Partagez
 

 The bare thought of her is …

Aller en bas 
i feel so scattered

Trent Stevenson

messages : 870
face + © : xavier, olivia
multinicks : tomas, norrie, robbie
points : 1204
age : 23 (12/29)
♡ status : kinda in love with two girls.
work : dad's money ftm.
home : crescent lane.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) :

The bare thought of her is … Empty
Message· · Sujet: The bare thought of her is … The bare thought of her is … EmptyDim 16 Sep - 14:51


The bare thought of her is …
w/ @iris stevenson


Trent n’avait pas pu s’empêcher de rire, intérieurement, pour commencer, avant de s’esclaffer, emporté par des éclats qu’il n’avait pu maîtriser, lorsque son père était remonté l’allée de leur maison en tenant la main d’Iris dans la sienne, maquillant ses éclats comme il le pouvait, tentant de les travestir pour n'importe quel sentiment qu'il devait ressentir en voyant son père et sa trophy girl, les enlaçant l'un après l'autre. Son père leur avait dit, à lui et Gunner, qu’elle était un peu plus jeune qu’elle, sans rentrer dans les détails, et sans que Trent ne s’imagine qu’elle puisse avoir l’air d’être à peine sortie de la puberté. Il avait profité d’un certain intérêt naissant chez Gunner pour celle qui allait être sa belle-mère pour s’éclipser et rejoindre son père en cuisine, où il s’activait à faire réchauffer les plats que le traiteur avait livrés ce matin-là. Richard Stevenson avait capté son regard et avait lu dans les yeux de son fils toute la réprobation qui semblait déjà le ronger, agitant les mains devant lui pour faire comprendre à son fils aîné qu'il n'était pas prêt à entendre ce qu'il avait sur le cœur. Ce qui n'avait pas empêché Trent d'ouvrir son clapet. — You know I’ve been to middle school with her, dad ? I might even have had a crush on her, who knows ?, I don’t, I mean … whatever. I mean she’s … Il s'était retourné vers la salle à manger pour l'observer à nouveau : il ne se rappelait pas vraiment d'elle, il n'avait qu'un vague souvenir d'Iris qu'il pouvait certainement confondre avec une autre fille. En la regardant, il comprenait toutes les raisons qui avaient pu pousser un homme de cinquante ans comme son paternel à quitter une femme de son âge, déclinante dans sa beauté, une fleur qui avait certainement un jour envouté ses sens mais qui se fanait inexorablement, pour une fillette comme Iris. Il y avait quelque chose en elle qui l'empêchait de lui faire confiance. Quelque chose que Trent montait certainement de toute pièce dans sa tête, mais quelque chose, il en était persuadé. Il se retourna, prêt à poursuivre sa diatribe qu'il édulcorait comme il le pouvait, mais son père lui avait fait signe de se taire et s'était contenté de lui répondre dans un soupir : — Please, don't say anything, don't ruin this dinner. Il ne l’avait pas ruiné, ce dîner. Il avait simplement levé son verre au milieu du repas, lançant un toast en choisissant précautionneusement ses mots et en se parant d’un sourire innocent, posant son regard alternativement sur son père et sur Iris : — To love, … or to whatever explains this. We’re happy to meet you.
We’re happy to meet you.
Happy to meet you.
Le toast qu’il avait lancé, une provocation envers son père, un défi insidieux envers Richard Stevenson pour lui faire comprendre qu’il allait avoir besoin de beaucoup de temps pour accepter Iris dans sa vie, qu’il allait avoir besoin de beaucoup de temps pour accepter qu’il ait pu quitter sa mère pour une femme plus jeune (était-ce là la seule raison ? Vivre avec une femme plus jeune ? Est-ce qu’il voulait retrouver sa jeunesse dans ce nouveau couple qu’il formait avec Iris?), ce toast résonnait encore dans sa tête. Était-il vraiment heureux de l'avoir rencontré ? Certainement pas. Il ne savait pas. Peut-être. Trent n’avait pas été choqué à l’annonce de la séparation, puis du divorce de ses parents. Loin de là. Il pouvait comprendre ce choix. Le couple de ses parents avait