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 [famille Hunkerfield] « Y'a pas à dire, certains savent faire une entrée remarquée » (terminé)

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Message(#) Sujet: [famille Hunkerfield] « Y'a pas à dire, certains savent faire une entrée remarquée » (terminé) Mer 22 Avr 2009 - 2:52

« Y'a pas à dire, certains savent faire une entrée remarquée »




      Previously on Filthy Secret.
      Maât a vécu pendant dix ans à Ocean Grove avec ses parents, son frère et sa soeur. Lorsqu'il eut l'âge d'aller étudier le droit à l'université de Columbia il ne refusa pas la proposition et quitta Miami pour NYC. Depuis, Maât n'est jamais vraiment revenu en Floride. Evidemment, pour voir ses parents un ou deux fois mais rien de très prolongé. Toutefois, le décès de son grand-père et l'héritage que ce dernier a laissé à ses trois petits-enfants permettent à Maât de saisir l'opportunité de revenir dans cette maison où il a grandi.


    Now on Filthy Secret. 23 avril 2009, 11:14am. N°1868, Apple Road. Miami, Floride, USA.
    Maât tourna le volant de ce monospace loué et pénétra dans Apple Road. Le jeune homme ne possédait pas de voiture pour la simple raison qu'il s'était toujours déplacé en taxi et ne comptait pas que les choses changent. Toutefois, il lui restait encore quelques cartons à emmener dans son nouveau chez-lui (qui était en fait la maison de son enfance) et par conséquent, il fut bien obligé de louer ce petit bijou familial pour transporter ses dernières affaires.
    Revenir dans le quartier était comme se prendre une claque à chaque clignement de paupières. Des souvenirs qui remontaient à la surface et il s'étonnait d'avoir une mémoire aussi vive. Maât avait toujours imaginé oublier plus ou moins son enfance au fur et à mesure de son existence. Il se souvenait encore de sa première petite amie. Tammy Hunkerfield. C'était une jeune fille complètement insupportable au point qu'elle en devenait pathétique mais pourtant avec Maât elle se montrait terriblement naturelle. Il n'avait jamais été capable d'expliquer pourquoi cette fille avait autant joué sur son cœur. Leur relation s'était terminée brutalement, et en toute honnêteté Maât n'était pas sûr qu'il pourrait encore pardonner à la jeune fille.
    Sans s'en rendre compte, il avait conduit machinalement la voiture devant la maison où la dit Tammy avait habité. Il se laissa bercer par ses pensées jusqu'à ce que la porte du garage s'ouvre. En marche arrière, une belle décapotable vient en sortir pour se garer dans l'allée pavée. Maât n'eut pas besoin de se demander à qui appartenait ce bijou tape-à-l'œil puisque la propriétaire en sortit, claquant la portière. Se déhanchant en faisait claqué des talons aiguilles haut perchés, Tammy Hunkerfield vêtue d'un simple bikini plongea une énorme éponge dans une bassine d'eau et fit ce pourquoi elle était née : exhiber son corps parfait, telle une bimbo superficielle.
    Maât ne put s'empêcher de siffler. Effectivement, elle avait changé mais il ne pouvait qu'admettre qu'elle était devenue une femme... hors du commun.


Dernière édition par Maât Blythe-Sheldon le Dim 10 Mai 2009 - 12:42, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: [famille Hunkerfield] « Y'a pas à dire, certains savent faire une entrée remarquée » (terminé) Mer 22 Avr 2009 - 13:15

Nettoyage de Printemps sur l'Apple Road ... Et quel Printemps...

    Le réveil sonne et annonce la venue du matin dans un hurlement robotique qui fait à son tour grogner la propriétaire. Balançant successivement ce qui passe à portée de main pour faire taire la machine - c'est à dire une tong et un navet littéraire acheté 2 dollars à la librairie du coin -, la rouquine finit par se lever, capitulant. Sa chambre et le bazar perpétuel qui y règnait de célibataire accomplie l'accueillent à bras ouverts. Chaussures compensées cherchent leur âme-soeur parmi le mont de vêtements, tops, tee-shirts qui domine la grande pièce spacieuse. Ajoutez à cet amoncellement de vêtements l'aperçu lointain d'un dressing rangé dans le même style... Vision cauchemardesque pour toute bonne ménagère de moins de 50 ans.

    Son déjeuner sera rapide, Tammy n'a jamais faim le matin, alors elle compense son manque d'appétit matinal par des bouteilles et des bouteilles de jus d'orange. Elle ne boit que ça plus parce qu'il n'y a que ça qui passe, et parce qu'elle a horreur du café le matin : ca donne mauvais haleine, ca sent fort, bref... Question d'esthétisme olfactif. C'est donc après une demi-heure passée dans la salle de bains que la jeune femme ressort en peignoir, un verre à la main, et le regard perdu vers la fenêtre. Le ciel bleu et printanier nargue la rouquine, et lui chuchote presque à l'oreille : "Lave ta voiture, je te rappelle qu'on ne va jamais au boulot avec une poubelle pour faire bonne impression".

