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Parker O'Brien

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Message· · Sujet: i was a hopeless dreamer and you were scared to fall asleep i was a hopeless dreamer and you were scared to fall asleep EmptyLun 20 Aoû - 21:58

IRIS + PARKER
he saw galaxies in her eyes and
falling stars every time she cried

@Iris Stevenson

Le nom ne lui disait pas grand-chose. Stevenson, après tout, n’était pas très original, dans le genre. Parker avait un vague souvenir d’un garçon qui portait ce nom quand il était au lycée mais il lui semblait qu’il était dans une classe supérieure et l’orphelin n’avait jamais eu à le côtoyer. C’était le genre de détail qui s’inscrivait dans son esprit alors que d’autres lui échappaient. Il ignorait sur quoi se basait sa mémoire pour accepter certaines informations et en balayer d’autres mais même s’il avait attaché un visage à ce patronyme, Parker n’aurait jamais fait le lien avec la personne qu’il allait retrouver. Comment aurait-il pu ? Il ne l’avait jamais connue comme étant une Stevenson. Pour lui, Iris était une gosse du système, a foster kid, juste comme lui. Elle aurait pu n’être qu’un minois dans la mare d’enfants auprès desquels Parker avait grandi, après tout, les foyers qu’il avait hantés, ils étaient nombreux. Parfois il y passait plusieurs mois, parfois une poignée de semaines à peine. Rares étaient les familles où il avait dépassé l’année. À l’époque, il avait cru que le temps et l’expérience l’aideraient à se frayer un chemin dans ce tumulte de changements mais chaque détour, chaque déménagement était un déchirement pour le gamin solitaire qui songeait que jamais personne ne s’attacherait suffisamment à lui que pour avoir envie de le garder. Personne jusqu’à ce qu’il atterrisse dans la même maison qu’Iris. La demeure en elle-même ne sortait pas du lot, elle avait la même allure que toutes celles où Parker avait été transféré : quelques pièces plus ou moins ordonnées, un tableau des corvées où les prénoms des enfants se succédaient, des photos parsemées, peut-être dans le but de rassurer les nouveaux arrivants, de leur prouver qu’on tenait à eux, malgré leur statut d’indésirable dont on ne savait que faire. Il y avait un petit jardin avec quelques jeux colorés, usés, sur lesquels grimpaient des mômes de cinq ou six ans dans lesquels Parker se reconnaissait invariablement et chaque fois qu’il contemplait ces gosses délaissés, il se disait que les parents auraient dû être plus responsables, au lieu de les livrer à la société. Ses parents compris. Enfin, sa mère, puisqu’il  ignorait tout de son géniteur si ce n’est qu’il n’avait jamais semblé se soucier de l’adolescente enceinte qu’il laissait dans son sillage. Un décor somme toute banal pour le regard désespéré d’un adolescent qui avait perdu foi en l’humanité depuis longtemps, si ce n’est que parmi les quatre enfants confiés à la charge de cette famille, il y avait Iris. Iris qui était née le même jour, la même année que lui, probablement dans le même hôpital et, qui sait, peut-être leurs mères s’étaient-elles croisées dans le couloir de la maternité, peut-être qu’elles s’étaient lancé un sourire encourageant, partageant la douleur de l’enfantement, la terreur de ce qui les attendait. Parker avait aimé se bercer de cette illusion, en tout cas, même si sa mère n’était jamais sortie de l’hôpital vivante puisqu’elle était morte peu après sa naissance, et que la mère d’Iris n’avait pas été plus présente, même si c’était pour d’autres raisons. A Iris, Parker songeait parfois, évidemment, parce qu’elle avait été ce qui se rapprochait le plus d’une sœur, même si cette sensation n’aurait peut-être pas été aussi marquée si elle était née à un autre moment, mais le temps avait fait son œuvre et, comme pour les autres, la demoiselle s’était effacée, reparaissait parfois pour disparaitre presque aussitôt. Parker aurait peut-être dû maintenir le lien, d’une façon ou d’une autre, mais on ne lui avait jamais véritablement appris à entretenir des relations et il avait laissé l’eau couler sous le pont. Iris avait disparu au détour d’un méandre de la vie et il avait détourné les yeux car c’était le seul moyen de nier l’absence, de minimiser la perte. Il était devenu un as quand il s’agissait de se détacher des personnes qui l'entouraient, il n’y avait pas à dire.
Alors, forcément, il ignorait tout du mariage de sa sœur d’infortune. Il ne pouvait pas savoir qu’elle s’appelait désormais Iris Stevenson et qu’elle vivait dans la maison devant laquelle ils s’étaient garés, lui et son collègue, suite à un appel à la centrale pour signaler un cambriolage. Il était inconscient du coup au cœur qui allait le laisser muet quand il la verrait entre ces murs, en parfaite maitresse de maison. Il n’était pas préparé à ces retrouvailles impromptues quand il frappa à la porte et qu’un adolescent bougon lui ouvrit avant de disparaitre à l’étage. Parker se glissa dans la maison, en quête des propriétaires des lieux et s’avança jusque dans la pièce principale – un beau salon qui donnait sur une grande salle à manger, rien de ce qu’il avait eu l’occasion de voir dans toutes les maisons où il avait échoué – qu’il admira, sans parvenir à cacher sa fascination. Et quand une voix féminine s’éleva pour les accueillir, Parker ne fit pas immédiatement le lien entre la voix devenue femme et celle de la jeune fille qui fuyait son lit et ses cauchemars pour se lover contre lui. Mais son regard, lui, ne douta pas un instant quand il se posa sur Iris et Parker la contempla comme s’il n’arrivait pas à comprendre ce qu’elle faisait là, dans cette maison, dans laquelle elle semblait pourtant parfaitement à sa place.
- Iris ? dit-il d’une voix qui dérailla.
Toutefois, le regard que lui jeta son collègue le ramena à la réalité et Parker se racla la gorge d’un air embarrassé avant de demander, d’une voix qu’il espérait plus assurée :
- Madame Stevenson ?
Ce qu’il trouva parfaitement ridicule, vu l’adolescent qui leur avait ouvert. Il y avait sûrement une explication logique à sa présence. Peut-être qu’elle sortait avec ce Stevenson qui avait vaguement marqué l’esprit de Parker. Pourquoi aurait-il été croire qu’elle ait pu épouser un homme qui avait le double de son âge ?