toujours été un savant jeu d’équilibrisme, certainement éprouvant pour les deux antagonistes, et Trent avait toujours su que, tôt ou tard, l’un s’écraserait sur le sol en emportant l'autre dans sa chute. Il ne s'était cependant pas attendu à ce que son père se relève aussi rapidement : il avait anticipé la chute, il avait déjà tout préparé pour rebondir promptement. Trent ne s'était jamais vraiment préoccupé du couple de ses parents. C'était leur souci, pas le sien, et il s'était toujours dit qu'ils garderaient en tête le bien-être de leurs enfants avant tout, qu'ils tenteraient à n'importe quel prix de faire fonctionner leur couple pour le bien de la famille. Trent avait toujours été un fol optimiste et la séparation de ses parents étaient la preuve de sa naïveté.
Alors il avait décidé d’en vouloir à son père. De lui en vouloir d’avoir quitté sa mère. De lui en vouloir d’avoir imposé Iris dans sa vie. De lui en vouloir pour toute cette confusion qu’il ressentait en lui et qui grandissait chaque jour un peu plus. Trent avait décidé d'en vouloir à Iris. Avant d'être sa belle-mère, un mot qu'il n'arrivait pas encore à prononcer tellement il le trouvait risible, avant d'être la nouvelle femme de son père, elle avait été son amante, plantant la graine de la discorde et déclenchant les évènements qui allaient pousser Richard Stevenson à quitter la mère de Trent et Gunner.
Pire, Iris était coupable de toute cette confusion qui se distillait en lui, confusion d’émotions, de sensations, dont il n’arrivait pas à mettre de l’ordre. Plus il la détestait, plus il l’ignorait, plus il prenait soin de lui montrer toute l’inhospitalité dont il pouvait faire preuve, plus il était farouche et plus Iris s’imposait dans son esprit. Elle ne le quittait plus. Lorsqu’il fermait les yeux pour s’endormir. Dans ses rêves. Le jour comme la nuit. S’il avait été frappé par une flèche, celle-ci était certainement empoisonnée, parce que Trent sentait la corruption se propager dans son corps et dans son esprit. Qu’est-ce qu’il pouvait bien expliquer cela ? Il n’en avait aucune idée. Il se fichait des raisons. Il voulait simplement que cette épisode lui passe.
Trent était en train de courir sur Bridgewater Way lorsqu’il vit la silhouette d’Iris sur le parking du Greywin’s Shop, les bras encombrés de sacs en papiers. Il s’arrêta, grimaçant en tentant de reprendre une respiration normale tout en se demandant s’il devait aller l’aider ou la laisser se débrouiller. Don't mind her, trancha une voix en lui. She wanna play the housewife, let her. Il jeta son regard sur l’avenue, grimaçant de plus belle. « Fuck », lâcha-t-il en traversant la route en quelques foulées avant de se diriger vers Iris.
— Hey, you need a hand ? demanda-t-il en attrapant un des sacs des bras de la jeune femme et en ouvrant le coffre de sa voiture – voiture quasiment flambant neuve, que Richard Stevenson lui avait offert il y a quelques temps. Il plaça le sac dans le coffre et regarda Iris se débrouiller avec le reste avant de porter son attention sur les courses qu’elle venait de faire. Il tira l’ouverture d’un sac vers lui pour voir les achats effectués par la brunette et grimaça à nouveau avant d’enfoncer sa main dans le sachet pour en tirer un paquet de macaronis et de se tourner vers Iris.
— We hate macaroni. Gunner and I prefer penne, Richard too, dit-il dans un haussement d’épaules en reposant le paquet de pâtes avant d’ajouter : You still got things to learn about your husband, huh ?. Sourire amusé (mais certainement mesquin) sur ses lèvres, il continua l’inspection, attrapant d’un des sacs une bouteille de jus d’orange qu’il ouvrit pour étancher sa soif. Ces courses, elle les avait certainement payées avec l’argent de Richard : Trent avait autant le droit qu’elle de se servir comme il l’entendait. Il but un tiers du jus en quelques gorgées avant de regarder Iris, faisant claquer sa langue et haussant un sourcil.
— You thirsty ? Want a sip ?

