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 N°1128 (famille Roosevelt-Caldwell) Remember the first time [ Lyann]

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Message(#) Sujet: N°1128 (famille Roosevelt-Caldwell) Remember the first time [ Lyann] Lun 21 Sep 2009 - 17:39


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REMEMBER THE FIRST TIME


    La journée s’annonçait ensoleillée dès l’aube. Les premiers rayons de soleil entrant dans la spacieuse résidence de Marcus. Déjà habillé d’un costume noir très classe, il prit son café dans sa cuisine face à son journal. L’air dur et rigide il s’envola dans ses pensées les plus intimes, en ignorant qu’une personne était entrain de composer le numéro de son portable à cet instant même. Quelques secondes plus tard, la sonnerie du mobile se fit entendre, de la poche de Marcus. Il décrocha…Et en parlant de l’objet de ses pensées. Il avait enfin ce qu’il désirait depuis de nombreux mois…De nombreuses années ! Toujours perdu dans les abîmes de son esprit, il raccrocha avant qu’un léger sourire en coin se dessine sur ses lèvres. La journée s’annonçait plutôt bien. Il lui fallait plus qu’un faxe et il saurait enfin ou elle se trouve. Remonté à bloc, il sortit de sa demeure pour prendre sa luxueuse voiture et se rendre dans les locaux de son casino en construction. Allait-il pouvoir travailler, avec ce qu’il venait d’apprendre ? Il passa sa journée dans son bureau, annulant tous les rendez-vous qu’il avait, attendant impatiemment, ce faxe qu’il allait délier les langues. Il était content…Et très colère en même temps. Mais enfin, était arrivé le temps de déballer tout ce qu’il avait accumulé durant ces quelques années, dans l’ignorance totale, un vide laissé sans aucune explication. C’était sans compter sur le fait que Marcus était une personne très déterminée qui n’abandonnait jamais rien. On y échappait pas…Il était comme une réalité, qui vous rattrapait toujours.

    Quelques heures s’était écoulées, les derniers rayons de soleil donnaient un voile doré sur la ville. Et enfin, une feuille se mit à dépasser de son faxe. D’un geste assuré et désinvolte, il prit le papier en main, afin de lire ce qui était écrit, dessus. Sans plus attendre, il fit par à son assistante qu’il avait une affaire urgente à régler et il partit en la laissant se débrouiller avec les tâches administratives, encore à accomplir. Quelques minutes, plus tard, il arriva dans le quartier d’Apple Road, dans sa grosse Berline noire, qu’il gara dans une allée au hasard. Ce serait dommage d’être démasqué d’office en parquant sa voiture, sous les yeux de certaines personnes. Arrivé, devant la résidence de la personne, qu’il voulait voir, il s’assura d’abord, qu’il n’y avait personne en frappant à la porte. Il savait bien qu’à cette heure-ci en principe, elle devait être absente, mais sait-on jamais. Il tenta d’abord d’ouvrir la porte tout bêtement en tournant la poignée. Mais bien sûr, elle était verrouillée. Ce qui en soit, n’était pas un vrai problème pour Marcus. Il sortit sa carte de crédit de son porte monnaie, et en moins de deux secondes, il fit sauter la serrure de la porte d’entrée, sans pour au tant la forcer. Un tour qu’il avait apprit étant jeune et qui ne fonctionnait que sur certain type de serrure. Par chance pour lui, la serrure correspondait à ce genre de pratique. En vérifiant bien ses arrières pour que personnes ne l’ait vu, il entra dans la maison, puis referma la porte derrière lui. Il commença par une visite des lieux, en touchant les byblos et autres décorations présentes, comme les cadres photos. Il y avait les photos de la personne qu’il voulait voir, et celles d’une autre personne. Une colocation ? Soit ! Il ouvrit certains tiroirs, sans rien déplacer pour au tant, et tomba sur la photo d’un bébé…Un bébé qu’il ne connaissait que trop bien. Puis il alla s’asseoir dans un des fauteuils présents dans le séjour. A présent, tout ce qu’il lui restait à faire, c’était attendre…

    Le soleil se couchait sérieusement sur la ville, les dernières bribes de cette illumination se firent sentir. Il levait le poignet pour voir l’heure qu’affichait sa montre…On débutait la soirée. Quand enfin, l’attente se termina…La clé tourna dans la serrure, un battement de cœur, le moment présent qu’il se ralentit, comme si les secondes devenait des minutes, les minutes des heures…


-21 septembre 2009…Première rencontre, depuis des années.


    Assis dos à la porte, la personne qui entrait ne pouvait apercevoir son visage…Reconnaîtrait-elle sa voix ?


« Bonsoir Lyann ! »


    Les battements de cœurs s’accéléraient…Mais le cœur de qui ?
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Message(#) Sujet: Re: N°1128 (famille Roosevelt-Caldwell) Remember the first time [ Lyann] Mar 22 Sep 2009 - 22:19

REMEMBER THE FIRST TIME

ft. Marcus Reinaert Jr. & Lyann E. Roosevelt
avec intervention de Hailey Caldwell

Si Lyann s’était douté un seul instant de ce qui l’attendait, cette journée-là, il est fort probable qu’elle ne serait pas retourné chez elle une seule seconde, quitte à dormir à son bureau de l’Université! Car ce qu’elle trouverait, à son retour du travail, était en fait son propre enfer personnel.

