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 chews me up and spits me out (jay)

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when he offers you his lips, go for the throat.

Ditta Ragone

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Message· · Sujet: chews me up and spits me out (jay) Dim 10 Juin 2018 - 22:08


Rien n’avait changé. Huit ans s’étaient écoulés depuis que Boa était partie ; huit années au cours desquelles elle n'avait plus arpenté les rues de la ville, ni salué ses voisins d’autrefois, aujourd’hui encore logés entre les mêmes murs du passé pour la plupart. Huit années d’absence aussitôt envolées lorsqu’elle aperçut les mêmes haies à la peinture toujours aussi fraîche et les mêmes visages tout juste dissimulés derrière celles-ci, à peine plus marqués par le temps. Temps qui semblait figé à Windmont Bay. Même le Daveys ne vint la satisfaire de la moindre surprise. Le seuil franchi, elle reconnut immédiatement le vieux Ray Mohren, son voisin d’en face, resté fidèle à son tabouret au bout du bar et déjà bien éméché. Il en fut de même pour les membres de l’autorité locale, accrochés à leur même table comme si leur vie en dépendait, à deux trois nouvelles têtes près, et autres étudiants, pasteurs ou pêcheurs du dimanche ne firent exception à la règle. Dans un souffle las, Boa traversa le bar pour s’installer au comptoir sous l’œil désapprobateur de ses anciens camarades. Un vague signe de la main et elle passa commande auprès de la barmaid tandis qu’un nouveau soupir accompagna sa boisson à ses lèvres écarlates, cette fois soulagée d’enfin connaître un moment de quiétude, loin de la maladie de son père et du traitement au silence que sa mère lui imposait. Encore une chose qui n’avait pas changé au bout de huit ans. Un moment vite interrompu par celui qu’elle n’aurait jamais pensé revoir. Le temps d’un instant l’actrice fut prise d’un doute, et si l’imposante silhouette de l’homme aurait pu appartenir à n’importe qui, ces traits, qu’elle n’avait rencontré qu’un seul et unique soir, ne pouvaient être que les siens. Son estomac se noua mais son visage délicat resta de marbre, un masque qu’elle ne portait que trop bien. Elle reporta son attention sur son verre d’alcool, l’oreille toujours tendue sur ses pas qui s’approchaient peu à peu, jusqu’à trouver refuge sous le comptoir et sur le tabouret voisin. De soulagée Boa redevint exaspérée et prit une nouvelle gorgée de son breuvage. « Vingt-et-une » annonça-t-elle sans prévenir avant de laisser planer quelques secondes de silence, laissant son interlocuteur dans la confusion. « J’essaie de deviner le nombre de fois où je vous ai permis de jouir ce mois-ci. C’est bien ça que vous alliez me demander, n’est-ce pas ? » Ses prunelles sombres croisèrent enfin les siennes, son expression inchangée. Le faire passer pour un de ces fans à l’esprit tordu, telle était sa stratégie pour dresser entre eux toutes les barrières possibles, se refusant de lui laisser l’opportunité de quelconques retrouvailles ni même la satisfaction d’avoir été reconnu tout court. « Pas d’alliance, seul à une heure tardive dans un bar, apparence négligée et le poignet ferme, j’en déduis un célibat évident. Ce qui vous laisse pas mal de temps pour un nombre conséquent de tête à tête avec votre main droite. Ou gauche d’ailleurs, je ne fais pas dans la discrimination et les gauchers sont trop rarement mis à l’honneur dans les plaisirs solitaires. Je serais ravie que vous en soyez un. Team lefties ! » Le ton nonchalant, la coréenne leva tout de même le poing pour accompagner ce qui aurait dû être une vive exclamation et ses lèvres se déformèrent en un fin sourire narquois. « Sur ce, la session autographes sur fessiers et selfies douteux s’est terminée à vingt-trois heures. Vous pouvez vaquer à vos occupations. » Une fois de plus Boa mima sa remarque et balança sa main dans les airs, lui faisant alors signe de la laisser en paix.