    Merde, ce qu'elle déteste faire ces corvées... En même temps, c'est pas une perte de temps, ca lui fera un joli hâle. Qui dit lavage de voiture dit bronzage, dit donc bikini et mini-short. Et ca fera les pieds aux charmants voisins, si charmants voisins il y a. C'est donc vêtue de ce micro short en jean et de ce haut de bikini que Tammy sort de chez elle, un seau d'eau bouillante et mousseuse à souhait en main, une éponge dans l'autre. Tammy Hunkerfield, ou comment faire le remake de cette pub où une bombe anatomique lave son 4x4 de manière ... hum, indécemment sensuelle.

    Ce n'est qu'en sortant la jolie voiture décapotable que le bruit de ses talons aiguille s'accorde avec celui d'un moteur anodin qui ronronne tout près. Inutile de lever le menton, ca doit être un badaud qui la matte. Imbibant l'éponge d'eau, la jeune femme cambre son dos pour inonder avec énergie le coffre de la voiture qu'elle frotte paisiblement... Jusqu'à ce qu'un sifflement la tire de ses préoccupations, la faisant se retourner. Involontairement, bien sûr, elle envoie de ravissantes éclaboussures mousseuses sur le monospace du voyeur, affichant un sourire en coin hautain. Sourire qui se fige un instant alors que Tammy reconnaît Maât.

    Maât Blythe ?! Qu'est-ce qu'il fout ici ? Il devait être parti. Parti loin d'ici, dans je-sais-quel trou perdu... Pas ici, à Ocean Grove. Reprenant son air imperturbable de petite garce bien éduquée, Tammy s'éloigne de sa voiture, se dirigeant vers le monospace tâché, son éponge ben humide en main.

    Oups... Désolée pour les tâches sur la carosserie. Mais le laveur automatique, Monsieur, c'est par là-bas. Votre sens de l'orientation vous fait défaut.

    Faire mine de ne pas le reconnaître ? Oh, ca n'est qu'une provocation. Sa main droite joue pensivement avec une de ses mèches acajou, tandis que son regard dévisage Maât, de cette manière troublante qu'elle a de faire, comme si elle le voyait lui au travers de ses vêtements. Merde, il avait embelli avec l'âge. Enfin, ca n'était pas ça qu'il devait venir chercher par ici.

    Qu'est-ce que tu viens faire par ici ? Pas la peine qu'on fasse les habituelles courtoisies, nous savons très bien que je déteste ça et que faire l'hypocrite n'est pas ma tasse de thé.

    La vraie question, pour elle, c'était surtout : pourquoi se garait-il devant chez elle comme ça. La venue de Blythe, et surtout de ce Blythe-ci impliquait des choses qui allaient rendre sa journée plus morose qu'elle ne l'aurait imaginé.
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Message(#) Sujet: Re: [famille Hunkerfield] « Y'a pas à dire, certains savent faire une entrée remarquée » (terminé) Mer 22 Avr 2009 - 14:57

    Mais quelle pouffe ! Ce n'était qu'une pensée mais il aurait très bien pu la dire à haute voix. Il était sous le choc. Maât n'en revenait pas de voir son ex-petite-copine ainsi. Certes elle avait toujours été belle, avait toujours joué de son esthétique pour arriver à ses fins mais là, elle semblait dépasser l'entennement.
    Le jeune homme s'était toujours demandé ce qu'elle était devenue après toutes ces années. Il avait toujours pensé qu'elle deviendrait esthéticienne, ou quelque chose dans le genre mais qui lavait sa voiture un mardi après-midi si ce n'est une femme au foyer ? Avait-elle un époux ? Surement, une housewives n'aurait pas les moyen de vivre dans un quartier comme Ocean Grove sans un époux qui ramène de l'argent le soir.
    Mais il devait l'avouer : elle était belle. Vulgaire mais incroyablement belle.

      Octobre 2000. N°1666, Apple Road, maison des Blythe.
      - A quoi tu penses ? lui demanda Tammy.
      Maât fixait le plafont depuis plusieurs minutes. Il tourna la tête vers sa petite amie avec un sourire.
      - Je me disais que tu étais incroyablement belle, lui répondit-il en embrassant sa joue.
      - Et bien moi je me disais que plus tard, on vivrait ici, à Ocean Grove. Tout les deux. Peut être même dans ta baraque. Elle est drôlement bien ta baraque.
      - Tamtam, tu me connais, je déteste qu'on prévoit mon avenir. On deviendra ce qu'on deviendra.
      - Okay okay, on ne prévoit rien du tout. Mais tu verras, moi et toi...
      - On dit toi et moi.
      - Okay, elle soupira. Toi et moi on se mariera, on aura des enfants et on sera le couple le plus envié d'Ocean Grove.
      Maât l'embrassa pour la faire taire.

