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 here we are just the same (samantha)

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beneath the sheets of paper lies my truth

Jude Dyer

messages : 1946
name : nepenthès
face + © : harry styles.
multinicks : garett - charlotte - ellie - naaji - filip
points : 1478
age : 25 y.o.
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Message· · Sujet: here we are just the same (samantha) Lun 17 Sep - 22:27


14th september 2018
Heavy words are hard to take
Under pressure precious things can break
And how we feel is hard to fake

@Samantha Webber


C’était un sentiment étrange qui l’assaillait alors qu’il pénétrait dans la rue du Dinner en cette fin de journée. Comme un parfum de nostalgie qui volait dans l’air. Un parfum de fébrilité également. La décision qu’il avait prise quelques jours plus tôt de quitter sa maison de disque, ses producteurs et son management s’était faite sur un coup de tête en apparence. Il avait tant reculé cette possibilité, refusant de sauter dans l’inconnu tant ce dernier lui faisait peur, d’une peur si forte qu’elle s’apparentait à une véritable terreur le fixant sur place. Il avait conscience des conséquences importantes auxquelles il allait devoir faire face. Ses producteurs ne lui avaient pas dissimulé leur intention de le traîner devant les tribunaux et n’hésitaient pas à mettre en avant une de ses clauses qui pouvait l’empêcher de faire la moindre musique durant une décennie. Il s’était contenté de hausser les épaules : ils étaient parvenus à le dégoûter de la musique, peu lui importait sur le moment. Même s’il savait au fond de lui qu’il ne pouvait pas vivre sans cette dernière. Il avait goûté à l’ivresse de vivre de sa passion, s’y était perdu mais maintenant qu’il s’était retrouvé, il n’en avait pas oublié la sensation. Sally l’avait soutenue, lui assurant qu’ils trouveraient le meilleur des avocats pour défendre ses intérêts et il la croyait. Sans doute devait-il leur faire payer toutes ces années gâchées à être leur marionnette. Néanmoins, le moment n’était pas encore aux pensées belliqueuses. Il appréciait d’être entouré de sa famille, de personnes qui l’aimaient pour ce qu’il était et non pas pour ce qu’il représentait ou pour ce que son compte en banque comportait. Plus que tout autre, il était soulagé d’avoir pu assumer ses sentiments qu’il avait trop longtemps tus. La démarche qu’il avait commencé à entreprendre après avoir claqué la porte de ses producteurs n’était que le début. Le chemin était encore long à parcourir. Il avait passé ces dernières années à s’oublier, cela prenait du temps de se retrouver. Et l’une des étapes passait par revenir dans son passé, l’embrasser entièrement et se laisser fondre en lui.

La porte tinta derrière lui lorsqu’il pénétra les lieux, promenant son regard sur les clients qui échangeaient joyeusement. Un groupe de lycéens qui évoquaient les dernières rumeurs et leurs impressions sur cette nouvelle année scolaire qui commençait. Des familles qui venaient se retrouver après une longue journée de travail. Des amoureux qui découvraient ensemble leurs premiers émois. Et des vieux amis qui devaient apprendre à se ré-apprivoiser. Ne voyant pas la charmante tête blonde de son ancienne meilleur amie qu’il espérait revoir plus régulièrement, il trouva une place libre, faisant un signe de la main à la serveuse avant de plonger son nez dans une carte qu’il connaissait par cœur, cette dernière n’ayant pas changé depuis l’époque où sa bande d’amis et lui se serraient dans les booths pour manger une glace. C’était bon de temps à autre de voir que rien ne changeait, c’était rassurant. Ce qui l’était un peu moins c’était de constater qu’une coupe de glace portait désormais son nom. Fronçant les sourcils, il analysa le contenu de cette dernière : des poires ? Il détestait les poires. Il fronça le nez en reposant sa carte alors que la porte tinta à nouveau dévoilant la silhouette gracile de la jeune femme. Elle n’avait pas changé au final. Bon, certes, il l’avait revu il y a peu lors de cet après-midi terrifiante où un enfant s’était de nouveau fait enlevé à la vue et au su de tous sans que personne ne remarque quoi que ce soit. Leurs retrouvailles involontaires n’avaient cependant été que furtives et sans le moindre rapport avec celles qui devaient se dérouler aujourd’hui. Il se leva et lui fit un signe timide de la main, l’observant se rapprocher, le cœur battant la chamade. Il ne faisait pas le fier. Il ne l’était pas non plus. Arrivé à sa hauteur, il hésita sur la démarche à suivre. Son instinct lui disait de la serrer dans ses bras en souvenir du bon vieux temps et parce que c’était sa manière d’être. Son cerveau l’alertait du fait qu’elle n’apprécierait sans doute pas. « Hey, Sam ! » murmura-t-il finalement avant de se pencher avec hésitation vers elle et de finalement suivre son instinct. Il ferma les yeux quelques instants, appréciant de retrouver son parfum et sentir son petit corps frêle contre le sien. Elle lui avait manqué, il s’en rendait cruellement compte aujourd’hui. Finalement, il se détacha et l’invita à s’asseoir avant de faire de même. « Comment tu vas ? » lui demanda-t-il, s’inquiétant sincèrement de son état d’esprit. Nico lui avait appris pour le divorce.

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Samantha Bradbury

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Message· · Sujet: Re: here we are just the same (samantha) Sam 20 Oct - 12:28

Ce début de mois de septembre 2018 regorgeait de bouleversements dans ma vie. Il y a un peu plus d’une semaine, mon frère Jackson a enfin su que l’homme qui partage ma vie depuis plusieurs mois n’est autre que son ami de surf Peter… Pilule qu’il a plutôt bien avalée, fort heureusement. Quant à Samson, je n’ai pas pu le revoir depuis ce terrible soir de rupture… Cela me fait tout drôle de me savoir officiellement divorcée maintenant. C’est tout frais, ça ne date que de deux jours, mais j’ai eu du mal à accuser le coup. J’ai pu échanger quelques mots avec Sam, par messages seulement. Je me devais de lui annoncer pour le bébé, car j’ai eu peur qu’il l’apprenne par quelqu’un d’autre. J’aurais aimé pouvoir le lui dire de visu, malheureusement il quitte les Etats-Unis pour partir au Canada, une histoire assez intrigante dans sa façon de me l’avoir annoncée. J’espère de tout cœur qu’il va bien et que là-bas, il retrouvera le bonheur qu’il a sans doute perdu ici, à Windmont Bay, au fil des années.
Et puis cet autre bouleversement, je suis sur le point de le vivre alors que je me dirige vers le diner toujours fièrement dressé depuis mon enfance sur cette rue foulée des milliers de fois par nos pieds, celui où la A-Team aimait se retrouver autrefois. C’est certainement pour cela que j’ai proposé à Jude de nous rencontrer ici. Jude… Quand je pense à lui, ça tournicote au creux de mon ventre, une sensation douce-amère. Je suis heureuse de pouvoir le revoir, surtout après la frayeur qu’il nous a faite durant l’été. Et comme je regrette de ne pas avoir été là pour lui… D’avoir frôlé cet instant où il aurait pu basculer de l’autre côté, à tout jamais. Et pourtant, l’amertume refait surface quand je repense au mal que j’ai ressenti à cause de lui. Depuis des années, à croire que je ne lui ai pas totalement pardonné, même si j’affirme le contraire. Les sentiments ont du mal à s’effacer, j’imagine…

