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 don't try to control me.

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Message(#) Sujet: don't try to control me. Lun 7 Sep 2009 - 12:57








don't try to control me ; on the deck
    Comme tous les matins, et comme tous les habitants d'Ocean Grove, Alvira Devlin était sortie prendre son courrier en ce samedi ensoleillée, et comme tous les autres habitants du quartier elle découvrit l'invitation au célèbre gala de charité organisé par la famille Blythe. Elle n'était pas étrangère aux Blythe, loin de là, puisque étant l'une des meilleures amies de la petite Victoria, ainsi qu'une amie, si on pouvait réellement le dire, de Rhys Blythe, elle savait donc parfaitement que ce gala comptait énormément à leur yeux. Elle resta un long moment à contempler l'invitation et à en lire chaque mots avec attention comme si un code se cachait derrière. Elle avait acquis cette habitude avec le temps, sachant que cacher des informations dans des mots est si facile. Chaque jours semblent empli d'une nouvelle question à laquelle on doit apporter une réponse. Bien sur les Blythe n'attendaient aucune réponse aux invitations, ils verront une fois sur place qui est là et qui ne l'est pas. Alvira avait toujours assisté au gala, trouvant noble de venir en aide à ceux qui en ont besoin. Elle était de ces femmes qui cherchent par dessus tout la justice et l'entraide. Sa décision était toute prise et elle se surpris à espérer qu'il accepterait de l'y accompagner. James n'avait rien d'un homme qui aime être vu. Qui plus est, il avait une sainte horreur des riches qui le montrait aux yeux de tous. La plupart vous diront que ces deux là n'ont rien à faire ensemble, qu'ils sont bien trop différents pour pouvoir vivre quelque chose de sérieux. Mais ne dit-on pas aussi que la différence est une force ? Ne peuvent-ils donc trouver une entendre cordiale dans ces différences qui les ont pourtant unies ? J'aime à croire que les complications forgent l'amour. On ne choisit pas de naître riche, on l'est c'est tout et on doit se construire autour de cela. Alvira n'avait rien de cette fille pourrie gâtée à qui l'ont cède tous les caprices. Elle avait bien plus de classe et savait apprécier les choses simples de la vie, sans quoi elle n'aurait jamais approché James Leigh. Son père lui avait inculqué les vraies valeurs des choses et l'avait tenue à l'écart des dires de sa mère qui, au contraire de son mari, était vaniteuse et désirer toujours plus. L'argent ne fait pas le bonheur, il y contribue peut-être mais en aucun cas il ne peut le forger. Le bonheur vient du cœur et des actes généreux que l'on disperse. Oui la jeune Devlin aura surement besoin de beaucoup de chance pour convaincre James Leigh de venir à ce gala.

    Les jours passèrent, les préparatifs s'accélérèrent et dans Ocean Grove les murmures se firent plus intenses. Tous attendaient avec impatience le gala. Dans les moindres recoins du quartier on entendait parlait de cette soirée, il était impossible d'y échapper. Pourtant Alvira n'avait pas encore trouvé le moment, ni la force, d'en parler à James qui devait en avoir eut vent d'une manière ou d'une autre. Il avait reçu, comme tout le monde, une invitation qu'il avait probablement jeté sans y porter plus d'attention. Les journées passaient à une vitesse folle et bientôt la date tant attendue seraient là. Toutes les jeunes femmes avaient déjà leur jolies robes, croyant presque que ce gala était leur soirée. Alvira, quand à elle, n'avait guère eut le temps de penser à une tenue tant elle avait à faire. Ses cours lui avait pris beaucoup de temps et elle avait dû jongler entre l'histoire, les langues et son job d'assistante de monsieur Ainsworth. Le temps lui manquait cruellement en ce moment et pourtant il lui en faudrait pour parler à James et pour trouver une tenue convenable, non pas qu'elle n'en avait aucune dans sa garde robe mais pour l'occasion elle avait envie de se faire plaisir. Le mercredi venu, soit quelques jours à peine avant la grande soirée, elle décida de s'offrir une après-midi shopping, seule, puisque Victoria était très occupée et probablement encore affaiblie par son coma, quand à Loyal, elle avait cours. Comme toutes les filles Alvira aimait faire les boutiques, bien que seule cela n'avait pas la même saveur. Elle parcouru le centre commercial dans tous les sens en quête de la robe qui ferait battre son cœur et qui, surtout, serait au goût de James. Elle ne voulait pas en faire trop mais voulait lui plaire malgré tout. Lorsqu'ils étaient plus jeunes elle n'avait jamais eut l'occasion de se faire belle pour lui. Aujourd'hui l'occasion se présentait et elle n'avait pas envie de la rater. Après des heures à fouiller tous les rayons elle trouva son bonheur dans une vitrine. La robe, trop parfaite pour être réelle, lui alla pourtant comme un gant et elle l'acheta sans hésiter. Elle n'avait plus qu'une chose à faire et même si elle n'y était pas vraiment préparée elle s'élança sur la route à bord de sa petite voiture pour se rendre à l'atelier où il serait sans aucun doute. Et en effet, comme elle le pensait, elle le trouva là, travaillant sur un meuble qui n'avait probablement pas servi depuis bien longtemps. Elle se racla la gorge pour lui faire comprendre qu'il n'était plus seul et aussitôt son regard croisa le sien, lui procurant une sensation de picotement dans tout le corps. Loin d'être désagréable, la chose devenait presque habituel lorsqu'elle le voyait. Il n'y eut pas la moindre conversation durant de longues minutes et Alvira ignorait comment aborder le sujet, si bien qu'elle lâcha l'information sans plus de garnitures.

