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 remember when i was here (...) Pride&Alabama

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Message(#) Sujet: remember when i was here (...) Pride&Alabama Ven 9 Oct 2009 - 13:35

REMEMBER WHEN I WAS HERE (...)

PRIDE S. BERRINGTON AND ALABAMA R. CALLAHAN



« j’aimerai que vous jetiez au moins un petit coup d’œil à mes tableaux, s’il vous plait. Mademoiselle Callahan vous ne serez pas déçu. » ce refrain elle l’avait entendu bien des fois. Depuis maintenant huit mois que sa galerie est officiellement ouverte, beaucoup d’artiste commencent à affluer, à venir la harcelant toujours plus. Coup de téléphone, mail, visite en personne, tout était bon pour avoir sa place dans cette galerie à la réputation grandissante. Peu connu pour sa patience et son sens de la compassion, elle était toujours assez rude, mais ce jeune homme ne semblait pas spécialement déstabilisé par les refus plus que clair, de la jeune femme. Agacée par cette insistance plus que répétitive, Alabama posa précautionneusement ses lunettes sur son grand bureau, montée sur ses talons, la jeune fille de nature déjà très grande, le dépassait maintenant d’une bonne dizaine de centimètres. Le fusillant du regard, ses yeux bleu perçant, et très expressif ont toujours eu l’avantage d’en dire long sans qu’elle n’ait besoin de s’exprimer. Elle ne s’arrêta pas là pour autant, « Monsieur, de toute évidence vous ne comprenez pas la signification du mot «  non » de ce fait je ne peux déjà pas grand-chose pour vous. Je vous ais déjà dis, et ce plusieurs fois déjà, que votre travail bien que prometteur n’était pas encore assez aboutit pour pouvoir être exposé. Alors inutile de venir m’ennuyer encore et encore, faites de nouvelles toiles, les précédentes je les connais. Maintenant sortez de ma galerie, je reçois encore un appel, un mail ou une visite de votre part, et je porte plainte pour harcèlement. Suis-je bien clair ? » le jeune homme lui adressa un regard désespéré, auquel elle ne prit même pas la peine de répondre, lui indiquant la sortit, elle retourna à sa place derrière son bureau en désordre. Quelques minutes plus tard, plutôt longue du reste, elle était enfin seule, apparemment il avait l’espoir qu’elle se ravise, mais même en flânant nonchalamment dans la pièce, elle avait continué de l’ignorer. De nature caractérielle, voir ainsi un homme espérer pouvoir lui tenir tête avait tendance à la mettre hors d’elle, mais afin de protéger sa galerie, et la réputation qu’elle était entrain de se faire dans le monde artistique, elle ne pouvait pas se permettre d’insulter à tout va. Bien sur elle restait autoritaire, impartial, mais elle tentait d’être conciliante, parfois en vain. Les vieilles habitudes étant tenaces, il n’était pas rare de la voir rabaissé un nouvel artiste ayant eu pour seul faute de passer un appel de trop. L’avantage non négligeable avec son travail, c’est qu’elle décidait elle-même de la fermeture de l’établissement, une chose dont elle avait toujours rêvé. Elle était maître de tout en ce lieu, et ça lui plaisait, dirigée, et non l’être, était ce qu’elle recherchait depuis longtemps. Il va de soit que lorsqu’elle a pu monter un projet telle que celui-ci, elle a sauter sur l’occasion. Bien sur tout ne fut pas de tout repos, il a fallut retaper l’établissement avant qu’il puisse avoir l’allure d’une véritable galerie d’art. Ce ne fut pas une mince à faire, mais travailleuse, elle n’hésita pas une seconde pour remonter ses manches, aidé bien sur de ses plus proches amis.
Réfléchissant à ce qu’elle pouvait bien faire du reste de sa journée, Alabama songea qu’il était temps pour elle de rentrer chez elle, après tout elle avait passé une bonne partie de la nuit dernière à la galerie. Elle se souvenait encore du mot qu’elle avait trouver sur le réfrigérateur en rentrant « tu travailles trop, bonne nuit, je t’ai racheté du café pour la deuxième fois de la semaine. A demain !! » ce genre de petit mot était routinier entre eux, adonis était son meilleur ami, c’était grâce à lui et la générosité de sa tante qu’elle avait un toit au dessus de sa tête depuis quelques années maintenant. Se soir, comme assez régulièrement, elle voulait leur préparer un diner, le but était simple, leur faire plaisir et les remercier une fois de plus de tout ce qu’ils font pour elle. Fermant la galerie, elle décida de passer par l’épicerie d’Ocean Grove, pour prendre quelques petites choses dont elle aurait besoin. Elle n’aimait pas beaucoup les super marché, trop bondé pour elle, c’est donc sans surprise qu’on l’a voyait régulièrement à l’épicerie du quartier. Malgré la distance qui séparait sa galerie du beau quartier chique, elle rentra à pied, privée de voiture par son vieil ami qui a bien trop peur que ses yeux se mettent à fatigués une fois derrière le volant. C’est au bout d’une bonne heure qu’elle atteint le lieu dit, flânant alors dans les rayons, un panier en main pour choisir les ingrédients dont elle aurait besoin pour sa recette. Elle n’était pas très attentive aux autres clients de la petite échoppe, jusqu’à ce qu’elle bouscule le seul et unique client qui semblait errait dans les rayons. Elle le reconnut bien vite, et pour cause, non contente d’être sa voisine, elle l’avait déjà été du temps où elle vivait à Chicago. Elle s’attendait encore une fois à se faire incendié, elle décida d’ouvrir les hostilités et d’être le moins aimable possible. « t’es pas seul au monde, tu pourrais regarder où tu vas. » lui dit-elle agressivement.
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Message(#) Sujet: Re: remember when i was here (...) Pride&Alabama Ven 9 Oct 2009 - 22:41

Why can't we start it over again?
And we’ll be good
This time we’ll get it...
We'll get it right


    « Qu'est-ce qu'il a demandé déjà ? »
    « On a trouvé tout ce qu'il nous fallait, il nous manque le cadmium... »
    « Tu sais, tu peux dire "des piles", comme tout le monde. »