Comme à son habitude, elle s’était arrêtée en chemin pour s’acheter quelques trucs au supermarché, question de se concocter un bon petit repas maison, vu l’absence de Hailey qui, profitant de sa journée de congé, en avait profité pour sortir un peu, et ça, Lyann ne lui reprochait pas, quoique elle-même aurait probablement passé la journée devant la télévision à regarder ses DVD de HouseMD ou à bouquiner un peu. Hélas, ce n’était pas son jour de congé et aujourd’hui, elle avait rencontré plusieurs nouveaux étudiants du BAC en psychologie, évaluant quelques uns d’entre eux et discutant avec d’autres qui se trouvait déjà à être avides de connaissances, ce qui l’avait fait sourire, se rappelant sa même passion, alors qu’elle débutait ses études. Elle avait, entre autres, discuter avec Elias, qu’elle connaissait bien, des suites d’une rencontre qu’ils avaient eu quelques mois plus tôt dans le parc de l’Université. Bien entendu, il y avait aussi eu le rendez-vous hebdomadaire avec Basil, un autre étudiant, qui d’ailleurs, effectuait un retour aux études.

Lorsqu’elle passa dans sa rue, à la fin de sa journée, elle aperçu une berline noire stationnée dans une cour voisine sans trop en prendre conscience, puisque de toute évidence, cette voiture n’était pas chez elle. Puis, une fois rendu chez elle, elle sortit ses sacs d’épicerie – ce qui lui chargea les deux mains – et elle prit la direction de sa porte d’entrée, qu’elle tenta même de déverrouiller avec peine. Finalement, au bout d’effort, elle y arriva et poussa un soupir de soulagement, heureuse d’être enfin dans le confort de son chez-soi. Et pourtant…

MARCUSBonjour Lyann !

Le temps sembla soudainement s’arrêter autour de Lyann, même si, évidement, la terre continuait de tourner. Son cœur s’affola, et sous le coup de la surprise, elle laissa tomber les deux sacs qu’elle tenait sur le sol. Mais bon, à ce moment précis, ces provisions se trouvait à être très loin dans ses priorités. En fait, son premier réflexe aurait été de prendre ses jambes à son cou et de quitter les lieux rapidement – elle avait encore ses clés bien en main et sa voiture n’était pas très loin. Seulement, son honneur et son orgueil ne désiraient pas s’avouer ainsi vaincu, elle préféra faire fit de toute sa peur pour affronter ce qu’elle avait tant redouter. Calmant sa respiration, elle referma sa porte d’entrée et elle s’agenouilla pour ramasser ce qu’elle avait laisser tomber sur le plancher : par chance, rien de fragile ! Puis, se relevant enfin, elle daigna finalement accordé la parole à cette voix qu’elle avait reconnu d’entre toutes : celle de Marcus Reineart Jr.

LYANNDe quel droit te permets-tu de t’introduire chez moi, Marcus?


Dernière édition par Lyann E. Roosevelt le Jeu 24 Sep 2009 - 22:43, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: N°1128 (famille Roosevelt-Caldwell) Remember the first time [ Lyann] Mer 23 Sep 2009 - 14:03

REMEMBER THE FIRST TIME


    Marcus un enfer ? On pouvait effectivement voir les choses comme ça. Un soupire de soulagement se fit entendre de la part du franco-allemand quand Lyann entra enfin dans sa maison. Il sentit sa peur, son désarroi et enfin, sa décision d’affronter Marcus. Il la connaissait sur le bout des doigts. Il resta assis, un moment perdu dans ses pensées. Marcus était en colère…Une rage inimaginable ! Les présages n’étaient jamais bons, quand il était dans une fureur pareille. C’était justifié, en même temps. Trop de questions étaient restées sans réponses. Mais aujourd’hui, il n’allait pas perdre son temps à poser des questions. Peu importe le pourquoi du comment, il voulait récupérer ce qu’il considérait comme étant, à lui. Marcus avait toujours ce qu’il voulait, et il savait que d’une manière, ou d’une autre, il obtiendrait ce qu’il désirait. Il savait qu’il avait plusieurs cartes en main. De l’autre côté, Lyann semblait changée. Le ton de sa voix résonnait, comme si elle était plus forte qu’à une certaine époque. Peu importe, elle ne pouvait rivaliser avec Marcus. La nature était comme ça, et très mal-faite pour les femmes. Mais n’allons pas nous engager dans ce genre débat, ça pourrait prendre des heures.

    Marcus, avait quelque chose qui le consumait depuis des années, de l’intérieur. Et ce à cause de Lyann. Allait-il pouvoir contenir sa colère. Il le fallait dans un premier temps ! Il serra la mâchoire pour ne pas dire une bêtise qu’il allait regretter. Elle se désintéressa de ses achats, pour se relever et dire :


Lyann : De quel droit te permets-tu de t’introduire chez moi, Marcus ?