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Jay Hewitt

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Message· · Sujet: Re: chews me up and spits me out (jay) Ven 15 Juin 2018 - 11:59

Une bière, c’est tout ce dont Jay a besoin en ce moment même, un remontant qui lui fait oublier l’espace de quelques heures le pétrin dans lequel son frère s’est fourré. Même mort il lui donne encore du fil à retorde même si Jay aurait préféré qu’il soit avec lui. Il aurait pu l’aider si de son vivant il lui avait expliqué toute l’histoire. Les Hewitt sont loyaux et même si les démonstrations d’amour ne font pas partie de leur rituel, ils s’aiment profondément. Toujours là l’un pour l’autre, toujours là pour réparer les conneries de l’autre. Malgré le fait d’avoir fouillé l’ensemble du téléphone portable de son frère, Jay ne parvient toujours pas à comprendre pourquoi son frère se sentait menacé. L’ébéniste se rend au daveys pour prendre une pause dans ses recherches et surtout parce qu’il a travaillé toute la journée à réaliser la terrasse de madame Mayfield et il commence à faire chaud à Windmont Bay. Il s’installe sur son tabouret habituel, de toute façon il ne compte pas s’éterniser. C’est alors qu’une voix l’interpelle « Vingt-et-une ». Il se tourne vers son interlocutrice qu’il n’avait même pas remarquée en arrivant dans le bar. Elle ne lui fait pas face, elle se contente de balancer ça comme si de rien n’était. Jay met quelques minutes avant de retrouver la mémoire. Cette fille il l’a croisée il y a plusieurs années à Los Angeles tandis qu’il parcourait le sud des Etats-Unis, quelque chose pour lequel il serait prêt à repartir dès aujourd’hui tant les emmerdes se font de plus en plus fréquentes à Windmont Bay. Il se souvient de la fille mais aussi de son mari qui lui en avait flanqué une belle en pensant qu’il avait couché avec Boa. Pour une fois, Jay n’avait rien fait. « J’essaie de deviner le nombre de fois où je vous ai permis de jouir ce mois-ci. C’est bien ça que vous alliez me demander, n’est-ce pas ? » lui dit-elle faisant visiblement semblant de ne pas le connaître. « Pas d’alliance, seul à une heure tardive dans un bar, apparence négligée et le poignet ferme, j’en déduis un célibat évident. Ce qui vous laisse pas mal de temps pour un nombre conséquent de tête à tête avec votre main droite. Ou gauche d’ailleurs, je ne fais pas dans la discrimination et les gauchers sont trop rarement mis à l’honneur dans les plaisirs solitaires. Je serais ravie que vous en soyez un. Team lefties ! » Jay ne sait pas à quoi elle joue ni pourquoi elle agit de la sorte. Il se souvient vaguement de leur nuit passée ensemble à discuter. La jeune femme avait été plutôt entreprenante au début même si finalement cela n’était qu’une carapace que Jay avait su percer. Ce qui est rare pour le trentenaire qui ne sait pas toujours dans quel sens prendre la conversation ou quoi dire. « Sur ce, la session autographes sur fessiers et selfies douteux s’est terminée à vingt-trois heures. Vous pouvez vaquer à vos occupations. » finit-elle par dire. Jay n’en a rien à faire. Il se souvient maintenant que la jeune femme lui avait avoué être une actrice de film X mais il s’en fichait pas mal et c’était toujours le cas aujourd’hui. Il n’est pas le genre de personne à juger sur le physique ou le métier peut-être parce qu’on lui a bien souvent trop porté de préjugés à son encontre. — Je vois que tu n’as pas changé dit-il finalement sans trop savoir ce qu’elle attendait de lui. — Qu’est ce que tu fais ici ? On est bien loin de Los Angeles et des strass et paillettes du monde dans lequel tu vis. reprit-il. Il se souvient encore de son mari qui n’était visiblement pas dans le besoin.

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Message· · Sujet: Re: chews me up and spits me out (jay) Dim 17 Juin 2018 - 20:54