    Le sourire malicieux taquin, la demoiselle et plus proche amie de Pride marchant à ses côtés non sans sauter d'une aisance guilleret sur les bas murets se présentant sur son chemin, adressa au jeune brun un regard amusé qu'il lui rendit aussitôt, le sourire tout autant amical mais plus sombre, mordant et ténébreux. La petite bande des trois escrocs au complet réunie à Ocean Groove ne cessait de monter desseins sur desseins, tordus ou complexes, nécessitant de mettre en marche leurs cerveaux de surdoués tout autant que de mettre la science à leurs contributions de temps à autre. Le soleil orangé commençait à se coucher sur les hauteurs de Miami, laissant la vue d'un paysage paradisiaque envahi de maisons de bourges trop fortunés et au plan parfait, tandis que les deux jeunes gens vêtus d'habits sobres et classes, griffés de grands couturiers qu'ils avaient pu se payer grâce à leurs nombreuses escroqueries, traçaient leur chemin avec assurance. Leur nouvelle vie à Ocean Groove était passablement différente des bancs de Harvard et des razzia faites dans les grands casinos de Las Vegas ; ici, la vie semblait posée malgré les nombreux soubresauts du quotidien, le soleil brillait à longueur de journée et les étudiants les plus populaires étaient les joueurs de polo au quotient intellectuel laissant à désirer mais à la gueule d'ange. Pride commençait alors à comprendre les rivalités aiguës entre les universités ; entre celle d'Ocean Groove, et Harvard, le fossé était immense. Outre la question du prestige, c'était avant tout la mentalité qui différait : ici, plus que dans le Massachussetts, l'argent régnait en maître, jusqu'à en imprégner le comportement des habitants de la côte Ouest. Pire encore, le contraste avec les quartiers défavorisés de Chicago était naturellement édifiant, et pourtant le sombre et charismatique Berrington se sentait ici chez lui, bien qu'ils ne s'étaient installés que depuis trois semaines. L'art de la rhétorique, de l'éloquence parfaite et du jeu de son charme assuré, lui avait permis de prendre ses aises et de se lier déjà avec beaucoup de personnes influentes de la région... fait qui favorisait grandement le travail de la bande des escrocs insouciants et diaboliquement rusés. C'était donc pour faire quelques emplettes bien loin d'être banales et vraiment innocentes que Pride et la brunette se rendaient à l'épicerie du coin, plus chère certes qu'un hyper marché mais aux horaires de fermeture bien plus étendues.

    « Bizarre hein, qui pourrait dire qu'avec des simples piles, on pourrait fabriquer des trucs aussi déments... »
    « Avec de la lessive et de l'ammoniac tu peux créer le corrosif parfait qui attaque les murs d'acier, avec du jus d'orange congelé et de l'essence, tu peux faire du napalm... De nos jours on peut faire de tout avec n'importe quoi. »
    « Avec un beau sourire et des "J'peux vous aider ? ", tu peux même tenter de te taper la voisine... »

    De nouveau, Maddie eut un léger rire taquin auquel le jeune homme répondit par un sourire amusé. Son allusion à leur délicieuse voisine était plus qu'explicite, néanmoins Pride ne releva pas et se contenta d'ouvrir la porte de l'épicerie. A peine eurent-ils passé le seuil que la brunette le laissa se diriger vers le rayon qu'il leur fallait, se dirigeant quant à elle vers le fond du magasin avant de lancer un désinvolte : "on n'a plus de vodka", et de disparaître au détour du rayon des alcools. Ne s'attardant pas sur la silhouette de Madison disparaissant alors, Pride attrapa un boitier de piles, perdu dans ses pensées et absorbé par la notice de ce dernier car à la recherche de son taux parfait de son cadmium si précieux, il ne vit pas une demoiselle arriver avant de le percuter de plein fouet.

    « t’es pas seul au monde, tu pourrais regarder où tu vas. »

    La stupéfaction passée suite à la bousculade inattendue, Pride se tournant alors vers la jolie demoiselle qu'il reconnut aussitôt , durcit son regard. Son visage aux traits parfaits se ferma alors, son charme naturel se fit froideur et effluves presqu'agressives et enflammées, alors que ses rétines ambrées vinrent brûler les prunelles satinées d'Alabama qu'il prit d'assaut par une oeillade assassine.

    « Si tu te mettais au régime, tu aurais moins de mal à passer entre les rayons. »

    Son murmure suave mais virulent s'était fait du tac-o-tac, en vérité ce n'était pas tant Alabama qu'il attaquait, qui soit dit en passant demeurait une désirable demoiselle aux courbes parfaites, mais les propos de la demoiselle trop agressifs. Tel un réflexe, il ne put s'empêcher de lui répondre avec acidité, sans vraiment penser à ses mots blessants et mesquins. Il lui en voulait d'être partie ainsi, mais dans le fond elle demeurait toujours la jeune fille avec qui il avait grandi, qui l'avait vu faire les plus ignobles conneries et qu'il avait protégée longuement des autres caïds immoraux des ghettos. Regrettant ses paroles virulentes, Pride poussa un soupir, et détourna un instant le regard avant de reprendre.

    « Oublie.... » Ou un dissimulé "je suis désolé" que Pride ne dirait jamais, néanmoins rongé par la culpabilité d'attaquer ainsi Alabama à qui il tenait pourtant, malgré tout. « Visiblement tu as toujours eu du mal à cohabiter avec moi, » fit-il en référence à la fuite soudaine d'Alabama des ghettos de Chicago, « ... mais tu feras avec. Je reste ici pour un bon moment... Quoiqu'il en soit si l'envie te prends de partir du jour au lendemain de Miami, te gêne pas. »

    Trop de reproches sous-entendus et pourtant bien explicites, le regard de Pride se fit inquisiteur et presque douloureux ; leur séparation avait été si soudaine, que durant trop longtemps, il l'avait crue morte et trop loin de lui. A présent revenue, il lui en voulait tant qu'il ne pouvait s'empêcher de montrer les crocs.
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Message(#) Sujet: Re: remember when i was here (...) Pride&Alabama Dim 11 Oct 2009 - 17:11

    Ghettos de Chicago février 2000.


    Il avait neigé durant deux longues journées, ici, la neige n’était pas synonyme de vacance. Si tout était fermé, c’était une aubaine pour les caïds du coin, qui se faisaient une joie de vandaliser pendant que les habitants de la ville, tentaient tant bien que mal de continuer leur vie tranquillement malgré cette impression de ville fantôme. Alabama* n’aimait pas cette période. De plus sa mère était très absente ses derniers temps, toujours entrain de fricoter avec son nouveau mari. Un homme qui ne lui inspirait que très peu confiance du reste. Elle préférait alors errait dehors, que de rester à la maison avec ce couple qui la répugner. De toute façon ce n’était pas comme si c’était nouveau, elle était souvent dehors depuis qu’elle était petite. C’est là qu’elle s’était fait tout ses amis, surtout un par ailleurs, son meilleur ami, il l’a protégeait, elle le résonnait. C’était ainsi entre eux. Aujourd’hui, comme régulièrement, elle le cherchait, se demandant qu’elle connerie il pouvait bien être entrain de faire. Marchant comme un robot dans les rues de ce quartier qu’elle connaissait désormais par cœur. Elle finit enfin par arrivée devant une bande de jeune homme visiblement bien décidé à vandaliser le magasin d’électronique devant lequel ils étaient postés. Elle reconnut bien vite Pride, qu’elle s’empressa de rejoindre, ignorant les allusions déplacés que faisaient les autres personnes. Le saisissant par le bras, avec le peu de force qu’elle avait, immédiatement sortit de sa poche, sa main s’était frigorifiée. Elle n’avait pas réellement conscience du froid ambiant, perdue dans ses pensées, marchant tel un automate, et couverte à ne plus pouvoir bouger correctement. Cependant elle était encore capable de raisonner, et de vouloir ramener son ami à la raison. « tu pourrais pas prendre des vacances comme tout le monde ? Profiter de la neige pour faire des choses plus ordinaire. » un sourire fendit le visage du jeune homme, un sourire qu’elle connaissait que trop bien. Elle savait que cela signait un refus de sa part. « rentre chez toi, va au chaud, et laisse moi faire ce que j’ai à faire. » lui dit-il simplement en s’éloignant, la voix presque enjoué. « C’est mon anniversaire demain, t’aurais pu au moins faire ça pour me faire plaisir. » criant un peu pour qu’il l’entende alors qu’il avait presque rejoint ses amis et qu’elle se dirigeait vers sa rue, « j’oublierais pas !! »
    Elle ignorait à ce moment précis, que c’était le dernier échange qu’il y aurait entre les deux amis d’enfance.



