AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 « the beginning is the end is the beginning. » ● &JONNYLEE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




Message(#) Sujet: « the beginning is the end is the beginning. » ● &JONNYLEE Mer 29 Juil 2009 - 23:59

    THE BEGINNING IS THE END IS THE BEGINNING.
    patagonlaith & jonny lee





    Côtoyer le cinéma, s'y frotter, s'y arracher les ongles et l'âme lui avait apprit une chose : la vie ne ressemblait jamais aux contes de Woody Allen, et était loin des comédies romantiques comme Hollywood pouvait en pondre à l'année. La vie, c'était une garce. Une salope. Une putain. Un crossover entre un horreur de série z et un sitcom sur une chaîne cablée. Bref, la vie n'était pas belle. Il suffisait de regarder dans le fond des yeux d'un être perdu pour le comprendre.

    Loin des préoccupations du monde, du moins en apparence, Patagonlaith déambulait dans les allées du Riviera Country Club, dont elle avait trouvée une vieille et usée carte de membre en rangeant les affaires de son défunt mari. Un bout de carton tombé de la poche d'un simple jean, laissé là, dans un coin. Elle eut un sourire amer. Elle n'avait jamais eut connaissance de ces activités, de ce membership à ce club un peu huppé, un peu trop classe pour elle. Trop classe pour elle. Elle grinça des dents. Connard. Espèce de luxueux et friqué connard. Elle aurait voulu pleurer tellement la constatation de n'avoir pas été beaucoup dans la vie de son défunt époux lui fit mal. Et, pourtant, elle redressa les épaules et dévisagea d'un air supérieur, derrière ses Aviator, toute personne passant près d'elle. Le masque glacé d'une jeune femme trop éprouvée.

    Début d'après-midi, un samedi, à une heure trop proche du repas pour que les couloirs du club soit remplis à ras bord. D'un pas rapide, ses escarpins claquant contre le marbre du sol, le regard rivé droit devant elle, elle arriva rapidement à l'une de ses parties de prédilection : le spa. Non pas que glander dans une piscine miniature était drôle, mais, au moins, cela avait le mérite de relaxer et d'aider la réflexion. Et, justement, c'était tout ce dont elle avait besoin.

    Elle se changea un en rien de temps, ramena ses cheveux bruns en un vague chignon négligé, et s'immergea dans l'eau chaude, légèrement soulagée et heureuse d'être seule. La solitude ne faisait pas partie de ces choses qui pouvaient peser sur son coeur et sur son âme. La trahison, par contre, le mensonge, n'avaient pas de place, chez elle. Patagonlaith laissa sa tête retomber vers l'arrière, ses paupières se clorent, ses sens s'éteindrent. Le stress et les problèmes retombèrent, alors, et elle se laissa aller à la paresse, à la langueur ... Jusqu'à ce qu'une floppée d'eau l'atteigne au visage.

    Immédiatement destabilisée, elle se redressa, les cheveux dégoulinant d'eau et le visage ruisselant. Elle jura, fortement, et releva la tête pour rencontrer l'agresseur, l'immonde farceur. Elle tomba sur son rictus et sur ses yeux froids, sur sa silhouette inoubliable. Instinctivement, elle se releva, dévoilant un maillot de bain classique, noir, une plastique enviée et soignée. Elle feula, tel un chat sur le point de montrer les griffes, tenant tête à l'homme face à elle. Les mots, les actes, les informations données au cours des précédents mois lui revinrent à l'esprit tel une claque, tel un coup de poing dans l'estomac, aussi douloureux que cuisants. Elle les renfloua dans les méandres de son esprit, sa seul concentration portée sur lui, lui. Jonny Lee.

    PATAGONLAITH ▬ Toi ...


    Tel était le seul mot, le seul qui l'empêcherait de lui sauter à la gorge, de l'écorcher vif. Aujourd'hui Levon mort, aujourd'hui que les secrets étaient révélés, rien ne faisait plus mal que de les savoir vrais, rien ne faisait plus mal que de revoir le détracteur, l'homme du chantage. Elle ne pu en dire plus et envoya en l'air l'idée qu'elle paraissait peut-être ridicule, là, immobile au milieu de l'eau, ruisselante d'eau, les yeux noirs et fixés sur la personne lui faisant face. Mais, qu'importe. Qu'importe..





