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 [Famille Rundgren] 224, 225, 226... - jovan

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Message(#) Sujet: [Famille Rundgren] 224, 225, 226... - jovan Mer 15 Juil 2009 - 2:00

224, 225, 226... Adossée à un mur, à l'angle d'un couloir, je me stoppais au nombre 226 le temps de reprendre mon souffle dans ma grande cavalcade à travers l'habitation de Rebecca. 226, c'était le double du nombre de minutes depuis lesquelles je m'aventurais en terrain inconnu. 226, c'était également le nombre de portes que j'avais comptabilisé jusqu'à présent ; à raison de trois portes par pièces, je venais de découvrir 72 salles. D'ailleurs, les salles en elles-mêmes étaient très hétéroclites : il y avat eu de tout, de la salle à manger, salle de bain, jusqu'à des cabinets de travail, des bibliothèques, des vidéothèques ; en passant par des salles emplies de machines à barbe-à-papa, ou de salles de bains spécifiques aux pieds sales, ou enfin des pièces remplies de figurines et de tableaux de chasse. Ma première exploration remontait à quatre ans et demi, lorsque j'avais investi l'hôtel de Rebecca. Depuis, ayant essayé avec plus ou moins de succès de m'habituer à ma nouvelle vie, je n'avais pas trouvé l'occasion de remettre les pieds dans ces lieux désertés depuis belle lurette. A vrai dire, l'hôtel de Rebecca comportait une vingtaine d'étages; et, bien entendu, toutes les pièces ne pouvaient pas être utilisées à leur potentiel maximum.

Mais, plus que tout autre chose, ma motivation première était le silence. J'avais jusqu'à présent toujours étudié dans le calme de la bibliothèque de l'université de Miami; c'était les vacances, je n'y avais désormai plus accès. Et le bruit causé par les travaux de la maison d'en face n'incitaient absolument pas à la concentration. Or, si un tel cas venait à se reproduire en période scolaire (pire, durant mes partiels !) je savais que je serais bien contente de pouvoir retrouver une pièce calme, à l'écart de toute agitation floridienne. J'avais donc entrepris ce projet important à mes yeux. Ce fut également l'occasion d'une dispute particulièrement frappante entre Rebecca et moi.

A l'occasion d'un diner où je lui fis part de mon initiatve, Rebecca fronça le nez, signe évident que cette idée ne l'emballait pas autant que moi. Elle essaya tout d'abord de m'en dissuader par la manière douce : je devais bien avoir des amies à qui rendre visite, un petit ami à aller bécoter, bref des choses plus importantes que de m'occuper à de telles futilités. Il ne s'agissait, après tout, que de tâches subalternes qui se devaient d'être accomplies par des subalternes. C'était la phrase à ne surtout pas dire. Je le lui fis clairement comprendre; le repas se termina dans une froideur absolue. Cependant, le lendemain, Rebecca avait eu l'air de se faire à l'idée (elle savait que je pouvais être aussi têtue qu'elle dans certaines occasions). Elle était venue me trouver, pour m'annoncer qu'elle m'avait engagé un homme à tout faire afin de m'aider dans ce déménagement. Pour aller plus vite. Pour me surveiller. Comme une furie, je récriminais contre la présence de cette nounou. Rebecca cherchait-elle à me surveiller ? pour mieux me contrôler ? Cette idée me rendit folle de rage et, Rebecca n'étant pas revenue sur sa décision, e décidais de faire enrager son homme de main au possible.

A l'heure prévue, je descendis les trois étages que j'avais explorés, et je me rendis jusqu'au hall d'entrée. Un homme, pas très vieux, attendait à la grille l'autorisation d'entrer. D'une voix que je tentais de rendre la plus froide possible (cela ne marcha pas, j'étais bien trop remontée pour cela !), je lâchais abruptement :

"Ah. C'est vous. Entrez."

Puis, sans lui laisser l'occasion de prononcer un seul mot, je tournais les talons : le message était on-ne-peut plus clair : je ne voulais pas de la présence de ce chaperon importun. Et j'allais tout faire pour le lui faire comprendre.
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Rundgren] 224, 225, 226... - jovan Sam 18 Juil 2009 - 20:52

Il y a quelques minutes

Jovan s'était préparé pour partir travailler. Il avait mis les même habits qu'il mettait, pour aller au bar. C'était sa façon à lui de se cacher, de ne pas laisser planer le doute sur ces activités, afin que l'esprit de sa grand-mère ne se pose pas trop de questions. Il avait même terminé la vaisselle, et avait filé en vitesse.
- Bye Mamie, je file!
- A plus tard Jo'
Sur ce, il s'était lancé, prêt à foncer, histoire de ne pas être en retard. Il s'était dépêché de prendre une petite veste, avait ouvert la porte à la va-vite, et l'avait d'ailleurs laissé claquer derrière lui. Ce fut en arrivant sur le trottoir, qu'il tomba nez-à-nez avec Lucio. Ce cher Lucio.. Sûrement l'amant de sa grand-mère pendant des années, et qui, aujourd'hui que la voie était libre, venait passer beaucoup de temps avec elle.
- Jovan ça va?
- Ah bonjour. Oui, oui, je suis en retard, je vous laisse, je vais bosser.

Il ne s'attendait pas à une autre réponse hormis à un "d'accord', ou un "à plus tard alors". Il était d'ailleurs déjà en train de filer, quand la voix de ce bougre Lucio retentit.
- Hey Jovan! Je sais que tu n'as plus de boulot.
Il s'était alors arrêté. Comment avait-il été au courant? Les gens jasaient? Ou alors, il connaissait son patron? Ou du moins ex-patron? Il se retourna vers lui, et se rapprocha de lui.
- Si vous pouvez ne pas le dire à Mamie.. Ca lui évitera bien du soucis.

- Comme tu voudras. Mais elle finira par le savoir si ce n'est pas nous qui lui disons.

Après avoir échanger quelques autres banalités, Jovan avait repris son chemin. Il pensait bien que Lucio ne dirait rien. Il avait vécut pendant des années dans l'ombre du grand-père de Jovan, et avait passé toutes ces années à se cacher. c'était un homme de l'ombre, et il s'en fichait sans doute royalement d'entrer dans la lumière. Il détestait lui-même les ragots. Alors, ce n'aurait pas été lui qui balancerait Jovan.

A cet instant

Il n'avait pas mit longtemps pour arriver chez la dame qui l'avait demandé. Une certaine Rebecca quelque chose. Il ne se souvenait plus de son nom de famille. Peu importe, il se contenterait d'un "bonjour madame" bien poli, histoire de bien se faire voir, et histoire qu'elle puisse le recommander à d'autres personnes.
En arrivant juste devant la maison -où devrais-je dire demeure-, Jovan se demandait qui pouvait bien habiter ici. Il y voyait plutôt une famille pétée de tunes avec au moins quinze enfants, tellement, elle était grande. Mais il savait -parce qu'il n'habitait guère loin- que c'était une vieille dame, et sa petite-fille. Il sonna donc, attendant patiemment et gentiment à la grille de la maison. Il était pile juste l'heure. C'était parfait: arriver à l'heure donnait l'impression qu'on était ponctuel (ahaha trop nul ça xD)
Il n'attendait pas longtemps avant qu'une jeune fille, d'environ 18-19 ans arriva à son tour. Elle lui répondit aussi gentiment qu'une porte de prison qu'il pouvait entrer. Même pas un bonjour. Il fallait bien avouer qu'elle ne semblait pas très heureuse de sa présence. Enfin c'était les filles.
Desfois, elles pouvaient être sympathiques, souriantes, et tout, et d'autres jours, elles peuvent vous tirer une gueule de 400 c*ls.. Ah cette Dame Nature (xD)
Pour lui montrer qu'au contraire, lui était motivé, et qu'il n'avait pas l'attention de partir, Jovan répondit.

