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 I don't need a man to make me feel good.

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Nora Golightly
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♦ Posts : 9485
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Message(#) Sujet: I don't need a man to make me feel good. Mer 2 Sep 2009 - 17:38


I DON'T NEED A MAN TO MAKE ME FEEL GOOD
DEMITRI APPLETON, CALEB VARNHAM AND BONNIE WHEALER





Cela faisait un peu plus d’un mois que Bonnie s’occuper seule de sa grande maison dans Ocean Grove. Cela faisait plus d’un mois qu’elle avait mis dehors son ex petit-ami : Caleb. Les premiers jours de nouvelle célibataire furent horriblement difficile à passer, du moins une fois qu’elle se retrouvait seule chez elle parce qu’en apparence, elle était immédiatement devenue une autre personne. C’était ce que ses amis pensaient, ils se disaient qu’elle avait un tout autre comportement alors que dans le fond, elle ne faisait que redevenir la petite Bonnie du temps du lycée. Beaucoup plus confiante, une personne classe mais qui n’a aucune limite dans ses idées. Maintenant que Caleb n’était plus là, elle prenait cela comme un nouveau départ. Elle ne pouvait pas retourner au Canada, pas après avoir tout quitté pour vivre son amour avec un homme qui – au final – s’était avéré décevant. Non, elle s’était faite à la vie à Miami et elle aimait sa demeure. Lorsqu’elle découvrit la petite invitation pour un Gala de charité dans sa boîte aux lettres, elle semblait ravie à l’idée d’y participer. Elle connaissait bien l’ambiance de ce genre de soirée. Il était donc évident qu’elle devait trouver une belle robe, par conséquent elle devait s’accorder des séances de shopping intensives. Durant les précédentes semaines, Bonnie avait essayé de ne pas repenser à Caleb, elle n’avait plus aucunes nouvelles et c’était mieux ainsi, elle ignorait même où est-ce qu’il pouvait bien loger mais elle ne voulait pas le savoir. Elle avait usé de tous les moyens possibles pour ne plus avoir affaire avec lui. Beaucoup de ses amis s’étaient inquiétés pour elle, et parfois on lui demandait même s’il ne lui manquait pas ; elle ne trouvait rien d’autre à répondre qu’un simple « non ».
Le jour de l’achat de la robe pour la soirée de Gala organisé par les Blythe, elle avait rendez-vous avec Isobel. Cette dernière l’avait appelé à la rescousse pour l’aider à choisir quelque chose. Bonnie n’avait pas mis bien longtemps pour savoir qui était son cavalier, même si elle continuait à lui dire qu’elle devrait chercher d’autres amis, elle était contente pour elle. Lorsqu’elles trouvèrent la perle rare d’Izzie, elles s’étaient attaquées à la robe de Bonnie. Ce fut le coup de foudre, à peine avait-elle posé les yeux sur elle qu’elle se voyait très bien la porter. Elle était simple, mais très classe, c’était tout à fait son genre. Tandis qu’elle était en train de l’essayer de la cabine, elle entendit son amie lui poser une question curieuse : « Tu crois que Caleb sera là ? » Bonnie fronça les sourcils, elle n’y avait pas réfléchit et pour dire, elle n’y avait même pas pensé. C’était tellement… Non, ce n’était pas dans le style du jeune homme. « Je ne pense pas, il a horreur de ce genre de soirée. » Néanmoins, elle ne pouvait pas s’empêcher d’imaginer un autre scénario, dans lequel il pouvait être présent à ce Gala… Mais cette inquiétude disparut de son esprit aussi rapidement qu’elle était apparut.

Enfin vint le jour J. Depuis plusieurs jours, on ne parlait que du Gala et de la famille Blythe. Bonnie n’était certainement pas ravie de se retrouver dans la même pièce que Rhys, mais étant un membre de cette famille influente, elle n’avait pas d’autres choix. Elle prit sa voiture et se rendit seule au lieu de rendez-vous. Oui seule, elle n’avait pas pris la peine de chercher un cavalier, elle ne voulait pas s’encombrer du premier venu. Bien qu’elle aurait très bien pu inviter Jonny Lee, mais elle savait que sa cousine, Avery, était intéressée par celui-ci. C’était donc mal venu de la part de Bonnie de faire un tel coup bas. Madison et Charles lui avaient proposé de venir avec eux, mais elle avait gentiment refusé, leur promettant de se rejoindre une fois sur le paquebot. Et en parlant du paquebot, Bonnie fut impressionnée en le voyant. Elle n’avait jamais pris le bateau, elle appréhendait donc un peu, ne sachant pas si elle allait supporter la petite balade en mer. Au cas où, elle avait le nécessaire sur elle conte le mal de mer. Un charmant jeune homme, d’un air très sérieux indiqua le chemin à Bonnie et remarqua qu’elle n’était pas la seule à arriver. Elle le remercia d’un signe de la tête avant de grimper et d’arriver enfin à bord. C’était immense, majestueux, elle avait l’impression de se retrouver dans le Titanic…sans la fin tragique si possible. Ses deux mains empoignaient doucement ses robes pour qu’elle puisse marcher avec aisance et laisser voir ses Louboutin. Elle portait autour du coup un collier offert par sa mère lorsqu’elle avait seize ans, il représentait beaucoup pour elle. Ses cheveux étaient délicatement ondulés et lâchés, reposant sur ses épaules. Elle salua certains de ses voisins, elle était surexcitée par cette soirée. C’était comme si pendant un soir, elle n’avait pas quitté son petit monde chez ses parents et qu’elle revivait les anciennes coutumes. C’était agréable, et elle se rendit compte que cela lui manquait par moment. Après avoir fait un petit tour sur le pont, elle pénétra dans la pièce principale, là où tout se déroulerait. Un serveur s’approcha d’elle et lui présenta un plateau avec des coupes de champagne, Bonnie en prit une. Elle scruta alors les environs, curieuse de voir qui était présent lorsque son regard se bloqua sur une personne. Si elle était en train de boire, sûrement qu’elle aurait pu s’étouffer. Revenant brusquement sur terre, elle détacha son regard du jeune homme qui se trouvait un peu plus loin dans la salle. Elle chercha activement quelque chose, ou plutôt quelqu’un. Il ne devait pas la voir, pas maintenant, pas toute seule. Elle était consciente que c’était un comportement absolument pas mâture mais elle s’en fichait. Elle ne s’attendait tellement pas à le voir ici. C’est ainsi qu’elle se jeta dans les bras du premier venu, ne prenant même pas la peine de voir si c’était quelqu’un qu’elle connaissait, ou encore de déjà pris… Mais non, quand son regard croisa le sien (quelque peu surpris de voir la jeune femme collée contre lui) elle lui sourit de toutes ses dents et lui chuchota : « Bonsoir, j’espère que je ne vous dérange pas mais j’ai la sensation que l’on va passer un petit peu de temps ensemble vous et moi. » Discrètement et comme indifférente, elle jeta un coup d’œil vers la personne qu’elle voulait narguer, qui n’était personne d’autre que Caleb. Cette soirée s’annonçait déjà intéressante, à présent elle allait l’être encore plus, au-delà-même des espérances de la jeune canadienne.

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Dernière édition par Bonnie Whealer le Dim 20 Sep 2009 - 16:35, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: I don't need a man to make me feel good. Mer 2 Sep 2009 - 21:20

  • Changer de vie, Changer de ville, d'amis, de maisons, de voisins, changer de vie. C'était ce que venait de faire le couple Appleton. Ils avaient ressenti le besoin de tout plaquer, de s'éloigner de New-York. Ville trop grande, trop mouvementée, trop attractive. Ils avaient donc pris la décision ensemble – ça c'était la version officielle – l'un des deux avait en réalité plus envie de partir que l'autre, et s'étaient retrouvés ici, à Ocean Grove. Quartier tranquille, d'apparence sympathique, le soleil, les oiseaux, les voisins, tout ici était attirant. Les Appleton avaient donc décidé d'acheter une magnifique villa blanche. Ils avaient les moyens, pourquoi s'en priver? Une fois la maison achetée, ils n'avaient eu besoin que d'une semaine pour tout emballer et pour tout envoyer à leur nouvelle habitation. Demitri était arrivé la veille dans sa nouvelle demeure tandis que sa femme avait du rester sur New-York quelques jours de plus pour raisons professionnelles. L'arrivée en ville du jeune homme s'était bien passée. Certains voisins étaient venus à sa rencontre, et il avait pu se présenter convenablement. L'une de ses voisines, bien sympathique, lui avait même parlé d'un gala qui se déroulait le lendemain. Elle avait convié Demitri à les rejoindre là-bas. Après tout, tout le quartier était invité, pourquoi pas lui? Le jeune homme avait sourit et avait répondu qu'il réfléchirait à cette invitation. Le soir, il avait appelé sa femme pour lui en parler.

    « - Meloëe? Ca va?
    -Qu'est-ce que tu veux?
    -Je vois que tu es de bonne humeur. Je viens prendre de tes nouvelles, je trouve le temps long sans toi.
    - …
    -Vu que tu n'as pas l'air décidée à parler, je vais le faire, on m'a invité à un gala demain. Ça m'ennuie d'y aller sans toi.
    -Ne te préoccupe pas de moi, fais ce que tu veux. Je n'ai pas le temps de discuter Demitri, désolé.
    -Je t'aime.
    -… Moi aussi je t'aime. »

    Et il avait raccroché. Meloëe était tendue ces derniers temps. Le stress du déménagement sans doute. Elle quittait beaucoup pour venir à Ocean Grove. Elle quittait ses parents, son frère, elle quittait ses amis, sa vie. Évidemment, elle suivait Demitri, son mari, mais c'était dur à gérer pour elle, pour le moment du moins. Le jeune homme avait donc pris la décision de se rendre à ce gala. Certes il ne connaissait pas les Blythe, ne savait pas de qui il s'agissait, il ne savait pas pourquoi ce gala était organisé, pour quelle œuvre de charité il aurait a donné de l'argent, ou alors si il était invité à une cérémonie de mariage, un gala, voilà ce qu'il savait. Foncer dans l'inconnu n'avait jamais été un problème pour lui. Au contraire, il aimait l'imprévu, il aimait les surprises. Il n'était pas angoissé par cette soirée. Il n'était pas stressé, alors qu'à sa place beaucoup d'autres l'auraient été. Après tout, il ne connaissait personne, à part quelques voisins qu'il avait croisé dans la journée, mais rien de bien sérieux. Il ne se souvenait même pas de leurs prénoms, c'est pour dire. Demitri se coucha et le lendemain, il passa sa journée à défaire les cartons, à ranger un peu la maison. Il se sentait bien chez lui, son nouveau chez soi. Il savait qu'il allait se plaire ici, il en avait l'intime conviction. Au milieu de l'après midi, il fit une pause pour aller s'acheter un nouveau costume pour la soirée. Il déboursa une certaine somme qui en ferait gémir plus d'un, et rentra se préparer. Lorsque l'heure approcha, il enfila son pantalon noire, ainsi que sa chemise blanche, et la veste assorti à son pantalon. Il passa une cravate autour de son cou, mais n'accrocha pas celle-ci. Cela donnait un petit air sauvage au jeune homme, petit air qui correspondait parfaitement à sa personnalité. Une fois l'heure fatidique arrivée, il monta dans son cabriolet noir et se rendit jusqu'à l'adresse qui lui avait été donnée. Il trouva assez rapidement, et avec facilité l'endroit. Une fois garé, il se rendit compte d'une chose. Il n'avait pas reçu de carton d'invitation, il ne devait donc pas être sur la liste des invités... Il se dirigea vers l'homme de la sécurité et une fois qu'il lui eut dis son nom, il se rendit compte qu'il avait été ajouté au stylo à la main tout en bas de la liste. Sa charmante voisine avait donc du faire le nécessaire pour qu'il soit invité. Une fois ce détail réglé, il grimpa sur le pont, et regarda le bateau. Le décor de la soirée était réellement paradisiaque. Pour une première soirée à Ocean Grove, il n'était pas déçu. Les habitants de la ville savaient apparemment comment faire une superbe soirée inoubliable. Il observa la décoration et remarqua que rien n'avait été laissé au hasard. Si Maya avait pu être là... Oui si elle avait vu tout ça, elle aurait été émerveillée. Demitri eut une idée, il sortit son portable, prit une photo du bateau et lui envoya. Une fois que ce fut fait, il alla dans la salle de réception, et un serveur lui apporta une coupe de champagne. Demitri trempa ses lèvres dedans et observa les gens qui se trouvaient non loin de lui. Il put voir un couple de personnes âgées, sans aucun doute la femme avait eu recours à la chirurgie esthétique, malheureusement pour elle, cela n'avait pas suffi à cacher ses rides. Demitri vit une jeune femme blonde, rire aux éclats devant un garçon du même âge. Sans doute croyait-elle qu'en secouant la tête dans tous les sens et en riant bêtement, elle parviendrait à passer la nuit dans son lit. Demitri aurait voulu lui dire que c'était pathétique, mais cela ne se faisait pas. Et puis, il n'avait pas eu le temps. Sans qu'il ne sache vraiment comment, alors qu'il continuait de scruter la salle, une jeune femme brune lui avait sauté dans les bras. Demitri n'avait pu cacher sa surprise, il parvint par réflexe à poser son verre sur le plateau d'un serveur qui passa au même moment. Il regarda surpris la jeune femme qui se serrait à lui, et lorsqu'elle parla « Bonsoir, j’espère que je ne vous dérange pas mais j’ai la sensation que l’on va passer un petit peu de temps ensemble vous et moi. » Un sourire s'afficha sur le visage du jeune Appleton. Les soirées ici étaient toujours comme ça? Étrange non? Il ne connaissait personne, et voilà qu'une inconnue – jolie inconnue en passant – se jetait dans ses bras. Sur le moment, Demitri en oublia même sa femme qui se trouvait à des centaines de kilomètres de lui. Un petit rire rauque s'échappa de sa gorge et il murmura à son tour « Il me semble que je n'ai pas vraiment le choix. » Pour montrer que cela ne le dérangeait pas, il lui fit un petit clin d'œil. Cette soirée s'annonçait réellement passionnante et surprenante, il avait bien fait de venir ici. Demitri passa un bras dans le dos de la jeune femme, comme si ils étaient proches l'un de l'autre et se dirigea vers le comptoir où ils pourraient prendre un verre. D'une voix calme et sympathique il lui dit: « Si nous devons passés une partie de notre soirée ensemble, j'aimerai au moins avoir le plaisir de connaître votre prénom. Pour ma part, je m'appelle Demitri Appleton. » La jeune femme se présenta à son tour, et Demitri lui tendit une coupe de champagne. Il la sentait stressée, préoccupée par quelque chose, et la curiosité de Demitri le poussa à demander: « Je veux bien servir d'homme-objet pour la soirée, mais dans ce cas, je préfère savoir quel est l'homme que je dois rendre jaloux en votre compagnie. » Il adressa un sourire mi charmeur mi amusé à la demoiselle. Il ne savait pas si il avait visé juste ou pas. Mais si c'était le cas, cette situation l'amusait beaucoup. C'était quelque chose qu'il appréciait, la spontanéité, et la jeune femme qui lui faisait face semblait l'être. Il but une gorgée de champagne en attendant qu'elle lui réponde.
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Message(#) Sujet: Re: I don't need a man to make me feel good. Mar 8 Sep 2009 - 16:00