    Retour au présent (...) C'est alors qu'il remarqua qu'elle s'avançait vers son monospace; et donc indirectement vers lui. Sans vraiment savoir pourquoi, il se demanda ce qu'elle allait penser de lui. Les années étaient passées, il avait vingt-cinq ans maintenant. De plus, il avait enterré son grand-père neuf jours auparavant et depuis -il devait l'admettre- il se laissait vraiment aller. Une barbre de plusieurs jours, pas vraiment bien habillé; il ne cessait de faire des allés-retours en avion de Miami à San Francisco, essayant désespérément de maintenir la vie et le couple qu'il avait dans cette autre ville.
    Il passait une main dans ses cheveux, comme il le faisait toujours lorsqu'il était anxieux puis écouta ce que cette jeune fille -plutôt cette jeune femme- avait à lui dire.
    - Oups... Désolée pour les tâches sur la carrosserie. Mais le laveur automatique, Monsieur, c'est par là-bas. Votre sens de l'orientation vous fait défaut.
    Il se mit à sourire. Comme si elle ne l'avait pas reconnu !
    - Qu'est-ce que tu viens faire par ici ? Pas la peine qu'on fasse les habituelles courtoisies, nous savons très bien que je déteste ça et que faire l'hypocrite n'est pas ma tasse de thé.
    - En fait j'emménage dans le quartier. Mon grand-père -tu te souviens de lui j'en suis sûr- en fait oui, elle devait s'en souvenir puisque son grand-père avait littéralement chassé Tammy lorsqu'il était plus jeune parce qu'elle avait dormi clandestinement -sans vraiment demander l'avis de Maât- chez eux pour passer quelques jours -toujours sans demander l'avis de Maât- avec, je cite, l'homme de sa vie. (...) est décédé. Crise cardiaque. Donc héritage. Je viens dans le quartier pour quelques jours, j'ignore si c'est définitivement ou juste le temps de régler cette affaire de maison de famille.
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Message(#) Sujet: Re: [famille Hunkerfield] « Y'a pas à dire, certains savent faire une entrée remarquée » (terminé) Mer 22 Avr 2009 - 16:16

    L'homme a été conçu d'une manière assez amusante, au fond. Devant ses yeux, une femme belle n'est que plus agréable à admirer lorsqu'elle permet aux autres qu'on puisse mieux l'observer, mieux voir les détails de son joli corps. Ce qui ne les empêche pas, paradoxalement, de s'offusquer dès qu'une jolie femme en joue trop et s'exhibe sans pudeur. L'excès de séduction plaît autant qu'il dérange et attise la jalousie, et par extension, les conflits. C'était son dada, à Tammy, c'était elle tout craché, au fond. Il ne fallait pas être un génie pour le comprendre. Pure et simple provocation était le maître mot de sa vie et de ses actes. Mais tout cela s'était exacerbé avec le temps.

    Promenant de sa main droite l'éponge mousseuse sur la portière du monospace distraitement et sans y réfléchir, laissant des trainées de mousse sans "faire attention", la rouquine considéra ses souvenirs et fit un léger effort de réflexion pour tenter d'avoir l'air un tant soi peu affectée par la nouvelle... En vain.

    Ton grand père... Ah ouais...

    Apparemment la politesse de dire "désolée" ne lui venait pas encore assez naturellement, et encore moins le réflexe bâteau et humain et dire un léger " mes condoléances ". Non, Tammy n'allait pas mentir, Maât n'aurait pas ses condoléances, et elle n'était pas désolée qu'un vieillard inconnu qui l'avait viré de chez elle en l'insultant de délurée ait rendu l'âme. Elle s'en foutait, point barre.

    La famille Blythe - comment c'est, déjà, leurs noms.. Victoria et .. - est donc de retour au grand complet, j'imagine. Enfin... Si c'est que pour quelques jours, vous serez vite repartis. Vous devez tous avoir une tripotée de marmots.

    La dernière phrase sonnait plus comme une critique qu'une aimable pensée venant d'elle, cela s'entendait. Par ailleurs, Tammy se souvenait tout aussi vaguement - du moins elle se souvenait quand elle le voulait - que son ancien petit ami avait une soeur et un frère. de là à connaître leurs noms et leurs âges, il y avait un pas que Tam' n'avait jamais franchi - elle était bien plus intéressée par la vie de Maât que par celle des deux autres de la fratrie -.
    Et elle espérait au fond d'elle-même que ce que Maât représentait et amenait avec lui reparte incessamment. Elle n'avait rien contre lui - comme avec le monde entier d'ailleurs - mais elle n'avait plus l'esprit à ressasser la nostalgie de ses relations passées avec un homme qui, bien que sexy en diable avec sa barbe naissante et son allure débraillée et sauvage, ne lui apporterait sûrement que des complications à sa vie qui était plutôt bien comme elle était - mis à part les meurtres des jours précédents, et encore -.

    Enfin je me disais aussi... Maât qui revient emménager par ici, j'en aurais forcément entendu parler à l'agence. Avec un peu de chance on va se recroiser de manière totalement romantique à la revente de ta maison.