Son regard s’assombrit dès les premières paroles de l’homme, rythmées par cette familiarité à laquelle il n’avait pas droit, plus maintenant. Non, ce privilège Boa le lui avait ôté après ce fameux soir où elle s’était révélée avant d’être lâchement abandonnée par le misérable bipède qu’elle n’avait connu que le temps de quelques heures. Cette soirée lui avait alors rappelé combien il était plus facile d’offrir son corps plutôt que son âme, et elle s’était jurée que plus jamais on ne l’y reprendrait. Promesse tenue avec brio, si bien qu’elle maîtrisait l’art du rejet avec un talent aussi particulier que féroce. Instinctivement sa mâchoire se serra et elle fit tournoyer sa boisson entre ses mains. Les yeux toujours rivés sur le contenu de son verre, Boa les leva pour rencontrer ceux de son interlocuteur et pencha la tête sur le côté. « Los Angeles ? » répéta-t-elle avec sa plus belle expression de surprise. Surprise qui n’en était pas une, n’importe qui aurait pu savoir qu’elle avait vécu dans la ville la plus glamour de l’état californien, destination presque imposée par la profession. Elle dévisagea Jay avec une inquiétude qui n’avait rien de réelle et se recula légèrement, comme sur ses gardes. « Si vous êtes encore un de ces pervers complètement tarés vous pouvez passer votre chemin. » Jay n’en avait jamais été un, elle l’avait su dès l’instant où ils s’étaient rencontrés. Rien n’aurait pu le lui affirmer, pourtant cela avait semblé être une évidence et il lui avait renvoyé tout l’inverse de l’image écœurante que trop bon nombre d’hommes s’entêtaient à lui offrir. Mais pouvait-elle encore prétendre le connaître après qu’il s’en soit allé avec autant d’aisance ? Pouvait-elle prétendre le connaître tout court quand elle n’avait connu qu’une poignée d’heures à ses côtés contre une vie tout entière sans avoir été au courant de son existence ? Il n’était rien pour elle, comme il n’aurait rien dû être dès le départ. « Qu’est-ce que vous me voulez ? » Ironique lorsqu’au final Boa avait été celle qui l’avait abordé. Lui n’avait fait que s’installer sur le tabouret voisin, ce qui pour elle était bien assez suffisant pour lui causer du tort. « Écoutez, je peux comprendre. On est tous passé par là. » Elle posa sa main sur la sienne en guise de réconfort. « L’hiver a duré plus longtemps que prévu, personne n’était là pour vous réchauffer et aujourd’hui vous avez faim. D’accord. Mais ça sert à rien d’aller chercher ça auprès d’une actrice porno. Nous on a ce genre de nourriture toute l’année et à foison, du vrai gavage. La faim, on aurait presque oublié ce que c’est. » Ce qu’elle ne pouvait affirmer avec certitude, pas même de son propre point de vue puisqu’elle ne s’était jamais posée la question. Fermement accrochée à son célibat au point de n’éprouver nullement le besoin de quelconque présence masculine à ses côtés et exposée aux relations sexuelles plus qu’il n’était nécessaire, elle ignorait si un véritable plaisir charnel pouvait lui manquer ou non. « La saison des amours est bien installée mais avec l’été qui approche on va entrer dans cette nouvelle saison aussi connue comme le grand festival moules et saucisses. Je suis sûre que vous y trouverez votre bonheur. Fighting ! » Cette fois encore Boa leva le poing en l’air pour l’encourager dans cette prétendue quête qu’elle venait de lui attribuer et qu’il n’avait aucunement demandé.

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Jay Hewitt

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Message· · Sujet: Re: chews me up and spits me out (jay) Mar 26 Juin 2018 - 10:31

