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 When Caddies collide || ELVIS

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Message(#) Sujet: When Caddies collide || ELVIS Lun 22 Juin 2009 - 4:59



WHEN CADDIES COLLIDE
WITH ELVIS RICHARDS


    RAH! Comme je détestais être obligé de faire les courses pour EUX! Non mais c'est vrai quoi! Ma famille était suffisamment aisée pour se permettre un(e) employé(e) de plus pour l'assigner à cette tâche! Pourquoi fallait-il toujours que ce soit le plus jeune des enfants qui devait se charger de tout? Je criais à la révolte! Une révolte muette, pour sûr, mais une révolte tout de même! C'est donc d'un geste furieux que je pris la liste des courses à faire des mains délicates et frêles de ma si gentille maman. Je sortis de la maison et constatai avec joie que la journée était ensoleillée et chaude.Superbe! Me dis-je alors.C'est effectivement en ce temps si merveilleux que je regrette tant d'être né le dernier! Je montai à bord de ma chérie, ma bien-aimé pour la vie : ma Roaster. Oh my roaster! Je la fit démarrer en trombe tout juste avant de m'engager dans lemon street, la rage dans le sang. La superette du coin n'était qu'à une dizaine de minutes à pied, mais je me sentais toujours aussi fainéant lorsque je regardais les dalles de ciment du trottoir, que voulez-vous! Arrivé au supermarché , je pris soin de garer ma voiture tout près de l'entrée, preuve de ma paresse absolue. Rien ne peut changer un homme, pas même le temps. D'aussi loin que je me rappelle, j'ai toujours été un peu lâche. Quand j'étais gosse, je mettais du temps à exécuter les tâches que ma mère me demandait de faire. Le temps n'y avait rien changé. À mes vingt-deux ans, j'étais toujours aussi blasé devant des tâches que l'on m'imposait de force. Bref.. J'étais ravi de constater que le supermarché, pour une fois, n'était pas rempli à craquer. À l'entrée, je pris un caddie d'un geste qui se voulait tout plein d'assurance et avançai tranquillement dans les rangées, parcourant rapidement ma liste. Et comme je gagnais mon propre argent en travaillant comme serveur au Four Seasons Hotel Miami, je me réservai le droit d'acheter des friandises et quelques trucs dont j'ignore le trois quart la provenance de certains ingrédients. La liste était plutôt simple toutefois. Des oeufs, du lait, du pain. Et quelques autres choses dont j'avais l'habitude d'acheter pour eux. Je me dirigeai donc d'un pas pressé vers le rayon des produits laitiers. J'attrapai un sac de 4 L puis pris une boite d'oeufs. Je pris , au passage, des gauffres surgelés pour mon simple plaisir. Je ne savais pas trop pourquoi, mais je les préférais à ceux que la cuisinière faisait à la maison. Elles avaient quelque chose en plus, que je ne saurai définir. Mais cessons de parler gauffres, vous voulez bien? Ma liste complétée, biffée de toutes parts par ma main d'artiste, je m'apprêtai à me diriger à la caisse pour payer le tout.

    Du lieu où je me trouvais, je pouvais parfaitement voir la belle file d'attente qui se formait petit à petit à la première caisse. Je poussai un juron tout bas avant de finalement faire le tour du supermarché pour passer le temps. M'achetant des trucs ci et là, j'avais les moyens alors pourquoi ne pas se gâter, hmm? Quand ce fut le moment de passer à la caisse, la filée se vidant petit à petit, je me hâtai, désireux d'en finir le plus tôt possible.C'est en contournant la rangée des céréales & biscuits que je heurtai un autre caddie de plein fouet. Il ne fallait pas m'en vouloir! J'étais beaucoup, beaucoup trop concentré à me diriger à la caisse. Tellement concentré que je ne l'avais pas vu venir. BANG! Le bruit du métal retentissait dans le supermarché tout entier. Fort heureusement que ces choses-là étaient solides, sinon je doute que l'entier contenu de nos deux paniers remplis de courses auraient survécu. Avant même de regarder cette personne, je me répandis en excuses des plus sincères. Après tout, c'était ma faute, uniquement la mienne.Le pire dans tout cela, c'est que ce n'était pas la première fois que je heurtais quelqu'un de plein fouet, ici même. La dernière remonte à un mois environ. Je me rappelle la pauvre demoiselle a du subir mes excuses pendant au moins dix minutes, du moins approximativement, car je ne l'ai pas lâché jusqu'à ce qu'elle eut fini de payer. La voyant partir d'un pas de course, je m'étais rendu compte un peu trop tard que j'aurais pu me la fermer ne serait-ce qu'un peu. Et voilà que cela se reproduisait, je portais la poisse, c'était définitif. Dans un ton qui se voulait doux et amical, je dis donc :