_________________

A love like that was a serious illness, an illness from which you never entirely recover.


Dernière édition par Trent Stevenson le Sam 16 Fév - 13:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Iris Stevenson

messages : 847
name : zoé.
face + © : kristine froseth — moonlight roses, chrysalis.
multinicks : dahlia, poppy.
points : 278
age : twenty-four.
♡ status : seemingly married.
work : veterinary assistant on vacation.
home : her dream house on bridgewater way.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : parker, trent, jax, trent ii, tyler.

The bare thought of her is … Empty
Message· · Sujet: Re: The bare thought of her is … The bare thought of her is … EmptyMer 26 Sep - 15:57

en disant oui, iris n'avait jamais été aussi égoïste de toute sa vie. à aucun moment n'avait-elle pensé aux conséquences de ce choix qui lui paraissait évident sur le coup. comment dire non à la seule lueur d'espoir de goûter à son tour au bonheur ? être aimée, c'était tout ce qu'elle avait toujours désiré. son rêve de pouvoir un jour, elle aussi, avoir une famille s'était estompé avec le temps, mais n'avait jamais complètement disparu. richard avait réveillé en elle tout ce qu'elle avait enfoui au fil des années, déception après déception. alors oui, l'épouser semblait être le bon choix. le seul choix. un choix qui, dans son esprit, n'impliquait pas les deux fils de celui qui est désormais son mari. grosse erreur.
en passant de maîtresse d'un mari infidèle à maîtresse de maison, iris a dû apprendre à vivre en fonction d'autres personnes, elle qui s'est débrouillée seule ces sept dernières années. elle a d'ailleurs toujours le réflexe de faire les courses pour une, jusqu'à ce qu'elle réalise son erreur et retourne multiplier les produits choisis en espérant avoir assez de force pour ne pas qu'ils s'échappent de ses bras. eux, malheureusement, sont toujours au nombre de deux, contrairement aux sacs qu'ils transportent. le chemin de la caisse jusqu'au parking est devenu plus long, plus difficile, et alors qu'iris arrive enfin à hauteur de sa voiture, elle se demande comment elle va bien pouvoir ouvrir le coffre sans renverser le contenu d'un sac ou deux. un calcul perturbé par l'arrivée d'une silhouette qui lui extirpe l'un des sacs de ses bras, et si iris n'a pas besoin de se retourner pour reconnaître la voix qui s'élève, elle sursaute tout de même légèrement sous le coup de la surprise. mais le plus surprenant dans tout ça, c'est sans doute le fait que trent stoppe sa course pour venir à sa rencontre et lui proposer son aide, lui qui est capable de l'ignorer pendant des jours entiers.
« you scared me. » elle lâche en portant sa main libre à son cœur tandis que trent lui ouvre la porte du coffre. « but yes, that would be great, thank you » elle ajoute rapidement avant de déposer les autres sacs et de les coincer pour qu'ils ne se renversent pas sur le chemin du retour. trent en profite pour examiner leurs contenus et elle peut voir du coin de l'œil qu'il inspecte déjà l'un des paquets de pâtes. pâtes qu'elle n'aurait jamais pensé être une mauvaise idée jusqu'à ce qu'il lui fasse savoir qu'aucun d'entre eux n'aime les macaronis. et évidemment, trent ne serait pas trent sans la petite phrase qui pique sur ce mariage qu'il n'approuve toujours pas. mais s'il cherche à la faire réagir, ça ne marche pas. iris se contente de se pincer les lèvres avant d'afficher un léger sourire au coin de ses lèvres. « yeah, i guess you're right. » elle dit de sa voix douce une fois toutes les courses rangées. évidemment qu'elle ne sait pas tout sur son mari. elle a encore des choses à apprendre, tout comme lui. au final, comme n'importe quel autre couple lambda. alors qu'elle s'apprête à refermer le coffre de la voiture, trent se met à nouveau à fouiller dans les sacs et en extirpe cette fois-ci une bouteille de jus d'orange, qu'il ne tarde pas à ouvrir pour la porter à ses lèvres. bêtement, elle le regarde vider presque la moitié de la bouteille, avant qu'il ne s'arrête et lui demande si elle en veut elle aussi. « no, i'm good, thank you. » elle se décide enfin à fermer le coffre, laissant à trent le jus d'orange entamé, avant de se tourner à nouveau vers lui, la tête légèrement penchée sur le côté. « need a ride back home ? » elle propose, les sourcils haussés, en plongeant son regard clair dans le sien. après tout, ce n'est pas comme si ça lui faisait faire un détour.

_________________
i guess i could be pretty pissed off about what happened to me, but it's hard to stay mad when there's so much beauty in the world -- american beauty.


Dernière édition par Iris Stevenson le Sam 27 Oct - 23:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
i feel so scattered

Trent Stevenson

messages : 870
face + © : xavier, olivia
multinicks : tomas, norrie, robbie
points : 1204
age : 23 (12/29)
♡ status : kinda in love with two girls.
work : dad's money ftm.
home : crescent lane.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) :

The bare thought of her is … Empty
Message· · Sujet: Re: The bare thought of her is … The bare thought of her is … EmptySam 29 Sep - 14:26