Je pousse la porte du café-restaurant avec une envie d’aller de l’avant, de laisser le passé derrière et de pouvoir – peut-être, car je voudrais saisir cette opportunité – retrouver mon meilleur ami perdu jusqu’alors. Il a souhaité me rencontrer, j’ose espérer que c’est pour une bonne raison. Et Jude m’a manqué depuis le moment où il m’a tourné le dos.

Une fois à l’intérieur, mon regard scrute les booths pour voir si Jude est arrivé, et la silhouette de quelqu’un qui se lève attire mon attention. Un sourire plein de nostalgie étire alors mes lèvres et mon cœur s’emballe. Je me retrouve des années en arrière, à l’âge de l’adolescence, lorsque nous nous retrouvions ici, avec Samson, Alex et Nico. Jude n’a pas changé, il a toujours cette frimousse qui remplit mon cœur d’un drôle de sentiment. Je le vois avec ses cheveux fraichement coupés, ça lui va tellement mieux… Je déglutis et je finis par m’avancer vers lui, un peu gênée d’avoir à lui parler après ces années de silence, même si nous nous sommes vus par deux fois ces derniers mois, mais cela a toujours été dans des circonstances déplorables. Et j’en porte encore la culpabilité, puisque le lendemain de notre dernière rencontre, mon ancien meilleur ami tentait d’ôter sa vie. Mon cœur se serre à cette pensée alors que je me trouve à présent face à Jude, mon regard ancré dans le sien. « Hey, Sam ! » Sa voix. Sa voix devenue bien plus profonde et rauque qu’autrefois, c’est à m’en faire frémir. De plaisir. « Hey, Jude », je réponds simplement, légèrement intimidée. Je n’ai qu’une envie, le prendre dans mes bras. Et comme s’il pouvait lire dans mes pensées, c’est lui qui vient envelopper mon corps de ses bras. Je savoure cette étreinte qui me fait monter une vague d’émotions, tellement que je sens ma gorge se serrer et mes yeux s’humidifier. Et je ne pense pas que cela vienne des hormones. Si seulement ce simple geste pouvait effacer tout ce qui s’est passé autrefois entre nous… Je ferme les yeux pour laisser mes autres sens s’imprégner de cette sensation. Son parfum n’a pas changé, peu importe s’il porte d’autres parfums qui couvrirait son odeur, je pourrai le reconnaître entre mille. J’ai l’impression de me perdre dans ses bras, dans ce corps devenu très grand face au mien. Il m’invite à m’installer et je ne gaspille pas une seconde, voulant à tout prix profiter de chaque instant avec lui.

« Comment tu vas ? » Honnêtement, je ne sais pas trop par quoi commencer… Alors je le regarde, cherchant cette réponse au fond de ses yeux verts toujours aussi magnifiques, puis je soupire. Je vais commencer par la fin… Sûrement que c’est cela qui l’intéressera le plus, toute cette histoire avec Samson, qu’il connait bien, très bien, même. Machinalement, mes doigts viennent chercher l’alliance que je portais à la main gauche, mais qui est absente depuis plusieurs semaines maintenant. Un pincement au cœur vient perturber mon fil de pensées, même si, je le sais, je n’ai aucune raison de me plaindre puisque je suis heureuse, aujourd’hui, en partageant la vie de Peter et en attendant un heureux événement. « J’ignore si tu le sais, mais avec Samson, c’est terminé… » j’annonce alors de but en blanc, tirant sur le pansement d’un coup sec. Je pense qu’il est au courant, parce que Nico a dû le lui dire, ou Alex, ou toute autre personne… Samson lui-même, peut-être bien. J’ignore si les deux se sont rabibochés. « Mais ça va… Le divorce a été prononcé officiellement avant-hier… Ca fait bizarre, mais… ça va. » Je termine ma phrase avec un sourire, en pensant à Peter. Je me racle la gorge avant de continuer. « Ca fait toujours un peu étrange de devoir poursuivre sa vie sans la personne qu’on a aimée », tout comme ça l’a été pour Jude et moi autrefois, « mais on y survit toujours. Et puis… » Mon sourire s’agrandit parce que j’ai aussi de bonnes nouvelles à lui annoncer. « J’ai quelqu’un d’autre dans ma vie à présent. Et dans six mois encore quelqu’un d’autre… » Je ne sais pas s’il comprendra. Mais je voudrais qu’il sache pour Peter et pour le bébé. Ma vie est passée des ténèbres à la lumière et j’espère qu’il en est de même pour lui. La serveuse vient à notre rencontre pour prendre la commande, ce qui nous distrait de nos sujets de conversation et lorsqu’elle repart, j’opte pour prendre de ses nouvelles à présent. « Et toi, Jude, comment tu te sens aujourd’hui ? » J’ai préféré ne pas poser la question simple de « comment ça va », à laquelle on a trop tendance à répondre de façon machinale et superficielle. Jude sait qu’avec moi, il peut se confier. Du moins, je l’espère, parce que notre lien, malgré les aléas, a toujours été profond pour moi. Il subit lui aussi des bouleversements dans sa vie qui ont dû lui ouvrir de nouvelles perspectives. La preuve dernièrement lorsque j’ai vu sur son mazebird qu’il avait rompu son contrat avec sa maison de disques. Je pense qu’il tente aujourd’hui de mettre de l’ordre dans sa vie et c’est très honorable. D’où, sans doute, ma présence aujourd’hui dans ce diner avec lui.
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Jude Dyer

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Message· · Sujet: Re: here we are just the same (samantha) Mar 23 Oct - 22:36