    A cette phrase Marcus se leva à son tour du fauteuil sur le quel, il était assis pour faire face à Lyann. Cet instant était-il aussi intense pour elle, que pour lui ? Voir le visage, de la personne qui occupait ses pensées depuis bien longtemps maintenant – trop longtemps – pour la première fois depuis des années lui fit comme un choc, qu’il sut contenir avec habilité. Du haut de ses 1m85, il s’avança légèrement en direction de la psychologue, avec un léger sourire, qui pourtant semblait cacher tant de choses. Arrivé à proximité de Lyann, il dit sur un ton très doux mais ironique :


« Moi aussi, je suis content de te revoir Lyann ! »


    Marcus était très manipulateur et bon comédien. Il fallait le connaître pour déchiffrer cette voix douce, qui n’était qu’une carapace, bien jouée. Ses yeux le trahissaient, eux, d’office. Un regard trop perçant, comme s’il dégainait un kalashnikov rien qu’avec son regard. Toujours avec un sourire accroché à son visage, il s’avança un pas de plus en direction de Lyann :


« C’est comme ça que tu m’accueilles ? Dois-je te rappeler, qui je suis ? Nous avons certaines choses à régler, ne crois-tu pas chérie ? »


    Tout avait été dit, d’un ton très calme. Marcus se contenait. Il serra les dents, avant de sourire à nouveau. Il enleva la veste de son costume noire, pour ne rester qu’en chemise, cravate, elle aussi tout aussi noire que le reste.


« La nuit va être longue, au tant se mettre à l’aise ! Je t’en prie, viens t’asseoir avec moi, qu’on discute…C’est tout ce que je te demande, et je crois que tu me dois bien cette faveur ! »
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Message(#) Sujet: Re: N°1128 (famille Roosevelt-Caldwell) Remember the first time [ Lyann] Jeu 24 Sep 2009 - 1:07

REMEMBER THE FIRST TIME

ft. Marcus Reinaert Jr. & Lyann E. Roosevelt
avec intervention de Hailey Caldwell

Comment avait-elle trouvé le courage de rester là, sans rien dire – ou presque, sachant pertinemment ce qui l’attendait dans les prochaines heures? Aucune idée et je crois qu’elle-même ne le savait pas. Mais bon, elle n’était plus cette jeune étudiante fragile de l’époque de leur rencontre, non, elle était plutôt devenu une adulte autonome, indépendante, qui ne parlait jamais d’elle et de son passé. Ce qui s’était passé en Europe se révélait à être un véritable mystère, en dehors de ses études, qu’elle avait réussi avec brio, et de ces quelques temps à travailler dans un bureau de consultant où elle louait un local pour pratiquer.

En près de cinq ans, il s’en était passé des choses… et Lyann n’était pas à proprement dit très fière de ses actions passés, en fait, elle regrettait particulièrement cette période de sa vie : ce qui impliquait Marcus plus particulièrement. Savoir qu’il se trouvait là, dans son salon, dans sa maison, devant elle, à proximité, la rendait folle, tout simplement. Elle qui avait tant redouté ce moment de confrontation… et tant attendu, d’une certaine façon. Si elle voulait enfin se libérer de ce calvaire, elle n’avait nul autre choix que de passer par cette étape. Elle eut soudainement une pensée pour Conner qui ignorait tout de cette histoire et son cœur se serra dans sa poitrine. Qu’allait-il dire lorsqu’il l’apprendrait? La supporterait-il, comme autrefois, où allait-il la repousser, incapable de lui pardonner?

Bien entendu, elle n’avait pas accueillit Marcus comme il se doit, ou comme n’importe quel de ses invités. De toute façon, il ne méritait aucunement cette gentillesse et Lyann s’était fait un plaisir de lui répondre aussi bêtement que possible, d’un ton dur et froid, mais tout de même confiant malgré sa crainte de le revoir. D’ailleurs, alors qu’elle déposait ses sacs sur sa table, non loin de la porte d’entrée, elle entendit ses pas se rapprocher et s’arrêter en arrière d’elle. Se retournant vivement, elle se retrouva face à face avec le fruit de ses nombreux cauchemars, ce sourire qu’elle détestant tant aux lèvres.

MARCUSMoi aussi, je suis content de te revoir Lyann !
LYANNTant mieux pour toi, lâcha-t-elle, sarcastiquement.

Il avait beau avoir disparu de sa vie depuis plusieurs années, il n’en restait pas moins que Lyann le connaissait très bien, voir même plus que lui-même… ce faux plaisir de la revoir, cette attitude accueillante, tout ça cachait une profonde colère et beaucoup de rancœur, elle le ressentait dans toute les fibres de son corps, principalement dans ses yeux, aussi… surtout dans ses yeux. Son regard de tueur croisa le sien et elle lui tenu tête, le soutenant alors qu’auparavant, elle aurait tout simplement baiser les yeux en signe de soumission. Il en avait d’ailleurs même profité pour se rapprocher encore d’elle.

MARCUSC’est comme ça que tu m’accueilles? Dois-je te rappeler qui je suis? Nous avons certaines choses à régler, ne crois-tu pas chérie?
LYANNNe m’appelles surtout pas chérie! Et saches que tu es loin d’être la bienvenue ici, Marcus. Je ne t’ai jamais invité, loin de là… je t’ai plutôt évité ces dernières années alors je vois mal pourquoi cela me ferait plaisir de t’accueillir chez moi, tu ne crois pas?

Le contournant, elle se dirigea vers la pièce adjacente, soit la cuisine, afin d’aller vidé ses achats en agissant comme si elle était seule, sauf que, bien entendu, ses mains crispants ses légumes laissait bien savoir qu’elle était loin d’être détendu et relaxé : c’était plutôt le contraire.