" Bonjour Mademoiselle."


Il attendit quelques instants, entra dans le jardin, et regarda tout autour de lui. Ca avait l'air d'être bien entretenu. Comment une mamie pouvait aussi bien entretenir une maison? Ses yeux furetaient partout. Il se reprit alors, et regarda la jeune fille. Avec un grand sourire, il ajouta.

" Alors, il parait qu'on doit faire du tri? On commence par où? "


Allez allez, hop hop, au boulot!
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Rundgren] 224, 225, 226... - jovan Mar 11 Aoû 2009 - 11:07

Spoiler:
 

Hm. Je pinçais les lèvres, désapointée. S'il commençait avec un grand sourire, les choses allaient aller plus doucement que je n'espérais. Or, j'étais vraiment énervée contre Rebecca. Oui, Rebecca. Je commençais à étouffer, et j'attendais avec impatience de pouvoir retrouver mes parents. Ou m'enfuir. En Angleterre. En Chine. En Egypte. En Sibérie. Peu importait, elle m'étouffait tellement ! Rien que d'avoir pensé que j'étais incapable de me débrouiller toute seule pour débarasser une pièce banale me mettait les nerfs à vif. Je n'étais, après tout, plus une gamine qu'elle pouvait modeler et surveiller à sa guise.

" Alors, il parait qu'on doit faire du tri? On commence par où? "

Je ne desserais pas les lèvres, tandis que d'un signe de la tête je l'invitais à l'intérieur. Inviter était bien entendu un mot fort, puisque je n'espérais qu'une chose : qu'il s'en aille. Mais je ne pouvais pas l'empècher de faire ce pour quoi Rebecca l'avait engagé. J'avais donc décidé de lui faire passer un aussi mauvais moment que celui que je vivais; et de terminer en quatrième vitesse la chose pour laquelle j'avais été tellement enthousiasmée à peine vingt-quatre heures auparavant. Je me faisais l'effet d'une petite fille capricieuse, mais c'était malheureusement ma seule arme contre la mère de ma mère. Et tant pis si les larbins engagés par cette dernière devaient en pâtir : peut-être que si elle comprenait enfin que je ne céderais pas, elle me ficherait la paix. Autant rêver.

J'ouvris la porte d'une main décidée, et je dépassais d'un pas vif les pièces du rez-de-chaussée (à savoir, entre autre : la salle à manger, la cuisine, ma chambre) qui auraient gagné à être montrées, tant elles me paraissaient agréables.
Sans laisser le temps au jeune homme de se repérer, je lui fis monter l'escalier à ma suite. Une vingtaine de marches, à peine. Nous passâmes devant une porte entr'ouverte, la bibliothèque. Magnifique. Des centaines de livres entreposés sur les étagères, entre deux esquisses. On ne pouvait pas lui enlever ça : Rebecca avait du goût, c'était indiscutable.

Nous nous trouvâmes finalement devant une porte en bois, toute simple, quoi qu'un peu plus petite que les autres. Elle était moins voyante, moins tout ce qui se trouvait dans cette maison. Les deux fenêtres de l'intérieur, portaient côté jardin. C'était pour cela que je l'avais choisie. À l'écart de tout ce qui faisait de ce quartier ce qu'il était. Autre.

J'ouvris la porte; et, immédiatement, une odeur de poussière me monta à la gorge, me faisant plisser le nez afin de m'empêcher d'éternuer. Je cherchais à tatons l'interrupteur, que je mis un certain temps à trouver : je n'étais pas familière de cette pièce. Je comptais le devenir.
À l'intérieur, une dizaine de meubles à tiroirs disposés sans ordre aucun, deux-trois tablettes. Pas trop lourds à porter, me semblait-il. J'espérais ne pas me tromper. Entre les meubles, dans les tiroirs, par terre, sur les tiroirs, les uns sur les autres, des bibelots de tous âges, tailles, et de toutes provenances. Je remarquais un awalé plein de poussière, en provenance de Cote d'Ivoire (si ma mémoire sur l'origine de cet objet s'avérait exacte). Accroché au mur par un vulgaire clou et à la file sur un seul mur, une dizaine de masques africains. Entre un arc pour enfants sans flèches, et un circuit de train électrique, une paire de tabla indienne. Je me trouvais comme une enfant découvrant la caverne au trésor. Raison pour laquelle j'aurais préféré passer ce moment seule, et non le partager avec un inconnu. En plus de l'histoire de confiance de Rebecca, bien entendu.

"Commencez par débarasser les bibelots qui se trouvent sur les meubles. Vous les poserez dans un coin, peu importe; puis, vous transporterez les meubles dans le couloir."

Je m'adossais au chambranle de la porte, le regard perçant. Ma première impulsion avait été de le laisser faire. Seul. Je laissais cette impulsion me dominer durant cinq minutes, avant de réaliser que ce n'était pas mon caractère. Absolument pas. C'est pourquoi je me dirigeais vers une table de nuit, et que je posais par terre dans un recoin lampe de chevet, cinq livres empilés les uns sur les autres. Je m'attelais enfin au meuble le plus proche, pour continuer la tache que je m'étais fixée : faire de cette pièce ma pièce.
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Rundgren] 224, 225, 226... - jovan Jeu 13 Aoû 2009 - 22:28

HJ/ aucun soucis :D
De toute façon, je la voyais comme une super grande maison^^

Jovan ne pouvait qu'admirer son talent pour essayer de passer inaperçu. Elle ne semblait pas avoir très envie d'entamer une conversation. A croire que faire ce qu'elle devait faire avec un fantôme aurait été tout aussi utile. Elle préfèrait utiliser un simple hochement de tête plutôt que d'ouvrir sa bouche pour dire les deux mots "suivez-moi". Elle était plutôt contrariée, et Jovan ne voyait pas vraiment pourquoi. Quelle genre de fille se plaindrait d'avoir deux bras supplémentaires pour débarasser une maison? Aucune d'après ce que Jovan pensait. Mais apparemment, une. Cette fille ne semblait guère heureuse d'avoir un homme à tout faire rien que pour elle.

La suivant, Jovan dû entrer dans la somptueuse demeure. Il ne savait pas vraiment quelle était la profession -ou plutôt quelle avait été la profession- de la mamie qui habitait ici, mais en tout cas, elle devait gagner pas mal sa vie. Ou alors, elle était née dans une bonne famille. Ils se mirent en marche, et passèrent dans un dédalle de couloirs, et de pièces. POur finalement, arriver à un escalier, qu'ils durent monter. Pour une fois, Jovan y alla doucement. Lui qui d'habitude montaient les escaliers deux par deux, prennait son temps. Le décor tout autour était magnifique. Ils avaient du gout, c'était certain. Quoique le jeune Lennon ne se voyait pas y vivre, il pouvait admirer.

Enfin la jeune femme s'arrêta devant une porte en bois. Se demandant bien ce qu'il pouvait y avoir comme chantier derrière cette porte, Jovan était impatient de voir. La maison était ordonnée, bien rangée, et très propre. Alors, honnêtement, il se mettait à douter qu'il puisse y avoir dans cette demeure un quelconque endroit où tout serait entassé.

Elle ouvrit alors la porte, cherchant à taton l'interrupteur. Jovan la laissa faire, la regardant, et constatant qu'il y avait effectivement un endroit où la poussière n'était jamais faite: cette pièce. Grâce à la lumière du couloir, il voyait la jeune fille tenter de ne pas éternuer, plissant le nez.
Elle trouva enfin l'interrupteur, et la lumière jaillit. Jovan entra alors dans la pièce, et sentit de suite cette odeur acre de poussière. Mais il vit surtout une belle caverne à jouets. Sur des meubles se trouvaient tout ce qu'un enfant, ado ou grands enfants pouvaient chercher. Et des objets aussi dont Jovan ignoraient d'où ça venait. En entrant dedans, il ne put s'empêcher de dire.