    Son sourire amusé et provocateur laissa sous-entendre qu'elle savait bien que Maât se pensait plus malchanceux que béni de la revoir. Enchaînant ses petites questions indiscrètes de routine - qui avaient la forme d'un test comme pour vérifier si vous êtes " LE bon habitant de Ocean Grove 2009 " -, sa main droite abandonna ses petits jeux dans ses mèches de cheveux, son regard noisette toujours posé sur celui de Maât.
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Message(#) Sujet: Re: [famille Hunkerfield] « Y'a pas à dire, certains savent faire une entrée remarquée » (terminé) Ven 24 Avr 2009 - 0:57

    Maât ne s'était pas attendu à ce que Tammy se montre compatissante. Les années étaient passées mais le jeune homme savait comment était celle qu'il avait aimé durant un an : il n'était pas capable de compatir pour une autre personne qu'elle-même. Ce n'était pas méchant, juste un constat. Toutefois, Maât s'était imaginé qu'avec les années, elle avait peut être acquérit cette notion que beaucoup appel la maturité; à savoir que lorsque l'on est invité chez des amis ont feint d'aimer la cuisine même si on prévoit de se faire vomir une fois revenu chez soit; ou même de dire d'une fille qu'elle a de "beaux cheveux" plutôt d'avouer qu'elle est complètement laide. Quoi qu'il en soit, de toute évidence, Tammy n'avait pas cette notion, Maât devrait s'en contenter et ne pas s'attendre à entendre une formulation telle que "toutes mes condoléances".
    - La famille Blythe - comment c'est, déjà, leurs noms.. Victoria et .. - est donc de retour au grand complet, j'imagine. Enfin... Si c'est que pour quelques jours, vous serez vite repartis. Vous devez tous avoir une tripotée de marmots.
    - Victoria et Rhys.
    Maât se mit à sourire légèrement; non en fait c'était plutôt un rictus amer. Il était étonné -et dégouté- qu'elle ne soit pas capable de se souvenir du prénom de son frère alors que Rhys avait été justement la raison de leur rupture en juin 2001, soit quelques mois avant que Maât ne quitte Miami pour étudier le droit à l'université de Columbia (NYC, USA).

    - En fait aucun de nous n'a d'enfant. Et je ne suis pas prêt d'en avoir. Maât ne savait pas ce qu'il voulait pour son avenir. Evidemment, il avait des projets mais ils étaient plus d'ordre professionnel que sentimental. Avec sa petite amie, à San Francisco il devait avouer qu'il doutait; redoutant de s'engager. Et pour répondre à ta question, je ne sais pas du tout combien de temps je reste à Miami. Ma famille a besoin de soutient alors je resterai ici le temps qu'il faudra. Mais j'avoue que je ne voudrais pas m'y éterniser. J'ai mon travail et une charmante jeune femme qui m'attendent sagement à San Francisco.
    Voilà qu'il en disait beaucoup plus qu'il ne l'aurait souhaité. Pourtant, la présence de Tammy le troublait. Et l'enchantait dans le même temps. Il avait envie de savoir ce qu'elle était devenue, ce qu'elle devenait. Jugeant qu'il était impoli de sa part de rester dans la voiture -puisque visiblement leur conversation allait durer- il sortit du monospace et s'appuya sur la carrosserie en regardant la jeune femme avec un sourire.
    - Comment ça tu en aurais entendu parlé à l'agence ? releva-t-il.
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Message(#) Sujet: Re: [famille Hunkerfield] « Y'a pas à dire, certains savent faire une entrée remarquée » (terminé) Ven 24 Avr 2009 - 1:32

    Elle n'avait guère changé. Et ne faisait aucun effort envers les autres. Telle était sa manière de penser. Maât le savait bien, après avoir passé un an avec elle. Pourtant, ca avait bien commencé. Ca aurait pu bien continuer, mais malheureusement, il y avait toujours cette sorte d'égoïsme déformé, comme si même dans leur couple, il y avait Tammy et il y avait Maât. C'était presque maladroit, mais à l'époque ils n'avaient sûrement pas encore cette pensée qu'on a lorsqu'on grandit et qu'on rencontre le "véritable" coup de foudre : la pensée qu'on ne forme plus qu'un avec l'autre. Idée et concept idylliques qui auraient plus fait éclaté de rire Tammy qu'autre chose. Comment croire à toutes ces balivernes sur l'amour... Il n'y avait plus qu'une chose chez les hommes qu'elle cherchait, et ca n'était sûrement pas ça.

    La rouquine aquiesca brièvement aux noms des deux Blythe. Victoria, la soeur, elle ne l'avait jamais aimé - du moins leur animosité avait commencé par pure jalousie de la soeur envers cette maudite voleuse de frère que Tammy représentait - et la suite des évènements n'avait aidé en rien le développement d'une amitié ou même d'une simple relation de gens qui se saluent et arrivent à se parler sans se cracher dessus. Et le frère... Elle ne s'en souvenait pas. Ou alors ne voulait pas s'en souvenir, l'un comme l'autre était bien probable.

