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 N°1069; Lemon Street (Levingston-Hunkerfield)

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Message(#) Sujet: N°1069; Lemon Street (Levingston-Hunkerfield) Jeu 23 Juil 2009 - 21:41


do you hear me ?
I'm talkin’ to you …


ONZE HEURES DU MATIN, REVEIL DIFFICILE.


    Quand pour certains, le réveil se fait tonique et rapide, d’autres ressentent le besoin irrépressible de flemmarder et de dormir sans compter les heures qui tournent sur le cadran du réveil. Le plus dur reste cependant, non pas la sonnerie fatidique ou le bip agaçant de cedit réveil, mais plutôt les hurlements de votre colocataire vous tirant d’un sommeil si doux et si agréable où vous rêviez de choses si intéressantes …

    C’est sûrement ce que devait ressentir Jonny-Lee en cet instant précis, où Tammy était en train de crier de sa voix la plus forte et la plus audible possible son prénom, comme si sa vie en dépendait. Car le sang-froid habituel de la jeune demoiselle ne se faisait guère entendre dans son timbre. Le pourquoi du comment était d’ailleurs assez intriguant, quand on y réfléchissait … Et un peu niais, Jon’ allait vite le découvrir en se réveillant, maugréant tandis qu’il allait vers la source du bruit pour découvrir le feu qui avait fait toute cette fumée sonore.

    Tammy Hunkerfield était donc souvent … Matinale, du moins quand elle n’avait ni la gueule de bois, ni trop fumé, ni passé sa soirée dans de bonnes paires de bras, et ni quand elle avait eu une journée harassante au boulot. Bref, Tammy Hunkerfield n’était finalement quasiment jamais matinale, excepté le mercredi, jour fameux et tant béni du jogging pour la rouquine. Car on a beau avoir été gâtée dès la naissance par le bonhome tout Là haut, une femme se doit de savoir entretenir ce qu’on lui a offert si généreusement. Et Tam’ appréciait de trottiner le matin sur Crandon Beach pour bien commencer sa journée.

    Le hic, c’est que voyez-vous, depuis quelques temps, elle avait commencé une colocation avec Jonny-Lee Levingston, jumeau de l’avocat irrésistiblement détestable et sexy, mais qui lui, avait une morale disons plus proche de celle de Tammy. C’était spûrement ce pourquoi ils s’entendaient « plutôt bien », sans non plus se connaître comme des frères et sœurs. C’était aussi sûrement pour cette raison qu’ils avaient décidé tous les deux d’abandonner leurs suites respectives du Four Seasons pour loger ensemble dans une grande et merveilleuse maison de Lemon Street. Ils s’accordaient déjà mieux que rien dans leur façon de vivre et de voir les choses. Malheureusement, le fait de vivre en communauté signifie « respecter l’autre ». Et ce matin, alors que Tammy Hunkerfield prenait sa douche, la vision immonde et obscure de cette araignée qui agitait ses huit pattes paresseusement devant son nez lui fit oublier cette règle ô combien idiote du respect du sommeil de Jonny-Lee. Ce qu’il fallait c’était …

    ▬ …Ecrabouiller cette putain de merde d’ARAIGNEE ! JOOOON’ !

    Et c’est ainsi que drapée dans sa serviette, dégoulinante d’eau et collée au mur face à la proie noire et paisible, Tammy attendait que son très cher colocataire vienne la sauver – chose qui n’allait pas être sans conséquences, si vous voulez mon avis : on ne réveille pas son colocataire sans être impuni -.
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Message(#) Sujet: Re: N°1069; Lemon Street (Levingston-Hunkerfield) Mer 29 Juil 2009 - 13:38