" C'est la caverne d'Ali Baba ici.."


Là, la jeune fille lui demanda de débarasser d'abord les objets, et enfin de finir avec les meubles. Sur ce, elle alla se placer dans un coin, et le regarda.
A ce moment-là, Jovan se dit que ça allait être une longue, longue journée. Elle contait le regarder sans mettre la main à la pâte? Bah tiens.. Encore une fille à Maman.

Il s'avança alors vers une étagère où s'entassaient de nombreux bibelots en tout genre. D'une statuette d'éléphant, à un petit ange. Des encyclopédies. Même une carte d'une certaine Rose. Il prit tout ceci, et les posa dans le coin de la pièce qu'elle lui avait indiqué. Il faisait ainsi de nombreux allées et retours, les bras chargés d'objets. Il en était à son cinquième retour, quand la jeune fille se décida au final à lever le petit doigt, et à l'aider. Tant mieux..
Prenant alors avec attention une encyclopédie, Jovan demanda à la jeune fille.

" Elle voyageait souvent votre grand-mère? "

Il entamait la conversation comme il pouvait. En même temps, il était bien curieux de savoir si c'était des cadeaux ou si c'était ce qu'elle avait ramassé au fils des ans. Il faut dire qu'elle n'était pas toute jeune aussi. Ou peut-être avait-elle un prétendant capitaine d'un bateau. Jovan s'égarait dans ses pensées. Il prit alors l'encyclopédie d'une main -et ce qu'elle était lourde-, et prit quelques autres bouquins au-dessus, pour ensuite se rendre de nouveau dans ce petit coin de pièce où tout s'entassait déjà.
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Rundgren] 224, 225, 226... - jovan Sam 15 Aoû 2009 - 12:18

Oui. C'était stupide, n'est-ce-pas ? Quatre bras, du temps en moins de perdu. Mais, je suppose qu'inconsciemment, cette caverne au trésor, j'aurais voulu l'explorer seule. Ce sentiment me semblait légitime, du au fait que.. (ce fut à cet instant précis que je me rendis compte que je ne connaissais pas son nom - d'ailleurs, je ne lui avais jamais demandé) que le jeune homme employé par ma grand-mère ne faisait pas parti de ma famille. Une sorte d'intrusion illégitime. Et, pour le coup, qui n'aurait pas été nécessaire. Disons que ça enlevait une grande part de magie. À cause de ma grand-mère.
Je débarassais machinalement une paire de chaussures roses ayant appartenu à un bébé, la posais dans un coin. Mes bras travaillaient tous seuls; et, plus mes pensées tournaient dans ma tête, plus je me rendais compte des fausses notes que j'y avais rajoutées : X, quel qu'il soit, n'était absolument pas concerné par la querelle que j'entretenais avec ma grand-mère, qu'elle soit légitime ou non. Plus je ressassais ces mêmes pensées, plus je me rendis compte que -et ceci depuis le début- je me trouvais complètement à côté de la plaque. Et, quand bien même j'aurais des comptes à régler avec Rebecca, ce n'était pas du tout la meilleure manière de le faire.

En plus de tout cela, côté caractère, je n'avais pas du tout l'habitude de m'énerver sur des personnes qui ne m'avaient rien fait, ou de leur reprocher quoi que ce soit. Ce qui venait de se produire en attestait : j'avais tenté la froideur coutumière des jeunes filles gâtées; un quart d'heure plus tard, des excuses roulaient sur le bout de ma langue, sans que je sache m'y prendre pour les exprimer. Je me concentrais donc sur la tâche que je m'étais imposée.
Sous mes doigts, soudain, apparut un cadre en verre. Il était brisé; et, la photo en noir et blanc qui s'y trouvait, froissée et jaunie en maints endroits. Je fronçais les sourcils : plus que tous les autres bibelots qui se trouvaient dans cette pièce, cet objet se rapportait directement à ma famille et, en cela, me semblait mille fois plus cher à mes yeux que le reste. L'idée que les membres de ma famille n'apparaissaient pas sur la photo ne me traversa pas l'esprit une seule seconde; comme si un sixième sens me le faisait ressentir.

" Elle voyageait souvent votre grand-mère? "

Je redressais la tête, fixais le jeune homme un instant, un peu perdue. Puis, retrouvant enfin mes repères, je secouais la tête négativement avant d'expliquer :

"Pas vraiment. Rebecca est ce que l'on pourrait appeler une mondaine. Si elle doit voyager, ce sera au bord de plages ensoleillées où elle sera sûre de retrouver d'autres femmes d'Ocean Grove."

Une pause.

"Je suppose que c'est le frère aîné de ma grand-mère, je sais qu'elle était très attachée à lui. Il était officier dans la marine marchande."

Notez que le "je suppose" sous-entend que je ne fais, justement, que supposer. Ce qui est drôle, par ailleurs, dans une famille qui se veut aussi unie que la nôtre, c'est que beaucoup de choses relatives à notre histoire personnelle sont enfouies. Tout ce qui se rapporte à des faits, bien sur, ne peuvent pas être contestés : mon grand-oncle était officier dans la marine marchande. (là, ça se corse: ) C'est lui qui t'a ramené tous ces souvenirs ? - Peut-être. Ca t'a fait plaisir de les reçevoir ? - Pas de réponse.

Mais je charrie. J'appelle ma grand-mère par son prénom, parce que je ne me sens absolument pas proche d'elle. Rebecca cherche à rallonger mon prénom en Livonia, ce qui est contraire au choix de mes parents. Bref, tout va pour le mieux; parce que, malgré tout, on arrive à cohabiter sans trop se taper sur les nerfs. Mue par une impulsion subite, je retirais le bout de papier du cadre, et le pliais avant de la ranger dans ma poche : pas envie de le perdre entre deux déplacements. Puis, je demandais, tandis que je transportais à nouveau une nouvelle brassée de bibelots dans le coin qui ne cessait de s'aggrandir :

"Tu préfèrerais reçevoir ces cadeaux, ou bien les envoyer ?"

Notez le passage du vouvoiement au tutoiement. Parce que.. parce que si on doit rester la demi-journée enfermés dans cette pièce, autant.. oui, autant éviter de se tirer dessus à tout bout de champ. Et puis, il n'a pas l'air si... désagréable que ça.
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Rundgren] 224, 225, 226... - jovan Dim 16 Aoû 2009 - 17:43

Depuis le moment où Jovan entama la conversation, ses pensées virevoltaient sur ce que cette femme aurait pu avoir comme relations. Pour une personne, certes âgée, elle avait accumulé beaucoup d'objets, qui soyons réalistes, n'étaient pas tous utiles. La preuve, cette pièce entière était remplie d'objets, de décorations en tout genre. Peut-être que certains avaient servi -comme ce couffin-, mais d'autres n'avaient sans doute jamais été utilisés -comme ce jeu là, un peu plus loin.
Avant de savoir enfin la réponse, l'esprit de Jovan volait dans tout les sens. Elle avait peut-être fait le tour du monde plusieurs fois, achetant dans chaque pays un souvenir. Elle avait peut-être été la femme d'un capitaine. Cette deuxième possibilité faisait toujours rêver Jo'. Lui-même, petit, avait voulut être capitaine d'un navire. Il se voyait déjà, voguant dans tous les océans, échappant aux pirates, et amenant le beau monde en croisière. Seulement la réalité de la vie avait été tout autre, et il se devait maintenant de ranger une pièce remplie pour gagner un peu sa vie.

