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 (ended) 1292 ; we can't deny what happened.

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Message(#) Sujet: (ended) 1292 ; we can't deny what happened. Sam 27 Juin 2009 - 18:45


We can't deny what happened.
14.08 pm ; Bayside Street ; Miami.






    L'amour fait faire des folies. On essaie de se contrôler, on tente vainement de calmer son cœur et d'écouter la voix de la raison. Malheureusement cette petite voix se fait si lointaine tant celle du cœur domine. Un phénomène qui reste inexplicable pour tous. Alvira était pleinement consciente que ses émotions la dominait. Elle n'en était pas spécialement fière, après tout un historien se doit avant tout de penser, et non de faire appel à ses sentiments. C'est là le problème de tout homme de science, car oui l'histoire est une science. Elle détestait le fait d'être soumise à ses émotions et encore plus que sa tête refuse de fonctionner sous prétexte que toutes ses pensées convergeaient vers une seule personne. Depuis qu'elle l'avait vu ce samedi matin devant chez elle, elle était incapable de se concentrer plus de deux minutes sur quelque chose. Il hantait tout son être, elle entendait sa voix résonnait dans sa tête et n'avait pas fermé l'œil de la nuit tant il était présent en elle. Il suffisait que ses yeux se ferment pour qu'une image plus ou moins nette de lui s'installe. Depuis quand n'avait-elle pas ressenti ce genre de chose ? Elle aurait été incapable de le dire mais cette sensation étrange la dérangeait. Elle ne voulait pas passer pour une adolescente accro à un garçon, bien que cela semblait être le cas. Ils s'étaient connus jeune, avaient grandi ensemble et avaient naturellement terminé par sortir ensemble. Pour eux cela étaient tout naturel. Elle l'avait appréciait dès les premières secondes bien qu'un peu anxieuse et peu encline à faire confiance à quelqu'un. Il avait réussi à se faire une place auprès d'elle jusqu'à dominer tout son être. Il avait réussi à la faire sourire à nouveau et à lui faire aimer la vie. Et finalement elle avait tout gâché, sans raisons valables. Encore aujourd'hui elle avait du mal à croire à cette histoire. Comment avait-elle pu briser une relation si fusionnelle pour la parole d'une mère qui ne l'avait jamais aimé ? Autant de questions qu'elle se posait depuis deux ans sans n'avoir jamais trouvé de réponses. Il lui arrivait souvent de se réveiller en pleine nuit après un cauchemar qu'elle ne connaissait que trop bien. Il lui était impossible de se rendormir. Alors commençait une longue nuit d'insomnie durant laquelle elle pleurait en repensant à toutes ces années de bonheur et de malheur. Cela ne semblait pas vouloir se finir. Il était ici même à Ocean Grove, là où elle avait fuit en espérant pouvoir recommencer à zéro. Elle n'y était pas parvenu et ses vielles blessures étaient à présent pleinement ouverte, douloureuses comme aux premiers instants. Il avait dû la haïr de lui faire ça, au moins autant qu'elle avait détesté sa mère et sa propre personne. Elle aurait très bien pu faire une bêtise ce soir là mais au lieu de cela elle avait pleuré, enfermé dans sa chambre, regardant de vielles photos d'eux, ensemble. Ils ne le seraient plus jamais, brisant un peu plus son cœur déjà meurtri. Elle n'avait pas parlé durant des jours, à peine mangé et n'avait pas mis un pied dehors. Elle ne désirait pas le croiser. Elle n'aurait pas supporter son regard sur elle, un regard qu'elle devinait plein de rancœur et de colère. Elle ne pouvait pas le blâmer de l'avoir détestait. Elle lui avait donné toutes les raisons pour. Peut-être était-ce ce qu'elle voulait. Le voir la haïr afin d'apaiser sa souffrance. Il la verrait comme un monstre et pourrait trouver une fille bien qui l'aimerait aussi sincèrement qu'elle l'avait et l'aimait toujours. Bien que cette pensée la faisait souffrir plus qu'elle ne saurait le dire, c'était ce qu'elle lui souhaitait. Elle n'avait jamais voulu que son bonheur. Le voir sourire suffisait à apaiser son cœur. Elle n'avait pas la prétention de dire qu'elle était capable de le rendre heureux, au contraire elle l'avait fait souffrir. Aujourd'hui pourtant elle espérait le voir sourire grâce à elle. Elle n'en demandait pas plus c'est pourquoi elle s'était retrouvé à marcher dans les rues de Miami, l'adresse qu'il lui avait laissé sur un vieux bout de papier en main, elle avait l'air confiante mais ne l'était absolument pas. Guidée par son cœur, elle se retrouva plus vite qu'elle ne le pensait dans la rue où il travaillait. C'était probablement stupide de sa part de venir le surlendemain de leur retrouvailles, surtout qu'il n'aurait surement pas eut le temps de travailler sur ce fameux miroir brisé. Elle avait tellement hâte de le revoir qu'elle n'avait pas pris la peine de réfléchir. Ses nuits avaient été agités, pratiquement sans sommeil et pourtant elle semblait fraiche. Des lunettes de soleil camouflait ses yeux probablement cernés dû à ses insomnies. Elle avait eut beau se maquiller ça n'avait pas changé grand chose. Ses pas se firent moins rapide lorsqu'elle comprit que bientôt elle se trouverait face à face avec le numéro noté sur la feuille. Une centaine de mètre la séparait de l'endroit, son cœur se mit à battre plus rapidement et ses mains sèche s'humidifièrent tout à coup. La panique la gagnait mais elle ne fit pas demi-tour pour autant, au contraire elle continua d'avancer, plus lentement, avec moins d'assurance mais elle continua jusqu'à se retrouver en face de la bâtisse. Rien de comparable avec les maisons d'Ocean Grove mais cela semblait convenable. Rangeant avec soin le papier dans son sac elle retira ses lunettes qu'elle rangea elles aussi. A quelques pas de là elle entendait des grognements furieux, probablement James qui s'énervait contre un objet ce qui la fit doucement sourire. S'approchant lentement de l'endroit elle ne vit personne, pourtant elle pouvait entendre clairement sa voix qui ne cessait de grogner. Hésitant à lui faire comprendre qu'elle se tenait là, elle fini par se faire entendre en émettant un bref raclement de gorge qui eut l'effet attendu puisqu'il se dévoila à ses yeux.


Dernière édition par Alvira Devlin le Sam 15 Aoû 2009 - 17:20, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: (ended) 1292 ; we can't deny what happened. Dim 28 Juin 2009 - 4:13

    Il y a des jours comme ça, où rien ne va. Tous les exemples sont bons, on perd ses clés, on oublie son téléphone, son pantalon, on se fait voler ses courses, on est malade, on se coupe avec un bout de papier, le téléphone portable refuse de fonctionner, il tombe dans la flotte, on oublie une réunion importante et surtout on oublie d'aller chercher son gosse à l'école. On se retrouve incapable de travailler pour telle ou telle raison, on a faim mais on a oublié son porte feuille, et la liste peut continuer longtemps. Certains pensent qu'il s'agit de malchance, d'autre de malédiction. A vrai dire, il n'y a pas d'explications. C'est comme ça, on va pas changer les choses simplement parce qu'on veut que ça change. Pour cela, il faut agir. Oui, mais dans ces jours-là, la moindre action se finit en catastrophe, et l'humeur de la personne change du tout au tout. Si elle était de bonne humeur au réveille, à midi elle devient agressive et le soir elle devient violente.

    C'était ce qui attendait James ce jour là. Pour bien commencé la journée, il avait dormi à même le sol, sans matelas, puisqu'il l'avait lâché la veille, et son dos le tuait. Dans son métier, les douleurs de dos étaient fréquentes. Après tout, il devait sans arrêt être penché, que ce soit pour les mesures, pour scier, pour les retouches, pour examiner, ou pour toute autre chose, il lui fallait avoir le dos rond ou presque. De plus, il faisait partie des gens qui pensaient que la machine ne peut remplacer l'homme. Pour qu'un objet soit parfait, il faut l'investissement de la personne, l'amour du projet, la passion du métier. C'est comme si l'on implantait les spermatozoïdes de l'homme dans un gode, afin que toute femme, même celles célibataires, puissent tombées enceintes. C'est du n'importe quoi, surtout que la machine peut tomber en panne, et dans ces moments là, c'est la panique, l'horreur, le cauchemar. De toute façon, ce n'est pas comme s'il avait les moyens de s'acheter une machine. Après tout, il venait de claquer la moitié de ses économies pour s'acheter un nouveau matelas, et un quart de l'autre moitié pour le stock de nourriture de ce mois-ci. Heureusement qu'il faisait partie d'une association d'ébénistes, lui permettant de se faire livré les matières dont il avait besoin pour exercé son métier sans trop de problèmes.