    - Le gala des Blythe, tu iras ?
    - Non.

    La tâche s'avèrerait plus compliqué qu'elle ne l'avait imaginé, et pourtant la jeune fille ne perdait pas espoir. Elle avait vraiment envie d'y aller avec lui et de montrer au monde qu'elle était heureuse avec cet homme, à supposer qu'ils pouvaient être un couple. Elle baissa les yeux et les ferma un instant, cherchant en elle les mots juste et la force de continuer.

    - Et si je te demandes de venir avec moi... ?

    Le regard de son amant s'éclaira l'espace de quelques secondes mais il se remit au travail, ignorant la jeune fille qui sentit son être bouillonnait et ses muscles se contracter tant la rage coulait en elle. Elle n'acceptait pas d'être ignoré par les gens qu'elle aimait, ayant bien trop souffert de cela durant son enfance. Il le savait mais l'ignorait malgré tout, comme si leur passé commun n'avait plus de sens, ne signifiait plus rien ou n'existait plus. Elle resta figée un bon moment, regardant le vide, entendant à peine le bruit du travail qu'il effectuait. Elle sortit finalement de son sac une petite enveloppe qu'elle avait pris soin de garder, contenant l'heure et le lieu de rendez-vous du gala. Il l'avait jeté cela ne faisait aucun doute. Elle la lui déposa sur son établi et lui glissa ces dernières paroles avant de quitter les lieux avec le pale espoir qu'il vienne.

    - Je t'attendrais devant.

    Elle était resplendissante dans cette robe. N'importe quel homme saint d'esprit aurait voulu l'avoir pour lui ce soir. Et son père aurait probablement était fier de la voir si belle. La robe blanche aux pales reflets rose, accompagné d'un nœud rose qui serrait sa taille, lui allait à merveille. Elle était plus belle que jamais, à croire que cette robe avait été faite spécialement pour elle. Le maquillage était presque superflu mais elle se para tout de même de mascara et de crayon noir, fonçant ainsi son teint si pâle ainsi qu'un coup de rouge à lèvre donnant une nouvelle vie à son visage. Elle se sentait belle et espérait n'avoir pas fait tout cela en vain. Car elle n'avait eut aucune nouvelle de son prince charmant et craignait de ne le voir ce soir. Cependant elle pris sa voiture pour se rendre jusqu'au port où les habitants du coin se pressait déjà. Le paquebot était amarré et attendait ses hôtes. Dès qu'elle fût en vue des autres, Alvira fit tourner les têtes et elle détesta cette sensation d'être dévorée par des millions d'yeux. Elle n'avait jamais aimé être le centre d'attention et elle n'avait guère l'habitude d'être aussi féminine. Elle tenta de faire abstraction des autres et s'arrêta tout près du bateau d'où elle voyait qui arrivait. Là elle attendit et vit les minutes défilaient sans que son prince ne vienne. Peu à peu l'espoir la quitta...le bateau partirait dans une dizaine de minutes et James n'était nul part. Elle sentit la tristesse l'envahir mais ne laissa rien paraitre, gardant le sourire, et saluant ceux qui la saluer. Un long soupir s'échappa de sa bouche et elle détourna le regard de la foule afin de se donner un peu de répit. Elle irait finalement seule à ce gala et ne chercherait plus à voir celui qui faisait encore battre son cœur. Si il désirait la voir ce serait à lui de faire les pas.
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Message(#) Sujet: Re: don't try to control me. Jeu 15 Oct 2009 - 20:21