La réponse fut vite donnée, coupant court à toutes les pensées de Jovan. Ainsi donc, elle faisait parti du beau-monde. En même temps, c'était plus qu'évident quand on regardait la belle batisse qu'ils avaient à Lemon Street. La jeune fille dit alors que c'était sans doute le frère ainé de sa mamie. Surprit, Jovan qui avait dans sa main encore pleins de livres s'approcha d'elle, et regarda la photo par-dessus l'épaule de la jeune fille. Ce type avait été dans la marine marchande. Encore un qui avait de la chance.
Il aurait bien aimé poser une question sur ce bonhomme, mais parfois parler de la famille à quelqu'un le renforgnait. Et puis, il s'était facilement rendu compte qu'elle aurait été incapable de lui répondre. N'avait-elle pas supposer que c'était son frère? Elle n'en était pas certaine.. Comme quoi, sa grand-mère et son frère aîné ne se parlaient plus (peut-être d'ailleurs était-il décédé).

La jeune fille continua son tri, et Jovan fit de même. Il s'approcha alors du meuble qu'il avait entreprit de déménager, et en sortit alors une grosse boite. Il regarda légèrement à l'intérieur, et vit une collection complète de timbres. Il sourit, et dit à la jeune fille.

" Il y a même une collection de timbres."


C'est à ce moment-là qu'elle lui demanda s'il préfèrait recevoir ou offrir des cadeaux. Dur dilemne. Dans un sens, il aimait recevoir des cadeaux comme tout le monde. Mais d'un autre côté, il aimait bien voir la tête des gens quand c'était lui-même qui offrait. C'était deux façons opposés de voir les choses. Mais il répondit à la jeune fille, tout en posant la boite de timbres par terre.

" Quand j'étais petit, je préfèrais en recevoir. Maintenant je ne sais pas trop. Quand t'en reçois, ce qui est gênant, c'est sourire, et surtout mentir quand un cadeau qu'on t'offre ne te plait pas. T'essayes de ne pas vexer la personne en face de toi."


Il avait noté le tutoyement de la jeune fille, et en était ravi. il se voyait mal passer la journée entière, enfermée dans un endroit poussièreux avec une fille qui ne voulait lever le petit doigt, et qui en plus se montrait d'un autre monde. Mais au final, les apparences sont trompeuses. Elle était peut-être contrarié de sa présence, mais elle faisait un effort pour passer un plus agréable moment.

" Mais quand t'en offres un, je ne sais pas toi, mais moi je galère pour trouver une idée de cadeaux.."


La conclusion était vite faite après réflexion: il préfèrait sans doute en recevoir et mentir, plutôt que de se creuser la tête. Bien entendu, il ne fit part à la jeune fille que de sa réflexion, et non pas de sa conclusion. C'était peut-être enfantin de dire ça, quoiqu'en même temps, c'était plutôt réaliste. Cependant, il préfèrait se taire, et la laisser elle-même réfléchir.

" Et toi? "


Il demanda ça pour continuer à parler, tout en continuant à bosser. Il avait maintenant fini de vider l'étagère. Tout les objets, livres et autres avaient été placé sur un côté. Se demandant alors s'il allait la laisser là ou s'il fallait la bouger, Jovan se retourna vers la jeune fille.

" Dis.."


Il s'interrompit alors. Il ne connaissait pas son prénom. Et interpeller quelqu'un d'occupé sans connaitre son prénom n'était pas une chose facile. Il reprit alors, montrant l'étagère.

" Petite-fille de Rebecca, je la laisse là ou je la bouge? "
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Rundgren] 224, 225, 226... - jovan Ven 21 Aoû 2009 - 22:33

Citation :
L'annecdote McDo avec les fourchettes en plastique est véridique.
Pour ce qui est de la longueur du message, je m'en excuse; j'ai du me laisser entraîner par le plaisir qu'a Liv de discuter avec Jovan ! :D

" Il y a même une collection de timbres."

C'était vrai. Il y en avait toute une collection. De là où je me trouvais, il m'était impossible d'en déterminer la provenance. Cependant, les couleurs un peu fanées, et les formes, m'indiquaient qu'il y en avait beaucoup de différentes provenances. Des timbres.. par association d'idées, je m'entendis marmoner :

"Qu'a-t-elle bien pu faire des lettres ?"

Car s'il y a des timbres, il y a forcément des lettres. Le plus souvent. En tout cas, il n'était pas courant pour moi d'envoyer un timbre sans un petit mot disant qu'on pensait à la personne, ou qu'on lui demandait un service.
Inconsciemment je fronçais les sourcils, tentant de me mettre à la place de Rebecca. Si ces lettres m'avaient été adressées personnellement, je les aurais sans aucun doute gardées dans une boîte - à portée de main (dans ma chambre ?) afin de pouvoir les relire autant que je le souhaiterais.
Cependant, je savais que Rebecca n'aimait pas vivre dans le passé. Son frère aîné était mort (je me souvenais d'une cérémonie funèbre, dans un cimetière, quand j'avais dans les six ans). On m'avait forcée à m'habiller en noir. A venir dans une ville inconnue, à cotoyer des visages inconnus. Alph.. Alfr..
J'avais son nom sur le bout de la langue. Un autre fait rentrait en compte : son frère aîné et Rebecca s'étaient disputés lors d'un de ses retours à Ocean Grove. Dans mon esprit particulièrement fertile, il s'agissait le plus souvent d'une femme ; et pour cause, j'imaginais très bien Rebecca s'énerver sur les fréquentations des personnes de sa famille (elle l'avait bien fait plusieurs fois pour ma mère alors adolescente, pourquoi pas pour son aîné ?). Ils s'étaient quitté en froid. Rebecca était-elle du genre à brûler les lettres envoyées par son grand frère, voir à les déchirer, suite à un soudain accès de colère ? J'avoue n'en savoir rien, Rebecca étant plutôt discrète sur ses relations familiales.

Par exemple, depuis que j'habitais ici, soit cinq ans en avril, il n'avait jamais été question de.. de rien concernant ma mère. Justement. Mon père, sans qu'elle ait besoin d'en parler, je savais très précisément ce qu'elle en pensait. Mais Rebecca avait eu deux filles, dont Shenae - ma mère, l'aînée. A peine si elle prononçait le nom de sa fille cadette, mariée, qui habitait aussi dans les environs de Miami lorsqu'elle reçevait de ses nouvelles.

" Quand j'étais petit, je préfèrais en recevoir. Maintenant je ne sais pas trop. Quand t'en reçois, ce qui est gênant, c'est sourire, et surtout mentir quand un cadeau qu'on t'offre ne te plait pas. T'essayes de ne pas vexer la personne en face de toi."

Un sourire en coin se dessina sur mon visage. La manière dont le jeune homme présentait son idée avait quelque chose de comique. Parce que tout le monde avait été un jour ou l'autre dans ce cas; quand une vieille tante vous offre pour votre anniversaire en avril une écharpe en laine, mettons. Le pire, bien entendu, se présente lorsque le cadeau en question provient d'une personne proche de vous. De certaines personnes, on ne s'attend pas à des cadeaux "intimes". De la part de juste une connaissance, le dernier best-seller ne surprend pas forcément. De la part de ta meilleure amie, un peu plus.

La question avait de quoi intéresser. Je pris mon temps pour y répondre.

