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 ▬ BLYTHE's HOUSE | it's so nice to see you ! (ended)

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Message(#) Sujet: ▬ BLYTHE's HOUSE | it's so nice to see you ! (ended) Ven 28 Aoû 2009 - 16:38



STARRING ALVIRA DEVLIN AND VICTORIA BLYTHE

Je veux sortir demain.
Mademoiselle Blythe, je doute que votre état le permet.
M’en fiche. Je veux sortir demain. Et je suis prête à m’échapper par la fenêtre si vous m’enfermez. la jeune blonde avait secoué la main et la tête, réfutant aussi bien physiquement que parlant les dires de son médecin.
Victoria, ne sois pas capricieuse. soupire Maât, qui eut le droit à un regard courroucé de la part de sa sœur.
Et puis, t’enfuir par la fenêtre avec une jambe plâtrée, ça risque d’être difficile. ricane gentiment Rhys. à ces mots, Victoria se renfrogna dans ses retranchées qu’étaient les oreillers et les draps.
La ferme. Je veux partir demain, un point c’est tout.

Et ce fut le début d’un long harcèlement qui commença en ce dimanche d’août. Comme pour mettre fin à la discussion, la jeune fille cacha sa bouche de son drap, sous le regard mi-exaspéré mi-amusé de ses frères. C’était une technique comme les autres pour clore un sujet. Et quand on pensa que ce n’était que paroles en l’air, son médecin et les infirmières furent surpris de voir qu’elle réitéra sa demande lors du repas du midi. Oh non, elle n’était certainement pas prête à lâcher le morceau. Victoria Blythe était connue pour un entêtement sans faille et ce n’était pas parce qu’elle venait de se réveiller d’un coma d’une semaine qu’elle allait changer de tout au tout. Elle n’avait pas encore été assez surmenée pour ne pas se souvenir de la date du gala organisé annuellement par son grand-père. Ce dernier ayant rendu l’âme il y a quelques mois, c’était à la fratrie Blythe de mettre en avant leur créativité et leur goût pour la fête. Heureusement que Maât avait travaillé dans une entreprise d’évènementiel. Il fallait qu’elle se renseigne rapidement sur tout ce qui s’était passé durant une semaine. En dehors des murs blancs de l’hôpital, évidemment. Après la visite de Dakota – le même Wayhne qu’elle détestait – elle se remit à son harcèlement auprès de qui voulait bien l’entendre. Que ne fut pas son plaisir de voir qu’elle avait réussi à obtenir gain de cause le soir même. La blonde ne savait pas ce qui les avait fait changer d’avis et elle s’en fichait royalement. Elle rentrerait chez elle le lendemain à la première heure. Dieu merci, ses frères avaient eut la générosité et la gentillesse de venir lui donner un coup de patte pour ses affaires – il n’y en avait pas non plus une tonne. Les garçons étaient d’ailleurs attentifs à chaque geste de leur cadette, comme s’ils s’attendaient à ce qu’elle s’écroule à tout moment. Mais Victoria était bien trop heureuse pour le souligner, quant bien même elle le remarquait très bien. La fratrie Blythe se trouvait de nouveau souder et on ne pouvait qu’admirer le travail d’équipe quand ils déambulaient dans les couloirs qu’ils ne connaissaient que trop bien. Après une lutte acharnée contre béquilles pour elle et fauteuil roulant pour eux, la plus jeune dévalait comme un paon au milieu de ses frères, qui esquissaient de légers sourires en la voyant agir de la sorte. Victoria était belle et bien revenue dans son monde, comme une renaissance. Elle plissa d’ailleurs sévèrement les yeux quand la lumière du jour la frappa en plein fouet. La jeune fille avait presque oublié que le soleil de Miami pouvait être aussi agressant question lumière. Mais qu’importe. Après ne l’avoir perçu qu’à travers les fenêtres de l’hôpital, cela faisait rudement du bien de sentir les rayons brûlants sur sa peau. Alors qu’elle se mettait à traînasser un peu derrière eux, Maât et Rhys se retournaient, l’air inquiet de nouveau au visage.

VICTORIA : Vous n’avez jamais vu quelqu’un profiter du soleil ou quoi ?

Sa voix était cinglante mais des sourires et des apaisements se mirent à remplacer l’inquiétude et le doute. Tout ceci fut accentué par la vitesse soudainement rapide prise Victoria pour les rattraper, voire même les dépasser. Elle voulait rentrer chez elle. Retrouver sa chambre, son lit et son ordinateur. Et elle comptait sur ses frères pour lui débriefer tous ce qu’ils savaient sur la semaine écoulée – même si elle sait qu’ils n’apporteront pas grand chose à sa science déjà grande sur la vie mondaine des habitants d’Ocean Grove. Mais ils peuvent toujours la surprendre, n’est-ce pas ? Mais sa préoccupation du moment était, étonnement, le gala qui se profilait à l’horizon. Ils ne lui avaient pas encore annoncé la date définitive mais ce n’était que partie remise. Les deux l’ayant très largement rattrapés, Victoria fit une légère moue soucieuse avant de relever la tête pour porter son regard sur Maât et Rhys.

Au faites… Le gala est toujours prévu pour mercredi, n’est-ce pas ? sa question eut l’air de mettre mal à l’aise Maât.
Il a pas changé de date, ouais. balança Rhys, ignorant superbement le regard de son aîné.
Mais on a pensé qu’il serait préférable que tu te reposes à la maison. ajouta précipitamment ce dernier. leur cadette s’arrêta brusquement et ses frères firent de même quelques pas après.
Maât, il est hors de question que j’y assistes pas. Maman compte sur nous. Toute la famille compte sur nous. Nous trois.
Victoria, tu ne vas pas commencer. maugréa Maât.
Commencer quoi ? Est-ce donc mal que je tiens à aller au gala annuel de notre famille ? En plus, c’est moi qui fais le discours d’ouverture. Je suis une Blythe, bon sang !
Voilà qu’on ne l’avait pas remarqué. ironisa Rhys, croisant les bras. sa sœur ignora sa remarque, son regard émeraude plongé dans celui de Maât. devant l’insistance persistante de Victoria et l’absence d’aide venant de Rhys, l’aîné reprit la marche, la buste raide.
On en reparlera à la maison.