Grocer’s shop - Ocean Grove ; présent.

« Si tu te mettais au régime, tu aurais moins de mal à passer entre les rayons. » elle ne prit même pas le temps de retenir cette intervention de sa part. depuis qu’ils s’étaient revus ici, après sept ans, tout avait évidemment changé. Elle avait disparu du jour au lendemain sans laisser de nouvelle. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il le prenne particulièrement bien. Elle ne s’attendait pas non plus à ce qu’il s’arrête de vivre pour autant et ce qu’il était devenu l’avait surprise, agréablement surprise du reste. Il était au moins sortit de cette galère qu’avait été leur enfance. Mais elle avait toujours tenu à lui, elle était repassé à la première occasion pour voir si il était encore là, elle était toujours inquiète à son sujet. Le maternant toujours comme elle le faisait auparavant, même si tout ça n’avait visiblement plus aucune importance maintenant. « Oublie.... » sans doute qu’il regrettait cette attaque gratuite et infondée, encore que. Elle l’avait attaquée la première, encore blessé de sa réaction passé, elle ne pouvait s’expliquer, dire pourquoi elle était partie, mais le manque de confiance qui régnait entre eux, la blessait, ce n’était pourtant pas comme ça entre eux, comment pouvait-il penser une seconde qu’elle serait partie, l’abandonnant ainsi sans rien lui dire. « Visiblement tu as toujours eu du mal à cohabiter avec moi, (…) mais tu feras avec. Je reste ici pour un bon moment... Quoiqu'il en soit si l'envie te prends de partir du jour au lendemain de Miami, te gêne pas. » c’était bien entendu complètement faux, elle n’avait jamais eu de mal à cohabiter avec lui, mais elle savait très bien où il voulait en venir, elle comprenait sa rancœur quelque part, même si ça lui faisait mal. « je ne compte pas partir, si cela t’inquiète réellement ce dont je doute fortement. Ce qui me perturbe c’est cette histoire de cohabitation, après tout pourquoi j’aurais attendu autant de temps pour fuir ? J’avais peut être un ami, qui sait .. » plein de sous-entendu, de rancœur et d’ironie, cette conversation, si on le lui avait dit sept ans plus tôt, jamais elle n’aurait cru que les protagonistes de cette conversation emplit de mélancolie, n’étaient autre que les amis d’enfance se protégeant mutuellement des dangers qu’ils étaient à la mesure d’appréhender.
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Message(#) Sujet: Re: remember when i was here (...) Pride&Alabama Mar 13 Oct 2009 - 16:50

    FLASHBACK


    « Qu'est-ce que tu fais ? »

    Une voix fluette perça l'air ambiant plombé de particules de poussières dansant dans la lumière terne du taudis ; un petit garçon d'une dizaine d'années pénétra dans ce qui était censé ressembler à une chambre. La pièce, étroite et exigüe, ne portait comme couleur que le gris du béton et de la poussière, pourvue de deux lits séparés par une distance plus que discutable : la chambre de Casey et Pride n'était guère confortable ni même demeurait le comble de la propreté, tant on pouvait de temps à autres entendre les rats se précipiter à l'intérieur des murs. Qu'importait au final ; le plus âgé, Pride, était sans cesse à l'extérieur, en compagnie de sa bande de caïds aux amusements plus que douteux, quand Casey passait la majeure partie de ses journées dans le salon, à veiller sur leur mère titubant parfois dans la cuisine ou sommeillant devant le poste de télévision après avoir essuyé trop de verres de vodkas. Pride tira une bouffée de fumée blanchâtre du joint qu'il avait entre les lèvres, le jeune garçon n'avait que treize ans et pourtant il en paraissait quinze : mûr et terre à terre, il n'avait pas eu la chance de grandir naïvement... comme tous les enfants du ghettos en vérité. La drogue coulait de source, on commençait ici par les substances douces afin de se familiariser avec le produit, et les plus aventuriers finissaient crackés ou à l'héro à seulement quatorze ans ; le jeune Pride approchait de la barrière fatidique, à la grande angoisse de son jeune frère aux airs angéliques. Penchés sur ce qui semblait être une simple boîte en bois qu'il avait pris soin de polir, il se redressa avant de recracher son nuage de fumée, ses yeux ambrés rivés sur sa confection faite maison.

    « Une boîte à musique, c'est l'anniversaire d'Aly aujourd'hui. »

    Plongé dans ses réflexion quant à la finition de son oeuvre, Pride faisait rouler son joint entre les doigts, les yeux pensifs et presqu'ailleurs. Alabama, ou Aly comme il la surnommait souvent, demeurait sa plus proche amie, celle qu'il protégeait envers et contre tous, celle qu'il écartait des éventuelles et potentielles victimes désirables que les gangs du quartier auraient pu vouloir s'approprier ; sous son aile elle ne risquait rien, et en retour la demoiselle tentait tant bien que mal de le raisonner.

    « Tu sais fabriquer ce genre d'engin ? » souffla Casey avec admiration avant de se précipiter vers la table branlante servant de plan de travail à Pride.
    « Ce n'est pas si compliqué, la musique est mathématique. Selon le concept pythagoricien, on sait que les proportions numériques engendrent des sons : ainsi, si tu prends une intervalle de 1 à 2, la moyenne arithmétique est de 3/2 et la moyenne harmonique de 4/3, qui se partagent en tout en vingt-sept fréquences... »
    « ... ouais ben... si tu le dis. »


    Casey passa une main dans ses cheveux sombres, ses mains s'agitant dans sa tignasse dense alors qu'il fronçait les sourcils, tentant de comprendre le charabia de son aîné qui lui parlait de chiffres comme s'il évoquait le beau temps. Et en vérité, c'était à peine si Pride comprenait les facilités aiguës et impressionnantes qu'il avait avec les nombres, car ce dernier parlait d'un air détaché, finissant son oeuvre avec minutie et aisance. Il se redressa alors, fermant la petite boite polie et lustrée avant de remonter la clé de métal rouillée et quelque peu déformée : l'engin avait été fabriqué avec les moyens du bord.

    « Voyons si ça fonctionne. »

    Calant son joint entre ses lèvres, la main de Pride vint ouvrir la petite boîte sous les yeux ébahis de son jeune frère, alors que le son mélodieux se répandait dans la pièce. Un sourire satisfait se dessina sur les lèvres du jeune garçon avant qu'il ne renferme la boîte et ne se lève de sa chaise.