    Il n'y avait jamais que trois choses que James détestait : les riches, les interruptions et être en retard. Les premiers, il les évitait comme la peste en dehors de son travail. Certes il en connaissait quelques un, était même amis avec eux, merde il était même fou amoureux d'une riche, mais il les trouvait trop arrogant, égoïstes et snob. Les interruptions, il les ignorait le plus possible au point d'en énerver plus d'un et pour éviter les retards, il s'y prenait toujours à l'avance, allant jusqu'à s'ennuyer lorsqu'il finissait tout.
    Mais il y a des jours comme ça, où la vie décide de tout réunir en une seule journée au pire et en plusieurs jours au mieux.
    Ainsi, un matin où James avait osé pensé que cela serait une bonne journée, il vit l'invitation au gala des Blythe. Pris d'un fou rire, il jeta le carton dans un coin de la pièce et l'y oublia. Il n'allait même pas prendre la peine d'y répondre par la négative. C'était une grosse blague pour lui. Jamais il n'irait. Sous aucun prétexte. Alors il se mit au travail, acceptant de plus en plus de meubles, travaillant nuits et jours, oubliant jusqu'à quel mois c'était. Les jours passaient sans qu'il ne s'en rende compte. C'était son paradis. Pas d'obsession de temps. Juste son travail. Juste le plaisir de travailler. Bien sûr il s'arrêtait pour manger, boire, se laver, faire les courses, et passer du temps avec Liv, mais il en oubliait tout le reste. Les clients se bousculaient, l'argent coulait à flot au point qu'il aurait pu s'acheter un smoking s'il l'avait voulu. Il n'en fit rien, préférant tout garder dans son compte en banque pour pouvoir ensuite payer les réparations de son bateau et peut être partir d'Ocean Grove au plus vite. Il laisserait Alvira, oui, mais il pouvait être à nouveau avec elle. Trop de choses les séparaient. Il n'avait aucun espoir, alors pourquoi rester? Le temps passait et il envisageait de plus en plus de partir. L'argent ne serait bientôt plus un problème, il n'avait qu'à faire accélérer les choses et il serait déjà loin le jour du nouvel an.
    C'était sans compter sur Alvira qui l'interrompit en pleine rénovation, fatigué, épuise même et désespéré de partir au plus vite.

    -Le gala des Blythe, tu iras ?
    -Non.

    Simple et direct. Il l'aimait. Au plus haut point. Elle était tout pour lui. Son bien le plus précieux. Mais elle n'était pas un bien, et surtout pas le sien. Jamais elle ne l'avait été et jamais elle ne le sera. Mais leur relation était perdue d'avance, déjà la première fois. Elle était lab elle et lui la bête, elle Juliette et lui Roméo. Amour interdit à jamais détruit. Sauf qu'ils n'étaient pas dans un conte de fée ou une pièce de théâtre tragique. Ils ne finiraient jamais ensemble et ne mourraient pas ensemble non plus, et cela le tuait de l'intérieur. Même si un jour ils trouvaient un moyen, il aurait toujours ce même sentiment de désespoir et de peur : elle méritait mieux que lui. Et le jour où elle le découvrirait, il ne voulait pas être là pour le voir.

    - Et si je te demandes de venir avec moi... ?

    Ses yeux brillèrent d'espoir. Un espoir qu'il ne devait absolument pas avoir. Ce serait le mené sur la mauvaise pente. Le détruire encore plus qu'à cet instant. Alors il le chassa. Ils n'étaient pas fait pour être ensemble. James se remit au travail et choisit de ne rien répondre, même s'il savait qu'il blessait Alvira en agissant ainsi. Il était puéril de se conduire comme cela, mais à choisir entre être puéril et protéger son coeur et être adulte et se laisser achever, il choisissait la première solution. Une larme menaça de couler sur sa joue droite mais il la supprima d'un geste de la main qu'il fit passer pour autre chose: se gratter l'œil.

    - Je t'attendrais devant.