La jeune blonde sentit son visage bouder un instant avant de voir Rhys grimacer derrière le dos de son frère. Elle n’était pas une éternelle capricieuse mais il y avait certains points d’honneur sur lesquels elle aimait insister, avoir raison, le dernier mot et gain de cause. Rien ou presque ne résiste à Victoria Blythe. Mais ses frères étaient coriaces ; le même sang coulait dans leur veine. Ils auraient pu naître triplés, ils se seraient aussi bien compris. Mais ce n’était pas Maât et encore moins Rhys qui allaient se mettre au travers de son chemin. Le chemin se fit en silence mais cela ne perturbait pas la demoiselle, qui était en pleine contemplation du paysage qui défilait sous ses yeux. Exactement comme si elle venait d’être de nouveau mise au monde. Son cœur était d’une légèreté nouvelle et son adoration semblait presque enfantine et innocente. Elle pouvait être une tête de mule puis une gamine en totale admiration en l’espace de quelques minutes. Flanquée entre ses deux frères – Maât n’aimant pas spécialement conduire, c’était Rhys qui s’était collé au service avec sa Chevrolet – Victoria posa tranquillement sa tête sur l’épaule de Maât, comme pour apaiser la raideur qui s’était installée en lui. Le sentir crisper n’était pas dans l’ordre du jour. Chacun ressentait les sentiments des autres et la jeune fille ne pouvait passer outre du mal à l’aise de son frère. Et puis, elle n’aimait pas le savoir comme cela. Quand le quartier se profila à l’horizon, elle se redressa lentement, un léger sourire flânant sur ses lèvres. Jamais elle n’aurait pensé être aussi ravie de retrouver sa résidence natale. Malgré les meurtres, les incendies et les drames personnels que les habitants avaient dût affronter ces derniers mois, Victoria était attachée plus que quiconque à ce quartier. Chaque membre de sa famille était partit un moment ou un autre de la maison mais jamais elle. Comme rester à ses racines, elle aurait l’impression de perdre pied si elle venait à aller habiter ailleurs. Et puis, avec son père enterré au cimetière du coin, cela n’allait pas précipiter son arrachement de cette maison où elle a tant de souvenirs, en particulier avec lui. Un gain de bonheur et de bien-être l’enveloppa subitement alors que la voiture s’engageait dans la rue, leur rue et que les paroisses de leur maison s’avançaient de plus en plus. Quand Rhys se gara dans l’allée, Victoria était excitée comme une puce. La jeune blonde poussa presque Maât vers l’extérieur, qui ne pouvait s’empêcher de la soutenir doucement pour l’aider à descendre, signe d’agitation et de fébrilité. Elle en avait rien à faire de la voisine qui regardait par la fenêtre, de l’autre qui tondait ses roses au lieu de son herbe, ni même du chien de Rhys qui jappait joyeusement à leur pied, comme pour accueillir la sœur de son maître. Elle n’avait pas encore idée qu’elle avait été un ingrédient majeur des dernières conversations entre voisins. Elle l’apprendrait bien assez vite. Mais pour l’instant, rien n’était plus plaisant que de laisser ses béquilles et son pied valide frôler le sol de l’entrée.

Quelques minutes après, Victoria se retrouvait dans sa chambre, allongée dans son lit – pour changer. A son grand désarroi, ses frères s’étaient ligués contre elle pour insister à ce qu’elle aille se reposer au moins jusqu’au repas. Ce qu’ils pouvaient se montrer parfois exaspérants. Comme si le peu d’action qu’elle avait fait allait la nuire. Mais n’étant pas d’humeur ni d’attaque à s’opposer à une énième contrainte, la jeune fille se laissa tomber dans son lit, un air de plaisance au visage. La jeune blonde retrouva alors ses compagnons de route – autrement dit, ses peluches fétiches qui parsemaient toujours son lit, même à dix-huit ans passés. Alors qu’elle songeait sérieusement à redescendre au bout d’un quart d’heure de solitude, s’ennuyant ferme, la porte s’ouvrit. Ce n’était ni Rhys, ni Maât mais une jeune femme qui passa le palier. Et ce fut elle qui fit lâcher un cri de surprise puis de joie à la jeune Blythe, ravie d’un peu de compagnie et de compagnie de luxe par dessus le marché.

VICTORIA : Alin, nom d’un chien ! Qu’est-ce que tu fiches ici ? Enfin, comment tu savais que j’étais déjà rentrée ? Je suis à peine arrivée ! Mon Dieu, ça fait tellement plaisir de te voir, si tu savais ! Comment tu vas ?

Sa voix était excitée, pointée d’une sincérité et d’une émotion vive et perceptible. Victoria se redressa, ainsi que ses oreillers, tout en tapotant sur son lit, histoire d’inciter la jeune arrivante à prendre place. Elle était plus que ravie de cette arrivée soudaine et elle ne se cachait pas de le démontrer. Quand on a frôlé la mort, votre vision de la vie change brutalement, croyez-le. La demoiselle avait un sourire à fendre le cœur qui s’étendait sur tout son visage ; depuis combien de temps Victoria Blythe n’avait pas sourit, déjà ?



Dernière édition par Victoria Blythe le Lun 30 Nov 2009 - 18:53, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ▬ BLYTHE's HOUSE | it's so nice to see you ! (ended) Ven 9 Oct 2009 - 13:57


    Dans les petits quartiers tel qu'Ocean Grove, tout le monde sait tout sur tout le monde. Il suffit d'une étincelle pour déclencher un véritable brasier. Tout peut s'enflammer si vite qu'il est presque impossible de stopper la machine. Il est souvent trop tard lorsque l'on s'aperçoit du mal causé ou du tord qui nous est fait. On ne peut que subir les insultes et voir le monde autour de nous s'écrouler avec lenteur. Il est souvent difficile de se relever d'une telle épreuve. Ceux qui y parviennent ne sont pas toujours tenus en si haut rang. Pour cela ils ont sacrifiés bien plus qu'on ne peut l'imaginer. Parfois il arrive même que la cruauté se joigne à la partie. Alors oui, pour beaucoup Ocean Grove ressemble à un paradis. Mais une fois que l'on y entre, difficile d'en ressortir. Il est encore plus compliqué de ne pas se faire remarqué. Un quartier résidentiel ne ressemble en rien au paradis. Il s'agit plutôt d'un enfer bien gardé. Un enfer déguisé en paradis où les anges possèdent des queues de diablotins. A Ocean Grove personne ne pouvait prétendre être à l'abri, pas même le plus sage. Alvira avait longtemps cru être en sécurité. Elle avait eut le vain et stupide espoir que son passé ne la rattraperait pas ici. Ce fût une erreur et les conséquences en seraient probablement désastreuses. C'est lorsqu'on se croit en sécurité que le mal refait surface. Alvira Devlin n'avait cependant jamais baissé sa garde. Elle était bien trop maligne et intelligente pour cela. Elle savait s'y prendre. Elle savait rester discrète, secrète et mystérieuse. Oui Alvira était un mystère pour les habitants du quartier. Cela ne faisait que raviver le feu bien sur. Mais par chance elle se trouvait être à l'abri. On ignorait tout de sa venue ici. On ignorait tout de ce qu'elle avait pu être ou de ce qu'elle était encore. Rare était ceux qui la connaissait. Ceux là pouvaient être considérés comme chanceux. Ou peut-être au final. Car ce qu'il y a de dangereux à prétendre connaître quelqu'un c'est qu'en réalité nous ne connaissons qu'une partie infime de la personne. La partie non submergée en quelque sorte. Celle que la personne affiche au grand public. L'autre, plus secrète, reste bien sagement enfouie en soi jusqu'au moment propice où il faut la dévoiler aux autres. C'est cette partie de l'humain qui s'avère être dangereuse. Et elle est bien trop souvent inaccessible. Nous avons tous nos petits secrets. Certain plus lourds à porter que d'autres. Depuis la nuit des temps les hommes cachent leur véritable visage, leur nature profonde. Qui oserait dire n'avoir jamais menti au cours de sa vie ? Ce serait là un mensonge. La vérité réside dans le fait que nous sommes tous en danger. Peu importe ce que nous avons fait, si nous sommes bons ou mauvais. Le danger est tout autour de nous qu'on le veuille ou non. Parfois il surgit de nul part alors que l'on ne l'attendait pas. Victoria Blythe en avait fait les frais une semaine plus tôt. Qui aurait pu prédire ce malheureux et tragique accident ? Personne cela va de soit. Néanmoins les conséquences qui en découleront pourraient être désastreuses. Personne n'aurait imaginé voir Victoria Blythe dans un froide chambre d'hôpital là où nous avons tous de terribles et douloureux souvenirs. L'accident à peine survenu, tout Ocean Grove était déjà au courant. Le couche à oreille est une pratique en plein essor que les habitants du quartier pratiquent sans retenu. Il est si facile de parler de la vie des autres. Cela nous fais oublier nos propres malheurs. Cela permet de faire oublier, pour un temps, aux autres habitants des rumeurs courant sur notre propre compte. Un malheur peut en ravir plus d'un ici. Qui oserait prétendre que cet accident ne l'a pas arrangé ? Depuis une semaine plus personne ne parle d'autre chose. Victoria n'est pourtant pas le centre du monde. La planète ne va pas imploser. La jeune fille est en vie. Pourtant on ne cesse de colporter des ragots à ce sujet comme si plus rien d'autre n'existait. Et pendant ce temps on ne s'occupe plus des autres affaires en cours. Voilà qui est pratique ! Cependant lorsqu'on se trouve être un proche de Victoria Blythe on ne peut se réjouir de l'évènement. On écoute les ragots bien sur mais l'on trouve cela répugnant. Comment peut-on se délecter d'un drame ? Même l'assassin ne pourrait pas. Alvira Devlin prenait chaque jours des nouvelles de son amie via le téléphone. Elle appelait chaque jours ses médecins afin de connaître son état exact. Elle se surprenait parfois à demander de ses nouvelles à Rhys qui ne se trouvait pas être son meilleur ami. Ce genre de chose rapproche pourtant les gens. Et lorsqu'enfin l'annonce de la sortie de son amie fût faite, l'hésitation n'exista pas. Après s'être tout de même habillée convenablement, Alvira fonça tête baissé vers la demeure de sa jeune amie. Il ne lui fallut pas bien longtemps avant de se retrouver devant la porte à frapper afin que l'on vienne lui ouvrir. Ce fût Rhys qui répondit et afficha une mise surprise en la voyant devant lui. Elle ne lui laissa cependant pas le temps d'ouvrir la bouche.