Certaines actions sont punies plus ou moins sévèrement suivant leur gravité. D'autres sont jugées trop bénines et finissent impunies car les juges ne se font pas assez respecter. On ne parle pas d'une audience au Palais de Justice, on parle tout simplement des femmes. Une femme fait une erreur et selon ce qu'elle fait, elle sera punie ou non par son mari. Pour ce qui est de Tammy et Jonny Lee, ils ne sont pas un couple et ne le seront probablement jamais mais il est intéressant de voir à quel point ils peuvent se faire chier mutuellement jusqu'à pousser l'autre à agir comme s'ils étaient un couple. Par exemple, en ce matin de saison, où Jon' avait travaillé jusqu'à 4h du matin avant d'enchaîner et de se finir sur la plage avec une bouteille de whisky, étant donc rentré vers 6-7h, Tammy se crut obligé de le réveiller à une heure plus que tardive pour une putin d'araignée de merde qui, en plus de ça, est totalement innoffensive ! Evidemment, comme on peut s'y attendre, il ne pensait pas qu'elle l'appellait pour cela et il prit son temps avant d'ouvrir un oeil et de poser un pied dehors. Jonny Lee ne savait pas qu'il était 11h, il pensait avoir assez dormi, il pensait tout plein de choses qui s'avéraient être fausses. Le jeune homme se dirigea vers les cris et c'est lorsqu'il entra dans la salle de bains qu'il constata amèrement que la seule raison à ce vacarme est une minuscule araignée. Voyant Tammy contre le mur et cette petite araignée encore plus en panique que la grosse bête rousse en train de hurler, il eut une petite idée qui lui permettrait de se venger.

- Ne bouge surtout pas... dit-il en s'approchant doucement. Jonny Lee est en calbut dans la salle d'eau, il n'a aucune pudeur vis-à-vis de sa collocataire qui se ballade aussi souvent que lui en sous-vêtements. Y a bien un jour où ils vont finir par se sauter dessus mais pour l'instant, ils résistent.

Une fois que l'araignée fut à portée de main, il leva le bras et décrocha le fil par lequel elle pendait. Il sourit en voyant l'expression horrifiée de Tammy. L'araignée se mit naturellement à remonter vers la main de JL à toute vitesse, surement parce qu'elle sentait que sa toile n'était plus accrochée au même endroit. Mais, Jonny Lee eut un beau réflexe qui consista à l'envoyer d'une pichnette ultra-précise sur la serviette de Tammy. Voyant l'araignée arriver, elle se tourna et cette dernière attérit sur son postérieur. La jolie rousse se remit à hurler et JL s'approcha d'elle en rigolant avant d'abattre fièrement sa main sur les fesses de Tammy. Evidemment, il fit exprès de ne rien contrôler et envoya toute sa puissance afin de "tuer l'araignée". Un bruit sourd et étouffé se fit entendre puisqu'elle avait la serviette sur elle mais il sentit qu'il n'y était pas allé de main morte. Voyant l'araignée explosée contre la serviette, Jonny Lee recula et la regarda, le visage triomphant :

- Donne ta serviette, je vais t'en chercher une autre pour me faire pardonner !

Les quatres derniers mots ne sont pas indispensables surtout que Levingston ne se fait que très rarement pardonner après ses actions vicieuses comme celle qui vient de faire mais avouons que c'est un prêté pour un rendu. Elle a voulu qu'il se lève plus vite que prévu alors il a dût transformer ceci en un bon réveil, un réveil amusant. Voyons maintenant si ce "réveil amusant" est du goût d'Hunkerfield...
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Message(#) Sujet: Re: N°1069; Lemon Street (Levingston-Hunkerfield) Jeu 30 Juil 2009 - 12:11

    La peur des araignées de Tammy était une peur commune à beaucoup de personnes au fond. Qui n'avait jamais flippé de se retrouver face à une tarentule de 30 centimètres qui agitait langoureusement ses papattes pour vous saluer ? On avait toujours tendance à exagérer et déformer les faits quand on a peur d'une chose. Mais croyez-moi, la peur de Tam' était quelque chose qui n'était pas inopiné.

    C'était arrivé en primaire, à l'âge où l'on fait des tas de défis ridicules qui consistent à épater toute la galerie ou à se mettre ses petits camarades dans sa poche. A cet âge là vous savez, Tammy n'était pas encore si détestable que ça : elle avait même beaucoup d'amies et les garçons la trouvaient amusante quoiqu'un peu chochotte des fois. Il y en avait un, particulièrement, qui trouvait très drôle de lui rendre la vie impossible : c'était un immonde petit gros aux cheveux blonds mal peignés, boudiné dans ses tee-shirts, le petit dur de la cour de récréation. Peu de garçons allaient vers lui, mais ses ordres et ce qu'il faisait n'étaient jamais remis en cause ni contrariés. Quoiqu'il en soit, vint le jour où cet affreux obèse de huit ans et demi trouva très drôle de glisser une araignée dans le sac de sa camarade Tammy. Manque de chance pour lui, elle hurla tant qu'il lui fallut bien toute l'après-midi pour s'en remettre, encore terrifiée de la bête qui avait galopé tout le long de son bras jusqu'à son visage alors qu'elle avait simplement fourré sa main dans son sac pour prendre sa trousse de feutres.