Peu certain du petit jeu malsain auquel s’adonnait Boa, Jay commençait à se questionner sur la véritable identité de son interlocutrice. Il la regarda plus en détails, espérant qu’il ne s’était pas trompé de personne. La jeune femme avait cette façon de se mouvoir et de s’exprimer qui faisait qu’il était pratiquement sûr que s’était elle. « Los Angeles ? » demande-t-elle avec étonnement. Il la regarde en fronçant les sourcils, pas vraiment certain de comprendre à quoi la jeune asiatique avait envie de jouer. Un jeu de rôle ? Très peu pour Jay qui n’est pas friand de tout ce qui accessoirise les parties de jambes en l’air. « Si vous êtes encore un de ces pervers complètement tarés vous pouvez passer votre chemin. » lui lance-t-elle alors qu’elle est à l’initiative de cette conversation. — Dans ce cas, c’est ce que je vais faire lâcha Jay qui se décida à quitter son tabouret tant cette conversation n’avait ni queue ni tête. D’autant plus que l’homme à tout faire n’est pas du genre patient, si on ne lui offre pas de réponses rapidement il préfère s’en aller. « Qu’est-ce que vous me voulez ? » reprit-elle. Jay commence à rire jaune et regarde autour de lui pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une de ces émissions stupides de caméra cachée. Il lui arrive de tomber sur ce genre de programme la nuit lorsqu’il a du mal à trouver le sommeil, si ça le fait sourire pendant quelques minutes, il s’en lasse souvent très rapidement. « Écoutez, je peux comprendre. On est tous passé par là. » continue-t-elle sans vraiment se soucier du fait que Jay n’a qu’une envie : mettre les voiles. « L’hiver a duré plus longtemps que prévu, personne n’était là pour vous réchauffer et aujourd’hui vous avez faim. D’accord. Mais ça sert à rien d’aller chercher ça auprès d’une actrice porno. Nous on a ce genre de nourriture toute l’année et à foison, du vrai gavage. La faim, on aurait presque oublié ce que c’est. » dit-elle avec son air supérieur. Jay regrettait presque de lui avoir adressé la parole il y a plusieurs années, ce genre de femme, il s’en passe volontiers. « La saison des amours est bien installée mais avec l’été qui approche on va entrer dans cette nouvelle saison aussi connue comme le grand festival moules et saucisses. Je suis sûre que vous y trouverez votre bonheur. Fighting ! » finit-elle par dire devant l’incompréhension de Jay qui la regardait avec dédain. — T’es complètement tarée lâcha l’ébéniste lassé par cette conversation décousue de sens. Il sortit un billet qu’il jeta sur le comptoir, indiquant au barman qu’il commençait à connaître, qu’il pouvait garder la monnaie. — Ton mari a bien fait de me coller une droite, il m’a évité les emmerdes lance-t-il avant de prendre la direction de la sortie. Il avait donné niveau nana tarée et aujourd’hui à trente cinq ans il aspirait à une vie plus calme. Si le mari de la jeune asiatique ne l’avait pas fait fuir il aurait très certainement revu la jeune femme parce qu’il avait apprécié la soirée qu’ils avaient passé ensemble mais aujourd’hui il était plutôt heureux que ça se soit terminé de cette façon.

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Message· · Sujet: Re: chews me up and spits me out (jay) Dim 1 Juil 2018 - 22:59

Jay se leva de son tabouret et Boa balança sa chevelure de jais par-dessus son épaule, l’air réjoui. Elle avait eu une telle aisance à le faire partir qu’une part d’elle manquait d’en être déçue, comme restée sur sa faim d’avoir eu face à elle un adversaire à la défaite aussi rapide et facile. Une défaite néanmoins satisfaisante car en sa faveur. Une défaite qui ne dura qu’une poignée de secondes, le temps pour elle de se voir porter un nouveau coup du trentenaire qui manqua de l’achever. Il mentionna Roy, ce mari désormais plus présent sur les papiers que dans son quotidien, choix délibéré de la jeune femme qui savourait son statut de séparée sans culpabilité. Son charmant époux, en revanche, se voulait plus accroché à celui d’homme marié et peinait à la laisser partir, et ce malgré les kilomètres qu’elle avait aujourd’hui imposé entre eux — ce qui ne le rendait pas moins envahissant compte tenu de ses appels incessants. Peu savaient à Windmont Bay que son annulaire gauche avait un jour été orné d’une alliance à la pierre démesurée et au montant exorbitant, et moins encore étaient capable de mettre un nom sur celui à qui elle avait prononcé le fameux ‘oui’. Elle ne l’avait jamais caché, pas vraiment du moins, mais rares étaient les fois où elle avait estimé quelconque intérêt de le mentionner. À présent elle n’était plus confrontée à un seul élément de son passé mais bien deux, avec cet évènement dont elle n’avait jamais entendu parler en prime et qui détenait sans doute les réponses aux questions qu’elle s’était posées quelques années auparavant. « Ya ! » Sans quitter son siège, Boa interpella son interlocuteur avant qu’il ne passe la porte du bar et attira sur elle tous les regards de l’endroit, tous sauf le sien. Bien que justifiée, l’attitude de l’homme l’exaspéra et elle leva les yeux au ciel dans un soupire bruyant, les joues rondes de cet air qu’elles expiraient. « S’il te plait, Jay. » Si elle y mettait trop peu de volonté, sa demande n’en restait pas moins réelle et sincère. Elle qui s’était acharnée à le faire partir, voilà qu’elle fournissait de nouveaux efforts pour le faire rester, ce qui était plus lamentable encore. Quand enfin il daigna se tourner vers elle, la jeune femme ne manqua pas cette opportunité et glissa quelques billets sur le comptoir puis abandonna à son tour son tabouret pour le rejoindre. « Je crois que tu me dois quelques explications » annonça-t-elle en poussant la porte du bar pour s’engager à l’extérieur. Là encore la situation frôlait l’ironie, elle qui avait prétendu ne pas le connaître quelques minutes plus tôt, à juste cause selon elle. Or elle n’avait plus le cœur à jouer. « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Avec Roy. » En soi, Jay lui avait déjà transmis l’essentiel : il s’était fait cogner. Toutefois, et à défaut de s’y être un jour véritablement intéressée, Boa connaissait son mari et jamais il n’avait preuve d’aucune violence au cours de leurs années d’union, que cela soit envers elle ou envers quelqu’un d’autre. Mais elle savait aussi combien il pouvait être possessif et qu’il détestait la simple idée que l’on puisse lui dérober ce qui lui appartenait. Elle, dans le cas présent. « Est-ce que c’est pour ça que tu n’es plus jamais revenu ? » Sa voix se fit plus douce et timide, comme honteuse de se montrer aussi vulnérable avec cette question qui la touchait un peu trop personnellement. Mais pour s’être trop livrée à lui cette nuit-là, elle avait besoin de savoir si c’était elle qui l’avait fait fuir, ou si le problème était autre.