    - Je suis là pour Victoria.
    - Bien sur...elle est dans sa chambre. soupira t-il tout en lui laissant le champ libre afin qu'elle puisse passer.

    Elle n'attendit rien de plus et se dirigea d'emblée vers les escaliers qui la mènerait jusqu'à la chambre de la cadette. Il n'y avait aucune raison de se justifier face au frère de son amie. Ils se connaissaient, avaient une sorte de passé commun mais ne se considérait pas comme ami. Leur relation était plus compliqué que cela et ne méritait pas de justifications ici. D'ailleurs Victoria ignorait tout de ce qui se tramait et c'était bien mieux ainsi. Arrivé devant la porte de la chambre, Alvira ne prit pas la peine de frapper, comme si entrer dans la pièce lui était complètement dû. A peine son visage avait été découvert à blondinette qu'un cri perçant s'échappa de ses lèvres faisant sourire la jolie brune qui referma aussitôt derrière elle. Elle admira son amie, son enthousiaste et le sourire qui planait sur ses lèvres. La brune souriait également de la voir si joyeuse comme si rien ne s'était passé. Comme si aucun drame n'était arrivé. La force semblait être naturelle chez Alvira Devlin mais en réalité cela n'était qu'une façade pour camoufler une faiblesse bien trop grande à supporter. Déposant son sac au pied du lit elle retint un rire pourtant franc et secoua doucement la tête.

    - Hé du calme ! Ne me presse pas tu veux. Elle pris place près de son amie, sans oublier de l'embrasser chaleureusement comme le veut la tradition dans ces moments là. Et puis, une fois confortablement installée, elle consentit à répondre aux questions pressantes de la jeune Blythe. Pour répondre à toutes ces questions dans l'ordre, je dirais premièrement que je suis ici pour voir une amie chère à mon cœur. Ensuite je ne suis pas complètement idiote et je sais encore prendre mon téléphone pour me renseigner auprès d'un hôpital ! Et finalement, je vais te dire que je vais bien...mais que tu as l'air plus en forme que moi ! Cette fois elle se mit à rire de bon cœur, bientôt suivi par sa jeune amie. Non mais franchement tu sors à peine et tu as l'air plus en forme que moi qui n'est rien subit de tel. Tu as un petit secret avoue ?
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Message(#) Sujet: Re: ▬ BLYTHE's HOUSE | it's so nice to see you ! (ended) Dim 18 Oct 2009 - 19:42


ALVIRA : Hé du calme ! Ne me presse pas tu veux. Pour répondre à toutes ces questions dans l'ordre, je dirais premièrement que je suis ici pour voir une amie chère à mon cœur. Ensuite je ne suis pas complètement idiote et je sais encore prendre mon téléphone pour me renseigner auprès d'un hôpital ! Et finalement, je vais te dire que je vais bien...mais que tu as l'air plus en forme que moi ! Non mais franchement tu sors à peine et tu as l'air plus en forme que moi qui n'est rien subit de tel. Tu as un petit secret avoue ?

Victoria eut un sourire. Comment rester calme alors qu’on vient tout juste de retrouver la vie ? Comment ne pas être fébrile face à cette nouvelle naissance qui vous ouvrait automatiquement et irrévocablement un œil nouveau sur la vision des choses. La jeune blonde se sentait exactement comme si elle venait de sortir du ventre de sa mère, émerveillée, excitée et à susciter mille et une questions. Son sourire plaqué au visage devait certainement faire chaud au cœur, surtout quand on connaissait sa situation passée. Oui, dans d’autres termes, peut-être que ce coma n’avait peut-être pas été une si mauvaise chose. Pouvait-on espérer que Victoria devienne une personne meilleure, profondément bonne, aussi chatoyante et généreuse que le Seigneur lui-même ? N’exagérons rien. Chassez le naturel et il revient au galop. La jeune Blythe n’était pas encore assez faible pour se laisser avoir sur les histoires de rédemption, de pardon et tout ce qui allait avec. Voilà dix-huit ans et demi qu’elle réussissait à échapper à ses songes bien trop évasifs à son goût, ce n’était pas un coma qui allait remettre en cause sa foi inexistante. Et quand bien même Rhys pouvait répéter que c’était un miracle qu’elle ne s’en soit qu’avec une jambe cassée, sa sœur ne mettait cela que sur le compte de la chance ou, poussant ses limites de rationalité à l’extrême, au destin. Quand bien même elle ne croyait pas à l’existence d’une force supérieure, elle était cependant persuadée que chaque chose avait son destin clôt. Que tout était noté quelque part. Chaque centième de seconde de chaque vie était déjà décrite et soumise dans un livre que chacun portait inconsciemment sur ses épaules. Rien n’était laissé remis par le hasard, par exemple. Bien sûr, chacun avait sa propre vision des choses. Mais celle-ci était celle de Victoria Blythe, qui ne faisait jamais remettre en cause son destin mais qui cherchait souvent à savoir pourquoi. Elle était le genre de personnes à vouloir chercher la petite bête, à comprendre pourquoi cela se passait comme ça et pas autrement, à trifouiller ce qui a cloché, ce qui a dérapé. Elle n’a jamais tenté de remettre ce qu’elle avait vécu sur le compte du hasard. Ce n’était pas un hasard si la voiture de Neal s’est retrouvé sur le bas côté. Si elle n’avait pas fait n’importe quoi, il n’y aurait rien eut. Si Neal n’était pas revenu, elle n’aurait jamais été aussi confuse. Si la mort de son grand-père n’avait pas été si mouvementé, elle aurait pu s’en relever. Si la douleur de la mort de son père n’était pas aussi vive et violente, voilà longtemps qu’elle aurait passé outre. Mais c’était autant d’évènements qui l’avaient mis à nerf et à cran, jusqu’à utiliser à outrance de substances guère recommandables pour réussir ses examens finaux. Substances que les médecins avaient détectées, la nuit même de son admission au sein de l’hôpital, suite à des prises de sang. Victoria était alors naturellement suivie, même si cela l’embêtait plus qu’autre chose. Mais elle n’était pas forcément d’humeur à créer des histoires. Elle avait jugé que son irresponsabilité avait été assez punie, tout comme la nonchalance qu’elle avait eut face à ses frères et leurs problèmes familiaux. Maintenant, le but était de se faire toute petite, discrète et de ne piper mot, redevenant le temps de quelques jours une fillette qui ne qu’émendait que l’attention de sa famille à juste titre.