Il savait que c’était une erreur. Il ressentait au plus profond de lui qu’il aurait dû se contenter de l’observer de loin et de continuer sa course, de rentrer chez lui en enjambées rapides pour arriver avant Iris, de se débarrasser de la sueur qui perlait sur sa peau et de filer en douce de la maison pour rejoindre Jax et Jack et faire god knows what (se balader sans but dans Windmont, choper un truc à manger et s’asseoir sur un banc en observant les autres, regarder les filles (se rappeler que Jax regarde plutôt les garçons), ne surtout pas se projeter dans le futur). Il savait qu’il aurait dû suivre le programme habituel et continuer à éviter Iris comme il le faisait depuis plusieurs jours. Il avait arrêté de compter. Mais Trent savait également qu’il commettait toujours la même erreur. Éviter Iris ne marchait qu’un temps avant qu’il ne craque et qu’il lui adresse à nouveau la parole, que ce soit des mots insignifiants (would you pass me the salt … thanks, good job), un regard couplé d’un sourire (et de quelques pensées censurées), ou une rencontre prétendument impromptue dans un couloir (rencontre préméditée avec soin, bien qu’exécutée avec maladresse). La trêve ne durait qu’un temps avant qu’il ne se replonge dans son mutisme et n’évite à nouveau les doux et beaux yeux d’Iris, avant qu’il ne fuit à nouveau sa présence, avant qu’il ne s’irrite à la moindre occurrence  de son prénom.
Il connaissait les conséquences de ce qu’il venait de faire. Il savait que pour les prochains jours il rejouerait dans sa tête leur conversation, qu’elle soit brève ou longue, il savait qu’il se reverrait prendre un des sacs des bras d’Iris comme un chevalier servant tendrait la main à une jolie princesse pour l’aider à traverser une flaque d’eau, il savait qu’il romantiserait cette rencontre fortuite pour y voir un signe du destin, un message de la destinée qui le bassinerait en lui soufflant que she was here for a reason, waiting for you to help her, waiting for you to save her, you were here for a reason, there’s no happenstance, that’s only fate, your fate. Des mots vides et dérisoires et ridicules, une incantation kafkaïenne, mais qui sonneraient dans sa tête comme une douce mélodie, au début, avant qu’il ne décortique chaque mot, chaque situation, avant qu’il ne voit à quel point il était absurde, une raison suffisante pour détester Iris un peu plus, ou pour l’aimer un peu moins.
Peut-être qu’avec le temps, aimer un petit peu moins Iris fonctionnerait. Il ne pouvait pas poser son index sur son front et la faire glisser vers la gauche pour ne plus avoir à penser à elle. La vraie vie, celle qui (le) tourmente et quelques fois (le) fascine, n’avait rien d’aussi facile qu’une session Tinder. Peut-être qu’en aimant une autre personne, aimer un petit peu moins Iris fonctionnerait également. Peut-être. Trent essayait de trouver des solutions pour sortir de l’impasse devant laquelle il se trouvait depuis qu’il avait rencontré Iris et qu’elle avait lentement envahi chaque recoin de son esprit, et lorsqu’il pensait enfin avoir trouvé un moyen (une fille un peu plus intéressante que les autres avec qui il pourrait passer le cap du one-night stand, par exemple), c’était pour se retrouver aussi rapidement ensorcelé par Iris.
Comme il l’était en ce moment même.
L’éviter ne servait à rien, se dit-t-il alors qu’il referma la bouteille de jus d’orange et qu’il la tendit à Iris, qui refusa poliment. Il haussa les épaules.
— More for myself, pensa-t-il à voix haute. Il posa la bouteille sur sa nuque et la fit lentement glisser le long de son cou pour se rafraîchir, tout en observant Iris fermer le coffre de sa voiture et se tourner vers lui. Il se mordit l’intérieur de la joue lorsqu’elle pencha la tête sur le côté et qu’elle lui proposa de le ramener à la maison. Elle avait une façon de se tenir, une façon de parler, une façon de verrouiller son regard dans celui d’une autre personne (dans le sien) qui le prenait toujours par surprise. Avait-elle la moindre idée de l’effet qu’elle lui faisait ?
— Well, I don’t, … not really, but you’ll need arms back home to carry your bags, I guess … so …. Il haussa à nouveau les épaules et contourna Iris et la voiture pour se diriger vers la portière côté passager, qu’il ouvrit avant de se faufiler à l’intérieur de la voiture, posant la bouteille de jus d’orange entre ses cuisses pendant qu’il attacha sa ceinture. Il aurait dû refuser, clairement, et ne pas faire semblant de lire entre les lignes pour se montrer forcé d’accepter la proposition d’Iris. Il n’avait tenté que de se convaincre (et il s’était convaincu en une fraction de seconde) de monter dans cette voiture et partager à peine dix minutes de trajet avec elle. Il prenait un risque, il le savait. Le risque de s’aliéner un peu plus encore.
Il avait l’impression d’être dans un rêve lucide lorsque Iris glissa sur le siège conducteur, à ses côtés. Il ouvrit la bouteille pour boire davantage de jus, non pas par soif, mais pour occuper ses mains qui semblaient l’encombrer.
— It’s kind of acidic though, you should have bought the Minute Maid one, it’s way better … well … at least it tastes like average orange juice. This one definitely tastes like store-bought cheap juice … Or maybe you should have bought real oranges, you know. Richard would fall in love all over again for fresh squeezed OJ.
Nouveau haussement d’épaules alors qu’il posa son coude contre la portière et nicha sa tête dans le creux de sa main, tout en regardant Iris et en se mordant encore une fois l’intérieur de la joue, une façon de calmer son débit de parole et de réprimer la question qui venait de surgir dans son esprit. Devait-il oser, ou devait-il simplement se taire ? Trent ne se taisait que rarement.
Why did you fall in love with my father ? I mean … how do you fall in love with a fiftyish man ?
Ça, il n'arrivait pas à comprendre.