    Premier problème de la journée? Impossible de bouger. Son dos était tellement douloureux qu'il ne pouvait faire un geste sans avoir mal et il n'avait absolument rien pour lui permettre de resté couché. Il ouvrit tout de même l'atelier à 7 heures du matin, et il eut la chance de voir une cliente ostéopathe qui lui proposa d'arranger son dos. Pour quelqu'un qui commençait la journée mal, elle s'arrangeait tout de même un peu. Ainsi, il put tout de même travailler, même s'il devait y aller mollo, alors qu'il avait énormément de choses à faire. Le service de désinfection des termites était passé, suite à une livraison d'un meuble bouffé par ces bestioles, mais il avait du refaire tout son stock de bois pour pouvoir espérer réparer les dégâts causés. Évidemment, il allait devoir prévenir ses clients, et cela lui créerai des problèmes. Malheureusement, il n'avait pas le choix. Résolu, il décida de s'occuper du miroir qu'il avait acheté Samedi dernier au vide grenier. Il ne savait pas quand Alvira passerai, il ne savait même pas si elle passerai tout simplement, mais il lui fallait de toute façon le réparer. S'il pouvait le revendre cela lui ferait un peu plus d'argent dans les poches, et il n'allait pas craché dessus.

    La journée passa ainsi. Il devait faire des gestes lents afin de ne pas se faire encore plus mal au dos, et cela lui posait problèmes parce qu'avec l'habitude, ses gestes étaient rapides et assurés. A présent, ils étaient calculés, très lents et énervants. Heureusement pour lui, réparer le miroir ne lui demanderait pas beaucoup de temps. Si cela ne faisait pas partie de ses fonctions d'ébénistes, il aimait réparer des objets qui n'étaient pas en bois, surtout lorsqu'il était entouré de termites. Il s'était peut-être spécialisé dans le bois, mais James était quelqu'un de manuel, qui touchait à tout. Ainsi, il pouvait remplacer le plombier, ou l'électricien sans problèmes. Du coup, il n'avait pas que du bois dans son atelier, mais aussi du métal, du verre, du plâtre, tout et n'importe quoi, pouvant être nécessaire à tout moment. Pour aujourd'hui, il s'improviserait doreur. Lorsqu'il eut remplacé le miroir. Il redonna sa clarté d'antan à l'ornement et le laissa reposé sur la table pendant qu'il allait vérifié ses retouches sur un meuble, par bonheur, épargné par son pire cauchemar. C'était sans compté sur sa journée extrêmement mauvaise. Furieux, il s'agenouilla face à lui et examina le côté droit. Quelque chose avait frotté avant que ce ne soit sec et il lui fallait tout recommencer. Lui qui espérait pouvoir se faire un peu d'argent en appelant son client pour qu'il vienne le cherché. Avec un soupir, il se releva, enleva son t-shirt à cause de la chaleur ambiante et prit le vernis qu'il avait posé sur la table d'à côté et allait commencé la retouche lorsqu'il entendit un raclement de gorge. Excédé, il se releva à nouveau, cette fois-ci très rapidement et son dos failli lui arraché un cri de douleur. Passant un main dans ses cheveux pour se calmer il quitta ce qu'on pourrait considéré comme une arrière boutique et entra dans l'atelier où étaient exposés tous les meubles qu'il avait fini, ou qu'il était sur le point de finir. Lorsqu'il vit Alvira il s'arrêta brusquement. Elle était venue. Certes, c'était pas le bon jour, mais elle était venue. D'un coup, sa mauvaise humeur disparut et il lui sourit.

    -Hey. Tu pouvais pas mieux tombé.
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Message(#) Sujet: Re: (ended) 1292 ; we can't deny what happened. Dim 28 Juin 2009 - 20:35


    Elle n'était plus si sure de vouloir le voir. Il était bien trop tôt pour cela, elle ne voulait pas lui paraître en manque de lui bien que ce fût le cas. Le revoir avait fait renaitre un tas de souvenirs en elle, des bons et des mauvais hélas. Avec les retrouvailles reviennent toujours des secrets enfouis et inavoués. Elle avait si bien réussi à cacher son identité et la raison de sa venue qu'à présent elle craignait voir ces effort réduis à néant par sa présence. Il savait tout d'elle, ou presque, il lui était si simple de lire en elle. Un jour ou l'autre il saurait, il comprendrait. Alors peut-être qu'à nouveau tout changerait. Pour l'heure rien n'était fait, ils s'étaient à peine parlé, n'avaient même pas abordé leur passé commun. Le feraient-ils un jour ? Il le faudrait bien, après tout elle avait disparue sans un mot et sans une trace, le laissant seul du jour au lendemain. Il devait attendre des explications de sa part et elles viendraient en temps voulu. Pour l'heure elle était anxieuse de le revoir et lorsqu'enfin il apparu à sa vue, elle failli tomber à la renverse. Était-il aussi séduisant et sexy à l'époque ? Elle n'aurait su le dire mais la vue de son corps dénudé fit naître en elle des envies qu'elle n'avait jamais éprouvé auparavant. Elle ne pu détourner le regard de lui durant plusieurs secondes, peut-être même des minutes, elle était bien incapable de le dire. Elle déglutit avec peine et les mots lui manquèrent tout à coup. Elle ne savait pas quoi lui dire avant de le voir et cette vision la perturbait encore plus. Ce n'était pas la première fois qu'elle voyait un homme dans cette tenue, Miami était réputée pour ses chauds été et la plage grouillait d'homme torses nus, quoi de plus normal ? Ce qui la perturbait résidait plutôt dans le fait qu'elle n'avait pas de souvenirs net de lui ainsi. Il la chamboulait complètement, la rendant presque folle. Comment pouvait-il avoir un tel pouvoir sur elle ? Alvira se sentait incapable de lui résister, elle était pratiquement sure qu'il pourrait faire n'importe quoi de son corps sans qu'elle n'émette la moindre objection. Se rendant compte qu'elle n'avait pas dit un mot depuis plusieurs minutes, elle tenta de masquer son trouble et de reprendre une attitude normale. Peine perdue, cependant elle réussit à enchainer une phrase cohérente.

    - Tu en es certain ? Je peux repasser plus tard si tu veux.

    N'avait-elle pas prononcé cela un peu trop vite ? Elle qui possédait si peu d'assurance avait d'ordinaire la fâcheuse tendance à bégayer ou à parler avec une lenteur déconcertante. Pour le coup elle avait parlé à une vitesse incroyable, elle-même n'était pas sure du sens de sa phrase. Elle espérait qu'il comprendrait et qu'elle ne soit pas obligé de répéter cela. Elle ne se sentait pas la force de parler encore. Il lui faudrait encore quelques minutes avant de s'habituer à la vision de rêve qui se tenait droit devant elle et qui ne la quittait pas des yeux. La gêne l'emportant finalement, elle balaya du regard l'atelier, s'attardant sur quelques objets qui trainait ou des tas de bois en attente d'être utilisés. Il fallait à tout prix qu'elle se détente et que son cœur cesse de battre si vite. Elle était persuadée que, si il s'approchait un peu trop près, il pourrait percevoir son trouble et les battements de son organe vital. Il était le seul à lui faire cet effet. A côté de lui les autres étaient fades, sans saveurs et sans goût. Il avait toujours occupé la plus grande place, voire la totalité, dans son cœur. Elle savait pertinemment que sans lui sa vie ne serait plus la même, et pourtant elle avait fait le choix de l'abandonner, d'abord en rompant puis en ne lui disant rien sur son départ. La plus grosse erreur de sa vie en somme. Mais une erreur commis par amour. Peut-être qu'un jour la vérité éclatera entre eux. Alors elle se sentirait allégé d'un poids qui pesait de plus en plus lourd dans sa tête et dans son cœur. Elle mourrait d'envie de lui dire ce qu'elle ressentait mais craignait par dessus tout sa réaction. En deux ans tellement de choses avaient changé, qu'elle serait incapable de prévoir ses réactions, pas comme à l'époque où ils étaient ensemble. Frottant ses paumes l'une contre l'autre, elle lui sourit timidement, se demandant si elle devait partir, rester ou continuer sur sa lancée. Elle avait imaginé tellement de discours pour lui et pourtant aujourd'hui les mots lui manquait. Rien ne lui venait à l'esprit si ce n'est un trouble sans fin et des pensées en pagaille.
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Message(#) Sujet: Re: (ended) 1292 ; we can't deny what happened. Dim 28 Juin 2009 - 22:28

    - Tu en es certain ? Je peux repasser plus tard si tu veux.

    Un pas. Deux pas. Y a-t-il une fin à cette douleur? Trois pas. Quatre pas. Tous se suivaient. Cinq pas. Six pas. Son hésitation aurait-elle un fin elle aussi? Sept pas. Huit pas. Il s'arrêta. Son seul souhait était de la retrouvé. Celle qui avait fait battre son coeur depuis leur rencontre jusqu'à il y a deux ans. Pas celle qui osait à peine dire trois mots en sa présence. Pas celle qui avait l'air de souffrir le martyr rien qu'à sa vue. Il voulait celle avec qui il avait vécu tant de choses sur cette île, pas celle qui n'était que l'ombre d'elle même. Il voulait la voir sourire, la voir rire, la voir vivre. Peut-être était-ce sa faute si ce n'était pas le cas. Il n'aurait pas du venir ici, mais comment aurait-il pu savoir qu'elle aussi était à Ocean Grove? Aurait-il du faire marche arrière lorsqu'il l'avait aperçue au vide grenier? Il ne lui répondit pas tout de suite. L'attitude de la jeune femme l'agaçait. Elle était distante, et n'avait pas l'air de vouloir être ici. Aussi, il lui fallait se calmé. Sa mauvaise humeur s'était peut-être évanouie à la vue d'Alvira, mais elle était revenue au triple galop à sa réponse.

