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 (famille Whealer-Varnham) BONNIE AND ... CLYDE-GIRL

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Message(#) Sujet: (famille Whealer-Varnham) BONNIE AND ... CLYDE-GIRL Mar 6 Oct 2009 - 0:10


©no_body_panic @LJ
COCK WHEALER • BONNIE WHEALER
it's bonnie and clyde-girl time, babe




Le soleil s’était couché à l’horizon depuis un bon moment déjà, la sombre journée avait enfin disparue pour laisser place à une nuit éclairée, calme, sereine. Début octobre, l’autoroute était dégagée, les gens avaient cessés d’aller et de venir le long des routes, les vacances d’été avaient pris fin longtemps auparavant, le soleil était bien moins chaud qu’il y a deux mois, il continuait pourtant à diffuser ses derniers éclats sur le continent américain avant que la pluie ne le chasse des cieux pour déployer sa grisâtre, morose ambiance sur les environs. Il était bien plus agréable de conduire sur une route dégagée, le danger imminent d’accident ne se ressentait plus, la vitesse augmentai tandis que le temps lui, diminuait. Je fus arrivée à l’état de Floride en quelques heures seulement, Geneva était loin, très loin derrière. J’y avais laissé mes soucis, avait abandonné tout mes problèmes pour un petit répit, comme chaque personne faisait lorsqu’elle partait en voyage, la différence fut que moi le faisait tandis que les autres eux, s’apprêtaient à y faire à nouveau face. Le travail, les études, la pluie sans beau temps. Je ne pensai plus à ce que j’avais laissé derrière moi, ni au fait que je dus m’y engouffrer à nouveau dans quelques semaines. Le vent qui se faufilait de toutes les fenêtres faisait envoler mes mèches de cheveux dans tout les sens, ainsi que mes tourments par la même occasion. J’arrivai bientôt à Miami, ma destination. Le temps se faisait déjà bien plus doux, les nuages moins denses, les étoiles plus brillantes et plus nombreuses. Soir de pleine lune. La beauté du paysage était admirable, la mer calme comme jamais recouvrait le site. On se sentait libre confrontés à cette nature infiniment grande, cette impression de solitude renforcée par l’absence de voitures dans les alentours, quelques camions peut-être, rien de plus. J’avais préféré quitter l’autoroute pour la nationale.


♦ ♦ ♦


Ocean Grove. Bonnie avait beau me décrire ce à quoi ça ressemblait, je n’aurai jamais pensé à ça. Ce qui attirait le plus mon attention, et je l’avoue, était les gazons d’un vert éclatant à vous rendre jaloux. A lui seul, ce quartier aurait pu faire toute une ville, rien qu’à voir le nombre de maisons qui s’y étalaient sur des hectares de terre, à première vue toutes identiques, en parfaite coordinence, mais quand on y prêtait plus d’attention, chaque maison avait son petit ‘truc’ qui la différenciait des autres, un seul point commun : toutes vous procuraient cette sensation de bien être, comme si vous y apparteniez d’ors et déjà, impression de familiarisation. J’ignore si le fait d’habiter dans une petite ville aux allures négligeables et au gazon jaunâtre y était pour quelque chose, je me doutai que j’en voyais bien trop alors qu’il faisait nuit. Je tournai d’abord en bourrique incapable de trouver mes repères, d’un côté pour admirer un moment encore le quartier, d’un autre, un papier gravé d’une adresse dans la main, pour chercher, la rue d’abord puis le numéro de la maison dans laquelle j’étais censée me rendre. J’ignorai si quelqu’un y serait, je me doutais qu’à l’heure qu’il était (je jetai un léger coup d’œil à ma montre : 00H39), mes futurs hôtes seraient déjà prêts à se coucher, voir carrément au lit, mais peu importe, la surprise n’en était que plus forte. L’allée éclairée me permettais de tout apercevoir comme s’il y faisait jour, mon imagination faisait le reste. N’empêche, il m’était difficile de déchiffrer les nombres de chaque résidence, à fur et à mesure que le temps passait, les lanternes qui éclairaient les portes s’éteignaient. Je décidai qu’il valait donc mieux m’arrêter à pied. Je me garai rapidement quelque part, fatiguée par le trajet, je me dégourdis les jambes, un petit bol d’air. Je frémis dans mon léger suit et mon éternel short ; le temps se rafraichissait. J’abandonnai donc ainsi ma voiture, il me sembla, et je n’en étais guère sûr, que je l’avais placé juste en face d’un garage. Je balayai cette idée d’un bref mouvement de tête, après tout ce n’était pas comme si quelqu’un comptait sortir à cette heure. Mon post-it de couleur verte toujours en main je ne tardai cette fois-ci pas à trouver le petit logis en question. Accusant ma fainéantise, je m’approchai à grand pas de la porte, priant pour que quelqu’un m’ouvre avant que je ne me glace sur place. Je pensai à comment présenter la situation, je pensai à qui aurait bien pu ouvrir la porte, Bonnie, peut être son fiancée, dieu savait qu’elle nom il devait avoir, il me sembla qu’elle l’avait cité mais je ne m’en rappelais plus vraiment. Tandis que je me battais avec ma mémoire pour réussir à la recouvrir, j’entendis du bruit de l’autre bout du perron. Un grand sourire se dessina alors sur mes lèvres, sachant pertinemment que la surprise allait être de taille. A peine avait-on entrouvert la porte que l’excitation me monta tout au long du corps, je sautai sur place, fière d’être moi, fière de mes idées parfois, même souvent, farfelues. Je ne savais pourtant que dire, je me dis que peut être fallait-il reste silencieuse, mais j’en fus incapable. « Bonniiiiie, devine qui c’est ? » je marquai un arrêt très bref « Ton Clyde est là » Blague risible d’une enfance bornée. Certes, c’était d’ordre strictement burlesque, une blague pareil ne pouvait que dater d’il y a au moins une dizaine d’années. Mais ainsi je me doutai qu’elle me reconnaîtra à coup sûr, j’étais la seule à lui faire ce coup, elle le détestait d’ailleurs. Il fallait croire qu’à l’époque mon humour était très agaçant. Je savais aussi que s’il ne s’agissait pas d’elle, je me serai tapé la honte de ma vie, mais sur le coup je laissai la chance en décider, un sourire grand comme le monde me tordant le visage…