_________________

A love like that was a serious illness, an illness from which you never entirely recover.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Iris Stevenson

messages : 847
name : zoé.
face + © : kristine froseth — moonlight roses, chrysalis.
multinicks : dahlia, poppy.
points : 278
age : twenty-four.
♡ status : seemingly married.
work : veterinary assistant on vacation.
home : her dream house on bridgewater way.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : parker, trent, jax, trent ii, tyler.

The bare thought of her is … Empty
Message· · Sujet: Re: The bare thought of her is … The bare thought of her is … EmptySam 2 Fév - 21:20

trent était une sorte d'énigme, un casse-tête qu'elle s'entêtait à essayer de résoudre jour après jour. elle ne saurait dire s'il était plus facile de le déchiffrer lorsqu'il décidait de l'ignorer ou lorsqu'il daignait lui adresser la parole tant le personnage lui paraissait complexe. et puis, ce n'est pas comme si c'était son fort à iris, de résoudre les énigmes qui composent son quotidien. ça a toujours été son point faible au contraire. l'origine de ses crises et de ses angoisses qui ont toujours fait d'elle quelqu'un de différent. quelqu'un qu'on regarde différemment, en tout cas. mais à la seconde où richard avait posé son regard bienveillant et émerveillé sur elle, ce sentiment de mise à l'écart s'était dissipé. comme s'il n'avait jamais existé. à ses côtés, iris se sentait plus forte. invincible, même. il était la lueur d'espoir qu'elle avait toujours cherché, et plus rien n'avait d'importance lorsqu'elle croisait le bleu de ses yeux. trent, en revanche, n'avait pas le même regard que son père lorsqu'il posait ses yeux sur iris. si ses mots semblaient constamment l'accuser, elle décelait dans son regard un autre sentiment qu'elle était pourtant incapable de nommer. il avait du mal à accepter la situation, et à l'accepter tout court d'ailleurs. elle en était tout à fait consciente. mais maintenant qu'iris avait goûté au bonheur, au vrai, baisser les bras lui était tout simplement impossible.
le voir ainsi, arrêter sa course pour lui venir en aide, ne pouvait que la surprendre. elle devrait pourtant déjà être habituée aux retournements de situation dont trent fait si souvent preuve. depuis qu'ils vivent sous le même toit, iris se lève chaque jour sans savoir si le fils de richard, son beau-fils, compte la traiter comme un être humain normal ou bien faire comme si elle n'existait pas. aujourd'hui semble donc être un jour où trent accepte l'existence d'iris, et elle ne peut que sourire à cette pensée. ce n'est rien, ça devrait l'être en tout cas, mais c'est tout de même quelque chose. pour elle. naturellement, pour le remercier de s'être arrêté pour l'aider, elle lui propose de monter avec elle, qu'il n'ait pas à rentrer à pied. elle ne saurait dire s'il hésite ou s'il est simplement pensif, mais il met bien quelques secondes à lui donner une réponse. un léger rictus amusé s'échappe alors de ses lèvres lorsqu'il dit accepter dans le simple but de l'aider à porter les sacs de course une fois à la maison. « yeah, i'll definitely do. » elle souffle presque alors que trent se dirige déjà de l'autre côté de la voiture pour prendre place sur le siège passager. elle ne tarde pas à le rejoindre, démarre le moteur et boucle sa ceinture tout en le regardant du coin de l'œil vider la bouteille de jus d'orange. une manœuvre pour sortir de la place de parking plus tard et le voilà déjà lancé dans un commentaire détaillé sur le jus d'orange et surtout, sur le fait qu'elle ait acheté le mauvais. un sourire au coin de ses lèvres se dessine automatiquement lorsque trent évoque son père, et comment il retomberait amoureux d'elle si elle pressait elle-même ses oranges. « minute maid or real oranges. got it. » elle lâche en acquiesçant de la tête après s'être assurée qu'il ait terminé son argumentation. c'est vrai que jusque ici elle n'avait jamais pensé à presser son propre jus, ce qui en soi n'est pas bien compliqué. et bien meilleur, sur différents aspects. elle y pensera, la prochaine fois, c'est certain. « which one do you prefer ? » elle demande alors, toujours sans quitter la route des yeux. parce que si elle souhaite faire plaisir à son mari, il n'est pas le seul pour qui elle fait les courses. l'avis et les préférences de trent comptent tout autant aux yeux d'iris.
la route qui les sépare de la maison n'est pas longue, et pourtant, le silence qui règne alors dans la voiture semble ralentir le temps. silence que trent ne tarde pas à briser en posant une question qui lui brûle sans doute les lèvres depuis trop longtemps déjà. iris aurait très bien pu freiner brutalement sous le coup de la surprise, ou perdre le contrôle de la voiture en dévisageant trent, mais à vrai dire sa question ne la surprend pas. elle l'attendait, même. peut-être pas maintenant, à cet instant précis, mais elle se doutait bien qu'un jour trent profiterait d'un moment comme celui-ci pour lui faire part de son incompréhension face à cette situation qui leur échappe à tous. « i didn't fall in love with his age, trent. » elle se tourne enfin vers lui en secouant légèrement la tête. elle sait pertinemment que ce n'est pas la réponse qu'il aurait aimé entendre, mais elle tenait tout de même à clarifier ce point. peu de gens semblaient comprendre que l'âge n'avait jamais été un frein dans leur relation. pas pour elle, en tout cas. « you can't know until you actually fall in love. » elle ajoute presque à voix basse en reprenant la route des yeux.