    Il ne répondit toujours rien. Il n'irait pas. Sous aucun prétexte. Il n'aimait pas l'idée de lui poser un lapin. Elle avait déjà tant souffert. Mais c'était mieux ainsi, pour eux, pour elle surtout. Il s'éviterait une nouvelle peine de coeur et elle pourrait continuer à vivre sans lui pour la rendre la malheureuse. Pourtant, s'il était franc avec lui même, il saurait que l'interruption tant détestée avait été un bonheur. Il saurait que d'un coup, ce gala, il avait envie d'y aller. Envie de se battre pour elle, envie de la rendre heureuse à jamais comme elle l'avait été auparavant. Mais, aveuglé par la douleur du «si» qui le hantait depuis le jour où il l'avait vu au vide grenier, il ne vit rien de tout ça.

    Ainsi, il ne comprit pas pourquoi, le lendemain, il se retrouvait avec sa toute nouvelle carte de crédit, à payer pour un smoking noir d'un élégance rare qui lui allait comme un gant. Il était splendide et attirait le regard de toutes les femmes présentes dans le magasin lors de ses essayages, rendant jaloux les maris. Mais il s'en fichait. Il cherchait à comprendre. Pourquoi. D'où venait cette envie soudaine d'aller sur le port à cet instant et attendre Alvira comme il devrait le faire pour qu'elle tienne son bras lors de leur montée sur le bateau. La seule réponse qui lui vint à l'esprit? L'amour fait faire des choses stupides. L'amour est stupide et douloureux. Mais son coeur battait pour elle et il ne voulait que la rendre heureuse. Hors si la simple présence de James la rendait heureuse, alors il viendrait, même si cela voulait dire supporter la présence de sombres idiots, snobinards et horriblement ennuyeux. Malheureusement, il avait fait l'erreur d'accepter trop de travail. Et le jour du gala, son pire cauchemar se réalisa. Il devait finir ce meuble pour le lendemain, cela voulait donc dire ne pas aller au gala et dire au revoir à sa dernière chance de rendre Alvira heureuse. C'était inconcevable, mais repousser la date de retour à son client l'était tout autant.

    Il tira à la courte paille. La plus longue, il restait, la plus courte il y allait. Devinez le résultat? Il restait. Son travail était très important pour lui et il ne supportait l'idée qu'un destin choisissait le moindre de ses mouvements alors sur un coup de tête, il lâcha tout et se prépara. Mais le temps passait et l'heure du rendez-vous s'approchait sans qu'il ne soit prêt. Saloperie de smoking de merde. Énervé, il sortir de son atelier, une demi-heure avant que le bateau ne parte, et il lui fallait environ 45 minutes à pied pour aller jusqu'au port. Il lui faudrait prendre un taxi, malgré sa sainte horreur de ce transport.

    Il arriva dix minutes avant le départ et il paya en urgence le chauffeur avant de sortir rapidement de la voiture. Le quai était bourré et le pont encore plus, mais il ne lui fallut pas plus de dix secondes pour la repérer. Splendide. A couper le souffle. Malheureusement, il n'eut pas le temps de faire un pas qu'elle se tournait vers la rampe et commençait à la remonter pour accéder au bateau. Pris d'une poussée d'adrénaline, il se fraya un chemin entre les corps vivants qui les séparaient. En un minute il était juste derrière elle et lui tenait le bras pour l'arrêter. Lorsqu'elle tourna la tête vers lui, il lui sourit. Un sourire désolé, mais qui malgré tout montrait qu'il était heureux de la voir.

    -Excuse moi pour le retard. J'ai pas vue le temps passé et comme je n'ai pas de voiture il a fallut que je prenne un taxi.

    Sa mine se renfrogna et il finit par perdre son sourire. S'il était content de la voir et d'être avec elle, ce gala ne lui faisait pas plaisir et il n'allait pas lui cacher, même s'il allait faire son possible pour rendre sa soirée agréable.

    Ces derniers jours étaient loin d'avoir été agréables. En moins d'une semaine, il avait réussi à cumuler les trois choses qu'il haïssait le plus au monde et avait battu son record avec un retard de plus d'une heure. La vie était loin d'être un émerveillement pour James à ce moment là et cela se voyait à son regard qui avait perdu une étincelle : sa joie de vivre. Mais comme toute personne, il savait porter son masque.


