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 diary of a lazzy man « Victoria

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Message(#) Sujet: diary of a lazzy man « Victoria Ven 26 Juin 2009 - 9:04

Love your enemies just in case

your friends turn out to be bastards
In Grocer's Shop - Victoria & Soren



    L'horreur. Il y a des jours comme ça, on se demande pourquoi on s'est levé. Il serait honteux de se plaindre d'avoir un travail quand on voit tous ces pauvres malheureux dans la rue, mais putain les gars, il y a un bien un truc auquel vous échappez: les collègues. C'est plus ou moins une question de chance, les imbéciles peuplent ce monde et il serait miraculeux de ne pas tomber sur l'un d'entre eux de temps en temps. Déjà le premier jour, Soren avait bien remarqué cet homme qui se dandinait sur sa chaise, sans doute déhanché par les clics de sa souris trop occupée à battre un nouveau record à Tetris. Sous l'ordre du boss il s'était levé, avait tiré sur sa chemise trop remontée par son ventre proéminent et avait sérré la main de Soren avant de se l'essuyer grossièrement sur son pantalon. Vu le carnage qu'il avait fait avec le paquet de chips dévasté sur son bureau, c'était pas du luxe. Le fameux Jerry allait partager son bureau avec Soren. La joie. Mais bon, il ne faut pas juger sur une fois, hein et le jeune Webber était assez calme pour supporter un quadragénaire plongé dans l'adolescence et partageant son temps entre film de science fiction et revues pornographiques. Affligeant. Bref, le fait est que cette journée avait été particulièrement pénible, entre une ambiance de travail lourde et du boulot inintéressant et vide. Il y a des jours comme ça. Ce n'est donc pas mécontent que Soren poussa la porte de la maison familiale. Il y a pas à dire, on est bien chez soi. Le jeune homme habitait encore chez ses parents, et cela ne le dérangeait pas le moins du monde. Dans un soupir, il se passa une main sur le visage comme pour en effacer la lassitude et s'affala sur le canapé. Pas très classe, mais horriblement plaisant. Sa main glissa dans sa poche et dans un dernier geste vers la plénitude absolue, il porta sa cigarette à sa bouche et l'alluma. La nicotine, le grand amour de sa vie, malheureusement. C'est d'ailleurs à cet instant que Soren se demanda d'où venait cette nouvelle mode d'avoir la cuisine ouverte sur le salon. La tête blonde de sa mère apparue dans l'encadrement et le réprimenda d'un regard sévère.

    -Chéri, pas dans la maison j'ai dit!

    Son bras retomba las sur le canapé. La cigarette atterrit directement dans le cendrier. D'ailleurs, que faisait un cendrier sur la table du salon dans ce cas? Peu importe. D'un air de septagénaire fatigué par ses mouvements, Soren se déplaça jusqu'à la cuisine, pas rancunier le moins du monde, et ouvrit le frigo en quête d'une bière. Oui, il y a aussi des jours où après une mauvaise journée on cultive tous les clichés du gros feignant à l'alimentation déconseillée par tous les possesseurs du diplôme de Médecine. Cette fois, aucune réflexion ne vint obscurcir ses attentions. Mais à peine une gorgée écoulée qu'il eu le pressentiment qu'il aurait du fuir là maintenant, tout de suite. En effet, la belle Danoise, après un coup d'oeil dans un placart, commença à s'agiter et à se maudire elle même dans sa langue natale. N'étant pas très adepte du danois, il comprit tout de même que quelque chose manquait. Bizzarement, il imaginait déjà quelle pauvre cruche allait résoudre ce problème. Sa mère se tourna vers lui avec ce regard qui se veut doux mais qui ne laisse pas place à une réfutation. Tu es mignon mais tu obéis, un point c'est tout!

    -Soren, tu veux bien aller me chercher quelques petites choses à l'épicerie?
    Maman j'suis épuisé là!
    -Bien sur, il te faut quoi?

    Humph. Après une liste faite à une vitesse éclair, Soren franchit une fois de plus la porte d'entrée et se dirigea vers l'épicerie qui n'était pas loin. A peine entré il eut le droit aux signes de la main, aux Bonjour mon gars, et autres salutations. Evidemment, dans une épicerie de quartier, tout le monde se connait. Soren aimait bien cependant ce petit esprit authentique, familial, bien plus agréable que la froideur des grandes surfaces. Il se mit donc en quête de diverses épices, d'une boîte de thon, de deux citrons et d'une brique de lait. Pourquoi pas. C'est dans le rayon des épices qu'il reconnut la chevelure blonde et le regard malicieux significatifs de la cadette des Blythe. Depuis peu, Soren s'était mis en tête de chercher à en savoir un peu plus sur la famille Blythe. D'ordinaire il laisse les choses à leur place, il n'est pas fouineur pour un sous, mais allez savoir pourquoi, une curiosité le pousse à percer les secrets de cette famille. Et cela pourrait fortement déplaire aux gens en question, ce qui est tout à fait légitime.