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Message· · Sujet: Re: chews me up and spits me out (jay) Jeu 19 Juil 2018 - 14:59

Jay quitta son tabouret agacé par la situation, il ne supportait pas que la jeune femme se moque de lui de la sorte. Il n’attendait plus rien d’elle et il n’allait pas rester là à se faire traiter comme un moins que rien aux yeux de la jolie rousse. Les filles complètement folles il avait déjà donné, il ne voulait plus de ça maintenant et il était hors de question pour lui d’essayer de comprendre la jeune femme comme il l’avait fait il y a plusieurs années. « Ya ! » dit-elle comme pour attirer son attention mais Jay n’en avait plus rien à faire et il n’avait pas de temps à perdre avec la jeune femme. Il leva la main vers le plafond pour lui indiquer qu’il l’avait entendu mais qu’il ne s’arrêterait pas pour autant, il n’était pas à sa merci. « S’il te plait, Jay. » finit-elle par dire. Jay voulait continuer mais son côté respectueux envers les femmes le rattrapa. Il était parti sans prévenir après tout alors que quelque chose s’était passé entre eux cette nuit là, ce n’était pas charnel mais une certaine connexion s’était nouée entre deux âmes en peine. Il décida de s’arrêter, curieux de savoir ce que la jeune femme avait à lui dire. Durant toutes ces années il ignorait si le mari de la rousse lui avait parlé du fait qu’il lui avait mis une droite pour le faire fuir, visiblement il n’en avait aucunement informé sa femme. — Alors on se connaît maintenant ! lâcha Jay ironiquement. Après tout elle avait bien fait comme s’il n’existait pas mais voilà qu’elle se réveillait suite à l’annonce de l’homme à tout faire. La jeune femme le poussa à l’extérieur du bar. « Je crois que tu me dois quelques explications » dit la rousse. Jay attrapa son paquet de cigarette dans la poche avant de son blouson en cuir, il alluma une cigarette faisant ainsi attendre la demoiselle sur les explications qu’il devait lui donner. « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Avec Roy. » renchérit-elle suite au silence de son interlocuteur. Jay expira la fumée, ça remontait à loin et les souvenirs commençaient à devenir flous. — Je sais pas trop je crois que ton mari nous a vu ensemble cette nuit là ou alors il te faisait suivre va savoir, il a cru qu’on était amants, il m’en a collé une et m’a demandé de ne plus jamais te revoir. expliqua Jay le plus simplement du monde comme si c’était une routine pour lui. Des coups il en avait reçus mais il en avait aussi donné, cette fois-là pourtant il n’avait pas répliqué, préférant quitter la ville et éviter les emmerdes une nouvelle fois dans sa vie. « Est-ce que c’est pour ça que tu n’es plus jamais revenu ? » demanda la jeune femme qui adoptait un ton beaucoup plus doux que quelques minutes auparavant dans le bar. — Ouais lâcha-t-il presque surpris d’avoir suivi un ordre pour une fois dans ta vie. — Je me suis dit que ça valait pas le coup, les mecs possessifs comme ton mari on sait pas de quoi ils sont capables et j’avais pas envie de m’attirer de nouveaux ennuis alors j’ai quitté L.A le jour même. indiqua Jay. Ce n’était absolument pas contre elle au contraire il avait réellement apprécié cette nuit qu’ils avaient passé à parler mais il ne voulait pas d’un mari jaloux sur le dos. — Je pensais qu’il se serait fait une joie de t’en parler pour te mettre en garde ou un truc de ce genre dit le grand blond en tirant sur sa cigarette, il comprenait pourquoi elle avait agit de la sorte dans le bar, son attitude prenait tout son sens. — Alors qu’est ce que tu fais ici ? demanda Jay curieux de voir une fille comme elle dans un coin paumé comme Windmont Bay.

