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 Le passé nous rattrape un jour où l'autre - jaxson.

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Message(#) Sujet: Le passé nous rattrape un jour où l'autre - jaxson. Mer 1 Juil 2009 - 19:08


J A X S O N & S L O A N E
« L'humanité marche à reculons vers l'avenir, les
yeux tournés vers le passé. »


    Je ne me rappelle plus du jour où j'ai cessé de croire. De croire en moi, à toutes les belles choses que la vie peut nous apporter. En l'amour, aux beaux jours et au bonheur. Je ne sais pas. Il n'y a que du néant, une grande part de néant, mais aussi quelques étoiles lumineuses dans mon ciel nuageux. Ce sont là quelques souvenirs heureux ; des souvenirs auxquelles je m'attache comme un bambin à sa peluche. J'ai connu les plus beaux moments de ma vie ici, à Miami. À Ocean Grove. Suis-je encore de ceux que l'on peut appeler les «Ocean Grover», d'ailleurs? Je ne sais pas. Passer autant de temps à New York, une ville froide et sans âme, m'a complètement anéantie. J'ai besoin d'une pause, d'une longue et paisible pause. J'ai envi de retrouver la jeune femme pétillante que je suis et que j'ai toujours été. Je sais qu'elle est toujours là, cachée quelque part au fond de moi. Allez, sort petite, n'ait pas peur. Tu ne seras qu'heureuse si tu sors. Ne souhaites-tu pas être heureuse? Moi si, alors je t'en prie, reviens... Ces dans ces moments-là que je me fais pitié. Je n'ai pas fier allure, à me parler ainsi, entretenir une conversation avec mon esprit qui, sans aucun doute, ne me répondra jamais. Depuis New York, ma vie sociale a été réduite à néant. Il n'y a que Sloane et ses livres, ses foutus bouquins de médecine qui lui sortent par le nez à force de les lire et relire. J'ai l'impression que personne ne me voit. Là-bas, je passe inaperçue. Tandis qu'ici, c'est autre chose... Je sens que j'existe, je sens qu'on m'aime. Qu'on connait plus que mon prénom, ici, les gens savent le prononcer correctement. Ces gens-là sont ma famille, ni plus ni moins. Ce retour à Miami me vivifie complètement. Je me sens prête à recommencer depuis le début.

    Seule dans ma chambre, celle du 1595, Lemon Street, j'ouvre mon placards et je prend un short court et blanc, ensuite un haut style dos nu doré un peu bouffant. Je les enfile. J'attrape une paire d'escarpins blancs bien pointus et les glisse à mes pieds. Je m'observe dans le miroir. Mes cheveux sont impeccables, bouclés et dorés à la perfection, mes lèvres sont pulpeuses et brillantes, mes yeux d'un bleu profond, ma pupille droite bordée d'une touche de brun. Mon corps mince et svelte, mes jambes longues et fines, ma peau dorée... Qu'est-ce qui cloche avec moi? Pourquoi personne ne veut de moins, ou du moins, pourquoi personne ne me démontre pas un peu d'attirance? Me voilà repartie dans mes milles et une questions existentielles. Il vaut mieux que je parte maintenant, avant que je m'y fasse prendre. Je descends au rez-de-chaussée et attrape mes clés, monte dans ma voiture fraichement cirée et me glisse sur la route achalandée de Miami en cette fraîche et sombre soirée. J'atteins l'autoroute, puis la prochaine sortie, puis finalement le Blue Lagoon. Mon bar favori qui m'a tant manqué. Là où je passais tous mes week end lorsque j'étais encore jeune, frivole et insouciante. Je ne m'y sens plus autant à ma place, mais avec un peu de pratique, ça reviendra. Je passe l'entrée, aperçois tout de suite le bar et m'installe à ma place favorite. Toujours le même banc. Pendant ce temps, des gens vont et viennent, ramènent leurs verres vides, retournent sur la piste de danse avec un ou même plusieurs verres pleins d'un liquide tant convoité dans cet endroit.

    SLOANEUn Blue Lagoon, s'il vous plaît.

    Le barman m'adresse un sourire, semble me reconnaître et me tend mon verre rempli d'un liquide bleu vif. Ironie, mon cocktail préféré porte le même nom que mon bar favori en ville. J'en prends quelques gorgées pendant que le monde continue à grouiller autour de moi, tous plus festifs les uns que les autres. Comme j'aimerais revenir un an en arrière, redevenir la femme frivole que j'étais.
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