    -C'est quand même une honte qu'avec toute la petite troupe que vous êtes, ce soit toi qui soit chargé de la corvée courses!
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Message(#) Sujet: Re: diary of a lazzy man « Victoria Sam 18 Juil 2009 - 23:55


Il y avait des jours où la chance n'était pas avec vous. Et il semblait que la charmante tête blonde qu'était Victoria Blythe accumulait ces journées de façon surprenante. Quand bien même elle avait été accepté (& de très loin) dans la filière qu'elle souhaitait à l'université et qu'elle avait réussi ses examens finaux haut la main, il y avait toujours un nuage sombre au dessus de sa tête. & il se trouvait qu'aujourd'hui, quand bien même le soleil brillait dans le soleil, dans son esprit, c'était loin d'être le cas. D'autant plus que pour la faire déguerpir un peu du plancher de la maison familiale, Rhys n'avait rien trouvé de mieux que de l'envoyer à l'épicerie du quartier pour ses packs de bière qui manquaient à l'appel. & il en profita pour lui fourrer dans les mains la liste habituellement destinée à Annabel, la gouvernante de Maât. D'ailleurs, ce dernier se faisait de plus en plus absent & cela ne manquait pas de l'agacer. Travaillait-il ou était tout simplement en train de profiter de moment plaisant dans les bras de son copain Scott ? Il fallait avouer que le contact avait été quelque peu difficile entre les enfants Blythe, ces derniers temps. Notamment depuis les scandales enchainés en l'espace de quelques heures lors de l'enterrement du grand-père Blythe, un évènement couvé par les journalistes, qui n'ont évidemment rien manqué de l'attaque public de Maât, du départ de Rhys de l'Église ainsi que du discours sucré/salé de Victoria qui a fait stopper les festivités plus rapidement que prévues. Depuis ce jour-là, les relations avaient commencé à se dégrader au sein de cette famille pourtant si unie. Rhys et Maât avaient des relations tendues. Quant à Victoria, elle irritait passablement tout son entourage avec son ironie et ses remarques incessantes. Son comportement n'était pas très exemplaire, ces derniers temps, il fallait l'avouer. Mais ce n'était pas au goût de la concernée. Et ce fut donc dans un soupir las qu'elle prit le papier des mains de son frère.

    C'est à se demander à quoi sert l'autre qu'est payée pour ça.
    Tais-toi, Victoria, & sers un peu à quelque chose.
    Parce que toi tu sers plus à quelque chose dans cette baraque, peut-être ? A part te vautrer toute la journée devant la télévision, une bière à la main, c'est tout ce que tu sais faire !
    Dégages, Vicky.
    Sinon quoi ? T'appelles maman ?

& ce fut sur ces dernières paroles que la jeune fille partit en claquant la porte. Sa mère lui manquait cruellement. La présence maternelle lui manquait. & son absence n'était pas passée inaperçue aux yeux des habitants. Les personnes de sa tranche d'âge lui demandent souvent où elle était, ce qu'elle faisait, quand elle comptait revenir. A chaque fois, la cadette haussait les épaules et traçait sa route. Parler de sa famille n'était pas un fort, chez elle. Ce n'était pas à défaut de l'aimer. Mais elle, elle savait très bien ce que faisait sa mère et pourquoi. Mais ça ne regardait absolument pas les autres. Marchant d'un pas rapide mais déterminé vers l'épicerie, Victoria consentit à baisser les yeux vers sa liste au milieu du trajet. Elle n'était vraiment pas la meilleure des cuisinières - pour ne pas dire la pire - et quelqu'uns des noms sur la liste ne lui disaient strictement rien. Elle haussa les épaules ; tant pis, le gérant lui donnera un coup de patte. La petite clochette titilla quand elle ouvrit la porte et se fut en adressant un bref sourire au propriétaire du lieu qu'elle franchit le palier. C'était tellement plus agréable que les grandes surfaces. Et la proximité de la boutique était aussi très plaisante. Pas besoin d'utiliser voiture, essence, taxi, bus ou autre moyen de locomotion pour aller en ville. C'était donc un élément pas négligeable. Même si Ocean Grove n'était pas si éloigné que cela de la ville. Attrapant un cadis portant, Victoria se dirigea en premier lieu vers les boissons. Si Rhys n'avait pas sa bière, elle risquait de se faire incendier royalement. Non que son frère soit un alcoolique mais il pouvait se montrer très irritant quand il n'avait pas sa boisson fraiche en bonne présence près de lui. Mais vu le poids que lui prenait les deux packs, la jeune Blythe se demanda si elle ferrait pas mieux de les prendre à la fin. Les reposant pour éviter d'avoir un bras endolori, la blonde se dirigea vers les épices. A sa connaissance, le gingembre devrait se trouver là-bas. Ce fut alors le front plissé et les yeux verts passant sur les étiquettes qu'une voix lui parvenue aux oreilles.

    SOREN : C'est quand même une honte qu'avec toute la petite troupe que vous êtes, ce soit toi qui soit chargé de la corvée courses!

La concernée mit un moment de remarquer qu'on s'adressait à elle et, par conséquence, de lever les yeux. A moitié penchée vers le rayon, Victoria eut un léger sourire en même temps qu'un soupir traversant ses lèvres. La jeune fille se redressa et croisa les bras, son cadis toujours à celui de droit. Son visage fut soudainement passé par une certaine lassitude terriblement bien jouée. Soren était habitué. Il se montrait de plus en plus oppressant, ces derniers temps. Et devant l'attitude de plus lunatique de Victoria, il n'est pas étonnant que chacune de leurs rencontres peut passer du chaud au froid et vice-versa en l'espace d'une phrase. Il était à peu près exactement comment elle était envers les autres habitants et elle agissait exactement comme ces derniers. Et il fallait avouer que cette position l'embêtait royalement.

    VICTORIA : Il se trouve que le destin est contre moi, en ce moment. Tu en es la preuve la plus frappante du moment.

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