C’était un sentiment étrange qui l’habitait alors qu’il observait la jeune femme en face de lui, une table les séparant physiquement mais une vie entière s’exprimait silencieusement entre eux. Tant de choses s’étaient passées depuis la dernière fois qu’ils s’étaient retrouvés seuls à seuls. Ils avaient grandi et évolué l’un et l’autre, avaient traversé des coups durs pour mieux remonter la pente, avaient vécu des joies indicibles et des déceptions amères, avaient même aimé et haï. S’il existait toujours une gêne entre eux, composée de non dits et de reproches interdits, il ne pouvait contester le fait que les émotions qui le traversaient lui paraissaient naturelles, aisées malgré tout. Elle avait été sa meilleure amie comme il avait été le sien. Même s’ils avaient grandi et profondément changés, il existerait toujours cette base de facilité entre les deux jeunes gens. On ne vivait pas des décennies ensemble pour tout oublier. Les mécanismes revenaient. Il lui adressa un léger sourire contrit lorsqu’elle évoqua sans détour sa situation sentimentale naufragée. « Oui, je sais. Nico me l’a dit. » Il n’était pas à l’aise, ayant l’impression d’avoir le postérieur entre deux chaises. Les Sam avaient été ses meilleurs amis l’un et l’autre de manière différente mais il avait toujours été beaucoup plus proche du pendant masculin pour des raisons qu’il avait tu et sur lesquelles il n’avait finalement ouvert les yeux que tardivement. Néanmoins, même s’il avait éprouvé une jalousie mordante devant leur bonheur éclatant et qu’il lui était arrivé parfois d’espérer qu’ils ne se séparent dans un réflexe purement égoïste et malsain, il devait bien avouer que maintenant que cela était chose faite, il le regrettait amèrement. Il les aimait tous les deux et savoir qu’ils avaient souffert à ce point lui serrait le cœur. « Je suis désolé. » Il avança la main pour saisir celle de la blondinette, la serrant furtivement avant de la reprendre et de manquer un battement de cœur en suite de ses propos. Il eut un petit rire nerveux qu’il ne put empêcher d’échapper de ses lèvres, secouant ses cheveux désormais trop courts au goût de certains. « A qui le dis-tu… » Il soupira profondément alors que son regard se posa furtivement sur les derniers rayons d’été qui dardaient sur le paysage de cette petite ville de l’Oregon. Il empêcha son esprit de vagabonder un peu trop du côté d’un certain jeune homme aux yeux clairs, au sourire contagieux et à la tignasse aussi rebelle que la sienne, et parvint à reporter son attention sur la raison de sa présence dans ce café. Ce n’était pas le moment de se laisser emporter par autre chose que la douceur de son amie.

Il haussa les sourcils surpris à la suite de ses affirmations. Certes, il avait cru comprendre que la chute de leur mariage avait été en lien avec une tierce personne : Nico avait la langue bien pendue, entre autre chose. Donc là n’était pas la surprise. Non, la surprise venait de ce qu’elle impliquait dans les termes utilisés. Jude n’avait jamais été le plus brillant des élèves de Windmont Bay mais il pouvait néanmoins comprendre les subtilités de la langue, surtout lorsqu’elles étaient aussi importantes. « Oh. » prononça-t-il, les yeux grands ouverts, ne sachant comment réagir. C’était une bonne nouvelle évidemment et il était sincèrement heureux pour le bonheur retrouvé par son ancienne meilleure amie. Néanmoins, il ne pouvait s’empêcher de se sentir trahi pour son autre ancien meilleur ami. L’atterrissage était un peu dur et la pilule compliquée à avaler. Dans tous les sens du terme manifestement. « Je… whaou. » Ne sachant que faire, il prit le parti une fois de plus de suivre son instant et lui adressa un large sourire. « Félicitations. C’est whaou ! » Les mots lui manquaient. Au-delà du fait qu’elle était enceinte d’un autre aussi peu de temps après le divorce, cela demeurait un choc pour le jeune homme le renvoyant à sa propre paternité qu’il ne vivrait sans doute jamais. Ils avaient le même âge et elle allait devenir maman. C’était beaucoup de changement. Sans doute était-elle prête et l’enfant voulu, il n’en demeurait pas moins que c’était une révolution. « C’est une fille ? Un garçon ? Tu dois être heureuse, non ? C’est une merveilleuse nouvelle. » Il soupira. Une fois la surprise passée et le choc encaissé, il remarqua le pétillement mutin de son regard, le léger rouge qui empourprait ses joues, l’apaisement de ses traits. Et son cœur s’apaisa. C’était mieux ainsi pour tout le monde. « C’est sincère. Je ne vous souhaite à toi et ce bel inconnu que le plus beau des bonheurs. »

Il lui sourit à nouveau avant de prendre une profonde inspiration. Comment allait-il aujourd’hui ? C’était une question qui revenait sans cesse. Que ce soit de la part de Sally, de ses parents ou de ses amis. Voire même de ses producteurs et managers. Il faisait la sourde oreille à l’égard de ces derniers, préparant avec le soutien de sa sœur et d’un avocat une contre-attaque à l’encontre de ceux-ci. Mais globalement, il allait … « Mieux. Beaucoup mieux. » Il n’allait pas mentir ou ignorer l’éléphant dans la pièce. Sa tentative de suicide n’était un secret pour personne, surtout pas pour Samantha qui lui avait rapidement témoigné son soutien, et surtout lui avait permis d’être un véritable électrochoc. Il avait pu faire son coming-out auprès de sa famille qui avait réagi comme la famille parfaite qu’ils avaient toujours été, auprès de Nico qui lui avait demandé quelle était la véritable nouvelle, auprès d’Alex qui l’avait prise dans ses bras sans un mot parce qu’il n’y en avait jamais eu besoin entre eux et même auprès de Samson, même s’il aurait préféré le faire de vive voix. Ne manquait plus qu’il ne l’avoue à la dernière personne à qui il avait menti, la seule qu’il ait manipulée de la pire façon qui soit. Il se gratta l’arrière de la tête. « Ca m’a pris du temps mais je vais beaucoup mieux maintenant. » Il secoua négativement la tête. « La dernière fois, j’étais… un véritable déchet. Désolé pour le spectacle que je vous ai imposé. Vous n’aviez vraiment pas besoin de ça. » Il déglutit péniblement. Il ne pouvait plus reculer maintenant. « Ce n’est pas quelque chose de facile à dire. Ca devrait l’être mais ça ne l’est jamais. Mais je voulais te le dire de vive voix avant que tu ne le découvres. » Car elle allait forcément le découvrir. Il ne pouvait plus conserver ce secret en lui. Il ne le voulait plus. Sa jambe droite se mit à battre frénétiquement de nervosité. Il souffla bruyamment avant de lâcher d’une traite, sans s’arrêter. « Je suis gay. » Comme un sparadrap, sans réfléchir.