    Par chance, son interlocuteur semblait coopératif. La honte qu’elle aurait eu s’il l’avait jeté devant les yeux de Caleb, elle en aurait pris gros sur sa fierté. Elle répondit au sourire du jeune homme par un sourire à la fois complice et gêné. Elle n’avait absolument pas l’habitude de se jeter sur les hommes de la sorte, mais elle avait vu Caleb et c’était alors devenu sa nouvelle priorité que d’attirer son attention. Ce qui semblait, dans le fond, complètement stupide puisque c’était elle qui l’avait mis dehors. Mais elle tenait tant à lui montrer qu’elle s’en sortait très bien sans lui, qu’elle était prête à tout. Elle se laissa donc entrainer par l’inconnu et se rendirent au bar où ils prirent place. « Si nous devons passés une partie de notre soirée ensemble, j'aimerai au moins avoir le plaisir de connaître votre prénom. Pour ma part, je m'appelle Demitri Appleton. » Evidemment, c’était au moins la moindre des choses que d’en savoir un minimum sur l’autre. Avec toute cette histoire, Bonnie en avait oublié les bonnes manières.

    « Bonnie Whealer, enchantée. »

    Elle accepta volontiers la coupe de champagne qu’il lui présenta par la suite. Elle eut alors l’occasion de mieux observer son compagnon de jeu, il était charmant, très charmant même. C’était véritablement un coup de chance, encore un peu elle aurait très bien pu tomber sur le premier papi du coin ou encore sur une de ses connaissances qu’elle préférait ignorer. Elle s’imaginait tomber dans les bras de Rhys Blythe, la scène aurait été hilarante tant Bonnie aurait été dégouté. Une chose était certaine, Caleb aurait difficilement supporté cette vision, comme un soudain retour en arrière alors qu’il pensait qu’elle et Rhys avait une liaison. Elle ne cessait de sourire, au cas où le principal concerné était en train de l’observer. Elle devenait complètement folle… Elle fut soudain tirée de ses pensées par une nouvelle intervention de ce cher Demitri. Elle soutint son regard et après avoir bu une gorgée de son champagne, étira légèrement ses lèvres. C’était si évident ? Il avait tout deviné et elle se sentait d’autant plus stupide à cet instant. Elle ne voulait pas se servir de lui, même si c’était ce qu’elle faisait. C’était tout de même une attitude très enfantine que de vouloir rendre jalouse une autre personne, mais tant pis, elle était déjà lancée. Bonnie s'éclaircit la gorge avant de reprendre la parole :

    « Rien ne vous échappe apparemment. Ce n’est pas mon genre d’agir ainsi, j’ignore pourquoi je me suis soudaine sentie obligée de vous sauter dessus… Quoi qu’il en soit, il s’agit de cet homme… (elle pointa rapidement un doigt vers Caleb qui discutait) …là-bas. »

    Elle laissa Demitri regarder dans la direction qu’elle lui indiquait tandis qu’elle posa une fois de plus la coupe sur ses lèvres, le champagne coulant rapidement dans sa gorge. Elle avait tout bu. Elle sourit quand elle recroisa le regard du jeune Appleton. Elle n’avait plus rien à perdre dorénavant, autant y aller à fond. Bonnie était déterminée et elle n’aimait pas abandonner un projet en cours de route. Se sentant de nouveau maître d’elle-même, elle redressa son buste et se rapprocha doucement de Demitri, un regard de biche et un sourire charmeur sur le visage. Elle posa sans aucune gêne une main sur son torse, en réalité si, intérieurement elle n’en revenait pas de ce qu’elle était en train de faire mais elle se cacha bien de le montrer. L’excitation grimpait peu à peu et évinça de plus en plus la honte qu’elle éprouvait. Que risquait-elle ? Appleton semblait d’accord pour jouer « l’homme-objet » comme il s’était nommé, alors il fallait en profiter. C’est ainsi que son regard dévia et alla se poser un peu plus dans le fond de la salle, sur Caleb. Leurs regards se croisèrent et Bonnie ressentit comme une poussée d’adrénaline. Elle ignorait depuis combien de temps il avait vu qu’elle était là, mais puisqu’elle possédait toute son attention, les bras de Bonnie vinrent à entourer le cou de Demitri. Ils étaient maintenant collés-serrés l’un à l’autre, et Bonnie s’approcha d’une oreille de son interlocuteur.

    « Laissez-moi faire… » lui chuchota-t-elle.

    Lançant un dernier regard très bref à Caleb, ses mains vinrent à caresser la chevelure de Demitri puis elle afficha un sourire aguicheur à ce dernier avant d’approcher son visage du sien. Ses lèvres douces touchèrent les siennes pour un premier baiser presque innocent mais elle se rendit vite compte qu’il lui rendit, alors le baiser devint rapidement fougueux. Ses yeux fermés, elle s’appliquait à rendre ce moment le plus crédible possible, allant jusqu’à resserrer son étreinte avec l’homme qu’elle considérait encore un peu comme un inconnu. Puis enfin leurs lèvres se détachèrent l’une de l’autre, Bonnie ouvrit les yeux et fixa Demitri. Elle était tellement obnubilée par un seul objectif qu’elle ne s’était même pas rendu compte qu’il avait une bague, preuve de son engagement envers une autre personne. Elle aurait dû vérifier avant, mais elle n’avait pas jugé cela nécessaire puisqu’il semblait partant… Elle n’avait aucune envie de devenir la Tammy de Demitri, non merci. Néanmoins, elle était tellement fière de son petit plan, qu’elle se fichait du reste.

    « Et bien c’était…très agréable. »

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Message(#) Sujet: Re: I don't need a man to make me feel good. Mar 8 Sep 2009 - 19:09



    Caleb n'était pas censé être à cette fête ce jour-là. Il n'avait jamais eu l'intention d'aller à ce Gala. En fait, Caleb ne possédait ni maison, ni appartement et en outre, ni boîte aux lettres. Il n'aurait jamais pu recevoir l'invitation qui aurait sûrement été adressé au couple Whealer-Varnham. Évidemment, il avait entendu parler de ce Gala de Charité de plusieurs bouches tels que son patron, Jovan ou encore Esteban, mais il n'avait aucune envie d'aller dans ce genre de soirée quand il savait que Bonnie serait sûrement mal de sortir toute seule et il n'avait aucune envie de rencontrer Rhys Blythe à la soirée que sa famille organisait. La soirée approchait à grands pas et Caleb n'avait toujours pas décidé d'y aller, jusqu'au matin de la fête, quand Victoria Blythe vienne en personne l'inviter au Gala. Caleb était surpris qu'elle vienne jusqu'au garage – sa nouvelle demeure, pour l'inviter tout spécialement à cette soirée. Elle avait sûrement eu échos de sa visite à l'hôpital lorsqu'elle était toujours dans le coma et en plus de ça, de sa rupture avec Bonnie. Caleb avait hésité un moment avant d'accepter, il ne voulait pas y aller et la trouver là-bas, ou encore ne pas la trouver. Il se sentirait trop coupable, c'était comme si il s'amusait alors qu'elle, non. C'était tout à fait égoïste. Victoria avait insisté un bon moment avant que Caleb n'accepte, en effet elle avait prit comme arguments le fait qu'il pourrait voir du monde et qu'en plus de ça, elle avait eu écho que Bonnie serait là et que ce serait une bonne idée d'aller lui parler durant la soirée. Il n'était pas sûr de le faire, mais au moins il la verrait et cela faisait bien trop longtemps qu'il ne l'avait pas fait. Après le départ de Victoria, Caleb appela en vitesse Jovan, pour qu'il l'accompagne s'acheter un smoking, il n'était pas du tout expert en la matière il n'avait pas l'habitude de s'habiller ainsi, il avait du porter un smoking, deux à trois fois dans sa vie, ce qui n'était pas beaucoup. Jovan avait déjà acheté le sien mais se dévoua corps et âmes à en trouver un à Caleb, ce qui était tâche facile, Caleb n'était pas difficile quand il s'agissait de choses qu'il ne connaissait pas. Le jeune Varnham était excité comme une puce au fait de revoir Bonnie, c'était devenue comme une drogue pour lui et quand on ne prend pas sa drogue, on est rongé de l'intérieur. C'était ce qu'il se passait avec Caleb. L'heure était arrivée, il était enfin prêt tant psychologiquement que physiquement. Le garagiste se mit en route et arriva enfin sur les lieux où se passerait la soirée. Il se gara dans le parking prévu à cet effet et se dirigea vers l'énorme bateau qui faisait limite « jet-set ». Cela ne dérangeait aucunement Caleb, même si il n'avait jamais aimé aller à ce genre de soirée, là au contraire cela l'excitait davantage d'y aller. En effet, il n'avait jamais vraiment été invité pour ce qu'il était et là, il savait que c'était une amie qui l'invitait et que les personnes qu'il verrait là-bas ne le verrait pas d'un mauvais œil, au moins la majorité. Il n'en n'avait jamais eu l'occasion, il n'était pas du même monde que ses voisins, il le savait bien, mais cela ne l'empêchait pas d'être excité comme un enfant. Il passa sa main le long de la veste de son smoking, comme pour l'essuyer alors qu'il savait pertinemment qu'il n'était pas sale. Il réajusta le col de sa chemise et se dirigea vers l'homme de sécurité qui faisait passer les invités dont les noms étaient marqués sur la liste. Caleb donna son nom et suivit le chemin que l'homme lui indiqua. Il reconnaissait certaines têtes qu'il salua d'un signe de la main pour les moins connues et il alla serrer d'autres mains plus connues. Caleb retrouva son sourire, cela lui faisait largement du bien de prendre un peu l'air et de voir du monde. Victoria l'accueillit rapidement, contente qu'il soit venue et il la libéra sachant qu'elle avait sûrement beaucoup de gens à voir et de choses à faire. Caleb alla ensuite rejoindre Jovan pour passer un moment avec lui, en fait, il ne savait pas vraiment avec qui aller et avec qui ne pas aller. Il ne voyait Bonnie nul part et cela l'inquiétait. Même si son attention était ailleurs, il parlait avec un groupe que formait quelques anciens voisins d'Ocean Grove. Ce n'est juste au moment où son attention fût attiré par quelque chose, par quelqu'un, par un couple. Son regard dévia vers le bar où il vit deux personnes, une femme qu'il connaissait que trop bien et un homme qui lui était tout à fait inconnu. Son regard se fixa, son sourire s'effaça, son cœur était prêt à lâcher et cela se voyait. Il n'entendait plus rien autour de lui, la scène se passait au ralentit, comme si quelqu'un voulait qu'il voit ça plus en détail, pour lui faire du mal ? Qui sait ? Le regard de la jeune femme traversa le sien, elle continuait, Caleb était là et elle continuait. Le garagiste fit un mouvement de recule sous le choc, c'était seulement impossible, une illusion, un mirage, ce qu'on pouvait inventer mais pas ça. Bonnie s'était encore plus rapprochée de lui, ils étaient attirés comme des aimants. Les regards de Bonnie et Caleb se croisèrent à nouveau avant le coup de grâce. L'image était horrible, elle lui faisait tellement mal, il ne sentait plus son corps, il sentait seulement cette chose qui voulait exploser dans sa poitrine. Tous ses sens s'étaient envolés, seul la vue lui restait, pour lui faire encore plus mal. Son expression était vide, vide d'émotion, il explosait de l'intérieur. Jovan avait suivi le regard de son ami et Caleb pu l'entendre l'appeler avant qu'il se mette machinalement vers le couple. Il n'écouta même pas ce qu'il avait à dire, il avait sûrement peur que Caleb fasse un scandale, mais il ne le ferait pas. Il savait que trop bien que la réputation était tout dans ce monde et même si il s'en fichait à présent de sa réputation, il ne voulait pas craquer. Pourquoi craquer ? Ce n'était que de bonne guerre, il l'avait trompé, elle l'avait quitté, elle refaisait, comme ce qu'il ferait après cette soirée. Mais il voulait seulement mettre son grin de sel, juste parce que ça lui faisait mal au cœur et qu'il ne voulait pas souffrir autant. Caleb prit une allure décontractée, c'était un bon acteur il le savait. Il reprit une expression tout à fait sûr de lui et mit ses mains dans les poches de son pantalon. Il était prêt pour la confrontation. Il marcha d'un pas contrôlé vers le couple jusqu'à arriver à côté. Caleb posa d'abord son regard sur le jeune homme, il afficha un sourire en coin qui avait l'air tout à fait sincère.