"Généralement, pour ce qui est de mes amies, ça vient au cours de la conversation. Lors d'une plaisanterie entre nous. Je me souviens d'un jour où, alors qu'on mangeait au MacDonald et où j'avais pris une salade, le serveur avait oublié ma fourchette. Je me suis fait à haute voix la réflexion qu'il fallait toujours avoir des fourchettes sur soi. Tu sais, en plaisantant." Je jetais un regard en coin au garçon. Il continuait, tout comme moi, à débarasser les meubles de tous les petits bibelots entreposés dessus. "Au final, au cours de je-ne-sais-plus quel échange de cadeaux, elle m'a offert des fourchettes. Même si c'est un objet tout ce qu'il y a de plus ridicule, ça fait quand même plaisir. Parce que ça prouve qu'on s'intéresse à ce que dit l'autre, même si c'est la chose la plus stupide qu'on entende sur terre."

Un nouveau coup d'oeil en coin, un sourire sur les lèvres à l'évocation de ce souvenir. Pouvait-il comprendre ? Il était un garçon, après tout. Pas que je sois particulièrement sexiste (pas du tout d'ailleurs !) mais il existait certaines "coutumes" chez les filles, qui n'ont peut-être pas cours entre garçons.

"C'est pareil pour ce qui est des vrais cadeaux. Je veux dire.. quand on discute, toujours, ou qu'on se balade dans une avenue commerciale. Et que, soudain, on voit l'oeil de son amie pétiller. Là, on sait que ce qu'elle regarde lui ferait plaisir."

Je ne m'étendis pas sur le troisième et dernier cas : lorsque, en passant devant un objet, l'objet en question nous faisait immédiatement penser à telle personne.
Personnellement, je préférais offrir des cadeaux, plutôt que d'en reçevoir - même si le second cas fait bien entendu aussi plaisir. Parce que.. parce que ça voulait dire qu'on avait des amis. Qu'on cherchait vraiment à les connaître, à savoir ce qui pouvait leur faire plaisir - dans mon cas en tout cas.
Et puis, c'était peut-être tout simplement lié à mon caractère, et qui faisait que je préférais en général plus offrir que reçevoir.

" Dis.." Pause. " Petite-fille de Rebecca, je la laisse là ou je la bouge? "

La remarque m'arracha un nouveau sourire, sincère. Comment avais-je fait pour ne pas l'aimer à peine quelques instants plus tôt ? Alors que désormais, je me sentais en totale confiance avec lui. J'allais même jusqu'à lui parler le plus naturellement du monde des membres de ma famille et des liens qu'ils entretenaient les uns les autres, c'était pour dire.

"A part si tu y voie une objection, il me semblerait plus pratique de commencer par retirer tous les objets, puis les meubles." Ton interrogatif. Je m'en remets entièrement à son avis. "Non ?"

Enfin, pour répondre à sa question sous-entendue, je lui expliquais en me renfrognant dans les premières phrases :

"Rebecca s'amuse à m'appeler Livonia. Mais je fais la sourde oreille - j'espère qu'elle finira par comprendre un jour que ce n'est pas mon nom de naissance. Après tout, si mes parents ont voulu m'appeler Liv -et Liv tout court- c'est bien pour rompre cette tradition stupide qui fait que l'on donne des prénoms vieux et composés à la nouvelle génération."

Coup d'oeil interrogateur. Voix timide - ai-je le droit de le lui demander ? Bien sur. Pourquoi pas ?

"Et toi ?"
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Rundgren] 224, 225, 226... - jovan Mar 1 Sep 2009 - 17:39

Lorsque le jeune homme parla des timbres, la petite fille de cette bien nommée Rebecca s'enquit aussitôt de savoir où étaient les lettres. L'esprit de Jovan divagua alors. Il se demandait si faire le tri dans cette salle n'était pas qu'un prétexte pour pouvoir découvrir autre chose. Après tout, elle désirait elle-même vouloir faire le tri, et avait été embêtée de la présence de Jovan au début. Peut-être que son idée n'était pas fausse, et qu'elle tentait de percer le secret de sa grand-mère. Parce qu'après tout, comme l'a dit quelqu'un de célèbre "chaque femme a un secret".. Et Rebecca, avec toutes ses rides et ses années, pouvait très bien en posséder plus d'un. C'était peut-être même pour cette raison qu'elle avait engagé Jovan.

Du coup, Jovan ne préfèra rien dire. Il lui poserait la question tout à l'heure, si il savait encore comment la formuler. Il haussa alors les épaules, montrant qu'il ne les avait encore pas trouvé.
Ils étaient retombés sur le dur choix: que préfèrez-vous? Recevoir ou offrir des cadeaux? Les deux cas étaient bien, comme l'avait dit Jovan. La jeune fille lui décocha un sourire quand elle lui raconta l'histoire du McDo, et de la fourchette. Chose aussi inimaginable. Qui aurait idée d'offrir une fourchette à quelqu'un? Personne n'aurait cette idée. Et bien que cette fourchette n'était qu'un petit objet de la vie de tout les jours, ce cadeau que la petite fille de Rebecca avait eu avait de quoi faire chaud au coeur. Cette fourchette prouvait qu'on l'écoutait, et les amis sont bien souvent là pour savoir écouter.
Il l'écouta donner son point de vue, et au final, sourit.

" Si j'ai faim dans quelques minutes, au moins, je sais que maintenant t'es équipée!"


Il sourit, et réfléchit encore un instant à ce qu'elle avait dit. Les cadeaux.. Un bien quand on les reçoit. Un mal quand on cherche et qu'on ne trouve pas. Parfois, faire des cadeaux à des gens restaient le parcours du combattant. Par exemple, si aujourd'hui, Jovan parlerait encore à ses parents, qu'est-ce qu'ils pourraient leur offrir? Déjà ado, il ne savait pas quoi faire, alors maintenant même adulte, et malgré les bons souvenirs qu'il avait d'eux, il ne saurait pas. Comme quoi la distance fait se diminuer la connaissance.

" En conclusion, je préfère quand même recevoir et mentir plutôt que de me creuser la tête pour faire de "vrais" cadeaux comme tu dis.."


Et ce n'était pas bien compliqué de toute façon. Il n'avait pas énormément de cadeaux à offrir. Avec les amis, ce n'était pas justement des "vrais" cadeaux. Et de sa famille qu'il cotoyait encore, il ne restait que sa grand-mère et sa cousine (qu'il considérait plus comme amie). Le tri était vite fait. Mais pour sa grand-mère, trouver un cadeau était dur. Elle avait plus de soixante-dix ans. Elle avait une belle maison. Elle avait tout ce qu'il lui fallait. Même avec les personnes que l'on connait plus que bien, le choix peut se revéler être un calvaire.

Alors qu'il ne faisait rien depuis un petit moment déjà -non pas qu'il comptait être payer sans rien faire-, la jeune fille répondit à sa question, par une autre question. Ca aurait été plus pratique oui.. A moins qu'elle ne veuille pousser tout les meubles d'un côté. Il sourit alors, et dit.

" Comme tu voudras! On laisse les meubles tranquilles, on fera ça en dernier!"

Là-dessus il fut légèrement rassuré. Quand vous voyez la batisse, vous vous doutez bien que cette famille n'avait pas des petits meubles achetés comme ça, à la sauvette. Et disons que Jovan n'avait pas spécialement envie, tout de suite, de se montrer très fort en déplaçant ses meubles..
Il réattaqua alors en s'approchant d'une commode. La jeune fille reprit parole, lui expliquant alors son prénom. Livonia.. Dis donc.. Ce n'était pas un prénom très courant. Ce n'était même pas son prénom d'ailleurs. Elle s'appelait simplement Liv. Il sourit en l'entendant. Elle semblait avoir quelques soucis avec sa grand-mère. D'ailleurs, c'est à ce moment-là que Jovan se demanda où étaient ses parents, mais cette question il se la gardera pour lui.

Tout en regardant encore un livre, il dit à la jeune fille.

