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 if it takes all night or a hundred years.

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Niall Kearney

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multinicks : jf ⋅ rm ⋅ hl ⋅ sc.
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Message· · Sujet: if it takes all night or a hundred years. Dim 23 Sep - 14:04

need a place to hide, but i can't find one near
wanna feel alive, outside i can fight my fear

- - - - -
@ditta ragone

A chaque pas qu'il faisait, à chaque branche qui craquait sous ses pieds, à chaque feuille qui s'écrasait sous son talon il n'arrêtait pas de se dire et de se répéter que c'était une mauvaise idée, que ça n'allait pas fonctionner et qu'il allait se ridiculiser comme jamais. Sa grand-mère et sa sœur pouvaient véritablement avoir les pires idées du monde parfois. Et il ne comprenait pas pourquoi elles tenaient tant à le voir passer du temps en tête à tête avec son ancienne baby-sitter. Elles plus que quiconque auraient dû l'en tenir éloigné, pas le pousser continuellement vers elle. Leurs raisons lui paraissaient tellement obscures, pas du tout évidentes à comprendre au premier abord, il ne pouvait s'empêcher de douter de leur légitimité tout en ayant envie d'y croire malgré tout. Après tout elles le connaissaient mieux que n'importe qui. Ses mains plongées dans ses poches, il faisait tourner nerveusement la bague autour de son doigt, l'objet du délit, la raison pour laquelle on lui avait demandé d'enfiler une veste et d'aller s'enfoncer dans la forêt de Windmont Bay alors que le ciel se couvrait lentement mais sûrement. Ditta avait des doigts tellement fins, c'était la seule pensée concrète qui parvenait à germer dans son esprit, le reste de sa personne étant trop focalisée sur le fait qu'elle allait tous les détester. Niall sentait les battements de son cœur s’accélérer au fur et à mesure que la distance qui le séparait de la belle rousse se réduisait. Elle allait être furieuse de s'être faite ainsi rouler dans la farine et c'est lui qui allait essuyer sa déception. De là où il était il pouvait déjà voir les beaux traits de son visage se tordre dans une expression alliant questionnement et surprise, visiblement oui elle ne s'attendait pas du tout à le voir ici et maintenant. « Je suis désolé. » Fût tout ce qu'il parvint à dire lorsqu'il se planta devant elle. Elle avait cru de bonne foi à la proposition de promenade entre filles que lui avait servie sur un plateau d'argent Bree Kearney, et pourquoi aurait-elle douté de la vieille dame ? Elle qui était presque comme une grand-mère pour elle, elle qu'elle connaissait si bien et en qui elle avait confiance. D'une main fébrile, Niall sorti la bague de sa poche et lui tendit, les yeux délibérément baissés, incapable de la regarder en face alors qu'il était une victime au même titre qu'elle. « Je devais te rendre ça. Tu l'as oublié sur l'évier la dernière fois. » Des images lui revenaient en tête et ses joues se tintèrent d'une légère couleur rosée, il se souvenait de ce moment dans la cuisine, du corps de la jeune femme contre le sien, de ses mains qui courraient sur lui et de ses mots, de ses insinuations qui l'avaient mis tellement mal à l'aise sur le moment. « Je ne sais pas trop ce qui leur est passé par la tête. » Et pourtant il était venu quand même. La vérité était qu'il savait qu'on les manipulait tous les deux, Ditta plus que lui, et il était venu quand même. L'envie de la revoir après la dernière soirée chez les Kearney n'avait pas disparu malgré les jours qui avaient passé, il avait souvent pensé à elle sans oser y faire quoique ce soit, se contentant de rester dans son coin. Il leva finalement les yeux vers elle, ses prunelles s'accrochant enfin à ces deux orbes sombres qui le toisaient. Que pouvait-il dire de plus ? Il en voulait à sa grand-mère et à sa sœur pour le mettre ainsi mal à l'aise devant Ditta et pourtant il n'arrêtait pas de leur trouver de bonnes raisons, des circonstances atténuantes, et il les excusait auprès de la jeune femme, ne désirant pas que cette histoire crée un quelconque froid entre les trois femmes. Le ciel au-dessus de leur tête s'assombrissait de seconde en seconde et Niall essuya sur sa joue une goûte, puis deux, un éclair frappa plus loin dans les arbres et il réprima un frisson. Le temps se gâtait sérieusement autour d'eux, il pouvait voir au loin de gros nuages se rapprocher et ça n'annonçait rien de bon. « On ne devrait pas rester ici. » A peine avait-il prononcé ces mots qu'un autre éclair électrisa le ciel et qu'un torrent de pluie se déversa sur eux. Plus par instinct qu'autre chose, sa main trouva celle de Ditta et il l'entraîna derrière lui, la tempête se déchaînait autour d'eux et il ne voulait pas la perdre de vue, ou la perdre tout court. Bree Kearney était une véritable adepte de la marche, quand ils étaient petits elle adorait les amener en balade Cait et lui, il ne comptait plus le nombre de kilomètres ils avaient pu parcourir durant toutes ces années où ils venaient passer leurs vacances dans l'Oregon, il connaissait presque ses bois par cœur. Il n'aurait sans doute pas pu s'y retrouver les yeux fermés, mais il les connaissait suffisamment pour savoir qu'un couvent abandonné se trouvait un peu plus à l'ouest et qu'il était le seul refuge qu'ils pouvaient trouver actuellement. Sa main toujours scellée à celle de la belle rousse, Niall les guida plus ou moins à l'aveugle, ses cils balayés par la pluie obstruaient sa vision et il manqua de trébucher plusieurs fois, ne pouvant compter que la présence de Ditta pour l'empêcher de tomber. Il s'arrêta de courir lorsque le monument apparu dans son champ de vision. L'ancien couvent était froid et chaque pierre sentait l'humidité mais ils étaient à l'abri de la tempête. Leurs vêtements leur collaient à la peau et Niall s'efforça de ne pas laisser traîner son regard sur la jeune femme, mal à l'aise face à tant de révélations d'un seul coup. Il sorti son téléphone de sa poche mais bien évidement il n'avait aucun réseau, aucun moyen de prendre des nouvelles de sa grand-mère, de sa jumelle ou même de Ciar, et encore moins la possibilité de leur dire qu'il allait bien, que Ditta et lui étaient en sécurité. « Je pense qu'on est coincés ici pour un moment. » Articula t-il avec un petit sourire crispé.