Voyant qu’il se mettait à enlever sa veste de son costume, elle comprit qu’il n’avait pas l’intention de partir… bien entendu, cela aurait été stupide de s’introduire chez quelqu’un pour lui faire une mauvaise surprise, sans raison apparente, et repartir aussitôt. Elle connaissait les raisons de sa venue… et même si elle le désirait, il ne partirait pas de sitôt, c’était là une évidence qu’elle ne pouvait réfuter. Il avait toujours cet air sévère lorsqu’il revêtait le complet – qu’il portait toujours, en fait. Et même son sourire semblait faux, ce qu’il était, en vérité.

MARCUSLa nuit va être longue, autant se mettre à l’aise. Je t’en pris, viens t’asseoir avec moi, qu’on discute… C’est tout ce que je te demande, et je crois que tu me dois bien cette faveur !

Elle osa les sourcils, en signe de désaccord. Elle n’avait rien à lui dire, ou plutôt elle ne désirait rien lui dire. Lui tournant le dos, alors qu’il patientait toujours dans le hall d’entrée, elle ouvrit son réfrigérateur afin d’y prendre une bière – ce qu’elle ne buvait presque jamais, d’ordinaire, laissant le tout pour ses invités – qu’elle déboucha sur son côté d’un solide coup de bras, laissant la porte qu’elle tenait ouverte se refermer toute seule. Elle en calla plusieurs gorgés de la boisson avant de s’avancer vers son bourreau, l’air plus déterminée que jamais : l’alcool ne faisait qu’endormir la douleur de son âme, elle n’allait en rien lui enlever ses facultés de réflexion et de défense.

LYANNTu veux discuter, alors d’accord, discutons. Mais je reste debout, si tu permets. Alors, que désires-tu savoir, Marcus? Qu’est-ce qui te pousse à t’introduire par infraction chez les gens, dis-moi? J’aurais cru que tu avais compris, après toutes ses années, le pourquoi de la situation actuelle. Tu es bien plus intelligent que ça, il me semble.


Dernière édition par Lyann E. Roosevelt le Jeu 24 Sep 2009 - 22:43, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: N°1128 (famille Roosevelt-Caldwell) Remember the first time [ Lyann] Jeu 24 Sep 2009 - 14:25

    Elle n’allait lui accorder aucune faveur ! Elle était froide, sèche et distante. Ce qui avait tendance à faire accroître la colère de Marcus. Mais il préféra se taire, pour l’instant. Ca ne lui servirait à rien d’annoncer la couleur dès maintenant. Et malgré la nouvelle force apparente de Lyann, il savait qu’au fond d’elle-même, elle le craignait. Peut-être était-ce justifié ? Mais enfin, pour l’heure, il lança sa veste sur le sofa. Elle ne voulait pas s’asseoir ? Très bien, ils allaient restés tous les deux debout, dans ce cas. Un silence s’installa, car oui, Marcus savait le pourquoi de la situation actuelle au fond de lui-même. Il savait…Mais il n’acceptait pas ! Elle qui disait connaître Marcus mieux que lui-même, devrait donc le savoir aussi. Pour l’instant, elle énervait le milliardaire plus qu’autre chose, mais Monsieur Reinaert, se fit violence pour rester calme. Elle ne pourrait pas se débarrasser de Marcus, ni ce soir, ni demain, ni la semaine prochaine…La seule manière pour elle d’obtenir la « paix » de la part de l’allemand était encore de lui donner ce qu’il voulait. Beaucoup de choses s’étaient effectivement passées durant ces cinq années. Don certaines irréversibles. Et ce qu’elle le veuille ou non. Marcus était une personne de nature, plutôt violente, ce n’était pas vraiment une bonne idée de le contrarier, surtout dans la position ou Lyann se trouvait actuellement. Il prit toute fois, d’un ton très calme :

    « Je viens à toi amicalement Lyann, ne me pousse pas à être désagréable. Je te rassure, oui je crois savoir le pourquoi du comment de la situation actuelle…Ce que je ne comprends pas, c’est la manière don ça a été fait. L’ignorance est la pire des choses qu’on puisse me faire, tu le sais… »

    Marcus serra la mâchoire. Tout avait été dit d’un ton plus ou moins calme, mais sur la dernière phrase sa voix était tremblante annonçant les premiers signes de colères. C’était d’ailleurs la raison, pour la quelle il préféra se taire et ne pas aller plus loin…Au risque de définitivement s’emporter. Pourtant ce n’était pas l’envie qui lui en manquait. La haine l’habitait depuis de nombreuses années, une haine qu’il avait dû, contre son gré, contenir trop longtemps. Mais aujourd’hui, il préféra la laisser grandir. L’explosion n’en sera que plus impressionnante, ainsi. Il prit une grande inspiration, et se remit à sourire.

    « Passons ! Moi c’est une chose…Mais elle ! Qu’a-t-elle fait, pour mériter ça ? Arrives-tu encore, à te regarder dans une glace, chaque matin ?»

    Le ton de la voix de Marcus était très doux et très calme, mais accablant et culpabilisant. Il savait que ce fameux «elle » était un point sensible chez Lyann. Il sourit, sachant qu’on fond d’elle ça devait bouillonner de tristesse. Il sortit son porte monnaie et de là il prit une petite photo, qu’il jeta d’un geste désinvolte au pied de Lyann.