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Message· · Sujet: Re: i was a hopeless dreamer and you were scared to fall asleep i was a hopeless dreamer and you were scared to fall asleep EmptyJeu 23 Aoû - 18:08

windmont bay avait toujours été synonyme de tranquillité à ses yeux. une petite ville sans histoire où il faisait bon vivre, si évidemment on mettait de côté la tragédie de quatre-vingt-dix-huit. si les ragots étaient à chaque coin de rue, les criminels, eux, étaient comme repoussés par l'ambiance plus que chaleureuse de la bourgade. en tout cas, c'est ce qu'elle avait toujours cru, même si à l'époque iris n'en avait que faire de cette fameuse convivialité dont toutes les familles de la ville se vantaient tant. parce qu'elle n'en avait pas, elle, de famille. du moins pas comme elle l'aurait espéré. voilà pourquoi jamais elle n'aurait imaginé se faire cambrioler quelques semaines seulement après avoir réemménagé dans cette ville qu'elle pensait connaître par cœur. mais les années se sont écoulées depuis la dernière fois qu'elle y a foulé les pieds, et si elle n'est plus tout à fait la même, il en est de même pour windmont bay. la vérité, c'est qu'il est tout à fait possible qu'il y ait eu des cambriolages lorsqu'elle était encore en foyer. certain qu'il y en a eu lorsqu'elle était loin d'ici. mais iris n'a jamais eu la chance de vivre dans une maison telle que celle-ci avant d'épouser richard, alors tout ça lui est bien inconnu.
muette face à la situation devant laquelle elle se trouvait, à savoir un salon bien plus vide qu'une heure auparavant, gunner s'empressa de la ramener à la réalité en lui ordonnant presque d'appeler le bureau du shérif, ce qu'elle fit immédiatement. elle sentait déjà qu'il allait le lui reprocher, que ce ne serait jamais arrivé si son père n'avait pas quitté sa mère ou quelque chose dans le genre. elle encaissera, comme elle l'a toujours fait. une fois le cambriolage signalé à la centrale, iris composa le numéro de son mari alors que gunner grimpait déjà les marches pour constater les dégâts dans sa chambre.
des coups à la porte et le son des marches des escaliers dévalées parviennent jusqu'à ses oreilles tandis que la voix de son mari tente de la rassurer à l'autre bout du fil. s'il n'était question que d'elle elle ne serait clairement pas dans cet état, mais elle a des responsabilités maintenant iris, et ça commence doucement à la terrifier. elle se dépêche de raccrocher lorsqu'elle se rend compte que gunner a filé dans sa chambre, laissant les officiers déambuler seuls dans la maison. iris se dirige alors vers le salon, ses pas rapides faisant claquer ses talons contre le parquet. « désolée de vous avoir fait attendre, j'étais au téléphone et-- » elle s'arrête brutalement lorsque les deux officiers tournent la tête dans sa direction. pendant une seconde, elle se demande si c'est le stress qui lui fait apparaître le visage de parker ou si c'est bel et bien lui qui se tient là devant elle. mais le fait qu'il prononce son prénom de cette voix qu'elle connaît tant ne laisse plus aucun doute s'installer dans son esprit. parker était bien plus qu'un simple gamin avec qui elle partageait une famille d'accueil. il était ce frère qu'elle n'avait jamais eu et toujours désiré. leurs retrouvailles devraient être joyeuses, fantastiques, mémorables. mémorables elles le seront, mais pas pour les bonnes raisons. iris reprend ses esprits lorsqu'il l'appelle par son nom d'épouse. chose à laquelle elle n'est définitivement pas habituée, surtout venant de sa bouche à lui. « euh oui, pardon. » elle lâche d'une voix bien moins assurée. elle qui lui portait tant d'amour, la voilà partagée entre le bonheur de le revoir et la honte de ne pas avoir été à la hauteur. parce que si elle l'avait été, à la hauteur, elle n'aurait pas disparu. elle aurait gardé le contact. et ils n'en seraient pas là aujourd'hui.
« gunner, qui vous a ouvert, a déjà fait la liste de ce qu'on lui a volé. » elle fait savoir à son collègue, dans l'espoir qu'il file voir l'adolescent. s'il est indéniable qu'iris a toujours eu du caractère, elle n'a jamais pu prétendre faire partie de ces filles persuasives, presque autoritaires, à qui on n'ose pas dire non. mais elle espère que rien que pour cette fois, ça marchera.