    Vilain petit Jimmy Roberts, avait dit la maîtresse. Aujourd'hui, Tammy dirait Sale puceau sans cervelle de Jimmy Roberts.

    ▬ Je m'en fous de bouger ou pas, mais écrase làààAAAAH ! NON !

    La voix d'Hunkerfield, qui s'était faite pressante et agacée, grimpa dans les aigus avec une rapidité déconcertante pour témoigner de son horreur bel et bien sincère. Aussi rapide que l'éclair et pensant qu'un geste aussi inutile et niais allait la sauver sur ce coup-là - eh oui, la peur nous fait réagir bêtement, que voulez-vous -, la rouquine se retourna en espérant que le mur fondrait et qu'elle pourrait s'enfuir ou prendre les jambes à son coup loin de cette monstrueuse chose à huit pattes. Jonny Lee Levingston allait le payer, ca c'était clair comme de l'eau de roche, mais pour le moment elle avait cette satanée bête sur le ... fessier, OH MY ...

    Prête à hurler et à se jeter dans le vide, la jeune femme ne put cependant répliquer en se prenant une main aux fesses monumentale - et qui plus est douloureuse puisqu'apparemment Monsieur Levingston ne sait pas contrôler la puissance de ses mains -. Les joues écarlates de fureur et ses cheveux dégoulinants, la demoiselle pivota pour se planter devant Jon' et lui balancer sa serviette en plein nez, veillant bien à ce que les tripes de la bestiole viennent frotter le doux visage de notre cruel tueur d'araignées. Bon, certes elle se retrouvait maintenant nue comme un ver, mais de toute manière c'était lui qui avait commencé, et puis elle n'en avait strictement rien à faire ; elle avait totalement droit de se promener nue dans sa maison - colocation ou pas - si elle en avait envie, mais qu'il aille lui chercher une serviette, sinon il se prendrait une double ration de vengeance dans le nez. Suite à ce discours incohérent qui reflétait parfaitement les pensées de Tammy, la rouquine croisa les bras sur sa poitrine et se dirigea vers la douche d'un air mécontent.

    ▬ Grouille-toi, j'ai froid.

    Vexée de s'être fait avoir de telle manière, la petite Tam' ? Il était fort possible que oui, Jonny Lee ait cette fois-ci gagné la petite bataille matinale au sein de leur couple étrange. Attendant qu'il lui donne son du, la jeune femme cherchait intérieurement le premier stratagème voulu pour le punir de s'être jouée d'elle. Et bien quoi, on ne se moque pas des peurs des gens, surtout quand ca concerne Tammy et une araignée immonde à huit pattes et huit yeux qui vient la faire ch*er dans sa douche alors qu'elle n'avait strictement rien demandé.
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Message(#) Sujet: Re: N°1069; Lemon Street (Levingston-Hunkerfield) Jeu 30 Juil 2009 - 13:39

Quand on voit et qu'on sait que la plus grande peur de Tammy réside en la présence de puceaux sur Terre, on sait aussi qu'il faut maintenant rajouter autre chose, "spiders"... Par contre, la peur de se retrouver nue face à un homme, ça, on ne peut pas le rajouter, pas du tout même ! La seule chose qui pourrait expliquer ce fait, c'est que Jonny Lee n'est pas un homme mais bien, un ange, un ange débarqué fraîchement des entrailles de l'Enfer. Le coup de l'araignée était plutôt bien trouvé, on peut aussi y voir une part de chance puisqu'il ne visait pas forcemment les fesses de la jolie rousse. Quand elle enleva sa serviette pour lui jeter sur la gueule, il eut le temps de mettre la main entre le tissu et son visage. Il la retira de suite et observa d'un oeil complètement indiscret les formes de la Belle. Il aurait bien fouillé la salle d'eau afin de trouver une autre araignée à lui écraser dessus, maintenant qu'elle n'a plus la serviette, l'action pourrait être plus intéressante... Chose promise, chose dûe, JL se proposa pour une serviette, Tammy commencait à geler, il fit demi-tour et fila dans la chambre de la rousse afin de lui trouver ce dû. Sur le retour, il passa par sa chambre, posant une cigarette sur ses lèvres puis, à l'entrée de la salle de bains, il lui jeta la serviette en lui adressant un petit clin d'oeil.