Dernière édition par Cock Whealer le Mar 6 Oct 2009 - 19:00, édité 1 fois
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Nora Golightly
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Message(#) Sujet: Re: (famille Whealer-Varnham) BONNIE AND ... CLYDE-GIRL Mar 6 Oct 2009 - 14:08


Après avoir analysé toutes les petites annonces possibles, Bonnie avait laissé tomber. Rien ne semblait la satisfaire et pour le coup, elle jouait les difficiles. Trouver un travail était déjà compliqué mais si en plus la concernée avait ses choix de sélection ça n’allait pas aider. Le journal qu’elle tenait entre ses fins doigts se retrouva dans la corbeille et c’est avec un geste bref mais doux qu’elle referma son ordinateur portable. Un soupire sortit de sa bouche, elle était agacée et fatiguée par toutes ses recherches. Elle avait quitté son petit job de serveuse au Blue Lagoon Bar, non pas qu’elle n’aimait plus y travailler, mais elle n’allait pas y passer sa vie non plus. Sa rupture avec Caleb avait donné lieu à pas mal de changement dans sa vie, elle avait pris cela comme un déclic à ne pas négliger. Elle s’était rendue compte que tout ne tournait qu’autour de son ex-compagnon, maintenant il n’y avait qu’elle pour décider et ce n’était pas plus mal. Enfin, pour le moment. Quittant sa chambre, elle descendit l’escalier qui donnait directement sur le salon ainsi que la cuisine. Il devait être aux alentours de vingt-et-une heures et elle s’installa devant son écran plat pour enchainer les programmes jusqu’à trouver quelque chose qui pourrait l’attirer. Tandis qu’elle zappé ou qu’elle restait figée devant une émission avant de changer encore et encore, elle se mit à réfléchir aux derniers évènements et comment elle allait s’en sortir maintenant qu’elle devait plus sérieusement prendre sa vie en main. C’était bien beau de participer à toutes les soirées huppées de Miami en compagnie d’Aryanne ou de faire n’importe quoi avec Jonny Lee mais elle devait absolument se trouver un boulot. Même si elle pouvait vivre de l’argent familiale, elle n’aimait pas ne rien faire. Rester à la maison, faire des petits gâteaux – quoi qu’elle n’en fasse plus trop depuis que Caleb avait quitté la maison, c’était souvent pour lui qu’elle les faisait. En somme, elle ne pouvait pas rester là à se tourner les pouces, elle n’était pas habituée à être aussi passive et sans vie active. Mais en même temps, elle n’avait pas non plus envie de prendre le premier travail qui pourrait lui tomber sur la tête. Elle passa ses mains sur son visage puis dans ses cheveux, ce n’était pas le moment pour se laisser happer par un mal de crâne.