    « Bonjour... » sa voix était contrôlée, aucun tremblement, comme si il parlait à son meilleur ami. Il resta un moment à le regarder fixement puis reporta son attention sur Bonnie, il n'essaya même pas de déchiffrer son expression, il enchaina sans problème. « Dis-donc, t'es une rapide... tu le ramènes où celui-là ? Au Mexique ? » Il afficha un sourire provocateur et son air arrogant était tout à fait excellent, il porta son regard sur le serveur qui rempli alors la coupe de champagne qui avait l'air de leur appartenir et il l'attrapa d'un geste contrôlé et rapide. Il l'avala d'une traite avant de la reposer moins délicatement qu'il l'avait prise. Il prit une grande inspiration puis porta à nouveau son attention sur l'inconnu. « Ça te dérange de me prêter ta copine pour quelques minutes ? » il afficha à nouveau son sourire et reprit rapidement. « T'inquiètes pas, j'te la rends rapidement, tu peux t'expérimenter sur d'autres gonzesses si ça te chante. »

    Caleb se sentait tellement stupide d'avoir cru qu'elle serait chez elle à penser encore à lui. Pourquoi encore penser quand on peut oublier si facilement ?
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Message(#) Sujet: Re: I don't need a man to make me feel good. Mer 9 Sep 2009 - 23:48

{Je poste ma réponse comme ça, sans mise en forme etc. Je n'ai pas le temps, je suis désolée, c'est moche, c'est caca, et en plus c'est pas très bien écrit. Mais je voulais pas vous bloquer pour la suite.}


  • Est-ce que toutes les soirées à Ocean Grove se passaient ainsi? Est-ce que toutes les soirées se passaient sur des bateaux gigantesques sortis tout droit de 'la croisière s'amuse' ou du 'Titanic'? Demitri avait fait de nombreuses soirées à New-York. Il en avait vu des choses, des grands galas de charité, et tout plein d'autres soirées. Mais jamais, en quittant Ocean Grove six ans plus tôt, il n'aurait pu se douter que la ville serait devenue ainsi. C'était assez incroyable tout de même. Dans le passé, les seules soirées qui se déroulaient ici, se passaient dans le quartier, ou dans une salle des fêtes. Mais soit, ce changement avait du bon, et Demitri l'appréciait. Mais tout de même. Est-ce que toutes les soirées à Ocean Grove se passaient ainsi? Est-ce qu'à chaque soirée, une inconnue se jetait dans vos bras? Demitri l'ignorait, et s'il n'avait pas été marié, sans doute aurait-il sauté sur l'occasion pour assister à un maximum de soirées. Or, il était marié.
    Mais revenons à notre fameuse soirée. Demitri était de retour en ville depuis seulement deux jours, et il se retrouvait déjà au milieu d'un gala de charité, au bras d'une jeune femme magnifique, qui apparemment avait besoin de son aide. En parfait gentleman (ou pas), Demitri avait accepté. Qu'il était bon cet homme. Oui, tout le monde y croit. Il était plutôt amusé par la situation, et aussi assez impressionné par la détermination de la jeune femme. Certes, sa réaction était sans doute un peu enfantine. Se jeter sur le premier venu pour faire languir et rendre jaloux un autre homme. Mais pourquoi pas. Demitri appréciait cette spontanéité, appréciait cette prise de risque. Cela faisait parti des choses qu'il admirait chez une femme -sans parler de ses courbes généreuses- ainsi, à ses yeux l'inconnue n'était pas qu'un physique, elle en avait dans la tête, et savait ce qu'elle désirait. Elle ne resta pas longtemps une inconnue à ses yeux, puisque celle-ci se présenta « Bonnie Whealer, enchantée. » Demitri aurait bien sorti une vieille blague du genre: 'Mais où est Clyde?' mais il se retint. Elle allait le prendre pour un véritable boulet. Et elle n'était pas là pour écouter des blagues, simplement pour rendre jaloux un autre homme. Elle semblait gênée par son attitude vis à vis de Demitri, mais après tout, il ne le prenait pas mal, il était même prêt à l'aider. Il lui fit un petit sourire, qui sans doute l'encouragea à poursuivre.« Rien ne vous échappe apparemment. Ce n’est pas mon genre d’agir ainsi, j’ignore pourquoi je me suis soudaine sentie obligée de vous sauter dessus… Quoi qu’il en soit, il s’agit de cet homme… …là-bas. » Demitri suivit du regard le doigt de la jeune femme, et aperçut un jeune homme en costard, sans doute du même âge que lui, ou un peu plus jeune. Il était en pleine conversation. Plutôt classe. Il reporta son attention sur la jeune femme et murmura: « Plutôt bel homme. » A la suite de ses paroles Bonnie avala d'une traite sa coupe de champagne. Demitri fit de même avec la sienne. Tandis qu'elle observait l'homme qu'elle cherchait à rendre jaloux, Demitri lui, observait ses traits fins. Elle avait la peau plutôt pâle, et ses yeux brillaient d'une lueur déterminée. Finalement, lorsqu'elle posa une main sur son torse, un fin sourire apparut sur le visage du jeune homme. Elle poursuivit en enroulant ses bras autour de son cou. Demitri était curieux de savoir jusqu'où elle était prête à aller. Il ne savait pas si elle serait capable d'aller loin, de franchir la barrière de ses lèvres. Et comme en réponse à sa question elle murmura: « Laissez-moi faire… » Finalement, Demitri resserra son étreinte sur la jolie brune, et elle déposa un baiser chaste sur ses lèvres, baiser que Demitri lui rendit. Sans doute que cela encouragea la jeune femme a continuer, car leur baiser devint alors plus langoureux, plus passionné. Demitri en oubliait même sa femme. Meloëe n'existait plus dans son esprit, non. Il n'y avait que Bonnie, et ses lèvres sucrées. Finalement, elle rompit ce baiser, et Demitri ne put s'empêcher de rire doucement. Est-ce que toutes les soirées se passent ainsi? Il aurait voulu lui demander, mais elle lui dit: « Et bien c’était…très agréable. » Il la vit jeter un coup d'oeil à ses mains, et se souvint brusquement de sa femme. Il lui dit alors: « Si on pouvait en rester à ce baiser... » Elle comprendrait où il voulait en venir. Il n'avait pas dis ça méchamment, non, et elle devait le sentir puisqu'il avait employé un ton doux, et qu'il lui souriait. Soudain, ils furent sorti de leur discution, lorsqu'un homme arriva près d'eux. Demitri dut se contrôler pour ne pas sourire. Bonnie avait du caractère et il appréciait ça, mieux, elle était très douée puisque son petit plan avait fonctionné. « Bonjour... » Demitri se rendit compte que l'inconnu maitrisait plutôt bien ses émotions. Il lui rendit donc son bonjour, agissant comme si tout était normal. La proximité qu'il avait eu quelques instants plus tôt avec Bonnie était désormais rompue. « Dis-donc, t'es une rapide... tu le ramènes où celui-là ? Au Mexique ? » Demitri écarquilla les yeux. Non, finalement, il ne maitrisait rien du tout. Demitri n'appréciait pas vraiment d'être traité de la sorte. Il approcha alors de lui, et pointa un doigt sur son torse « Tu sais ce qu'il te dit le Mexicain?! » Finalement, Bonnie posa une main sur son bras. Elle avait raison, cela ne servait à rien de faire un scandale ici. A contre coeur, il fit un pas en arrière. Oh celui là... Il lui casserait bien la gueule tiens. « Ça te dérange de me prêter ta copine pour quelques minutes ? » « T'inquiètes pas, j'te la rends rapidement, tu peux t'expérimenter sur d'autres gonzesses si ça te chante. » Demitri n'en revenait pas. Il détestait qu'on lui parle de la sorte. Pour qui se prennait-il? Il ne le connaissait même pas. Il serra les poings, cherchant à contenir sa rage. Cela ne servirait à rien. Il était en ville depuis deux jours, il ne pouvait se permettre de casser la gueule au premier imbécile croisé. Demitri lui répondit alors sêchement.
    « Baisse d'un ton avec moi & arrête tes sarcasmes. Tu ne me connais pas, & je ne te permets pas de m'adresser la parole de la sorte. Si tu es frustré parce qu'elle passe un bout de sa soirée avec moi, ce n'est pas mon problème. C'est que tu n'es pas assez compétent, ou tout simplement pas assez bien pour elle. »

    Il lui lança un regard noir, puis se tourna vers Bonnie. Il lui fit un fin sourire, prit son visage entre ses mains. Il s'approcha doucement de son oreille et murmura: « Il est temps pour moi de m'éclipser. J'espère vous revoir très bientôt. »
    Caleb n'avait pas pu entendre ses paroles, & c'était tant mieux, car elles n'étaient déstinées qu'à la jeune femme. Finalement, il déposa un rapide baiser sur les lèvres de Bonnie, histoire d'agacer un peu plus l'autre crétin, et il tourna les talons. Demitri avait décidé de rentrer chez lui. Il était exténué par son emménagement, et la soirée avait été riche en émotion. Sur le chemin du retour, il se demandait ce qu'il était en train de se passer à la soirée. Il se promit d'aller se renseigner dès le lendemain au près de sa voisine. Une vieille petite commère. Il était certain qu'elle aurait plein de choses croustillantes à lui dire...
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Message(#) Sujet: Re: I don't need a man to make me feel good. Sam 12 Sep 2009 - 1:36