" Moi c'est Jovan. Enchanté Liv "


il avait été tenté de la taquiner un instant en lui disant "Livonia" au lieu de Liv. Mais quand il s'agissait de son prénom, et de sa famille, on pouvait tout prendre mal. Alors, il avait encore une fois préféré se taire. Cependant, il ajouta sur ce prénom.

" Je ne sais pas où ta grand-mère a été cherché ce prénom.. Livonia.. Ca fait vieux. Je préfère Liv."


oui, Livonia c'était comme Petunia dans Harry Potter. Ca sonnait pareil aux oreilles de Jovan. Ca faisait vieux.
Si Jovan avait ajouté cette remarque sur ce prénom Livonia, ça n'avait rien de méchant en soi. Tout les prénoms sonnaient avec quelque chose. Le sien, par exemple, Jovan ne l'aimait pas vraiment et ne le détestait pas. C'était un prénom, c'est tout. Il s'était déjà demandé où ses parents l'avaient trouvé, surtout quand on sait que sa petite soeur s'appelait Ambra, on pouvait noter le manque de connotation entre les deux.
C''est à ce moment-là, au moment même où Jovan était en train de sortir des draps ornés d'un R d'une commode, qu'il posa la question qui lui titurait l'esprit depuis tout à l'heure.

" Tu veux en faire quoi de cette pièce? "


il avait trouvé comme la formuler. Si la jeune fille hésitait un instant, son idée comme quoi elle recherchait quelque chose prendrait forme. Sinon, si elle répondait de but en blanc, c'était qu'il avait tord.
A cet instant, il fit tombé un drap. Super, il était tout déplié maintenant..

Citation :
Je suis désolée.. C'est plus court que ce que je pensais, j'ai du recommencer une deuxième fois, parce que justement j'avais fermé ma page de rp -_- xD..
En tout cas, j'ai bien aimé ton histoire :D
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Rundgren] 224, 225, 226... - jovan Jeu 1 Oct 2009 - 15:39


" Si j'ai faim dans quelques minutes, au moins, je sais que maintenant t'es équipée!

- Si tu as faim dans quelques minutes, toute une série de couverts en argent, en métal, de toutes les formes, les tailles et les provenances seront à ta disposition", répliquais-je doucement.

Un sourire amer apparut sur mon visage à la fin de cette phrase. Oh, ne soyez donc pas stupide, ce n'était pas l'idée de partager ces couverts avec le jeune homme qui m'attrista un bref instant : c'était, tout simplement, parce que je me demandais parfois à quoi tout cela rimait. Rebecca aimait montrer qu'elle était riche, qu'elle avait du goût, de la classe. Et pour cela, elle s'offrait parfois des objets inutiles, cependant sans jamais tomber dans l'excès. De plus, les personnes qu'elle invitait chez elle faisaient soit partie de sa famille, soit étaient dans son cercle d'amis proches; et ces personnes-là, peu nombreuses, n'avaient pas besoin de plus d'un couteau, d'une fourchette, et d'une petite cuiller pour manger.
George, pour ne citer que lui, était invité chez les Langdon en sa qualité de collaborateur mais également (et surtout) en tant qu'ami d'enfance et filleul de la mère de Rebecca.
Pour ses acheteurs, au contraire, elle préférait de loin le luxe et le faste d'un restaurant cinq étoiles dans le centre de Miami -l'avantage étant qu'elle n'avait besoin de se consacrer à rien d'autre qu'à la transaction qu'elle désirait mener à bon terme.

Dans tous les cas, parfois, être assez riche pour s'acheter ce que l'on voulait au moment où on le voulait pouvait gâcher certaines joies simples de la vie, comme le fait de reçevoir un cadeau (et hop, on retombe sur nos pieds) : lorsqu'on est millionnaire, milliardaire, bi-milliardaire, et que Noël approche, que peuvent vous offrir vos proches que vous ne puissiez vous offrir vous-même, et qui vous fasse plaisir ? Dur choix.
Il en va de même avec les proches qui refusent que vous leur fassiez des cadeaux d'anniversaire; ma tante refuse que je lui offre un cadeau, mais il s'agit ici de dédain : elle est persuadée que puisque je ne gagne pas encore ma vie, l'argent viendra de sa mère; et elle refuse d'accepter un cadeau de ma part : après tout, que pourrais-je lui offrir de plus que ce que la fortune de son mari soit incapable ? Heureusement ses enfants, mes cousins, ne sont pas aussi snobs qu'elle.

Nous continuâmes notre petit ménage un instant encore en silence; puis je me décidais à lui donner mon prénom, et lui à m'indiquer le sien. Jovan. Jo-vanne.

" Je ne sais pas où ta grand-mère a été cherché ce prénom.. Livonia.. Ca fait vieux. Je préfère Liv."

Un petit sourire en coin. Je le taquine.

"Tant mieux pour toi. Et, en effet, je ne me vois absolument pas répondre au nom de Livonia. Une question d'habitude, je suppose."

Je hausse les épaules nonchalamment. Après tout, tout le monde est obligé de s'habituer à son prénom : on ne nait pas avec un prénom prédéfini, ce sont nos parents qui le choississent; et, à force de s'entendre appeler ainsi, on finit par y répondre. Une fichue manie que de nommer tout ce qui bouge (ou non). Mais très utile pour s'exprimer clairement.

"Jo-vanne ? Ou Jo-vahn ? J'trouve ça plutôt original. Et au moins, tu es sûr de ne pas être confondu avec quelqu'un d'autre. Ca m'est déjà arrivé une ou deux fois à Bayside Street, et je peux te certifier que ce n'est pas vraiment agréable !"

Un grand sourire. Je décide de faire passer ce genre de phrases à la rigolade, plutôt que d'adopter une moue boudeuse (ça marche tout aussi bien pour se faire plaindre, mais ce n'est pas la réaction que je recherche pour le moment).
C'est particulièrement étrange; avec certaines personnes, d'autres adoptent instinctivement une réaction particulière. Face à Jenny, il s'agissait de la froideur : je ne la connaissais pas encore que ma première impulsion a été de m'éloigner loin d'elle; j'ai bien sur réussi à dépasser cette première impression, il n'en reste pas moins qu'elle me fait toujours penser à une veuve noire.
Il se trouve qu'avec Jovan, j'ai envie d'adopter des réactions de gamine, comme de lui tirer la langue -et quand je parle de réactions de gamine, je ne pense pas à celles qui sont pourries gâtées, mais bel et bien à celles d'une petite soeur à peine un poil enqui...

" Tu veux en faire quoi de cette pièce?"

Le fil de mes pensées se brisa net en entendant cette question innatendue. Surtout que j'étais intimement persuadée qu'avant qu'elle ne l'embauche, Rebecca lui aurait expliqué. Pour ne pas perdre trop de temps à ce genre de sottises. Le rouge me monta aux joues. Se moquait-il de moi ? Cherchait-il simplement à entretenir la conversation ? J'étouffais vivement l'énervement qui venait de remonter en moi, puis je demandais, prudente :

"En faire.. comment ? Comment ça ?"

Le drap que tenait Jovan venait de se déplier. Je me dirigeais dans sa direction et, comme s'il n'existait rien de plus naturel, je pris les deux bords les plus proches de moi, attendant qu'il en fit de même de son côté. Le temps de mon déplacement m'avait laissé le temps de décider ma manière de réagir ainsi que de réorganiser mes pensées. Il me semblait que la meilleure manière était d'attaquer de front. Après tout, Jovan n'avait pas l'air si méchant que ça; et si mettre les choses au clair dès maintenant permettait d'alléger l'ambiance des prochaines heures, il fallait à tout prix saisir l'occasion qui se présentait.