    « Je lui apporterais ça ce soir. »

    Haussant brièvement les épaules, le jeune garçon tourna les talons sans un mot de plus, prêt alors à passer le seuil de la porte pour sortir de ce taudis qui leur servait de maison, et pour comme d'habitude aller rejoindre son groupe de caïds dont la fréquentation laissait à désirer. Le regard d'ébène et plein de candeur de Casey glissa alors sur son aîné, alors que trop de questions naissaient en lui : comment était-il possible qu'un garçon tel que Pride, à la fois si protecteur avec ses proches et pourtant capable d'autant de violence et parfois de cruauté avec ses victimes lorsqu'il se retrouvait avec ses amis du ghetto, pouvait-il parvenir à faire naître une harmonie si cristalline ?

    « Pride comment tu... » avisant son aîné qui se retourna alors, Casey, finit par hocher négativement la tête avant de reprendre dans un bref sourire. « Rien, à ce soir. »

    Et finalement, il ne put jamais lui remettre le présent en mains propres. Arrivé le soir même devant chez la jeune fille, il ne la trouva pas, ni le jour suivant, ni même celui qui s'ensuivait.


    FIN DU FLASHBACK

    Et dire qu'elle se trouvait là devant lui, à oser venir l'aborder dans un ton agressif alors même que c'était elle qui était partie. Le regard de Pride ne se détourna pas un instant du sien, sombre et froid, glacial et glaçant, il ne savait plus vraiment s'il lui en voulait d'être partie puisqu'après tout la vie avait continué pour lui, ou bien d'être revenue sans jamais avoir pris la décision de venir renouer avec lui. Peut-être l'avait-elle oublié entre temps, peut-être voulait-elle oublier Chicago et ses ghettos, quoiqu'il en soit l'orgueil de Pride refusait qu'on l'efface de sa mémoire. Aussi aux mots agressifs de la demoiselle, il lui en répondit d'autres, virulents puis plus calmes, bien qu'il demeurait une pointe d'aigreur dans sa voix suave.

    « je ne compte pas partir, si cela t’inquiète réellement ce dont je doute fortement. Ce qui me perturbe c’est cette histoire de cohabitation, après tout pourquoi j’aurais attendu autant de temps pour fuir ? J’avais peut être un ami, qui sait .. »

    Pride esquissa un bref rire amusé : ce n'était là rien de chaleureux mais au contraire cynique et froid. La demoiselle semblait se poser en victime à l'entendre parler ainsi... le comble. Le jeune homme plissa un instant son regard qui se fit plus animal alors qu'il l'avisait de son rictus cynique, il allait s'adonner à ce qu'il savait faire de mieux : blesser par la parole.

    « Si tu veux endosser le rôle de la victime, fais le avec un peu plus de conviction. Tu peux déblatérer autant que tu veux en tentant de te faire agressive, mais ça n'effacera jamais le fait que je suis venu le soir de tes quatorze ans, et que je ne t'ai jamais trouvée. Aucune nouvelle, aucun mot laissé, j'ai été jusqu'à te croire morte quelque part entre deux ruines du ghetto, je t'ai cherchée sans que jamais personne ne m'ait apporté de réponse.... et j'ai laissé cette foutue boîte à musique sur le perron de ta porte en espérant qu'un matin tu viendrais la récupérer... » Le jeune homme marqua une pause alors que son sourire avait disparu au profit d'une voix plus sombre, grave et presque menaçante. « Alors lequel de nous deux a vraiment été un ami, je me le demande. Quelle jolie victime tu fais, Aly... » murmura-t-il d'un ton presque moqueur avant de reprendre d'un ton provocant ; « Crache ton venin, j'attends. » finit-il dans un demi sourire carnassier.

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Message(#) Sujet: Re: remember when i was here (...) Pride&Alabama Lun 19 Oct 2009 - 14:06



Les années les avaient beaucoup changé. Difficile de ce dire que tout deux avaient été lié autrefois. Il était tout aussi difficile pour Al’ d’admettre cette sombre vérité, elle ne le niait pas, elle l’avait laissé tombé. Si seulement il s’agissait réellement d‘elle, si seulement elle l’avait réellement voulu, ses accusations seraient fondées. Quoiqu’en un sens elles le sont tout compte fait, tout est relatif à son point de vue. Il ne pouvait pas tout savoir, et bien qu’elle en mourrait d’envie, elle ne pouvait lui dire la vérité. Son passé, elle y avait fait une croix dessus, non pas que les personnes qui en faisaient partie ne comptait pas, seulement il était bien plus sombre qu’il n’y paraissait. Parler avec lui, lui rappelait à la fois de bon souvenir, comme de mauvais, tout ce qui avait suivit. Elle ne se posait pas en victime au contraire, elle savait qu’elle le méritait, même si elle ne l’avait pas voulu. Elle aurait mille fois préféré resté, fêter son anniversaire avec lui, errer de nouveau dans les rues mal fréquenté de son quartier qu’elle chérissait plus qu’elle n’aurait osé l’avouer. Au moins elle s’y sentait en sécurité, et ce n’était pas par hasard. Tout ce qu’elle avait pu faire ensuite, elle l’avait fait la peur au ventre. Même sa vie ici n’était pas sûr, elle avait peur d’être rattrapé par son passé, après tout, c’était déjà arrivé autrefois. Elle s’était établie ici, malgré les difficultés elle avait retrouvé une vie, elle s’en était sortie. Mais l’avoir face à elle, avait le don de la ramenait à la réalité, une réalité qu’elle n’aimait pas. Pour tout ce que cela pouvait impliquer, pour l’image qu’elle rendait d’elle. Et pour tout ça, elle haïssait sa présence.

« Si tu veux endosser le rôle de la victime, fais le avec un peu plus de conviction. Tu peux déblatérer autant que tu veux en tentant de te faire agressive, mais ça n'effacera jamais le fait que je suis venu le soir de tes quatorze ans, et que je ne t'ai jamais trouvée. Aucune nouvelle, aucun mot laissé, j'ai été jusqu'à te croire morte quelque part entre deux ruines du ghetto, je t'ai cherchée sans que jamais personne ne m'ait apporté de réponse.... et j'ai laissé cette foutue boîte à musique sur le perron de ta porte en espérant qu'un matin tu viendrais la récupérer... (…) Alors lequel de nous deux a vraiment été un ami, je me le demande. Quelle jolie victime tu fais, Aly... (…) Crache ton venin, j'attends. »

Elle l’avait écouté avec attention, elle n’avait même pas bougé, pas bronché, juste écouté. Elle avait assimilé chaque mot comme si ils n’avaient aucun ascendant sur elle. Son regard était toujours fixé sur le sien, ne changeant aucunement d’expression, demeurant calme et presque indifférente à ce qu’il pouvait dire ou penser. Elle s’était forgée une carapace il y a longtemps, un monde dans lequel son attitude froide et distante, la protégeait des attaques comme celles-ci. Mais ses mots avaient bien plus d’impact qu’elle ne l’aurait voulu. Était ce du à la personne qui les prononçait, ou plus à leur vérité. Sans doute était-ce un mélange des deux. Cependant la colère continuait de l’a rongeait, elle lui en voulait de pouvoir croire une telle chose d’elle, il l’a connaissait bien, il aurait du savoir qu’elle ne l’aurait pas laissé tombé ainsi. Mais cet échange de méchanceté l’avait éprouvé, elle ne savait pas si elle serait capable de se contenir, de rester calme et impassible comme toujours. Ou si au contraire elle péterai un plomb ne sachant trop comment cela s’exprimerait. Un faible sourire désabusé se dessina sur ses lèvres.