Naturellement, elle s’écarta de quelques centimètres de Demitri après ce petit moment plutôt intime qu’ils venaient de partager. C’était la première fois qu’elle embrassait un autre homme depuis sa rupture avec Caleb, et bien que le moment fût agréable comme elle l’avait souligné avec sincérité, cela lui faisait bizarre. Durant presque un an, Caleb était le seul et l’unique dans sa tête, il était celui qui comptait le plus à ses yeux. Ce n’était pas pour rien qu’elle n’avait pas craqué pour Morgan, l’idée ne lui ayant même pas traversé l’esprit. A l’époque, aucun homme lui arrivait à la cheville, aujourd’hui elle ne voyait plus tout à fait les choses de la même façon. Quoi qu’il en soit, son petit plan fonctionnait à la perfection. Elle croisa rapidement la silhouette du jeune homme qui avait autrefois partagé sa vie, il avançait d’un air décontracté, l’air de rien. Elle le connaissait par cœur, enfin c’était ce qu’elle avait cru pendant un temps néanmoins elle savait que Caleb avait parfois du mal à se contrôler et à garder son sang froid. « Bonjour... » Bonnie lui adressa un bref regard, sans même prendre la peine de lui répondre, elle préférait faire l’indifférente. Chose qu’elle ne pourrait pas faire bien longtemps… « Dis-donc, t'es une rapide... tu le ramènes où celui-là ? Au Mexique ? » Elle allait répondre, sa bouche entrouverte mais elle fut devancée par Demitri : « Tu sais ce qu'il te dit le Mexicain?! » Elle voyait que la situation allait vite s’aggraver si elle n’entrait pas rapidement en jeu. Elle s’approcha alors, posa une main apaisante sur le torse de son compagnon de la soirée et lança un regard noir à Caleb qui fixait durement son adversaire. Même si c’était elle qui l’avait cherchait, elle ne voulait pas non plus les pousser à se battre, surtout que Demitri n’avait rien fait de spécial, à part venir au secours de Bonnie. « Ça te dérange de me prêter ta copine pour quelques minutes ? T'inquiètes pas, j'te la rends rapidement, tu peux t'expérimenter sur d'autres gonzesses si ça te chante. » Il n’en fallut pas plus pour que Bonnie soit de nouveau surprise par tant d’agressivité de la part de son ex petit ami. Très bien, encore une fois elle l’avait un peu poussé à agir comme ça, malgré tout elle ne permettrait pas à Caleb de continuer à parler ainsi à ce pauvre Appleton. « Caleb ! » intervint-elle subitement, bien que son intervention passe un peu inaperçu, elle avait l’impression d’être invisible aux deux jeunes gens qui se défiaient du regard. Demitri avait enchainé de plus belle. Ah ces hommes ! Elle se passa une main dans ses cheveux, profitant de ce petit moment pour regarder autour d’eux, elle n’avait pas envie d’attirer l’attention de tout le monde. Elle remarqua rapidement Jovan, qui les observait en catimini, sans doute avait-il peur que Caleb fasse quelque chose qu’il pourrait regretter. Ses yeux naviguaient entre les deux jeunes hommes, puis se posa définitivement sur Demitri lorsqu’elle s’aperçu qu’il comptait s’adresser à elle. Elle fut d’abord surprise par son approche mais se laissa entièrement fière. Elle le laissa l’embrasser du bout des lèvres, n’accordant aucun regard à Caleb qui se trouvait juste à côté d’elle. Elle avait peur que ce soit la goutte d’eau qui fasse déborder le vase et que son ex ne puisse plus se contrôler. Mais heureusement, il resta « calme ». Aux paroles qu’avait murmurées peu avant Demitri, un sourire s’afficha sur mon visage, elle avait eut de la chance pour le coup, il avait été un parfait gentleman avec elle. Elle lui adressa un « bonne soirée » et un signe de la main quand il quitta l’ancien couple. Elle soupira, sans doute un peu soulagée mais rapidement elle prit conscience qu’elle allait se retrouver seule à seul avec Caleb, et elle avait l’impression que cela faisait une éternité qu’elle ne l’avait pas vu. Les traits durs sur son visage, elle se tourna un instant vers le comptoir pour s’emparer d’une nouvelle coupe de champagne dont elle but aussitôt une gorgée. Elle posa ensuite son regard sur lui, c’était la première fois qu’elle le voyait dans une tenue aussi classe. Sans se gêner elle le détailla de haut en bas, sans pour tant laisser paraître une quelconque émotion sur son doux visage. Ses yeux croisèrent ceux de Caleb, ils restèrent là une poignée de secondes à s’observer puis Bonnie décida de briser le silence.

« Je tiens à te féliciter pour ton petit numéro. Tu sembles avoir oublié que nous ne sommes plus ensemble, j’ai le droit de fréquenter qui je veux et quand je veux. J’espère que tu t’es bien amusé à m’humilier devant ce charmant jeune homme. » Elle se rapprocha de lui, de manière à ne laisser que quelques petits centimètres entre eux, plus petite que lui, elle leva davantage le visage pour maintenir son contact visuel avec lui. « Je ne t’appartiens plus Caleb, laisse-moi donc m’amuser comme je l’entends. Après tout, tu ne t’es pas gêné pour embrasser la première venue alors que tu étais encore en couple. »

Malgré les quelques mois écoulés, elle n’avait toujours pas oublié et n’oublierait certainement jamais. Elle avait réussi à l’avaler, l’histoire n’était plus restée au travers de sa gorge mais elle avait encore du mal à bien digérer la trahison. Le fixant encore quelques instants, elle finit par se détourner, posant un regard distrait sur l’ensemble de la salle de réception qui se remplissait progressivement.

« J’ignorais que tu aimais ce genre de soirées… Décidément tu as le don de me surprendre, moi qui pensais te connaître parfaitement tu me fais me rendre compte une fois de plus que ce n’est pas le cas. En tout cas, très beau costume. »

Elle avala en une seule autre gorgée tout le contenu de sa flûte et se tourna pour la déposer sur le comptoir. Elle adressa un sourire tellement peu sincère à Caleb et croisa les bras.

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Message(#) Sujet: Re: I don't need a man to make me feel good. Mer 16 Sep 2009 - 0:26


    Caleb se voyait se comporter comme un adolescent, comme l'adolescent qu'il avait été. Arrogant, insousciant, se moquant tout à fait du monde autour de lui mais toujours en essayant d'en faire beaucoup. C'était ce qu'il avait fait en "empruntant" Bonnie à cet inconnu. Il ne le connaissait pas, il s'en fichait de ce qu'il pouvait penser et d'ailleurs si il pouvait penser du mal de lui, cela l'arrangerait plus que ça le dérangerait. Il garda son sourire tout au long de la conversation, surtout quand Monsieur s'était enervé. Il pouvait faire ce qu'il voulait, jusqu'à le frapper, cela lui donnerait une excuse pour répliquer et lui faire regretter d'être né. Caleb le savait, c'est pour ça qu'il ne broncha pas quand il lui parla sur un ton plus élevé que le sien. Caleb en rajoutait beaucoup, il savait que chaque homme qui se respecte n'accepterait pas de se laisser parler comme ça, de plus, il ne fit même pas attention à l'intervention de Bonnie. « Baisse d'un ton avec moi & arrête tes sarcasmes. Tu ne me connais pas, & je ne te permets pas de m'adresser la parole de la sorte. Si tu es frustré parce qu'elle passe un bout de sa soirée avec moi, ce n'est pas mon problème. C'est que tu n'es pas assez compétent, ou tout simplement pas assez bien pour elle. » Caleb leva les yeux au plafond, comme un gosse qui manquait de respect à son père il répondit assez fort pour que celui-ci entende mais pas assez pour qu'il en prenne compte.

    « Si tu l'dis... »

    Caleb n'avait pas besoin d'avoir son avis, il savait pertinement pourquoi il n'était pas au bras de Bonnie ce soir-là et il n'avait pas besoin ni envie de se justifier devant quelqu'un qu'il ne connaissait même pas et qui, en plus de ça, draguait son ex petite copine. Caleb répondit par un sourire plus ou moins sincère au regard noir que lui lança l'inconnu puis l'observa se retourner vers son ex petite amie. Lorsqu'il le vit s'approcher dangereusement de son visage, il soupira et fit doucement volte face pour reporter son attention sur la salle. Il n'avait pas besoin de voir ça et il n'avait pas le droit de l'arrêter, ils n'étaient plus en ensemble, elle ne lui appartenait pas et ne lui avait jamais appartenu, elle faisait ce qu'elle voulait tout ce qu'il voulait lui, c'était passer seulement un petit moment avec lui. Il lança un regard au groupe dans lequel il était quelques minutes plus tard, celui-ci était légèrement dissoud. Il se retourna subitement vers Bonnie et son inconnu et surprit celui-ci lui déposer un baiser sur les lèvres. Caleb baissa la tête aussitôt, jusqu'à ce que les deux jeunes gens se décollent enfin. Lorsque le jeune homme quitta enfin l'endroit, Caleb se mit à sa place en signe de victoire, un peu comme quand un mâle gagne une femelle dans la nature. Caleb avait gagné le droit de passer au moins dix minutes avec Bonnie et ça, ça n'était pas rien. Caleb posa alors son regard sur Bonnie, il la scrutait à chaque geste qu'elle faisait, l'observa quand elle but sa coupe de champagne et pendant qu'elle buvait, il fit glisser son regard vers le bas. Sa robe était magnifique, il ne l'avait jamais vu ainsi et ne l'avait pas remarqué depuis le début de soirée mais il ne l'avait jamais vu aussi jolie. Sûrement l'inconnu qui brouillait sa vision. Lorsqu'il se rendit compte de cela, une boule se glissa dans sa gorge ; il était jaloux qu'il ait pu la toucher, l'embrasser alors que lui ne pouvait que la regarder. Il releva rapidement ses yeux vers son visage, craignant qu'elle ne croit à des choses auxquels il ne fallait pas croire et il croisa son regard. Elle ne montrait aucune émotion, c'était tellement rare de sa part, d'habitude elle était remplie de joie, de tristesse ou encore de fierté... mais là, rien. Il restèrent ainsi à se regarder pendant un moment, il n'aurait jamais pu dire pendant combien de temps mais cela n'était pas assez, il en voulait plus et elle coupa court à cet échange. « Je tiens à te féliciter pour ton petit numéro. Tu sembles avoir oublié que nous ne sommes plus ensemble, j’ai le droit de fréquenter qui je veux et quand je veux. J’espère que tu t’es bien amusé à m’humilier devant ce charmant jeune homme. » Caleb afficha un léger sourire gêné, pas besoin de lui rappeler que tout était fini entre eux deux, il ne l'avait pas oublié. Il plongea son regard dans le sien lorsqu'elle s'approcha davantage. « Je ne t’appartiens plus Caleb, laisse-moi donc m’amuser comme je l’entends. Après tout, tu ne t’es pas gêné pour embrasser la première venue alors que tu étais encore en couple. » Caleb dévia son regard. On en revenait à ça, sûrement qu'à chaque fois qu'ils se verraient - si ils se reverraient un jour, elle lui rappelerai cette erreur. Il avala difficilement sa salive avant de suivre le regard de la demoiselle qui s'était reporté sur la salle. « J’ignorais que tu aimais ce genre de soirées… Décidément tu as le don de me surprendre, moi qui pensais te connaître parfaitement tu me fais me rendre compte une fois de plus que ce n’est pas le cas. En tout cas, très beau costume. » Après cette remarque il porta à nouveau son regard sur elle, le fait de la voir boire aussi vite était marrant. Elle croyait montrer une certaine force alors que l'alcool but ainsi était inévitablement une faiblesse de sa part. Il préféra éviter la remarque qui sonnait plutôt comme un reproche et répondit d'une voix rauque.

    « Merci... » Il n'avait pas retourné le compliment, il avait décidé de le faire plus tard quand l'ambiance serait moins tendue, si elle l'est à un moment ou à un autre. Caleb prit une pause avant de continuer et reprit enfin. « Qui te dit que je viens en tant que petit ami ? » A nouveau il prit une pause puis continua en montrait d'un geste de la main la salle. « Chaque homme dans cette salle a le droit de venir te draguer, alors pourquoi pas moi ? » Caleb fit un pas en avant pour se planter à quelques centimètres de Bonnie avant d'ajouter, en réponse à son attaque. « Alors... comme tu ne me connais pas tellement... faisons connaissance. » Il lui offra sa main pour que celle-ci lui offre la sienne puis plongea son regard dans le sien, une technique de drague d'un ado à sa première boom, mais Caleb n'était pas extrêmement expérimenté. « Danse avec moi... »

    Caleb avait calculer son coup, Bonnie serait sûrement surprise de cette proposition. Ils n'avaient jamais dansé ensemble et elle savait qu'il haïssait ça. A chaque fois qu'elle avait essayé de le faire danser il avait toujours refuser pretextant qu'il ne savait pas. Evidemment ça n'était pas devenu un expert depuis, mais cet après-midi avec sa voisine Elena, qui lui avait apprit à danser ou au moins à bouger sur le rythme de la musique, avait été éfficace. Assez éfficace au moins pour qu'il n'ait pas peur de se ridiculiser devant tout le quartier et tous ses amis. Même si il le faisait, il aurait fait la démarche devant Bonnie. Maintenant la balle était dans son camp, elle pouvait le rambarer, il le méritait. Mais elle pouvait aussi lui donner la chance de lui montrer qu'il pouvait changer.
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Message(#) Sujet: Re: I don't need a man to make me feel good. Ven 18 Sep 2009 - 1:16


Bonnie était compliquée, bien que généralement elle ne le soit pas autant mais ce soir elle était visiblement difficile à cerner. Elle avait intentionnellement provoqué Caleb en se jetant dans les bras du premier venu afin de le rendre jaloux. Elle s’était rendue compte que son comportement était puéril et réellement inexplicable pour une femme qui avait quitté son conjoint après une trahison quelques semaines plus tôt. Elle avait mis tout en œuvre pour oublier l’homme qui se trouvait à ses côtés. Cela n’avait pas été simple, elle avait dû compter sur l’aide de ses amies telles qu’Isobel, JD ou bien encore Madison. Elle avait eu besoin de divertissement après sa rupture, elle ne voulait pas sombrer mais garder la tête haute et montrer – par-dessus tout – qu’elle avait surmonté cette histoire sans aucune difficulté. C’était bien évidemment qu’une apparence, on ne se remet pas entièrement de la fin d’une histoire d’amour telle que celle qu’elle avait connu. Même si dans ce domaine elle avait déjà eu des relations durables contrairement à Caleb, elle ne pouvait pas comparer les anciennes à cette dernière. C’était tout simplement la première fois qu’elle s’était sentie aussi bien et si amoureuse. Rien ne pouvait les séparer, pas après ce qu’ils avaient traversé, ils étaient comme liés malgré l’écart d’âge, malgré les différences sociales, malgré énormément de choses. Ils n’étaient pas destinés à finir ensemble et pourtant, Bonnie avait forcé le destin en sa faveur. Aujourd’hui voilà se qu’elle récoltait ; rien de glorieux en effet. Sa mère lui disait toujours que « ce qui nous tue pas nous rend plus fort, même si cela nous brise et qu’on a l’impression qu’on ne se relèvera jamais, on y arrive toujours avec un peu de volonté et de courage. » c’était ce qu’avait fait Bonnie. Elle ne passait plus ses nuits à pleurer et elle ne se disait plus que peut-être elle avait fait une erreur, qu’elle n’arrivait pas à continuer ainsi sans lui.