    Pas d'enfant... Mh, ca se comprend. Disons qu'il suffit d'imaginer trois bambins sur la banquette arrière, en train de hurler et de saccager le bel intérieur cuir... Brrr.

    La jeune rouquine mima un frissonnement - qui était bien peu crédible en plus, étant donné la frivolité de sa tenue -. Quoique. Elle n'avait jamais été fan d'enfants, elle n'avait jamais aimé la vue des petits bébés et de leurs frimousses, et en plus de ça, l'idée éventuelle qu'un jour elle puisse être mère l'aurait rendue malade d'avance. La suite des explications la fit successivement pincer des lèvres subrepticement - elle n'allait pas montrer que sa venue la perturbait plus qu'elle ne l'aurait voulu, c'aurait comme été s'avouer vaincue - puis sourire. Ce sourire à la fois malsain et horriblement charmeur. Ainsi donc, Mister Blythe-Sheldon s'était trouvé une princesse à San Francisco ? Trop .. mignon.

    Oh, c'est bête que ton amie ne t'ait pas accompagné. J'aurais été ravie de la rencontrer. On aurait pu papoter.

    Tammy, papoter avec l'actuelle petite amie de Maât. Ben voyons, on pouvait rêver pour imaginer les deux femmes dans un diner mondain, rire de leurs blagues et se tapoter l'épaule comme si elles s'appréciaient. Hypocrisie à l'état pur. Ne manquait plus que l'assiette de cookies et la vision utopique d'un monde où Tammy Hunkerfield n'était ni diabolique, ni calculatrice, ni si provocatrice...D'un ton toujours aussi suave et calme, comme quelqu'un qui apprécie les moments où elle peut parler d'elle-même, Tam' fit durer un peu le 'suspens', l'air de rien, jouant avec son éponge encore pleine de mousse tout en regardant Maât qui sortait de sa voiture.

    Quoi, tu ne sais pas.. Je travaille dans l'agence immobilière d'Ocean Grove. Pas dans une agence de mannequins, ca aurait pu, mais ils n'en ont jamais ouvert à Ocean Grove, et puis c'est un métier d'écervelés, ils finiraient tous par me gaver.

    Comment dériver et se faire mousser sans même exagérer. Miss Hunkerfield, vous êtes prétentieuse, vous vous vantez de plaire... Et vous avez raison, la Nature est vraiment moche.
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Message(#) Sujet: Re: [famille Hunkerfield] « Y'a pas à dire, certains savent faire une entrée remarquée » (terminé) Mar 5 Mai 2009 - 23:36


    - Oh, c'est bête que ton amie ne t'ait pas accompagné. J'aurais été ravie de la rencontrer. On aurait pu papoter.
    - En fait, elle fait son internat dans un des hôpitaux de San Francisco donc elle ne pouvait pas se permettre de partir comme ça, sans savoir réellement quand elle reviendrait là-bas.

    Maât ne voulait pas en révéler trop sur sa petite amie, mais il devait avouer qu'étant en compagnie de Tammy, ses souvenirs remontaient à la surface lui donnant de la confiance. Et dans un sens, c'était agréable. Il n'avait pas honte de la personne qu'il était devenue au fil des années, même après les hauts et surtout les bas par lesquels il était passé.

    - Mais pourquoi pas, peut être que je vais décider de rester à Ocean Grove et qu'elle m'y rejoindra. Il ne comptait pas là dessus, après tout comment pouvait-il demander à Darla d'abandonner ses études de médecine pour lui ? Ca en était ridicule. Mais maitenant qu'il avait remit les pieds dans le quartier, il se souvenait pourquoi il avait tant aimé y vivre, et pourquoi partir étudier le droit à l'université de Columbia avait été une rude épreuve pour lui. Bien sûr, à l'époque, l'attitude de Tammy avait fortement contribué à l'éloignement.

      Août 2001. N°1868, Apple Road. Miami, Floride, USA.