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Ditta Ragone

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Message· · Sujet: Re: if it takes all night or a hundred years. Mar 13 Nov - 11:44

La proposition ne l’avait pas enchantée, loin d’être réjouie à l’idée de cette promenade en forêt qui l’attendait pour l’après-midi. Mais puisqu’il s’agissait de Bree Kearney, chère à son cœur, et qu’elles seraient accompagnées par sa petite-fille Cait, la perspective de ce moment entre filles avait su convaincre Ditta à y mettre davantage de bonne volonté, bien plus enthousiaste qu’elle n’accepterait de l’admettre. Un état d’esprit qui ne transparut pas dans ses efforts, réduits au minimum pour leur animation. D’un naturel coquette, le plus souvent tirée à quatre épingles, la rouquine avait cette fois privilégié le confort à l’apparence. L’épiderme de son visage était resté nu et seuls ses cils se voulaient habillés d’une mince couche sombre en guise d’artifice, sa tenue tout aussi peu élaborée dont la seule touche affriolante était un fin col roulé près du corps. Elle n’accorda pas plus de temps ni d’attention à sa crinière laissée libre sur ses épaules, aussitôt victime des premières bourrasques du temps capricieux une fois le seuil de la maison passé. Le menton levé, son regard inspecta le ciel clairsemé de nuages imposants et la jeune femme pressa le pas dans sa descente de Pioneer Oak. Son nez se fronça doucement à mesure que la force du vent s’intensifia et sa marche se fit de plus en plus rapide afin d’avancer son arrivée sur le lieu de leur rendez-vous, non sans espérer que les deux femmes Kearney changeraient d’avis sur l’activité du jour. Or ni la sexagénaire ni Cait ne furent présentes pour l’accueillir et elle se mit à sautiller sur place et entoura sa frêle silhouette de ses bras pour se protéger des rafales, regrettant alors de ne pas s’être saisie de sa veste sur le départ. Plantée au milieu des bois, elle tournoya à l’affût des deux femmes mais ne distingua au loin que la carrure plus importante et familière de Niall, ce qui lui valut de froncer les sourcils dans l’incompréhension totale. Son expression s’accentua lorsqu’il s’excusa et elle abaissa la tête pour suivre son mouvement et découvrir au creux de sa paume la bague oubliée le soir du dîner, minuscule en comparaison de la main de l’irlandais. Du bout des doigts Ditta attrapa le bijou et le glissa à son majeur. « Tu es venu jusqu’ici pour ça ? » Les sourcils toujours contractés, elle peina à comprendre la situation comme l’initiative. Pourquoi la retrouver en pleine forêt pour lui rendre quelque chose quand frapper à sa porte aurait suffi ? Et pourquoi était-il là, sans Bree ni Cait ? Ce n’est que lorsqu’elle s’apprêta à formuler la question qu’elle obtint d’elle-même la réponse et leva les yeux au ciel, blasée par le stratagème de la grand-mère. « Je pense qu’une petite discussion s’imposera entre elles et moi quand on sera rentrés. » Comme lui, l’italienne ignorait comment et pourquoi cette idée leur avait traversé l’esprit, les raisons qui les avaient poussées à mettre en place toute cette petite mise en scène dans le but de provoquer leur rencontre fortuite, mais elle les devina innocentes, du moins en partie. Une première goutte de pluie attira son attention sur le visage de Niall, suivie d’une deuxième, puis un éclair gronda comme une sorte de feu vert aux nuages de gris de relâcher leurs autres prisonnières, laissant les précipitations s’abattre sur eux avec violence. Comme le précédent quelques secondes plus tôt, le coup de tonnerre la fit sursauter et son corps tout entier se mit à trembler, effrayée par le chaos qui d’un coup semblait ravager le paysage. Le grand brun s’empara de sa main et elle fut contrainte de le suivre, incapable de distinguer quoi que ce soit autour d’elle. Peu habituée à cette partie des environs de Windmont Bay, elle plaça en l’homme une confiance aveugle et se laissa entraîner par sa course. Elle le retint les rares fois où il manqua de perdre l’équilibre et ses muscles se crispèrent aux chocs assourdissants des éclairs derrière eux, sa peur accrue par la lumière qui déchirait les cieux derrière eux. Son cœur retrouva un peu de répit dès que son regard aperçut l’ancienne bâtisse en pierre et elle reprit son souffle une fois réfugiée à l’intérieur, adossée à l’une des parois froides de l’entrée. L’actrice passa une main dans sa chevelure rousse humide puis sur son visage et remarqua sur ses doigts les traces noires laissées par son mascara. « Génial. Absolument parfait » râla-t-elle en réitérant son geste jusqu’à faire disparaître les lignes sombres de ses joues. Elle devait être hideuse, la seule pensée qu’elle eut à cet instant précis, coincée dans l’édifice religieux en tête à tête avec Niall qui, malheureusement pour lui, avait un bien triste spectacle sous les yeux. Elle sentit ses vêtements lui coller à la peau, jeta un coup d’œil à son allure débraillée et découvrit qu’une fois trempé son haut ne laissait plus aucune place à l’imagination, son soutien-gorge pleinement exposé sous le tissu délicat. Et bien que son métier voulait qu’elle n’ait aujourd’hui plus aucune pudeur, être exhibée de la sorte devant Niall en des circonstances aussi peu avantageuses la poussa à croiser les bras dans une tentative maladroite de se cacher. « Un moment ? Tu en es sûr ? Ça pourrait très vite passer, non ? Peut-être que c’est juste un gros orage de quelques minutes ? Et on est vraiment à l’abri ici ? Ça a l’air très vieux, solide mais très vieux quand même. Ça risque pas de s’effondrer, hein ? » Ditta avait toujours détesté les orages. Déjà enfant, les draps de sa mère étaient devenus son sanctuaire lors des nuits trop agitées et l’âge n’avait rien changé à sa peur, si ce n’était que la nervosité l’avait rendue plus bavarde avec les années. Nouveau coup de tonnerre, et associé au froid, un frisson lui parcourut l’échine. Ses mains agrippèrent le rebord de ses manches et elle tira dessus comme pour se recouvrir les doigts, un geste inutile dû à l’humidité du vêtement mais qu’elle s’obstina à réaliser. « Tu n’as vraiment rien à voir là-dedans ? » Elle pivota afin de lui faire face, ses bras toujours ramenés contre elle pour la protéger du froid, ce qui était tout aussi inutile que cette histoire de manches. « Pour cette histoire de balade en forêt, je veux dire. » Ditta doutait encore qu’il puisse avoir quelconque influence sur le temps souvent capricieux de la côte orégonaise.

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I don't know what it is but I got that feeling. Waking up in this bed next to you swear the room, yeah, it got no ceiling. If we lay, let the day just pass us by I might get to too much talking, I might have to tell you something. Damn.


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Niall Kearney

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Message· · Sujet: Re: if it takes all night or a hundred years. Dim 20 Jan - 16:52

Niall mourrait d'envie de se recroqueviller sur lui-même, il voulait juste serrer ses bras autour de lui au point de n'être plus qu'une masse difforme et étrangère et de disparaître en lambeaux effervescents et inhumains, il voulait simplement se fondre avec ce qui l'entourait et se détacher de ce qui faisait de lui ce qu'il était encore. Il se battait, les poings en sang, avec une sensation désagréable qui le tenaillait et qui ne tenait pourtant que du mensonge, si seulement il arrivait à se débarrasser de cette pensée cuisante qui le traitait comme seul responsable de leur situation misérable actuelle. Il savait au fond de lui, une petite voix au creux de son oreille ne cessait de lui répéter qu'il n'était qu'un pion, un outil malléable et parfait pour jouer le jeu qu'orchestraient en coulisses sa grand-mère et sa sœur à ses dépens, et à ceux de Ditta ; il en cherchait les règles sans parvenir à comprendre dans quoi ils s'étaient embarqués sans même en avoir la moindre idée. Il se mordait l'intérieur des joues pour s'empêcher de lui dire et de lui répéter sans cesse à quel point il était désolé, qu'il n'avait pas voulu ça et que si il avait eu un peu plus de répondant et de volonté, ils seraient tous les deux bien au chaud chez eux. Certes il n'avait aucun contrôle sur la météo et il n'avait aucun moyen de savoir que le ciel allait leur tomber sur la tête à ce moment précis, mais le plus gros défaut de l'irlandais était à n'en point douter sa capacité à se rendre responsable de tous les maux de la terre. Un trait de caractère qui avait toujours eu le don d'agacer son paternel au plus haut point, une autre faiblesse de Niall qui le rendait encore plus triste d'être son géniteur, lui homme implacable, méchant avec son entourage, odieux autant dans ses gestes que dans ses paroles, à ses yeux Niall était aussi faible que son frère l'avait un jour été et il reproduisait le même schéma avec lui. Le jeune Kearney secoua la tête, propulsant dans les airs quelques goûtes de pluie qui s'accrochaient encore à ses mèches brunes. Il passa une main dans sa tignasse, encore plus indomptable que d'ordinaire, et chassa les cheveux résistants qui s'agrippaient malgré tout à ses cils. Il releva la tête vers Ditta lorsqu'elle se planta finalement devant lui et l'interrogea une nouvelle fois sur sa place dans toute cette mascarade. Il se mordilla la lèvre inférieure. « Ma grand-mère et ma sœur ont dans l'idée que l'on devrait passer plus de temps ensemble, et comme je n'avais pas l'air décidé à t'appeler et à faire bouger les choses moi-même, elles se sont occupées de nous réunir à leur manière. » Il se tût un instant, ses prunelles chocolat délibérément tournées vers le sol. « Je suppose qu'elles n'avaient cependant pas prévu cette tempête. Elles n'auraient jamais orchestré tout cela si elles s'étaient douté un seul instant qu'on serait pris au piège dedans. Ne leur en veux pas trop s'il te plaît. » L'irlandais connaissait assez Ditta et son caractère pour songer que les deux femmes Kearney allaient passer un mauvais quart d'heure à leur retour à la civilisation. Il tenta d'esquisser un sourire compatissant à l'adresse de la rousse mais il n'était pas certain du résultat. Son sourire se figea sur son visage, comme à chaque fois qu'il posait les yeux sur elle. Son maquillage avait beau être presque inexistant désormais et ses mèches couleur feu désordonnées au possible, il ne l'avait jamais trouvée plus belle. Il connaissait son sens de la coquetterie et elle devait sans doute se penser incroyablement hideuse en cet instant, mais il l'avait toujours préféré lorsqu'elle ne faisait pas attention à son image. Il la vit essayer de chercher un peu de chaleur en protégeant ses mains de ses manches, mais c'était peine perdue, elle était imbibée d'eau de la tête aux pieds. « Tu es trempée. » Il se traita mentalement d'idiot à la seconde où ses trois mots franchirent la barrière de ses lèvres, bien sûr qu'elle était trempée, ils avaient courut sous la pluie durant plusieurs minutes, comment aurait-il pu en être autrement ? Les vêtements de la belle rousse se faisaient de plus en plus révélateurs, l'eau imbibant le tissus de son pull et laissant peu de choses à l'imagination. Gêné, les joues rougissantes par cette vue, Niall détourna les yeux, ne voulant pas qu'elle pense qu'il profitait de la situation pour se rincer l’œil. Mais l'adolescent en lui n'avait pas besoin de plus pour ressurgir, accompagné de ses vieux sentiments et de son vieux béguin pour l'italienne. Il rougit davantage, se sentant comme le pire des imbéciles. Mais il ne lui fallut pas plus pour se rendre compte que des deux il était effectivement celui qui avait été le plus épargné par la pluie ; il chercha un instant quoi faire, comment lui rendre toute cette situation plus agréable – si seulement une telle chose était possible. « Ne bouge pas. » Idiot encore. Comme si elle allait s'enfuir ; les conditions actuelles n'étaient pas idéales pour une fugue en pleine nature. Il disparut dans un coin de mur, priant des dieux auxquels il ne croyait pas de lui accorder un peu d'intimité dans un tel lieux et implorant mentalement leur pardon pour se dévêtir dans un ancien couvent. Il portait toujours au moins quatre couches de vêtements sur lui et en guise d'excuse il ne cessait de répondre qu’il était frileux, qu'il attrapait facilement froid et que c'était une précaution qu'il devait prendre durant les mois d'hiver. La vraie raison était toute autre. Il se sentait davantage protégé ainsi, plus couvert face aux yeux inquisiteur du monde extérieur. Et cette fâcheuse manie pouvait se révéler utile lorsque les cieux capricieux décidaient sans crier gare de déverser sur vous leurs torrents. Les mains légèrement tremblantes à l'idée de se déshabiller alors qu’il y avait un autre être humain dans la même pièce que lui, il déboutonna précautionneusement sa veste, non sans jeter un regard par dessus son épaule, vérifiant à tout hasard. Il n'avait pas osé demander à Ditta de ne surtout pas le regarder, sachant pertinemment que cette requête aurait attiré son attention et aurait produit le contraire de ce qu'il voulait. Il retira en toute hâte sa veste mouillée, son sweat-shirt et son pull, ne gardant sur ses épaules que son mince t-shirt, il garda son pull noir de côté et remonta la fermeture éclaire de son sweat. Il quitta sa cachette et avança vers l'italienne, le vêtement toujours serré dans sa main. « Ce n'est pas grand chose et il sera sans doute beaucoup trop grand pour toi, mais au moins c'est sec et tu auras un peu plus chaud. » Il s'efforça de ne pas baisser le regard et de la regarder dans les yeux. « Je peux me retourner le temps que tu -- » Il n'attendit même pas qu'elle lui réponde et se retourna, fixant un point quelconque devant lui ; il devinait que sous la couche d'usure et de poussière sur les murs il y avait autrefois des fresques historiques, des dessins religieux qui avaient un jour signifié quelque chose pour quelqu'un. Il se perdit un instant dans la contemplation du vide et il sursauta lorsqu'il aperçu Ditta ressurgir, vêtue de son pull, il était tellement grand pour elle que ses mains fines disparaissaient sous le tissus. Une goûte d'eau se laissa glisser le long de la temps de la belle rousse et Niall ne pu résister à l'urgence de la chasser d'un geste du pouce, s'attardant à peine pour apprécier ce maigre contact qui électrisait pourtant chaque fibre de son corps. Des souvenirs remontaient à la surface, le propulsant dans la cuisine des Kearney, un évier, un plan de travail et la pression du corps de Ditta contre le sien, la chaleur qui émanait de cette petite silhouette, la tension dans l'air, le désir surplombé par le doute. Un éclair éclata dans le ciel au-dessus du toit du couvent et il la vit sursauter violemment, ce qui le fit totalement quitter le refuge de ses pensées. Une certaine panique se lisait dans ses iris et elle le cloua sur place, il n'avait aucune idée de quoi faire pour la distraire et lui faire oublier sa crainte. Sa main attrapa celle de l'italienne et il noua ses doigts aux siens, une vaine tentative de lui faire comprendre qu'il était là avec elle. « Viens. » Il la tira à sa suite et alla s'asseoir dans un renfoncement où les coups de vent étaient moins perceptibles et où ils étaient presque au chaud. Ils s'assirent à même le sol, épaule contre épaule, leurs cuisses se touchant presque ; Niall combattait en duel son envie de se décaler, il n'était pas très à l'aise mais il se faisait violence, sachant pertinemment qu'il avait besoin de sa chaleur et elle de la sienne. Un nouveau coup de tonnerre retentit et il serra davantage ses doigts autour des siens.

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