    Il porta une planche de bois jusqu'à une table vide au centre de la pièce, malgré les plaintes de son dos qui provoquèrent une grimace, et commença à prendre des mesures, levant de temps en temps la tête vers un meuble de télé un peu plus loin. Il alla ensuite cherché une feuille et sa scie, toujours sans prononcé un mot. Comment pouvait-il lui dire qu'il ne lui en voulait pas alors qu'il avait toujours cette rancœur au fond de lui? Certes il avait changé, certes ses sentiments s'étaient transformés, mais la douleur qu'il avait ressenti le jour de leur rupture n'avait pas disparue, et ça, c'était la faute d'Alvira. Il savait qu'elle souffrait, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure, mais devait-il pour autant oublier sa propre souffrance? Lorsque la planche fut coupée en deux, il jeta une partie par terre, et garda l'autre sur la table. Finalement, il leva les yeux vers la jeune femme qui n'avait toujours rien dit.

    -Tu sais Alvira, je comprends que tu sois aussi distante. Si tu es partie aussi vite, et que tu n'as donné aucunes nouvelles, c'est que tu avais tes raisons. Et je comprends que me revoir ne te fasse pas sauté de joie. Mais ce que je ne comprends pas, c'est ton attitude. Samedi, tu étais distante, rien de plus normal, c'est la première fois en deux ans que l'on se revoit. Mais aujourd'hui, tu viens de ta propre initiative, et j'ai l'impression que tu n'as absolument pas envie d'être là. Alors je ne te retiens pas. La porte est juste derrière toi. Fais ce que tu veux mais …

    Il n'eût pas le temps de finir sa phrase. Un homme d'une quarantaine d'années entra dans l'atelier, suivit de deux hommes qui portaient un matelas tout neuf, encore dans son plastique et il maudit silencieusement celui qui avait décidé de lui pourrir la vie aujourd'hui. Il posa les mains sur la table et baissa la tête, énervé. Il n'avait plus qu'à attendre la réaction d'Alvira à présent. Avec un soupir il indiqua un coin de la pièce où les livreurs posèrent le matelas et partirent sans dire un mot de plus. James signa rapidement et regarda l'homme partir à son tour. Bon Dieu qu'avait-il fait pour mérité ça?

    Alors qu'il commençait à polir la planche de bois, il soupira à nouveau. Cette journée était la pire de toutes, même celles de l'année dernière n'égalaient pas celle là. Il ferma les yeux un instant et leva la tête pour regardé Alvira qui avait la tête baissée.

    -Excuse moi Pixie.
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Message(#) Sujet: Re: (ended) 1292 ; we can't deny what happened. Lun 29 Juin 2009 - 10:54


    Elle se sentait idiote et ridicule à agir ainsi, comme si elle se trouvait en présence d'un parfait inconnu alors qu'ils avaient vécus tant de choses ensemble. Était-il possible que son comportement ai tant changé que cela en deux ans ? Elle avait peut-être changé sur certains points par la force des choses notamment dans sa façon de cacher la vérité. Elle avait appris à se montrer plus prudente et plus mystérieuse encore. Il le fallait bien si elle ne voulait pas qu'on découvre ses petits secrets. Alvira se sentait d'ailleurs en danger dès que sa cousine Elvis était dans les parages. La jeune fille, bien trop curieuse, cherchait absolument à découvrir pourquoi Alvira était ici, à Ocean Grove, tandis que sa mère était resté sur l'île. Pourquoi avoir fugué ? Elle inventait des histoires sans queue ni tête afin de brouiller les pistes. Par chance, sa mère et celle d'Elvis n'entretenaient pas d'excellentes relations, ce qui lui permettait de mentir plus facilement. Mentir. Elle pouvait le faire si aisément avec tout le monde. Pourquoi ne pouvait-elle pas face à lui ? Elle savait pertinemment que tout en elle la trahissait. Pour lui elle était comme un livre ouvert ce qui ne la rassurait pas vraiment, elle qui faisait tout son possible pour être une énigme. Elle le vit avancer, faisant naître un nouveau trouble en elle. Que comptait-il faire ? Peu importe, elle devait cesser de se poser toutes ces questions plus ridicules les unes que les autres. Il n'avait rien d'un étranger, elle connaissait tout, ou presque, de lui. Ils avaient partagés des moments à deux que personne d'autres ne pouvaient décrire avec précision. Elle se souvenait de chaque détails, ou presque, comme si ce moment ne datait que de la veille. Au lieu de lui parler il poursuivit son travail. Elle aurait préféré l'entendre dire quelque chose, n'importe quoi mais pas ce silence qui la pesait. Elle eut l'affreuse sensation qu'elle n'était pas la bienvenue chez lui, qu'en réalité il ne voulait pas d'elle ici. Tout se bousculait dans sa tête à tel point qu'elle était incapable de réfléchir convenablement. Ignorait-il qu'elle était fragile comme de la nacre et qu'à cet instant elle faisait tout pour retenir des larmes qui la dévorait de l'intérieur ? Il lui était impossible de parler alors elle le regarda fixement, admirant son travail et son corps si parfait. Prenait-il un malin plaisir à la faire souffrir ainsi ? La sensation 'être une inconnue pour lui la reprit et elle cru suffoquer tant la pression était énorme. Et puis, après des minutes intenable de silence, il parla, la regardant droit dans les yeux comme auparavant. Mais ce qu'elle entendit la détruisit un peu plus. Il ne la connaissait plus. Comme pour les autres, elle était une étrangère, quelqu'un de complètement inconnue. Le souffle coupé, la gorge noué et les yeux brûlant, elle se serait probablement effondrée en sanglots si ils n'avaient pas été dérangés par des hommes portant un large matelas. Elle eut envie de fuir, de s'enfermer chez elle et de ne plus en sortir avant des jours, comme elle l'avait fait lors de leur rupture. Cela pouvait sembler puéril mais elle avait toujours ainsi comme ça. Une part d'elle n'avait pas grandi et Alvira était ainsi restée très enfantine. Elle ressentait ce besoin permanent d'être rassurée par quelqu'un, comme une enfant apeurée qui cherche le réconfort d'un parent. Son père mort, un vide avait peu à peu pris place dans son cœur. Un vide difficile à combler qu'il avait pourtant commencer à remplir de son amour. Depuis deux ans ce vide était à son apogée. Elle n'arrivait plus à vivre normalement, sachant pertinemment ce qui lui manquait mais bien incapable de le trouver. La respiration anormalement forte de la jeune femme lui valu un regard en biais d'un des deux hommes qui ne s'occupa pas plus d'elle pour autant. Elle garda la tête baissée durant toute l'opération, attendant le moment où ils partiraient et où James lui adresserait encore la parole pour peut-être lui donnait le coup de grâce. Lorsqu'enfin elle n'entendit plus rien, sa respiration mise à part, elle s'autorisa à fermer les yeux l'espace de quelques secondes, très vite ramené à la réalité par la voix de son ancien amant. Elle frémit en l'entendant l'appeler ainsi et espéra qu'il n'avait pas remarqué son trouble ce qui serait un exploit tant elle était mal en point. N'importe qui aurait comprit que quelque chose clochait. Elle n'osa pas le regarder, encore moins parler. Il se passa quelques minutes qui semblèrent infinies avant qu'elle ne daigne le regarder à nouveau, le visage plus enfantin que jamais. Elle arborait cette moue de petite fille triste qui ne l'avait pas quitté depuis la mort de son père. Lorsqu'elle se sentait mal ou qu'elle était profondément blessée, cette moue refaisait son apparition.

    - Tu ne devrais pas dormir ici.

    Mais avait-il seulement le choix ? Elle était bien placé pour savoir qu'il n'avait pas les moyens de s'offrir un appartement en ville. Leur relation avait toujours été marqué par ce contraste de la richesse et la pauvreté, un peu comme La Belle et la Bête. Riches et pauvres ne se mélangent pas et ne doivent jamais s'aimer. C'était ce que sa mère lui avait répété des jours durant pour la faire sortir de sa chambre. James ne pouvait pas l'aimer pour ce qu'elle était. Cet amour n'avait qu'un but précis, son argent et ce qu'il pourrait lui apporter. Bien qu'ayant écouté ce discours durant des mois, elle n'y avait jamais cru, restant persuadée qu'il l'aimait tout simplement. Qu'il aimait autant qu'elle avait pu l'aimer, autant que son père avait aimé cette femme qu'elle devait appeler maman. Reprenant lentement le dessus sur ses émotions, Alvira dû se calmer afin d'avoir le courage de poursuivre cette conversation. Elle avait envie de l'aider, d'agir pour lui. Il n'y avait rien de mauvais dans ses paroles, elle cherchait tout simplement à avoir une place auprès de lui, même si les choses ne redeviendraient jamais ce qu'elles étaient. Elle voulait lui montrer qu'elle serait toujours là pour lui, même en tant que simple amie.