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Message· · Sujet: Re: i was a hopeless dreamer and you were scared to fall asleep i was a hopeless dreamer and you were scared to fall asleep EmptyLun 27 Aoû - 20:58

Il n’aurait pas dû avoir l'air si hébété, pris au dépourvu qu’il était par cette apparition aussi soudaine qu’énigmatique. Enfin, énigmatique, elle ne l’était pas tant que cela si on prêtait attention aux détails et si on ne se bornait à vouloir ignorer le sens de ce tableau comme le faisait Parker à cet instant précis. Mais c’était comme si son cerveau refusait l’évidence, comme s’il ne pouvait ou voulait accepter qu’Iris puisse habiter cette belle demeure, si différente de celles dans lesquelles ils avaient grandi. C’était pourtant tout ce dont ils avaient rêvé non et, dans ce cas, n’aurait-il pas dû être ravi pour elle ? Ne méritait-elle pas ce bout de paradis après en avoir tant bavé toute son enfance ? Si. Bien sûr que si, mais ça n’empêchait pas Parker d’être interloqué… et d’être incapable de le dissimuler. Et c’était quelque chose qu’il détestait, cette naïveté, cette maladresse qui le rendaient transparent comme l’eau claire d’un ruisseau. On pouvait voir le fil de ses pensées sur son visage, dans son regard désorienté, dans le pli que formaient ses lèvres, dans la teinte blême qu’avaient prise ses joues. Il aurait voulu pouvoir sortir de cette torpeur d’un claquement de doigts, retrouver la contenance qui seyait à sa profession, feindre de ne pas être complètement perturbé par ces retrouvailles inopinées. Mais il n’y parvint pas, envahi qu’il était par le souvenir de l’adolescente qui avait partagé son lit un nombre incalculable de fois et qu’il en était venu à guetter dans la nuit, se poussant au cas où, sachant le lit trop petit. Il avait presque éprouvé une déception égoïste les soirs où Iris dormait d’un sommeil profond et sans cauchemars parce que cela signifiait qu’elle ne quitterait pas ses draps pour ceux de Parker. Or, il ne se l’avouait même pas à lui-même mais cette proximité, ce corps chaud qui se pelotonnait contre lui, cela lui avait procuré une sérénité qui n’avait plus jamais été égalée. Comme si, tout à coup, la solitude se volatilisait, l’oubliait quelques heures et le laissait en paix. Iris avait peut-être cru qu’il lui faisait une faveur en l’accueillant sans un mot, mais elle lui apportait au moins autant et il n’avait jamais dormi aussi paisiblement qu’avec elle. Ce n’était pas quelque chose qu’il avait compris sur le moment, évidemment, mais après, quand elle était partie et que leurs chemins s’étaient séparés, il avait éprouvé ce manque encore plus cruellement qu’avec n’importe qui d’autre, n’importe quel enfant qui avait séjourné dans la même famille que lui, n’importe quel parent qui s’était un temps occupé de lui. Les mois puis les années avaient fini par lui faire oublier sa douleur mais il semblait qu’un seul regard dans sa direction suffisait à raviver les plaies à peine refermées.
Et, apparemment, la surprise était partagée mais contrairement à lui, Iris reprit rapidement ses esprits et quand elle répondit à sa question maladroite, il ne sut pas quoi dire d’autres. Tout ce qu’il arrivait à penser, c’était la drôle d’équation face à laquelle il était mis : Iris ? Mariée ? C’était absurde et en même temps pas tant que ça. Le regard du jeune homme lâcha l’épouse pour balayer les pièces du regard, pièces qu’il vit sous un autre angle maintenant qu’il savait qui vivait là en permanence. Il écouta d’une oreille ce qu’elle leur disait – Gunner, le garçon, l’adolescent, à peine plus jeune qu’eux, qui était-il pour elle ? - et ne reporta le regard vers son coéquipier que pour hocher la tête, suggérant par-là qu’ils se partagent les occupants, que l’un aille en haut, que l’autre reste en bas. Et même sans comprendre ce qu’il se tramait exactement ou ce qui pouvait lier Parker à Iris, le collègue comprit qu’il s’occuperait du gamin boudeur et laisserait à O’Brien le soin d’écouter Madame Stevenson… Iris. Le policier s’éloigna et disparut mais Parker attendit que les premières marches grincent sous le poids de son partenaire pour se tourner à nouveau complètement vers Iris et la regarder, laissant l’incompréhension froisser ses traits incrédules :
- Madame Stevenson ? répéta-t-il, la voix légèrement plus aiguë que d’habitude. Est-ce que… est-ce que ça fait longtemps?
Non pas que ça le regarde, en définitive, puisqu’à part ces quelques mois à vivre ensemble, ces quelques nuits serrés l’un contre l’autre et cette date de naissance qui jouait la fée de la destinée, ils n’étaient officiellement rien l’un pour l’autre.
- Féliciations?
Son ton parut plus interrogatif qu’affirmatif et il se rapprocha de quelques pas, comme pour mieux la détailler, comme pour retrouver la fille dans la femme, le souvenir dans le présent, le réconfort dans l’inconfort. Mais il avait l’impression d’être face à une étrangère et il détestait cette sensation.