_________________
i guess i could be pretty pissed off about what happened to me, but it's hard to stay mad when there's so much beauty in the world -- american beauty.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
i feel so scattered

Trent Stevenson

messages : 870
face + © : xavier, olivia
multinicks : tomas, norrie, robbie
points : 1204
age : 23 (12/29)
♡ status : kinda in love with two girls.
work : dad's money ftm.
home : crescent lane.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) :

The bare thought of her is … Empty
Message· · Sujet: Re: The bare thought of her is … The bare thought of her is … EmptyLun 25 Fév - 14:44

Il se fichait bien qu’elle ait une tonne de sacs à rentrer à la seule force de ces petits bras. L’aider n’était qu’un prétexte pour accepter sa proposition. Monter dans la voiture avait un goût de victoire. Il ne savait pas vraiment ce qu’il avait gagné. Ni contre qui il avait gagné. Probablement son père. Si Trent avait été plus attentif en cours, il aurait probablement souri en se disant qu’il vivait un complexe d’Oedipe. Écarter le père pour s’approprier la mère. La belle-mère. Pendant les quelques secondes où il se retrouva seul, dans l’habitacle de la voiture, il ferma les poings et les ramena vers son torse, en signe de réussite, comme quand il réussissait un home run. Les sensations n’étaient pas les mêmes. Il ne ressentait pas la même force, la même puissance, la même joie de réussir le coup parfait. Mais il ressentait la même adrénaline.
Quelques secondes seulement, quelques secondes où il savoure cette victoire sans nom.
Il desserra les poings et se frotta les mains, comme si de rien n’était, lorsqu’Iris ouvrit sa portière et qu’elle s’installa à la place du conducteur. Il attrapa la bouteille de jus d’orange, qu’il avait coincé entre ses cuisses, et entreprit de la vider de tout son contenu. Il soupira de satisfaction lorsque la dernière goutte tomba sur sa langue.
Il se lança dans sa tirade sur le meilleur jus d’orange ; une tirade improvisée qui le calma en quelques secondes. Parler aidait à le calmer, à le rassurer — Trent, anxieux insoupçonné, parlait en conséquence beaucoup. Il ne pouvait se contenter de la regarder du coin de l’oeil, d’espionner ses mains menues sur le volant, sans prendre le risque de devenir fou.
Elle lui demanda quel type de jus d’orange il préférait.
– Oh I’d fall in love for fresh squeezed OJ too. But Minute Maid is fine, dit-il, en haussant les épaules. I’m not too much into OJ to be honest. I love the stuff from Naked. Protein Zone Double Berry is the best. Il secoua la bouteille vide qu’il avait repositionné entre ses cuisses. Encore de quoi boire une demi-gorgée, pensa-t-il, désespéré de faire quelque chose de ses mains. Il ouvrit la bouteille et la secoua au-dessus de sa bouche ouverte, dans laquelle coula ce qu’il restait encore de jus d’orange.
– But yeah Minute Maid is fine. Il se tourna vers elle. With toasted rye bread, but only on one side, please, and eggs, four eggs will do, and some oatmeal. And peanut butter. The eggs, on the side, not on the bread. Il se mit à sourire, tout en essayant de garder son sérieux, lui laissant le soin de le prendre au sérieux ou non, avant de finir par souffler : I’m just kidding, et de laisser le silence s’installer entre eux. Avant de prendre à nouveau la parole.