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Message· · Sujet: Re: chews me up and spits me out (jay) Mar 13 Nov 2018 - 11:24

La répartie de Jay manqua de lui faire regretter sa volonté soudaine de le retenir. Ditta s’était toujours refusée à courir après qui que ce soit, et ce qu’importe le motif qui aurait pu l’y pousser. Un choix qu’elle devait sans doute à cette fierté mal placée  qu’on lui connaissait tant et qui rarement l’avait avantagée, à défaut d’être sa meilleure défense, quitte à finir isolée comme elle l’avait été pendant des années. Quand Windmont Bay lui avait tourné le dos et en dépit des quelques âmes qui s’étaient acharnées à la soutenir, la rousse avait appris à se suffire en ne comptant plus que sur elle-même. Elle s’était fermée au monde entier et s’appliquait à entretenir une certaine distance entre elle et les autres, une règle qu’elle avait bafoué le soir où elle avait rencontré Jay dans ce bar de Los Angeles. Une soirée durant laquelle sa langue s’était déliée pour une raison qui après tout ce temps demeurait obscure. Elle lui avait confié son mal-être, sa détresse et toutes ces autres choses qu’elle avait sur le cœur et qui la pourrissaient de l’intérieur, sans retenue et sans se soucier des conséquences. Pourtant il y en avait eu une, marquée par la disparition abrupte du trentenaire alors venue nourrir un peu plus sa rancœur envers le genre humain. Parce qu’il avait su l’atteindre et que la jeune femme s’était tenue pour responsable de ce départ, persuadée d’en avoir trop dit et de lui avoir fait prendre la fuite. Un sentiment qu’elle avait détesté à l’époque mais qu’elle avait mastiqué, avalé et recraché, comme tous ceux qui avait un jour donné naissance à ces rares instants de faiblesse. À l’extérieur du Davey’s, elle se planta face au grand blond, titillée par l’envie de lui dérober sa cigarette et de l’écraser sous son talon, agacée par l’odeur du tabac. Mais consciente qu’il détenait les réponses à ses questions elle ne fit rien, se contentant d’attendre sagement qu’il parle enfin. Elle fut étonnée par les informations confiées par l’homme, à l’antipode de tout ce qui constituait Raphael. Son mari n’était pas parfait, mais Ditta savait combien il était généreux et avant tout une bonne personne, incapable de faire de mal à qui que ce soit. Non, Raphael était un gentil, avec son lot d’erreur et quelques vices, mais un gentil avant tout et rien ne pourrait l’en faire douter. « Tu es certain que ça venait de Raphael ? Ça ne lui ressemble pas, c’est plus quelque chose que ferait-- » Le père Desrosiers, ce grand magnat de l’industrie pornographique, son beau-père et patron. Mais pour quel motif ? Craignait-il réellement son infidélité à cette époque quand amour il n’y avait eu entre son fils et elle, que l’adultère — sur le papier — avait toujours appartenu à leur union sans qu’ils ne s’en soucient ? « Je n’étais pas même un peu au courant, comme tu peux le constater. » Ce qui la surprenait d’autant plus s’il s’agissait bien d’un avertissement. Néanmoins l’altercation avait payé : son corps était resté la seule chose qu’elle n’ait jamais donné après cette soirée. « De nouveaux ennuis, huh ? Et ravie d’apprendre que ça n’en valait pas le coup, c’est toujours très agréable à entendre. » Piquée, elle serra les dents et lui adressa un sourire forcé, les yeux si plissés qu’ils disparurent derrière leur rangée de cils. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, après tout ce qu’ils avaient vécu ne se résumait qu’à une poignée d’heures passées ensemble, un moment exempté d’importance pour lui. « Je suis pratiquement née ici. J’imagine qu’un retour aux sources s’imposait après autant de temps loin de la maison. » Faux. Ditta ne tenait aucunement à partager le véritable motif de sa présence à Windmont Bay, à savoir la maladie de sa mère. Même si aujourd’hui elle comprenait le départ de Jay, elle refusait de s’ouvrir à lui une seconde fois. « Je te retourne la question. » L’actrice ne put se retenir plus longtemps et s’empara de la cigarette qu’elle jeta au sol et écrabouilla d’un mouvement sec de la cheville. Elle releva la tête vers Jay et haussa les épaules. « T’as peut-être envie de crever plus vite et je compte pas t’en empêcher, mais j’aimerais garder de jolis poumons. Je vis pas pour le tabagisme passif. »