Victoria accueillit l’étreinte de son amie avec grand plaisir, comme si ces simples gestes de banalité extrême devenaient de véritables moments précieux et intenses. Cela ne durerait pas, elle le savait. Ce sentiment d’apaisement qu’elle semblait démontrer s’évaporera et elle retrouverait la fébrilité de la vie. Surtout par ce qu’il s’était passé la veille, la jeune Blythe avait bien grand courage que de réussir à cacher tout cela à la face du monde. Elle ne voulait pas inquiéter son entourage. Elle jugeait qu’ils avaient tous été un minimum paniqué pendant qu’elle se reposait, aussi blanche et pâle que si son pouls s’était arrêté. En tout cas, elle l’espérait. Elle n’était pas forcément le genre de personnes à vouloir à tout prix l’attention sur elle – mais ces derniers mois, la présence de ses frères et ses inquiétudes quand à la solidarité familiale l’avaient passablement perturbé. Autant dire qu’elle en avait voulu à Maât et Rhys ne pas avoir vu le malaise de leur cadette plutôt. Mais Victoria ne pouvait rejeter la faute uniquement sur elle-même ; elle s’était montrée si exécrable, si lunatique, si insupportable, qu’avec le recul, elle comprenait largement mieux pourquoi ses aînés ne faisaient que la brusquer, lui crier dessus ou la rembarrer. Tout simplement parce qu’elle le méritait. La jeune Blythe passa la main dans ses cheveux blonds, qui devaient avoir une assez mauvaise mine malgré le coup de rinçage de la veille tout en suivant Alvira s’installée à ses pieds. Elle eut son sourire qui s’agrandissait alors que la jeune femme répondait à chacune de ses questions. Qu’il était bon de voir une tête connue et chère à son cœur autre que la famille, tout de même. Victoria se mit à rire alors qu’Alvira lui demandait son secret pour avoir le teint en forme. C’était assez étrange car la concernée pensait avoir le teint franchement terne. Mais elle eut le regard malicieux, tout en haussant la tête.

VICTORIA : Mon secret ? Une bonne semaine de repos. (...) Ce que tu ne sembles ne pas avoir connu depuis longtemps.

Sa réponse fut ponctuée d’un grand sourire, ses yeux reflétant sa sincérité, avant de retomber dans le rire, un rire jovial, dans le but de ne pas crisper l'atmosphère. Victoria se redressa sur ses coussins à l’aide de ses mains avant d’attraper celle d’Alvira la plus proche. Commençant à jouer avec chaque doigt, on aurait dit une enfant s’amuser avec une peluche. A la différence près que l’enfant avait dix-huit ans et la peluche n’était pas faite de textures douces et soyeuses et était largement supérieure à la moyenne côté taille.

VICTORIA : Raconte-moi tout. Qu’est-ce que j’ai loupé ? Je veux tout savoir. Les derniers potins, qui est avec qui, qui a gueulé, qui a eut envie de mettre fin à ses jours, qui a piétiné les fleurs du voisin, enfin, tous, quoi. un sourire taquin prit place sur son visage. elle savait passablement qu’Alvira était loin d’être comme elle, de vouloir tout savoir sur tout le monde. Est-ce qu’on a parlé de moi ? Nan parce que, autant que je sache ce que la population d’Ocean Grove sait sur mon compte avant d’aller me confronter à eux. toujours en souriant, elle était sincère. autant ne pas être prise au dépourvu. ce n’était pas de l’égoïsme, c’était juste de l’information. elle habitait ici depuis assez longtemps pour savoir que son accident et son coma ne resteraient pas sans quelques pensées avisées.

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Message(#) Sujet: Re: ▬ BLYTHE's HOUSE | it's so nice to see you ! (ended) Mer 28 Oct 2009 - 18:38



La joie de vivre. L'envie de vivre éternellement, ou du moins le plus longtemps possible. Qui n'en rêve pas ? Ce serait un mensonge de dire qu'on n'y a jamais songé. Tout être humain y pense au moins une fois au cours de sa vie. C'est ce que l'Homme rechercher et c'est la chose qu'il ne trouvera probablement jamais. Nous ne sommes pas fait pour vivre éternellement, tout comme nous ne sommes pas fait pour respirer sous l'eau. Que nous apporterait la vie éternelle si ce n'est l'ennui ? Nous ne comprenons pas quelle chance nous avons d'être mortel. En cette qualité nous vivons notre vie à fond, en sachant qu'un jour tout cela s'arrêtera. On ne se prive de rien, on essaie par tout les moyens d'accéder au bonheur. Nous vivons pleinement. Nous vivons une vie remplie. L'immortalité n'est pas une vertu. Elle s'avère être amère et pleine de souffrance. Et lorsque l'ont croit perdre cette vie si précieuse, on se rend compte à quel point nous sommes éphémère et voué à l'échec. Personne n'échappe à la mort. Un jour, il nous faudra l'affronter, la regarder en face et la laisser nous emporter loin de ceux qu'on aime. Si nous éprouvons du chagrin lorsque le jour arrive, imaginez un peu ce que ressente ceux qui vous perde à tout jamais. La perte d'un être cher est ce qu'il y a des plus douloureux en ce monde. Les vivants vivent tandis que le mort s'en va et ne ressent plus rien. Les vivants pensent et éprouvent des sentiments. Alvira était bien placé pour comprendre ce genre de chose. Elle avait eut a affronter la mort en face. Rien n'est plus difficile. Victoria avait frôlé la mort elle aussi. Elle en avait probablement tiré des conclusions et un enseignement. Lequel, cela restait à voir. Toujours est-il qu'on ne ressort jamais indemne de ce genre de chose. Une part de nous meurt dans ces situations. La jeune Blyhte ne semblait cependant pas si affecté que cela, ce qui surprenait d'autant plus miss Devlin. Elle était heureuse de voir son amie épanouie et n'aurait pas aimé la voir au fond du gouffre c'est certain. Mais que se cache t-il derrière ce sourire enfantin ? Une douleur et une souffrance plus grande ? Impossible à dire. Victoria Blythe avait toujours réussi à paraître. Bien que les deux jeunes femmes étaient amies, il était impossible pour la brune de déceler la vérité et le mensonge dans les dires de la blonde. Un art qui se cultivait bien à Ocean Grove ces derniers temps. On affiche un sourire rassurant et ravissant pour dissimuler une part d'ombre. Il est si facile de mentir qu'on le fait presque inconsciemment à la longue. Mentir semble rentrer dans les mœurs, comme si c'était une chose banale et normale. Ça n'en est pas une, et ça n'en a jamais était une. Les enfants, lorsqu'ils sont jeunes, n'apprennent-ils pas que mentir est mal ? Alors pourquoi les parents s'évertuent à mentir ? Montrer le mauvais exemple à ces enfants n'est pas bon non plus. Et pourtant, on cultive tant cette façon de penser. Alvira n'était pas innocente à l'affaire. Tout le monde ment pour protéger quelque chose, ou quelqu'un. Personne ne désire voir ses secrets étalés sur la voie publique. Alors on ment en se disant que cela ne fera pas de mal. Que la vérité est bien plus difficile à comprendre et qu'elle risquerait de tout détruire. Ce n'est pas tout à fait faux. La vérité est dévastatrice. Elle l'a toujours été. Quelle contradiction ! Mentir n'apporte que des malheurs, tout comme la vérité. Dans ce cas que faire ? Que doit-on choisir ? Faire vœu de silence pour l'éternité ? Beaucoup ont choisi cette option. Malheureusement nous ne sommes pas dans les ordres religieux.