« Qui te dit que je viens en tant que petit ami ? » Bonnie lui jeta un regard interrogateur et noir à la fois. Où voulait-il en venir au juste ? Maintenant qu’il était auprès d’elle, puisqu’elle l’avait cherché il fallait l’avouer, il fallait supporter sa présence. Bonnie soupira, toujours les bras croisés et ne releva pas sa remarque. « Chaque homme dans cette salle a le droit de venir te draguer, alors pourquoi pas moi ? » Elle arqua un sourcil, surprise par ce qu’il venait de dire. Même si elle l’avait vu dérangé par la présence de Demitri et la proximité qu’il avait eu avec elle, pour être honnête, elle ne s’attendait pas à ce qu’il tente de la reconquérir. « Peut-être parce que tu n’es pas n’importe quel homme Caleb... » souffla-t-elle entre ses dents, c’était une réponse qui était plus adressée à elle-même qu’à son interlocuteur. A savoir si c’était une bonne ou une mauvaise surprise…Il était sans doute encore trop tôt pour le savoir. Bonnie plissa le front, quelque peu curieuse lorsqu’elle le vit s’approcher d’elle. « Alors... comme tu ne me connais pas tellement... faisons connaissance. » Il se servait des reproches qu’elle lui avait faits plus tôt en son avantage et pour les retourner contre elle. Il était surprenant. Puis il lui tendit sa main, elle baissa les yeux pour la regarder un instant et replongea ensuite son regard dans celui de Caleb : « Danse avec moi... » Quoi ?! Bonnie décroisa ses bras, les laissant tomber le long de son buste. Elle fixait Caleb avec un besoin de comprendre à ce qu’il tentait de faire. Décidément, il avait envie de la surprendre ce soir ? Elle avait de plus en plus l’impression d’avoir un autre homme en face d’elle. Depuis quand savait-il danser ? A vrai dire elle savait qu’il n’aimait pas trop ça, qu’il se trouvait carrément mauvais danseur. A moins qu’il cherche à se ridiculiser devant l’assemblée, peut-être que certaines choses avaient changé depuis leur séparation. Bonnie s’avoua perdue intérieurement même si elle n’en montrait rien, gardant un visage impassible. Et enfin elle rompit le contact visuel en observant autour d’eux, il y’avait beaucoup plus de monde que quelques minutes plus tôt, elle ne s’était pas même aperçu de leur arrivée. Elle soupira, tiraillée par ses pensées et un choix à faire. Il avait réussi à la déstabilisée et elle s’en voulait d’être aussi facilement influençable. Malgré tout, elle n’était pas obligée d’accepter bien que cette « danse » ne voudrait rien dire, elle en était convaincue. Bien qu’elle n’ait pas envie que les gens pensent à un retour de Caleb&Bonnie, elle reporta son attention sur son ex. Elle était désorientée mais tenta encore de ne pas le montrer. Reprenant un peu d’assurance, elle leva l’une de ses mains, et – hésitante – la posa sur celle de Caleb.

« Ce n’est qu’une danse après tout, rien d’autre… »

Cela sonnait plus comme une phrase voulant la rassurer mais qu’importe, autant profiter de la soirée de la façon la plus surprenante qu’elle soit. Elle se laissa donc guidée par Caleb au centre de la piste, une musique douce en fond. Quelques couples dansaient déjà, mais pas assez pour recouvrir tout l’espace. Bonnie se mit donc en face de Caleb, glissant l’une de ses mains dans l’une des siennes. Volontairement, elle prit l’autre main de Caleb qu’elle plaça correctement au dessus de ses reins.

« N’en profites pas trop. » lui dit-elle, un léger mais sincère sourire au coin des lèvres.

Enfin elle posa sa seconde main sur l’épaule de son cavalier, ils étaient prêts. Bonnie voulait voir comment il s’en sortait, elle ignorait si elle devait s’attendre à quelque chose ou non, elle décida de juste laisser faire.

« Que je me prépare psychologiquement...tu me réserves encore des surprises ? » ajouta-t-elle sur un ton plutôt neutre, il était toujours très simple d’éveiller la curiosité chez Bonnie.

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Message(#) Sujet: Re: I don't need a man to make me feel good. Lun 21 Sep 2009 - 1:30


    Un sourire en coin s'afficha sur le visage de Caleb à la réaction de Bonnie. C'était simple, elle était surprise et il savait qu'elle allait l'être. Caleb avait appris à la connaître sur le bout des doigts et même si elle affirmait qu'elle ne le connaissait pas, elle le connaissait assez pour avoir réussi à l'avoir mené jusqu'à elle ce soir-là. Sans cet inconnu, il aurait sûrement du mal à se décider à aller la voir pour l'inviter à danser. C'était un de ses projets de la soirée, mais il était tellement fier qu'il aurait sûrement évité cela et serait parti comme il était arrivé, seul. L'homme avec qui était Bonnie en début de soirée n'était qu'un prétexte pour Caleb afin d'approcher Bonnie impunément, et il avait réussi son coup. Apparemment, il devait la reconquérir, il n'avait jamais eu besoin de le faire autrefois, il n'avait pas l'habitude mais devait la prendre pour elle. Il avait beaucoup de chose à faire pour elle, et cela allait commencer ce soir. Il ne suivit pas son regard lorsqu'elle lança un regard autour d'elle, il continua de la toiser le temps qu'elle prenne enfin une décision. La main de Caleb était toujours tendue en direction de son ex petite copine jusqu'à ce que celle-ci repose enfin son regard sur lui et lui offrit sa main, avec hésitation. Il savait pourquoi elle hésitait, elle n'avait pas envie que ça recommence aussi facilement, qu'en un claquement de doigt elle retombe dans ses bras pour en souffrir à nouveau. Mais Caleb était sûr de lui, peut-être trop, il pensait que cette soirée serait une renaissance pour leur couple, mais il ne devrait pas être aussi sûr de cela. « Ce n’est qu’une danse après tout, rien d’autre… » Caleb s'empara délicatement de la main de Bonnie, tout de même fier de la deuxième victoire de la soirée. Caleb entraina la jeune femme au milieu de la piste de danse, sans faire attention à qui les regardait ou qui dansait, parce que dans les deux cas, il y en avait. Bonnie prit les première commandes, il laissa sa main s'enfouir dans la sienne et la laissa s'occuper de l'autre main de Caleb. « N’en profites pas trop. » Caleb bascula sa tête en arrière en riant – cela faisait un moment qu'il n'avait pas rit aussi sincèrement, en effet c'était une chose à laquelle il avait pensé, mais quelques verres plus tard dans la soirée.

    « Ça ne m'a même pas traversé l'esprit. » mentit Caleb en se remettant droit pour pouvoir commencer.

    Caleb regarda un moment ses chaussures avant de commencer à bouger doucement de gauche à droite sur le rythme de la musique. C'était certain il n'avait jamais eu le rythme dans la peau, même après avoir appris à danser il continuait à aller plus vite que la musique et il ne s'en rendait même pas compte et la situation était assez marrante pour les personnes qui les regardaient. Caleb essayait de faire de son mieux. Il commença à se décontracter et la danse se fit plus légère et plus belle. « Que je me prépare psychologiquement...tu me réserves encore des surprises ? » Caleb esquissa un sourire qui le montrait totalement sûr de lui. Même lui pourrait l'avouer, c'était un tout autre homme et il avait peur que ce nouvel homme ne puisse plus plaire à cette nouvelle Bonnie et seulement le fait de penser cela lui confirmait l'idée qu'il avait changé.

    « Ce ne serait plus des surprises si je te les disais en avance, n'est-ce pas ? » répondit-il avant de s'approcher timidement pour que leurs corps soient à une distance plus proche qu'un mètre. Caleb trébucha légèrement sur le pied de Bonnie après avoir dit ça d'un ton très sûr de lui – un peu pour le faire redescendre sur terre. Il regarda rapidement le pied de Bonnie et releva la tête tout aussi rapidement pour « s'excuser » à sa manière. « J'espère que je ne t'ai pas fait mal ! » s'alerta Caleb en s'arrêtant, comme Bonnie avait l'air de ne pas vouloir s'arrêter de danser, il se remit à bouger en essayant de retrouver son rythme. Caleb attendit quelques secondes se passer sur le silence de la musique avant de reprendre la parole, en espérant que Bonnie finisse la soirée debout. Il hésita un moment, il fallait dire que ce qu'il allait dire était certes vrai mais difficile à avouer pour un homme comme lui. « Je... j'aurais jamais cru pouvoir le dire à quelqu'un un jour mais... tu m'as... » Caleb fut soudainement coupé.

      Votre attention s'il vous plait (...)

    Caleb se tourna vers la voix qu'il avait l'air de connaitre. Il fronça les sourcils, dans son élan il n'avait même pas remarqué que la musique avait été arrêtée et que les gens s'était retourné vers l'estrade où Victoria parlait au micro. Caleb laissa échaper un soupire, de soulagement peut-être, car il aurait à repousser le moment où il lui avouerait "la chose" ou un soupire embêté car il attendait ce moment depuis trop longtemps pour l'arrêter aussi vite. Caleb ne voulait même pas bouger avant que Bonnie se retire enfin de leur étreinte. Caleb se vit obligé d'écouter le discours de Victoria qu'il n'oublierai pas de remercier à un moment où à un autre de sa vie. Caleb essaya d'écouter un maximum ce que miniBlythe racontait.

      (...) mon grand-père se démenait toute l'année pour le gala de charité annuel de la Blythe Events Compagny. C'est donc avec une fierté toute particulièrement que mes frères et moi-même avons mit un point d'honneur à honorer sa mémoire ce soir. (...)

    Son caractère plus fort que lui, il n'avait jamais réussi à écouter les discours jusque la fin. Que ce soit ses aniciens professeurs, sa mère, son frère ou même Bonnie il passait souvent quelques passages. Le regard de Caleb fut distrait, attirer par un jeune homme habillé en costume qui avançait lentement et prudemment vers l'estrade. Caleb fronça les sourcils et n'entendait même plus Victoria parler. Il avait quelque chose qu'il avait déjà vu quelque part, une expression qu'il avait déjà connu auparavant et surtout c'était la seule personne qui se déplaçait dans la salle, certes lentement, mais tout le monde était immobile à écouter, sauf lui. Caleb fronça davantage les sourcrils essayant de voir ce que cette personne cachait et il ne perdit pas de temps à le découvrir, il sentit quelqu'un lui donner un petit coup au bras, sûrement pour attirer son attention sur le discours et il se retourna subitement vers Bonnie, comme ayant découvert quelque chose, sans vouloir se précipiter, il préféra d'abord chuchoter sa découverte à Bonnie.

    « Bonnie... je crois que... » Caleb fut à nouveau coupé, mais pas par la même personne, pas par la même chose. C'était des coups de feux qui fit sursauter Caleb, Bonnie et toutes les autres personnes dans la salle. Automatiquement Caleb se rapprocha davantage de Bonnie et porta son regard sur l'endroit où les coups fûrent tirés.

      Mademoiselle Blythe, navré de vous couper mais j'ai une annonce plus importante à faire. (...) Mesdames, mesdemoiselles, messieurs. J'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer : ceci est une prise d'otage.