HJ . ( j'ai pris quelques libertées, j'espère que ça ne te dérange pas. )
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: « the beginning is the end is the beginning. » ● &JONNYLEE Jeu 30 Juil 2009 - 14:03

HJ. Du tout Wink
La vie est une chienne pour les faibles ou simplement ceux qui préfèrent la subir que la vivre. Se lever tôt, aller travailler, rentrer tard, faire à manger, manger, sortir boire un verre et se coucher. Qui voudrait de cette routine ? Qui signerait pour gagner de l'argent qu'on ne dépense pas par faute de temps ? Personne, et pourtant, les trois quarts de la population américaine adhèrent à ce train de vie. Levingston, lui, a signé pour une vie pleine de panache, pleine de nouveautés, il veut voyager, voir du pays, cottoyer les gens, s'en faire des amis, profiter d'eux, se battre avec eux, baiser avec eux. Il ne veut pas mourir avec son compte en banque plein de ronds. Il veut dépenser jusqu'à ce que la Banque lui donne un dernier rendez-vous avant la liquidation du compte. En un mot, il n'a qu'une vie et il n'a pas envie de la passer à se morfondre, à travailler ou à se soumettre aux autres et après 25 ans, on peut dire que c'est relativement bien parti. Bien entendu, il a un job, un job qui consiste à servir les clients du Parkwest Nightclub mais c'est plus que facile. Sa simple plastique suffit à son patron pour le faire signer à vie car il sait très bien que, même en confondant un whisky et un limoncello, il saura satisfaire les clientEs. Monsieur n'est pas à plaindre, la vie lui a donné la faculté d'être beau, intelligent, vicieux, manipulateur mais par dessus tout, très malin, c'est ce qui compte. C'est entre autres ce qui lui a permis d'extorquer des fonds à Levon Prist, cette tarlouze de Sénateur qui se tape sa secrétaire minable alors qu'un Ange l'attend à la maison. A part son prénom à la con, Patagonlaith a tout pour plaire et son mari trouve le moyen de la tromper. Evidemment, Levingston a trouvé une occasion rêvée de faire chanter Prist en touchant de l'argent et de faire chanter sa femme en couchant avec elle. D'un côté, il possède son Ange, et de l'autre côté, il possède son argent, tout ce qui est bon chez Levon Prist. Il lui a laissé ses mauvais côtés, tout ce qui fait son être en somme.

C'est notamment avec cet argent qu'il s'est payé la carte du Riviera Country Club, une carte d'accès réservée à l'élite de Miami qui lui permet de profiter de plein d'avantages comme des courts de Tennis, un Green pour golfer et même un SPA. Inutile de dire que c'est le SPA qui intéresse le plus Jonny Lee. Il compte bien y amener Tammy pour qu'elle déstresse un peu. Il est conscient d'être un poids pour sa collocataire parce que JL a la particularité d'être invivable au plus haut point. Il entra sans soucis dans l'antre du RCC et présenta sa carte à l'entrée du SPA. Ayant prévu la tenue adéquate, Mister resta quelques temps dans les vestiaires puisqu'il avait quelques coups de fils à passer, notamment à son frère jumeau pour une histoire délicate. Austin est avocat et ce ne serait pas la première fois qu'il tire son frère d'un très mauvais pas, peut-être une autre affaire d'escroquerie. Enfin bref, une fois prêt, il se dirigea la plus grande et plus belle piscine "indoor" afin de s'y installer mais avant, il eut droit à une très belle surprise. La femme du mec qui lui a payé sa carte d'entrée était présente, n'est-ce pas "funny" ? Il sourit en la voyant étendue de tout son long et ne résista pas à l'envie de l'emmerder. Après tout, ils ont baisé plus d'une fois, ils sont assez intimes pour...s'envoyer une vague d'eau sur la gueule ? Oui, tout à fait, la preuve !

Jonny Lee s'installa alors face à elle, le temps qu'elle se redresse, ils sont seuls, l'un en face de l'autre à quelques mètres d'intervalle. Ils pourraient se sauter dessus et régler leur compte mais il n'y a plus rien à régler. Levingston a eut le bon réflexe lors de la mort de son mari puisqu'il lui a dit qu'il était très très infidèle avec elle, une façon d'oublier sa peine autre que par le temps. Malheureusement, elle n'a pas pris cette révélation comme un service rendu et il a été obligé de couper-court à leur relation. Il n'avait pas envie de s'engager à consoler une femme... Il n'est pas un service social, il n'est pas abbé, il n'a absolument aucune morale, il s'agit bien de JLL.