HJ/ Excuse pour le retard X)


Dernière édition par James T. Leigh le Lun 26 Oct 2009 - 18:30, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: don't try to control me. Ven 23 Oct 2009 - 17:35



On ne peut prévoir les réactions humaines. Rien au monde n'est plus changeant que cela. En une seconde l'homme tendre peut se transformer en être ingrat et violent. Qui peut prévoir le comportement humain ? Personne, pas même ceux qui l'étudie. Alvira était bien consciente de ces changements de dernière minute et pourtant ce soir là en se détournant de la foule pour monter à bord de l'imposant navire, elle avait perdu tout espoir de changements. Jusqu'à ce qu'une voix ne se détache des autres et qu'une main ne s'empare de son bras dénudé. La lueur d'espoir éteinte se ralluma en une fraction de seconde dans ses yeux et ne fit que s'amplifier lorsqu'elle découvrir son James. La surprise était complète. Outre le fait qu'il soit venu, son prince charmant, et il y ressemblait vraiment ce soir, était vêtu d'une manière qu'elle n'aurait jamais imaginé le voir porter. Un costume d'une classe et d'un chic déconcertant. Il était à peine reconnaissable ainsi et ceux qui ne le connaissait pas comme étant un artisan se serait mépris. Plus d'une se méprendrait sans doute ce soir et la jeune fille se montrerait au bras du plus beau garçon de la soirée. Elle aurait alors le droit à quelques regards jaloux qui flatterait son égo. Et elle espérait que James était conscient du pouvoir qu'il avait sur elle en cet instant. Peut-être avait-elle l'air ridicule de se montrer si passionnée mais elle n'avait plus ressentit ces sensations et sentiments depuis presque une éternité. Même si le bonheur semblait enfin frapper à sa porte, la méfiance qu'elle avait à son égard restait très forte. En une seconde tout pouvait s'écrouler. James changerait d'avis et se détournerait, la laissant seule ici avec son désarroi. Le sourire qu'il lui adressa lui réchauffa le cœur, même si il disparu aussi vite qu'il n'était apparu. Elle savait qu'il n'avait aucune envie d'être là et qu'il faisait, par conséquent, cela entièrement pour elle. Elle se sentait gênée par cela d'ailleurs mais la sensation de dura pas.


- Ce n'est rien...tu es là. Merci.


Et très vite ils furent entrainés à bord du navire. Tout était magnifique, comme dans un rêve. Les invités se pressaient sur le pont et entraient ou sortaient de la grande salle en masse. Alvira savait pertinemment que James ne voudrait pas y entrer. Pas tout de suite du moins. Elle l'entraîna alors sur le pont, là où la foule était moins dense et où le vent venait frappait leur visages. L'air était relativement frais ce soir et tout naturellement Alvira eut froid. Elle frissonna l'espace d'une seconde puis soupira. Non pas de lassitude mais plutôt de bien être. Elle avait toujours aimé l'océan et son infini, se demandant sans cesse quels genre de secrets il pouvait receler. Combien d'hommes et de femmes avait-il entrainé dans ses abysses ? L'océan. Une force de la nature qui fascine et effraie les Hommes du monde entier. Tout comme le comportement des hommes, l'océan peut changer en une seconde. Quand on y pense la comparaison est justifiée. Perdue dans ses pensées et dans ce bleu immense, elle en aurait presque oublié la présence de James à côté d'elle, si tant est que ce soit possible. Elle avait tant attendu ce moment qu'elle s'était trouvé pathétique. La petite fille qu'elle était refaisait sans cesse surface lorsqu'il s'agissait de lui. Comme si ils se retrouvaient aux premiers jours, lorsqu'elle n'était qu'une enfant. La seule différence aujourd'hui résidait dans le fait qu'elle n'avait plus à craindre sa mère. Elle était libre de sortir avec qui elle voulait et de faire ce que bon lui semblait. Malgré cela elle n'avait rien d'une fille facile ou qui cherche les ennuis. Elle se laissait vivre en ne pensant pas à d'éventuelles remontrances. Pas comme du temps où elle vivait avec celle qui l'avait mise au monde. Et puis, reprenant ses esprits comme après un long sommeil, elle se tourna vers son prince et sourit. Le rêve devenait réalité. Malheureusement les mots manquaient. Comment était-ce possible ? Rien ne lui venait. Elle ne trouvait rien à lui dire. Bloquée, oppressée par quelque chose, elle ferma les yeux une poignée de secondes puis détourna le regard, encore. Se raclant la gorge d'une manière peu élégante elle se lança malgré la peur qui tiraillait son cœur.


- Tu es très élégant.


Une réplique stupide mais qui vient toujours à un moment ou à un autre. Et c'était vrai. Il était plus que séduisant dans ce costume. Et le fait qu'il ait fait cet effort pour elle lui réchauffait le cœur au moins autant que cela la gêné. Elle n'osait même pas le regarder en face, comme si il allait disparaître avec ce regard. Pourtant elle était sure que tout ceci était réel. Pour une fois cela n'avait rien d'un stupide rêve dans lequel ils se retrouvaient enfin. Cette fois ils étaient bel et bien réunis et qui plus est, dans un cadre magnifique. Il était presque 21h30, le navire quitterait alors le port et la soirée débuterait vraiment. Elle n'oubliait d'ailleurs pas que le discours de son amie serait prononcé très bientôt. Pour rien au monde elle ne l'aurait manqué.


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Message(#) Sujet: Re: don't try to control me. Lun 2 Nov 2009 - 13:10

    On ne contrôle pas la passion. Ce désir presque incontrôlable d'être en permanence avec l'être aimé, de le toucher, de l'embrasser, ce désir de faire l'autre sien, de pouvoir dire «je t'aime», cette jalousie éprouvée lorsque l'autre est un peu trop proche d'une personne qui n'est pas vous. On ne contrôle pas la passion. Ni même l'amour. Ni même le désir. Ni aucun de nos sentiments. C'est ce qu'être humain veut dire : être libre de ses gestes et de ses choix, mais être prisonnier de ses propres émotions. James en était un. Pur et dur. Un être humain qui réfléchissait à deux fois avant de faire quelque chose – en règle générale - un être humain responsable qui assumait la moindre de ses erreurs, de ses décisions – en temps normal. Un être humain aveuglé par l'amour qu'il éprouvait pour Alvira. Contrôlé par cet amour, il n'arrivait plus à être cohérent dans ses propos ou ses pensées, et ses actions, ses erreurs normalement assumées ne l'étaient finalement pas, le faisant vivre dans un état de panique, de paranoïa, et de tension permanent, même s'il ne le montrait pas.
    Pris dans la spirale infernale du reniement de soi et du mensonge, il n'arrivait pas à s'en défaire, à échapper à cette tornade de remords quant à ses actions passées. Les mensonges en entraînant automatiquement d'autre, il était impossible d'arrêter à moins de tout avouer : chose impossible puisque c'est la nature même de l'homme de cacher aux autres son passé afin d'éviter à avoir affaire à leur jugement. Mentir c'est ne pas assumer ses actes et donc se renier soi même, condamnant par la même occasion les actes futurs. Mais caché son passé, ce n'est pas seulement caché un ou plusieurs actes, c'est caché une partie de soi même, c'est caché ses sentiments.
    Alors que cherchait à caché James? Que s'est passé après leur rupture deux ans auparavant? C'était à lui de le savoir et aux autres de ne jamais le découvrir. Pour cela, il préférait ne pas avoir trop de connaissances, d'amis qui étaient susceptibles de fouillé et de déterrer le passé, ainsi il avait pour règle principale d'éviter les endroits trop peuplé, tel ce gala. Mais, amoureux d'Alvira, il avait fait une exception et était déterminé à rendre cette soirée la meilleure qui puisse être pour elle. Malheureusement, c'était mal parti pour lui. Il était en retard, il y avait trop de monde et il d'une humeur massacrante, de ce fait, un rien pourrait lui faire péter les plombs.

    -Ce n'est rien... tu es là. Merci.

    Cela ramena le sourire sur le visage fermé de James et il lui répondit d'un hochement de tête, ne voulant rien dire qui pourrait gâcher un début de soirée prometteur. Il se laissa ainsi porter par le flot des invités, et la main d'Alvira sur son bras, il la suivit sur le pont.
    C'était un beau bateau, cela ne servait à rien de le nier et ce n'était pas un secret : James aimait les bateaux et les belles choses, particulièrement les beaux bateaux. Le seul problème était ce que ce genre là, les yachts, appartenait toujours à des propriétaires riches, snobs et cons. Bien sûr il ne savait pas encore que Victoria Blythe était une amie d'Alvira, si cela avait été le cas, il aurait dit : riche, snobs et idiots. Rstons polis.
    Cela ne changeait rien en tous les cas puisque si les Blythe n'appartenaient pas à toutes les catégories citées, ils en avaient au moins une sur trois : riche et cela avait du mal à passer chez James. Il se promit cependant de ne rien même s'il savait qu'Alvira savait ce qu'il pensait.
    La voyant frissonné alors qu'elle regardait au loin, il enleva sa veste et la mit sur les épaules de la jeune femme comme un parfait gentleman. Il savait qu'elle aimait l'océan, ainsi donc il la laissa observer l'eau et penser en toute tranquillité, sans dire un mot. Il en profita d'ailleurs pour admirer la beauté de sa compagne. Cette robe était parfaite sur le corps parfait de son ex. Il fallut d'ailleurs toutes ses forces à l'ébéniste pour s'empêcher de se placer derrière elle et la prendre dans ses bras. C'était un désir brûlant qu'il avait peine à contrôler et les doigts du jeune homme se fermèrent sur sa main tandis qu'il luttait contre lui même. Elle était splendide, si belle que les mots manquaient pour la décrire, si belle qu'il souffrait de ne pas être réellement avec elle. Sa chance était passée, c'était maintenant à d'autres de profiter d'elle et de son intelligence, de chérir les moments passés en sa compagnie, de la regarder des heures durant sans même voir le temps passé. Il sentit son coeur se déchirer un peu plus et il dut se retenir, là encore, de posé sa main sur sa poitrine. Un réflexe stupide, mais humain.

    Lorsqu'enfin elle se tourna vers lui, apparemment prête à dire quelque chose, il avait retrouvé son sourire et son regard chaleureux, derrière le quel il cachait sa profonde douleur. Il la vit hésiter plusieurs et il attendit patiemment qu'elle y arrive, la regardant d'un air encouragent.

    -Tu es très élégant, dit-elle alors provoquant un élargissement du sourire de James.
    -Ce n'est qu'un truc de dernière minute. Toi par contre, tu es magnifique, répondit-il honnêtement.

    Il la regarda un moment dans les yeux, lui prouvant ainsi sa sincérité, et provoquant chez lui une envie terrible de l'embrasser, puis, lorsqu'il vit du coin de l'œil un serveur arrivé avec un plateau rempli de verres, il tendit les mains et en prit deux rapidement. Il en donna un à Alvira avec un sourire légèrement forcé, censé caché son malaise.

    Et puis finalement, incapable de résister plus longtemps, il se pencha vers elle lentement, afin qu'elle puisse l'arrêter si elle ne le voulait pas, et il l'embrassa. La réaction fut immédiate : derrière ses paupières fermées, les souvenirs les plus heureux se déroulaient, comme si tout cela s'était passé hier.
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Message(#) Sujet: Re: don't try to control me. Lun 9 Nov 2009 - 16:07



L'océan de jour si bleu, de nuit noir comme les ténèbres. Il n'y a rien de plus beau de plus dangereux que ce phénomène. Alvira pourrait être assimilé à cette étendue d'eau tantôt calme, tantôt tumultueuse. Elle n'avait jamais été quelqu'un de facile à cerner. Elle était d'ailleurs totalement imprévisible, tout comme l'océan. Peut-être était-ce pour cela qu'elle l'aimait tant. Elle se retrouvait pleinement en lui. Tout comme elle se retrouvait dans les yeux de James. Comme un phare dans sa nuit, il la gardait en vie. La seule pensée de le savoir vivant suffisait à la tenir elle-même en vie. Comme si elle dépendait pleinement de lui depuis leur rencontre d'il y a six ans.

FLASH BACK

La plage, le sable blanc, l'océan bleu et calme. Elle était assise près de l'eau sur des rochers, admirant le tumulte des vagues. Elle n'avait que quatorze ans mais elle avait déjà l'air d'une femme qui avait tout vécue, ou presque. Son visage d'enfant était marqué par une certaine expérience de la vie. A quatorze ans, le visage d'une fille ne devrait pas reflétait ce genre de choses là. Elle regardait le grand bleu, perdue dans ses pensée, ce qui 'na d'ailleurs pas changé aujourd'hui. Elle avait à peine remarqué sa présence. Il l'avait pourtant longuement contemplé avant d'aller lui parler, lui demandant ce qu'elle faisait ici à une heure si tardive. Et puis ils avaient parlés, oubliant le temps qui s'écoulait et la vie qui continuait au delà de leur petit paradis. Combien d'heures avaient-ils passés ici ? Incapable de le dire, ils avaient néanmoins scellés leur destins sans le savoir.