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Dernière édition par Parker O'Brien le Ven 21 Sep - 16:04, édité 1 fois
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Iris Stevenson

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Message· · Sujet: Re: i was a hopeless dreamer and you were scared to fall asleep i was a hopeless dreamer and you were scared to fall asleep EmptyJeu 13 Sep - 23:41

en épousant richard stevenson, iris avait débuté une nouvelle vie. une vie composée d'idéaux dépassant ses espoirs, rivalisant avec ses rêves modestes de gamine du système. elle avait dit au revoir à ses tourments quotidiens et à la misère qui avait régenté sa vie jusque-là. c'était enfin à son tour d'être heureuse. mais ce serait un mensonge que de dire qu'elle n'avait jamais goûté au bonheur avant ça. malgré tout. les souvenirs des quelques années qu'elle a passé à windmont bay se bousculent dans son esprit alors qu'elle cherche à capter le regard fuyant de parker. mais lorsqu'elle y parvient enfin, elle se sent bien trop honteuse pour ne pas regarder immédiatement ailleurs. et ça lui fait mal. ça lui fait mal au cœur de se dire qu'ils en sont arrivés là, alors qu'il y a encore quelques années c'était eux deux contre le reste du monde. un monde injuste mais qui les avait réunis, tels deux jumeaux séparés à la naissance dont le destin est de se retrouver. en songeant à sa vie post-windmont bay, iris réalise qu'elle n'a jamais été capable de recréer un lien aussi fort que celui qui lui unissait, parker et elle. même richard, qu'elle aime pourtant du plus profond de son cœur, n'a pas le même impact que celui qu'elle considère véritablement comme son frère. parce que parker la comprend. il la comprend comme personne ne l'a jamais comprise. ou plutôt, il la comprenait. parce qu'aujourd'hui, et au grand dam de la brune, son regard indique tout le contraire. mais est-ce de la simple surprise ou une plus grande incompréhension ? elle souhaite tellement fort qu'il s'agisse de la première option qu'elle est tout bonnement incapable d'être assez objective pour lire la vérité dans ses yeux. yeux qui la quittent une nouvelle fois pour les meubles qui les entourent, les murs qui les encerclent, et son regard à elle les suit pour deviner tant bien que mal ce qu'il peut bien penser à cet instant. ressentant le besoin de se retrouver seule avec lui, iris tente de diriger le coéquipier de parker vers la chambre de gunner, à l'étage, et c'est non sans surprise de la part de la jeune femme qu'il s'exécute presque immédiatement. la tête tournée vers le bruit de ses pas dans les escaliers, son attention se redirige vers parker lorsqu'il évoque à nouveau le nom de famille auquel il n'est pas habitué, lui demandant par la même occasion si elle le porte depuis longtemps. elle secoue rapidement la tête de gauche à droite. « non. » elle souffle dans un murmure avant de baisser le regard. mais ce n'est pas une raison suffisante pour ne pas le lui avoir dit, qu'elle pense alors. mais où est donc passé ce lien si fort qui les unissait jadis ? disparu, non sans laisser de trace sur leurs cœurs meurtris. non, impossible. elle refuse. et elle refuse également ce malaise qui commence à s'installer entre eux. « parker... » elle lâche comme dans un supplice en retrouvant son regard lorsqu'il la félicite de ce mariage dont il ignorait tout jusqu'à il y a encore quelques minutes. elle le laisse alors s'approcher d'elle et, instinctivement, attrape sa main dès qu'elle le peut. « je suis désolée » son regard clair se pose sur leurs mains à nouveau unies avant de plonger dans celui du blond. « tu m'en veux ? » elle demande, telle une enfant. parce qu'au fond, c'est ce qu'elle est.