- C'est drôle qu'on se croise ici... Pas la peine d'en dire plus, elle est assez intelligente pour comprendre son allusion. Il ne jugea pas utile le fait de lui sourire puisqu'elle ne le porte pas dans son coeur. Il ne jugea pas non plus utile de se fondre en excuses ou de lui faire des manières puisqu'il ne les penserait pas.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: « the beginning is the end is the beginning. » ● &JONNYLEE Jeu 30 Juil 2009 - 18:35




    JONNY LEE ▬ C'est drôle qu'on se croise ici ...


    Oui. En effet. Le hasard peut parfois accomplir de drôles de choses. Que ce " hasard " descende de son nuage pour qu'elle puisse lui tordre le cou. Jonny, fidéle à lui-même, aussi horripilant et agaçant qu'à l'accoutumée, se tenait face à elle, quelques mètres les séparant, la jaugeant de son regard froid. Elle ne joua pas la carte de la femme bafouée, hautaine et froide, car cela aurait été trop caricatural, trop peu elle. Après tout, n'avait-elle pas également pâché, dans l'histoire ? Il fallait être deux, pour baiser, après tout.

    Elle ne joua pas la femme malheureuse, pleurnicheuse, en manque de soutien et de consolation. De toute façon, quoique les mauvaises langues aient pu dire, elle n'avait jamais été de ces veuves qui passent leur temps à pleurer le défunt époux. Son deuil s'était déroulé tout à fait normalement, entre dope, clopes et alcool. Une étape douloureuse, certes, mais qui lui avait fait reprendre le court normale d'une vie que pourrait avoir une fille de son âge. Vingt et un an c'était encore trop jeune pour s'empêcher de vivre à cause d'un amour mort et enterré.

    Certes, elle a été en colère, elle l'a maudit, elle aurait voulu le tuer lui-même, ce salaud. L'écorcher vif et lui faire bouffer ses entrailles, à son cher époux. Mais, la colère est retombée si vite qu'elle n'avait eut plus de sens, plus de raison d'être. Les hommes sont nés avec les pires défauts, avec les pires envies. Certains, bons de coeur et d'âmes, parvenaient à contenir tous ces penchants, tous les pêchés qui les assaillaient. Mais, en général, sous leurs masques de bons citoyens et généreux personnages se cachaient les êtres les plus vils, les plus envieux, les plus jaloux, les plus horribles qui soit. L'homme était un monstre, un démon. Personne ne pouvait le démentir.

    PATAGONLAITH ▬ Le plaisir est partagé, Jonny Lee ...


    Il n'y avait pas vraiment d'ironie, de méchanceté, de lassitude. C'était une simple phrase. Une simple phrase pour un simple homme. Elle repoussa les mèches de ses cheveux venues se coller à son visage et se réinstalla dans l'eau. Là était le comportement : l'ignorance. Ignorer les gens, se créer une bulle, un monde, c'était quelque chose de commun, de connu pour elle. Elle possédait ce que les gens appelaient l'envie de solitude, l'envie d'être seule et de se retrouver en elle-même. Ils pensaient que c'était juste pour pallier au manque d'une personne chère et aimée, aujourd'hui disparue. Ils feraient une tout autre tête si elle leur disaient que c'était pour ne plus voir leurs faces d'hypocrites, de connards nés. Elle n'aimait pas le monde et le monde ne l'aimait pas. Il fallait un peu de temps pour s'y faire mais, c'était comme tout. Au final, on s'y faisait.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: « the beginning is the end is the beginning. » ● &JONNYLEE Jeu 30 Juil 2009 - 19:30

Faut-il penser qu'ils sont deux opposés ? Oui, dans le sens où Patagonlaith a un prénom horrible et que le sien est plutôt pas mal. Oui, dans le sens où elle n'arrive pas à comprendre qu'elle doit tout à Levingston alors que lui l'a compris dès le premier jour. Eh oui, elle lui doit un plaisir indissimulé sous la couverture de son magnifique lit, elle lui doit à peu près tout ce que son mari n'a pas pû lui apporter avant sa mort. Elle lui doit la vérité sur lui, elle lui doit sa punition qui est de payer tous les mois une belle part de son salaire à JL pour qu'il la ferme. Levon Prist a essayé de le piéger, de lui faire peur mais à part les femmes, rien ne fait peur à Levingston, pas même un tueur. Quand elle se rendra compte qu'il est une ordure mais qu'avec elle, il ne lui a jamais fait à l'envers, elle aura évolué. Evidemment, il aurait pû lui en rendre compte tout de suite sans passer par la case "je pique du fric à ton mari" ni par celle qui dit clairement "couche avec la femme pour deux chantages en un". Mais elle aurait fait pareil, tout humain, un moment donné, sait profiter de la situation qui tourne clairement à son avantage. Il a eu l'oeil, il a eu l'intelligence mais aussi la chance alors il a sû la saisir et tirer parti de cette situation.