"Je pensais qu'elle t'en aurait déjà parlé. Et j'aimerais aussi savoir combien elle te paie en plus pour me surveiller."

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Message(#) Sujet: Re: [Famille Rundgren] 224, 225, 226... - jovan Ven 6 Nov 2009 - 23:20

HJ/ *espère que cette fois, tout se passera bien :P *

Jovan était encore en train de bricoler. Il fallait dire qu'avec un peu de recul, il n'aurait sans doute pas choisi d'accepter ce poste de nettoyeur pour quelques heures. Il y avait bien trop de bordel, bien trop de choses à nettoyer, et il fallait dire ce qu'il fallait dire: Jovan n'était pas un as du ménage. Sa chambre en temps normal ressemblait plutôt à un endroit dévasté par une tornade. Caleçons, chaussettes, T-shirt, et tout pouvant trainer des semaines dans un coin. Mais depuis qu'il était avec sa mamie, il faisait des efforts. Elle était déjà bien assez fatigué comme ça pour qu'en plus, il en rajoute. Et puis, il la connaissait: elle aurait été capable elle-même de faire le ménage de sa chambre. C'était là toute la différence entre les parents et les grands-parents. Avec les parents, on devait ranger sa chambre. Avec les grands-parents, on le fait pour ne pas les fatiguer.

Il jeta un coup d'oeil autour de lui. Elle n'avait pas tord. Il y avait dans cette pièce tout et n'importe quoi. Il faut dire que Jojo n'avait jamais comprit l'utilité d'avoir en sa possession plusieurs séries de couverts. Après tout, avec une seule, tu avais de quoi manger. Mais les gens cherchaient plutôt une série de couverts pour pouvoir épater la galerie. pourtant, pour la vieille dame, Jovan n'en avait rien à faire: c'était une vieille, et toute vieille se devait de garder des souvenirs amassés tout au long de sa vie. C'était peut-être pour cette raison qu'il y avait dans cette pièce autant d'objets que de poussières.

La jeune fille en revint alors au prénom. Elle ne s'était pas habituée à cette longueur. C'était sûr. Livonia, Jovan trouvait que ça faisait vieux. Il trouvait que ça consonnait comme un ancien papier peint remplit de petites fleurs. Et il détestait les fleurs (il en était allergique). Ca avait une consonnance de vieillesse.
elle lui demanda alors comment lui, son prénom se prononçait. A dire vrai, Jovan s'en fichait.

" Jo-vahn.. Mais si tu te trompes, c'est pas grave, je comprendrais que tu me parles.."

C'était certainement le seul avantage de son prénom: il ne connaissait pas d'autres Jovan, c'était trop peu connu. Jovan n'avait jamais trop aimé son prénom. Il ne l'avait jamais détesté non plus. C'était son prénom, c'est tout. Il s'était pourtant demandé quelle mouche avait piqué ses parents le jour où il était né. Parce que quand on s'appelle Lennon, porté un prénom commençant par "Jo" n'était pas l'idéal. On lui avait d'ailleurs une fois déclaré "j'espère que vous ne finirez pas comme Lennon".. Ahaha, très drôle.. Non il n'espérait pas mourir assassiné. Comme il n'espèrait pas non plus devenir un chanteur célèbre..

En train de plier un drap, la jeune fille vint l'aider. C'était à ce moment-là que lui-même lui avait demandé ce qu'elle espèrait faire de cette pièce. Il avait enfin trouvé la bonne formulation pour savoir si elle cherchait quelque chose ou non. A la gêne de la jeune fille, Jovan se dit qu'en fait, se taire aurait été une meilleure idée. Mais trop tard..
Elle commença à rougir légèrement, et lui indiqua qu'elle pensait que sa grand-mère lui avait dit (d'ailleurs, Jo trouva étrange le fait qu'elle appelle sa grand-mère par son prénom). Et elle voulait aussi savoir combien il était payé. Rien que ça.. Jovan répondit alors, tout en se chamaillant encore avec le bout de drap qu'il venait de faire tomber.

" He!! Ne le prends pas mal!!.. Je voulais juste savoir, je pensais pas que ça te dérangerais.."

Il prit alors le bout du drap pour recommencer à le plier. Il n'avait pas envie de dire combien la vieille (désolé xD) le payait. Peut-être par fierté, c'était un gars après tout. Il regarda la jeune fille, et continua alors.

" Si tu veux que j'arrête de poser des questions, dis le.."


Ce n'était pas ironique. Il avait dit cette dernière phrase gentiment. Il n'avait pas envie de s'engueuler pendant le temps qui leur restait à passer ensemble. Et puis, après tout, ça ne le concernait pas, et n'avait d'ailleurs pas à poser la question. Même si au fond de lui, il aimerait bien savoir.
Sur ce, il s'approcha d'elle, plia encore une fois le drap, et le prit pour l'amener plus loin sur un meuble.

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Message(#) Sujet: Re: [Famille Rundgren] 224, 225, 226... - jovan Lun 30 Nov 2009 - 18:37

"He!! Ne le prends pas mal!!.. Je voulais juste savoir, je pensais pas que ça te dérangerais.."

En train de poser des bibelots (à croire que la pièce n'était remplie que d'objets inutiles et anciens) à l'intérieur d'un carton, je m'arrêtais brusquement.

"Je.."
" Si tu veux que j'arrête de poser des questions, dis le.."

La phrase n'était pas ironique, bien sur. Au contraire, elle avait étrangement été prononcée. Gentiment. Que.. je mis un certain temps à trouver les mots qui conviendraient, à les agencer dans ma tête.
Vraiment, sa remarque m'avait pris au dépourvu : mis au pied du mur, j'avais supposé que Jovan aurait perdu quelques secondes ses moyens, maintenant qu'il était démasqué. Au contraire, il avait semblé, à l'entente de ma phrase, se renfermer.
Je reposais la peluche en forme de nounours que je venais de prendre en mains, pour me tourner vers mon compagnon. Puis je dis :

"Je crois que je me suis mal fait comprendre. Je.. je ne veux pas savoir combien exactement tu gagnes. Bien sur, ça ne me regarde pas."

Je me rapprochais de quelques pas, de sorte à mieux voir les traits de Jovan. Je le regardais sérieusement quelques secondes, puis j'éclatais de rire. Je m'en excuse, c'est nerveux.

"Je crois qu'à force d'avoir toujours Rebecca sur mon dos, j'en deviens paranoïaque." Une pause, le regard tourné vers le mur, pensive; il faudrait penser à faire une fenêtre par ici, afin d'avoir un peu de lumière naturelle. Et puis, si je ne me trompais pas, la vue donnerait sur un petit jardin d'hiver, très agréable à regarder. En plus, à force de passer du temps dans cette pièce, mes yeux commençaient à fatiguer.
Depuis combien de temps étions-nous dans cette pièce ? Pour moi, qui n'avais jamais eu la notion du temps, cela faisait bien une bonne après-midi. Donc une demi-heure, une heure ? Je n'avais pas voulu garder ma montre, de peur de la briser par mégarde.

Je repris, de nouveau d'une voix naturelle.
"Cependant, j'aimerais que tu me répondes franchement afin de clarifier dès maintenant la situation. Quelle que soit ta réponse, je ne t'embêterais plus avec tout ça. Promis. Est-ce que, oui ou non, Rebecca t'a demandé de me surveiller cet après-midi ?"