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Jay Hewitt

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Message· · Sujet: Re: chews me up and spits me out (jay) Mer 28 Nov 2018 - 12:14

La rousse semblait enfin daigner avoir un peu d’importance pour Jay suite à cette annonce. Il faut croire qu’elle n’était absolument pas au courant de toute l’histoire avec son mari, une chose à laquelle l’homme à tout faire n’avait pas pensé. Il restait persuadé que l’homme qui lui avait collé une droite pour avoir passé la nuit avec sa femme s’en était vanté auprès de l’intéressée. Le blond commençait ainsi à comprendre pourquoi Ditta avait agit de la sorte lorsqu’elle l’avait vu arriver dans le bar. Elle qui s’était livré à lui cette nuit-là avait dû être vexée de ce départ précipité. Elle le questionna sur l’identité de l’homme en question, apparemment surprise que son mari puisse faire une telle chose. — Il avait dit un truc du genre « ne t’avise plus de poser les mains sur ma femme » avant de m’en coller une, ou pendant. raconta Jay, peu certain des mots exacts employés par son agresseur. Il se souvenait juste qu’il avait mentionné son identité, non pas son prénom mais le fait qu’il soit le mari de Ditta. La rousse ajouta qu’elle n’était pas au courant ce que l’ébéniste avait cru comprendre. — Je vois ça. rétorqua l’homme à tout faire en tirant sur sa cigarette. Cela éclaircissait pas mal de non-dits entre les deux protagonistes. Elle le repris sur le fait qu’il avait dit que ça n’en valait pas le coup. Jay leva les yeux au ciel conscient d’avoir utilisé les mauvais termes. — Tu sais très bien ce que je voulais dire, j’avais pas envie de me prendre des coups tous les soirs parce qu’on faisait juste que discuter. Je suis parti sans rien dire parce que je pensais qu’il t’avais mis au courant et que tu avais préféré me laisser partir pour tasser toute cette histoire. expliqua l’ébéniste en essayant de prendre des pincettes pour raconter sa vision des choses. Il ne voulait pas la vexer plus qu’elle ne le semblait l’être. Elle lui expliqua qu’elle était née ici, ce que Jay trouvait étonnant puisqu’il ne se souvient pas qu’ils aient abordé leur ville natale. La rousse lui retourna la question. — Je suis né ici aussi, je suis arrivé il y a quelques mois pour aider ma belle-sœur. il préféra s’arrêter là et ne pas expliquer les raisons pour lesquelles il se devait de l’aider à savoir la mort de son frère aîné. Il n’était pas du genre à raconter tous les détails de sa vie ou à ce qu’il ait envie qu’on ait pitié de lui. Soudain, la jeune femme lui arracha sa cigarette des mains, expliquant qu’elle n’aimait pas le tabagisme passif. — Hey, tu sais combien ça coute ces trucs-là ?! Il suffisait de me le dire, je serai aller plus loin. réagit Jay en regardant son mégot écrasé sur le sol comme s’il venait de perdre quelque chose de cher à ses yeux. — Tu comptes rester dans le coin ? renchérit l’ébéniste pour savoir s’ils seraient amenés à se revoir et qui sait, peut être rattrapé le temps perdu.

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Message· · Sujet: Re: chews me up and spits me out (jay)

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