      — VRAIMENT , VRAIMENT DÉSOLÉ. JE REGARDAIS PAS OÙ J'ALLAIS ET PUIS...VOILÀ QUOI. EXCUSEZ-MOI.EXCUSEZ MON IMPRUDENCE.


    Je me comportais toujours ainsi en public. En boite de nuit, ou à la maison c'était largement différent. Heureusement que j'étais un jeune homme bien élevé et courtois, car je suis presque sûr que j'aurais pu être lessiver sur place. C'est à cet instant que je décidai enfin à relever les yeux pour affronter ma victime.. Quand les paniers se heurtent, on peut faire de drôles de rencontres, vous savez.. Le hasard fait si bien les choses...
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Message(#) Sujet: Re: When Caddies collide || ELVIS Jeu 9 Juil 2009 - 16:03

« Laisse, putain, mais laisse ! »
On la poussa violemment, et elle se retrouvé plaqué derrière la porte. La jeune serveuse au Blue Lagoon Bar venait de faire tomber plusieurs assiettes, remplies bien sur, et prête à être servie. On ne lui aurait rien dit si ça avait été juste la première fois – après tout, la maladresse peut arriver à tout le monde. Mais ce n’était pas la première fois, ni la deuxième fois, ni la troisième d’ailleurs. Il y en avait eu plein d’autres, accompagné d’autres petites erreurs, comme ne pas remplacer la corbeille de pain quand elle était vide, ou bien donner du Coca alors que le client avait commandé un Dr Pepper. Les autres serveurs tâchaient de réparer ses erreurs, mais chacun était exaspéré par ses nombreuses fautes, et ils faisaient en sorte de le lui faire comprendre. C’était souvent elle qui faisait plus d’heures supplémentaires que prévus (après tout, elle était aussi celle qui arrivait chaque jour avec entre vingt et quarante minutes de retards), mais c’était aussi elle qui nettoyait la salle quand tout le monde était partie.
Bien évidemment, cette serveuse peu douée était Elvis. Ce job était loin de celui dont elle avait toujours rêvé ; en réalité, elle avait toujours voulu ne jamais travailler, rester chez elle tranquillement. C’était pour ça qu’elle n’avait jamais mit les pieds dans une université. Et au fond d’elle-même, elle le regrettait parfois. Mais elle se disait que ses parents étaient riches, elle était riche, la vie s’annonçait confortable avec ou sans métier. Alors pourquoi travaillait-elle ? Ses parents l’y obligeaient. Vous comprenez bien que si elle avait eu le choix, jamais elle n’aurait mit les pieds dans ce bar qu’elle détestait à présent.