Il avait du mal à accepter toute cette histoire de remariage, tout particulièrement avec une fille qui avait son âge, toutes ces conneries de nouvelle vie que son père lui a rabâché, pour lui faire passer la pilule plus facilement ou pour tenter une leçon de vie, qu’il est jamais trop tard pour être heureux, ou une idiotie de la sorte. Il avait du mal à accepter que sa mère se retrouve seule, qu’elle ait décidé de quitter l’Oregon, qu’elle ait décidé que ses fils seraient mieux avec leur père alors que Trent aurait voulu la suivre. Il avait du mal à comprendre qu’elle veuille elle-aussi se recentrer sur elle-même et trouver le bonheur ailleurs. Il avait du mal à comprendre toute la situation, au final. Il se retrouvait spectateur et ne comprenait rien des actes qui étaient en train de se jouer sous ses yeux. Quand Iris avait fait interruption sur scène, il avait cru à une blague, à un contre-sens, un malentendu. Mais elle était encore là. Elle était bien là. Et elle et son père, Richard, étaient heureux et amoureux. Alors oui. La question lui vint naturellement, même s’il la regretta aussitôt.
Why did you fall in love with my father ? … Pourquoi mon père, pourquoi cet homme-là, pourquoi faire intrusion dans notre vie ?
Elle lui répondit, secouant la tête, avant d’ajouter : you can't know until you actually fall in love. Il prit la remarque comme une critique, et Trent était vulnérable à la critique, ne l’acceptant que difficilement, sauf lorsqu’elle était bonne et dithyrambique. Ces quelques mots sonnaient comme une leçon, comme des mots que son père aurait pu lui dire. C’était peut-être l’influence qu’il avait sur elle qui se révélait.
Il haussa les sourcils et se tourna légèrement vers elle.
– Is that something Richard told you to say ? If Trent asks you why, remind him that he doesn’t know shit about love ? Sa voix était calme et posée. Il regrettait maintenant d’avoir posé cette question. Why did you fall in love with my father ? …. Il regrettait de ne pas avoir terminé son jogging. Il regrettait d’avoir répondu à ses instincts à d’être venu la voir. Il aurait dû faire comme s’il ne l’avait pas vu.
– Anyway, conclut-il en se tournant vers Iris et en lui souriant, signifiant qu’il en avait fini avec cette discussion et qu’ils feraient mieux de passer à autre chose. C’était là un trait caractéristique de Trent. Éviter les conflits. Passer à autre chose. Plus fun. Plus amusant. Ne pas se prendre la tête.
– I’m hungry, dit-il alors qu’ils arrivaient à destination.

_________________

A love like that was a serious illness, an illness from which you never entirely recover.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Iris Stevenson

messages : 847
name : zoé.
face + © : kristine froseth — moonlight roses, chrysalis.
multinicks : dahlia, poppy.
points : 278
age : twenty-four.
♡ status : seemingly married.
work : veterinary assistant on vacation.
home : her dream house on bridgewater way.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : parker, trent, jax, trent ii, tyler.