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Dernière édition par Iris Stevenson le Dim 3 Fév - 0:03, édité 1 fois
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Message· · Sujet: Re: i was a hopeless dreamer and you were scared to fall asleep i was a hopeless dreamer and you were scared to fall asleep EmptyVen 21 Sep - 16:04

Est-ce qu’elle avait enfin la sensation d’appartenir à un tout ? Est-ce que se marier lui avait permis de combler ce trou profond qui semblait ouvrir les poitrines de tous les enfants qui émanaient du système ? Est-ce qu’elle parvenait à aimer, à se sentir aimer ? Est-ce qu’elle ne redoutait pas un revers, croyant que tout celui puisse être trop beau pour être vrai ? Voilà les questions qui vrillaient l’esprit de Parker à ce moment précis. Des doutes. Des craintes. Mais c’étaient des questions égoïstes, qui se rapportaient à lui. Qui était-il pour croire qu’Iris puisse être atteinte du même mal, des mêmes incertitudes ? Il n’y avait peut-être que lui qui souffrait de sa solitude, qui avait l’impression de ne jamais parvenir à s’ouvrir aux autres et qui déprimait dès lors dans sa solitude, malgré tous ses efforts pour se faire une place dans cette société bien hiérarchisée. Mais, au fond, il avait toujours l’impression d’être ce gamin dont on ne savait que faire, ce dossier parmi des milliers, qu’on se passait de main en main, auquel on attachait une adresse, temporairement, avant de le faire changer de décor, encore et encore. Il ne s’était jamais habitué à ces transferts aussi soudains que brutaux. Certains avaient été bien accueillis parce qu’il était malheureux, mais d’autres lui avaient arrachés le cœur quand il avait cru qu’il avait enfin trouvé une famille, un foyer, et qu’on le renvoyait au néant de son statut. Alors il se les posait sincèrement, ces questions, en observant Iris et sa jolie maison. Et il essayait de se projeter dans un tableau équivalent où il aurait une maison à lui, un compagnon à lui, une vie à lui mais c’était comme s’il était incapable de se focaliser, comme si les contours de ses rêves étaient flous, l’empêchant de se figurer pleinement une vie parallèle. Il n’avait jamais eu l’imagination requise, sans doute. A moins qu’il ne soit pas fait pour ce type de bonheur.
Conscient de son fil de pensée particulièrement égoïste, Parker culpabilisa et reporta son attention sur Iris, se mordant l’intérieur de la joue, incapable de savoir quoi penser. Mais avait-il seulement le droit d’avoir la moindre réflexion à ce sujet ? N’était-ce pas une manière de juger alors que rien de tout cela ne le regardait ? Et en quoi pouvait-il juger Iris ? D’avoir trouvé quelqu’un, elle ? D’aimer quelqu’un ? D’être aimée ? D’avoir une place quelque part ? Ou, à nouveau, observait-il la situation de son point de vue à lui, en essayant de voir s’il y avait le moindre espace pour lui dans la nouvelle vie d’Iris ? Avait-elle seulement songé à le lui dire ? Ou faisait-il déjà partie d’un lointain passé qui l’exposait à l’oubli et l’empêchait d’être de ceux qui pouvaient se réjouir de ce genre de nouvelles ? Il aurait dû être heureux pour elle, il le savait, mais il ne ressentait qu’un certain malaise à être confronté à cette réalité à laquelle il n’était pas préparé et qu'il aurait pu ignorer encore un temps infini s'il n'y avait eu un cambriolage chez les Stevenson.
Iris secouait la tête et il la contemplait sans rien dire. Elle prononça son nom et il sentit son cœur s’ouvrir, d’espoir ou de remords, il n’aurait su le dire. Rares étaient les personnes qui parvenaient à s’immiscer sous sa peau mais elle l’avait toujours fait avec aisance, même lors de leur rencontre, quand ils n’étaient que des adolescents maigrichons et solitaires. Même ce jour-là, il avait ressenti un réconfort à rencontrer une fille comme lui et quand ils avaient découvert qu’ils étaient nés le même jour, le jeune O’Brien y avait sans doute vu un signe du destin, ce qui était parfaitement ridicule, il s’en rendait compte maintenant. Ils avaient évolués dans des directions différentes et Parker avait l’impression d’être face à une étrangère – ou d’être devenu l’étranger à son univers à elle. Il glissa alors un regard sur leurs mains jointes, presque sourd à ses excuses, tant son esprit bourdonnait encore de questions qu’il n’osait pas poser. Sa réponse, pourtant, fut spontanée et sincère :
- Non… Non je ne t’en veux pas. Je suis content pour toi… Je suis juste pris de court…
Il se pinça les lèvres, inspira brièvement et se mordit la lèvre inférieure en caressant le dos de la main d’Iris avec son pouce, songeur, dérouté.
- Est-ce que… est-ce que tu es heureuse ? finit-il par demander, en relevant un regard trouble vers elle.
Parce que c’était tout ce qui comptait, non ? Qu’elle soit heureuse ? Qu’elle ait trouvé une famille à elle, quand bien même celle-ci semblait composée d’un adolescent bougon et d'un mari absent.