    « Elle ressemble à ça aujourd’hui…Si toute fois ça t’intéresse de le savoir bien sûr ! »

    Dit-il, d’un ton méprisant et arrogant envers Lyann. Le regard de Marcus était toujours aussi dur et implacable, avec cet air hautain qui vint s’y ajouter en plus. Il se remit à sourire de cette expression supérieure avant de reprendre.

    « Alors oui, nous avons un tas de chose, des quelles nous devons parler Lyann ! C’est trop facile de plier bagage et de tout oublier, faisant comme si de rien n’était ! Sans se soucier de ce qu’on laisse en partant !

    Un petit rire, tout aussi méprisant que le reste se fit entendre de la bouche de Marcus. Il se rapprocha de Lyann et se pencha vers l’oreille de la jeune femme pour lui chuchoter quelques mots.

    « Que croyais-tu sincèrement ? Que j’allais juste oublier et passer à autre chose ? C’est très mal me connaître ! »
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Message(#) Sujet: Re: N°1128 (famille Roosevelt-Caldwell) Remember the first time [ Lyann] Mar 17 Nov 2009 - 0:10


Remember the first time

Lyann restait figé, incapable de dire quoique ce soit, devant le joli minois qui se trouvait sur la photo à ses pieds. Puis, lentement, très lentement, elle se pencha afin de ramasser ce portait pour le voir de plus près, pour remarquer tout ce qui avait changé chez cette gamine depuis leur dernière rencontre. Depuis leur dernier moment ensemble. En se relevant, elle jeta un regard vif sur Marcus qui se tenait non loin d’elle, impassible, comme toujours, même si elle pouvait sentir la haine et la colère au plus profond de ces yeux. Puis, elle retourna au portait de l’enfant. Blonde, les yeux verts, cette petite fille devait avoir, tout au plus, cinq ans. Elle était mince, élancée pour son âge… mais bon sens qu’elle était belle. Une douleur fulgurante traversa le ventre de Lyann, un cri de souffrance muet qu’elle avait retenue depuis si longtemps. Cet enfant, elle le connaissait plus que n’importe qui d’autres sur cette planète… elle l’aurait reconnu parmi toute une foule car son instinct lui criait sans cesse d’aller la rejoindre. Son instinct maternel, bien entendu. Cet enfant n’était pas un enfant comme les autres. Cette gamine sur la photo était sa fille, leur fille en fait. Elle s’appelait Camille et elle devait avoir près de quatre et demi, maintenant.

Caressant du bout des doigts la photo, Lyann se rappela soudain qu’elle n’était pas seule et son bon sens repris rapidement le dessus. Elle posa la photo sur le coin de la table, non loin d’elle. Puis, elle regarda le père de son enfant. Le dégout et la honte se partageait maintenant la place dans le cœur de la psychologue : comme un homme pouvait-il utilisé son propre enfant pour faire du chantage? Elle n’aurait jamais agit ainsi, même pour sauver sa peau. Ignorant ses paroles d’approche qu’il lui avait dictée d’une voix très calme, elle lui lança, du tact au tact, une réplique, limite cinglante.

LYANN • Je suis heureuse de savoir qu’elle se porte bien. Je suppose que tes nourrices s’en charge pendant que tu n’es pas à la maison. À moins que ce ne soit ta maîtresse, dis-moi? Lui as-tu elle aussi confiée le rôle de nounou d’enfants qui ne sont pas les siens?

Tant d’années à refouler toute cette haine l’avait certes rendu plus forte, mais plus vulnérable aussi. En rejetant ainsi tout ce qu’elle avait accumulé, c’est en quelque sorte comme si sa garde avait baisé, car elle se croyait plus maligne que lui… mais personne ne pouvait être plus fort que Marcus. Personne.

LYANN • Oui, j’arrive encore à me regarder chaque matin dans la glace, si tu veux savoir, parce que ce que j’ai fais, ce n’était pas pour elle, ni pour toi, mais pour moi, compris? L’avoir amené avec moi aurait été la plus belle erreur, même si, de toute évidence, elle aurait été plus heureuse, ajouta-t-elle sur un ton détaché, cette fois-ci.

Certes, lorsqu’elle avait fuit l’Europe, son seul et unique remord avait été d’abandonner Camille. Après tout, n’importe quel mère aurait eu ce même sentiment, celui de laisser derrière soi ce que l’on chérie le plus au monde, d’être indigne d’agir de la sorte. Et pourtant, Lyann avait dû se rendre à l’évidence qu’elle ne pouvait pas imposer ça à sa fille. Elle était entourée, gâtée et des gens aimant s’occupaient d’elle. Qu’est-ce que Lyann aurait bien pu lui offrir, alors qu’elle cherchait à refaire sa vie après cet épisode chaotique, qu’elle essayait de se guérir, autant physiquement que mentalement? Rien, rien du tout. Oui, cela lui faisait du mal de se l’admettre, mais de toute cette histoire, c’était probablement la meilleure chose qu’elle avait pu faire pour sa fille.

La voix de Marcus se fit alors entendre, encore, toujours… imposant, méprisant, arrogant. Pareil au maigre souvenir qu’elle avait conservé de lui. Bon, certes, maigre était un piètre mot pour décrire l’homme qui avait été et qui était encore son mari.

MARCUS • Alors oui, nous avons un tas de chose, desquelles nous devons parler, Lyann. C’est trop facile de plier bagage et de tout oublier, faisant comme si de rien n’était. Sans se soucier de ce qu’on laisse en partant ! Un rictus sortit de la bouche de Marcus, alors qu’il s’avançait vers elle pour lui chuchoter à l’oreille. Que croyais-tu sincèrement? Que j’allais juste oublier et passer à autre chose? C’est très mal me connaître!