Il était près de minuit lorsqu’elle éteignit la télévision et qu’elle se dirigea vers la cuisine, dans le noir. Elle se servit un verre d’eau qu’elle but en quelques secondes. Puis elle rejoignit le premier étage. Une fois dans sa chambre, elle alluma sa petite lampe de chevet avant de partir vers la salle-de-bain. Seul le bruit de l’eau coulant dans l’évier brisait le silence. Elle se rafraichit le visage puis le coup, se démaquilla et coiffa ses cheveux. Cette maison était devenue tellement silencieuse depuis quelques mois, et il fallait l’avouer que Bonnie a eu du mal pour s’y faire. Elle n’a jamais eu l’occasion, auparavant, de vivre seule dans une grande maison. Il y’avait toujours son frère, Andy, pour faire du bruit ou bien encore ses parents. Et encore, il ne fallait pas oublier les grandes soirées qu’ils organisaient souvent. Bonnie se fixa un instant dans le miroir, se rendant compte que bien des choses avaient changé en un an, c’était juste un nouveau – encore – départ pour la jeune Whealer. Après s’être lavée les dents, elle se jeta sur son lit et s’allongea sur le ventre, les pieds brassant l’air. Elle attrapa d’une main le petit bouquin qui commençait à prendre la poussière sur sa table de nuit et l’ouvrit là où elle l’avait arrêté. Cependant, elle n’eut pas le temps de terminer la page qu’elle entendit quelqu’un frapper. Elle fronça les sourcils, jetant un regard vers le réveil qui indiquait minuit bien passé. Qui pouvait venir la voir à cette heure ? Elle se leva donc, prenant au passage un peignoir de soie qu’elle mit sur son dos avant de dévaler les escaliers. A peine les doigts posés sur la poignée de la porte qu’une voix qu’elle pouvait reconnaître sans aucune hésitation. « Ton Clyde est là » reprit la voix. Bonnie eut un moment d’hésitation, sans doute pour assimiler un peu, puis enfin, la porte s’ouvrit. Elle se tenait là, devant elle, tout sourire. On pouvait très facilement lire la surprise sur le visage de Bonnie, un pas qu’un peu. Sa bouche entrouverte, elle ne sut quoi dire mais elle secoua légèrement la tête pour recouvrer l’esprit. Un immense sourire, un peu déformé par l’étonnement, tira ses lèvres.

« COOKIE ! » s’exclama-t-elle. Elle s’écarta pour faire entrer sa cousine. « Heu…entre ! »

Sa jeune cousine passa devant elle et Bonnie referma rapidement la porte derrière elle. Un peu perdue, elle dut se faire violence pour ne pas paraître trop soupçonneuse quant à sa venue ici en ces lieux.

« Qu’est-ce que tu fiches ici ? Enfin je veux dire…c’est étonnant, je ne m’y attendais pas du tout ! Mais je suis très heureuse de te voir, ça fait tellement longtemps. »

Même si elle ne savait pas quoi penser de cette visite surprise, elle était tout de même heureuse de voir sa cousine. Elle s’approcha d’elle et l’enlaça puis se recula, attendant sa réponse.

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Message(#) Sujet: Re: (famille Whealer-Varnham) BONNIE AND ... CLYDE-GIRL Mer 7 Oct 2009 - 21:45



Rien qu’à voir le visage de Bonnie, ses traits illuminés, ou plutôt ternis, sans doute à cause de la fatigue vu l’heure qu’il était, un flot de souvenirs me traversa l’esprit en l’espace de quelques fractions de secondes. Je faisais alors un saut très rapide dans le temps, me remémorant les bons tout comme les mauvais moments passés à ses côtés, à quel point elle avait été là pour me soutenir lorsque je m’engouffrais dans des situations imprenables. Il fallait croire qu’à l’époque les problèmes affluaient sur moi comme personne d’autre, à moins que ce ne soit moi qui les attire. J’aurai d’ailleurs plus penché vers la deuxième hypothèse. Adolescence dérangée. Les psys (parce que oui, mon, père m’obligeait à aller en voir une fois toutes les semaines) expliquaient mon trouble par l’absence subite d’une mère et la présence d’une deuxième femme dans la vie de mon père. J’avoue ne pas être bien d’accord avec leur théorie pour le moins bien trop insignifiante pour me ressembler. La psychologie en général ne voulait rien dire, ou alors mon psychologue était un réel ignorant parce qu’il était très simple de deviner que cela ne tenait qu’à ma personne, à ce que j’étais. Aussi loin que je me souvienne, même avant la mort de ma mère, j’avais toujours été une enfant incontrôlable, ce n’était pas en grandissant que ça allait s’atténuer, surtout pas avec un père incapable et une pseudo belle-mère agnostique et mauvaise, très mauvaise cuisinière. Bonnie, elle, comprenait ce que j’étais et n’avait jamais tenté de me présenter son psy sous prétexte que j’avais besoin d’être soignée, peut être qu’elle n’en avait pas tout simplement, mais là n’était pas la question. Je ne m’étais jamais imaginée vivre indépendamment de sa voix, l'attachement éprouvé était tel celui d'une fille pour sa grande sœur à l'époque. Deux ans sans avoir entendu parler d’elle, et je m’en rendais compte aujourd’hui, était une réelle prouesse.

