour elle, mais qu’elle n’ose pas prétendre qu’il était celui qui se trompait. Lui, c’était la vraie Betsy qu’il avait appris à apprécié, pas celle qui met des talons aiguilles et pense que le monde lui appartient. « Mais si tu veux vraiment me rendre heureuse, dégage de mes pattes et fiche-moi la paix une bonne fois pour toutes. » S’il n’y avait que ça pour la rendre heureuse, c’est qu’elle n’avait pas beaucoup d’objectif dans la vie. Premièrement, il ne lui ferait pas ce cadeau. Précisément parce qu’elle l’avait demandé. Et deuxièmement, il n’était pas certain qu’elle le pense vraiment. Si lui avait totalement fait une croix sur une possible relation d’amitié à la vue et au su de tous, comme dans l’intimité dissimulée du voisinage, ce n’était peut-être pas son cas. Peut-être qu’elle comptait se pointer comme une fleur une fois que personne ne serait là pour constater qu’ils pouvaient avoir une discussion amicale et non aussi froide et ridicule. « Je t’emmerde. » articula-t-il avec raideur. « Tu penses sérieusement que je veux te faire ce cadeau ? De toute façon, tu me regretterais, Ginzburg. » L’assurance dans sa voix était plus que flagrante, il ne faisait que jouer, parce que c’était la chose pour laquelle on l’avait toujours entrainé. Une fois de plus, il constatait que sa relation avec le genre féminin était de l’ordre du chaos, du désordre, de l’incompréhension. Il pensait se faire des amis, arrivent plus ou moins à s’en accoutumer à l’abri des regards et puis voilà à quoi il en est réduit. C’était une honte pour les autres. Il haussait machinalement des épaules à cette pensée. Il s’en fichait pas mal de l’avis des autres à son sujet, il était lui-même et cela voulait largement dire qu’il valait mieux qu’eux tous. Mais bon, leur expliquer c’était une perte de temps, il y a des mots bien trop compliqués dans son vocabulaire et ils n’auraient rien compris à moins d’avoir un dictionnaire sous la main. Ce n’était pas gagné. En tout cas, une chose était sûre, il allait prouver à Betsy qu’elle avait eu tort de l’ignorer et qu’elle allait le payer. Son petit manège eut pour mérite de la sortir littéralement de ses gongs et se fut sans broncher qu’il endura la gifle monumentale qu’elle lui administra. Pire même, un léger rire condescendant lui échappa. Elle pensait sérieusement l’atteindre avec ça ? « Mais t’es complètement barjot ? Ne me touche surtout pas ! » avait-elle hurlé comme s’il avait été sourd. Littéralement hilare, Ellis se tenait le ventre alors qu’il tâchait de reprendre sa respiration. Il ne savait pas ce qui l’amusait autant, mais en tout cas, il avait bien du mal à se reprendre. Il écouta son petit speech d’une oreille distraite. Il ne savait pas si quelqu’un tomberait dans son petit jeu, certainement pas comme elle lui avait fait remarquer, mais ce n’était pas le but de la manœuvre de toute façon. Il ne voulait pas qu’on le croit, il voulait juste lui offrir un bon et gros moment d’ignominie. Quant à son petit délire sur ses dérives sexuelles, il n’y prêtait pas plus d’attention qu’au reste. Toujours plus hilare, toujours plus essoufflé. « Mesdames et messieurs, je vous suis énormément reconnaissante d’avoir assisté à cette scène. Tous ceux qui témoigneront avec moi pour dire que ce… cette chose a bien tenté d’agresser mes lèvres, auront toute ma bénédiction. » Ellis s’arrêta immédiatement de rire et se redressa, le regard noir. Un sourcil haussé, il la dévisagea avec un mélange de pitié et de déception. Elle était pathétique, s’en rendait-elle seulement compte ? « Betsy, si tu crois que quelqu’un en quelque chose à foutre de ta putain de bénédiction, tu te fourres le doigt dans l’œil et bien profond. » avait-il dit d’un ton incisif, tâchant de contenir un minimum le flot de ses pensées. « T’es vraiment débile, ma pauvre. Ils en ont rien à foutre de ta gueule. Ils savent même pas qui t’es. J’aimerais bien voir ce qu’ils vont en faire de ta bénédiction. Sérieusement. Ta bénédiction. » Il laissa un échapper un rictus moqueur avant de reprendre : « Lequel de ses abrutis à fait attention à toi avant que tu deviennes une espèce de gourdasse prétentieuse ? Lequel de ses abrutis à attendu ta bénédiction pour vivre sa vie et se foutre royalement de ma gueule ? Tu es pathétique si tu penses une seconde que ça m’atteint. Qu’ils témoignent ce qu’ils veulent, qu’ils pensent ce qu’ils veulent, moi je sais. Je sais pas pourquoi t’as changé à ce point mais au moins, t’avais quelqu’un sur qui compter en cas de pépin. Je dis pas qu’on était les meilleurs amis du monde, parce que ce serait mentir et prétentieux de ma part, mais j’avais suffisamment de considération pour toi pour ne pas devoir attendre de te voir sur affiche glacée pour savoir comment tu t’appelles. Pauvre conne. T’as rien compris. » Il secoua la tête de droite à gauche, conscient qu’il parlait beaucoup trop. « Tu sais quoi, je vais peut-être te le faire ton cadeau à la con et disparaître gentiment. J’aurais bien trop peur d’être contaminé par ton manque de matière grise. » Il se tourna ensuite vers les autres personnes qui le dévisageait et déclara avec une nonchalance à toute épreuve : « Et je vous emmerde. Tous autant que vous êtes. C’est clair ou vous voulez un dessin de moi vous chiant dans la gueule ouverte ?! » Il tourna le dos, agacé, préférant ne pas devoir subir davantage de stupidité.
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Message(#) Sujet: Re: - a friend to all is a friend to none. ▲ betsy. Jeu 8 Mar 2012 - 17:56

    - SUJET ABANDONNÉ.
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Message(#) Sujet: Re: - a friend to all is a friend to none. ▲ betsy.

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