    - Tu pourrais venir chez moi, c'est suffisamment grand pour que tu installes ton matelas dans le salon.
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Message(#) Sujet: Re: (ended) 1292 ; we can't deny what happened. Lun 29 Juin 2009 - 18:34

    -Tu ne devrais pas dormir ici.

    Silence. Pas un mot. Pas un murmure. Pas une mouche qui volait. Rien. Nada. Nothing. Juste le noir habituel qui l'habitait lorsqu'il avait les paupières fermées. Juste la colère qui bouillait en lui. Juste l'envie de tout envoyer valsé. Juste le ras le bol complet qu'il avait lorsque quelqu'un lui offrait de l'aide. Il était peut-être en manque d'argent, mais il ne voulait pas de l'aide des autres. Il voulait leur montré à tous ceux qui l'avaient jaugés lorsqu'il était plus jeune, à tous ceux qui s'étaient moqué de lui. Il voulait leur montré qu'il pouvait s'en sortir sans aide. Rien qu'à la sueur de son front. C'était une promesse faite depuis tellement longtemps. Une promesse qu'il entendait tenir.

    -Tu pourrais venir chez moi, c'est suffisamment grand pour que tu installes ton matelas dans le salon.

    -J'ai pas besoin de ta charité Alvira. Toi, plus que tous les autres, tu devrais le savoir.

    Il inspira un grand bol d'air afin de contrôler sa colère. Dieu sait qu'il est impulsif lorsqu'on parle de son manque d'argent. Il ferma à nouveau les yeux une fraction de secondes, et secoua légèrement la tête. Une vaine tentative de chasser les souvenirs. Ils n'étaient pas prêts à en parler. Trop de regrets et trop de douleurs faisaient obstacles. De plus, il le savait, si il continuait à en parler, elle partirait. Chose qu'il ne voulait pas. La dernière fois, il l'avait laissé s'éloignée sans rien faire. Aujourd'hui, il ferait tout la retenir. Il ne voulait pas revivre ça. Il ne le supporterait pas cette fois, et même s'il avait changé depuis, il serait capable de retourner dans le cycle infernal dans lequel il était tombé il y a plus de deux ans. Elle était la seule à pouvoir l'en empêchée. Elle ne saurait rien. Jamais il ne le lui dirait. C'était une des choses qu'il aimait chez elle. Sans même le savoir, elle l'aidait à aller mieux rien qu'avec sa présence.

    Avec son énième soupir de la journée, il recommença à travaillé. Il tourna le dos à la jeune femme et prit les mesures sur un meuble mal en point. Habitué à ce travail, cela ne dura que quelques minutes, malheureusement suffisantes pour le faire souffrir et il dut se relever en urgence. Rageur, il jeta son matériel sur la table et dut retenir un cri. Rien n'allait aujourd'hui. Il n'en pouvait plus. Depuis qu'il avait quitté l'île, jamais il n'avait été aussi énervé. Jamais il n'avait autant voulu revenir en arrière, afin de changé la donne. Lui qui criait sur tous les toits qu'il n'avait aucun regret, aujourd'hui se noyait sous leur poids. En regardant Alvira, il se revit sur la plage en train de la regardée le quitté. Il se revit immobile pendant qu'elle s'éloignait. Et il se surprit a se supplié lui même, en silence, de crié, de la supplié. Mais il se souvint de la fierté qu'il avait à cette époque. Il ne pouvait se mettre à genoux. Il ne pouvait rien faire. Cela n'aurait rien changé. Alors il n'avait rien fait. Il l'avait juste suivi du regard. Et puis il avait explosé chez lui.

    La douleur du souvenir était visible dans les yeux du jeune homme et il lisait la même chose dans ceux d'Alvira. Ils étaient tellement différentes, mais tellement semblables en même temps que s'en était presque risible. Il s'assit sur une chaise et prit sa tête entre ses mains pour ne pas lui montré qu'il était pire qu'une épave. Depuis deux ans il cachait au monde entier sa rage et sa peine. S'il était malgré tout plus ou moins heureux, il restait une coquille vide qui attendait que quelqu'un retrouve la perle qui normalement l'habitait. Malheureusement, une seule personne le pouvait, car seule cette personne savait où elle était : entre ses mains.

    Ils n'étaient pas près à en parler. Mais il ne pouvait plus se caché derrière un masque quand il voyait qu'elle souffrait autant, si ce n'est plus, que lui. Alors à cet instant précis, alors que son dos l'achevait petit à petit, il plongea ses yeux verts dans ceux d'Alvira et l'admit enfin : il l'aimait toujours.
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Message(#) Sujet: Re: (ended) 1292 ; we can't deny what happened. Lun 29 Juin 2009 - 20:29


    Elle s'en mordait déjà les doigts. Elle le savait bien sur, il détestait la charité. Ça n'en était pas à ses yeux, elle cherchait simplement à l'aider, à se rapprocher de lui. Elle voulait faire à nouveau partit de sa vie même si ça n'aurait plus la même valeur. Même si elle ne pourrait plus venir se se blottir dans ses bras, même si elle ne sentirait plus jamais ses lèvres contre sa pâle peau. Même si il ne lui dirait plus jamais de mots doux. Elle voulait simplement qu'ils se parlent comme avant, même si cela s'avérait douloureux elle préférait ça plutôt qu'à l'oubli total. Elle ne supporterait pas de ne plus rien être à ses yeux. De toute évidence il n'avait personne dans sa vie et même si cela pouvait paraitre égoïste, cette perspective la réjouis quelques secondes. Bien qu'il ne le lui dirait probablement jamais, et tentait de le cacher, elle venait de le blesser dans son égo. Quoi de plus normal ? Un homme veut pouvoir subvenir aux besoins de sa famille par lui-même, sans avoir à demander de l'aide à d'autre, encore moins à une femme. Pire encore, à la femme qui avait partagé sa vie. Elle voulu partir, s'enfuir en courant, encore une fois. Elle ne savait que fuir lorsque les problèmes pointaient le bout de leur nez. Elle comprit rapidement combien sa phrase l'avait blessé, tout en lui trahissait la colère qu'il éprouvait en cet instant. Elle avait beau ne pas l'avoir vu durant ces deux années, il n'avait pas tant changé que ça. A nouveau elle baissa la tête, bien trop faible pour l'affronter dans de pareilles circonstances. Pourtant elle aussi sentait bouillonnait une certaine colère en elle. Incapable de l'expliquer elle avait néanmoins envie de lui hurler qu'elle ne le considérer pas comme un sans abris, bien au contraire. Elle le plaçait en si haute estime, que le simple fait qu'il pense qu'elle lui faisait la charité la blessée. Bien sur il l'était autant qu'elle. Elle sursauta et failli pousser un cri lorsqu'il jeta son matériel à terre. Son cœur s'emballa à nouveau, non pas par amour mais bel et bien par crainte. Elle savait qu'il pouvait se montrer violent lorsqu'il était en colère comme en ce moment. Savoir qu'elle était la cause de tout ça lui pesait sur l'âme. Pas sure de savoir ce qu'elle devait dire ou faire, elle reposa néanmoins son regard sur lui et perçu son malaise. Il souffrait, aussi bien physiquement que mentalement. La douleur morale elle la connaissait bien. Depuis ses 14 ans elle la trainait partout avec elle, et leur rupture n'avait rien arrangé. Rompre avec lui avait été la chose la plus difficile à faire et pourtant elle l'avait fait, était partie sans se retourner. Elle avait laissé derrière elle toutes ces souffrances, sans vraiment avoir de bonnes raisons. Aujourd'hui encore elle ignorait pourquoi elle n'avait pas réussi à tenir tête à sa mère. Ils auraient probablement pu s'enfuir tous les deux, elle n'aurait pas eut à vivre ce cauchemar. Mais elle avait fait ça par amour. Pour lui, pour qu'il ne souffre pas autant. Il ne comprendrait peut-être pas, il lui en voudrait encore longtemps. A nouveau elle sentit ses yeux la brûler et la culpabilité la gagna un peu plus. Elle ne le quittait plus des yeux, elle n'avait pas la force de se détourner, même si il voulait être seul. Elle ne pouvait pas le laisser, surtout pas maintenant alors qu'il semblait si vulnérable. Et elle comprit. Il ne l'avait pas oublié, il n'avait pas pu. Comme auparavant leur yeux se rencontrèrent et cette fois elle n pu se contrôler. Pourtant, avec lenteur, elle s'approcha de lui, s'agenouilla devant lui en posant son sac à côté d'elle et une larme roula sur sa joue. Elle s'était juré de ne plus jamais pleurer devant quelqu'un. Elle détestait paraître faible bien qu'elle admettait l'être. Cette fois tout était clair dans sa tête, elle savait pertinemment ce qu'elle avait à faire. Se retrouver si proche de lui la troublait, d'où les battements de son cœur si rapide et sa respiration saccadée. Elle hésita une fraction de secondes avant de poser ses mains pâles sur celles de James. Elle frissonna à ce simple contact, comme si il s'agissait là de la première fois qu'ils se touchaient. Elle se souvenait pourtant des balades qu'ils faisaient main dans la main le long de la plage. Elle trouva agréable la chaleur qu'il dégageait et bien que son corps était légèrement mouillé par la transpiration dû à son travail elle ne résista plus et laissa ses pulsions, ses sentiments et toutes ses émotions la dominer. Il y avait si longtemps qu'elle avait envie de retrouver le goût de ses lèvres. Elle n'était pas si sure d'elle et pourtant Alvira posa délicatement ses lèvres contre celle de son amant. C'était tout ce dont ils avaient besoin. Lui pour se calmer, elle pour croire que l'amour existait encore. Elle avait tellement rêvé de cet instant. Il était encore plus parfait que dans sa tête, bien que cela n'avait rien de très romantique, ça n'avait aucune importance. Elle espérait simplement que ce moment ne se termine pas trop vite. Elle avait vu dans ses yeux briller cette lueur d'amour qui existait en lui auparavant. Cette même lueur qui l'avait également animé et qui s'était rallumée en le voyant ce samedi matin devant chez elle. Désespérée, elle laissait couler librement les larmes sur ses joues, espérant que son malheur était enfin terminé.
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Message(#) Sujet: Re: (ended) 1292 ; we can't deny what happened. Mar 30 Juin 2009 - 2:05