Il était sept heures du matin, Elvis n’avait dormi que trois heures cette nuit, la dernière fois qu’elle s’était droguée remontaient à presque deux jours, autant vous dire qu’elle était sérieusement en manque. Et pourtant, elle était attendue à huit heures pour l’ouverture. Elle avait plus qu’envie, elle avait besoin de rouler le premier billet de banque qui lui tombait sous la main, de chercher de la cocaïne dans le salon, et de l’approcher là, maintenant. Mais lorsqu’elle se leva, et qu’elle aperçut sa tête dans la glace, elle se rendit compte que cela faisait un bon bout de temps qu’elle n’avait pas senti de l’eau et du savon sur son corps. Il lui restait peu de temps pour se doucher, car si elle ne voulait pas être en retard de plus d’une demi-heure, il fallait partir rapidement si elle voulait éviter les embouteillages qui allaient bientôt se former. Mais bordel, elle désirait tellement en avoir sur le doigt, l’approcher de sa narine…Son portable qui sonna la tira de sa rêverie, et elle ne se précipita pas pour décrocher, non, elle se contenta de laisser sonner, et d’aller tranquillement se doucher, même si elle était déjà sûrement en retard. Cependant, lorsqu’elle sortit, son téléphone sonnait toujours, et cette fois-ci, elle prit la peine de regarder au moins qui l’appelait. Le nom de son boss était inscrit sur l’écran. Elle s’empressa de décrocher, et il lui annonça que (surprise !) elle était attendue une demi-heure plus tôt que prévue. Et que surtout, si cette fois-ci elle ne daignait pas suivre les ordres, elle était tout simplement et purement virée. Rapidement, elle s’habilla avec les vêtements de la veille qu’elle avait laissé traîner un peu partout dans sa chambre.

Péniblement, Elvis tenta de trouver un paquet de cigarette dans son sac. Elle en avait besoin. Maintenant. Pour une fois, ce n’était pas elle qui dépassait les limites, c’était son patron. La jeune femme n’en revenait toujours pas, qu’il lui ordonne ceci. La raison de sa venue plus tôt que prévu n’avait aucun rapport avec le Blue Lagoon Bar, c’était juste qu’il lui fallait absolument un paquet de beurre artisanal. Elle allait sauter dans sa voiture, avant qu’il ne lui annonce que le produit n’était trouvable qu’au Grocer’s shop.
Une fois arrivée là bas, et après avoir tourné en rond pendant une bonne dizaine de minutes, il la rappela qu’il voulait aussi un paquet de sucre. Elle pensait qu’il était déjà arrivé à son travail, mais lorsqu’elle entendit des cris de bébés et d’autres sortes de pleurs, elle se rendit compte qu’il était toujours chez lui. Ainsi, Elvis se devait de toujours être à l’heure, mais lui pouvait tout se permettre. Elle allait laisser tomber et l’envoyer se faire mettre, lorsqu’il la rappela pour la énième fois de la matinée, où il lui demanda encore autre chose, et ainsi de suite. C’est seulement à ce moment qu’elle se rendit compte qu’il était en train de lui lire sa liste de course, qu’il n’avait sans aucun doute envie de faire. Docilement, elle continua ses achats.

Mais désirait toujours, au fond d’elle, ce besoin de drogue. Elle songea à un moment à la chercher dans le supermarché, avant de se rendre compte qu’on ne trouvait pas ce genre de chose dans les superettes. Lors du passage en caisse, ses mains tremblèrent lorsqu’elle déposa les achats sur le tapis roulant, et quand la caissière lui demanda si elle possédait une carte de fidélité, Elvis l’engueula en lui demandant de ne pas s’occuper de ce qui ne la regardait pas. Vous l’aurez comprit, elle était complètement à côté de la plaque. A présent, elle savait qu’elle ne pourrait plus attendre une seule seconde, et que, son coffre plein, elle foncerait chez elle. Au diable le patron. Mais c’est alors que celui-ci la rappela une fois de plus, lui précisant qu’il avait oublié les céréales. En courant pratiquement, elle prit le premier paquet qui lui tombait sous la main, avant de se ruer en caisse.
Et c’est à ce moment que son énorme caddy en frappa un autre de plein fouet, faisant tomber les paquets qui n’étaient pas protégés. Elle ne prit même pas la peine de regarder celui qui la retardait, et s’empressa de ramasser tout ses achats.

JAXSON — Vraiment, vraiment désolé. Je regardais pas où j'allais et puis...voilà quoi. Excusez-moi. Excusez mon imrudence.
ELVIS — Mais t’es vraiment con ou quoi ! C’est trop dur de regarder là où tu vas, c’est au dessus de…

Ce n’est que lorsqu’elle recommença à placer ce qui était tomber dans son panier qu’elle se rendit compte qu’elle parlait (ou plutôt engueulait) Jaxson Franklin, un de ses amis. A présent, elle ne savait plus quoi faire.

ELVIS — Je suis désolée.
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