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Message· · Sujet: Re: i was a hopeless dreamer and you were scared to fall asleep i was a hopeless dreamer and you were scared to fall asleep EmptyMer 6 Fév - 0:53

en suivant le regard songeur de parker, iris se surprend à découvrir des détails auxquels elle n'avait jusqu'alors jamais fait attention dans son propre salon. ou bien les avait-elle déjà oubliés ? ses allées et venues sont pourtant quotidiennes, comment pourrait-elle ne jamais avoir vu cette bougie qui se tient fièrement sur le meuble à sa droite ? elle se rappelle tout à fait des livres qui traînent sur la table depuis bien une semaine maintenant, mais cette bougie ? elle n'est pourtant pas arrivée là par magie. et ce n'est certainement pas ce satané cambrioleur qui l'a déposée là. comment est-elle supposée faire la liste des objets qui ont été dérobés si elle n'arrive même pas à se souvenir de l'existence de cette bougie ? c'est donc cela, de vivre dans une belle et grande maison ? d'avoir plus d'argent que besoin, et donc de futilités ? toute sa vie iris a pu compter ses biens sur les doigts de ses mains, était-ce donc une façon de la punir d'avoir fait une croix sur son ancienne vie ? d'avoir dit adieu à la misère et la solitude qui l'accompagnaient jours et nuits ?
elle en a rêvé, d'une vie comme celle qu'elle mène. elle se souvient encore de leurs échanges nocturnes, sa tête nichée dans le cou de parker, à rêver d'une vie meilleure. jamais n'avait-elle imaginé avoir autant, elle qui rêvait seulement d'un foyer aimant. l'argent n'avait jamais eu de réelle importance à ses yeux. il n'avait jamais été question de plus que de simplement subvenir à ses besoins, qu'elle ait cinq, dix ou quinze ans. alors que les autres petites filles rêvaient sans doute d'être princesses, iris, elle, rêvait de leurs vies à elles. une vie normale. bien des fois parker et elle avaient imaginé à quoi ressemblerait leur vie à coups de nombreux si. si par miracle, après tout ce temps, quelqu'un décidait enfin de les adopter. s'ils s'en allaient enfin loin, très loin de windmont bay. s'ils avaient enfin la vie qu'ils désiraient. si. enfin.
en reposant son regard clair sur parker, c'est son visage juvénile d'adolescent qui lui apparaît alors, même si les années n'ont en réalité pas réellement marqué le jeune policier. elle le voit avec quelques centimètres en moins, une coiffure différente et des vêtements un peu plus abîmés que cet uniforme qui lui va si bien. ils auraient sans doute été heureux dans une maison telle que celle-ci. elle les imagine raser les murs du couloir d'en haut, dévaler les escaliers ou encore salir la belle cuisine. oui, c'est le genre de vie qu'ils auraient pu avoir si le sort en avait décidé autrement. mais la réalité la rattrape et le visage de parker reprend sa forme initiale lorsqu'il la tire de ses rêveries pour mentionner cette nouvelle vie dont il ignorait tout jusqu'à présent. l'avait-elle volontairement laissé de côté, oublié pour ne pas l'inclure dans ce tout nouvel aspect de sa vie ? non, bien sûr que non. mais le savait-il ? arrivait-il toujours à deviner le fond de sa pensée malgré toutes ces années séparés l'un de l'autre ? iris ne peut s'empêcher de rétablir ce contact dont ils avaient tant l'habitude autrefois en attrapant sa main. elle a besoin de savoir s'il lui en veut, s'il est amer de leur séparation et de son silence radio. si, malgré elle, elle a réussi à tout gâcher.
mais non. parker ne lui en veut pas. elle en oublierait presque le reste de sa phrase tant cet aveu lui réchauffe le cœur à cet instant. tel un miroir, iris se pince les lèvres à la suite de son presque jumeau, un geste, une réaction qui lui est incontrôlable, automatique même. ses yeux s'attardent sur leurs mains liées alors qu'il vient doucement caresser le dos de la sienne, mais elle retrouve bien vite son regard lorsqu'il lui demande si elle est heureuse. elle marque un court temps d'arrêt, le temps d'assimiler la question, mais la réponse ne se fait pas plus attendre. elle acquiesce doucement de la tête sans quitter son regard. oui, elle est heureuse. en tout cas c'est ce qu'elle pense sincèrement. comment ne pourrait-elle pas l'être après tout ? elle ne manque plus de rien, si ce n'est de cette relation si particulière qu'elle a entretenu avec parker pendant toutes ces années. elle ressent d'ailleurs le besoin de le lui signifier, et décide de s'approcher encore un peu plus pour le serrer dans ses bras bien plus frêles désormais que ceux du blond. elle peut aisément constater les années d'entraînement à l'école de police, ce qui lui décroche un sourire qu'il peut peut-être deviner à défaut de voir. « tu m'as manqué » elle souffle sans rompre leur accolade. le sentiment de plénitude qu'elle éprouve alors lui fait même oublier la véritable raison de sa venue. la présence du collègue de parker, à l'étage. la désolation qu'elle ressentait avant son arrivée. iris perd bien (trop) vite le sens des priorités lorsque ses sentiments prennent le dessus. « tu ne trouves pas ça un peu ironique quand même, qu'on se retrouve ici ? » elle lâche avant de doucement se détacher de la silhouette de parker et de retrouver son regard bleuté. « je te pensais déjà loin. » elle avoue alors, en repensant à toutes les conversations qu'ils ont pu avoir sur leur avenir, alors qu'ils n'étaient que deux adolescents.