      Maât enfonça le bouton de la sonnette et comme il s'y attendait, ce fut Tammy qui lui ouvrit la porte. Depuis leur rupture voilà quelques semaines, l'atmosphère était glaciale bien que le fait d'être voisins leurs obligeaient de croiser presque tous les jours.
      - Qu'est-ce que tu veux Maât ?
      - Rassure-toi je ne suis pas venu pour te faire perdre ton temps. J'ai quelque chose à t'annoncer.
      Il était exité de révéler cette nouvelle, mais il appréhendait la réaction de son ex-petite-amie. Toutefois, il lui avait fait une promesse : il lui dirait la nouvelle une fois qu'il aurait reçu l'enveloppe. Et Maât tenait toujours ses promesses.
      - Je t'écoute.
      - J'ai eu la réponse de l'université de Columbia. Tu sais je t'avais promis que je te tiendrais au courant dans la minute qui suivrait l'ouverture de cette lettre...
      Il lui tendit l'enveloppe ouverte. Sans ajouter un seul mot, Tammy la prend entre ses doigts, sortit la lettre et la parcourut, lisant dans sa tête. Maât s'attendait à une réaction de la jeune fille, mais il n'en fut rien. Une fois sa lecture terminée, elle remit le papier dans son enveloppe et la rendit à Maât.
      - Bien... Félicitations ! J'imagine que c'est ce que l'on doit dire dans ces circonstances. Je suis fière de toi, tu vas surement devenir un grand avocat comme tu l'as toujours voulu.
      - Je... Oui... Merci... Bon bah salut.
      - Salut.
      Maât était déboussolé. C'était tout ? Il lui annonçait son admission à l'université de Columbia, et de se fait son départ de Miami pour NYC et c'était tout ce qu'elle trouvait à dire ? Ce fut trop pour le jeune homme, il tourna les talons et partit. Maintenant, il la haïssait. Certes ils avaient rompu mais elle aurait au moins pu montrer un minimum de joie ou de tristesse pour lui. Rien. Ce jour là, il eut la confirmation que Tammy Hunkerfield n'était qu'une égoïste, qui ne pensait qu'à elle et à elle seule.
      En réalité, il ne sut jamais qu'une fois la porte refermée, Tammy s'appuya dos à celle-ci et se mit à pleurer toutes les larmes de son corps...

    Retour au présent (...) Sortant de ses pensées et ses souvenirs, Maât écouta la jeune femme vanter ses mérites professionnels. Il ne doutait pas qu'elle aurait pu travailler dans le mannequinat mais en effet, il ne l'aurait pas vu mannequin. Elle avait trop de cervelle, trop d'ambition pour ça. Maintenant qu'il y pensait, la voir dans le rôle de l'agent immobilier sexy n'était pas incohérent avec la personnalité de Tammy. Elle devait vraiment être douée dans ce domaine -dans l'immobilier hein !

    - Oh dans ce cas je pense que c'est avec toi que nous -Rhys, Victoria et moi- devrons voit concernant les droits de succession de la propriété de notre grand-père. Maât nota le sourcil relevé de Tammy. Ouais, il nous a laissé la maison, à tous les trois. On ne sait pas encore ce qu'on va en faire, d'où ma présence à Ocean Grove. Cette succession a été une surprise. On verra, pour le moment je n'ai pas la tête à y penser même s'il va bien falloir déterminer ce qu'on fait de cette maison. Je me vois mal vivre avec mon frère et ma soeur ici. Ca fait trop longtemps que je suis indépendant.
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Message(#) Sujet: Re: [famille Hunkerfield] « Y'a pas à dire, certains savent faire une entrée remarquée » (terminé) Jeu 7 Mai 2009 - 22:47

    Rester à Ocean Grove...

    Ses mots, elle les répéta, avec presque une lenteur anormale, comme si elle enregistrait la nouvelle. La rouquine humecta ses lèvres, ce qui était un de ces tics qui la trahissaient. Ceux qui la connaissaient bien savaient que ce signe la dévoilait perplexe et surtout en pleine "réflexion" pour un but inconnu. Pas forcément le meilleur des buts, mais ne cherchons pas à voir le mal partout.

    Tu crois que c'est une bonne idée ? Avec la mort de Tiggs ? Faudrait être fou pour venir s'installer ici. Ocean Grove vit peut être ses derniers instants de tranquilité, qui sait.

    Et la vérité de cette phrase atteignait des sommets, à un point insoupçonné... Son idée, c'était juste ... d'éloigner Maât de tout ça, de le repousser ailleurs. Il était parti. Ca faisait longtemps qu'il avait quitté ses pensées, son "monde" à elle et son environnement pour ne plus y reparaître qu'à de rares occasions - les fois où Jho' la suppliait d'aborder ce sujet qui l'irritait -. Et pourquoi aurait-il eu le droit de revenir ? Elle n'en avait pas envie. Même si ce qu'elle ressentait actuellement ressemblait à ce qu'on éprouve en compagnie d'une personne qu'on apprécie. Pas un ami. Tammy ne savait réellement pas le sens de ce mot. Elle connaissait des gens, les aimait plus ou moins. Mais l'amitié... C'était une notion abstraite.

    Et ca ne changeait rien. Maât était parti.

    Les souvenirs embuaient son esprit un instant, alors qu'elle se souvenait de sa propre silhouette d'adolescente, pitoyablement effondrée à terre, ses mèches balayant son visage et les larmes roulant, laissant des trainées noires comme de funestes sillons sur ses joues rougies. Bon dieu qu'elle avait détesté l'annonce de ce départ. Elle l'avait su, elle l'avait toujours su au plus profond d'elle-même. Mais en ce temps là, le nombre de chocs à encaisser avait été trop important... Beaucoup trop important. Et elle avait craqué.

    Maintenant ? Maintenant ca n'avait plus rien à voir. Elle n'était plus la Tammy d'avant. Et ils le savaient tous. C'était cette femme rebelle et forte, sans pudeurs et sans honte, je-m'en-foutiste, audacieuse et odieuse. On était loin de tout ça, et il fallait qu'on en reste.