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Nora Golightly
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Message(#) Sujet: Re: I don't need a man to make me feel good. Sam 26 Sep 2009 - 22:30


Bonnie arqua un sourcil en remarquant les gestes de Caleb. Elle gardait son sérieux même si, y’a un autre temps, elle aurait très certainement rit et se serait moquée de lui gentiment. Néanmoins elle ne dit rien, se contentant de le laisser faire et de se laisser guider dans la danse. Enfin, ils commencèrent par faire des mouvements qui allaient vers la gauche puis vers la droite. Bonnie lui avait demandé si elle devait se méfier d’une nouvelle surprise et il lui répondit, en souriant, que ce ne serait plus une surprise s’il avouait tout. Elle haussa donc les épaules, restant tout de même assez suspicieuse à son égard. Puis elle sentit un léger coup au niveau de ses pieds, par réflexe elle les regarda aussi, c’était Caleb qui s’était un peu emmêlé les pinceaux. « J'espère que je ne t'ai pas fait mal ! » s’inquiéta subitement le jeune homme. Bonnie releva la tête, et lui accorda le premier sourire sincère de la soirée. « Non ce n’est rien, continuons. » Et ils continuèrent leur danse. Bonnie était comme qui dirait…mal à l’aise. Elle était si proche de lui, et cela faisait un petit moment qu’elle ne l’avait pas vu, même pas aperçu. Elle avait accepté cette danse et elle se demandait encore pour quelle raison elle l’avait fait. Elle devrait normalement être là à le détester, à lui envoyer sans cesse des regards mauvais parce qu’il le méritait tout simplement. Mais elle était curieuse, curieuse de voir où voulait en venir Caleb. Comme elle l’avait dit, elle avait l’impression de voir un autre homme en face d’elle, mais ce n’était pas de manière positive qu’elle lui avait fait remarquer. Elle avait passé plusieurs mois à ses côtés et elle s’était finalement rendue compte qu’il n’était qu’un inconnu à ses yeux. C’était d’une tristesse. Bonnie s’était donné corps et âme dans leur relation pour n’obtenir qu’une trahison de sa part. C’était bas et Bonnie acceptait très mal d’avoir été mené en ridicule de la sorte ; question de fierté. Il ne fallait pas se voiler la face, même si elle pouvait paraître douce, et chaleureuse, il était hors de question qu’on se joue d’elle. C’était quelque chose dont elle avait du mal à pardonner. Elle lui avait fait comprendre en le virant de leur ancien chez eux, car maintenant c’était son chez elle. Pas de seconde chance, pas de discussion pour comprendre l’autre, Bonnie avait prit sa décision et c’était ainsi. Aujourd’hui, était-elle moins en colère contre lui ? Qu’il essaie de la récupérer ne pouvait que la flatter mais elle ne pouvait pas oublier ce qu’il lui avait fait, tout le mal qu’elle avait ressenti en apprenant la nouvelle mais surtout lorsqu’il avait quitté la maison. Elle était même passée par un moment de doutes où elle se disait y être allée trop fort, d’avoir été peut-être trop dure avec lui mais au final elle se reprenait en se disant qu’elle ne devait pas se montrer si faible. Elle retenait en elle tant de rancœur et d’incompréhension qu’elle ne pouvait pas s’empêcher d’être tout de même très remontée contre lui à chaque fois qu’elle pouvait voir son visage. Mais elle se contrôlait, tout d’abord parce qu’il s’agissait de Bonnie Whealer et qu’elle garde très souvent son sang froid et ensuite, parce que ça ne ferait que la blesser davantage que d’y repenser. Elle avait cette blessure à l’intérieur d’elle, qui avait mis du temps avant d’être moins douloureuse bien qu’elle ne soit pas encore totalement cicatrisée. Et en même temps, elle ne pouvait pas être entièrement insensible à Caleb. Ce qui ne pouvait que rendre la situation encore plus compliquée qu’elle ne l’était déjà. Bonnie leva les yeux pour regarder le jeune homme, essayant tant bien que mal de soutenir son regard alors qu’il vint briser le silence qui s’était installé entre eux. « Je... j'aurais jamais cru pouvoir le dire à quelqu'un un jour mais... tu m'as... » Bonnie plissa les sourcils, attendant la suite avant de se rendre compte qu’une voix plus imposante venait de se faire attendre. Elle continua de le fixer un petit instant, avant de se retourner et de poser son attention sur Victoria. Elle commença alors son discours et Bonnie l’écouta, enfin en apparence. Elle repensait aux quelques secondes précédentes et elle se posait des questions. Que comptait-il lui dire ? Pourquoi était-il si important de le savoir après tout ? Pourquoi es-tu si curieuse Bonnie ? Elle passa une main dans ses cheveux ondulés, comme si ce geste allait lui permettre de penser à autre chose et d’arrêter de se torturer l’esprit. Elle posa ses deux mains devant elle, sur sa robe, et ses propres doigts s’emmêlèrent ensemble.

« (…) Je sais également que nombreux des journalistes ici ce soir s'attendait à me voir diminuée suite à mon coma. Je vous rassure, je vais très bien et cet évènement est maintenant derrière moi. »

Bonnie souriait par moment, visiblement plus concentrée que le jeune homme à ses côtés. Alors qu’elle avait jeté un coup d’œil distrait en sa direction, elle lui donna un léger coup de coude comme pour le ramener à la réalité. Elle savait qu’il avait du mal à rester concentrer lorsque quelqu’un commençait à se lancer dans un discours. Au moins c’était une chose qui n’avait pas changé chez lui… Bonnie le regarda de nouveau alors qu’il lui parla mais elle n’eut pas l’occasion d’entendre la suite lorsque plusieurs bruits sourds et désagréables se firent entendre dans l’assemblée. Bonnie sursauta, notant l’approche de Caleb, légèrement en retrait derrière lui.

« Mademoiselle Blythe, navré de vous couper mais j'ai une annonce plus importante à faire. (...) Mesdames, mesdemoiselles, messieurs. J'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer : ceci est une prise d'otage. »

Bonnie jeta immédiatement un regard à Caleb, elle était littéralement pétrifiée. Elle ferma les yeux, se persuadant que cela devait être un mauvais cauchemar. Etait-ce une blague ? Une blague de très très mauvais goût ? Elle sentit les battements de son cœur s’accélérait. Elle comprit que Caleb voulait la prévenir que quelque chose clochait, c’était évident. Le preneur d’otage, du moins celui qui se proclamait être le chef dicta ses règles, spécifiant de laisser portable, bijoux etc dans les différents sacs que ses complices avaient entre leur main. « Si vous tentez quoi que ce soit, ou si les autorités ne se plient pas à nos futurs exigences, nous serons dans l'obligation d'abattre un otage -c'est à dire vous- toutes les heures. » Cette phrase eut pour effet de lui faire froid dans le dos. Elle déglutit difficilement, et instinctivement elle porta une main sur son collier, cadeau de sa mère. Non, elle n’avait aucune envie de leur remettre ! C’était la seule chose qui lui permettait de se rattacher encore à sa famille, on ne pouvait pas lui enlever, elle se le refusait. Elle sentit les larmes lui monter au bord des yeux mais respira un bon coup pour les faire descendre. Elle serra de ses doigts fins le bijou qu’elle portait autour du cou. Tous les invités s’étaient bien sûr reculés, se tassant dans le fond de la salle et Bonnie, sans s’en rendre compte, ne s’était toujours pas éloignée de Caleb. Elle ignorait d’ailleurs si c’était de sa propre volonté ou si c’était lui qui ne voulait pas la laisser seule. C’est alors qu’un homme s’approcha d’eux, un sac en sa possession. « Très joli collier. » jubila-t-il en regardant le cou de Bonnie, cette dernière lui jeta un regard froid, mais ne se décida toujours pas à détacher le bijou. L’homme commencé à perdre patience, il soupira bruyamment. Elle se tourna vers Caleb, celui-ci semblait la supplier de faire ce qu’il disait. C’est avec un déchirement indescriptible qu’elle retira le cadeau de sa mère et qu’elle le laissa tomber dans le sac, accompagné du reste. Elle aurait voulu lui cracher toute sa haine mais elle savait très bien que cela ne servirait qu’à aggraver les choses. Il s’éloigna, le bijou avec lui et Bonnie crut bien défaillir. Elle porta sa main à sa bouche et tenta de se reprendre, ce n’était pas le moment de perdre pied. Mais la soirée ne faisait que commencer. Il lui fallut plus d’une minute pour comprendre pourquoi tout le monde s’agitait de nouveau, que se passait-il ? Elle reporta son attention sur Caleb, qui fixait quelque chose, alors elle suivit son regard. Etait-ce Goldie Stewart qui se retrouvait au sol, rué de coup par l’un des preneurs d’otages ? Elle n’en crut pas ses yeux, c’était d’une violence inouïe, c’était monstrueux ! Et pourtant Dieu savait que Bonnie et Goldie ne s’appréciaient pas du tout, mais jamais Ô grand jamais elle n’aurait souhaité telle chose à sa pire ennemie. Un « Caleb » sortit de sa bouche, choquée par la scène qui se déroulait sous ses yeux. Elle se rapprocha davantage de son ex-fiancé, tout ce dont elle avait besoin maintenant c’était de sentir sa présence et de se dire qu’elle était en quelque sorte en sécurité. L’une de ses mains s’agrippa au costume du jeune homme. Goldie gisait là sur le sol, et le regard de Bonnie se porta vers l’homme qui agitait son arme comme s’il s’agissait d’un vieux jouet. Elle appréhendait le pire, car elle savait qu’elle pouvait s’attendre à tout avec eux. Bonnie avait de grandes raisons de se penser malchanceuse. Et son cœur faillit faire un raté quand elle le vit pointer son arme sur la foule, il ne plaisantait pas. Puis le coup partit, faisant de nouveau sursauter la jeune femme et des cris survinrent de tous les côtés. Bonnie regardait tout autour d’elle, quelqu’un était touché ? Qui ? C’est enfin qu’un écart se fit immédiatement après le bruit sourd, s’écartant sans doute de la victime. L’horreur était telle que Bonnie resta figé, son visage devenant littéralement blanc. Elle vit d’abord la personne au sol, une femme, dans sa magnifique robe noire et blanche qu’elle avait choisit pour…Isobel.

« NONNN » souffla-t-elle alors qu’elle pensait l’avoir crié, mais elle était tellement sous le choc que sa voix s’était brisée.

Elle commença à vouloir se précipiter vers la blessée, celle qu’elle considérait comme l’une de ses meilleures amies, sa petite protégée en somme mais elle n’y arriva pas, parce que des bras l’emprisonnaient et l’empêchaient donc de faire un pas de plus. Les yeux toujours rivés sur Izzie qui souffrait et qui perdait déjà beaucoup de sang, elle ne rejeta pas les bras qui étaient autour d’elle. Agir ainsi ne ferait qu’attirer l’attention de l’agresseur et même si en cet instant tout ce qu’elle voulait c’était rejoindre son amie, elle ne pouvait pas se permettre de mettre en danger quelqu’un d’autre. Cette fois, elle ne put réprimander les larmes qui étaient à deux doigts de s’échapper de ses yeux. Elle tremblait, de la tête au pied, pétrifiée. Et même si Caleb lui avait fait du mal, même si elle le haïssait pour l’avoir trahie, pour avoir détruit ce qu’ils avaient construit à deux, elle était soulagée de le savoir près d’elle, parce qu’elle avait besoin de lui.

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Message(#) Sujet: Re: I don't need a man to make me feel good. Dim 4 Oct 2009 - 18:54