Victoria avait vu juste. La jolie brune n'avait guère beaucoup dormir depuis une semaine. Beaucoup de questions sans réponses taraudaient son esprit torturés. Elle cherchait en vain à trouver un sens à tout ce qui arrivait, sans jamais réussir à voir le bout de cette affaire. Elle avait dormi bien sur, aucun être humain ne réussirait à tenir le coup sans cela ! Mais le peu d'heures de sommeil qu'elle avait eut n'avait sans doute pas suffit puisque la jeune Blythe avait d'emblée remarquait le problème. Les yeux légèrement cernés d'Alvira ne trompait personne. Par chance son amie ne s'attarda pas sur ce point. Les potins sont tellement plus attrayants ! Elle en fût soulagée, même si elle se doutait bien que son amie ne passerait pas éternellement outre la question. Elle se remit à sourire et chercha dans sa mémoire un événement qui aurait pu sortir de l'ordinaire. Mais malheureusement pour la petite Blythe, Alvira n'avait pas vraiment mis les pieds dehors ces derniers temps. Qui plus est elle n'aimait pas spécialement tout savoir sur tout le monde, préférant de loin être ignorante. C'était un moyen comme un autre de faire en sorte que les autres ne parlent pas d'elle-même. Elle détestait être le centre d'intérêt, et encore plus qu'on parle à son sujet sur des faits non vérifiés. Elle savait se garder de tout ceci. C'était son but d'ailleurs. Elle n'avait aucune envie qu'on se mêle de sa vie privée. Cela était déjà assez compliqué puisque ses proches s'amusaient à découvrir ce qui clochait ou non. Elle ne voulait pas voir des inconnus empiéter là-dessus.


- Hm et bien voyons...tu sais je ne suis pas une adepte mais je crois que les Lewis vont divorcer. Tu sais mes voisins d'à côté. Je les entends sans cesse se disputer depuis quelques temps. Ça en devient lassant d'ailleurs !


Elle lui avait communiqué cette information en souriant, bien que la situation ne soit pas si drôle que cela. Ces pauvres gens avaient sans doute de gros ennuis et voilà que toute la population s'en mêlé. Cela mis à part elle ne voyait vraiment pas quoi dire de plus. Mais par chance Victoria posa une nouvelle question ! C'était inévitable. Il fallait qu'un jour ou l'autre le sujet soit abordé et connaissant son amie elle savait que cela était important. Victoria ne pourrait sans doute pas sortir avant de savoir ce qui se disait sur son compte. Quoi de plus normal ? A sa place Alvira aussi aurait aimé savoir.


- Et bien...tout le monde était très inquiet. On me demandait régulièrement des nouvelles de toi. C'est que tu en as fait parlé du monde à toi toute seule !


Et c'était vrai ! Personne n'avait vraiment colporté de ragots à son sujet. Pour tout dire, peu de gens connaissaient les détails de l'accident, le pourquoi du comment. On se posait des questions s'était évident mais personne n'osait clamer haut et fort sa pensée. Alvira imaginait cependant que beaucoup avait pensé à l'insouciance de Victoria et à sa jeunesse dépravée. Elle n'avait cependant pas eut vent de ce genre de réflexion.

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Message(#) Sujet: Re: ▬ BLYTHE's HOUSE | it's so nice to see you ! (ended) Dim 8 Nov 2009 - 17:40


ALVIRA : Hm et bien voyons...tu sais je ne suis pas une adepte mais je crois que les Lewis vont divorcer. Tu sais mes voisins d'à côté. Je les entends sans cesse se disputer depuis quelques temps. Ça en devient lassant d'ailleurs ! (...) Et bien...tout le monde était très inquiet. On me demandait régulièrement des nouvelles de toi. C'est que tu en as fait parler du monde à toi toute seule !

Victoria eut un rire amer. Bien sûr, elle croyait ce que lui racontait Alvira. Alvira Delvin était une personne en qui la jeune fille avait une certaine confiance. Depuis ce soir où elle l’avait sauvé des griffes de types bizarres, elle lui en était éternellement reconnaissante. Qui sait ce qui aurait pu arriver si jamais la jeune Delvin et sa pratique habile n’étaient pas arrivées ? La jeune Blythe n’en avait strictement aucune idée et elle ne voulait même pas savoir, ça pourrait le donner l’envie de cauchemarder. La blonde était parfaitement certaine qu’Alvira ne pourra jamais la trahir, ni trahir la confiance qu’elle lui portait. C’était peut-être une réflexion naïve et un peu aveugle mais en deux ans d’amitié, elles n’avaient jamais faussé leur jugement l’une envers l’autre. Pourquoi cela changerait ? Victoria était réjouit que ce soit elle sa première visite à la maison. Même si sa visite – ou plutôt, ses visites – n’était guère glorieuse, sentir les doigts de la jeune Delvin lui fournissaient un bien fou. Exactement comme deux ans auparavant, lors de leur rencontre, elle se sentait en sécurité. C’était assez idiot de se sentir en danger alors qu’on était chez soi, dans sa chambre, avec ses deux frères pas très loin. D’ailleurs, c’était presque étonnant que Maât ou Rhys ne soient pas montés pour voir si tout se passait bien ou pour prendre connaissance quant à l’état de leur sœur. Rien que pour cela, Victoria remerciait mentalement une fois de plus Alvira d’être venue. Ses frères se montraient adorables mais ils en oubliaient les limites, en devenant carrément lourds par moment. Par la simple présence de son amie, cela les repoussait quelques instants de sa chambre. Et ce n’était pas plus mal. Victoria poussa un léger soupire avant de arquer les sourcils. Les Lewis, se disputer pour mieux divorcer ? Voilà qui inquiétait légèrement la jeune blonde. La famille Lewis qu’elle connaissait était celle de son amie Appoline, amie qui avait une très grande importance. Et elle n’avait pas entendu parler de ces disputes à répétition. Bon, d’accord, elle était endormie toute la semaine passée. Mais ce n’était pas une raison. Si ça durait aussi longtemps que le laissait sous-entendre Alvira, c’est que ça aurait commencé bien avant son accident. Victoria plissa alors le front, l’air passablement embêtant, et tourna son regard interrogateur vers Alvira.