    Tic, toc. Les secondes passent et ne se ressemblent pas. Tic, toc. Si seulement le temps pouvait s'arrêter. Si seulement il pouvait n'y voir qu'eux deux sur terre. Si seulement il avait été un prince. Si seulement tout pouvait aller pour le mieux. Si seulement... l'espoir apporte plus de déceptions que de satisfaction. Pourtant, James avait décidé d'arrêter de réfléchir. Il avait décidé de laisser faire. Il était fatigué à chaque fois de se battre, jours après jours contre le désespoir qui l'habitait. Sa promesse qui le liait à sa cousine aujourd'hui morte, l'empêchait d'abandonné, alors à la place, il avait décidé de se laissé faire. Se laissé porté par la vague. Il avait arrêté de se battre contre le destin. Mais les jours passent, et les forces lui reviennent. Les secondes passent et il se sent devenir fort.

    Les mains sur les joues d'Alvira, il l'embrassait avec tout ce qu'il avait. Passion, amour, regrets, espoir, douleur, joie. Tout ce qu'il avait ressenti ces deux dernières années, tout ce qu'il était devenue, tout ce qu'il avait été. Il se dévoilait à elle sans rien dire. Sa rage se dissipait, laissant place au besoin. Déjà deux ans auparavant, l'envie d'être avec elle c'était transformé en besoin. Elle était devenue sa drogue, son oxygène, sa propre vie. Tout tournait autour d'elle. A son départ, il ne sortait que pour le travail, le reste du temps il le passait dans son lit. L'amour avait fait place au chagrin, qui doucement avec laissé sa place à la rage. Cette rage, qui l'avait presque détruit, l'avait transformé en mort vivant cachant sa condition. C'était devenu un maître du déguisement. Ses sourires atteignaient toujours ses yeux. Comment faisait-il? Bonne question. Lui même ne savait pas. Peut-être imaginait-il qu'il s'adressait à Alvira, peut-être se souvenait-il des jours heureux? Ces questions n'avaient plus aucune importance. A cet instant précis, elle seule importait.

    Ayant besoin de respirer, il détacha ses lèvres de celles de la jeune femme qu'il aimait, mais n'étant pas près à la lâcher, il la serra contre lui. Son contact lui avait terriblement manqué. Il voulait juste en profité avant que tout cela ne lui soit à nouveau arraché. Ils pourraient se remettre ensemble et faire comme si de rien n'était, mais il savait qu'un jour ou l'autre, tout serait ravivé et que ce jour là, ils devraient parlé. Connaissant la tendance d'Alvira à fuir tous les problèmes, ce ne serait pas chose facile. Alors que faire? La laissée partir, n'être qu'un ami, comme avant? Ou bien tout recommencer au risque de tout gâcher à cause de ce qu'il s'était passé ce jour là sur l'île? Ne voulant pas y pensé, il ferma encore une fois les yeux et huma l'odeur parfumée qui émanait d'elle. Lui transpirait, mais si elle l'avait embrassé c'est qu'elle s'en foutait. Malheureusement, la position était inconfortable, et la douleur de son dos ne partait pas. Il retint un gémissement de douleur et, ne pouvant plus tenir, il lâcha Alvira afin de posé une main où il avait mal. Le réflexe de toute personne ayant mal quelque part, comme si cela changerait quelque chose. Son autre main, il la posa délicatement sur la joue de celle qu'il aimait et ne put s'empêcher de la regarder à nouveau dans les yeux. Victime de son regard, il se pencha vers elle et l'embrassa à nouveau malgré sa douleur. Ce n'était plus une envie, c'était un besoin, comme avant.

    A nouveau, il dut arrêter, non pas pour respirer, mais parce que la douleur devenait insoutenable. Il était habitué à la douleur depuis le temps, mais celle là était pire. Comme si un maniaque lui enfonçait des clous dans le dos et qu'un autre tentait de le lui ouvrir de l'intérieur. Cela s'étirait jusqu'aux épaules et aux coudes. Qu'avait-il fait pour que cela aille jusque là? Certes, dormir sur un matelas complètement bousillé pendant plusieurs était déconseillé, surtout en exerçant un métier comme le sien. Il se traîna jusqu'au nouveau matelas et s'y allongea avec un léger soupir de soulagement.

    -Ça vaut pas le bateau, mais ça fera l'affaire, murmura-t-il en regardant Alvira avec un sourire.

    Ce bateau sur lequel ils avaient quand même vécu quelques bons moments. Il se rappelait particulièrement le jour où il lui avait appris à pêcher. Un rire s'échappa de sa gorge en y repensant. Le moment où il avait ouvert le poisson devant ses yeux avait été le meilleur de cette journée. Aujourd'hui encore, il s'agissait de l'un des meilleurs souvenirs qu'il avait d'elle. Ils n'étaient pas ensemble à cette époque, mais ils n'étaient pas non plus que des amis. L'avaient-ils seulement été un jour?



HJ/ Désolée de la qualité du post T.T, je voulais absolument te répondre ce soir =), comme c'est sûrement ma dernière réponse avant un petit moment =).
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Message(#) Sujet: Re: (ended) 1292 ; we can't deny what happened. Jeu 2 Juil 2009 - 9:32


    Pourquoi pleurait-elle alors qu'il s'agissait d'un moment de bonheur dont elle avait rêvé des millions de fois ? Elle craignait par dessus tout qu'il la rejette pour se venger de la souffrance qu'elle lui avait infligé. Il était possible qu'il ne l'aime plus comme avant, qu'il ne puisse plus la regarder avec les yeux du passé. En vérité cela se produirait sans aucun doute. Ils ne pourraient jamais retrouver l'amour parfait d'antan, trop de choses avaient changé, elle en premier. Trop de secrets se dressaient entre eux, barrière invisible mais bien présente. Le départ précipité d'Alvira, leur stupide rupture qui les avaient détruit. Rien ne redeviendrait comme avant et la jeune fille eut peur de ne pouvoir l'aimer à nouveau comme il se doit. Elle ignorait si elle serait capable de le faire, de le rendre heureux à nouveau, surtout après tout le mal qu'elle avait causait. Pourtant, lorsqu'elle sentit qu'il lui rendait ce baiser empli d'amour et qu'il encadrait son visage de ses mains rugueuses, toutes ces vilaines pensées s'envolèrent et elle les oublia pour un temps. L'amour qu'elle lui portait n'avait jamais vraiment disparu. Elle l'avait aimé en secret et en silence, se replongeant bien trop souvent dans ses souvenirs. La simple vue d'une photo lui suffisait pour éclater en sanglot ou pour rire. Elle était certain que, si ils ne s'étaient pas retrouvée à Ocean Grove ou ailleurs, elle n'aurait jamais aimé quelqu'un d'autre et aurait ainsi passé sa vie seule à attendre désespérément un amour de jeunesse perdu. Personne ne comprendrait jamais quelle importance il avait à ses yeux et cela lui convenait. Elle n'avait aucune envie de partager ses émotions avec quelqu'un d'autre, pas même ses plus proches amies. Leur amour était unique et devait le restait. Un amour indescriptible que personne ne comprendrait, comme personne ne l'avait compris à l'époque. Elle avait été blâmé par les siens pour aimer un homme comme lui. D'abord parce qu'il était bien trop vieux et ensuite et surtout parce qu'il n'était pas riche. Il n'avait rien des gentleman que l'on trouve dans les repas mondains où sa mère lui cherchait un mari digne de ce nom. Elle ne cherchait pas à se marier, surtout pas avec un garçon qu'elle n'aimerait jamais. Elle avait trouvé en James son âme sœur, celui qui pouvait la comprendre et la rassurer en un regard, en un mouvement. Qu'importe l'argent quand on a l'amour. Si leur histoire s'était poursuivie comme prévu ils vivraient surement ensemble aujourd'hui. Elle n'objecta pas lorsque les douces lèvres de son prince quittèrent les siennes. Elle avait tout autant besoin que lui de reprendre son souffle. Rassurée de ne le voir la rejeter, elle se laissa aller contre lui, fermant les yeux et chassant les larmes sur ses joues. Il n'y avait aucune raison de pleurer. Désormais tout irait bien. Les mots n'avaient pas besoin d'être employés pour qu'ils se comprennent. En réalité parler dans un pareil moment gâcherait sa magie. Certes l'odeur qu'il dégageait n'avait rien de romantique mais à cet instant ça n'avait aucune importance. Ils s'étaient retrouvés, leur deux âmes errantes pourraient à nouveau communiquer et ne faire qu'une. Peut-être que les premiers temps seraient difficiles, tant de choses s'étaient passées dans leur vies respectives qu'ils allaient devoir en parler. Alvira n'était pas encore prête pour ça. Elle n'avait pas même l'envie d'y penser, sachant d'or et déjà que cette discussion serait emplie de douleur. Alors elle préféra savourer encore l'instant, prenant plaisir à sentir les lèvres de James contre les siennes. Il lui sembla qu'on ne l'avait pas embrassé ainsi depuis des années. Et c'était bien le cas. Aucun homme n'avait été capable de lui faire ressentir quelque chose. Pas même dans un simple baiser. Il semblait exerçait sur elle un pouvoir et cela lui plaisait. Lorsque encore le contact fût rompu, elle le regarda, fronçant les sourcils voyant qu'il n'allait pas si bien que cela. Une douleur physique s'emparait de lui, probablement dû à son travail ou à sa façon de vivre au quotidien. Si il vivait ici il y avait de forte chance pour que ses nuits soient difficiles. Elle dû se mordiller l'intérieur de la joue pour ne pas refaire l'erreur de tout à l'heure. Elle ne voulait pas gâcher ce moment, même si elle aurait préféré le voir en pleine forme. Elle le regarde simplement s'éloigner puis s'allonger sur son nouveau lit, si le mot pouvait être utilisé. Se relevant lentement, elle alla s'adosser contre le mur en face de lui, ne désirant pas précipité trop les choses, qui plus est elle n'avait aucune envie de se retrouver allonger sur un matelas avec lui, ou avec n'importe quel homme. Elle le regarda et sourit en entendant cette phrase. Elle aimait beaucoup ce bateau à l'époque. Peu habituée à ce genre de choses, elle avait appris à ses côtés à vivre comme un marin ce qui lui avait plu. Elle s'était imaginé voguant en mer à ses côtés. Réunis à tout jamais, loin de la population de des ennuis. Si ils n'avaient pas rompus ils auraient pu s'échapper. Elle aurait aimé fuir sa vie, ça aurait été si simple. Au lieu de cela elle avait laissé sa mère prendre le contrôle de sa vie, et puis elle avait fait une erreur irréparable. Si elle lui en avait parlé aurait-ils fuient ensemble ? Impossible à dire, mais elle aimait à le croire. On ne peut réécrire le passe, on peut seulement essayer de réparer les erreurs commises. Certaine ne pouvaient l'être, mais celle-ci commençait à l'être.