    Caleb savait que c'était une mauvaise situation, surtout pour Bonnie. Il ne voulait pas qu'il lui arrive quelque chose et il savait que ce genre d'hommes pouvaient être dangereux. Mais c'était dans ses situations là que Caleb savait garder son sang froid, il avait beau perdre ses moyens quand il s'agissait de parler de ses sentiments, il était tout à fait clair dans ses idées quand il s'agissait d'armes et de bandits. Son visage était toujours froissé, habillé d'une expression peu compréhensible. Il avait l'air assez étourdie car il n'aurait jamais pensé que cela puisse lui arriver un jour, à lui ! Mais d'un autre côté il avait le buste droit, il cherchait du regard tel un prédateur les hommes portant des armes dans la salle, c'était sûr l'homme qui venait de parler n'était pas seul c'était impossible de faire ce genre de choses seules et l'homme confirma rapidement ce qu'il pensait. « Permettez-moi de vous dicter MES règles. Tous le monde va jeter son portable, bijoux et biens de valeur dans les sacs promenés par mes collègues. » Caleb repéra rapidement les hommes tenant les sacs, il écoutait tout ce que pouvait dire l'homme mais ne prêtait pas attention à lui et préféra regarder au contraire ce qu'il se passait autour. « Il vous est évidemment fortement déconseillé de joindre la police, le FBI, le SWAT, l'armée ou tous autres institutions. Si vous gardez votre calme, personne ne sera blessé. » Il porta alors son attention sur l'homme qui parlait. « Si vous tentez quoi que ce soit, ou si les autorités ne se plient pas à nos futurs exigences, nous serons dans l'obligation d'abattre un otage -c'est à dire vous- toutes les heures. » Caleb porta alors rapidement son regard sur Bonnie, il ne fit pas attention aux voix qui s'élevaient dans la salle, les voix choquées et apeurées. Il savait ce qu'elle pensait, il savait qu'elle pensait que c'était tellement injuste que ça lui arrive à elle, ici. Elle avait tellement enduré qu'elle n'avait pas le droit qu'on lui fasse ça. Il remarqua sa main posée sur son collier. Le seul souvenir qu'elle avait emporté de son ancien domicile, chez ses parents et il savait bien que cette petite chose qu'il appelait une babiole – n'étant pas très attaché à ce genre d'accessoires – lui tenait à cœur. Caleb suivit le groupe d'invités qui s'était tassé au fond de la salle tout en restant près de Bonnie. Il ne savait que faire ou que dire pour la réconforter, elle allait perdre un objet cher à ses yeux, représentants des années et des années de souvenirs et allait sûrement passer l'une des pire soirée de sa vie. Lorsqu'il remarqua la présence de l'un des complices près d'eux prêt à prendre ce qu'ils avaient sur eux, il le regarda fixement. Il avait l'air sûr de lui, son buste relevé comme si il était fier de lui, ces hommes étaient sûrement près à tout pour arriver à leurs fins et surtout ils profitaient de leur autorité pour rendre la situation encore plus stressante. Il ne comprit pas pourquoi Bonnie prit autant de temps à lui donner ce bijoux, cherchait-elle les problèmes ? Après tout les souvenirs qu'elle avait de sa mère lui seraient gravés à jamais dans sa mémoire mais si cet homme se décidait à agir ces souvenirs ne l'aideront pas à se sortir de cette situation. Caleb remarqua l'impatience de l'homme et lorsque Bonnie se retourna vers lui, il lui fit comprendre par son regard qu'il fallait mieux obéir, pour l'instant. Caleb observa le bijou tomber dans le sac puis reporta son attention sur l'homme qui passa devant lui, Caleb fouilla dans sa poche pour en sortir son portable, le laissa tomber dans le sac puis détacha lentement sa montre et la laissa tomber aussi. Il leva la tête vers le complice et lui adressa un petit sourire, le jeune homme fit un geste de recul de la tête, il ne s'attendait sûrement pas à voir quelqu'un d'autre qu'une personne de son groupe lui sourire, ce soir. L'individu s'éloigna lentement sans lâcher du regard Caleb pendant quelques secondes puis lorsque le contact visuel fut rompu, Caleb reporta son attention sur Bonnie. Elle n'était vraiment pas bien, il la voyait trembler, elle avait l'air de ne pas tenir sur ses jambes et son buste montrait une respiration haletante. Il voulait tellement faire quelque chose, remédier à sa situation, prendre Bonnie, le bijou & s'enfuir mais il se sentait tellement impuissant. Pendant une seconde, Caleb leva la main en direction de l'épaule de Bonnie mais il fût coupé dans son élan par des cris. Caleb se retourna soudainement en direction des hurlements. « Sale petite trainée, tu comprends pas ce qu'on te dis merde ?! » Caleb fronça les sourcils, s'avança de quelques pas vers la scène, bousculant certaines personnes devant lui, pour enfin voir clairement ce qu'il se passait. C'était Goldie... cet homme – si on pouvait appeler ça, comme ça – était en train de frapper une femme. Caleb était évidemment capable du pire mais il n'oserait jamais frapper une femme, simplement parce qu'un homme qui frappe une femme perd toute sa crédibilité. Pourquoi est-ce qu'il ne se mesurait pas à un homme de la salle, comme lui, Esteban, Jovan ou encore Rhys... Sans arme, seulement avec les poings et on verrait si ce petit pourrait sortir de cette bagarre indemne. Et pourtant, personne n'agissait, personne ne volait au secours de la blondinette, personne, car on n'était pas dans un film et les héros n'existent pas. Se mesurer seul à un groupe entier ne serait que suicidaire et pourtant Caleb était convaincu que si tous les hommes de cette salle se retournaient contre eux, ils ne feraient plus les malins. Le jeune garagiste fut interrompu dans la mise au point d'un plan qui ne servirait à rien par un coup de feu, Caleb se retourna aussi rapidement pour voir ce qu'il se passait. Il ne put rien voir jusqu'à ce que les gens autour de la personne ne se poussent pour laisser un énorme cercle et au centre de ce cercle Isobel et Rhys. Même si le jeune homme n'était pas fleur bleue, il resta un moment pétrifié à la vue du sang qui s'écoulait le long de la cuisse d'Isobel. Il ne fixa que ça pendant un moment avant que son attention soit retenue par Bonnie. Il n'entendit pas ce qu'elle dit, mais lorsqu'il la vit s'approcher dangereusement de la scène, Caleb s'empressa d'attraper Bonnie par la taille. Il ne fallait pas qu'elle se mêle de ça, il savait à quel point cela pouvait être dur pour elle de voir son amie étendue sur le sol, ensanglantée, mais si elle allait vers elle, elle se ferait remarqué de toute manière et serait peut-être l'une de leurs prochaines victimes et Caleb refusait. Même si Bonnie essayait d'avancer, Caleb la tira doucement vers l'arrière, ne perdant pas de vue la scène. Il sentit entre ses bras la jeune femme trembler et à travers les cris de frayeur il pouvait entendre ses sanglots. Caleb n'hésita plus et attira la jeune femme contre lui pour la serrer dans ses bras et la mettre dos à la scène. La blessure de voir sa mère étendue sur le sol dans une flaque de sang n'avait jamais cicatrisée et il ne voulait pas que son ex-petite amie subisse la même chose. Il la mit de façon à ce qu'elle soit face à lui, il posa ses mains sur chacune de ses épaules, son visage était mouillé de larmes et Caleb essaya de retenir son attention, lorsqu'il pu plonger son regard dans le sien. Il en profita pour plaquer son front contre celui de Bonnie sans lâcher son regard. Le regard du jeune homme quand à lui était brillant, le regard rempli de larmes de Bonnie se reflettait dans celui dans Caleb et voir Isobel maiss surtout Bonnie ainsi mettait son corps dans une transe indescriptible. Il n'y avait aucun doute, l'adrenaline commençait à monter et ça n'était pas toujours bon. Caleb commença alors à lui chuchoter des paroles afin de la calmer. Le bruit autour d'eux était tel que même lui avait du mal à s'entendre.

    « Bonnie... Bonnie... écoute moi... » il était difficile de garder son attention. « Elle va s'en sortir... elle est avec Rhys... OK ? » Même si il n'était plus en bon terme avec Rhys Blythe, il ne doutait pas de ses capacités à gérer une situation comme celle-ci. Caleb passa ses deux pouces sur les deux joues de Bonnie pour sécher ses larmes avant de continuer. « Fais-moi seulement confiance une dernière fois... je les laisserai pas toucher à un seul de tes cheveux... tu comprends ? » Varnham n'était pas du tout sûr de ce qu'il avançait, il voulait seulement que la jeune fille se calme pour paraître le moins possible aux yeux des hommes qui les avaient prit en otages. De toute manière, ça ne serait pas la première promesse qu'il ne tiendrait pas si il leur arrivait quelque chose à eux deux, mais c'est sûr que tant que son coeur bat, au gré de sa vie, Caleb se mettrait entre Bonnie et un de ces hommes si il le fallait.

    Caleb resta un moment à soutenir son regard avant de relever son buste pour se mettre droit et de la serrer dans ses bras une nouvelle fois. Ils avaient quitté la salle pendant quelques secondes, ils n'étaient plus que deux pendant quelques secondes et c'était à présent fini. Le jeune homme se fichait de savoir qu'ils n'étaient plus ensemble, il se fichait de savoir si il avait le droit de faire ce qu'il avait fait, de la réconforter comme un petit ami le ferait, en fait ce genre de questions n'étaient plus de rigueur dans une situation pareille. Il porta son regard sur Rhys qui avait l'air de bien s'occuper d'Isobel. Sa technique pour mettre le corps de son amie à l'aise et pour ralentir l'hémorragie était parfaite. S'étant assuré de l'état des jeunes gens, Caleb porta à nouveau son regard sur le chef de bande qui avait l'air tout à fait fier de la première action de la soirée. Caleb se détacha légèrement de Bonnie en observant l'homme se rapprocher de l'autre partie de la team Blythe, tout en lançant quelques regards à ses complices dans la salle qui n'était pas toujours très loin d'eux. Le rire qu'adopta l'homme lorsque Maât lui demanda ce qu'il voulait lança un nouveau coup de froid dans la salle et sa réponse ne rassura pas Caleb. Lui qui croyait que tout ça n'était que pour l'argent, la seule chose qui passa dans la tête de Caleb à ce moment-là, c'était qu'il y avait plus que ça. S'il rejetait la faute sur Maât Blythe, c'était soit parce qu'il était trop riche, soit parce qu'il lui en voulait pour une chose ou pour une autre. Caleb se recula un peu plus de Bonnie tout en lui attrapant la main, il se sentait obligé d'observer tous les angles de vues qu'il pouvait, son regard passait de gauche à droite, il se retournait souvent quand il voyait qu'il y en avait un hors de son champ de vision mais évitait de croiser leurs regards. Caleb quitta un bon moment le chef du regard et le seule chose qui retint son attention sur lui était l'agitation qui avait commencé autour d'eux, lorsqu'il posa à nouveau son regard sur lui, il avait encore adopté son rire machiavélique.
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Message(#) Sujet: Re: I don't need a man to make me feel good. Lun 12 Oct 2009 - 14:12


Pourquoi tout tournait au cauchemar ? Pourquoi elle ? Était-elle atteinte d’une forme de malédiction ? Bonnie fixait la scène avec horreur, les larmes lui brouillant peu à peu la vue, rendant le tout flou…ce n’était peut-être pas si mal. Tout semblait se passer au ralenti, comme dans les films où ils font exprès pour rendre l’instant encore plus tragique et difficile à vivre. Elle ne pouvait pas aller rejoindre son amie, c’était beaucoup trop risqué, elle le savait et pourtant elle s’en fichait. Elle ne pouvait pas laisser Isobel ainsi ! Cependant, la pression qu’elle ressentait au niveau de son buste la fit revenir à la réalité et elle cessa tout mouvement, restant figée. Sa tête alla naturellement contre le torse de Caleb, soudainement, elle vit plus ces gens regroupés autour de la blessée, mais le visage de Caleb, tellement proche du sien. « Bonnie... Bonnie... écoute moi... » répétait-il, mais Bonnie avait du mal à garder toute son attention portée sur lui. « Elle va s'en sortir... elle est avec Rhys... OK ? » En temps normal, elle aurait balancé une petite vanne, un peu de sarcasme face à cette réplique. En sécurité avec Rhys ? Bonnie aurait bien rit mais non, elle croyait Caleb, elle le croyait sincèrement et elle savait très bien qu’Isobel comptait pour Rhys, bien qu’elle ne portait pas ce dernier dans son cœur, elle savait qu’elle était entre de bonnes mains. Elle se battit contre elle-même pour se calmer, se faisant même violence pour cesser ses tremblements, chose plutôt difficile en ces circonstances où tout son être était en alerte. Elle ne fit même pas attention aux gestes de Caleb, à cette proximité qu’elle aurait refusé rapidement si la situation était toute autre. « Fais-moi seulement confiance une dernière fois... je les laisserai pas toucher à un seul de tes cheveux... tu comprends ? » Ses yeux vrillés dans les siens, elle le contempla un moment, ne voyant que lui et oubliant le reste. Elle avait la sensation de retrouver les beaux jours, lorsqu’ils étaient encore ensemble, voire les premiers jours de leur vie à deux. Durant une fraction de seconde, c’était comme si elle n’avait plus rien à ne lui reprocher mais elle savait au fond d’elle que ce n’était qu’une illusion, que le besoin d’avoir une épaule sur qui compter en cet instant qui lui faisait penser cela. Elle hocha enfin la tête, lentement. « D’accord » souffla-t-elle entre ses dents. Elle inspira et expira à plusieurs reprises, posant une main sur son ventre, elle tentait – du mieux qu’elle le pouvait – de se calmer. Elle reprit petit à petit ses esprits, ce n’était pas le moment de se faire remarquer et cela ne servait à rien de commencer à craquer maintenant. Sans s’éloigner de Caleb, elle fixait l’assemblée sans réellement la voir. Il y’avait ces gens autour d’elle qu’elle ne semblait pas voir, ou du moins, elle n’y faisait pas attention préférant s’enfermer dans sa petite bulle. Malgré tout elle ressentait la peur et le stresse chez les autres invités, ce qui ne l’aidait pas à s’apaiser.

Il y’avait un silence de plomb, Bonnie avait la fâcheuse sensation qu’on entendait qu’elle respirait. Même si elle avait retrouvait un semblant de calme, elle ne pouvait pas non plus rester totalement zen mais au moins, elle avait le contrôle sur elle-même. Elle ne s’était pas éloignée de Caleb, sûrement pas. Elle fixait avec attention le meneur de cette prise d’otages, il dégageait quelque chose de vraiment effrayant puis il s’approcha des autres Blythe, Bonnie arrêta soudainement de respirer. Maât éleva la voix et son interlocuteur se mit à rire, d’un rire effroyable, cruel. « Vous le savez très bien Monsieur Blythe ! Tout ceci est de votre faute ! » Bonnie recommença à respirer, plissant les sourcils. Quoi ? Tout ceci était incompréhensible, alors cette prise d’otage visait tout particulièrement l’ainé de la famille Blythe ? Les motivations de ses hommes restaient encore floues, mises à part le fait qu’ils désiraient certainement soutirer de l’argent. « Amusons-nous un peu mes amis. » Bonnie écarquilla les yeux, cette phrase ne présageait rien de bon et elle se raidit instantanément, attrapa la main de Caleb. Elle vit l’homme les regardait tour à tour puis sa voix retentit de nouveau, s’adressant à l’une des invités. Bonnie essaya de suivre son regard : il tombait sur Lyann Roosevelt. Bonnie ne la connaissait que de nom et la peur grimpa comme une flèche. Encore une fois tout se passa à une vitesse fulgurante, le bruit sourd, un cri, du verre se fracassant au sol… Bonnie étouffa aussi un hoquet de terreur avec sa main, serrant celle de Caleb avec plus de force. Elle n’avait pas vu avec certitude toute la scène mais il y’avait là deux personnes au sol. Elle tourna vivement la tête en entendant l’agresseur d’applaudir. Cet homme à terre venait de se prendre la balle à la place de la principale cible. Bonnie n’eut pas le temps de tout assimiler qu’un autre tir retentit dans la salle, faisant paniquer une fois de plus tout le monde. Il avait reprit son ton froid, et son arme était levé au dessus de sa tête. C’était un véritable malade ! Il prenait un malin fou à être sadique avec ses otages. Elle sentait son cœur s’emballait à chaque faits et gestes des preneurs d’otages, tout pouvait se passer, tout pouvait arriver. Bonnie se disait même qu’elle pouvait tout aussi bien être la prochaine sur la liste et peut-être que cette fois elle n’aurait pas la chance d’être juste blessée. Cette vision des choses l’attrista au plus haut point. Sa famille ? Comment allait-elle réagir ? Est-ce qu’au moins ils seraient au courant du drame ? Elle sentit de nouveau les larmes lui monter aux yeux, repensait à ses parents et son petit frère était une véritable déchirure, une autre tout aussi profonde que celle que Caleb avait provoqué en la trompant. « Pardonnez-moi. » chuchota-t-elle, fermant les yeux. Cette demande de pardon s’adressait à sa famille, même si elle était incapable de l’entendre maintenant. Elle releva le visage, se penchant très légèrement pour voir comment allait Izzie et elle fit de même en direction des autres blessés. L’issu de cette situation était encore inconnue, mais ils étaient loin de s’en sortir dans les minutes suivantes…très loin.

