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 Coffee break

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Message(#) Sujet: Coffee break Sam 12 Sep 2009 - 15:43


Maât Blythe-Sheldon & Gabriel McAllister



Gabriel n'aimait pas les hôpitaux, l'odeur du désinfectant qui y régnait lui donnait la nausée, les blouses blanches des médecins le perturbaient. Pour lui, le lieu représentait peine et souffrance. Il avait beau savoir que généralement on en sortait plutôt en meilleur forme que quand on y entrait, il n'y avait rien à faire.
C'est donc un homme grognon qui était sortit de l'hôpital, en pleine cuisson dans sa combinaison de motard sous le soleil de Miami.
Son chauffard l'avait attendu, adossé au taxi qui devait les emmener. Il lui fit un rapide bilan de son état. Bilan, plutôt positif en fin de compte si on considérait l'ampleur de l'accident. Après quoi il prit rapidement place dans la voiture. L'accident avait eu lieu en début de matinée, il était midi passé et Gabriel en avait sacrément ras la soucoupe.


Ils étaient à présent en voiture et après les cinq première minutes de route, Gabriel demanda une halte dans le premier magasin de fringue devant lequel ils passeraient.
Une fois le taxi garé devant ledit premier magasin, Gabriel fila rapidement hors de la voiture.
- Je ne vous infligerais pas le rôle du conseiller mode, mais il faut vraiment que je me change. Je fais vite ! Lança t-il avant de disparaître dans le magasin, abandonnant son Play Boy dans la voiture.
Conscient qu'il ne devait pas avoir envie de poireauter longtemps dans le taxi pendant que le compteur tournait, Gabriel attrapa les premiers vêtements qui semblaient à sa taille, se changea (non sans galérer largement lorsqu'il fallut enfiler un T-shirt) et...haussa un sourcil perplexe devant son reflet.
T-shirt près du corps, jean's noir, large ceinture de cuir...le tout avec ses bottes de moto, il avait l'air d'un de ces mannequins des pubs Levis.
Enfin, c'était ça ou mourir de chaud dans des vêtements de cuir, déchirés par dessus le marché. Et puis ça lui donnerait peut-être un air moins "sénateur", avec ce que ça impliquait d'intimidant aux yeux de son acolyte.
Il régla ses achats puis rejoint le taxi. Les anti-douleur faisaient effets, il avait donc moins mal et sa température corporelle avait regagnée un niveau acceptable. Ne manquait plus que le café.

- Si j'ai un mot à dire sur l'endroit où vous comptez m'emmener, un peu de calme ne serait pas de refus. Indiqua t-il en s'autorisant un sourire, le premier depuis que l'ambulance l'avait emmené.
Il était quand même mal à l'aise. Non seulement il ne savait toujours pas le nom de son compagnon, mais en plus il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il pouvait bien penser de lui. La menace de faire sauter son permis avait du sacrément faire baisser sa côte de popularité vis à vis de lui, sans oublier sa réaction quand il avait comprit qui était Gabriel....


Dernière édition par Gabriel McAllister le Mer 30 Sep 2009 - 12:38, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Coffee break Sam 12 Sep 2009 - 18:38


- Je ne vous infligerais pas le rôle du conseiller mode, mais il faut vraiment que je me change. Je fais vite !
- Je... Mais il était déjà parti dans le magasin. Okay... Super...
Je n'aimais pas attendre dans une voiture, en fait je n'aimais pas attendre tout court et je n'étais pas du genre très patient. Quoi qu'il en soit, je passais donc plusieurs minutes à consulter mes e-mails et à répondre au téléphone pour confirmer quelques rendez-vous avec de prochains clients concernant des mariages ou des évènements en tout genre.