VICTORIA : Les Lewis ? C’est bizarre. Je croyais que le deuxième mariage de Monsieur le satisfaisait. Il va falloir que je me renseigne.

Victoria eut un léger sourire quand Alvira aborda le sujet, sourire qui suivait son rire. Elle voulait naturellement croire ce qu’elle lui racontait mais elle avait dût mal à imaginer les gens qui se pressaient autour de la jeune Delvin pour tenter d’avoir des nouvelles de Victoria. Cette dernière imaginait très bien le fond des choses, et ce n’était certainement pas pour un intérêt quelconque que les habitants demandaient des nouvelles. Non, elle connaissait bien trop ses charmants voisins pour pouvoir croire à cela. On pouvait duper n’importe qui mais pas Victoria Blythe. Certes, c’était une façon assez caricaturale et très générale de voir les choses mais la jeune blonde ne pouvait considérer le fait que les gens s’inquiètent pour elle. Elle était bien trop affichée comme l’ennemie publique numéro une pour qu’on lui accorde autant d’importance. Mais imaginer Alvira entourée d’habitants qui la questionnaient, tels des journalistes de grandes chaines, cela avait l’effet de la faire rire. Surtout qu’elle savait pertinemment que son amie n’aimait pas qu’on vienne l’embêter et encore moins être sous les feux des projecteurs. D’ailleurs, elle en était désolée pour elle. Victoria aurait préféré que son entourage soit épargné. Malheureusement, le business était le business et les journalistes n’avaient aucun scrupule à aller torturer des personnes réellement touchées par cette tragédie. La jeune blonde ne se prenait pas non plus pour la victime du monde. Non, pour elle, ce qui était arrivé était totalement légitime. C’était une sorte de correction, de punition face à son comportement précédent qui n’avait été guère glorieux. Qui sème le vent récolte la tempête. N’y a-t-il pas une part de vérité, dans cette expression ? La demoiselle Blythe avait bien cherché cet épisode malheureux. Quand bien même elle n’avait qu’un trou noir de ce qui avait bien pu se passer, elle sentait qu’elle n’était pas innocente à ce qui s’était passé. De toute manière, elle pourrait aller demander au conducteur même de l’automobile dans laquelle elle se trouvait – étrangement, c’était la seule chose dont elle se rappelait – mais ce n’était pas forcément la motivation qui l’envahissait. Victoria préférait alors rester dans la brume plutôt que d’aller à sa rencontre pour en savoir plus. Et puis, qu’importe ce qui s’était passé, le résultat restait le même. La violence du choc avait fait pas moins de deux blessés assez graves, dont une qui est partit en coma pendant une semaine. La demoiselle secoua la tête tout en souriant toujours, le regard ne quittant pas Alvira.

VICTORIA : Je suis sûre que me savoir morte les aurait comblé de bonheur.

Son ton était léger, bien trop léger pour ce genre de réflexion. Mais c’était ce qu’elle pensait. Victoria était persuadée que les habitants d’Ocean Grove auraient été, pour la plupart, ravis de savoir qu’elle y avait laissé la peau. A tout bien y réfléchir, la jeune blonde se demanda subitement quelle aurait été les réactions face à son décès ? Voilà une pensée guère joyeuse mais qui avait le chic de l’intriguer. En règle générale, les gens vous accordent bien plus d’importance quand vous ne respirez plus et que vous ne reverrez jamais que de votre vivant. C’était d’ailleurs quelque chose de bien désolant mais c’était pourtant la vérité des choses. Victoria eut un léger soupire tout en resserrant sa main autour des doigts d’Alvira. Une manière comme une autre de bien se rassurer qu’on était en vie, qu’on respirait et qu’on devait de nouveau affronter les lendemains. Ma foi, quand on a frôlé la mort, on a tout simplement l’impression que chaque matin n’était qu’un cadeau en plus offert par Dieu. On se sentirait presque invincible face au monde entier alors qu’en faites, on était jamais plus faible qu’au réveil d’une mort temporaire. Mais ça, Victoria ne le découvrira que par la suite. Puisque, pour l’instant, un de ses principaux objectifs était de convaincre Maât et Rhys qu’elle était parfaitement en état de se rendre au gala qui avait lieu deux jours plus tard. Et autant dire que rien que cela allait lui demander beaucoup d’énergie. Mais elle tiendrait bon car il était tout bonnement impensable pour elle de laisser ses deux frères profiter de cette soirée qu’ils avaient organisés tous les trois ces derniers mois. Un léger sourire prit place sur ses lèvres, comme un sourire rêveur.

VICTORIA : Malheureusement pour eux, je suis bien plus coriace qu’ils le pensent.

C’était presque flippant de la voir dans une sorte de bulle face à ses paroles. Comme si elle était revenue juste pour continuer à embêter ses voisins – un de ses passe-temps. Au moins, nous ne pouvions pas dire qu’elle n’avait pas la langue dans sa poche. Elle disait quasiment toujours ce qu’elle pensait. Et Alvira avait le plaisir de traiter avec elle un sujet qui ne laissait guère indifférent les gens. La mort. Victoria semblait prendre la chose de façon légère et pourtant, c’était cette même mort qui l’avait détruite en début d’année. La mort était quelque chose d’épouvantable, elle le savait très bien. Voir son père aussi blanc et froid que la neige lui avait hérissé les poils. Mais elle avait eut le courage de le regarder, de regarder la mort dans l’apothéose de sa forme. La mort avait tout de même quelque chose de fascinant. Et même si elle mourrait de suite, Victoria n’en voudra pas à la mort. Déjà parce qu’elle en aura plus l’occasion. Mais aussi parce qu’elle pourrait rejoindre son père, son adoré et adorable père qui reposait là-haut. Cependant, il semble que la mort n’est pas prévue de venir sonner à sa porte de suite. Après tout, si ça avait été le cas, elle serait déjà six pieds sous terre. Victoria secoua la tête avant de reprendre une tête sérieuse et concernée.

VICTORIA : Bon, tu peux me trouver une excuse à ces cernes que tu as ? Qu’est-ce que t’as fichu pour ne pas pouvoir dormir alors que moi, je n’ai fait que ça ?