- A l'avenir, évite de te ballader à poil, ça pourrait attirer l'oeil des voisins et l'idée stupide qu'on soit un couple pourrait très vite faire le tour du quartier !

Il ferma la porte et descendit les quelques escaliers afin de rallier la cuisine ainsi que le salon. Jonny Lee débuta son petit rituel du matin en allumant la télévision, s'installant devant quelques minutes, le temps de voir les informations tout en fumant sa première cigarette de la journée. Puis, il se lèva et se dirigea vers la cuisine, ouvrant le frigidaire d'une main délicate tout en observant son contenu. Plus grand chose, malheureusement et comme Tammy doit surement bosser aujourd'hui, il est naturellement de corvée "courses". Il reste une infime chance qu'elle soit de repos et qu'elle l'accompagne mais il n'y croit pas trop. Bref, JL sortit de ses pensées et saisit de la confiture ainsi que le pain de la veille avant de retourner s'installer devant la télévision. Un rituel de Papi mais un rituel qu'il ne lâche pas depuis son plus jeune âge. Levingston entendit la porte de la salle de bains s'ouvrir, elle devait être prête mais prête à quoi ? Sortir ? Se venger ? Aller bosser ? Alors qu'il n'entendait plus aucun bruit, il décida de l'avertir :

- Tam', si tu prépares un mauvais coup, je tiens à signaler qu'on est quitte parce que j'me suis couché tôt ce matin et tu n'avais pas à me réveiller !

Il tendit une nouvelle fois l'oreille, toujours rien. Qu'est-ce qu'elle pouvait foutre à l'étage ? A moins qu'elle soit...derrière lui ? JL fit volte-face sur le canapé mais ne trouva qu'un mur dépourvu de décoration derrière le canapé. Elle pouvait bien être cachée derrière le canapé mais là, il avait carrément la flemme de vérifier. Il décida de l'avertir une nouvelle fois puisqu'il commence à la connaître :

- Je t'aurai prévenu !
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Message(#) Sujet: Re: N°1069; Lemon Street (Levingston-Hunkerfield) Dim 2 Aoû 2009 - 0:53

    Ce que les voisins pouvaient imaginer de si fantasmagorique à leur sujet ne l’inquiétait guère, car qu’ils eurent été ensemble ou pas, le tarif était le même : le voisin de droite reluquerait toujours ses fesses à elle, et la voisine de gauche raconterait à ses petites camarades de poker qu’elle JURAIT les avoir vus faire des sacrés exploits de gymnaste l’autre soir – et d’autres âneries qui venaient de sa vie rêvée, pauvre femme frustrée qui aurait tant voulu être à la place de Tammy pour se tenir en compagnie de Mr Levingston … -. Elle n’en avait donc rien à cirer.

    ▬ Ils ont déjà vu une femme nue de leur vie, Jon’. Pourquoi, toi c’est pas ton cas ? Et puis avoue, tu crèverais d’être en couple avec moi.

    Elle lui envoya un coup d’œil partagé entre la moquerie et la provocation en réponse à son clin d’oeil avant de s’emmitoufler dans sa serviette et de se sécher avec vigueur. Elle détestait la froideur qui suivait une douche brûlante, c’était insupportable d’avoir la chair de poule, vos poils qui se dressent et les cheveux humides collant sur vos épaules où restent quelques petites bulles de mousse. Enroulant la serviette autour de sa longue chevelure rousse qu’elle essora par de vives frictions, la jeune femme dût s’enfermer pendant un bon bout de temps dans la salle d’eau afin de se préparer … Enfiler sa jupe, passer une ceinture autour et boutonner sa chemise n’avait rien de bien long et laborieux en soi. Trouver les boucles d’oreille assorties, extirper le lisseur de la masse de fringues qui traînaient sur l’étagère et se coiffer puis se maquiller de manière coordonnée, évidemment, c’était autre chose. Pour un homme, c’était le marathon et tout ça pour aller au boulot, rien de très utile, beaucoup pour pas grand-chose, en clair. Pour une femme, c’était la base, le minimum syndical de la séduction et de la bonne apparence et d’une image positive de soi en société.