Quand Gabriel reprit place dans la voiture, j'avais en face de moi un homme totalement différent. Le charme du motard n'était plus de rigueur, mais son physique était tout aussi satisfaisant.
- Si j'ai un mot à dire sur l'endroit où vous comptez m'emmener, un peu de calme ne serait pas de refus, dit-il en souriant.
- Ahh, enfin à sourire, fis-je remarquer. Je préfère vous voir de bonne humeur plutôt que boudant comme un p'tit garçon.
Je tâchais d'utiliser l'humour pour le détendre. Bien sûr, découvrir que j'avais renversé un sénateur et sa menace concernant mon permis m'avait un peu refroidi. Mais en toute honnêté, j'étais trop soulagé de voir qu'il était en bonne santé pour me soucier d'un permis de conduire. Quant à son statut de sénateur, évidemment c'était intimidant, mais il n'était pas le premier homme de pouvoir que je rencontrais et j'étais moi-même une pointure dans la ville de Miami. Après tout, vice-président d'une compagnie nationale cotée en bourse et rapportant beaucoup de d'argent - j'étais devenu un homme public, souvent photographié lorsqu'un paparazzi avait la chance de pouvoir prendre un cliché de Scott et de moi-même. Notre couple était devenu notoriété publique, et bien que Scott avait eu beaucoup de mal à s'y faire, mais maintenant l'habitude avait prit le dessus. Si seulement notre couple pouvait aller aussi bien. Je sentais Scott distant ces derniers jours. Je ne savais toujours pas la raison.

Nous arrivâmes dans un coin de la ville, un bar-restaurant dans lequel j'emmenais souvent mes clients désireux que leur mariage reste discret jusqu'au dit-jour. Le cadre était plaisant, très fleuri. Nous pourrions y être au calme, comme il le souhaitait.
Après avoir payé le taxi, je sortis de la voiture et m'avançais dans le café. Je pris place sur une large banquette, laissant le Sénateur s'assoir en face de moi, sur un fauteuil en cuir.
- Un kir framboise s'il vous plait. Bon évidemment, en plein milieu de l'après-midi, ça faisait un peu alcoolique mais les dernières heures avaient été éprouvantes.
- Je vous apporte ça tout de suite monsieur Blythe, me répondit le garçon, permettant à Gabriel de connaitre mon identité. Et pour vous, ce sera ? demanda le serveur en s'adressant au Sénateur.
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Message(#) Sujet: Re: Coffee break Dim 13 Sep 2009 - 23:23

- Boudant comme un p'tit garçon...Gabriel releva la comparaison en levant les yeux au ciel. Rassuré tout de même par cette touche d'humour. Leur...entretien, ne serait pas juste un moment désagréable pendant lequel on règle la paperasse au plus vite pour en être débarrassé.
Lorsqu'ils arrivèrent à destination, il fut agréablement surprit par le choix du lieu : coloré, tranquille, il s'en dégageait une atmosphère à la fois agréable et intime.

- Un kir framboise s'il vous plait. Commanda son vis à vis une fois qu'ils furent tout deux assis.
- Je vous apporte ça tout de suite monsieur Blythe. Et pour vous ce sera ?
...Monsieur Blythe ?
- Un café, répondit simplement Gabriel avant de reporter son regard sur ledit Blythe.
Si son visage ne lui avait rien évoqué, son nom en revanche était loin de lui être inconnu. Depuis son retour à Miami il avait naturellement participé à bien des conférences, cocktails et autres évènements organisés par la collaboration de son équipe avec la famille Blythe. Lorsqu'il n'était pas lui même la personne pour laquelle était organisé l'évènement, il était présent en tant qu'invité de marque, généralement bien accompagné et ne faisait pas systématiquement la connaissance des organisateurs. Il y a environ six mois de ça, il avait néanmoins rencontré la benjamine de famille, Victoria Blythe. La ravissante blondinette était le genre de fille qu'on oublie pas, et le sénateur était d'autant plus intrigué par cet homme qui devait être son frère.
- Monsieur Blythe, de la Blythe Events Compagny je présume ? Demanda t-il bien qu'il ne douta pas vraiment de son identité.