Jovan venait de s'éloigner, drap en main, et le posait alors sur un quelconque meuble, lorsque la porte s'ouvrit sur une petite fille, pas tout à fait âgée de dix ans. Elle portait aujourd'hui une robe bleu ciel qui s'accordait à la perfection avec la couleur de ses yeux.
Aujourd'hui, comme tous les autres jours du mois de juillet, Milly n'avait pas cours, et sa mère, Mrs Brown, la meilleure cuisinière que je connaissais (en incluant les meilleurs restaurants de Miami) lui demandait parfois de porter des messages.
Elle fit quelques pas dans la pièce, les yeux émerveillés, mais s'arrêta brusquement, prise d'une quinte de toux.
Je ne pus m'empêcher de sourire doucement devant tant de candeur. J'aimais beaucoup Milly, bien que je la trouvâsse parfois trop curieuse (en général je ne considérais pas la curiosité comme un véritable défaut, puisqu'il en faut pour comprendre certaines choses-mais Milly poussait sa curiosité à regarder ce qui ne la concernait pas toujours, comme lorsqu'elle voulait absolument rentrer dans les chambres pour savoir ce qu'il y avait dedans; et, dans ce cas-là, il me semblait que c'était de la curiosité exagérée).
Malgré cela, c'était une petite fille tout ce qu'il y avait de mignon, avec ses grands yeux bleus clairs et ses cheveux blonds comme les blés, son air candide, et son plaisir à rendre service et à se sentir utile.
J'attendis patiemment qu'elle finisse de tousser, puis elle dit :

"Maman m'envoie, elle vient de finir des gâteaux. Elle demande si vous voulez faire une pause pour les goûter. Je lui réponds quoi ?
- Nous arrivons", répondis-je doucement.

La petite fille agita la tête, signe qu'elle avait compris, puis s'en alla en fredonnant un air moderne que je ne connaissais pas. Je me tournais vers Jovan. Hm. J'aurais peut-être du lui demander son avis, même si -après tout!- j'étais chez moi ici.
Sur un ton d'excuse, tout en haussant les épaules, je me mis en devoir de le rassurer :

"Mrs Brown est une excellente cuisinière et femme, mais elle est très succeptible en ce qui concerne sa cuisine. Mieux vaut éviter de la froisser. Ah oui,", rajoutais-je soudainement "je n'en parlerais pas à Rebecca. La pause est comprise dans ton salaire -quel qu'il soit."

Je clignais de l'oeil en sa direction, petit rappel au fait que je ne souhaitais nullement connaître le montant de son salaire. A Rebecca de s'occuper de cette affaire-là.

"En plus, je commence à fatiguer, à force de rester penchée ! Pas toi ?"
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Rundgren] 224, 225, 226... - jovan Sam 5 Déc 2009 - 16:30

Jovan n'avait pas répondu à sa question sur l'argent. Il l'avait fait exprès, il n'avait pas envie qu'elle sache combien il était payé pour ranger tout ce bordel. Parce qu'il fallait bien l'avouer que l'argent qu'on allait lui donner à la fin de cette journée allait assez bien remplir son porte-feuille. D'ailleurs, même qu'en temps normal, il n'aurait pas accepté autant d'argent pour faire du ménage, et aurait demandé à voir à la baisse l'argent. Mais là, quand on voit la taille de la demeure, quand on imagine le nombre de pièces dedans, et qu'on pense au compte en banque de cette petite dame, il n'y avait vraiment pas de quoi avoir honte d'accepter cet argent.. Ils étaient bien trop riches, autant qu'ils partagent^^.

La jeune fille s'était approchée de lui, et le regardait de façon intense. Il en était sans doute surprit. Il avait l'impression qu'en le dévisageant de cette façon, elle espérait réussir à percer à jour Jovan. Sans doute pour savoir combien il était payé. Mais Jovan n'aimait pas beaucoup qu'on le regarde de cette façon. Il avait toujours eu peur que son regard le trahisse, que les gens puissent lire dans son fort-intérieur, au travers de son regard. Et ce n'était pas cette maudite somme qu'il avait peur qu'elle découvre, c'était bien autre chose.

Elle hésita un instant mais lui dit quand même que ça ne la regardait pas. Tant mieux. Jovan prit un instant une espèce de taie d'oreiller, et commença à la plier. Ce n'était pas histoire de travailler, c'était juste histoire que leurs regards ne se croisent pas trop longtemps.
Lorsqu'il l'entendit parler de sa grand-mère, et qu'elle allait devenir paranoïaque, Jovan sourit.

" C'est les grand-mères tu sais.. Je vis avec la mienne, et j'ai beau avoir 22 ans, tu sais, elle est toujours sur mon dos aussi."


C'était peut-être sans doute une des raisons pour lesquelles il n'avait pas encore eu l'honneur de lui dire "je suis chômeur".. Au lieu de quoi, il se levait chaque matin, et faisait semblant d'aller bosser. D'ailleurs, pour remonter la jeune fille, Jovan lui dit alors.

" C'est d'ailleurs une raison pour laquelle je ne lui ai encore pas dit que je m'étais fait viré de mon job, et que maintenant je devais vivre de petit boulot."


Ce n'était pas la seule évidemment..
La jeune fille demanda alors clairement, si oui, ou non, Rebecca lui avait demandé de la surveiller durant l'après-midi. Jovan fronça les sourcils. Il ne se souvenait plus de la conversation qu'ils avaient eu. Son esprit s'était arrêté sur la somme qu'il allait gagné, et sur le fait qu'il n'allait pas avoir un travail très exigeant. Comme dit la pub, "ne prennez que le meilleur dans la vie". C'est ce qu'il avait fait -_-.
Pourtant pour éviter toute embrouille entre la grand-mère et la petite-fille, Jovan répondit.

" Non, je t'assure."

Il avait essayé d'être le plus direct possible, histoire qu'elle n'ait pas de doute. il s'était presque convaincu, bien qu'il ne savait pas vraiment si elle ne lui en avait pas parlé avant. et c'est d'ailleurs pour ça qu'il avait rajouté un "je t'assure" plutôt qu'un "je te promets".

C'est à ce moment-là qu'une belle petite fille, les cheveux blonds, et de grands yeux bleus arriva dans la salle. Au début, Jovan pensait que c'était la petite soeur de Liv, mais apparemment, ce n'était pas du tout la bonne réponse. La petite fille se mit à tousser. Jovan jeta un oeil à Liv pour savoir si c'était normal. Apparemment oui. Celle-ci regardait la petite fille avec un petit sourire, attendant qu'elle termine de tousser.
Quand ce fut finit, la gamine parle de gâteaux, et de sa mère. Il fallut un moment à Jovan pour comprendre que cette mère en question n'était pas du tout la mère de Liv. Mais ça avait plus l'air d'être .. une domestique.

La petite fille partit alors, jetant des regards un peu partout autour d'elle. Surprit, Jovan se retourna vers Liv, et celle-ci lui expliqua la Mme Browns en question. Il l'écouta, et hocha la tête. Non ça ne le dérangerait pas. Oui, il avait faim. Mais Rebecca n'en avait pas parlé. Et ce fut d'ailleurs sa petite fille qui le lui rapella, et Jovan ne put s'empêcher de sourire en l'entendant dire le "quelque soit" (sous-entendu, son salaire).

" Ok.. De toute façon, mon ventre commence à crier famine. Et si je commence à fatiguer."


Il posa alors les affaires qu'il avait en mains, et s'approcha de la porte, tout en suivant la jeune Rundgren. Il était intrigué depuis tout à l'heure, et franchement, il avait l'impression d'être tombé chez des gens beaucoup plus aisés qu'il ne l'aurait pensé.

" J'ai encore une question.. Vous êtes de la famille des Windsor?"


Question ironique évidemment.. Il ne les voyait pas de la même famille que la famille royale anglaise, mais disons qu''il ne savait jamais, et que le fait qu'ils aient une cuisinière lui faisait penser que décidemment leur compte en banque devait être énorme.

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