    - Je peux te laisser te reposer si tu veux. Tu n'as pas l'air très en forme.
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Message(#) Sujet: Re: (ended) 1292 ; we can't deny what happened. Lun 27 Juil 2009 - 23:02


    Le bonheur est une notion parfois mal comprise. Tout le monde le cherche, mais rares sont les personnes qui le trouve. Trop de gens souffrent et meurent sans avoir vu ni senti cette étincelle qui pourrait nous rendre heureux. Et, ceux qui ont réussi à le trouver, ont tendance à gâcher leur chance sans même le savoir, sans même se douter qu'ils sont passés à ça de vivre avec le sourire aux lèvres jusqu'à la fin de leur jour. Prier, supplier à genoux, crier, hurler à s'en déchirer les cordes vocales, rien ne peut aider. Lorsque le rideau de fin tombe, les spectateurs s'en vont, il ne sert plus à rien de vouloir le relever.
    Alvira et James avaient-ils jeté cette chance aux orties deux ans auparavant ou bien avait-elle été gardée au chaud en prévision des évènements à venir?Ceux-ci étaient-ils écrits? Étaient-ils des pions sur un échiquier ou bien maîtres de leurs destin?

    Toujours allongé sur son nouveau matelas, il ne quittait pas l'élue de son cœur des yeux. La douleur de son dos diminuait, et il pouvait enfin réfléchir calmement à la situation. Il plongea son regard de jade dans le regard chocolat d'Alvira et ne put s'empêcher de repartir 2 ans en arrière. Ces mêmes yeux avaient réussi à rendre le plus optimiste des adolescents dépressif pour plusieurs mois d'affilé. Ces mêmes yeux avaient rendu le plus célibataire des célibataires fou amoureux d'une fille de 4 ans sa cadette. Ces mêmes yeux avaient failli le rendre fou de douleur et de rage lorsqu'ils disparurent de la circulation de l'île. Ces mêmes yeux l'avaient accompagné pendant ces deux ans, et étaient devenus les témoins silencieux de ses cauchemars éveillés.

    -Je peux te laisser te reposer si tu veux. Tu n'as pas l'air très en forme.

    Il se releva avec peine sans même cherché à caché sa douleur. Elle avait deviné de toute façon. Il marcha jusqu'à elle d'une démarche assez bancale et passa ses pouces sur les joues encore mouillées d'Alvira afin de les séché et tenta d'éviter le regard de la jeune femme. Il ne voulait pas repensé à ces souvenirs, ce qui s'était passé s'était passé, il n'y avait rien à faire pour changer les choses. Les machines à remonté le temps n'existent pas. Pour ne pas arranger les choses, ses yeux décidèrent de se focaliser sur les lèvres entrouvertes de son ex.

    -Il s'est passé des choses sur l'île quand tu es partie. Des choses dont je ne suis pas fier et que j'aimerai pouvoir effacé sans pour autant en avoir vraiment envie. Pendant longtemps je t'ai blâmée pour mes erreurs, me disant que si tu n'étais pas partie rien de tout ça ne serai arrivé. Ne vois pas là un prétexte pour te blessée, si je dis ça, c'est parce que c'était le seul moyen que j'avais trouvé de te rendre encore vivante. Jusqu'à samedi dernier je voulais te revoir uniquement pour te dire ce que je pensais de toi, mais, quand je t'ai vue au vide-grenier, tout s'est envolé. Je ne dis pas que je ne ressentais plus rien, je dis juste que ce que j'avais préparé comme discours dans ma tête ces deux dernières années a pris son envol sans que j'en donne mon consentement.

    Il prit une grande inspiration. Comment continué à dire ce qu'il voulait lui dire? Dans sa tête, cela prenait un seul mot : reste, mais sa bouche en avait décidé autrement. Comme si, prise de conscience, elle avait décidé de garder Alvira dans l'atelier le plus longtemps possible. C'était réussi. En regardant rapidement l'horloge accrochée au mur, il vit que 5 minutes étaient passées. Chercher ses mots et réfléchir vite prenait tellement de temps, et parler encore plus. Il se rendit alors compte que son dos ne le faisait plus souffrir. En se concentrant sur autre chose, il arrivait à en oublier tout ce qui était désagréable, comme ces termites qui prenaient un malin plaisir à lui pourrir la vie, ou ces clients qui aimaient venir en retard pour l'empêcher de prendre d'autres commandes. Évidemment, en y repensant à présent, sa mauvaise humeur revenait, mais il lui suffirait d'un nouvel instant de réflexion pour tout oublier à nouveau. Il passa une main nerveuse dans ses cheveux en bataille et inspira encore une fois. Son cerveau allait à cent à l'heure sans qu'il ne puisse suivre. Seule sa bouche y arrivait et il parlait sans même le savoir, s'il n'avait pas eu de voix, il ne l'aurait même jamais su. Les autres aussi d'ailleurs.

    -Je rêvais de te revoir juste une fois pour voir si tu allais bien et continuer ma route. Comment aurais-je pu savoir que tu t'étais installée ici? Dire que mon vœu s'est réalisé est un euphémisme, mais pourquoi maintenant? Pourquoi pas hier ou dans deux mois? Je ne sais pas, et je n'ai pas envie de le savoir.