FIN DU FLASH BACK

A quatorze ans elle ne pensé pas pouvoir tomber amoureuse et devenir à ce point dépendante d'un homme. Et à quatorze ans que sait-on de l'amour ? Elle était si jeune, si innocente. Voilà pourquoi leur relation avait été interdite. Il était plus vieux, trop vieux. Et pourtant ils se sont aimés, envers et contre tous. Que peut-on faire quand l'amour nous tombe dessus ? Elle n'avait pas pu se défaire de lui, encore moins le supprimer à jamais de sa vie. Il était devenu sa dose quotidienne d'héroïne. Il est vrai qu'on les regardaient dans la rue et qu'on murmurait des choses à leur sujet. Mais malgré tout ça ils s'aimaient. Que leur restent-ils de cet amour aujourd'hui ? La vielle flamme d'antan s'était-elle pleinement consumée ? Depuis leur retrouvailles à Ocean Grove elle avait vu l'étincelle de leur amour se raviver et l'espoir d'une nouvelle flamme avait re-né en elle. Elle se souvenait parfaitement bien de leur dernier baiser en date, à savoir dans l'atelier même de James. Impossible d'oublier le goût salé de ses lèvres et le picotement sur son visage à cause de sa barbe naissante. Elle aimait par dessus tout la sensation qu'elle éprouvait lorsqu'ils s'embrassaient. Aucun autre homme n'avait cet effet sur elle. Cela vous semble stupide ? Si c'est bien le cas alors vous n'avez pas encore rencontré votre âme sœur. Celle qui vous correspond pleinement et qui vous comble. Celle que vous connaissez par cœur mais que vous redécouvrez à chaque instants. Alvira Devlin était certaine que James Leigh était son âme sœur. Celui sans lequel elle ne pourrait jamais vivre une vie heureuse et comblée.


-Ce n'est qu'un truc de dernière minute. Toi par contre, tu es magnifique.


Il était sincère et elle le savait. Ils ne s'étaient jamais menti par le passé. Aujourd'hui tout était bien différent. Le mensonge faisait parti intégrante de leur vie, et surtout de celle d'Alvira. On ne ment pas par choix. On ment parce que la vérité ferait plus de mal. Parce que mentir est la seule option qui s'offre à nous. Parce que la vérité contribuerait à notre perte. Les yeux en revanche, et le regarde, ne mentent pas. Ils en sont, la plupart du temps, bien incapables. Aussi comprit-elle qu'il lui disait la pure vérité, provoquant chez elle une réaction naturelle chez les femmes à savoir que ses joues rosirent aussi discrètement que possible. Elle était accoutumé aux compliments mais venant de lui les mots étaient encore plus forts et lourds de sens. Elle aimait entendre ce genre de chose venant de lui. Lorsque le serveur s'approcha d'eux et que James prit deux coupes, lui en remettant une, elle remercia d'un vague sourire l'homme qui s'éloigna aussi rapidement qu'il était apparu. Et puis, alors que ses yeux se posaient à nouveau sur son amant, elle vit son visage s'approcher avec une lenteur voulue. Il ignorait si le droit de l'embrasser lui était accordé. Comment aurait-elle pu refuser ce qu'elle attendait depuis des années ? Si cela ne tenait qu'à elle, elle l'aurait déjà embrassé un millier de fois ! Alors, lorsqu'enfin elle sentit ses lèvres se poser sur les siennes elle ne résista pas le moins du monde et le laissa approfondir la chose. L'ouragan de sentiments qui s'empara d'elle à cet instant fût indescriptible. Il était réellement le seul à pouvoir lui faire sentir ce genre de choses. Elle se souvint de leur premier baiser timide, lui ne sachant pas si elle accepterait, elle complètement perdue et gênée car il s'agissait là de son tout premier baiser. Le premier d'une longue série. Ce baiser là, sur le port d'un somptueux bateau avait tout du baiser parfait, de celui que l'on voit dans les films romantiques. Si ils avaient été seuls peut-être auraient-ils poursuivis. En tout cas elle en avait très envie mais elle n'oubliait pas pour autant ses manières. Aussi, après une longue minute intense et qu'elle qualifierait de parfaite, Alvira se détacha avec une lenteur peut-être exagérée de lui. En profitant néanmoins pour lui donner un ultime petit baiser, le sourire planant sur ses lèvres rose. A cet instant les mots lui manquèrent sincèrement. Elle se contenta alors de sourire, se mordillant la lèvre inférieur par la même occasion. Si ses deux mains avaient été libres elle les auraient sans doute triturés avec nervosité.
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don't try to control me.

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