Il se cala au fond du confortable fauteuil de cuir et croisa les jambes dans une attitude pensive.
Gabriel n'était pas adepte des feuilles de choux qui font leur titres grâce à la privée des autres. Son frère lui, en était un aficionado. Il soupçonnait Andrew de tous les acheter juste au cas où il y trouverait une photo d'eux, ce qui avait le don de l'agacer. Il avait passé l'année la plus épuisante de sa vie et ces journaux n'y étaient pas pour rien.
Officiellement, Gabriel adorait sa mère bien qu'elle ai sombré dans l'alcoolisme depuis l'agression dramatique qui avait plongé leur père dans le coma en 2004. C'était pour la soulager et lui permettre de prendre soin d'elle qu'il avait récupéré la garde de son petit frère. On était très loin de la vérité, mais c'était tout ce que l'opinion publique avait besoin de savoir. Autant dire que pour en arriver à ce résultat, le sénateur avait fait bien des déclarations, des démentis et des mises en scène. Trop à son goût.
Depuis il s'appliquait à garder sa vie privée, privée. Une démarche plutôt censée.
Toujours est il que le nom de Blythe apparaissait de temps à autres sur les journaux qui trainaient partout dans la maison, au 1407 Apple Road. Il aurait du y jeter un œil tiens.

- Maintenant qu'il est avéré que nous somme vous et moi de lamentables physionomistes, plaisanta t-il. A quel Blythe ai-je affaire ?
Il savait qu'il y avait deux frères dans la fratrie mais pas leur prénoms, fallait pas pousser. D'ailleurs en y pensant, leur présentations avaient été faîtes de manière bien indirecte.
- Oh et après m'avoir ramassé sur le bitume, on doit pouvoir laisser de côté les politesses d'usage. Appelez moi Gabriel, offrit-il en lui tendant une main chaleureuse.
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Message(#) Sujet: Re: Coffee break Mer 16 Sep 2009 - 18:52

J'ignorais que Gabriel et Victoria - ma soeur - s'étaient déjà rencontrés et en quelles circonstances. En fait, bien que j'étais plus proche de ma soeur que de mon frère, la ville de cette première me semblait assez floue et lointaine. Elle avait passé l'âge de se confier à tout bout de champ, comme elle le faisait plus jeune lorsque j'étais encore à l'université, puis à San Francisco - l'année entre les deux avait quant à elle était ponctuée par mon absence, et je n'avais pas encore réellement dit à Victoria ou à Rhys le pourquoi du comment. Ils n'en connaissaient qu'un vague résumé, je n'étais pas encore prêt à tout expliquer. En soir, c'était ma zone d'ombre personnel, mon secret le plus noir et le plus intime.

- Monsieur Blythe, de la Blythe Events Compagny je présume ? me demanda Gabriel.
- Lui-même, l'en assurais-je.

Je n'étais pas fière de mes apparitions fréquentes dans les journeaux, mais cela faisait parti de mon métier. Plus on parlait de la Blythe Events Compagny, et plus la notoriété de l'entreprise et les affaires étaient florissantes. J'avais apprit à trouver un juste milieu, sachant jouer de la présence des paparazzi. Ainsi je leurs donnais fréquemment quelque chose à se mettre sous la dent, sans trop étaler ma vie sous le feux de projecteurs.
Une pensée me vint alors à l'esprit : quel titre surplomberait la photo du Sénateur en ma compagnie, dans un café tel que celui où nous nous trouvions. Peut être que les rumeurs les plus folles feraient leur apparition, comme par exemple que l'homme politique avait loué mes services pour organiser son mariage - si tant soit peu qu'il était accompagné dans la vie, une ombre que je m'efforcerais d'éclaircir avant la fin de notre... entrevue ? J'ignorais comment je devais appeler ce qu'il se passait : il était clair que ce n'était pas un simple rendez-vous où l'on remplit les papiers pour les assurances.