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Message(#) Sujet: Re: ▬ BLYTHE's HOUSE | it's so nice to see you ! (ended) Dim 29 Nov 2009 - 15:46



Non Alvira n'avait rien entendu sur le sujet. Ou plutôt, elle avait préféré restait en dehors de toute cette histoire. Elle détestait par dessus tout les ragots et les mégères qui s'amusaient du malheur des autres. Quelle intérêt y avait-il à faire cela ? Connaissant Victoria, et les habitants d'Ocean Grove, il y avait fort à parier que les discutions étaient allé bon train ! Si elle n'avait rien entendu à ce sujet c'était sans doute parce qu'elle n'avait pas vraiment quitté sa demeure durant cette semaine et qu'elle faisait abstraction des autres, comme d'habitude. Mieux vaut ignorer ceux qu'on ne veut pas voir. L'ignorance c'est le début de la fin n'est-ce pas ? Ignorer quelqu'un le rend invisible, jusqu'à ce qu'il cesse un beau jour d'exister complètement. Alvira n'avait jamais eut besoin d'ignorer quelqu'un à ce point. Bien sur, comme tout le monde, elle ignorait parfois les appels de ses voisins qui la solliciter dans la rue. Elle laissait, régulièrement, le téléphone sonnait sans jamais le décrocher. En fait elle détestait avoir à parler au téléphone. Surtout lorsque le numéro qui s'affichait lui était parfaitement inconnu. Cette réaction peut paraître totalement puéril et dans un sens ce n'est pas faux. Mais qui pouvait savoir ? Au fond la jolie jeune femme n'était pas si mure que cela. Elle avait en elle ce côté très enfantin et fragile que peu lui connaissait. En réalité, personne ne la connaissait sous ce jour. Il n'y avait guère que son père pour tout savoir d'elle. Et ensuite James. Mais que restait-il de ces deux relations ? Seulement des souvenirs, de beaux souvenirs. Mais aussi quelques uns plus sombres, plus douloureux. Des souvenirs que l'esprit préfèrent oublier, effacer. Combien en avaient-elle ainsi refoulés ? La liste était longue, malheureusement.


VICTORIA - Les Lewis ? C’est bizarre. Je croyais que le deuxième mariage de Monsieur le satisfaisait. Il va falloir que je me renseigne.


Elle ne savait rien de plus. Victoria les connaissaient plutôt bien. Elle aurait peut-être dû faire plus attention à ses propos, surtout que la petite Blythe n'était pas vraiment en forme, malgré ce qu'elle pouvait dire ! Il est impossible de sortir indemne d'un coma d'une semaine. On en sort fatigué, physiquement et mentalement. Il faut réapprendre à vivre et découvrir ce qui s'est passé durant notre absence. Notre vie s'est stoppée quelques temps. Les autres eux, n'ont pas cessés de vivre et d'exister ! Tout a continuer à tourner, sans nous. Alvira n'osait pas imaginer ce que son amie pouvait ressentir. Revenir à la vie comme ça, et voir que certaines choses avaient changé. Comment se sent-on en revenant à nous ? Alvira avait peur. Peur de la mort. Elle avait eut à l'affronter plus d'une fois mais elle la craignait toujours. Bien sur il nous faut tous y passer un jour ou l'autre. Son heure viendra où elle rejoindra ses ancêtres. D'ici là elle devait continuer son chemin. Ils devaient tous continuer, même si le parcours se révélait semer d'embuches. Le coma de Victoria n'était qu'une épreuve de plus. Elle espérait que cela avait fait prendre conscience à son amie, que la vie était précieuse. Et surtout que personne ici n'était immortel. Ou du moins pas encore. Savez-vous que l'Homme cherche à repousser cette limite ? Depuis plusieurs années nous cherchons à devenir des créatures immortels, à l'instar des vampires par exemple. L'Homme se prend de plus en plus pour un dieu. Mais nous n'avons rien des dieux ! Nous ne seront jamais comme eux, si puissants et si beaux. C'est une folie que de croire qu'un jour nous pourrons nous élever à leur rang.

Tout ça importait peu. Elle était heureuse de voir son amie à nouveau en vie. La voir sourire et la sentir serrer sa main réchauffait son cœur meurtri par les derniers évènements. Sa vie n'avait pas vraiment pris la tournure qu'elle espérait quelques années plus tôt en débarquant sur la côte Américaine. Le conte de fée ne trouvait pas sa fin heureuse. Elle n'était pas idiote au point de croire à ces histoires à l'eau de rose, loin de là ! Mais elle espérait tout de même que sa vie se solde par un happy end. L'espoir fait vivre dit-on ! Alors on espère sans cesse, sans relâche. Et puis on tombe dans la désillusion. La vie est ainsi faite. D'espoir, d'attentes puis de chutes vertigineuses. Elle regarda son amie avec des yeux réprobateurs. Il y avait de quoi ! Elle ne comprenait pas comment son amie pouvait tenir de tels propos ! La mort n'avait rien de drôle et même si les habitants n'aimaient pas spécialement la petite Blythe, aucun ne se serait réjouis de la savoir morte ! C'était folie que de croire cela. Quel être humain serait heureux d'apprendre la mort d'un de ses semblables ? Alvira ne pouvait comprendre. Pour elle la mort était horrible. Elle avait beaucoup de mal à la concevoir et à la regarder en face, même après toutes ces années. Elle ne partageait pas le même point de vue que son amie, comme souvent d'ailleurs. C'était d'ailleurs ce qui faisait leur force. Elles étaient capable de penser des choses complètement différentes mais d'en parler ouvertement et ainsi elles ouvraient le débat et échangeaient leur idées respectives, sans jamais se moquer de l'autre.


- Ne dis pas de sottises voyons ! Personne ici ne souhaite la mort de qui que ce soit. Je suis persuadée du contraire. Et puis évitons le sujet tu veux ?


Elle n'avait aucune envie de parler de la mort, encore moins de la possibilité que Victoria puisse mourir. Elle était hors de danger aujourd'hui alors pourquoi parler de la mort et du passé ? Tout allait bien pour l'instant. Elles étaient toutes les deux, se souriaient et appréciaient l'instant. En bas, les frères de la demoiselle tournaient sans doute en rond ! Ils ne devaient appréciaient que moyennement de ne pouvoir frapper à la porte de leur cadette. Victoria était en sécurité avec Alvira. Il n'existait pas d'être plus doux qu'elle, même si Victoria avait toutes les raisons du monde de penser le contraire. Après tout, elles s'étaient rencontrés dans des circonstances quelques peu violentes ! Quoiqu'il en soit, leur relation avait évolué dans le bon sens, en faisant aujourd'hui des amies proches. Alvira ne pouvait pas s'imaginer la perdre, c'est pour cela qu'elle préférait changer de sujet. Malheureusement celui que Victoria choisit ne lui convenait pas non plus ! Cette fois pas question de se défiler. Il lui fallait bien répondre. On ne peut échapper à son destin. Et puis les cachoteries avec Victoria ne restait pas longtemps secret. Même si elle n'était pas encore en état de sortir, la jeune fille s'inquiétait plus de l'état de son amie que d'elle-même ! Un comble n'est-ce pas ? Soupirant et baissant les yeux sur leur mains, Alvira consentit à lui répondre en restant cependant assez évasive.


- Tu as trop dormi justement..j'ai dû compenser ! Plaisanta-t-elle d'abord. Mais elle déchanta bien vite en voyant la mine sérieuse de son amie. Elle n'avait pas envie de l'inquiéter alors elle parla. C'est vrai qu'il y a peut-être un garçon qui me fais tourner la tête au point que je n'en dors pratiquement plus ! Et c'est vrai aussi que je suis complètement perdue ces temps ci...


Évasive, je vous l'avez dit. Elle ne savait pas vraiment comment formuler toute cette histoire tellement cela était nouveau. Auparavant elle ne s'était jamais confié à qui que ce soit sur ses histoires d'amours. Elle en aurait sans douté parlé à son père si il avait été en vie. Il aurait compris et il aurait sans le moindre doute donné sa bénédiction. Malheureusement les choses sont différentes...et bien plus compliquées !