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Parker O'Brien

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Message· · Sujet: Re: i was a hopeless dreamer and you were scared to fall asleep i was a hopeless dreamer and you were scared to fall asleep EmptyMar 26 Fév - 15:17

Peu de visages s’étaient gravés dans la mémoire de Parker. Pour la plupart, ce n’étaient que des silhouettes floues, des prénoms sans traits, des traits sans prénom. Il n’avait pas eu le temps de s’accrocher, il n’avait pas osé, la plupart du temps. Parfois, d’un foyer à l’autre, il retrouvait un enfant mais ils restaient des étrangers qui se fixaient en chiens de faïence. C’était une question de survie, un instinct de préservation qui s’ancrait en eux dès le plus jeune âge. Rien ne tenait la route bien longtemps et il fallait constamment s’adapter, accepter la perte, affronter la peur. Rares étaient les gamins qui trouvaient un foyer heureux, stable, où s’épanouir en toute sérénité, mais ils existaient. Seulement, Parker ne l’avait découvert que très tard, alors qu’il avait déjà un pied dans la vie active. Jusque-là, il avait cru à un conte que se racontaient les enfants pour garder espoir. En tous les cas, lui n’avait pas fait partie de ce lot chanceux, il avait plutôt échoué parmi les plus démunis, les plus méfiants, les plus perdus. Il savait qu’il y avait également pire : il y avait ceux qui fuguaient, ceux qui glissaient lentement dans la drogue, ceux qui se prostituaient. Dans cette masse nébuleuse, pourtant, il y avait eu Iris. Iris qui s’était détachée de l’anonymat commun, Iris qui s’était glissée sous ses côtes, qui s’était fait un nid dans le cœur du jeune O’Brien, mais en avait-elle seulement conscience ? se demandait Parker en la contemplant. S’était-elle rendu compte de l’importance qu’elle avait ? Probablement que non, puisqu’il ne le lui avait jamais dit, jamais avoué. Il avait naïvement cru que les gestes suffiraient, qu’elle savait parce qu’elle était la seule avec qui il partageait son lit, qu’elle avait senti que leurs cœurs adolescents battaient à l’unisson, qu’ils se comprenaient mieux que quiconque, mais peut-être n’avait-ce été que le fruit de son imagination. Peut-être qu’Iris avait eu d’autres Parker, avant et après leur passage commun dans cette grande maison. Peut-être qu’elle s’était réfugiée dans des étreintes plus rassurantes. Il tâchait de se souvenir de détails en apparence insignifiants qui auraient pu offrir matière à réflexion mais tout se mélangeait dans la tête du jeune policier et il ne savait plus que croire. Alors tout ce qu’il pouvait souhaiter, finalement, c’était qu’elle, au moins, ait trouvé quelqu’un qui la rende heureuse.
Parker guetta sa réponse et fut à deux doigts de soupirer de soulagement lorsqu’elle acquiesça. Un sourire indéchiffrable s’ébaucha sur les lèvres de l’orphelin qui l’imita, hochant la tête à son tour, bien qu’une lueur blessée vienne faire trembler son regard. Il n’aurait pas dû éprouver cette pointe de jalousie, cette sensation d’abandon, mais il ne pouvait s’empêcher de la sentir qui lui picorait le cœur de façon insidieuse. C’était injuste et, en même temps, cela ne l’était pas du tout. Il savait qu’Iris méritait ce bonheur, qu’elle l’avait autant attendu que lui, qu’elle en prendrait soin. Il aurait voulu pouvoir le découvrir autrement mais de quel droit éprouvait-il cette drôle de rancœur ? Après tout, il n’avait pas plus cherché à avoir de ses nouvelles qu’elle s’était inquiétée de son sort. C’était sans doute la suite logique des choses : la vie rapprochait et éloignait à sa guise et s’ils ne s’efforçaient pas de garder le contact, qui l’aurait fait pour eux ?