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Samantha Bradbury

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Message· · Sujet: Re: here we are just the same (samantha) Mar 20 Nov - 19:39

Ah, Nico lui a annoncé ma rupture, c’est bien ce que je pensais. Je me demande ce qu’il en a pensé sur le moment, et j’aimerais pouvoir lire dans son esprit à ce moment précis. « Je suis désolé. » Sa sincérité me crève le cœur et j’ai l’impression d’être à nouveau une adolescente face au garçon de ses rêves. Son geste plein de douceur lorsqu’il me prend la main pour montrer sa peine me touche. Un sourire perce sur mon visage. « Merci » dis-je simplement. « C’était ce qu’il y avait de mieux à faire, la fin a été atroce… » Si je pouvais la réécrire, je le ferais. J’ai aimé Samson jusqu’au bout, malgré les erreurs que j’ai pu commettre. Et je suis toujours en phase d’apprentissage pour vivre et aimer Peter tout en effaçant mes sentiments pour Sam. Mais vivre en aimant deux hommes à la fois n’est pas quelque chose qui m’est étranger, comme si j’avais toujours su marcher entre deux routes. L’annonce de ma grossesse était la partie que je redoutais le plus, à vrai dire. J’avais peur des jugements, et surtout ceux des personnes auxquelles je tiens le plus, comme Jude. « Oh. » Eh oui, la surprise est grande, je le sais, et je le vois sur son visage. « Je… whaou. Félicitations. C’est whaou ! » Un sourire un peu gêné se glisse sur mes lèvres et je baisse le regard vers mon ventre que je viens caresser doucement, avec tendresse, en pensant au petit être qui grandit à l’intérieur. « C’est une fille ? Un garçon ? Tu dois être heureuse, non ? C’est une merveilleuse nouvelle. C’est sincère. Je ne vous souhaite à toi et ce bel inconnu que le plus beau des bonheurs. » « On ne le sait pas encore, mais avec un peu de chance, le mystère sera élucidé très vite, à la prochaine écho. Merci pour tes vœux, c’est adorable. Tu dois sans doute penser que ce bébé arrive très tôt… trop tôt. J’imagine que tu as déjà été mis au courant par Nico, mais… je préfère te raconter moi-même comment ça s’est passé. J’ai connu Peter avant que Sam et moi, on… avant que ça se termine. Je sais, c’est mal, et je m’en voudrai toujours pour ça. Mais Peter a été une bouée de secours sans laquelle je me serais noyée, Jude. Je n’allais pas bien, pas bien du tout… » J’hésite à lui raconter les faits réels pour ne pas lui remémorer de mauvais - et encore trop frais - souvenirs pour lui. Je tourne le regard vers l’extérieur du restaurant pour éviter de voir la peine ou la déception dans ses yeux, car ce serait trop difficile à endurer. « J’étais si malheureuse… je me détestais et je n’avais plus rien qui me raccrochait à la vie. » Mon cœur s’emballe en me replongeant dans ces derniers mois qui ont été très difficiles à vivre pour moi et une montée de larmes vient embuer mon regard. Avec un peu de chance, Jude ne le remarquera pas. « Et je sais que ce que j’ai fait est impardonnable, mais Peter a été une petite lumière dans mes ténèbres… Et je l’ai suivie. Et… le bébé n’était absolument pas prévu… » Le regard à présent rivé sur le plateau de la table, je trifouille mes doigts pour calmer mes émotions et lever la honte qui pèse sur moi. « J’espère que tu ne m’en veux pas, Jude… » D’avoir trahi Sam, d’avoir fait du mal à son meilleur ami d’enfance, le seul qui comptait vraiment à ses yeux. J’ai toujours été mise de côté et son départ définitif soudain de nos vies, à New York, en témoignait. Pas un mot pour la pauvre Samantha, pas un soutien. Malgré son petit numéro de jalousie qu’il m’a fait lors de notre dispute en terminale, je crois que je n’ai jamais réellement compté pour lui, je n’étais que la pièce rapportée dont on s’encombrait à l’époque. Et pourtant… Etrangement, même si Jude m’a effacée de sa vie il y a plusieurs années, son avis comptera toujours pour moi. Je suis restée la même Samantha qu’autrefois, à forger en quelque sorte ma vie selon Jude Dyer. Parce qu’il a été le premier et le plus grand. Celui qu'on n'oublie pas et qui marque à jamais.

Par chance, la serveuse vient mettre un terme à mon agonie, me laissant l’opportunité de repositionner mon masque sur mon visage. Dévier la conversation sur lui me paraît une meilleure stratégie. « Mieux. Beaucoup mieux. » Je détaille son visage pour tenter d’y lire un mensonge caché, mais il me semble sincère et cela m’apaise immédiatement. Cependant, les secondes qui suivent, Jude semble cacher un malaise et cela m’intrigue. « Ca m’a pris du temps mais je vais beaucoup mieux maintenant. La dernière fois, j’étais… un véritable déchet. Désolé pour le spectacle que je vous ai imposé. Vous n’aviez vraiment pas besoin de ça. » Cela me peine qu’il ressente le besoin de s’excuser auprès de moi. Je ne peux que comprendre le tourbillon dans lequel il était pris au piège. « Ne t’en fais pas pour ça, Jude, ce n’est rien… » dis-je doucement avec tendresse et compassion, puis je le laisse poursuivre. « Ce n’est pas quelque chose de facile à dire. Ca devrait l’être mais ça ne l’est jamais. » J’ignore de quoi il me parle à présent, mais mon visage est tiré par des traits concentrés et sérieux. « Mais je voulais te le dire de vive voix avant que tu ne le découvres. » En voilà, un mystère… Mon cœur s’emballe à nouveau, j’ai l’impression que son annonce va bouleverser l’ordre des choses. Ma curiosité est piquée, mais j’ai peur des conséquences… « Je suis gay. » Contre mon gré, j’ai un geste de recul, sans lâcher Jude des yeux. Ma bouche s’entrouvre de surprise et je reste silencieuse, choquée par l’annonce. J’ai pourtant envie de répondre, et je sais que les mots qu’il a besoin d’entendre seraient des mots d’encouragement, de félicitations etc. Cependant, des flashbacks viennent crépiter devant mes yeux et tout ce que je serais capable de sortir serait des « mais… ». Alors je me tais, laissant à mon cerveau le temps d’arrêter de s’affoler. Je termine par prendre une grande inspiration et un sourire illumine mon visage. Ma main vient trouver la sienne. « Merci pour ta confiance et bravo pour ton courage, Jude », j’arrive enfin à prononcer, le cœur serré. Je réalise alors que j’ai été complètement stupide de ne pas avoir vu la réalité, et j’émets un petit rire moqueur à mon encontre. « Bon sang… comme j’ai été conne ! … Aveuglée par… ! » je me stoppe. « Désolée… je suis très surprise alors que je n’aurais pas dû l’être, je présume… Quelle amie je suis… Une piètre amie. Les autres sont au courant ? » M’est avis que oui. Je parle bien sûr de la A-Team.  « Wow Jude, je… Je me sens terriblement nulle. De ne pas avoir pu te soutenir dès le départ… » D’ailleurs je me demande depuis quand il s’en est rendu compte. Peut-être que c’est récent ? Sinon ses conquêtes féminines au lycée étaient un merveilleux camouflage. Et je ris à nouveau, cette fois complètement gênée. « … et aussi pour autre chose, mais je ne sais pas si c’est avouable après tant d’années. » Bon, OK, j’en ai sûrement trop dit et pas assez à la fois. « Ca te fait quoi de pouvoir sortir du placard ? » Ca doit être libérateur. Effrayant mais sacrément libérateur. Je lui envoie un magnifique sourire sincère, creusant la fossette sur ma joue, et je viens reprendre sa main au-dessus de la table. « Je suis heureuse que tu puisses le faire à présent, Jude. » Je n’ai toujours voulu que son bonheur. Et la vérité mène sur la voie du bonheur, indéniablement.
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Message· · Sujet: Re: here we are just the same (samantha) Sam 8 Déc - 20:06