    Il caressa la joue de la jeune femme et accepta enfin de plonger à nouveau ses yeux verts dans ceux d'Alvira. L'aimait-elle encore? A en croire par son attitude et le baisé de tout à l'heure, oui. Mais l'amour suffisait-il face à tout ce qui les séparait à présent? C'était une question nécessitant la bonne réponse, car leur recherche du bonheur pourrait s'achever dés maintenant sans espoir de retour.
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Message(#) Sujet: Re: (ended) 1292 ; we can't deny what happened. Mer 5 Aoû 2009 - 16:57


    Les mots sont d'incroyable armes, capable de détruire un homme plus rapidement qu'une arme à feu ne pourrait le faire. Avec les mots on peut aisément contrôler la plus naïve des personnes et en faire son pantin attitré. Avec les mots on peut mentir pour cacher une terrible vérité, ou mentir en sachant que cela peut faire du mal. On peut jouer à l'infini avec les mots, à condition de savoir comment s'en servir. Alvira avait longuement étudiait la façon de parler qu'avait sa mère. Cette femme cruelle et pourtant très douée avec la parole. Elle savait y faire. Un mot et les hommes étaient à ses pieds. Ce fût là la plus grande erreur de son père. Écouter son baratin, croire aux mots doux envoyés alors qu'ils ne signifiaient rien pour celle qui les offraient. Oui il est si aisé de mentir que cela en devient presque naturel. On en oublierait presque qu'il s'agit là d'un pêché. Jadis les Hommes ne mentaient guère par peur des Dieux tout puissant qui leur jetterait un mauvais sort. Aujourd'hui les vielles croyances de l'ancien temps ont disparus et les Hommes ne craignent plus rien. Ils se croient maître de leur propre destinée et vivent comme bon leur semble, dans le luxe et le pêché. Quel mal y a t-il à cela puisqu'aucune punition n'est prévue tant qu'on atteins pas des actes trop grave tel que le meurtre ? On vit sans se soucier de rien, on profite de la vie comme elle nous vient. C'est peut-être là le problème. On prend les choses comme elles viennent sans y réfléchir avant. Sans imaginer d'éventuelles conséquences à nos actes. Et si on y pensait plus qu'est-ce que cela changerait ? Peut-être pourrions nous éviter bien des drames mais malheureusement il arrive que même en y pensant on ne fasse rien pour changer ce qui doit arriver. Certain appelle ça le destin comme Alvira le pense. Certaine choses ne peuvent se passer autrement parce que quelque chose de plus fort l'a décidé ainsi. Si l'évènement ne se déroule pas, les conséquences pourraient être désastreuses. Pour une étudiante en histoire cette façon de voir les choses peut paraître totalement saugrenue et improbable. La science qu'est l'histoire ne peut s'allier à ce genre de croyances. D'ailleurs, un historien ne doit pas croire mais toujours être certain de ses dires or Alvira était certaine que les mots qu'elles venaient de prononcer sonnait faux. Elle n'avait aucune envie de le laisser, au contraire, elle désirait passer du temps avec lui, un moyen de rattraper le temps qu'ils avaient si stupidement gâché. Mais la vraie question est le peux-t-on vraiment ? Est-il possible de combler deux ans de sa vie en quelques heures ? Peut-on réellement rattraper le vide qui, lentement, s'est insinué en nous ? Les questions restèrent en suspens dans son esprit tandis que James s'avançait vers elle, la démarche mal assuré dû à son mal de dos qui devait sans aucun doute être plus douloureux que de coutume. Comme hypnotisé par son odeur, sa présence et son toucher, elle se laissa bercer par ses infimes caresses qui lui donna l'impression d'enfin revivre, comme si son existence avait cessé le jour où elle l'avait quitté ce qui n'était pas entièrement faux puisque depuis ce jour sa vie n'avait plus vraiment eut de sens. Il était son guide, son berger et son appui dans les tourments qu'elle traversait sans cesse. Le quitter avait été la chose la plus difficile qu'elle n'ai jamais eut à faire. Une rude épreuve et une décision prise à contre cœur. Elle n'avait pas ressentit une si grande peine depuis la mort de son père. Il n'y avait eut que deux hommes dans sa vie et au fond elle savait qu'il en serait toujours ainsi. James et son père serait à jamais les deux grands amours de sa vie même si une part d'ombre pesait encore sur son cœur. Les yeux braquait sur celui qui la rendait vivante, elle écouta son discours, en comprenant chaque mots bien mais en cherchant à comprendre le pourquoi du comment. Tout le monde fait des erreurs, elle n'était pas inconnue à cela mais la demie confession de James lui donna la chair de poule. Qu'avait-il pu faire de si terrible pour qu'il n'ose lui dire clairement les choses ? Elle ne demanda rien sachant pertinemment qu'il ne dirait jamais rien sur cela, tout comme elle gardait ses propres secrets enfouis dans un coin de sa tête. Elle encaissa ses reproches sans broncher, les trouvant mérités et médiocres car il avait toutes les raisons du monde de lui en vouloir. Après tout c'était elle qui était partie sans donner plus d'explications quand à leur rupture. Il n'y avait rien à en dire et Alvira n'était pas prête à parler de cela. Elle tentait de bannir sa vie sur l'île comme on tente de balayer un mauvais rêve. Malheureusement ce qu'elle avait pu y vivre avait forgé la femme qu'elle était devenue. Qui plus est sa rencontre avec James était la plus belle chose qui lui soit arrivé depuis des années et aujourd'hui alors que l'espoir la quittait peu à peu, voilà qu'il réapparaissait dans son monde. Le destin et les Dieux n'avaient pas fini de jouer avec eux. La parole l'ayant quitté, elle ne su quoi dire, ni même si il y avait tout simplement quelque chose à dire. Elle craignait de parler et de dire quelque chose de travers, quelque chose qui le mettrait dans une rage folle. Les mots peuvent faire basculer les choses avec une rapidité effrayante. Incapable de parler mais aussi de détacher ses yeux de lui, Alvira se contenta donc de le regarder, de sonder son visage comme si elle le découvrait pour la première fois. Rien n'avait changé. Il avait toujours cette manie qu'elle aimait tant de passer ses mains dans ses cheveux. Il avait toujours ce regard et ces yeux si profonds qui ne reflétait rien mais qui l'impressionnait malgré tout. Plus encore, elle se rappela ses fossettes lorsqu'il lui souriait autrefois. Sa main froide alla rencontrer sa joue mal rasée et elle se risqua à lui sourire comme elle souriait autrefois lorsque quelque chose la touchait sincèrement. Depuis leur séparation personne n'avait réussi à rouvrir les blessures de son cœur. Il avait suffit d'un regard pour que celui-ci saigne à nouveau.

    - C'est arrivé parce que cela devait arriver. Il n'y a aucune explications à trouver, du moins c'est ce que je crois. Elle laissa son front reposer délicatement contre le sien tandis que ses yeux se fermaient pour respirer son doux parfum. Et puis tu n'es pas le seul à avoir rêvé de retrouvailles...

    Le destin joue souvent contre nous en envoyant des obstacles qui semblent insurmontables mais au final on parvient à voir la lumière et le bonheur qui se cache derrière. Alors on comprends que les Dieux ne cherche pas à nous détruire mais simplement à tester nos capacités à vouloir jouir d'une vite heureuse. Certain s'arrête face aux difficultés, d'autres les surmontent sans savoir où cela les mènera mais avec l'espoir que demain sera meilleur.
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Message(#) Sujet: Re: (ended) 1292 ; we can't deny what happened. Ven 14 Aoû 2009 - 20:52

    Que ce soit un cri de rage que tu pousses, ou bien un cri de désespoir, ou encore même un cri de douleur, tous ramènent a un seul et même sentiment, le seul qui puisse achevé ton mental dans la minute qui suive : l'impuissance. Le pire de tous les sentiments pour un homme. Que ce soit durant l'acte sexuel ou non, le sexe masculin a toujours eu une sainte horreur de perdre sa virilité, de ne pouvoir faire quelque chose alors que c'est censé être en son pouvoir.
    Prenons en exemple, un homme d'une vingtaine d'année, il est jeune, en bonne santé et sportif, nommons le, Killian. En jouant au rugby, et en se réceptionnant mal lors d'un plaquage, il se casse le bras. En rentrant de l'hôpital, plâtre au bras et ce pour le mois entier, il est d'une humeur massacrante. Pourquoi? Parce qu'il ne pourra plus montré à personne qu'il est beau, fort, et peut porté 50 kilos sans se faire mal. Il ne pourra plus non plus faire partie de la mêlée lors de ses entraînements, en fait, il ne pourra plus faire parti de rien, si ce n'est des remplaçants. De plus, à cause de la douleur, il doit prendre des anti-douleurs et anti-inflammatoire. Fou de désir de sa copine, ils décident de faire l'amour. C'était sans compté sur son pénis, qui, ne supportant pas le mélange des médicaments, le rend impuissant dans une telle situation. Résultat? Sa copine va voir ailleurs, et lui, perd sa virilité une troisième fois. Dur. Killian pousse donc son cri de rage, de désespoir, et de douleur. Tout cela, mélangé à son impuissance.
    Maintenant, vous allez vous demander comment ce sentiment peut vous achevé mentalement. Imaginons que Killian, ait eu un accident de voiture en tentant de retrouver sa petite amie alors qu'il a un bras en moins pour conduire. Il se retrouve à l'hôpital dans une sale état, fils unique et orphelin depuis maintenant ses 19 ans, personne ne vient lui rendre visite à part sa copine, en compagnie de son nouveau mec. Déjà bien amoché, souffrant de la disparition de ses parents, souffrant aussi de la perte de sa virilité, et souffrant de la rupture que sa nouvelle ex lui annonce, il se sent impuissant face à tout ce qui lui arrive, et, désespéré, décide de se donner la mort. L'euthanasie étant interdite, il décide d'attendre d'aller mieux physiquement avant de se donner la mort.