- Maintenant qu'il est avéré que nous somme vous et moi de lamentables physionomistes, plaisanta t-il. A quel Blythe ai-je affaire ?
J'aimais son humour, et l'emploie d'un mot tel que "physionomiste" démontrait qu'il avait de la culture. Un sourire se forma sur mes lèvres : j'étais toujours enjoué de parler de films, de littérature et tout autres activités culturelles.
- Maât Blythe-Sheldon. Le plus âgé de la fraternité, précisais-je. C'est moi qui seconde ma mère dans la compagnie.
En effet, Eleanor Blythe était quant à elle la présidente de la Société.
- Oh et après m'avoir ramassé sur le bitume, on doit pouvoir laisser de côté les politesses d'usage. Appelez moi Gabriel.
Je serrais sa main de façon virile et formelle, comme mon grand-père s'était appuyé à me l'apprendre dès mon plus jeune âge. Aujourd'hui, il était âgé et j'étais à la tête de son entreprise. Pendant une fraction de seconde, je ne pus que constater qu'il m'avait forgé à son image et que je lui ressemblais plus que je ne voulais me l'avouer. Il était bien dommage que nos rapports se soient autant dégradés ces dernières années.
- Enchanté Gabriel. Appelez-moi Maât, ajoutais-je dans un sourire. Je bus une gorgée de mon kir qui venait d'être posé devant moi, puis je m'adressais à lui dans un sourire : Dites moi, Sé... Gabriel. Il me faudrait un temps d'adaptation. Vous m'avez à juste titre précisé que notre "rencontre" vous avez d'or et déjà gâché votre week-end... Un meeting de prévu ? Une conférence de presse peut être ?
J'étais curieux de nature, mais mes questions étaient surtout pour faire la conversation.
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Message(#) Sujet: Re: Coffee break Jeu 17 Sep 2009 - 21:13

C'est avec un plaisir non feint que Gabriel accueillit son café. Il porta la tasse à ses lèvres, inspira un peu plus que nécessaire pour en savourer d'abord l'effluve corsée caractéristique. Puis le goût intense, amer, du café le rassura. C'est sans en avoir conscience qu'il profita longuement de la première gorgée. La faisant doucement rouler sous sa langue, sur son palais, avalant lentement par petites gorgées. C'était le premier acte "habituel" de sa journée. Le premier qui avait une connotation quotidienne, maîtrisée.
Heureusement pour lui, l'addiction à la caféine n'avait rien de répréhensible.

Il en ferma les yeux d'aisance un bref instant, inspira profondément puis les ouvrit de nouveau pour les plonger dans le regard vert de son vis-à-vis. Maât Blythe-Sheldon donc. Maât, un prénom original. Gabriel se demanda s'il avait un quelconque rapport avec la déesse égyptienne. Son interlocuteur le devança avec sa propre question.

-Dites moi, Sé... Gabriel. Vous m'avez à juste titre précisé que notre "rencontre" vous avait d'or et déjà gâché votre week-end... Un meeting de prévu ? Une conférence de presse peut être ?
-Ni l'un, ni l'autre. Il réprima un rire. Au risque de vous décevoir, j'étais en route pour un simple week end en moto ! Après quelques heures de routes, je me serais peut-être arrêté dans un de ces bars de routiers perdus au milieu de nul part, bu quelques bières, joué au billard...

Il prit une nouvelle gorgée de café. Conscient que ça devait paraître légèrement futile, il décida de remettre les choses dans leur contexte. Non pas pour se justifier, il était un homme de seulement 27 ans avant d'être sénateur des Etats-Unis. Bon peut-être que des fois, souvent même, son boulot passait avant tout le reste. Enfin quoiqu'il en soit Maât semblait être ce genre d'homme intelligent qui ne colle pas une étiquette sur une personne en fonction de son statut.
Et puis c'est en parlant un peu de soi qu'on en apprend plus sur l'autre.
- L'année a été longue, je viens tout juste d'emménager à Ocean Grove avec mon frère. J'ai pris quelques vacances pour qu'on prenne nos marques tous les deux et comme il n'était pas là pour le week end...J'avais envie de changer d'air, d'activité, de milieu....Cette fois il avait finit son café. Pourquoi fallait-il qu'on en serve toujours des micro tasses ? Non pas que j'ai une attirance particulière pour les lieux baignés de testostérone mais...je suis très bon au billard. Ajouta t-il avec un sourire en coin.

Il était loin de se douter que l'ainé des Blythe vivait lui même à Ocean Grove et qu'à défaut de pouvoir remonter sur une moto, il avait commencé à faire la connaissance du voisinage.
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