    C’est donc après avoir passé un temps fou dans la salle de bains que Tammy était ressortie, pas encore chaussée cependant de ses talons, qu’elle tenait dans sa main droite. Sa main gauche était déjà occupée avec autre chose … Et à voir ce verre d’eau glacé, on pouvait sérieusement douter de la soif de Tam’. Si elle tenait ce verre dans son dos, ce n’était sûrement pas pour le boire, mais plutôt pour le faire déguster à quelqu’un d’autre.

    Car être occupée à se lisser ses mèches rebelles de rouquine était une chose, mais comploter intérieurement sur une petite vengeance pas bien méchante envers son colocataire préféré en était une autre qu’elle était capable de réaliser simultanément. Et c’était en éteignant l’appareil qui venait de faire disparaître les affreux petits frisottis de sa chevelure flamboyante que la jeune femme songea, tout en dévissant le stick de rouge à lèvres Dior et en étalant le maquillage sur ses lèvres, qu’il fallait aller au bout de son idée, aussi involontaire soit-elle, de réveiller Jonny-Lee avec énergie et vigueur, car on ne doit jamais laisser un homme rempli d’action et de punch s’épuiser et gaspiller cette force, n’est-ce pas ?

    Enlevant les brosses à dents du verre à eau, Tammy avait donc rempli le récipient, rangé son barda et balancé les vêtements de la veille au linge sale avant de saisir ses chaussures et de marcher à pas de loups dans les escaliers pour se réfugier derrière le canapé en se mordant la joue pour éviter tout fou rire involontaire. Hors de question qu’elle se fasse démasquer aussi rapidement, la vengeance devait être accomplie. Et puis c’était un peu trop facile de dire ça. Jon’ lui avait fichu la peur de sa vie avec une araignée, et en plus de ça lui avait mis une main aux fesses qu’elle n’avait pas autorisée – et l’exploration des territoires Tammyiens sans autorisation légale devait se payer chèrement -. Donc ils n’étaient pas encore « fifty-fifty » en matière de crasses en cette matinée plus très matinale.

    Le sentir pivoter sur lui-même et s’adonner à une petite frayeur de voir la jeune femme juste derrière lui l’aurait fait marrer, le hic c’est qu’elle ne le voyait guère. Elle entendit simplement un « Je t’aurais prévenu » juste devant elle, à quelques trentaines de centimètres tout au plus. Le bon moment était dans exactement dix … neuf, huit, sept … Elle pouvait encore reculer … six, cinq, quatre … Allait-il répliquer de manière plus atroce ? … Trois, deux … Un.

    Bondissant comme un ressort hors du canapé en enjambant ce dernier, la demoiselle jeta le verre d’eau sur le crâne de Jon’, étant par chance surélevée, les pieds sur le canapé. L’eau froide s’insinuant dans la chevelure puis dégoulinant sur le cuir chevelu et le front du jeune homme allaient le faire hurler, mais Tammy jubilait trop pour penser à se sauver et à éviter la riposte, et elle lança d’un sourire triomphant son annonce.

    ▬ LA, on est à égalité ! Deux à deux, c’est très bien. Temps mort ?
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Message(#) Sujet: Re: N°1069; Lemon Street (Levingston-Hunkerfield) Dim 2 Aoû 2009 - 14:05