« tu sais quoi ?! Laisse tomber. »

Dit-elle en faisant volte face, elle était persuadée à cet instant que c’était la meilleure solution, avant que son sal caractère reprenne le dessus, elle se retourna alors brusquement. La jeune femme qui avait déjà fait quelques pas dans la direction opposé de son ancien ami, revenait vers lui, le visage beaucoup plus fermé que précédemment, la colère se lisait dans son regard. Une fois à sa hauteur, elle reprit plus calmement, contrastant ainsi avec son expression.

« T’es sensé être un mec intelligent, mais franchement je cherche encore. Tu crois vraiment que je suis partie volontairement ? Non c’est pas ce qui s’est passé, tu peux penser tout ce que tu veux, je suis désolée que t’ai pris ça comme ça, et je m’attendais pas à moins venant de toi. Mais c’est pas ce qui s’est passé. » la jeune fille marqua une pause, fixant le sol, elle tentait de remettre ses idées en place, la colère, mais aussi la peine qu’elle ressentait, embrouillaient son esprit, et ne l’aidait pas à faire un discours aussi clair qu’elle l’aurait voulu. « tu ne sais rien, si tu veux le prendre comme ça vas y, mais tu fais fausse route. Je suis revenue quand j’en ai eu la possibilité, je t’ai cherché aussi, sans succès. Et si tu veux savoir, j’ai été soulagé de te voir ici, même si à chaque fois que je te rencontre j’ai une incroyable envie de te coller des baffes. »

Elle avait pu aller là où elle voulait en venir, elle espérait qu’il ne se montre pas curieux, qu’il continu d’être agressif, et coléreux envers elle, qu’il continu de vouloir inlassablement la faire culpabiliser, pour une chose dont il ignore tout.




Dernière édition par Alabama R. Callahan le Ven 11 Déc 2009 - 14:10, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: remember when i was here (...) Pride&Alabama Lun 16 Nov 2009 - 16:47

    Les effluves du passé étaient les plus douloureuses, plus encore lorsque deux anciens amis d'enfance bien trop proches ne pouvaient dès lors plus se supporter. Et ni l'un ni l'autre ne s'inclinant à vouloir écouter véritablement son interlocuteur, Pride ne souhaitait pas comprendre les raisons du départ de la jeune demoiselle, tout comme cette dernière n'était pas encline à écouter la détresse dans laquelle elle avait laissé l'adolescent à cette époque. Un dialogue de sourds s'installait, immuable et intangible, ni l'un ni l'autre ne plierait ce jour-ci, c'était inévitable. Pas simplement par pure fierté qui aurait pu alors les aveugler, mais à cause sans doute de cette douleur qui implosait sous leurs paroles acides. Ils ne voulaient pas savoir, ils ne voulaient pas comprendre : Pride ne lui demandait aucune explication pas plus que Alabama se posait la question de savoir comment il avait pu vivre ce départ. S'était-elle au moins demandé l'effet que cela procurait chez lui de la revoir après toutes ces années, après l'avoir crue morte ? Peu importait finalement, le jeune homme l'avait perçu au final comme un abandon, un de plus, et considérait Alabama comme un prémisse de son passé qu'il voulait effacer : tout ce qui se rapportait à leurs ghettos faisait bien sûr partie inhérente de lui, néanmoins Pride était parvenu à se reconstruire tout en gommant ces souvenirs de ghettos crasseux et dangereux de sa mémoire. Il semblait manquer des pièces à ce puzzle imaginaire, et Alabama en faisait partie... Aussi la revoir n'était pas fatalement ce qui ravissait le plus l'arrogant jeune homme au regard de braise. Et plus encore, si les habitants d'Ocean Groove pouvaient le percevoir parfois comme un gentleman parfait, ils ignoraient en vérité les atrocités dont il avait été capable dans sa jeune adolescence, des faits que n'ignorait pas la jeune demoiselle. Mais moins que de constituer un véritable danger pour lui, elle éveillait la douleur de leurs souvenirs communs. Néanmoins Pride se fit de marbre comme il lança ses paroles acides, comme toujours. Berrington avait toujours eu l'éloquence facile, écrasante, presque hypnotique, il avait l'art d'entailler les chairs par la pointe coupante de ses syllabes, et son amie d'enfance n'échapperait pas à la règle. Quoiqu'elle en dise, quoiqu'elle en pense, et peu importait son visage impassible et imperturbable, elle ne pouvait rester de marbre à l'intérieur face à de tels aveux destinés à la blesser. La violence des mots, plus que la violence du poing, était bien plus destructrice. Et cela Pride l'avait appris en grandissant dans les quartiers bien plus chics de Chicago. Pour autant la demoiselle ne répondit que par un léger sourire qui n'eut pour réponse qu'un regard arrogant du ténébreux brun, avant qu'elle ne finisse par lâcher que quelques mots blasés.

    « tu sais quoi ?! Laisse tomber. »

    Pride leva son regard fait d'or et d'acier vers le plafond d'un air méprisant, sans doute aussi exaspéré qu'énervé par leur tête-à-tête ayant attiré l'attention de certains clients perplexes et feintant de ne rien entendre. Un soupir las s'échappa de ses lèvres comme il se fit glacé et glaçant lorsqu'elle se retourna alors ; la fixant avec mépris et arrogance, sans jamais qu'un sourire ne vienne naître sur son visage glacial, il savait déjà qu'il allait avoir droit à la réplique que toute femme se doit de lâcher lorsqu'elle est frustrée, histoire de tenter d'avoir le dernier mot. C'était néanmoins la preuve formelle que les propos de Pride ne lui avaient pas laissée indifférente, contrairement à ce qu'elle pouvait prétendre suite à son visage impassible et dépourvu d'expression.

    « T’es sensé être un mec intelligent, mais franchement je cherche encore. Tu crois vraiment que je suis partie volontairement ? Non c’est pas ce qui s’est passé, tu peux penser tout ce que tu veux, je suis désolée que t’ai pris ça comme ça, et je m’attendais pas à moins venant de toi. Mais c’est pas ce qui s’est passé. »

    Au tour de Berrington de faire office d'un visage de marbre, à présent, malgré son regard de braise. L'énervement lui prenait au ventre comme il sentait le poison de la colère parvenir jusqu'à son palpitant alors trop agité. Il ne pouvait que se retenir néanmoins, et ne pas surenchérir inutilement comme elle pensait peut-être s'y attendre. Taciturne, Pride soutenait son regard d'une prestance écrasante, de ses prunelles luisant d'un feu presque terrifiant malgré son air posé et calme ; le charisme qu'il avait pour lui se trouvait décuplé par sa colère nourrie par les propos d'Alabama. Que voulait-elle qu'il lui dise, qu'il s'excusait auprès d'elle de ne jamais lui avoir donné de nouvelles ? Foutaises... Il releva alors un peu plus le menton d'un orgueil princier alors qu'elle renchérit.

    « tu ne sais rien, si tu veux le prendre comme ça vas y, mais tu fais fausse route. Je suis revenue quand j’en ai eu la possibilité, je t’ai cherché aussi, sans succès. Et si tu veux savoir, j’ai été soulagé de te voir ici, même si à chaque fois que je te rencontre j’ai une incroyable envie de te coller des baffes. »

    « Et c'est moi qui suis censé être le plus abruti de nous deux quand je vois que tu ne comprends rien. Ecoute toi parler, écoute toi penser : il n'y en a que pour toi, encore et toujours toi. Quand est-ce que tu comprendras qu'il s'agit de nous, et non pas de ta petite personne ? Tu te crois différente en ayant souffert, quand tu n'es en fait qu'une petite martyr des ghettos parmi tant d'autres. Tu veux un scoop, Aly ? Tu n'es pas la seule à avoir souffert de la vie... Hey... » Un sifflement s'échappa des lèvres du jeune homme qui avait parlé d'une voix calme et posée, étrangement suave, brune et épicée malgré sa colère lui tenaillant le ventre. Ce fut alors contre toute attente que ledit sifflement était en réalité adressé aux clients curieux leur tournant autour, feintant de ne pas les entendre. Néanmoins le regard que Pride leur adressa tout en jetant un coup d'oeil aux environs, les obligea à relever la tête d'un air presque coupable. « Que celui ou celle qui n'a jamais gravement souffert de cette putain de vie, lève la main. »

    D'abord perplexes, les clients les ayant jusqu'ici écoutés se figèrent alors, sans même broncher, sans bouger, mais adressant presqu'un regard désolé à Alabama comme aucune main ne s'éleva dans les airs. Le sourire au coin des lèvres, à la fois provocateur et carnassier, Pride se tourna vers la jeune femme avant de lâcher sa dernière provocation dans un murmure amusé et diablement insolent.

    « Oh mais que vois-je... Notre petite Aly n'est pas la seule martyr ici-bas. Paix à son âme pour cette terrible vérité qui doit vraiment lui faire très, très mal. »

    Mauvais et atrocement blessant ? Comme toujours...
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Message(#) Sujet: Re: remember when i was here (...) Pride&Alabama Mer 18 Nov 2009 - 19:10



Étrangement elle n’arrivait pas à comprendre la situation, en faite si, mais quelque part elle continuait de douter, elle ne parvenait pas à réaliser qu’ils étaient bien là tout les deux et qu’ils faisaient preuve de méchanceté à l’égard l’un de l’autre. Elle l’avait materné elle aurait tout fait pour son ami, et quant à lui il l’a protégeait toujours. Aujourd’hui tout était si différent qu’elle n’arrivait pas à en réaliser l’authenticité, pour elle ce n’était pas possible qu’ils en soient arrivés là et pourtant. C’était probablement de sa faute, quoiqu’il n’y m’était pas beaucoup du sien non plus, elle aurait cependant pu faire un effort pour laisser sa carapace s’ébrécher pour pouvoir accueillir son ami dans sa vie à nouveau. Mais l’amertume dont il faisait preuve ne faisait que la refroidir un peu plus. Réaction normal après tout, comment tolérer de se laisser marcher sur les pieds par un petit arrogant qui ne semblait pas voir plus loin que le bout de son nez. Oh oui elle avait beaucoup d’estime pour lui, tout du moins pour le Pride qu’elle avait connut dans les ghettos de Chicago, celui des quartiers riches de Miami n’était plus le même et il allait jusqu’à l’écœurer. Certes elle avait elle-même beaucoup changé, mais elle s’estimait quand même moins amer et hautaine que lui. Si une chose était sur, c’est que malgré les quelques richesses qu’elle avait amassé depuis quelques années, elle ne s’était en aucun cas perdue de vue. Mais Pride avait toujours vu les personnes aux revenues plus que plaisants attirant d’une certaine façon. Pour elle tout ça n’avait aucune valeur, et le jeune homme malgré son intelligence ne semblait pas le voir, il était corrompu bien différent de celui qu’il aurait pu devenir en réalité. Elle trouvait sa dommage, savoir qu’il gâchait tant de chose juste pour des plaisirs éphémères. Si elle le pouvait, elle arrangerait les choses bien sur, mais elle ne pouvait s’excuser après tout, elle n’avait rien fait, mais il ne voulait rien entendre ni comprendre, il ne voulait pas réellement savoir pourquoi elle était partie, il se fichait de tout, il voulait juste tirer un trait sur elle, et dans le fond c’était ça le plus blessant. Qu’il lui en veuille elle trouvait ça plus que légitime, elle était partie sans laisser de nouvelle, à sa place ça colère n’aurait eu nulle limite, seulement il utilisait ça pour la faire culpabiliser, et surement moins sincèrement que par une réelle déception. « Et c'est moi qui suis censé être le plus abruti de nous deux quand je vois que tu ne comprends rien. Ecoute toi parler, écoute toi penser : il n'y en a que pour toi, encore et toujours toi. Quand est-ce que tu comprendras qu'il s'agit de nous, et non pas de ta petite personne ? Tu te crois différente en ayant souffert, quand tu n'es en fait qu'une petite martyr des ghettos parmi tant d'autres. Tu veux un scoop, Aly ? Tu n'es pas la seule à avoir souffert de la vie... Hey... » si elle s’y était attendu à une telle réplique. Egoïste, elle avait beau repenser à ce qu’elle avait dit, elle ne parvenait pas à voir quant est-ce qu’elle avait pu se poser en victime. Bien sur elle avait morfler, comment le nier après tout, tout le monde morfle un jour au l’autre. Seulement là elle n’avait pas fait la complainte de la pauvre petite malheureuse en besoin de compassion. Tout d’abord parce que ça ne lui correspondait pas et ensuite tout simplement parce qu’elle n’avait clairement pas que ça à faire, se plaindre aurait signifier parler de ce qui avait bien pu la faire souffrir, se plaindre aurait signifier abattre le mur qu’elle s’était construite, et ça il en était évidemment pas question. Les personnes dans la supérette furent alertées par cette petite altercation, ce qui ne manqua pas d’attirer également l’attention du jeune homme qui en réalité, profita de cette instant pour les prendre à témoin afin de la discréditer certainement. « Que celui ou celle qui n'a jamais gravement souffert de cette putain de vie, lève la main. » un sourire narquois se dessinait sur ses lèvres, elle ne s’était pas attendu à ce que quiconque lève la main, les êtres humains sont prévisibles. Une conversation qui ne les regarde pas les alerte, ils regardent, jouent les voyeurs et soudain ils ont la « chance » de prendre partie, mais comment refuser une telle offre. Ils ne s’étaient pas gêner pour la regarder alors que personne ne bougeait et semblait toujours aussi fasciné par ce règlement de compte, comme s’il s’agissait de l’événement le plus palpitant du mois. Pride évidemment ne manqua pas de rebondir sur cette réponse de son cher publique « Oh mais que vois-je... Notre petite Aly n'est pas la seule martyr ici-bas. Paix à son âme pour cette terrible vérité qui doit vraiment lui faire très, très mal. » elle laissa échapper un rire ironique, bien sur elle avait tout sauf envie de rire, mais plus il balançait son flot de paroles plus désagréables et prétentieuses les unes que les autres, plus elle le trouvait pathétique. Elle qui se sentait si inutile quelques secondes auparavant avait retrouvé l’estime qu’elle avait d’elle-même. Ceci dit, elle ne voulait pas louper l’occasion de se défouler un peu et de lui montrer clairement qu’il n’avait plus affaire à la petite fillette sans défense qui avait besoin de sa protection. Se retournant vers les spectateurs indésirables de cette scène privée, elle répondit d’un ton clair et sec « vous n’avez réellement rien d’autre à faire ? Ou votre vie et tellement dénuée de sens que vous vous sentez obligé de vous mêler de celle des autres ? » son regard froid, avait visiblement démotivé les plus récalcitrant, tous était retourné à leurs occupations, bien sur elle ne doutait pas qu’ils gardaient les oreilles grandes ouvertes pour connaître le dénouement de cette histoire. Mais elle pouvait enfin reporter son attention vers lui, et c’est avec le sourire aux lèvres qu’elle lui balança un revers. Si elle demeurait menue, elle n’en avait pas moins appris de son séjour dans les rues, en outre le peu de coup qu’elle donnait ne passait tout de même pas inaperçu. « Il faut le voir pour le croire, Pride se comportant comme un véritable petit con pété de tune. Je sais ce qui te dérange chez moi, ce n’est pas tant que je sois partie, mais c’est-ce que je sais de toi. Oh mais oui moi je sais que t’as vécu dans la merde pendant des années, je sais que le sourire aussi charmant qu’hypocrite que tu affiches, est le résultat d’un long entrainement. Tu te fiches complètement que je sois partie, tu es passé au dessus depuis longtemps, bien que crois le ou non jamais j’ai eu envie de te laisser tomber. Mais ce qui t’emmerde c’est l’image que je te renvois de toi-même. Tu n’es pas comme eux, tu peux tromper ton monde Pride mais pas moi. » elle soutenait son regard, il avait été trop loin, il l’avait cherché, qu’importe, c’était à ses risques et périls à présent.


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Message(#) Sujet: Re: remember when i was here (...) Pride&Alabama Sam 28 Nov 2009 - 22:13

Comment avaient-ils pu en arriver là, eux autrefois si proches et soudés, unis pour mieux supporter l'aigreur de leur quotidien dangereux. Elle, la raison et la bonne foi de Pride, et lui le caïd la protégeant des autres infréquentables. En un sens ils s'étaient faits ange gardien l'un de l'autre, dans un pacte tacite et pourtant naturel, les deux adolescents avaient passé leur temps à veiller l'un sur l'autre tout en respectant leurs convictions pourtant si différentes... Car si Pride avait pour passe-temps malsain de s'essayer aux vols de voitures ou à tester des poings américains sur des rivaux du gang adverse, Alabama, plus douce, se faisait presque la douceur de leurs ghettos trop brusques tant elle trainait derrière elle sa candeur perpétuelle. Elle avait su garder sa part d'innocence malgré ce réalisme terrible de leurs vies malmenées par la violence, elle avait été celle qui, en plus de Casey, s'était vraiment souciée du jeune garçon brutal et violent qu'il était, elle était celle qui tout simplement lui mettait du baume au coeur en lui soutenant dans un espoir infini que l'espèce humaine avait finalement du bon... Et ils demeuraient là aujourd'hui, à se cracher des propos aigres venimeux, dans un poison s'infiltrant dans le sang d'une morsure acide rongeant les os, se fixant dans un regard froid et un sourire méprisant. Dieu que le temps faisait mal son oeuvre parfois ; les deux amis soudés se lâchaient en rancoeurs dégoutées, les rendant presque adversaires. Pour autant c'était la déception qui régissait leur façon d'être, et sans doute aussi leurs chemins ayant pris des voies différentes : une fois séparés, Pride et Alabama avaient eu des parcours tant opposés qu'il leur était impossible de se reconnaître vraiment. Le brun ténébreux était devenu escroc et acteur formidable puisque se fondant dans la masse pour mieux charmer : il avait appris les manies des plus grands et des plus riches, les sourires hypocrites, les regards charmeurs, les paroles flatteuses. Il était devenu un séducteur professionnel pour son propre bénéfice, un menteur envoûtant mais aux scrupules amoindris. Et elle, qu'était-elle devenue ? C'était là une question que Berrington se posait forcément, mais plutôt crever que de le lui demander et de faire abstraction de sa fierté... Par ailleurs Pride regorgeait d'orgueil et de mauvaise foi, la preuve en était la façon dont il traitait Alabama en usant de son cynisme démesuré et trop habituel.

« vous n’avez réellement rien d’autre à faire ? Ou votre vie et tellement dénuée de sens que vous vous sentez obligé de vous mêler de celle des autres ? »
« Ca, c'était méchant Aly. »

Un sourire ironique et froidement amusé orna les lèvres de Pride, à croire qu'il voulait la pousser à bout... Honnêtement la réaction de la jeune fille était plus que légitime face à la propre méchanceté de Berrigton qui n'avait pas hésité un instant à la donner en pâture aux spectateurs crédules qui retournèrent à leur contemplation des rayons, gênés et fuyant le regard de la jeune femme.

« Il faut le voir pour le croire, Pride se comportant comme un véritable petit con pété de tune. » Sa tirade n'arracha qu'un soupir du jeune homme qui leva avec mépris ses prunelles ambrées vers le plafond, fidèle à lui même, quand dans son attitude de petit arrogant glacial, il finit par de nouveau la fixer dans les yeux d'une moue froide et hautaine. « Je sais ce qui te dérange chez moi, ce n’est pas tant que je sois partie, mais c’est-ce que je sais de toi. Oh mais oui moi je sais que t’as vécu dans la merde pendant des années, je sais que le sourire aussi charmant qu’hypocrite que tu affiches, est le résultat d’un long entrainement. Tu te fiches complètement que je sois partie, tu es passé au dessus depuis longtemps, bien que crois le ou non jamais j’ai eu envie de te laisser tomber. Mais ce qui t’emmerde c’est l’image que je te renvois de toi-même. Tu n’es pas comme eux, tu peux tromper ton monde Pride mais pas moi. »
« Quelle langue bien pendue. Si tu l'utilises aussi souvent de la sorte pour d'autres talents que celui de parler aussi vite, en aussi peu de temps, et pour ne rien dire, tu dois faire le bonheur de ton petit ami... »

Une lueur perverse enflamma les obsidiennes de Pride dont la répartie cinglante était légendaire. Néanmoins, malgré son sourire vicieux et son attitude trop fière, il dissimulait malgré lui ce remou intérieur provoqué par les paroles d'Alabama. En un sens, elle n'avait pas tort, certes pas complètement raison non plus, et pourtant il subsistait un fond de vérité. S'il était vrai que Pride ne reniait pas son passé, il évitait d'en parler et refusait de s'y attarder chaque fois qu'on lui posait des questions quant à son enfance. Cette dernière n'ayant pas été des plus roses, il se refusait d'y repenser, le plongeant dans une douleur qu'il ne voulait plus concevoir. Il avait voulu oublier les ghettos, ce Pride d'antan violent et brutal lui collant pourtant à la peau, l'obscurité de son adolescence, sa mère alcoolique, les flics, le goût du sang dans la bouche, les filles s'apparentant à des putains... Au loin, il pouvait sentir le regard inquiet de Maddie se poser sur lui sans oser intervenir néanmoins, sentant sans doute que la fierté de Pride le pousserait à sortir des mots qu'il aurait du garder pour lui.

« Si tu me connais si bien que tu le prétends, alors tente de deviner pourquoi je suis ici, à Ocean Groove. » fit-il dans un sourire la mettant au défi. « Si tu gagnes, je reconnaitrais que tu avais raison depuis le début. Si tu ne trouves rien d'ici six mois, considère que tout le mépris que je peux avoir pour ces bourgeois blindés de thune sera à présent le tien. » murmura-t-il d'une voix stricte, sans plus aucun sourire aux lèvres.
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Message(#) Sujet: Re: remember when i was here (...) Pride&Alabama Ven 11 Déc 2009 - 16:27




Elle était de nature rêveuse, oui sous ses grands airs presque hautains en permanence, elle ne fut pas toujours une fille froide, mettant tout les êtres humains au même niveau. Bien au contraire à une époque elle avait même de l’espoir en le genre humain, persuadée qu’il y avait du bon en chaque être. Elle effectuait même quelques heures de bénévolat de temps à autres, bien sur ce n’était pas reconnue n’étant pas majeur, mais elle était persuasive, et personne ne résistait devant ce visage plein de candeur, se regard si grand, si aimant. Enfant, et même adolescente, elle était l’image même de la douceur, un contraste parfait avec le quartier dans lequel ils vivaient, même si elle s’obstinait à tenter de le ramener à la raison, à le modérer, jamais elle n’y parvenait. Pour autant ça ne l’empêchait pas de continuer de persister dans cette voie, elle ne l’aurait jamais laissé faire quelque chose d’inconsidérée sans avoir même pris le temps de tenter de l’en dissuader et même si cela était peine perdue. Oui Pride, d’aussi loin qu’elle le connaissait, a toujours été quelqu’un de plutôt borné, écoutant, mais finissant par n’en faire qu’à sa tête. A en voir où il en était à présent, ce n’était peut être pas si négatif encore que. Pour Alabama, en surface oui tout paraissait parfait, il se noyait avec aisance dans cette foule de richissime petit prétentieux, il y arrivait à merveille, son imitation du goss de riche frôlait la perfection, si elle ne le connaissait pas sans doute serait-elle tombée dans le panneau elle aussi. Seulement tout cet univers ne lui correspondait pas, il n’était pas comme ça, elle se doutait que le tout cachait quelque chose de plus important qu’une envie d’être plus important en ce monde. Mais ils avaient au moins ça en commun à présent, cette richesse mensongère, si ni l’un ni l’autre ne niait pas avoir eu une enfance miséreuse, ils n’en parlaient pas, mettant ce passé loin derrière eux, se concentrant sur l’avenir. Oui a une époque elle était rêveuse, et ce qu’elle souhaitait le plus au monde ne se produisit jamais, y avait qu’à voir la tournure qu’avait prise leur relation par exemple. Un véritable échec qu’elle ne parvenait pas à encaisser et probablement qu’elle n’y parviendrait jamais, perdre un ami était après tout une perte qu’elle n’avait jamais souhaité, surtout pas lui. Néanmoins une chose était sur, cette conversation aussi mesquine soit-elle lui permettait de réaliser, que le Pride qu’elle avait connu, celui qu’elle soutenait, aidait et aimait était toujours là, seulement il s’était créé un tout nouveau personnage. Qui celui-ci n’était pas réellement à son goût.

« Quelle langue bien pendue. Si tu l'utilises aussi souvent de la sorte pour d'autres talents que celui de parler aussi vite, en aussi peu de temps, et pour ne rien dire, tu dois faire le bonheur de ton petit ami... » élargissant ses lèvres sur un sourire plutôt méprisant, Ô il avait toujours eu une sacré répartie, chose qu’elle admirait chez lui, qui l’avait toujours fait sourire. Mais en être la cible était plus blessant qu‘amusant.
« j’ai toujours admiré ton éloquence. Avoir tant d’assurance même en racontant de pareil connerie. Mais je te rassure tu as parfaitement raison, tu es trop gentil de te soucier de son bien être. » bien sur le ton ironique était de rigueur, tout d’abord parce qu’elle était radicalement célibataire, même si ce ne fut pas toujours le cas certes, mais elle n’était pas non plus du genre à se venter, mais elle y prenait un certain plaisir à cet instant. Être plutôt arrogante face à tant d’amertume était la seule défense qu’elle pouvait réellement employer.

Et dire qu’elle passait simplement faire des courses de dernière minute et qu’au lieu de ça, elle s’était non seulement faite humiliée, mais en plus elle était entrain de se payer une migraine affreuse. Elle ne savait même plus pour quelle raison elle était venue, certes des courses ça paraissait évident, mais acheter quoi, elle n’en savait plus rien, trop en colère pour réfléchir. En colère contre lui, contre elle-même et contre cette fichue vie qui les avait séparé, mais elle restait persuadée que les choses ne seraient pas forcement si différente.
« Si tu me connais si bien que tu le prétends, alors tente de deviner pourquoi je suis ici, à Ocean Groove. (…) Si tu gagnes, je reconnaitrais que tu avais raison depuis le début. Si tu ne trouves rien d'ici six mois, considère que tout le mépris que je peux avoir pour ces bourgeois blindés de thune sera à présent le tien. »
« ne t’en fais pas pour ça, je trouverais. » répondit-elle sur d’elle-même, non pas qu’elle soit d’une perspicacité à en faire pâlir madame soleil et sa boule de cristal, mais elle le connaissait, elle finirait par réussir à déchiffrer les méandres de son esprits tortueux. Néanmoins une question subsistait, elle n’était pas réellement sur de vouloir en connaître la réponse dans le fond, mais elle s’y essaya quand même.
« hôtes moi d’un doute. Si je n’avais pas disparu, m’aurais tu effacé de ta vie, comme tu l’as fais pour le reste de ton passé ? » il y avait plusieurs possibilités, soit il confessait un oui, qui certes lui ferait mal, mais qu’elle aurait sans doute mérité pour avoir disparu du jour au lendemain. Soit en fataliste il lui dirait qu’on ne pourra jamais savoir. Mais la certitude qu’elle avait c’est qu’il ne répondrait pas non, à moins qu’il pense qu’elle pourrait ainsi continuer de culpabiliser.




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