    Jonglant cette fois-ci avec l'éponge, la rouquine fit quelques pas avec ses talons, s'appuyant contre le capot et se trouvant maintenant aux côtés de Maât, qui lui annonçait la joyeuse nouvelle : elle allait revoir la famille Blythe au complet pour son boulot ! Cache ta joie, ma chérie. Un rictus à la fois amer et au comble de l'hypocrisie naquit sur ses lèvres, donnant naissance à un air aussi sincèrement réjoui qu'après avoir avalé un sac de citrons verts. Le choc la fit même taper sur le capet du monospace avec l'éponge dans un bruit mousseux, et Tammy parla d'une voix qui sonnait presque réjouie et charmante. Elle était si bonne menteuse.

    Ouais.. Une grande maison à habiter se vendra vite et bien, tu sais. C'est pas le genre de choses qui n'attirent pas les gens, bien au contraire. Et puis j'ai déjà un gros client qui serait très interressé, j'en suis sûre - un espèce de cinquantenaire avec une bedaine comme ca Elle accompagna ses mots d'une mimique au ventre bourrée de thunes -.

    Sa dernière phrase sonnait plus comme une provocation de sa bouche; surtout au vu de l'innocence qu'elle utilisait. Elle croisa les bras et reposa son regard vert-noisette sur Maât, sans même sourire - ce qui était presque déstabilisant tant elle semblait ne pas mentir sur ce coup-ci -.

    En tout cas.. Souvenirs, souvenirs.
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Message(#) Sujet: Re: [famille Hunkerfield] « Y'a pas à dire, certains savent faire une entrée remarquée » (terminé) Dim 10 Mai 2009 - 2:44

    HJ On va peut être songer à terminer ce topic, pour en faire un autre qu'en penses-tu ? Smile

    DJ - Mais pourquoi pas, peut être que je vais décider de rester à Ocean Grove et qu'elle m'y rejoindra.
    - Tu crois que c'est une bonne idée ? Avec la mort de Tiggs ? Faudrait être fou pour venir s'installer ici. Ocean Grove vit peut être ses derniers instants de tranquilité, qui sait.
    Etrangement, et sans que Maât sache quoi répondre à cela, il se sentit blessé par la réponse de Tammy. Certes, cela faisait maintenant des années qu'ils ne s'étaient plus vus ni parlé mais avec le ton que son ex-petite-amie avait utilisé, il avait eu l'impression que justement, elle ne voulait pas qu'il reste dans le coin, comme si elle voulait qu'il reste le plus loin possible d'elle. Evidemment, comme tous les hommes, Maât ne pensait pas un seul instant que peut être le statut de voisine serait délicat pour Tammy qui avait prit l'habitude, depuis le temps, de ne plus s'engager avec les hommes et de les laisser hors de sa vie une fois la nuit -ou plusieurs pour les chanceux- passée en leur compagnie.
    - Oui j'ai entendu parlé de cette histoire de la mort d'un des habitants. Si je me souviens bien, c'est lui qui s'occupait de l'immobilier à Ocean Grove non ? La fin de sa phrase fit tilte dans son esprit. Oh je viens de comprendre, tu as récupéré son exclusivité sur le quartier n'est-ce pas ?
    Il la regarda avec un sourire. Décidemment, la vie souriait à Tammy Hunkerfield.
    - Quoi qu'il en soit, je ne porte pas vraiment d'attention à cette histoire de peut-être-meurtre. Je trouve toujours le quartier aussi plaisant et seul l'avenir nous le dira mais après tout je me vois bien revenir à Miami et y vivre ! Un autre sourire sur ses lèvres.

    - Une grande maison à habiter se vendra vite et bien, tu sais. C'est pas le genre de choses qui n'attirent pas les gens, bien au contraire. Et puis j'ai déjà un gros client qui serait très intéressé, j'en suis sûre.
    - En toute honnêteté je ne pense pas qu'on va décider de la vendre. Elle est dans la famille depuis deux générations maintenant et puis ma sœur a toujours grandi à Ocean Grove. Je ne pense pas qu'elle donnera son accord pour une quelconque vente. Et pour être tout à fait franc, Maât ne se sentait pas prêt à vendre la maison de son enfance. Il n'était absolument pas matérialiste, il avait prit l'habitude de vivre avec le minimum, pas de bibelots ni de "conneries" dans le genre. Comme si, s'il avait besoin de partir précipitamment du jour au lendemain, il pourrait le faire sans problème, sans rien laisser de précieux derrière lui.

    C'est alors que grâce à cette conversation, Maât réalisa qu'effectivement, il ne voulait pas quitter Ocean Grove maintenant qu'il y était revenu. Il avait prit l'avion dans l'idée de rester à Miami pour quelques jours, histoire d'organiser l'enterrement, de régler les détails de succession et d'enterrer son grand-père auquel il tenait temps. Mais aujourd'hui, maintenant que le principal était réglé, il se retrouvait avec la proposition de devenir vice-président d'Events Blythe Compagny, l'entreprise familiale d'évènementiel de son père, entreprise qui comptait s'étendre en Australie puis peut être sur tout le globe. C'était une opportunité qui demandait réflexion. De plus, depuis les quelques jours qu'il passait dans la maison de son enfance, il réalisait qu'il s'y sentait terriblement bien.
    - Bien quoi qu'il en soit, je vais devoir te laisser, j'ai des choses à faire et je voudrais avoir une conversation avec Rhys et Victoria...
    Oui, cette conversation permit à Maât de réaliser à quel point il était attaché à Miami et à ses alentours, et qu'il était peut être prêt à entreprendre quelques changements dans sa vie.
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Message(#) Sujet: Re: [famille Hunkerfield] « Y'a pas à dire, certains savent faire une entrée remarquée » (terminé) Dim 10 Mai 2009 - 11:01

[ Pas de souci x), ce sera mon dernier post, tu pourras clore si tu veux ;p ]


    Oui, la vie lui souriait de plus en plus. Quoiqu'apparemment, elle avait des fois envie de lui faire la grimace, comme ces derniers jours, et comme ce matin-même où elle se retrouvait en short-bikini-talons aguicheurs devant son ex. De quoi vraiment modifier l'image qu'elle lui avait laissé dans le passé, haha... Haussant les épaules à ses propos enjoués à l'idée de revenir vivre dans le quartier de leur enfance, la rouquine lança l'éponge dans le seau plus loin sans le rater - le "plouf" indiquant qu'elle avait bien visé sa cible -.

    Comme tu voudras, Maât. C'est ta vie et j'imagine que tu la gères comme un chef d'orchestre.

    Une partie d'elle-même redoutait ce qui allait advenir de la suite des évènements. Toute la famille Blythe serait définitivement de retour ici. Et bien qu'ils habitaient non loin l'un de l'autre, la distance entre eux était déà physiquement trop petite pour Tammy. Il allait falloir... improviser en fonction des comportements de la petite famille. Le grand frère n'était pas encore trop haineux envers elle apparemment, bien sûr elle se doutait que des restes de colère et de remords devaient errer dans son esprit. Avec un peu de chance, il finirait par ne plus avoir envie de la revoir, ca serait bien.

    Et de l'autre côté, Tam' sentait en elle - et bien malgré elle, dans un sentiment presque de dégoût - qu'elle était contente de revoir ce visage familier. Ce qui était bien trop rare pour qu'on daigne le mentionner. Non, elle n'allait certainement pas lancer une de ces phrases typiquement nunuches et émouvantes à souhait au beau brun quand il aurait les talons tournés, dans le genre : " Tu nous as tous manqués ici ! ". Déjà parce que Tammy ne savait pas ce qu'il en était pour les autres habitants d'Ocean Grove, et parce que la vie aurait été beaucoup plus simple si cette phrase était vraie à 100%.

    Je te souhaite pas un bon "ré-emménagement", tu vas l'entendre assez de fois pour avoir envie d'éclater la tête de ton voisinage contre la facade de ta maison. Ca serait dommage de la salir dès le début.

    Elle ne manquait de toute manière pas de répartie et d'amusement, puisqu'à nouveau un sourire malicieux pointa sur ses lèvres. A nouveau Tammy était redevenue légère et ingrate, infecte et insolente comme dans ces bons jours où tout allait bien, où le monde respectait ses désirs et s'appliquait ardemment à les réaliser. Pivotant sur ses hauts-talons qui à nouveau claquèrent dans un bruit féminin et arrogant, la rouquine suspendit sa marche un instant cependant, et jeta un coup d'oeil par dessus son épaule, laissant entendre d'une voix plus basse mais néanmoins audible - et sérieuse sur ce coup-ci - quelques mots qui la surprenaient elle-même.

    Au fait ... Mes condoléances, Maât.

    Et puis plus un mot de la part de la jeune et jolie laveuse de voiture, qui retournait à sa décapotable pour l'inonder d'un coup d'éponge vigoureux et se remettre à ses occupations. Elle frottait avec énergie. C'était sûrement comme ça qu'on faisait mine de ne pas entendre ce qu'il répondrait, s'il répondrait. Et c'était aussi comme ca qu'elle allait se changer les idées. Elle détestait cogiter, car ce genre de pensées revenait à se remettre en question, ce qui n'était pas encore dans ses habitudes.

    Peu importait. Cette après-midi resterait brouillée par une nouvelle carte dans le jeu : Maât Blythe.
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Message(#) Sujet: Re: [famille Hunkerfield] « Y'a pas à dire, certains savent faire une entrée remarquée » (terminé) Dim 10 Mai 2009 - 12:41

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Message(#) Sujet: Re: [famille Hunkerfield] « Y'a pas à dire, certains savent faire une entrée remarquée » (terminé)

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[famille Hunkerfield] « Y'a pas à dire, certains savent faire une entrée remarquée » (terminé)

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