Sa voix me ramena à la réalité lorsqu’elle prononça mon prénom, elle avait semblé surprise, comme je l’envisageais, satisfaite par moi-même, mais aussi rassurée de ne pas m’être ridiculisé auprès du fameux fiancé. Pour autant, j’effaçai mon sourire ridicule du visage et me contentai d’un simple étirement de lèvres, expression d’allégresse. J’écartai légèrement les bras et haussai les épaules. Je me doutais qu’elle serait heureuse autant qu’intriguée de me voir débarquer, surtout à cette heure, mais la route d’Alabama à la Floride avait été longue, et m’arrêter à un motel me paraissait complètement inutile, plus vite je serais arrivée, plus vite j’allais me reposer et commencer mes vacances, au dépit de ma cousine, évidemment. Je savais bien que débarquer à l’improviste n’était pas des manières les plus courtoises de s’inviter chez elle, mais autrement j’avais quelques réticences sur mon petit séjour chez eux, concernant son fiancé plus qu’elle, vu que je me doutais qu’elle n’allait pas s’y opposer, du moins je l’espérais. De plus ça nous aurait permis de rattraper le temps perdu. Bientôt d’ailleurs, elle m’invitait à entrer, ce qui n’aurait pas été de refus étant donné que le froid me glaçait toujours autant les narines. Je n’y pensai pas à deux fois et pénétrai dans la grande demeure. Aussi belle à l’extérieur qu’à l’intérieur. Je fis un grand tour de la maison, riche en décor, des yeux : les meubles qui se mariaient parfaitement les uns aux autres étaient posés de façon à donner le plus d’espace possible, sans pour entant en devenir encombrants. Ils s’alignaient de ci et de là et formaient, avec les couleurs estivales choisies pour les mûrs ainsi que les quelques toiles aux différentes dimensions, un tableau très agréable aux yeux, rien de pareil comparé à mon petit appartement à Geneva, payé grâce à un simple boulot de serveuse. Je me retournai enfin vers Bonnie, et un soupire d’apaisement et de bien être me sortit du fond de l’âme, symbole de plaisir. Toujours le sourire aux lèvres, mon regard se posa plus attentivement sur ma cousine, elle avait cet air indéchiffrable qui en disait long sur les questions qu’elle devait se poser à l’instant même, curiosité mal dissimulée. Elle ne tarda d’ailleurs pas à me faire part de ses incertitudes, hésitante avant tout, comme si elle réprimandait déjà la réponse. Je m’apprêtais déjà à y répondre avant qu’elle n’essaya de se rattraper avec toute la sincérité du monde, je n’en doutais pas. « Enfin je veux dire…c’est étonnant, je ne m’y attendais pas du tout ! Mais je suis très heureuse de te voir, ça fait tellement longtemps. » Avait-elle dit avant de m’enlacer dans ses bras durant quelques secondes. J’en fis de même avant de me détacher d’elle et de m’éloigner d’un pas, histoire qu’on puisse avoir une discussion. Parce que même si elle ne voulait pas spécialement le montrer, la curiosité la dévorait de l’intérieur. Je prenais du plaisir à prendre mon temps avant d’enfin prononcer un quelconque autre mot. D’une partie pour garder un peu ce suspens qui me paraissait très amusant, et d’une autre pour faire le point sur ce que j’allais devoir lui répondre. Aussi bizarre que cela puisse paraître, durant tout ce temps que je pensais à lui rendre visite, je n’avais jamais pris le temps de réfléchir à la façon de présenter les choses. Je me lançai, un peu à l’aveuglette « Je me suis dite qu’il était grand temps que tu me présentes ton fiancé » je marquai une pose avant de poursuivre, le temps de passer une main sur mes cheveux un peu gras, une légère odeur de sueur me perça les narines lorsque je m’exécutai, je rabaissai donc rapidement le bras et en enfourchai la main dans la poche de mon short. Il allait falloir que je prenne une douche. « Et comme tu ne semblais pas vouloir venir chez moi pour me le montrer, j'ai pensé que c’était à moi de venir... Donc, me voilà ». C’était en partie vrai, oui mais pas totalement, il y avait autre chose, notamment ce besoin que j’avais de vouloir changer d’air.