♦ ♦ ♦


Cela faisait combien de temps qu’ils étaient là ? Une heure ? Deux peut-être ? Bonnie avait perdu la notion du temps, et elle ne devait pas être la seule d’ailleurs. Les invités n’en savaient pas plus sur les raisons plus approfondies des malfaiteurs et leur silence, leur façon d’être était réellement oppressante. La jeune canadienne ne quittait pas leur « chef » des yeux, c’était lui qui prenait la décision du qui et du quoi. Lorsqu’elle regardait autour d’elle, elle voyait cette pauvre vieille dame qui était choquée par tout ce qu’il venait de se passer, il y’avait cet homme qui ne montrait aucunes émotions, il avait le visage impassible mais ses yeux trahissait ses traits immobiles. Puis il y’avait cette adolescente, une jeune demoiselle inconnue de Bonnie mais était terrorisée. Elle essayait tant bien que mal de se calmer mais ses larmes ne cessaient de couler le long de ses joues. Bonnie eut énormément de chagrin pour elle, elle ne devait pas dépasser les seize ans. Mais son calvaire n’allait pas s’arrêter là. Bonnie sursauta en voyant cet homme cagoulé rejoindre l’adolescente et se poser à quelques centimètres d’elle. Oh non ! Comment pouvait-il être si froid ? Il tenait vraiment à tuer une adolescente ? Bonnie mit une main devant sa bouche, appréhendait le cri qui ne tarderait pas à sortir. Son arme était pointée vers elle, Bonnie pouvait voir les jambes de la demoiselle trembler comme s’il s’agissait de feuilles, elle était à deux doigts de s’écrouler au sol. « Mon enfant, il est temps dire au revoir à tes petits amis. » La main se crispa devant sa bouche, elle attendait que le coup parte mais rien. Bonnie n’était qu’à quelques pas et – avec netteté cette fois – elle aperçut la scène. Un homme venait de se jeter sur l’agresseur, et ils s’écroulèrent tous les deux au sol. Par réflexe, une bonne partie des gens à proximité reculèrent sous la surprise et le choc ; Bonnit y comprit…ou bien c’était Caleb qui l’avait tiré, elle n’en savait trop rien. Les deux hommes se battaient. « Oh mon dieu ! » lâcha Bonnie. Les autres agresseurs commencèrent à s’agiter, les armes pointés mais ils ne tiraient pas, ils ne devaient certainement avoir peur que leur chef se prenne la balle. Bonnie suivit des yeux l’arme glisser sur le sol et elle vit des pieds puis une main se baisser pour l’attraper. Remontant doucement le visage, elle remarqua que c’était un des invités qui venait de s’en emparer. Bonnie ne sentait plus les battements de son cœur tellement il battait fort dans sa poitrine, elle était tétanisée même si elle commençait à avoir une lueur d’espoir que ce renversement de situation soit favorable pour les otages. Malheureusement, elle se trompait…

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Message(#) Sujet: Re: I don't need a man to make me feel good. Ven 16 Oct 2009 - 20:35


    Varnham porta rapidement son regard sur la scène qui avait affolé un peu tout le monde. Le chef avait choisit sa prochaine victime et un autre homme avait sortit la jeune femme de cette situation. Mais tout se passait beaucoup trop vite, les cris retenaient la plupart de l'attention de Caleb, il avait du mal à se concentrer sur ce qu'il se passait. Il préféra s'éloigner pour protéger Bonnie d'une tout autre agression, lorsque le chef tira en l'air. « La fête n'est pas encore terminée. » Caleb savait très bien que ce n'était pas terminé. Il connaissait ce genre d'homme par cœur, il en avait côtoyer plus d'un, souvent ça avait été des amis à lui et il savait qu'ils n'avaient pas l'intention d'en finir maintenant. Montrer leur puissance, leur pouvoir était tout ce qu'ils avaient dans la vie. « Pardonnez-moi. » Caleb fut surpris, il reconnaitrait cette voix n'importe où, même si elle était brouillée par d'autres. Caleb se retourna lentement vers Bonnie et l'observa un bon moment, il n'avait pas compris pourquoi dire ça et pourquoi maintenant, il n'avait pas compris à qui elle s'était adressé et son regard interrogateur en disait long, mais elle n'avait pas l'air de savoir qu'il l'avait entendu, il suivit son regard qui se dirigeait vers Isobel, qu'il observa pendant quelques secondes puis porta à nouveau son attention sur le chef de la bande.

    Le silence qui s'installait à chaque fois que les hommes en cagoule le désiraient était pesant mais plus ou moins facile à encaisser pour Caleb. Il avait le temps de réfléchir – tout en surveillant tous les « hommes » autour de lui – pas spécialement par ce qu'il se passait en ce moment, mais surtout par ce qu'il s'était passé en début de soirée. Il avait invité Bonnie à danser alors qu'ils étaient en pleine pause, est-ce que cela l'aiderait à le voir d'une autre façon qu'elle l'avait vu après leur rupture ? Impossible de le savoir, il ne lisait pas dans les pensée de Bonnie et pourtant il aurait tout donné pour pouvoir le faire seulement pendant quelques secondes. Cette soirée lui avait rappelé à quel point c'était bon d'être prés d'elle et même si cela lui avait prit du temps à s'habituer à son absence, tout s'effondrait soudainement ce soir. Il était tellement proche d'elle qu'ils avaient l'air de ne jamais avoir rompu. Pourtant les souvenirs ne s'effaçaient pas et la vérité revenait toujours au galop à chaque fois qu'il regardait sa main dans la sienne. Caleb avait arrêté de tous les regarder à tour de rôle. Il était complètement dé stresser il avait laisser en repos tous ses sens et son regard était perdu dans la vide. Ils avaient eu la bonne idée de laisser tout le monde baisser leur garde pour recommencer à nouveau à attaquer. « Mon enfant, il est temps de dire au revoir à tes petits amis. » Caleb releva la tête vers la scène. Il était devant une jeune fille, beaucoup trop jeune pour mourir ce soir. Inconsciemment, Caleb fit un pas en avant, avant de voir une silhouette sauter sur le chef. Quelqu'un était allé beaucoup plus vite que lui et la scène s'était déroulé aussi vite. Lorsque Caleb vit la scène se passer, il n'hésita pas un moment pour prendre Bonnie et l'amener vers le fond de la salle et tous les autres faisait de même. S'il aurait été seul, il aurait sûrement aidé l'homme qui avait risqué sa vie, mais s'il faisait ça il mettait une vie plus importante que la sienne en danger et ça, il ne le concevait pas. Lorsque le garagiste porta à nouveau son regard sur la scène il vit un autre homme s'emparer lentement de l'arme qu'il y avait sur le sol. Inconsciemment il s'arrêta net pour voir ce qu'il allait faire. Ce n'était pas un des « hommes » mais plutôt un invité qui venait de s'emparer de l'arme. Était-ce la fin ? La peuple prenait-il le pouvoir de la noblesse ? Certainement pas, parce qu'une partie du peuple avait décidé de faire justice lui même. L'homme qui avait prit l'arme, au lieu de viser un des hommes en cagoule, était en train de viser une femme. Qu'est-ce qu'il foutait ? Il n'entendit pas ce que la femme lui demanda mais cela avait plutôt l'air d'un règlement de compte, lorsque la balle fut tirée tout le monde sursauta, plus surpris encore que si cala avait été un des hommes de la bande qui aurait tiré.

    « QUEL CON ! » Caleb ne put s'empêcher de jurer, il avait vu la chose la plus bête qu'un homme puisse faire.

    Rapidement, l'homme fut assommer par le chef. Ça aurait été un échappatoire tellement évident et pour des histoires personnelles cet homme avait préféré tous les remettre dans la merde. Caleb était enragé il n'avait aucun pouvoir sur ce qu'il se passait, sûrement que si il aurait attrapé cette arme avant cet homme cela se serait passé autrement, peut-être aurait-il été tué, mais peut-être qu'ils seraient aussi tous sauvés. Après cela Caleb porta son attention sur la femme allongée par terre qui avait reçut une balle en plein cœur. Elle avait déjà cessé de respirer, une flaque de sang l'avait entouré et tout le monde était horrifié à cette vue. Caleb resta de marbre, trop de souvenirs envahissaient son esprit et préféra dévier son regard sur le reste de la salle. Tout allait recommencer, encore & encore...

    – – – – – –

    Déjà plusieurs minutes depuis qu'une femme avait été tuée et l'atmosphère dans la salle avait complètement changé. Personne ne parlait, la bande d'hommes en cagoule se murmurait parfois quelque chose dans l'oreille histoire que personne ne les entendent. De son côté, Caleb avait fait comme plusieurs autres dans la salle et avait trouvé une chaise pour lui et une pour Bonnie. Il n'y avait plus de quoi s'inquiéter pendant un moment, ils avaient l'air de vouloir autre chose, peut-être était-il en train de moyenner de l'argent avec la police ? Aucune idée, ils ne disaient rien et n'avaient même pas bronché lorsque certains des invités avaient pris des chaises. De leur côté, Bonnie et Caleb se tenaient toujours la main, les doigts entremêlés les uns avec les autres. Parfois ils se lançaient des regards mais un silence pesant s'était installé entre les deux ex, pourtant aucun d'entre eux ne voulait lâcher la main de l'autre. Caleb se disait que si il le faisait, elle croirait sûrement qu'il serait prêt à abandonner, mais il ne le ferait pas. Il était trop têtu. Caleb lança à nouveau un regard discret à Bonnie avant que tout s'enchaine. Les portes claquèrent, on entendis des cris surgir de partout, Caleb porta d'abord son regard sur le chef de la bande qui avait l'air tout aussi perdu que chaque invité. Caleb fit un bon de sa chaise lorsqu'il entendit des voix d'hommes crier « Police ! Les mains en l'air ! » ou encore « Jetez vos armes à terre ! » Caleb comprit enfin ce qu'il se passait. Les preneurs d'otages s'étaient fait coincés. La scène se passa aussi vite que lorsqu'ils les avaient prit en otage. Une cinquantaine d'hommes armés habillés en uniforme de police pénétrèrent dans la salle, se dirigèrent rapidement vers les hommes armés et les plaquaient violemment au sol ou contre les murs. Ils ne pouvaient pas résister, ils étaient trop nombreux et trop armés. Tout le monde avait l'air d'être soulagé et les policiers libres faisaient évacuer les convives de la fête. « Dirigez vous calmement vers la sortie ! … Monsieur ! ... Madame ! Calmement ! » Personne n'écoutait et tout le monde se dirigea en courant vers la sortie entrainant sur le passage Caleb et Bonnie qui ne s'étaient pas lâchés. Caleb tira lentement Bonnie vers lui et la regarda dans les yeux. Il la tenait pour éviter qu'elle soit emporter dans la foule avant de lui dire.

    « Suis-les, c'est fini. » C'était une sorte d'au revoir, leurs chemins se quittaient ici ce soir.

    Il restèrent ainsi à se regarder pendant plusieurs secondes qui parurent une éternité, mais cette éternité était trop courte pour lui, puis Bonnie se laissa emporter dans la foule et lentement ils se lâchèrent la main. Caleb attendit jusqu'à ce qu'il ne puisse plus la voir avant de faire volte face et d'affronter la foule qu'il y avait encore derrière lui. Il se dirigea vers les sacs où étaient disposés les objets personnels que les preneurs d'otages avaient demandé. Lorsqu'il atteignit enfin l'emplacement, il attrapa un des sacs qu'il reconnut être celui dans lequel il avait mit ses affaires. Caleb fouilla rapidement le sac et attrapa son téléphone, il trouva aussi sa montre et retrouva facilement le collier de Bonnie. Heureusement tous les policiers étaient occupés avec les preneurs d'otages sinon ils n'auraient pas acceptés que Caleb se servent ainsi, mais il s'en fichait, c'était toujours agaçant de retrouver tous les numéros de son répertoire perdu et Bonnie serait sûrement heureuse de retrouver rapidement son collier. Caleb rangea ces objets dans ses poches avant de s'en aller à son tour, suivant le mouvement de la foule qui était déjà bien loin...


THE END
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Message(#) Sujet: Re: I don't need a man to make me feel good.

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