Dernière édition par Alvira Devlin le Lun 30 Nov 2009 - 19:39, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ▬ BLYTHE's HOUSE | it's so nice to see you ! (ended) Lun 30 Nov 2009 - 18:53


ALVIRA : Ne dis pas de sottises voyons ! Personne ici ne souhaite la mort de qui que ce soit. Je suis persuadée du contraire. Et puis évitons le sujet tu veux ?

Victoria eut un léger sourire. Alvira semblait largement plus affolée de parler de la mort alors que c’était elle-même qui venait d’y échapper. Ella avait réussi à duper la mort et ses pièges. Cela devait certainement être de la faute de Dieu. D’après Rhys et ses croyances indiscutables, c’était lui qui avait le droit de mort et de vie sur les habitants de chaque terre. Tout simplement parce que les êtres humains n’étaient que de simples jouets, pour lui. De simples jouets dotés de sentiments, d’émotions, d’indépendance et d’un certain quota d’intelligence. Évidemment, la suite était ce que pensait Victoria, et non son pratiquant de frère. D’ailleurs, elle fut presque surprise de voir que la porte était restée close depuis les cinq minutes d’arrivées de la jeune Devlin. En temps normal, certainement qu’un de ses frères serait venu vérifier qu’Alvira n’empoisonnait pas leur cadette ou que cette dernière ne se déshydratait pas. Se faire traiter comme une princesse était assez étrange, tout de même. Plaisant mais étrange. Une chose dont Victoria n’était guère habituée. Enfin, elle fut habituée, quand elle était plus jeune. Mais elle vieillissait, prenait de l’âge et grandissait. Les expériences de la vie ont fait qu’elle s’est retrouvée, du jour au lendemain, la déchue. Mais la jeune blonde n’avait pas à se plaindre. Elle n’avait pas les idées à cela. Son amie la faisait sourire. Son comportement paniqué face au ton banal de la cadette Blythe était assez drôle à voir. Même si Alvira semblait être à des kilomètres de penser que tout ceci était drôle. Mais Victoria ne voulait pas voir les gens s’apitoyer sur son propre sort ou, même, geindre pour elle. Elle ne demandait strictement rien et pourtant, on ne cessait de lui demander si elle allait bien, si elle n’avait pas la jambe qui lui faisait trop souffrir, si elle n’avait pas besoin d’aide, si elle le supportait bien, et la liste était encore longue.

ALVIRA : Tu as trop dormi justement, j'ai dû compenser ! C'est vrai qu'il y a peut-être un garçon qui me fait tourner la tête au point que je n'en dors pratiquement plus ! Et c'est vrai aussi que je suis complètement perdue ces temps ci...

Victoria roula des yeux, sourire amusé plaqué au visage. Au moins, le sujet de la fatigue était source de railleries, c’était plutôt positif, pour une fois. Elle passa donc sous silence le sujet morbide évoqué précédemment, puisque cela semblait être un véritable supplice pour Alvira. Ce que la jeune fille aurait pu comprendre si elle ne se sentait pas revivre et presque invincible. Après tout, après avoir frôlé et vaincu la mort une fois, ce sentiment de puissance ne devait être guère étonnant. C’était même sûrement légitime. Victoria n’avait aucune honte à le déclarer, d’ailleurs. Elle le répétait souvent à ses frères, ces derniers jours. Juste histoire qu’ils lui fichent un peu la paix. Mais la plupart du temps, elle n’avait pas envie de les rappeler à l’ordre, même si l’envie la démange. Toutes leurs attentions partaient d’un bon sentiment. Et elle les adorait bien trop pour les engueuler à chaque fois. Non, elle s’était assez comportée comme une peste, les mois passés, ils avaient certainement eut leur dose. Quand Alvira lui avoua la source du problème, elle plissa le front. Un garçon ? Sous ces traits fatigués se cachaient un garçon ? Une histoire de cœur ? Victoria arqua les sourcils, ouvrant alors les yeux de surprise. Non, elle ne s’était pas forcément attendue à cela. Elle ne savait pas ce qu’elle espérait d’autre mais pas à cela. La jeune Blythe passa sa main dans les cheveux, l’air légèrement embêté. Quelques mois plus tôt, deux exactement, elle lui avait déjà confié qu’un garçon ne la laissait pas indifférent. Mais à ce point-là, on n’était plus à l’indifférence mais au totalement dévouement. Et elle, elle n’avait rien vu. Strictement rien. Voilà qui la mettait encore bien. A faire son intéressante, elle en avait purement et simplement oublié ses vrais amis. Jusqu’à passer outre des soucis – bien que de cœur – de son amie. C’était une chose regrettable dont elle ferra énormément attention, à présent. Victoria resserra alors sa main tout en se redressant.

VICTORIA : Tu n’as pas à devenir insomniaque pour un mec, Alvira. Nom d’un chien, je t’ai quand même connu plus forte que cela !

Évidemment, elle faisait référence à leur rencontre, il y a deux ans de cela. Une rencontre que Victoria était sûre de ne jamais oublier. On ne pouvait pas oublier une telle rencontre. Le lieu, l’odeur, l’heure, les personnes, même les vêtements qu’elle portait, elle s’en rappelait. Elle se rappelait de chaque détail. Et elle s’en rappelait encore plus que la personne qui l’avait sauvé était devenue une amie précieuse au fil du temps. Sa voix était pointée d’un léger amusement mais elle était sérieuse. Elle ne voulait pas voir la jeune Devlin dans un état pareil à cause d’un garçon. C’était purement impossible. Autant par rapport à la raison qu’à la personne elle-même. Alvira était une femme fragile, Victoria en prenait conscience un peu plus avec le temps. Bien plus fragile qu’elle-même. Mais elle l’aurait pensé plus forte pour surmonter cela.

L’après-midi se poursuivit tranquillement dans la chambre de Victoria. Alvira ne partit qu’une fois le soleil à peine couché, déclinant l’offre de sa jeune amie de rester mangée. Et pourtant, Dieu seul sait que la jeune Blythe aurait bien aimé qu’elle accepte la proposition, ne serait-ce que pour pouvoir garder un œil sur elle. Après tout, on ne savait pas de quoi était capable une personne étant mal. Il n’y avait qu’à voir où cela avait conduit Victoria. Et c’était sûrement une des leçons qu’elle retiendra. Veiller sur les autres pour qu’ils ne leur arrivent rien de semblable. Car, même si elle semblait apaisée et tranquille, souriante et pétillante, elle n’en restait pas moins une demoiselle dix-huit ans qui venait de sortir du coma. Certes, ce n’était qu’une semaine. Mais tout de même. Personne n’aimait voir quelqu’un dormir dans un lit d’hôpital. Personne n’aimait se joindre à l’église de l’hôpital pour aller tenter de prier pour la personne aimée et en danger. Et Victoria ne voulait pas vivre ça non plus. Alvira partit, elle trouva cela assez désolant de la voir dans un tel état pour un homme. Si seulement elle savait...



Dernière édition par Victoria Blythe le Lun 30 Nov 2009 - 21:49, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ▬ BLYTHE's HOUSE | it's so nice to see you ! (ended) Lun 30 Nov 2009 - 18:53


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