La coïncidence qui consiste à se croiser ici, sachant qu'ils sont tous les deux là grâce à son défunt mari est plutôt amusante et elle arracha d'ailleurs une réflection et même un petit sourire à Jonny Lee. Pat' n'eut pas le même sens de l'humour et ne sourit pas, elle semblait un peu choquée de le croiser ici, ne s'attendant pas du tout à le revoir. Jonny Lee n'est pas du genre à fuir, ce n'est pas son style puisqu'il assume tout ce qu'il fait et si elle veut qu'il lui rende des comptes, qu'elle ouvre bien ses oreilles, Monsieur s'apprête à ouvrir son coeur en passant pour un conteur. Silence.

- J'aimerais te raconter une histoire et si tu pouvais me laisser finir, ça m'arrangerait... commenca-t-il doucement pour ne pas lui faire peur. La seule chose qu'il demandait à la jolie brunette, c'est qu'elle l'écoute. - C'est donc, comme tu l'auras deviné, l'histoire d'un jeune couple marié un peu trop tôt au goût de tout le monde mais quand on possède la fortune du jeune marié, on ne fait pas attention au reste. Tout le monde les admire, la beauté de la femme et la puissance de l'homme ne font qu'un, ils semblent unis à jamais. Mais, comme dans toute histoire, continua-t-il, se levant alors et commencant à marcher le long de la piscine en animant son histoire à l'aide de gestes. - Il y a forcemment un méchant, des péripéties et une résolution. Le méchant, d'après les lecteurs, c'est le jeune homme qui a trouvé le jeune marié en plein ébat avec sa secrétaire et qui a couché avec sa femme... Pour l'auteur, il n'en est rien, ce n'est pas lui puisqu'il y a deux méchants dans l'histoire. Les deux méchants sont le mari qui trompe sa femme et qui donne de l'argent pour ne pas que ça se sache ainsi que la femme qui trompe son mari en donnant son corps pour ne pas que ça se sache... La fin, tu la connais, pas la peine de ressasser tout cela !

Voilà une manière bien à lui de lui faire comprendre que dans l'affaire, lui n'a strictement rien fait à part profiter de la situation. Il a bien sûr insisté un peu mais la première fois où ils ont couché ensemble, le chantage n'était pas encore lancé, il ne l'a forcé en rien, elle en avait envie, lui aussi. Et puis, elle fait ça si bien qu'on ne peut s'en lasser, qu'on ne peut s'y souscrire qu'une seule fois... Levingston se ré-installa au bord de la piscine et lui fit un petit sourire avant de lui lancer :

- Mon histoire te plait ? Je ferai une suite si tu veux, rien que pour toi, les personnages principaux pourraient être la veuve et le jeune profiteur !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: « the beginning is the end is the beginning. » ● &JONNYLEE Ven 31 Juil 2009 - 20:10




    JONNY LEE ▬ J'aimerais te raconter une histoire et si tu pouvais me laisser finir, ça m'arrangerait ...


    Un sourcil se arqua et elle eut un rictus amusé. Elle le laisserait parler, car là était le droit et respect donné à tout homme, qui qu'il soit. Qui pensait-il qu'elle était ? Une de ces femmes à l'impulsivité et à l'arrogance innés, aux ongles trancheurs et aux mots jamais en place ? Bon. Bien. Peut-être cette description avait quelques points communs avec elle, mais le fait était qu'elle ne débuterait pas les hostilités. Peut-être était-ce de la sagesse ou de l'idiotie. Peut-être était-ce la politesse. Le fait est qu'elle ne donnerait pas le premier coup de poignard. Le dernier lui suffira.