En premier lieu, je guettai impatiemment la réaction de Bonnie, mais comme rien n’émanait d’elle, je me conclus à relancer vivement la conversation « Alors, où est-il ? »
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Message(#) Sujet: Re: (famille Whealer-Varnham) BONNIE AND ... CLYDE-GIRL Ven 9 Oct 2009 - 23:45


Impatiente, Bonnie ne quittait pas sa cousine des yeux. Elle se demandait si elle faisait exprès. Jouait-elle volontairement avec les nerfs de Bonnie ? A une heure tardive c’était risqué. Elle était tiraillée par diverses questions, dont elle prendrait le temps de les poser à un moment donné mais pas tout de suite, il n’était pas nécessaire de précipiter les choses alors que Cookie venait à peine d’arriver. Néanmoins c’était un débarquement si…surprenant, jamais elle ne l’aurait imaginé un jour. Enfin elle ouvrit la bouche et l’attention de Bonnie était bien là. Le fait qu’elle prononce « ton fiancé » eut pour effet de la freiner un peu. Pour cela, elle aurait dû débarquer ici un peu plus de deux mois auparavant, aujourd’hui Bonnie aurait bien du mal à lui présenter son cher et tendre puisqu’il ne l’était plus. Elle lui sourit, mais plus par politesse que par sincérité. Ce n’était d’ailleurs par dans ses habitudes de réagir ainsi avec sa cousine, elles s’entendaient parfaitement bien, elles représentaient un peu le duo de choc. Mais tellement de choses avaient changé que Bonnie ne pouvait pas être totalement à l’aise avec elle, ce qu’elle regretta. Elle resta immobile, toujours les yeux rivés vers la nouvelle venue et l’écouta de nouveau quand elle reprit la parole. Elle était donc ici pour voir Caleb ? Elle fronça des sourcils, légèrement peu convaincu par cette excuse. En quoi était-ce si important de rencontrer son fiancé, cela ne pouvait-il pas attendre ? D’un autre côté, elle ne pouvait pas ignorer cette partie d’elle-même qui était plus que ravie de voir un visage si familier, un membre de sa propre famille ! Cela remontait à beaucoup trop longtemps et sa présence était rassurante. Au moins, elle ne l’avait pas oublié mais tout allait se compliquer dorénavant. Bonnie craignait de ne pas pouvoir gérer convenablement la situation maintenant qu’elle devait faire face à cela toute seule mais elle se sentait tout de même capable d’y arriver. Malgré tout, elle n’aimait pas l’idée de mentir à sa cousine alors qu’elle avait entièrement confiance en elle, mais c’était le meilleur moyen. Son regard venait de dévier vers un point de la pièce, perdue dans ses pensées. Comment allait-elle faire ? Mais pour le moment, elle devait répondre à Cock, puisqu’elle venait de poser une question. Bonnie se rendit compte de son absence lorsqu’elle remarqua qu’elle ne fixait plus sa cousine. Elle tourna donc vivement la tête vers elle, un très fin sourire sur le visage.

« C’est une bonne question. » Ses lèvres s’étirèrent davantage et elle enchaina, son sourire se fana. « Tu risques d’avoir du mal à le trouver puisque nous ne sommes plus ensemble… » Elle soupira, aujourd’hui elle avait plus ou moins digérée la chose même si elle préférait éviter le sujet plutôt que s’étaler dessus. L’affreuse blessure dans sa poitrine commença à lui brûler la peau, c’était encore douloureux. Elle remarqua l’incompréhension qui émanait de chez Cock, Bonnie se résigna à lui raconter les grandes lignes, sans s’étendre. « C’est une longue histoire, je l’ai quitté et il ne vaut pas le coup qu’on s’attarde sur lui. » C’était une manière simple et claire de lui faire comprendre qu’elle voulait changer de sujet, d’ailleurs c’est ce qu’elle fit rapidement, le silence commençant à s’installer. « Tu as dû faire un long voyage non ? D’où viens-tu exactement ? » Elle était beaucoup plus apte à écouter les aventures de sa cousine plutôt qu’à raconter ses histoires de cœur et lui faire part de son humiliation quant à l’infidélité de Caleb. Elle s’approcha d’elle, l’invitant d’abord à s’asseoir tandis qu’elle répondait à ses questions mais Bonnie stoppa tout mouvement, peut-être que Cock voulait se mettre un peu plus à l’aise avant. « Si tu veux prendre une douche n’hésites pas, fais comme chez toi. Je te montrerai aussi ta chambre… »

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