Ils étaient à présent face à face, à peine quelques centimètres les séparaient. L’air était terriblement tendu, une tention palpable à des lieux et évidentes, même. Se penchant pour lui susurrer à son tour à l’oreille, Lyann ne se gêna pas pour lui dire tout ce qu’elle pensait, risquant même d’y laisser sa peau. Son ton de voix, cynique, mais si vrai, venait du fin fond de son cœur.

LYANN • Être aussi prêt de toi me dégoute, tu n’as même pas idée. Pourquoi crois-tu que nos moments d’inimitié était si rare. Si ce n’avait été de cette grossesse, je n’aurais jamais accepté de t’épouser car je savais que je gâcherais ma vie à tes côtés. Je ne t’ai jamais aimé, Marcus, et ne songe pas une seule seconde que ça puisse changer. Au contraire de toi, moi j’ai passé à autre chose et tu n’es plus qu’un être insignifiant qui ne fait que me pourrir la vie.

Se dégageant de l’endroit où elle se trouvait, elle voulut se diriger vers la porte, afin de faire comprendre à Marcus que leur entretien était terminé, mais cela ne se passa pas tout à fait de cette façon. Deux mains fortes l’empoignèrent de force pour la retenir sur place. Incapable de se défaire de cette emprise, Lyann lâcha toute résistance, non sans avoir protesté un tantinet. Et, sans pouvoir y faire quoique ce soit, les lèvres de Marcus s’approchèrent des siennes, s’y collant avec une violence qu’elle connaissait que trop bien. Ce fut que lorsqu’elle arriva à lui mordre la lèvre inférieure qu’il lâcha prise et qu’elle s’éloigna de lui, se massant les avant-bras qu’il avait maintenu fortement à l’aide de ces mains.

LYANN • Va t’en, Marcus, va gâcher la vie d’une autre et laisse-moi tranquille. DÉGAGE DE CHEZ MOI !
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Message(#) Sujet: Re: N°1128 (famille Roosevelt-Caldwell) Remember the first time [ Lyann] Mer 9 Déc 2009 - 19:37

    LYANN • Je suis heureuse de savoir qu’elle se porte bien. Je suppose que tes nourrices s’en charge pendant que tu n’es pas à la maison. À moins que ce ne soit ta maîtresse, dis-moi? Lui as-tu elle aussi confiée le rôle de nounou d’enfants qui ne sont pas les siens?

    Marcus s’était éloigné de Lyann, pendant qu’elle s’extasiait devant la photo, qu’il lui avait balancé à la figure.
    Mais une fois qu’elle releva la tête, elle lui lança cette réplique sanglante. Elle lui en vouait, elle gardait rancune. Marcus n’était pas mal non plus, question rancune…Au moins, ils étaient quittes…Du moins, dans la tête du milliardaire. Il fit quelques pas, comme pour s’occuper, avant de dire :

    Marcus – Je ne t’ai jamais forcée à garder Hugo (son fils d’une précédente relation) Lyann !
    Tu t’es rapprochée de lui, par toi-même, je n’ai jamais exigé de toi, que tu prennes soins de lui.
    Comme tu l’as dit, j’ai assez de nourrices, pour le faire !


    LYANN • Oui, j’arrive encore à me regarder chaque matin dans la glace, si tu veux savoir, parce que ce que j’ai fais, ce n’était pas pour elle, ni pour toi, mais pour moi, compris? L’avoir amené avec moi aurait été la plus belle erreur, même si, de toute évidence, elle aurait été plus heureuse.

    Marcus, se mit à rire, d’un air méprisant.

    Marcus – Tu as raison…Ce que tu as fait, tu ne l’as pas fait en pensant à ta fille, mais à toi et uniquement à toi ! Hors une mère digne de ce nom, ferait passer la chaire de sa chaire, avant son propre intérêt et comprendrait qu’un enfant a besoin de sa mère, quel que soit la situation. N’essai pas de jouer les victimes ! La vérité, c’est que tu es minable, dans le rôle de mère. Tu es égoïste et incapable. Donc tu vois, je te trouve très male placée pour donner des leçons de morales, concernant l’éducation de notre fille. Moi je ne l’ai pas abandonné, aussi absent que je puisse être ! C’est moi qui ai dû, durant ces quatre dernières années, réconforter notre fille de l’absence de sa mère. En vérité Lyann…Tu me donnes envie de vomir…Mais tu restes ma femme…Pour le meilleurs et pour le pire…