    Dans le cas de James, sa virilité n'a jamais été vraiment sa priorité. Bien sûr, elle restait précieuse, après tout, quel garçon a un jour aimé resté plat face à une scène plus ou moins excitante? Heureusement, ou pas, la plus grande impuissance que James ait jamais du ressentir était celle qu'il avait ressenti, lorsqu'il avait compris que tout était fini pour lui. Sa vie, ses conneries, l'amour de sa vie, même sa famille. Tout. En deux ans, sa vie avait pris une tournure qu'il avait du mal, encore aujourd'hui, à supporter. Il avait fait des promesses à deux balles par ci par là qu'il ne voulait absolument pas tenir. Il avait juré à tellement de personnes de ne rien faire de stupide. Mais un acte est-il stupide lorsque fait avec bonne raison derrière? Oui, non, peut-être, des fois, pas toujours? Qui sait? On ne sais jamais vraiment ce qui est bien ou pas. Pour nous cela l'est, pour les autres c'est tout le contraire. En tuant quelqu'un, lorsque ce quelqu'un le mérité véritablement, alors on se sent enfin capable de continuer à vivre, sans penser à la famille de l'autre qui, au contraire, elle devra s'arrêter le temps de faire le deuil et d'accepter le geste, ce qui est quasiment impossible.

    Pris dans le filet de ses souvenirs douloureux qu'il ne voulait jamais revivre, il sursauta violemment lorsque la peau d'Alvira entra en contact avec la sienne. S'en était presque douloureux. Savoir qu'elle était indirectement liée à ses anciens problèmes, qu'elle était peut-être la raison pour laquelle tout dans sa vie avait dérapé et était devenu une incontrôlable montagne russe avec plus de bas que de hauts, des descentes tellement rapides qu'il avait laissé tout son être de l'autre côté. Il ne retrouvait plus le contrôle de ses pensées ni de ses sentiments. Malgré tout ce qu'il éprouvait pour elle, il ne pouvait empêcher la haine tout raser en lui comme un poison inflammable que la moindre parole pouvait faire explosé. Heureusement qu'il ne laissait rien paraître : malgré tout, il ne voulait pas la faire souffrir plus que ce n'était déjà le cas.

    -C'est arrivé parce que cela devait arriver. Il n'y a aucune explication à trouver, du moins c'est ce que je crois.

    Il la détestait. Oh que oui, s'en devenait même presque physique. Il détestait tout en elle. De ses yeux jusqu'à sa voix, en passant par tout son corps et tout l'intérieur. Il la détestait tellement de le faire l'aimer. Il voulait la haï de tout son cœur, et pourtant, tout ce qu'il arrivait à ressentir c'était son estomac se serré et l'envie de l'embrasser à nouveau. Y avait-il une justice en ce monde?

    -Et puis tu n'es pas le seul à avoir rêvé de retrouvailles.

    Il ferma les yeux de façons à pouvoir mieux profiter de la situation, mais la rage faisait trembler ses membres et allait jusqu'à lui faire oublier la douleur qui le tenait par les entrailles. L'incohérence de ses sentiments le rendait incrédule. Comment pouvait-il détester autant une personne mais l'aimer de toute son âme malgré tout? Cela en devenait tellement compliqué qu'une migraine menaçait de pointer le bout de son nez. Un soupir s'échappa de sa bouche et il dut se retenir afin de ne pas l'envoyer sur les roses. Il voulait comprendre. C'était son seul souhait le plus cher. Est-ce que quelqu'un pouvait lui expliquer pourquoi leur relation devait être si complexe et si douloureuse? N'avaient-ils pas surmontés assez d'épreuves pour enfin pouvoir être ensemble sans avoir à souffrir encore plus? L'injustice de la vie n'avait jamais autant pesée sur les épaules de James et jamais n'avait-il été plus impuissant qu'à cet instant. Il avait perdu tout espoir d'un jour éprouvé le bonheur que si peu d'entre nous vivent.

    Le plus doucement possible il se sépara d'Alvira et retourna à sa planche sans pour autant se remettre à travailler. Il posa ses deux mains bien à plat sur le plan de travail et ferma les yeux, énervé. Joseph Joubert avait bien dit « Ce sont toujours nos impuissances qui nous irritent. »
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Message(#) Sujet: Re: (ended) 1292 ; we can't deny what happened. Sam 15 Aoû 2009 - 17:20


    De quoi demain sera-il fait ? Personne n'a jamais su le dire avec précisions. On se projette dans l'avenir en faisant quelques projets mais sans aucune certitudes. Qui peut nous dire si nous serons encore en vie demain ? L'être humain s'est toujours cru plus fort que la nature, que la vie elle-même. Il n'en est rien. Nous demeurons des pions sur l'échiquier géant en l'attente d'être déplacé et détruit. Il n'y a rien de certain. On peut espérer gagner mais comment prévoir le coup de l'adversaire ? Dans ce cas ci, la vie est imprévisible. Avec ses aléas, le bonheur que nous éprouvions la seconde d'avant peut se transformer en malheur la seconde d'après. Ces bouleversements aussi terribles soient-ils sont bel et bien réels et nul ne peut rien faire contre cela. Ainsi va la vie, ainsi vont les choses. Ce discours déplait à beaucoup d'entre nous et pourtant lorsqu'on y réfléchit plus sérieusement on se rend compte qu'il est vrai. L'humain est misérable et le sera toujours. Nul ne peut changer sa destinée, sa condition de mortel. Nombreux sont ceux qui ont essayés et se sont finalement heurtaient aux foudres des Dieux. Qui tient encore ce genre de discours ? Les sages, ceux qu'on traite de fous. Du haut de ses vingt ans, une femme se dresse contre l'humanité pour voir les choses telles qu'elles sont. Alvira perdait peu à peu foi en l'humanité et en ses capacités à affronter le monde. Plus personne ne pense ainsi aujourd'hui. Il y a bien longtemps que les histoires de farfadets et autres petites créatures de la nuit n'existent plus que dans le cœur des enfants. Est-ce que grandir signifie perdre foi ? Il semblerait que oui hélas. La jeune femme ne pourrait jamais remerciait assez sa grand-mère de lui avoir inculquer les valeurs qu'elle détient. Et, un jour, elle les donneraient à son tour à ses enfant. Ou du moins l'espérait-elle. Encore une fois, comment être certain que nous aurons une descendance ? Si vous le lui aviez demandé quelques années en arrière Alvira aurait surement répondu sans hésitation. Elle voulait de lui comme mari et comme père de ses enfants. Elle voulait vivre une vie paisible à ses côtés jusqu'à ce que la mort l'emporte. La vie en a décidé autrement et les sépara jusqu'à cette nouvelle rencontre. En deux ans beaucoup de choses changent, à commencer par l'Homme. Un gouffre naquit entre eux, si large et si profond qu'il faudra du temps pour le traverser et atteindre l'autre côté. Alvira le voulait sincèrement, même si elle doutait pouvoir un jour révéler tous ses secrets. La vrai question était alors qu'est-ce que James voulait ? Comment savoir ? Personne ne peut prétendre connaître quelqu'un, connaître son esprit et ses pensées. Encore une fois, il n'y a aucune certitudes. Pourtant elle pu sentir son corps se contracter à son contact et comprendre qu'il n'était pas prêt à endosser une nouvelle relation avec elle. La douleur n'avait pas disparu et la revoir avait probablement réouvert de vielles blessures. Les siennes n'étaient pas encore pansées et, bien sur, elle se sentait fragile en sa présence et bien trop mal à l'aise pour tenter quoique ce soit. Alors elle ne bougea pas, le laissa rompre le contact et ne le regarda plus. La douleur qui lui déchira l'âme et le cœur lui donna la nausée. Cela faisait un peu plus de deux ans que cette douleur n'avait plus fait son apparition. Peut-on réellement avoir le cœur brisé ? Non, bien entendu, on en mourrait. Mais la douleur, physique ou mental, est bien là. Elle nous détruit à petit feu, même lorsqu'on pense en avoir fini avec elle. Ces retrouvailles n'étaient pas exactement ce à quoi elle s'attendait. En réalité elle avait tant rêvé de ce moment qu'elle cru mourir en voyant qu'en réalité rien ne se déroulait comme elle l'imaginait. Il ne souhaitait pas discuter, encore moins souffrir de son regard. Comme pétrifiait par une force invisible, incapable de bouger, Alvira resta à le contempler un long moment, cherchant en vain ses mots. Il n'y avait plus rien à ajouter si ce n'est un adieu. L'un comme l'autre souffrait terriblement mais aucun des deux n'avaient assez de cran pour dire les choses telles qu'elles étaient vraiment. Responsable de son mal être, Alvira baissa enfin les yeux et tripota nerveusement le bas de son tee-shirt. Comment peut-on aimer quelqu'un qui vous déteste probablement ? Très bientôt il leur faudra s'expliquer, même si cela doit les conduire à leur perte. Même si la rupture serait prononcé pour de bon. Durant un instant elle eut la sensation désagréable de ne plus pouvoir respirer jusqu'à ce qu'enfin l'air lui revienne et perce ses poumons. Elle se dirigea lentement vers la sortie où le soleil tapait durement et où elle serait libéré de la pesante atmosphère qui régnait dans le local.

    - Tu sais où me trouver.

    Et, sans attendre une réponse, elle quitta les lieux, le cœur lourd et les yeux remplis de larmes. La douleur était inexprimable et peu la comprendrait. Aujourd'hui, alors que le soleil brillait et que la journée promettait d'être magnifique, Alvira ne sortirait plus de chez elle.
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