Lequel des deux crèverait le premier s'ils étaient en couple ? Sûrement elle, de plaisir, après l'un de leurs accouplements ! D'ailleurs, en parlant de ça, va bientôt falloir tester sa collocataire, sexuellement parlant. Parce que le rôle d'une colloc' ne se restreint pas aux courses ni aux tâches ménagères ni même au partage du loyer. Quand elle a un corps comme celui de Tammy, la collocataire doit aussi servir autrement et pareil pour son colloc'. D'ailleurs, pour faire plus simple, ils auraient dû ne prendre qu'une seule chambre avec un beau lit 2 places. On ne va pas s'étaler, ça se fera en temps voulu surtout qu'Hunkerfield ne cracherait pas dessus, personne ne pourrait cracher sur Jonny Lee, aussi détestable soit-il. Il est indéniable que son corps est d'or et son visage d'argent. Il incarne le mec parfait d'un bon nombre de femmes, physiquement. Il est le prototype d'homme que toutes les femmes veulent avoir dans leur lit, de 17 à 77 ans. Son seul côté "Kiss Cool" réside en son caractère, il déteste paraître parfait et quand on lui fera remarquer, vous pouvzez être sûr qu'une heure plus tard, la personne le détestera à vie.

Jonny Lee fit donc son petit rituel du matin avant de se caler dans son canapé et de regarder la télévision, l'oeil et l'oreille attentifs. Il cessait de répéter à Tam' de faire gaffe à son cul si elle lui préparait une petite vengeance. C'est vrai qu'il n'a pas été très réglo avec l'araignée mais elle ne l'a pas été non plus en le réveillant. Seulement, le seul problème, c'est qu'il est tombé sur une collocataire aussi chiante et emmerdante que lui donc personne n'aura le dernier mot, les conflits vont durer et amplifier au fil du temps jusqu'à ce que l'un des deux craque ou déshabille l'autre... Levingston dicta son dernier avertissement et continua à matter la télévision jusqu'à ce que... bah, la suite quoi, vous la connaissez ! Il se reçut un verre d'eau glacée en pleine gueule et Tammy lui sautant dessus avec. Pas mal comme vengeance. JL décida de rester calme puisqu'au fond, il se doutait bien qu'elle allait lui faire une crasse, on va dire qu'il s'y attendait plus ou moins. L'erreur qu'elle fit, c'est de ne pas s'enfuir après lui avoir jeté le verre. Il aurait eu la flemme de lui courrir après mais sachant qu'elle reste à ses côtés, pourquoi ne pas tendre le bras ?

- Oui, je crois bien qu'il va y avoir...UN MORT !

Jonny Lee, la tête trempée, s'empara de ses jambes à l'aide de ses bras et la fit basculer sur le canapé. On aurait vraiment dit un petit couple en train de se chamailler. Ils s'aiment beaucoup en tant que collocataire et mis à part du sexe, il n'y aura malheureusement rien entre eux. C'est dommage, ils se sont pourtant bien trouvés. Tammy, comme prévu, glissa et lui tomba dessus. Il essaya de ne pas la violenter même si la vengeance sera terrible. Lorsqu'il réussit à la coincer sous lui, emprisonnant ses mains à l'aide de ses propres bras, Jonny Lee approcha son visage du sien et secoua la tête pour que les gouttes d'eau froide viennent s'échouer sur la déesse Hunkerfield. Il la regardait sans sourire dans les yeux, il la provoquait du regard et elle semblait aimer cela. Il aurait pû l'embrasser, la lécher, lui cracher dessus, lui sucer le bout du nez, il aurait pû tout faire mais sa seule idée fut de se libérer une main quitte à recevoir quelques coups de Tammy (qui a, elle aussi, un bras libéré du coup) et, à l'aide de l'eau qui coulait doucement sur son visage, lui étala tout le maquillage qu'elle venait de mettre avec application.

- T'es presque moins moche comme ça... Un peu de mascara sur le nez, du rouge à lèvres sur les paupières et le tour est joué !

Il se mit à se marrer quand il vit le résultat. On aurait dit une sorcière des temps modernes mais même avec son maquillage sacagé, elle était toujours aussi sexy... Comment faire pour qu'elle ne lui donne plus envie à longueur de journée ? Il sourit en ayant, lui, le réflexe de bondir hors de portée de son bras ou sa jambe, se précipitant dans la cuisine. Eh oui, 3-2, les hostilités ne font que commencer !
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Message(#) Sujet: Re: N°1069; Lemon Street (Levingston-Hunkerfield) Mar 4 Aoû 2009 - 18:40