    Il prenait un malin plaisir à faire comprendre à Lyann à quel point il pouvait la considérer inférieure à lui-même. En même temps, en abandonnant son propre enfant, elle ne lui avait que tendu les perches. Marcus était déjà une personne, bien satisfait de sa personne, alors se confronter devant l’attitude de Lyann, ne faisait qu’augmenter l’estime qu’il avait de lui-même. Le pourquoi du comment, ne comptait pas pour lui. Comme toujours, ce qui l’importait le plus, c’était les résultats…Et quels étaient ces résultats ? Lyann avait abandonné son enfant, Marcus non ! Alors qu’après une nouvelle série de paroles sanglantes, qui n’avaient franchement par l’air d’atteindre Marcus, elle se dirigeait vers la porte, Marcus l’empoigna fermement, puis l’embrassa, plus par provocation, que par réel envie. Non, Marcus n’aimait pas Lyann. Il la méprisait bien trop actuellement, pour prétendre à pouvoir l’aimer. Il avait besoin d’admirer pour aimer et que sa compagne soit à la hauteur de ses attentes. Hors, si Lyann était cette femme au début de leur rencontre et de leur relation, elle ne l’était plus et actuellement si Marcus était là, c’était uniquement parce qu’il ne supportait pas le fait que ce soit elle, qui l’ait quitté. En plus de ça, il avait appris la révélation d’une sacrée nouvelle, qui le poussait d’avantage à mépriser Lyann et à la considérer comme la dernière des garces. Alors qu’elle tenta de se débattre pour se libérer de l’emprise de l’allemand, n’y arrivant pas, elle finit par mordre la lèvre de Marcus. Ce qui évidement, lui faisait lâcher sa prise, sur sa femme. Il reculer de quelques pas, en passant le doigt sur sa lèvre. Il releva la tête en direction de l’américaine, et ne prenant même pas en compte le fait qu’elle le mettait à la porte, il se rapprocha d’elle, d’un pas vif et nerveux. Arrivé à proximité de son épouse, de toute la rage qui pouvait l’animer, il lui colla une droite en pleine figure. Non, vous ne rêvez pas. Marcus venait de frapper une femme, la sienne…Et ce n’était pas la première fois. Lyann vacilla sous le coup et se retrouver à terre. Alors que le franco-allemand, toujours aussi colérique, se pencha vers sa compagne, afin de l’attraper par les cheveux, et de la redresser la maintenant par ses ondulations blondes.

    Marcus - Tu n’a jamais su me respecter pauvre idiote, et c’est ce qui t’as conduis à ce que tu es actuellement…Une moins que rien ! Tu n’as pas retenue la leçon la dernière fois ? Décidément, tu es plus bête que je ne le croyais. Mais je vais t’apprendre à me respecter Lyann. Quand j’en aurais terminé avec toi, tu vas me supplier de t’achever. C’est loin d’être terminer ma jolie…Je vais faire de ta vie un enfer sur terre, et ce n’est que le commencement, crois-moi. Rien…Absolument rien, ne m’empêchera d’y aller jusqu’au bout !
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Message(#) Sujet: Re: N°1128 (famille Roosevelt-Caldwell) Remember the first time [ Lyann] Mer 30 Déc 2009 - 21:21

REMEMBER THE FIRST TIME

Même en jetant un coup d’œil au portrait de sa fille, Lyann avait gardé un œil sur Marcus, sachant qu’il pourrait très bien profiter d’un tel moment d’inattention pour s’en prendre à elle d’une façon ou d’une autre. Par chance, il resta à bonne distance d’elle et Lyann trouva une certaine sécurité dans cet écart qui s’était imposé entre eux. Tant et aussi longtemps qui ne s’approchait pas d’elle, elle n’avait rien à craindre : les mots, certes, blessait. Mais pas autant que les gestes et ça, elle le savait très bien.

MARCUS • Je ne t’ai jamais forcée à garder Hugo, Lyann ! Tu t’es rapprochée de lui par toi-même, je n’ai jamais exigé de toi que tu prennes soin de lui. Comme tu l’as dit, j’ai assez de nourrices pour le faire.

LYANN • Le laisser aux nourrices alors que tu l’avais arraché à sa mère, quel belle preuve d’amour, vraiment… mentionna-t-elle d’une voix basse, mais juste assez pour qu’il l’entende.

Soit il n’en fit rien, soit il l’ignora volontairement, mais il se mit à rire lorsqu’elle lui mentionna qu’elle ne regrettait aucunement son geste. Il se lança alors dans une grande tirade dans le seul but de faire en sorte que Lyann se sente coupable de ces actes. Ce qu’il n’avait pas assimilé, c’est qu’il y avait longtemps qu’elle avait compris la portée de son geste et qu’elle l’avait acceptée à contrecœur. Elle était depuis longtemps prête à recevoir ces reproches qui étaient fondés et véridiques. Venant d’un autre, cela l’aurait détruite, complètement… mais venant de Marcus, c’était autre chose. Il avait passé sa vie à lui faire des reproches, elle en avait l’habitude.

MARCUS • Tu as raison, ce que tu as fais, tu ne l’as pas fait en pensant à ta fille, mais à toi et uniquement à toi ! Hors, une mère digne de ce nom ferait passer la chair de sa chair avant son propre intérêt et comprendrait qu’un enfant à besoin de sa mère, quelque soit la situation. N’essai pas de jouer les victimes ! La vérité, c’est que tu es minable dans le rôle de mère. Tu es égoïste et incapable. Donc tu vois, je te trouve très mal placée pour donner des leçons de morales, concernant l’éducation de notre fille. Moi, je ne l’ai pas abandonné, aussi absent que je puisse être! C’est moi qui ai dû, durant ces quatre dernières années, réconforter notre fille de l’absence de sa mère.

Elle arqua un sourcil sur cette remarque, croissant ses bras sur sa poitrine, mais ne passa pas de commentaire. Elle doutait que ce soit effectivement le cas, car d’un naturel absent, ce devrait être d’avantage les nourrices qui durent la consoler et pas lui. Il avait beau dire ce qu’il voulait, il était loin d’être le père modèle et présent que ces enfants voulaient avoir. Alors, il n’était pas mieux placé qu’elle pour donner cette leçon.