Il ne put s’empêcher de mordiller les lèvres, légèrement gêné de ce qu’elle lui racontait. Il s’en voulait de ne pas avoir su être présente pour elle. De l’avoir lâchement abandonné lorsqu’il avait commencé à trop souffrir de la situation. Il aurait dû être plus fort, pour elle, pour lui, pour eux. Après tout, à la base, il s’agissait de l’une de ses meilleures amies. S’il savait la raison pour laquelle ils s’étaient progressivement éloignés l’un de l’autre, il demeurait pas moins qu’elle demeurait l’une des personnes qui avait le plus compté dans sa jeunesse, lorsque tout allait bien et où, rétrospectivement parlant, il avait sans doute été le plus heureux. Aujourd’hui était un jour nouveau. Il avait touché le fond et ne pouvait plus creuser davantage, ses doigts ensanglantés s’étant frottés à bien trop dur pour leurs chairs meurtris. Il se reconstruisait, lentement, par petits morceaux. L’adieu à la seule présence mortelle qui lui avait permis, de manière particulièrement contradictoire, de tenir le coup ne s’était pas faite sans mal mais il était désormais clean de toute drogue depuis 63 jours. Il avait réussi à tenir aussi longtemps mais uniquement en institut. La période la plus difficile serait encore à venir lorsqu’il lui serait facile de retomber dans ses vieux démons, à la différence près qu’il n’en avait pas envie, qu’il avait désormais réalisé l’inutilité grandissante de cette faiblesse. Il avait ouvert les yeux sur son entourage, s’était séparé des personnes toxiques pour ne se concentrer que sur celles qui lui vouaient un amour indéfectible. Et elles étaient plus nombreuses qu’il ne l’aurait alors cru : Sally et sa famille évidemment même s’il n’avait jamais eu le moindre doute évidemment, Nico et Alex qui avaient toujours cru en lui-même lorsqu’il avait fini par ne plus croire lui-même, Lola qui savait toujours répondre présente en cas de coup dur, Samson avec qui il avait pu vider son sac et renouer des liens qui étaient bien trop distendus et surtout Isaiah qui était réapparu dans sa vie au moment où il en avait eu le plus besoin l’illuminant une fois de plus de sa seule présence. Voilà que Samantha venait à son tour toquer à la porte d’ores et déjà grande ouverte. Il lui serra la main un peu plus fort lorsqu’elle souleva légèrement le voile de ses secrets les plus inavouables, prélude à ce qu’il voulait faire à son tour. Il la comprenait. Il la comprenait sans doute mieux que quiconque ne pouvait jamais la comprendre. Qu’il s’agisse de son frère, de Samson ou de son nouvel amour, Jude savait ce qu’elle avait traversé, ce qu’elle traversait peut être encore et ce qu’il mettrait tout en œuvre pour que jamais elle n’ait à rendre les armes. Il n’y avait pas d’explication, pas d’excuse à donner. C’était ainsi ; cela serait toujours ainsi. On ne pouvait jamais totalement se l’arracher de soi-même ; à défaut, on arrachait une partie de soi-même tellement important qu’elle entraînerait de toute manière une fin irrémédiable. Il déposa un léger baiser sur ses doigts avant de lui adresser un sourire réconfortant. « Tu mérites d’être heureuse, Sam. Et tu continueras à l’être. » Il haussa les épaules. « Je suis là quoi qu’il arrive. J’aurai dû être présent. Je m’en excuse. Mais maintenant, je suis là. Vraiment. »

Il s’attendait à une telle réaction de Samantha en un sens ; il demeure que cela lui cause une petite pointe comme à chaque fois que les personnes autour ont ce geste de retour. Il sait que parmi toutes les personnes à qui il doit évoquer la question, la jeune femme est sans doute l’une de celles qu’il risquerait de plus blesser. Ils étaient meilleurs amis ; ils étaient sensé tout se dire, tout s’avouer. Et pourtant des années après, alors que tant de choses sont arrivées dans leurs existences, ils demeuraient incapable de tirer le vrai, de mettre les cartes sur tables. Il savait combien il l’avait fait souffrir par le passé. Il avait toujours su au fond de lui qu’elle, Sam et lui avaient été pris dans un triangle amoureux sans fin, un vaudeville que n’aurait pas renié leur professeur de théâtre d’alors. Il en avait d’ailleurs joué par pure esprit de jalousie mal placée. Parce qu’il avait voulu faire mal à Samson comme ce dernier lui avait inconsciemment fait du mal. Parce qu’il avait voulu la blesser elle parce qu’elle lui avait volé tout ce qu’il avait toujours aimé, du moins le pensait-il alors. Il avait aimé Samson alors que celui-ci avait aimé Samantha. Il avait trahi cette dernière, lui faisant croire qu’il avait des sentiments pour elle, tout en sachant pertinemment que ce qu’elle ressentait à son égard était bien plus que de l’amitié. Il était peut être jeune et stupide à l’époque, aveugle et sourd à ses propres sentiments mais il y avait des regards, des gestes qui ne trompaient pas. Il avait su tirer son épingle du jeu, se jouer d’eux dans la plus grande partie de manipulation à laquelle il n’ait jamais pris part. Et tout ça pour quoi ? Pour qu’au final, ils soient tous les trois aussi malheureux. Il avait tout ruiné pour un résultat proche du néant, un résultat qu’il avait réalisé bien trop tard qu’il ne voulait pas. Ses paroles confirmèrent ses soupçons d’alors et il lui adressa un léger sourire. « Merci. » répondit-il d’une toute petite voix. Il était heureux d’avoir enfin avoué ce qu’il s’était longtemps caché et il l’était tout autant de la réaction de son amie, une fois la surprise passée. La voix grave du jeune homme se tinta d’un petit ricanement alors qu’il hochait négativement la tête. « Non. Je me le suis caché pendant longtemps également. » Non caché n’était pas le terme. « Je me le suis refusé plutôt parce que… » Il laissa sa phrase en suspend. Il ne pouvait pas tout mettre sur le dos de son management. Il lui appartenait d’assumer également ses propres erreurs. « Je n’étais pas prêt, je suppose. » Est-ce qu’il l’était aujourd’hui ? Son esprit dériva sur ses yeux azur qui n’avaient de cesse de le hanter depuis qu’il les avait recroisé dans cette chambre froide d’hôpital. « Nico était au courant. Je n’en ai pas encore parlé à Alex. Samson… je lui ai avoué juste avant qu’il parte. J’avais besoin de le lui dire. Désolé de ne pas avoir pu te l’avouer plus tôt. » Il grimaça, sentant qu’il devait s’expliquer davantage mais la question de la jolie blondinette le prit de court.

« Ca fait un bien fou. Je ne me suis jamais senti aussi libre depuis New York. » Il se mordilla la lèvre et ferma les yeux, se morigénant lui-même. New York était un sujet sensible. Cette ville avait représenté le meilleur et le pire de son existence. C’était là où il avait perdu ses meilleurs amis, là où son cœur s’était brisé pour la première fois en milles morceaux alors qu’il s’était persuadé qu’il ne pourrait jamais plus être réparé. Mais c’était également là où il s’était éveillé à un sentiment bien plus heureux, là où il avait eu un avant goût, furtif et secret certes, de ce que pouvait être le bonheur. Pour les Sam, néanmoins, New York n’avait sans doute laissé qu’un arrière goût amer. Il se racla la gorge, avant de se reprendre, tentant de se rattraper. « Je n’étais pas moi-même durant toutes ces années. J’ai causé du tort à mon entourage en refusant d’ouvrir les yeux et en me laissant convaincre ce qui était bon ou pas sur moi. Je me suis moi-même fait du mal chaque jour un peu plus pour justement éviter de souffrir. Mais, tu le sais sans doute, ce n’était pas la solution. » Il se gratta l’arrière de la tête, ses mains se perdant dans le vide de sa nuque, peu encore habitué à ne pas y retrouver ses longues boucles brunes. « Je voulais aussi te voir pour ça. Non seulement pour t’avouer mon plus lourd secret mais également pour m’excuser de ce que j’ai fait lorsqu’on était en terminales. » Il s’humecta les lèvres, mal à l’aise, en repensant à cette soirée où tout avait basculé. « D’avoir voulu tenter de vous séparer. De t’avoir avoué que je t’aimais alors que je savais… » Il leva les yeux au ciel, incapable de la regarder en face au vu de ce qu’il avait fait et de la raison pour laquelle il l’avait faite. « Alors que je savais que j’étais ton premier amour. » Il grimaça se maudissant. Il était la pire raclure que la Terre n’ait jamais portée. Il avait fait souffrir égoïstement tellement de personnes autour de lui.

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Samantha Bradbury

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Message· · Sujet: Re: here we are just the same (samantha) Dim 10 Fév - 18:06

« Tu mérites d’être heureuse, Sam. Et tu continueras à l’être. Je suis là quoi qu’il arrive. J’aurai dû être présent. Je m’en excuse. Mais maintenant, je suis là. Vraiment. » Je n’en montre rien, mais j’en ai gros sur le cœur en entendant ses paroles. Les vieux souvenirs douloureux défilent sous mes yeux, tous ceux que m’a fait vivre Jude Dyer, et il y en a un sacré paquet, couvrant le spectre entier de l’échelle de la douleur. En guise de réponse, je me contente de sourire poliment, fuyant son regard.

Heureusement, la suite de la conversation dérive vers lui et le fameux secret qu’il a à me dévoiler. Et c’est le choc. L’incompréhension, la déception dissimulée et le choc. Malgré tout, j’arrive à me détendre et à lui répondre des choses sensées et plutôt positives. Et sincèrement, je suis heureuse pour lui si aujourd’hui il réussit à sauter le pas sur sa sexualité. Mais bon… Gay ? Jude est gay ? Le moteur de mes réflexions intérieures s’est emballé et je me sens tellement stupide de ne découvrir cela que maintenant. De ne m’en être même jamais doutée ! Comment cela est-il possible ? Moi qui me vantais de connaître Jude Dyer, en réalité, c’était loin d’être le cas. Il m’avoue ne pas avoir été prêt plus tôt pour reconnaître sa préférence pour les garçons, qu’il refoulait tout ça. Ces révélations me font froncer les sourcils, je suis concentrée sur tout ce qui sort de sa bouche. Pauvre Jude, ça a dû être terriblement lourd à porter… Je comprends qu’au fil des années, le mensonge a été de plus en plus lourd, jusqu'à le tirer jusqu'au fond du gouffre. Je comprends aussi que par rapport à sa situation médiatique, tout cela devait être gardé sous silence. Quelle horreur, pauvre Jude… Mais c’est là que ça me frappe : il m’a menti. Ce soir-là de dernière année de lycée où il m’a dit avoir un faible pour moi, raison de son intervention catastrophique au sein de mon couple avec Samson. Et encore une fois, Jude Dyer m’a blessée. Encore une fois, Samantha Bradbury est la bonne poire, la fille crédule dont on peut bien se moquer, si jamais on la remarque. « Je voulais aussi te voir pour ça. Non seulement pour t’avouer mon plus lourd secret mais également pour m’excuser de ce que j’ai fait lorsqu’on était en terminales. » Je relève les yeux dans les siens, étrangement nos deux fils de pensée se sont croisés. J’ai le cœur qui bat à cent à l’heure à l’idée de reparler de ce moment. Ce moment où, sur le coup, j’ai ressenti une certaine joie à l’idée de savoir Jude intéressé par moi, après toutes ces années où il a été le numéro un dans mon cœur. Mais la confusion m’avait aussi envahie à l’époque, puisque j’étais folle amoureuse de Sam, tant et si bien que même Jude Dyer ne pouvait pas faire le poids. Ces derniers mois, j’ai beaucoup repensé à ça, avec des « et si… » qui venaient embuer mon esprit. Et si j’avais laissé tomber Sam ce soir-là pour me laisser une chance avec Jude ? Je n’aurais sans doute jamais vécu toute cette tristesse de ces derniers mois. Ma belle histoire avec Sam ne serait jamais terminée en divorce. Je ne l’aurais jamais trompé avec Peter… Mais je me ravisais à chaque fois en me disant que Jude m’aurait sans doute laissée tomber pour une autre. Qui en réalité est « un » autre. « D’avoir voulu tenter de vous séparer. De t’avoir avoué que je t’aimais alors que je savais… » Un doute m’assaille et je l’observe, inquiète. Il savait quoi ? Pour moi ? Mes sentiments pour lui ? Non… Comment aurait-il pu savoir ? Je ne lui ai jamais rien dit et je sais qu’Alex n’aurait jamais vendu la mèche. « Alors que je savais que j’étais ton premier amour. » Mon cœur manque un battement et un léger pincement se fait ressentir avant la reprise de la course folle et de l’invasion de la honte dans tout mon être. Mes pommettes s’empourprent immédiatement et tout comme lui, je préfère dévier mon regard pour le poser ailleurs que sur lui. Oh mon dieu, Jude Dyer savait. Je me sentais déjà idiote quelques minutes plus tôt, mais alors là, c’est le pompon. « Je… euuuhhhh… » J’ai soif. Soudainement j’ai très soif. Alors je porte mon verre aux lèvres, en profitant pour me dissimuler derrière. Puis je le dépose sans bruit, très doucement, sur la table, ne le quittant pas des yeux. Mes lèvres se mettent à bouger, comme si elles étaient prêtes à formuler une réponse, mais rien ne sort. Je suis abasourdie. « C’est du passé tout ça », je finis par dire d’un ton faussement léger. C’était pourtant bien vivant il y a quelques mois et Jude a toujours occupé une place très spéciale dans mon cœur. Et ce n’est jamais plaisant de se sentir trompée et utilisée. « Clairement, après ta révélation, je sais que tu n’éprouvais rien pour moi et que tu n’as jamais rien éprouvé pour moi… alors pourquoi tu as voulu nous séparer ? Tu n’étais pas content que ton meilleur ami soit heureux avec moi ? Ou… tu avais peut-être quelque chose contre moi ? » Ou… Oh mon dieu. Mes yeux s’écarquillent soudain et je les plante dans ceux de Jude alors qu’une révélation vient éclairer l’ampoule au-dessus de ma tête. « Noooon… » Samson. Je n’étais pas le problème, enfin peut-être que si, le problème à éliminer, parce que je venais interférer entre lui et Samson. Et je ne parle pas de simple amitié. « C’était à cause de Sam, pas vrai ? » je demande sans trop rentrer dans les détails, je pense qu’il comprendra. Et moi qui pensais à l’époque être prise dans un triangle amoureux dont j’étais le centre… En réalité, ça tournait dans tous les sens. Et le doute s’installe dans mon esprit quant à Sam… Son lien avec Jude était très fort et intense. Est-ce qu’il aurait été possible que lui aussi ressente quelque chose pour Jude ? Est-ce que… Non… Stop, Samantha. Arrête les scénarios tordus. Et pourtant, n’avait-on jamais plaisanté, à l’époque, en disant que si je n’étais pas là, on aurait pu les marier, eux deux, tant ils étaient proches ? « Oh mon dieu, j’ai tellement honte, Jude, si tu savais… Je suis vraiment la dernière des connes… » Cette dernière remarque était plus pour moi-même que pour lui. Un ricanement de moquerie envers moi-même passe la barrière de mes lèvres. « J’étais tellement folle de toi, comment j’ai pu être aussi aveugle ? Jude Dyer que je connaissais sur le bout des doigts… Je connaissais toutes tes petites manies, toutes tes mimiques, tes sourires creusant tes adorables fossettes, tes rires, tes regards, tes gestes. Cette façon hypnotisante de bouger le bout de ton nez quand tu parles… Encore aujourd’hui, ça me fait de l’effet… » Un nouveau soupir mélangé à un ricanement. « Je pouvais toujours attendre que tu me voies autrement… alors que tu avais l’autre Sam dans ta ligne de mire. » Un soupir profond m’aide à relâcher la pression et je me calme, ainsi que mon cœur. « Une fin heureuse entre nous trois était impossible… » je finis par dire d’une voix calme pleine d'amertume. Et je repense à Sam, à notre divorce, à cette souffrance entre nous. Je repense à ce jour où Sam avait débarqué au magasin, suite à sa rencontre fortuite avec Jude au supermarché. A ce trouble que Dyer avait réveillé en lui. En moi aussi. « On est maudit, Jude… » je réfléchis tout haut. « … et pourtant, je pense sincèrement qu’on a toujours voulu que le bonheur de l’autre… » La vie a de drôles de façons de nous mettre à l’épreuve. « C’est toujours ce que j’ai voulu pour toi, Jude. Depuis le moment où j’ai vu cette brute s’en prendre à toi derrière le bâtiment, à l’école. Je n’étais pas assez courageuse pour l’en empêcher, mais j’ai tout fait pour t’apporter un peu de bonheur et de gentillesse, en catimini. Je partageais toujours mon goûter en deux pour en déposer la moitié dans ton casier quand tu ne me voyais pas » Ce souvenir me fait rougir. C’est comme ça que tout a commencé entre Jude et moi. Et puis j’ai nourri cet amour à sens unique au fil des mois et des années, en silence, sans jamais rien demander mais en espérant, tout simplement. « Sans parler de sentiments amoureux… » je me racle la gorge pour montrer mon malaise par rapport à ça, « … je t’aime, Jude. Je t’ai toujours aimé et… » Ma gorge se serre à présent alors que mes yeux commencent à s’embuer. « … je n’aurais pas supporté que tu réussisses ce que tu as entrepris de faire il y a quelques semaines. » Je n’arrive toujours pas à utiliser le mot « suicide ». « Je pense sincèrement que je n’y aurais pas survécu. » Je mêle mes deux mains aux siennes, sur la table. « Je suis tellement soulagée que tu aies pu surmonter ça et… je suis désolée si quelque part j’ai été un mauvais élément dans ta vie. Je vais me racheter, et si tu veux, je passerai tous les jours chez toi pour te déposer la moitié de mon goûter… » Un sourire sincère et empli de tendresse étire mes lèvres. J’ai une terrible envie de le prendre dans mes bras, de me blottir contre lui et mettre nos âmes au diapason.  
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Jude Dyer

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Message· · Sujet: Re: here we are just the same (samantha) Sam 23 Fév - 20:51

Ils rentraient dans le cœur du problème, un cœur qu’il n’avait pas encore résolu en intégralité. Il avait fait du chemin, certes, un chemin considérable lorsque l’on regardait en arrière mais il y avait encore autant à parcourir si ce n’est plus. Il s’était débarrassé progressivement de certains de ses démons alors qu’il avait laissé le champ libre à d’autres, pensant qu’ils étaient partis d’eux même, l’espérant. Avait-il fait le bon choix ? Peut être pas. Mais un choix avait été fait en tout état de cause et c’était le plus important. Avec ses excuses pour son comportement lors de cette dernière année où ils avaient été encore amis, où l’un et l’autre aurait peut être aimé plus, avec son aveu intervenu bien trop tard, venaient nécessairement les questions. Des questions dont il ne savait s’il était capable d’apporter la réponse. C’était toujours gênant d’avouer à soi même que ce qu’on ressentait à l’égard de son meilleur ami était un peu plus profond qu’une solide amitié et que des rêves ardents et honteux avaient parfois pris le dessus et tout chambouler. Ca l’était encore plus lorsqu’il fallait l’avouer à une amie et plus encore lorsque cette même amie était l’épouse, ou la future ex-épouse, de l’objet de ce désir interdit. Le jeune homme se mordilla la lèvre inférieure alors que, sans pouvoir lutter contre, une teinte rouge envahit ses joues, ces dernières lui donnaient l’impression de surchauffer et c’était peut être sans doute le cas. Il se racla la gorge afin d’éviter de s’étouffer et se dandina sur sa chaise, clairement mal à l’aise. Se grattant l’arrière de la nuque, il peina à trouver les mots d’explications, à trouver le moyen de ne pas la blesser et de ne pas sortir les choses tues durant toutes ses années. Avant qu’il ait le temps de nier ce qu’elle affirmer de manière péremptoire, le cheminement de pensée de Sam emprunta la voie qui paraissait désormais si évidente et il n’eut pas le temps de faire ou dire que ce soit que ses grands yeux bleus le détaillaient, l’observant comme si c’était la première qu’elle le voyait, comme s’il était une bête curieuse sur laquelle elle n’avait jamais posé le regard. C’était le cas en un sens : il se révélait à elle aujourd’hui plus que jamais. C’était la raison pour laquelle il la laissa parler, déverser le flot de paroles dont elle avait besoin pour exorciser ces années passées à vouloir quelque chose qu’elle ne pouvait avoir ; il en savait quelque chose après tout. Les trois amis s’étaient retrouvés dans le pire triangle qui soit. Les deux Sam s’en étaient mieux sortis que Jude à l’origine. Mais au vu de l’état de leur relation désormais, il était manifeste que personne n’en était sorti indemne.

Il n’était pas tellement surpris des sentiments qu’avait développés la jeune femme à l’époque ; il les avait toujours un peu remarqués même s’il n’imaginait pas qu’ils puissent être aussi puissants, à l’image de ce qu’il ressentait pour l’autre Sam. Si seulement les choses avaient été plus simples. S’il avait pu ressentir la même chose pour le pendant féminin de son coup de cœur. Si son premier amour avait pu être Sam fille plutôt que Sam garçon, peut être que bien des larmes n’auraient pas coulé et des cœurs n’auraient pas été brisés. Ou peut être que si. Après tout, qui était-il pour le savoir ? « Je n’ai jamais voulu te faire du mal, tu sais. » Il soupira. Autant dire la vérité, autant cracher le morceau pour repartir sur des bases saines. « Du moins, je n’ai pas vu que je pourrais causer du mal. J’étais jeune, j’étais con, j’étais égoïste. Je le voyais heureux avec toi et pendant un temps, oui, j’estimais que tu ne le méritais pas. » Bon sang, s’il pouvait se gifler lui-même, il le ferait sans attendre une seule seconde. A la place, il secoua la tête négativement, se morigénant. « Je voulais ta place. Je voulais qu’il me regarde comme il te regardait. Je voulais pouvoir le toucher, lui prendre la main comme tu le faisais. Je voulais avoir ce que vous aviez. J’étais jaloux. J’étais possessif. Et je n’avais aucun droit de l’être, j’en ai bien conscience désormais. Peut être même à l’époque, je m’en doutais déjà. C’est pour ça que j’ai commencé à sortir avec toutes ces filles, parce que je cherchais à combler ce vide que vous aviez laissé en moi en vous rapprochant. Ca n’a jamais vraiment marché. J’y ai cru une ou deux fois. » Son cœur se serra en pensant à Wes, ce qu’ils avaient partagés, ce qu’ils auraient pu avoir mais qui s’était révélé être un cul-de-sac pour l’un comme pour l’autre. Le timing n’avait pas été le bon. « Je me suis cassé les dents. Et, pour me donner contenance, j’ai voulu faire souffrir comme moi je souffrais. » Il grimaça en revoyant le visage d’Iris, la seule fille avec qui il y aurait pu y avoir éventuellement quelque chose s’il n’avait pas été aussi stupide. Et Samantha aussi. Il avait joué avec des sentiments qu’il ne maîtrisait pas, il avait fi de ces derniers et savoir qu’il revêtait encore cette importance dans les yeux de la douce jeune femme qui ne lui avait jamais causé aucun tard, qui n’avait jamais cherché à lui faire le moindre mal le mettait encore plus bas que terre. « Je sais que ça arrive trop tard et que c’est léger mais si tu savais combien je m’en veux. Je ne te demande pas ton pardon, tout comme je ne le demanderai pas à Sam : je ne le mérite pas ce pardon. Mais je veux que tu saches que je vivrai toute ma vie avec ça, que tout ce que je vous ai fait subir. Je suis tellement désolé. » Il lui adressa un sourire sincère avant de déposer un baiser sur leurs mains liés, les larmes qu’il n’avait pas vu venir embuant son regard émeraude. « Tu n’as jamais été un mauvais élément dans ma vie, Sam. Au contraire. Tout ce qui m’est arrivé, tout ce que j’ai traversé, tout est de ma faute et tu ne m’as jamais apporté autre chose que du positif, tu sais. Je suis désolé de ne pas avoir pu été celui que tu aurais voulu que je sois. » Il éclata de rire en secouant la tête. « Regarde-nous. On est pas un peu nunuche ? » Il reprit sérieusement et posa un regard tendre sur celle qui avait été sa meilleure amie pendant longtemps. « Non, tu ne l’es jamais, toi. Je t’aime aussi, tu sais. » A sa manière tout du moins. « Tu crois qu’on peut tout recommencer ? Tu m’as manqué. » Il ne savait pas de quoi demain pouvait être fait. Il avait encore des décisions à prendre, des choix difficiles à faire, des risques à courir. Mais il savait qu’il était sur le bon chemin. En tout cas, cette fois-ci, il était bien entouré.

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Message· · Sujet: Re: here we are just the same (samantha)

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