    Avant même que la jeune fille ait pu réaliser ce qui se passait et où elle se retrouvait, elle finit allongée sur le canapé, tirée par le pied et à la merci de son charmant mais cruel colocataire qui inonda bien gentiment son visage de gouttes d'eau froide. Grognant en tentant de se débattre, Tammy ne put cependant repousser l'envahisseur, et finit le visage débarbouillé, son mascara coulant et laissant des sillons noirs sous ses yeux alors que le rouge avait débordé joyeusement sur ses joues. Merci qui ? Merci Jonny ... Mais il pouvait rêver pour croire qu'elle allait laisser les choses s'arrêter sur une défaite pour elle. Quitte à rater le boulot pour le matin, elle prétexterait un truc quelconque - du genre symptômes grippaux ou ue quelconque maladie qui ne durait que le temps d'une matinée -. Et peu importe que ça prenne d'ailleurs la journée pour avoir la peau de Jon', elle ne voulait pas perdre - joueuse jusqu'au bout -.

    Se remettant en position assise sur le canapé en abandonnant véritablement l'objectif d'essuyer son maquillage raté qui lui donnait des allures de demme d'affaires transformée en sauvageonne après un périple humide dans la jungle. Enfin même si ca lui donnait un petit coté sexy, elle ne pouvait pas vraiment aller au boulot avec un pareil maquillage. Guettant Jonny-Lee du coin de l'oeil, la rouquine afficha une moue boudeuse puis finit par se lever et se diriger mollement vers le réfrigérateur l'air de rien, attrapant au passage le pot de confiture. Elle avait un petit creux, après toutes ces mésaventures ! ...

    A moins que cet acte d'apparence anondin ne cache une mauvaise farce ? Bien sûr que oui, n'importe quelle personne apte de décrypter les faits et gestes d'Hunkerfield serait déjà en train de se demander pourquoi en cet instant précis la rouquine avait besoin de marmelade à la fraise. D'autant plus qu'elle ne mangeait jamais de biscottes le matin ou de pain ... Louche, tout ça. Se permettant de tremper tranquillement son index dans le pot pour goûter ladite confiture, la jeune femme savoura un instant le goût sucré, avant de se sacrifier - car il le fallait bien - en trempant sa main entière dans le pot pour contourner Jonny-Lee par le dos et de lui tapoter grassement la joue de sa main pâteuse et enduite de gelée à la fraise, le barbouillant gentiment du front au menton avec un sourire, tout en lui chantonnant d'un ton léger.

    ▬ T'es à croquer. Miam, on en mangerait !

    Et cette fois-ci, pas le temps de se laisser piéger une énième fois, la rouquine courut à nouveau en direction du canapé, brandissant devant elle sa main confitureuse comme arme de persuasion pour qu Jon' ne tente pas d'attaque - à moins qu'il veuille à nouveau subir le masque à la marmelade, ce qui en soi ne devait pas être si désagréable que ça, juste un peu collant sur les bords -.

    ▬ Egalité. T'es sûr que tu veux continuer ? Tu vas perdre ton temps ...

    Au fond, la jeune fille était bien plus satisfaite actuellement en colocation qu'avant, dans sa grande maison d'Apple Road. Certes, l'incendie la laissait bouillonner dans sa rage quand on évoquait le barbecue géant qui avait eu lieu il y a quelques semaines, et parfois être seule chez soi était presque reposant. Mais Tam' préférait largement l'agitation actuelle à ce qu'elle pouvait parfois connaître - l'ennui chez soi et les contraintes de devoir promener Char toute seule -. La compagnie de Jonny-Lee la divertissait et elle avait trouvé un bon égal masculin en terme de provocation, de ruse et de défis en tout genre.

    Même si actuellement leur jeu favori consistait à se faire des coups bas sans grande et réelle méchanceté - et même si cela coûterait à Tammy d'être à la bourre et démaquillée et à Jon' d'être crasseux et d'avoir la tête là où vous le pensez -, la rouquine avait peut-être tendance à oublier qu'à force de jouer avec le chat, la souris va finir par être croquée - si vous aviez compris la métaphore, vous saisiriez donc en quoi le jeu entre Tammy et Jonny-Lee était aussi attrayant qu'un peu provocateur -. Sa seule préoccupation était d'éviter la prochaine ruse du beau brun, ce qui n'allait pas tarder à arriver..
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