    JONNY LEE ▬ C'est donc, comme tu l'auras deviné, l'histoire d'un jeune couple marié un peu trop tôt au goût de tout le monde mais quand on possède la fortune du jeune marié, on ne fait pas attention au reste. Tout le monde les admire, la beauté de la femme et la puissance de l'homme ne font qu'un, ils semblent unis à jamais. Mais, comme dans toute histoire, il y a forcemment un méchant, des péripéties et une résolution. Le méchant, d'après les lecteurs, c'est le jeune homme qui a trouvé le jeune marié en plein ébat avec sa secrétaire et qui a couché avec sa femme... Pour l'auteur, il n'en est rien, ce n'est pas lui puisqu'il y a deux méchants dans l'histoire. Les deux méchants sont le mari qui trompe sa femme et qui donne de l'argent pour ne pas que ça se sache ainsi que la femme qui trompe son mari en donnant son corps pour ne pas que ça se sache... La fin, tu la connais, pas la peine de ressasser tout cela ! Mon histoire te plait ? Je ferai une suite si tu veux, rien que pour toi, les personnages principaux pourraient être la veuve et le jeune profiteur !


    Elle resta, un instant, stoïque, ni vraiment surprise, ni vraiment choquée, juste ... immobile. Et puis, elle éclata de rire. Un rire fin et cristallin qui se répercuta contre les mosaïques et les marbreries et qui ne fut pas même étouffé par la main qu'elle posa sur ses lèvres, essayant de le contenir. Ce n'était pas vraiment de la moquerie, et ses nerfs n'étaient pas assez à fleur de peau pour que le stress en soit responsable. Non. Enfin, si. C'était ridicule. C'était le pire bordel qui puisse exister sur Terre. Il pensait vraiment qu'elle le considérait comme le méchant, comme le Lord Voldemort de l'escroquerie, comme l'horrible personnage de la mascarade. Affreuse petite chose.

    Lentement, son rire se calma et, une main posée sur son coeur, un sourire ironique sur les lèvres, les yeux aussi froids que la glace, elle reporta son attention sur lui, l'improvisation du conteur. Ils avaient couchés ensembles. Deux, trois fois, combien ? Mais, jamais, jamais cela n'avait été pour combler un vide, pour raviver une flamme perdue. Levon avait été le plus merveilleux des maris et des amants, et jamais elle n'aurait pu prédire qu'il était également infidéle, de son côté. Non, coucher avec Jonny Lee, ça avait été comme choisir de sécher les cours un matin où on a envie d'autre chose. C'était comme prendre un thé à la place de son café matinal. Patagonlaith avait vécue dans l'attente du changement, de l'aventure, et n'avait rêvée que d'une vie de nomade. Et, une maison dans un grand quartier, avec un bon petit mari au job bien payé ... Cela n'avait jamais vraiment été dans ses rêves. Jonny était comme un sirop de grenadine au lieu de la traditionelle bière irlandaise qu'elle s'avalait chaque après-midi. Un divertissement. Rien d'autre qu'un divertissement.

    PATAGONLAITH ▬ Bien sûr, la voilà, la méchante et mauvaise épouse, celle qui passe son temps à baiser à gauche et à droite, sans savoir que, derrière son dos, son mari lui rend la pareille. En voilà un charmant couple ! Mais, l'eau à coulé et le petit cocu s'est fait emboutir sur l'autoroute et se retrouve aujourd'hui six pieds sous terre, laissant une veuve éplorée et un profiteur bien heureux de sa paye. Quel tragique destin pour ces charmants sortis de leur petite banlieue, de leurs vies carton-pâte ! En voilà un destin que rien ne prédestinait !


    Le jugement la rendait mauvaise, vipère et couleuvre. Elle n'aimait pas être jugée sur des stéréotypes, sur des mots, sur des gestes. Jonny Lee, de son prénom américanisé qui la faisait vomir, n'aurait jamais pu la connaître assez pour établir un profil juste et équitable des o'Maav - Prist. Il ne savait rien et n'était rien. Elle voyait rouge sous ses yeux noirs.

    PATAGONLAITH ▬ Levon était un connard. Moi-même, je suis une salope. Je le sais, et que le monde le sache, je n'en ai rien à foutre. Ce n'est qu'une histoire comme une autre dans un monde moderne désabusé. Et, écris-la, ta suite, l'histoire a de l'ambition et du niveau.


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





Message(#) Sujet: Re: « the beginning is the end is the beginning. » ● &JONNYLEE

Revenir en haut Aller en bas
 

« the beginning is the end is the beginning. » ● &JONNYLEE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Riviera Country Club-