Perdu dans les méandres du passé et le flot de ses pensées confuses, le policier ne remarqua pas immédiatement l’approche de sa jumelle, dans le cœur et dans le malheur. Il sursauta au moment où elle l’étreignit et ne put s’empêcher de conserver cette raideur. Ils n’étaient plus les enfants du système : elle était une femme au foyer, il était policier, il en avait presque oublié la raison de sa venue.
- Toi aussi…, souffla-t-il, sincère, sans être sûr qu’elle ait pu l’entendre tant sa voix, sous le coup de l’émotion, s’était réduite à un filet écorché. Ironique ? Pourquoi ?
Il ne put réprimer un voile de méfiance dans sa question mais elle ne tarda pas à en éclaircir le sens et il bafouilla, rougissant légèrement, gêné d’avoir pu penser qu’Iris ait pu faire preuve du moindre cynisme. N’était-elle pas la douceur même ?
- Ce n’est pas faute d’avoir essayé…, lâcha-t-il avec une légère amertume. Mais j’ai été affecté à Windmont Bay. Je crois que le destin se fiche de moi. Et puis… Moi aussi je pensais que tu serais déjà loin.
Parker esquissa un sourire penaud et se mordit la lèvre inférieure avant d’essayer de reprendre le contrôle de ses émotions :
- Bon, il serait peut-être temps que je fasse mon boulot…, dit-il en sortant un stylo et un calepin. Est-ce qu’il y a eu un signe d’effraction ? Une fenêtre ouverte ou une porte défoncée ? As-tu déjà fait l’inventaire de ce qui avait pu être dérobé ?
Il était nerveux, il ne savait pas pourquoi. Comme si Iris pouvait évaluer son travail, se rendre compte qu’il n’était pas encore à l’aise dans son rôle, s’imaginer qu’il puisse être un imposteur qui se leurrait sur sa valeur, comme il était certain de l’être. Il constata que sa main tremblait légèrement et il la secoua comme pour faire disparaitre la crampe imaginaire. A l’étage, les pas pesants de son collègue et des voix étouffées attestaient que l’interrogatoire avançait et il ne voulait pas donner l’impression de n’avoir rien fichu pendant ce temps-là, trop absorbé qu’il était par ses retrouvailles avec la désormais Madame Stevenson. Pourtant, éprouvant un besoin un peu égoïste d’en savoir davantage, il ne put s’empêcher de demander :
- Quel âge a le garçon qui est avec mon collègue ?
Parker espérait qu’Iris ne se sentirait pas jugée mais il ne pouvait ignorer la composition singulière de sa nouvelle – et vraie – famille.

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What am I supposed to do without you? Is it too late to pick the pieces up, too soon to let them go? Do you feel damaged just like I do? Your face it makes my body ache, it won't leave me alone. You're in my head, always. I just got scared away. I'd rather choke on my bad decisions than just carry them to my grave. You're in my head, always, always, always.
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