MARCUS • En vérité Lyann… tu me donnes envie de vomir. Mais tu restes ma femme, pour le meilleur et pour le pire.

Cette dernière pique eut pour don de l’irriter, terriblement. Elle ne se gêna pas à tour pour lui faire connaître le fond de ses pensées, de lui faire connaître sa vérité. Même si Marcus affirmait avoir eu des sentiments à son égart, à une certaine époque, Lyann avait su dès le départ que leur histoire ne tenait pas la route : il ne cherchait probablement qu’une mère pour ses enfants et pas une femme, loin de là. À peine quelques semaines après son mariage, elle découvrait déjà les premières preuves de son infidélité mais il lui fallut plus d’un an avec qu’elle se décide enfin à le confronter. Une confrontation… violente, cependant. À peine eut-elle ouvert la bouche pour lui demander des comptes sur ces nombreuses femmes qui partageaient sa couche, il lui avait ordonnée de se taire en la ruant de coup. Elle avait alors comprit qu’elle n’avait plus le choix que de fuir si elle souhait avoir moindrement la liberté de ces actes, de ces décisions. Et si elle désirait être réellement heureuse.

Marcus s’était dangereusement rapproché d’elle alors qu’elle parlait, et bien entendu, elle fit un mouvement de recul pour s’éloigner de lui, avec la ferme intention de l’obliger à quitter les lieux. Cependant, il fut plus rapide. Elle sentit sa poigne forte sur ses bras, ses lèvres se poser sur les siennes et ce désir de vengeance et de provocation qu’il avait. Il voulait la posséder, non pas parce qu’il l’aimait mais parce qu’elle était sienne, sa femme, son épouse. Lyann eut beau se débattre, impossible de se défaire de cet impasse. Puis, Marcus consentit enfin à la relâcher, de force, alors que ses dents mordaient avec férocité dans sa lèvre inférieure. Elle profita illico du moment pour s’éloigner de lui, mettre le plus de distance entre eux, même si sa maison imposait malgré tout ces limites. Avec une haine au cœur encore plus forte qu’auparavant, elle lui intima de quitter les lieux. Ce qu’il ne sembla pas comprendre car il tenta à nouveau de se rapprocher d’elle et cette fois, ce qu’elle lui dans son regard lui fit peur. Il avait le même regard que cette même nuit où il l’avait battu pour la première et la dernière fois… Un sentiment d’urgence de quitter cette maison, qui était pour elle un refuge autrefois et qui ne représentait plus que la peur, désormais, venait de la frapper de plein fouet. Pareillement au poing de Marcus, qui toucha son visage avec violence, la projetant au sol. Elle aurait voulu se relever, s’échapper, mais son instinct de survit était mort au même moment où sa tête frappait le plancher. Marcus en profita pour empoigner avec force sa crinière blonde, l’obligeant ainsi à se relever et lui faire face. Lyann fusilla du regard son assaillant avec haine.

MARCUS • Tu n’as jamais su me respecter pauvre idiote, et c’est ce qui t’a conduis à ce que tu es actuellement… Une mois que rien ! Tu n’as pas retenue la leçon la dernière fois? Décidément, tu es plus bête que je ne le croyais. Mais je vais t’apprendre à me respecter Lyann. Quand j’en aurais terminé avec toi, tu vas me supplier de t’achever. C’est loin d’être terminé ma jolie… je vais faire de ta vie un enfer sur terre, et ce n’est que le commencement, crois-moi. Rien, absolument rien ne m’empêchera d’y aller jusqu’au bout.

Par pur dégoût, et surtout car c’était probablement tout ce qu’elle pouvait faire dans une telle position de faiblesse, elle lui cracha au visage. Elle voulait sauver sa fierté, lui faire comprendre que son autorité, elle s’en fichait, même s’il la battait à mort. La position dans laquelle elle était placée lui était inconfortable et réveillait des douleurs qu’elle avait crues endormi pour toujours, notamment celle de sa côte encore fragile après les évènements du gala des Blythe, qui semblait loin, très loin désormais… Néanmoins, tout cela était tolérable, en comparaison avec ce que Marcus avait promis de lui faire subir.

LYANN • Te supplier de m’achever, mais t’es un connard de première de songer un seul instant que je vais me soumettre à tes petits caprices. Alors, pour le respect, on repassera. Bat-moi autant que tu le veux, Marcus, mais si tu souhaites faire de ma vie un enfer, sache que je ne me laisserais pas faire. Et qu’au moindre signe de faiblesse de ta part, je frapperais. Et de toute façon, pourquoi je te demanderais de me tuer : je suis morte le jour où je t'ai épousée ! Je n'ai plus rien à perdre, désormais.

Elle n’avait pas un seul instant lâcher du regard ce dernier, et, bien entendu, elle se doutait bien que ces paroles ne l’atteignait nullement. Mais elle avait un argument, un petit détail qu’elle gardait pour elle et qui lui ferait peut-être entendre raison… si l’on pouvait faire entendre raison à un homme tel que lui.

LYANN • Je suis si heureuse de savoir que ton fils ne connaîtra jamais son père. J’aurais si honte de toi à sa place.
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N°1128 (famille Roosevelt-Caldwell) Remember the first time [ Lyann]

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