The bare thought of her is … Empty
Message· · Sujet: Re: The bare thought of her is … The bare thought of her is … EmptyMer 19 Juin - 0:18

si iris savait pertinemment qui était trent stevenson lorsqu'ils étaient encore au lycée, elle ne savait rien de sa capacité à discuter de n'importe quel sujet en long et en large jusqu'à ce qu'elle épouse son père. il a cette aisance qu'elle lui envie parfois, elle qui n'a jamais su aligner plus de deux phrases lorsqu'un camarade ou un professeur lui posait une question, ou essayait tout simplement de la faire parler. encore aujourd'hui on pourrait dire d'elle qu'elle est le contraire même de loquace, malgré les efforts souvent imperceptibles qu'elle produit dans une tentative parfois vaine de sociabilisation. trent, lui, n'a sans doute jamais eu ce souci. c'est ce qu'elle se dit iris. on naît forcément ainsi, parce qu'elle ne voit pas bien comment on pourrait le devenir. car si c'était possible, de le devenir, pourquoi ne le pourrait-elle pas ? elle se sent bien incapable de parler autant d'un simple jus d'orange elle. après tout, un jus d'orange, c'est un jus d'orange. il y en a des meilleurs que d'autres, c'est évident, mais elle ne pourrait pas expliquer le pourquoi du comment. trent le peut, lui, et ça la fait sourire iris. ce n'est pas parce qu'elle n'en parle pas que ça ne l'intéresse pas, oh pas du tout. elle a même envie d'un savoir un peu plus, de connaître ses préférences à lui. ça peut toujours servir après tout. les yeux sur la route, son sourire s'étire alors qu'elle essaye d'enregistrer toutes les informations qu'il lui donne sans les références nécessaires à la visualisation du produit qu'il évoque. « naked. something... berry. got it. » elle tente tant bien que mal de répéter tout en gardant les yeux sur la route. il n'y a sûrement qu'un seul berry quelque chose chez cette marque, n'est-ce pas ? du coin de l'œil, elle le voit vider une bonne fois pour toutes la bouteille qui n'aura définitivement pas fait long feu - mais un heureux ! elle se sent presque soulagée lorsqu'il lui dit qu'au final, si elle achète une bouteille de minute maid, ça fera l'affaire. jusqu'à ce qu'il se lance dans une nouvelle tirade sur son petit-déjeuner idéal, visiblement assez copieux et plutôt minutieux. sa bouche s'entrouvre au fur et à mesure qu'il la perd, en tout cas jusqu'à ce qu'il lui avoue qu'il ne fait que la taquiner. « oh, ok. » elle lâche dans un rictus soulagé en croisant furtivement son regard. tant mieux, parce qu'elle n'a rien retenu. leur quartier se dessine alors, et c'est à ce moment-là que trent décide de lui poser la question fatidique. pourquoi est-elle avec son père. une question que beaucoup se posent sans jamais oser le lui dire en face. elle n'est pas bête iris, elle sait pertinemment que lorsque les habitants de windmont bay se mettent à chuchoter sans la lâcher du regard, c'est qu'il est question de son mariage. souvent, en tout cas. mais elle commence tout doucement à s'y habituer, et c'est peut-être pour ça qu'elle semble si confiante en répondant à la question qui brûlait les lèvres de trent depuis sûrement trop longtemps déjà. ce qui la rend moins confiante, en revanche, c'est la réponse du brun, bien plus virulente que le ton qu'il emploie. « wait what ? » est tout ce qu'elle arrive à sortir d'une voix presque tremblante. elle se sent démunie iris, incomprise. comme avec les autres. comme toujours. « no i-- » elle tente de s'expliquer, mais il ne lui en laisse pas l'occasion. et iris, elle n'est pas du genre à tenir tête à quelqu'un. et surtout pas à un trent stevenson. pas quand on n'est qu'une iris. elle aurait aimé lui dire qu'elle est une personne à part entière, que personne ne lui dit quoi dire. qu'elle n'a pas besoin de son mari pour penser, qu'elle est tout à fait capable de se débrouiller toute seule. l'est-elle ? sa pensée se stoppe alors que la maison se dresse devant eux, signifiant la fin de cet échange doux-amer qui semble s'ouvrir sur une note plus positive. « would you like me to do... whatever you said you like, earlier ? » elle propose d'une voix douce en cherchant son regard. « i would need you to... refresh my memory, but i can make it. »

_________________
i guess i could be pretty pissed off about what happened to me, but it's hard to stay mad when there's so much beauty in the world -- american beauty.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




The bare thought of her is … Empty
Message· · Sujet: Re: The bare thought of her is … The bare thought of her is … Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
The bare thought of her is …
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» USAID BARE GOUVENMAN PREVAL-BELLERIVE KI TE BAY MANTI NAN BILAN TRANBLEMAN LATÈ
» Jessica Randfield - The world is a thought that does not think
» ~ so i bare my skin and i count my sins. (telly)
» i thought you should know... • Ft Damon S. McGrégor
» Hi ... I thought you were gone ✖ Araewen

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: vagabond :: butterfly effect :: season 1-
Sauter vers: