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 I'm scared that everyone is out to get me.

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We're not the ones who're meant to follow.

Oliver Winters

messages : 707
face + © : jack dylan grazer (©wyattswolfs)
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age : 14 yo.
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Message· · Sujet: I'm scared that everyone is out to get me. Lun 1 Oct - 19:25

@Zoya Ryker

Always knew you'd be the one to understand me. Suddenly I'm lost, on my street, on my block

Cela faisait plusieurs jours maintenant qu’Oliver tournait tel un lion en cage, à s’arracher les cheveux et à perdre à nouveau sa patience face aux états d’âme de ses frères et sœurs – enfin, surtout d’un frère et d’une sœur en particulier. Les bonnes résolutions post-tentative d’enlèvement n’avaient guère duré, et d’une certaine manière il était soulagé du retour des bonnes vieilles habitudes. Il n’avait pas trop apprécié être traité comme une petite chose fragile alors qu’il aspirait, à l’inverse, à gagner en force, physique et morale, pour ne plus se retrouver dans le rôle de la victime. Il venait de souffler ses quatorze bougies, il avait pris une quinzaine de centimètres au cours de l’année écoulée, il n’était plus le petit dernier de la fratrie qui devait être pris sous l’aile des plus grands. Il avait fallu voir sa vie défiler devant ses yeux pour réaliser à quel point il se complaisait dans le rôle de cadet, de celui que tout un chacun souhaitait protéger. Même s’il faisait sa mauvaise tête et rouspétait quand on le prenait de haut, il se sentait à l’abri au sein de sa grande famille et des gros bras qui la composaient. Sauf que cela n’avait pas été suffisant pour le protéger du monde extérieur, constamment aux aguets pour heurter la jeunesse, surtout à Windmont Bay. Avec arrogance, il avait tenté le diable en arguant qu’il était trop vieux pour le kidnappeur, qu’il parviendrait de toute manière à éviter les problèmes. Sauf que les problèmes avaient bel et bien fini par l’attraper, violemment, par le bras, laissant des marques indélébiles dans sa tête et son estime de lui-même. Tommy lui avait conseillé de prendre du temps pour lui, il l’avait dispensé d’école, en accord avec la Direction de l’établissement, pendant une semaine afin qu’il s’en remette. Sauf que cinq jours avaient été suffisants pour avoir raison de sa santé d’esprit ; il avait besoin de revoir du monde, d’occuper son cerveau à autre chose que se rabâcher encore et encore les événements du quatorze septembre – une date qui resterait dans les annales de la famille Winters.

Il avait donc informé son aîné de son désir de réintégrer le collège, ce qui avait pris effet dès le lendemain matin. L’image qu’il s’était faite de son retour avait été celle qu’il avait pu voir dans les films, le valeureux guerrier face à une foule en délire qui le féliciterait d’avoir survécu à une tentative d’enlèvement là où tant avait disparu avant lui. Il n’en fut toutefois rien et, hormis son groupe d’amis, personne ne sembla prêter une attention particulière à son existence. Faire les gros titres ne suffisaient plus, en 2018, pour devenir célèbre, apparemment. Il se satisfit de cet anonymat retrouvé, ne plus avoir personne pour le couver et être entouré de jeunes qui ne faisaient que glisser leurs regards sur lui avaient quelque chose de réconfortant. La vie continuait pour lui. « Pourquoi tu t’es pas laissé attraper ? Elia aurait pu être à ta place aujourd'hui. » La sonnerie de la pause méridienne venait de résonner dans l’ensemble de l’établissement et il ne sut mettre un visage sur la voix qui le gifla de plein fouet. Il resserra les bretelles de son sac à dos, baissa la tête et se fraya un chemin parmi le reste des adolescents, sans prendre la peine d’avertir le reste de son gang qu’il ne mangerait pas avec eux ce midi. Il attrapa son téléphone pour taper un message à destination de Tommy, dans lequel il lui annonçait qu’il rentrait plus tôt que prévu, que c’était trop dur, mais il s’interrompit avant d’appuyer sur la touche d’envoi. Qu’était-il advenu du grand Ollie, l’apprenti adulte qui n’avait plus besoin de se dissimuler dans les jupes de ses aînés ? Il ne pouvait décemment pas s’avouer vaincu si tôt. Et pourtant, la phrase cinglante tournoyait dans sa cervelle, mettant ses pensées sens dessus dessous. « C’est vrai ça, si je l’avais laissé m’enlever, Elia serait à ma place aujourd’hui... » Il ne pouvait pas s’imaginer à la place d’un psychopathe avide de chair fraîche, toutefois la logique voulait qu’un individu malade qui ne parvenait pas à ses fins se rabattent sur une proie plus facile, afin de ne pas rester sur un échec. « Je suis désolé, Elia, » murmura-t-il pour lui-même en s’adossant à l’un des arbres centenaires du campus, se prenant la tête dans les mains pour couper la lumière des rayons du soleil de fin d’été et faire le vide. Décidément, sa vie était merdique en ce moment. Lorsqu'il rouvrit les yeux, une apparition bienveillante, quasi divine de par l'éclat doré qui entourait son visage, avait pénétré son champ de vision et un sourire instantané, incontrôlable, apparut sur ses lèvres. « Salut, Zoya... »

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Zoya Ryker

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Message· · Sujet: Re: I'm scared that everyone is out to get me. Dim 21 Oct - 17:18

Chaque jour qui passait lui donnait l’impression d’être un lion en cage – impression qui était renforcée par les barreaux qui délimitaient le campus. Elle n’avait pas pu voir Oliver depuis qu’il avait failli être enlevé et elle en était grandement frustrée. Elle ne s’était pas rendu compte, jusqu’à ce qu’il soit dispensé d’école pour se remettre du choc, à quel point elle comptait sur sa présence pour rendre le quotidien scolaire moins ennuyeux. Car elle détestait l’école, la jeune Ryker. Elle ne supporterait par de rester assise des heures entières, de devoir se concentrer tout autant, de devoir emmagasiner des informations qui ne lui seraient d’aucune utilité. Sa seule lueur dans les ténèbres de l’apprentissage, c’était Oliver et elle s’était habituée à le rejoindre à la moindre pause, allant jusqu’à s’incruster dans le groupe de garçons quand elle voyait bien qu’il ne les lâcherait pas. Mais ces derniers jours, à chaque fois qu’elle croisait un membre du gang d’Ollie, celui-ci haussait les épaules et secouait la tête : non, pas d’Oliver aujourd’hui. A chaque fois, elle avait réprimé son envie de fulminer et avait essayé de se trouver un compagnon de remplacement mais elle n’avait pas assez entretenu ses relations depuis son arrivée à Windmont Bay pour trouver un plan B en l’absence de son meilleur ami. Elle avait jeté son dévolu sur un petit nouveau qui avait débarqué à la rentrée mais celui-ci n’était pas très bavard et elle avait eu la sensation de l’effrayer avec ses grands discours et ses questions intempestives. Résultat des courses : elle s’était encore retrouvée seule, à soupirer toutes les dix secondes, en se demandant quand Oliver réapparaîtrait. Elle avait bien tenté de l’apercevoir en passant à vélo devant chez les Winters mais avec le nouvel enlèvement et l’ambiance chez les Rykers, Zoya avait un timing serré et ne pouvait s’attarder bien longtemps. Sans compter qu’elle avait une fois de plus perdu son téléphone et ne pouvait dès lors envoyer des messages désespérés à son ami – même si elle s’en serait sûrement abstenue, sachant pertinemment qu’Oliver avait bien d’autres soucis que son amie délaissée. En attendant, le temps lui paraissait extrêmement long et chaque jour qui passait était une véritable torture pour l’oiseau sauvage qui maudissait septembre et sa rentrée scolaire. Pourquoi avait-il fallu que l’été passe si vite ? Et pourquoi avait-il fallu qu’il se conclue une fois de plus par un drame qui allait certainement raviver la peur et les précautions ?
La sonnerie annonça enfin la pause et Zoya ferma ses livres d’un coup sec avant de se lever et de courir vers la porte pour être la première à sortir. Elle hésitait encore à aller manger son sandwich sur le toit, en douce, comme elle l’avait fait les deux jours précédents ou à rejoindre le petit nouveau, même si c’était pour qu’il la regarde avec des yeux exorbités. Elle opta plutôt pour les hauteurs et avait commencé à grimper l’escalier principal quatre à quatre quand un mot – ou plutôt un prénom – attira son attention et elle pila net pour se pencher par-dessus la rampe et écouter la conversation qui avait lieu deux mètres plus bas, où deux garçons ricanaient et semblaient conspirer. Sans avoir entendu le début de la discussion, Zoya eut pourtant un pressentiment et elle descendit une marche pour mieux entendre. Le blond se vantait d’avoir dit quelque chose à Oliver et l’autre lui demanda de répéter, ce que le premier fit sans se faire prier, reprenant mot pour mot la remarque lâche qu’il avait assénée au revenant. La colère gagna les traits et le regard de Zoya qui sentit son coeur faire une valse d’indignation et elle tendit son livre de biologie – bien épais comme il fallait, ce dont elle se plaignait en temps normal mais qui n’était cette fois pas assez gros à son goût – par-dessus la tête des deux garçons et le laissa tomber, ravie que la gravité vienne se mêler de leurs affaires. Un cri de douleur s’échappa du lâche qui ne savait pas dire les choses en face et un juron incrédule parvint aux oreilles de la rouquine comme une douce mélodie. Satisfaite de son coup, elle descendit gracieusement les marches de petits sauts légers et ramassa son livre avant de se redresser et d’adresser un sourire carnassier à sa victime :
- Oups, désolée, ça m’a échappé.
Elle n’eut pas besoin d’émettre la moindre menace, il devait savoir qu’elle était amie avec Oliver et s’il l’ignorait, la lueur folle qui brillait dans les yeux clairs de la demoiselle le lui ferait sûrement comprendre. Tournant ensuite les talons, elle partit en quête du jeune Winters qui devait être revenu, d’après ce qu’elle avait capté de la conversation.
Zoya n’eut aucune peine à localiser Oliver qui s’était adossé à un arbre et se tenait la tête dans les mains, ce qui n’étonna pas l’adolescente. Bien sûr qu’il devait être blessé ou accablé par ce que l’autre crétin lui avait dit. C’était Oliver, après tout, et c’était pour cette raison précisément qu’elle appréciait sa compagnie.
- J’ai bien cru que tu ne reviendrais pas et je t’en aurais voulu à mort si ç’avait été le cas. T’as pas le droit de me laisser seule dans cette jungle aussi longtemps, dit-elle, d’un ton faussement accusateur, pour dissimuler l’émotion que suscitait la vision de son meilleur ami après l’épreuve qu’il avait dû vivre.
Prenant une brève inspiration, elle combla la distance entre eux et le prit maladroitement dans ses bras, le serrant dans une tentative de réconfort avant de s’écarter, gênée :
- Si tu dis à quiconque que j’ai fait ça, je nierai comme si ma vie en dépend, dit-elle l’index levé mais le sourire aux lèvres. Comment tu te sens? finit-elle par demander, reprenant son sérieux et penchant la tête pour le jauger, comme si elle redoutait de voir quelque chose de changé chez lui.

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Message· · Sujet: Re: I'm scared that everyone is out to get me. Lun 10 Déc - 18:31

C’était étrange, comme quelques minutes dans une existence pouvaient la chambouler, remettre tout en cause et en questions. Il n’était pas l’individu le plus âgé de Windmont Bay, loin de là, il faisait partie de la tranche basse en matière d’années passées sur Terre, pourtant il avait vécu pas mal d’aventures qui avaient contribué à le former, à façonner l’adolescent qu’il était, avec ses forces, ses faiblesses, ses amis, ses phobies. Il pensait se connaître, posséder une personnalité qui était au moins fixée pour les quelques années à venir ; il n’aurait jamais imaginé devoir modifier sa perception du monde, de lui-même et des autres, à quatorze ans. C’était un cap qui devait plutôt être franchi la quarantaine sonnée, il n’en était pas encore à la moitié. Malheureusement pour lui, le sort avait accéléré le temps et l’avait confronté à un événement qui avait bouleversé sa vie ; et force était de constater qu’il n’avait plus les mêmes envies – besoins ? – qu’avant l’agression. Car d’agression, il était question. Ses camarades les plus balourds avaient beau dénigrer l’attaque dont il avait victime, parce qu’il avait par bonheur réussi à s’en échapper, cela n’enlevait rien au fait qu’Oliver Winters avait subi un abus de la part d’un adulte, qui avait profité de sa position de force. N’était-il pas ironique, de manière malsaine et pernicieuse, qu’il lui en fût tenu rigueur de s’en être sorti ? Tout le campus ne se ralliait pas à la cause des anti-Winters, et il avait croisé quelques regards compatissants dans les couloirs, même s’il n’avait prêté attention qu’aux plus sombres, ceux qui l’avaient jugé, ceux qui s’étaient ouverts sur lui dès l’instant où la phrase qui le hantait depuis une dizaine de minutes avait été prononcée. La sensation de creux au cœur de sa poitrine s’évapora à l’entente de la voix familière de son autoproclamée meilleure amie et il fut totalement rempli par le câlin dont elle le gratifia, bon gré mal gré. « Tu sais que c’est ce que je lui ai dit ? « Tu ne peux pas m’enlever, parce que Zoya se retrouverait toute seule et elle pèterait un câble, dès lors je donne peu cher de ta peau de psychopathe ! »... » plaisanta-t-il durant leur brève étreinte, qu’il aurait souhaité plus longue car la chaleur de son rayon de soleil personnel lui mettait du baume au cœur. Il pencha la tête sur le côté pour la détailler du regard mais, incapable de soutenir le bleu perçant de ses yeux, il détourna son visage vers un groupe de lycéens qui jouaient au ballon un peu plus loin. « Promis, je ne dirais rien... Même si ce n’est un secret pour personne que tu m’adores, rassure-toi ! » ajouta-t-il avec une assurance peu coutumière.

Il prit une profonde inspiration, la question se trouvant être beaucoup plus complexe qu’il n’y paraissait. Comment allait-il ? Bien, même si avec difficultés ? Mal, même si tout n’était pas tout noir ? Il errait dans une zone de gris qu’il n’était pas en mesure de qualifier. « Je vais, » fut la seule réponse dont il fut capable dans un premier temps. N’était-ce pas déjà une chose positive ? Il avait réussi à se lever le matin, à prendre son petit-déjeuner, à faire son sac et à se rendre en cours, ce qui équivalait à une augmentation de deux-cent cinquante pourcents de son rendement de la semaine. Son hésitation ne passait pas inaperçue aux yeux de son amie, il n’avait pas besoin de la regarder pour déceler son scepticisme. Il poussa par conséquent un long soupir dans un haussement las d’épaules. « Je pensais que ça irait mieux en revenant ici, pour être honnête... Mais je n’ai pas été accueilli en héros, ni même en victime... » Pas par tout le monde, en tout cas. Il trouvait étrange d’articuler ses pensées, toutefois il avait conscience que Zoya était la seule personne dans toute la ville en mesure de le comprendre, ou tout du moins de l’écouter sans arrière-pensée ni once de jugement. « Apparemment, tout le monde aurait préféré que je disparaisse à la place d’Elia. » Ce qui, il se le répétait inlassablement, était une impression qu’il partageait avec tout un chacun. Il était suffisamment généreux pour laisser sa place à une pauvre âme innocente au besoin, sauf que l’univers ne fonctionnait pas ainsi. « Tu as mangé ? Tu veux qu’on aille prendre un truc  ensemble ? Il doit me rester un peu d’argent de poche... » Un billet ou deux qu’il avait laissé dans son portefeuille, vestiges de sa dernière séance de babysitting, qui datait d’avant la tentative d’enlèvement. Sans attendre la réponse de la rouquine, il se mit en route pour s’éloigner du campus. Tant pis s’il ratait la première heure de l’après-midi, ses enseignants trouveraient un moyen de justifier son absence. Quant à Zoya, cela faisait longtemps qu’ils avaient abandonné l’idée de la tenir en cage toute une journée. « Et toi, comment ça va ? Tu as fait quelque chose à tes cheveux ? »

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Dernière édition par Oliver Winters le Mar 1 Jan - 18:15, édité 1 fois
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Zoya Ryker

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Message· · Sujet: Re: I'm scared that everyone is out to get me. Dim 30 Déc - 21:28

Les démonstrations affectives, ça n’était pas le fort de Zoya. Même avec sa sœur, elle n’était pas capable de gestes spontanés et il fallait qu’elle se sente vraiment vulnérable pour avoir envie d’aller se réfugier dans les bras de son aînée. Alors, cet élan instinctif, il la perturbait autant que l’absence d’Oliver ces derniers jours ainsi que l’inquiétude qui l’avait rongée depuis qu’elle avait appris la nouvelle de son presque enlèvement et elle décida, avec son côté entêté habituel, d’associer son étreinte maladroite à une combinaison de tous ces sentiments angoissants. Et puis, maintenant qu’Oliver était revenu, la vie allait pouvoir reprendre son cours normal et ils rangeraient cet instant embarrassant dans un coin de leur mémoire et il ne serait plus jamais nécessaire de l’évoquer, un point c’est tout. C’était en tout cas ce qu’elle comptait bien faire, n’étant pas du genre à ressasser inutilement des moments qu’elle trouvait gênants. Zoya ne s’appesantissait pas sur le passé et se concentrait essentiellement sur le moment présent.
Et le moment présent, c’était d’avoir retrouvé Oliver, sain et sauf, quoique blessé par le comportement de leurs camarades de classe. Qu’à cela ne tienne, la jeune Ryker se ferait son garde du corps le plus passionné. Qu’ils essaient donc encore de le rabaisser, de le faire culpabiliser d’avoir échappé à un sort qui n’était pas enviable ! Qu’auraient-ils tous dit s’il était venu allonger la liste des disparus ? L’aurait-on plaint, alors, seulement ? Fallait-il subir un mal horrible pour être pris en pitié ? Elle comprenait la frustration des uns et des autres devant l’enquête qui piétinait mais de là à faire payer l’échec de la police à un adolescent qui avait été à un cheveu d’un drame, elle ne pouvait l’accepter. Et Oliver pouvait être traumatisé, même Zoya et son caractère trop intense et entier pouvaient saisir l’ampleur de la peur qui avait pris le jeune Winters à la gorge et elle en arriva à souhaiter que les brutes expérimentent un jour pareille panique pour qu’ils se montrent plus empathiques la prochaine fois. Et peut-être que c’était un peu extrême comme vengeance mais Zoya s’en contrefoutait royalement, surtout en découvrant à quel point son ami avait été ébranlé par l’événement.
Les sourcils d’abord froncés, Zoya écouta la réponse d’Oliver et la ligne qui barrait son front finit par s’effacer pour laisser apparaître un certain soulagement, tandis qu’un sourire venait chatouiller ses lèvres mutines.
- Qu’est-ce que t’es bête! gloussa-t-elle, se retenant de lui asséner un coup de poing dans l’épaule pour le punir de sa plaisanterie.
Cela aurait pourtant bien été son genre, de noyer son geste tendre sous une bousculade qui laisserait un hématome sur la peau de son meilleur ami.
- Mais ouais, je l’aurais traqué jusqu’à te retrouver et je lui aurais arraché la gorge avec les dents, à ce salopard!
Portant la main à ses lèvres en lâchant un oups sonore, Zoya jeta un coup d’oeil circulaire. Elle s’était déjà fait coller deux fois parce qu’elle avait grondé des insultes et ne tenait pas à commencer l’année avec une nouvelle heure en détention.
- Tu dis ça parce que tu es pratiquement mon seul ami!
Mais le rose qui avait envahi ses joues trahit le trouble de Zoya qui émit un petit reniflement qui se voulait faussement méprisant, un brin railleur. Elle ne voulait pas s’embarquer dans une discussion embarrassante pour savoir ce qu’il entendait exactement par-là. Mieux valait recentrer la conversation sur lui, songea Zoya qui, d’ailleurs, se demandait sincèrement comment il allait après une telle frayeur. Elle peinait à s’imaginer les sentiments qui devaient désormais le hanter et si elle avait conscience de ne pas être la plus douée pour évoquer ces instants pénibles, elle ne voyait pas non plus comme les contourner.
- Moi, j’aurais tiré la corde jusqu’au bout pour échapper à cet enfer, répliqua Zoya avec une légère grimace, fronçant le nez.
Il était évident qu’Oliver et elle n’avaient rien en commun et ce n’était là qu’une preuve supplémentaire de leurs tempéraments opposés. Parfois, elle comprenait pourquoi les gens s’étonnaient qu’ils puissent être amis et, en même temps, d’entre tous les adolescents de Windmont Bay, c’était auprès de lui qu’elle avait trouvé la complicité espérée, dans leur amitié qu’elle s’était réfugiée. Alors elle aurait dû être reconnaissante qu’il soit plus fort qu’elle et qu’il ait remis les pieds à l’école dès qu’il s’en était senti capable.
- Pas moi, le contredit-elle, mais peut-être pas assez fort pour qu’il l’entende.
Mais Oliver le savait, elle voulait s’en convaincre, elle n’avait pas besoin de le lui enfoncer dans le crâne. Et elle savait qu’elle n’était pas la seule, c’était juste que les voix les plus fortes étaient celles des petits cons qui se croyaient malins en s’en prenant à lui.
- J’ai déjà un sandwich mais je ne serais pas contre un chocolat en dessert!
Trottinant à la suite de l’adolescent qui s’éloignait déjà, elle revint à sa hauteur et essaya de déchiffrer son expression mais la chose n’était pas aisée avec juste un profil à analyser.
- Oui, moi, ça va. Quoi ? Non. Qu’est-ce qu’ils ont, mes cheveux?
Perplexe et dans un geste de coquetterie qui ne lui ressemblait pas vraiment, elle effleura ses mèches rousses en fronçant légèrement les sourcils.
- Oh, je vois, c’est un moyen de faire diversion ? Mais ne t’en fais pas, je n’aborderai plus le sujet si tu ne veux plus en parler !
Sa main retomba et elle fit glisser son sac à dos sur le côté pour y ranger son arme fatale puis remit son sac sur son dos. Elle n’avait aucune idée de ce que voulait Oliver mais était bien décidée à le suivre, quoi qu’il décide. Elle aurait bien voulu savoir quoi dire ou quoi faire pour le dérider mais faute d’inspiration, Zoya lui jeta des coups d’oeil réguliers et un peu inquiets.

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Message· · Sujet: Re: I'm scared that everyone is out to get me. Jeu 24 Jan - 10:49

Les enfants étaient des êtres cruels les uns envers les autres, cela n’était pas une nouveauté propre à la nouvelle génération. Cette aversion de l’autre n’allait qu’en s’accentuant au cours de l’adolescence et si Ollie avait jusqu’alors eu la chance d’en être préservé, puisqu’il évoluait au sein d’un groupe relativement sain de ce que le reste du campus appelait « geeks », il se retrouvait aujourd’hui en plein milieu de ce cercle vicieux. Pourtant, il n’avait rien fait de mal. Au contraire, il avait subi un traumatisme qui en aurait laissé plus d’un sur le carreau ; il avait fait le choix de ne pas se laisser abattre, d’en ressortir plus fort, et cette résilience était prise par ses camarades pour de la lâcheté, voire de l’arrogance. L’injustice de son traitement résonnait douloureusement avec la manière dont il avait été élevé au sein de sa grande famille déconstruite. Il aurait fallu qu’il baisse le nez, se mure dans un silence comme il le faisait depuis son plus jeune âge même s’il ne comprenait pas pourquoi lui, parmi tous les autres, n’avait pas droit d’avoir de parents et qu’il mourait d’envie de hurler ses interrogations pour que quelqu’un, enfin, daigne lui répondre. Tommy, son Tommy, l’avait bien évidemment accompagné du mieux qu’il avait pu à la suite de la tentative d’enlèvement, mais ça n’avait pas été suffisant. Oliver restait persuadé qu’il avait la tête ailleurs, plongée dans sa relation avec Sami qu’il avait découvert par le plus grand des hasards, et l’adolescent était depuis aveuglé par ce mensonge blanc, il ne parvenait plus à lui faire totalement confiance et à comprendre tous les sacrifices que le pompier faisait pour lui. De la parano, voilà ce que c’était, toutefois il était encore trop jeune pour s’en rendre compte ; et comme à son habitude, il n’en parlait pas. A personne. Sauf à Zoya, et c’était pour cette raison – parmi tant d’autres – qu’elle lui avait manquée. Il pencha la tête sur le côté, un sourire amusé sur les lèvres, en écoutant tout ce que Miss Ryker aurait fait au kidnappeur, en aurait-elle eu l’occasion. C’était tout elle, de vouloir extérioriser la violence qui s’était emparée de l’intérieur de sa caboche. Il n’en parlait pas car elle n’en parlait pas, il était cependant conscient qu’il se passait bien des choses sous sa tignasse rousse. « Pratiquement ton seul ami ? Il y a quelqu’un d’autre dans ta vie dont j’ignore l’existence ? » Feignit-il de s’étonner avant de pouffer de rire et de la gratifier d’un coup d’épaule amical. Il n’était pas jaloux, Zoya méritait d’avoir tout un tas d’amis, il suffisait juste qu’elle s’ouvre un peu plus aux autres. Si elle avait réussi avec lui, qui ne lui ressemblait en rien, elle était capable de s’enticher de n’importe qui.

« Va pour un chocolat ! » claironna-t-il comme s’ils partaient ensemble à l’aventure. Il n’avait pas particulièrement faim, mais il n’était déjà pas bien épais, et lui trottait dans l’esprit un meme qu’il avait vu défiler sur les réseaux sociaux : « mange tant que tu veux, plus tu es lourd, plus tu es difficile à capturer ». S’il avait su avant que cela était vrai, il n’aurait pas passé sur le dessert tous les soirs depuis ses douze ans. « Non ! Je pensais que tu avais fait quelque chose, mais ils ont juste poussé, j’imagine… » Son regard s’attarda sur sa chevelure flamboyante et il manqua tout juste de trébucher, donc reporte sa pleine attention sur sa marche. « Tu dois être la seule personne dans toute la ville avec qui ça ne me dérange pas d’en discuter, tu sais. » Il lâcha un profond soupir, mi-las mi-nostalgique. Qu’aurait-il fait si cet événement était arrivé une année auparavant, alors qu’il ne connaissait pas la demoiselle ? Aurait-il été laissé pour compte par le reste de ses amis ? L’idée selon laquelle il se mettait lui-même à l’écart parce que, justement, il avait Zoya, lui effleura l’esprit mais il la balaya d’un mouvement de tête. Il resta silencieux jusqu’à la petite boutique sur laquelle il avait jeté son dévolu et traîna dans les rayons jusqu’à trouver son bonheur sous la forme d’un sandwich tout ce qu’il y avait de plus classique, du jambon de dinde et du cheddar. Il laissa son amie choisir son dessert, prit le même pour lui et passa en caisse. « C’est moi qui paie ! » argua-t-il sans accepter la moindre discussion de sa part. Il attendit d’être installé sur un banc, non loin des abords du campus, le regard perdu dans le vague tandis qu’il mastiquait, pour pousser un nouveau soupir. « C’était super bizarre… Je veux dire, le moment où ses doigts se sont refermés sur mon bras. J’avais l’impression de ne plus être maître de mon corps, comme s’il avait pris le relais et que je n’étais plus que simple spectateur. » Les souvenirs de cette soirée étaient gravés dans sa mémoire. « J’ai vu tout un tas de films avec des protagonistes qui se font enlever, mais rien ne pouvait préparer à ce que ça fait dans la vraie vie. Je me souviens de toute la scène, sauf du moment où j’ai réussi à lui donner un coup pour le faire lâcher prise. Si ça se trouve, ce n’est même pas moi qui l’ai repoussé mais une force venue de quelque part ailleurs… J’en sais rien… » Un frisson lui parcourut l’échine. « J’ose même pas imaginer ce que ça doit faire à ceux qui sont enfermés quelque part, qui doivent crier à l’aide depuis des semaines sans que personne ne réponde à leur appel… »

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Dernière édition par Oliver Winters le Mar 19 Mar - 11:14, édité 1 fois
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Message· · Sujet: Re: I'm scared that everyone is out to get me. Dim 3 Fév - 16:44

Parfois, Zoya enviait les gens qui savaient quoi dire, quoi faire, pour aider les autres à se sentir mieux. Elle les avait vus à l’œuvre. Ils esquissaient le geste adéquat, trouvaient le mot parfait. Ils auréolaient leur interlocuteur de leur attention et passaient un bras autour de ses épaules ou prenaient une voix différente pour glisser les paroles salvatrices à l’oreille de leur ami. Elle, face à la détresse d’Oliver, elle se sentait gauche et bête. Elle ne pouvait pas agir avec une simplicité qui aurait pourtant dû être naturelle avec un ami si proche. Elle n’arrivait pas à trouver les phrases qui feraient sourire le garçon. Elle était spectatrice, presque figée dans sa contemplation. Elle se sentait encore plus maladroite que d’habitude et aurait préféré qu’ils aillent jeter des pierres dans une rivière ou qu’ils crient leur colère à l’océan, leurs voix étouffées par les vagues qui s’écrasaient en contre-bas. Expulser ses émotions, ça elle savait comment faire. Les partager, absorber celles des autres, c’était une autre affaire. Oliver aurait pourtant mérité quelqu’un qui sache comment apaiser sa tristesse, songea-t-elle. À la place, il avait écopé d’une adolescente rebelle et incapable de lui envoyer des ondes positives.
- AH AH ! grinça-t-elle ironiquement. Tu sais ce qu’on dit : c’est la qualité qui compte, pas la quantité!
Elle vacilla au coup d’épaule mais ne le lui rendit pas, ce qu’elle aurait pourtant fait en temps normal. Mais la conversation prenait une tournure qui l’embarrassait et qui incitait trop à dévoiler l’importance qu’il avait à ses yeux, s’il l’ignorait encore. La jeune Ryker lui jeta un regard indéchiffrable puis le noya dans un sourire sarcastique :
- Va pas attraper la grosse tête, hein?
Zoya haussa les épaules comme si le sujet était clos. Inutile de se lancer dans un enchaînement de plaisanteries qui ne manqueraient pas d’accentuer sa gêne. Oliver était son seul ami. Il était le seul qui supporte ses frasques et ses paroles irréfléchies. Tous les autres la regardaient avec méfiance ou perplexité et elle n’avait pas envie de se fatiguer à changer pour mieux s’intégrer. Et puis, si elle en était là, c’était la faute d’Inej, après tout ! Avait-on idée d’embarquer sa sœur préadolescente sur les routes ? Elle n’avait pas appris à se faire des amis, à entretenir des relations, à dompter son tempérament pour satisfaire les autres. Leur perte, voilà ce qu’elle se disait, de ceux qui n’essayaient pas de la comprendre. Quant au fait que cela la relègue dans un coin – là où on fourre tous les gens qui ne rentrent pas dans le moule et qui dérangent – elle s’en accommodait la plupart du temps.
Beaucoup moins bien quand Oliver n’était pas là, avait-elle toutefois dû constater ces derniers jours sans lui. Étrange comme les gens s’immisçaient dans votre vie et y prenaient une place considérable, se dit distraitement Zoya. Ce n’était pas le genre de choses qui pouvaient se produire lorsqu’on migrait d’un endroit à un autre. Que se passerait-il si Inej décidait tout à coup qu’il était temps de reprendre la route ? Zoya préférait ne pas y penser. Car comment pourrait-elle dire au revoir à Oliver Winters ?
- Ah bon ? Pourquoi ? Tu n’en parles pas avec ta famille?
C’était l’hôpital qui se foutait de la charité, se rendit-elle compte, alors qu’elle était incapable de retrouver sa complicité d’avant avec Inej. Parfois, il était plus difficile de parler avec les gens essentiels, Zoya ne savait pas pourquoi. Dans le cas d’Oliver, elle ne comprenait pas pourquoi cela ne le dérangeait pas de parler de la tentative d’enlèvement avec elle, alors qu’elle était archi-nulle pour trouver les mots qu’il avait besoin d’entendre.
Zoya se mâchouilla la lèvre intérieure et suivit Oliver dans la boutique. Elle fut immédiatement assaillie par les odeurs, la lumière des néons, les couleurs des produits et son regard parcourut les rayons, s’arrêtant au hasard sur les produits. Elle jeta son dévolu sur un Twix et profita d’un moment d’inattention d’Oliver pour glisser furtivement un Mars dans sa manche longue. Elle n’avait jamais su choisir, se trouva-t-elle comme excuse, avant de suivre le garçon vers la caisse.
- Quel gentleman! se moqua-t-elle gentiment en posant son Twix sur le comptoir avant de le récupérer, non sans adresser un sourire angélique à l’employé.
Elle sortit avec son ami et s’installa à côté de lui. Elle sortit son sandwich et laissa tomber son butin au fond de son sac puis elle croisa les jambes en tailleur pour le manger. Oliver reprit la parole et Zoya tourna son attention vers lui, les sourcils légèrement froncés avant de comprendre qu’il revenait à l’enlèvement. Elle cessa immédiatement ses mastications et avala sa bouchée.
- Il paraît que sous le coup de l’adrénaline, on peut faire des choses folles. Et ce qui t’est arrivé était tellement fou ! Tu es un cérébral, Ollie. Mais si tu n’avais écouté que ton cerveau, tu ne serais pas là pour en parler. Ce n’est pas plus mal que ton corps ait repris le dessus. Ça doit être ça, l’instinct de survie. En attendant, tu ne peux pas te laisser écraser par ces idées. Ça peut paraître égoïste mais je doute que te morfondre à ce sujet aide en quoi que ce soit ceux qui ont été enlevés. Tout ce qu’on peut souhaiter, c’est qu’ils attrapent vite ce kidnappeur en série!
C’était tout Oliver, cependant, et elle n’arrivait pas à se figurer dans quel était elle serait si elle avait été à sa place. Elle serait en colère, de ça elle était certaine, mais pour le reste ? La réaction de son meilleur ami était saine mais Zoya aurait préféré qu’il ne se laisse pas ronger de la sorte.
- Et en ce qui concerne les autres, il faut les ignorer, même si c’est dur, je sais. Ils sont incapables de se mettre à ta place, ils ne peuvent pas comprendre ce que tu as ressenti. Personne ne le peut.
Pas même moi, retint-elle avec une légère amertume. Pourtant, que n’aurait-elle pas donné pour l’aider à porter ce fardeau de survivant, de miraculé.
Zoya hésita une seconde et finit par attraper maladroitement les doigts d’Oliver, qu’elle serra un peu plus fort, attendant qu’il la regarde pour déclarer d’un ton qu’elle voulait assuré, convaincu et convainquant :
- Les choses vont s’arranger. Ils vont retrouver les autres et tout ça ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir.
Elle eut une moue gênée, l’air de dire désolée, je fais de mon mieux et elle relâcha la main d’Oliver pour continuer à manger son sandwich.

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Oliver Winters

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Message· · Sujet: Re: I'm scared that everyone is out to get me. Hier à 11:38

Oliver répéta silencieusement le mot « qualité » sorti de la bouche de Zoya et cela lui tira un sourire touché, doublé d’un léger rosissement des joues. La rouquine n’était de toute évidence pas douée pour les compliments, toutefois elle parvenait toujours à en disséminer dans sa direction, qu’elle le veuille ou non, qu’elle en soit consciente ou non, et c’était ce genre de répartie qui le faisait se sentir réellement spécial. Alors que son moral et son estime de soi étaient au plus bas, elle parvenait à le hisser hors de ce puits sans fond dans lequel ses autres camarades d’école l’avaient plongé. « Aucun risque, » murmura-t-il malgré tout, comprenant sans mal que la conversation se colorait d’un embarras qui n’était pas le bienvenu entre eux. Zoya et Ollie, Ollie et Zoya, c’était la simplicité. Ce fut néanmoins à lui d’être gêné par la tournure de la discussion, même si c’était lui qui avait lancé cet autre sujet qui lui pourrissait l’existence. « C’est compliqué, la famille. » Elle devait bien être placée pour le savoir, d’après les bribes d’informations qu’elle avait bien voulu distiller depuis qu’ils se connaissaient, elle qui ne vivait pas la relation la plus épanouie avec sa sœur ainée qui, pourtant, ne semblait pas être une mauvaise personne, au vu des autres échos qu’il avait ouï au sujet d’Inej Ryker. « Ils sont constamment sur mon dos depuis… Je n’ai pas envie d’en rajouter une couche alors qu’ils sont tous trop inquiets pour moi. J’ai survécu, je suis sur mes deux jambes et je me balade en liberté, c’est ce qui compte pour eux. » Ses névroses, il les gardait pour lui. Enfin presque. Zoya prenait de plus en plus la place de meilleure amie dans son quotidien, et c’était pour cela qu’il se sentait à l’aise d’aborder le sujet avec elle. Il avait conscience qu’elle l’aurait protégé si elle avait été présente ce jour-là, et qu’il y aurait eu de fortes chances pour qu’elle attrape ce psychopathe en puissance par la gorge, réglant ainsi le gros problème de la ville. Il avait toute cette foi en elle, car elle lui apparaissait parfois comme une super-héroïne, fragile, avec ses failles et ses faiblesses, mais avec surtout des pouvoirs incommensurables. Sauf qu’il ne pouvait pas lui exprimer ce ressenti, elle l’aurait pris pour un idiot qui regardait trop la télévision ou lisait des conneries. Ce qui devait comporter un fond de vérité. Il n’était, après tout, qu’un adolescent comme les autres.

Ses doigts malaxaient nerveusement l’emballage de son sandwich tandis qu’il écoutait d’une oreille attentive, mais sans regarder dans sa direction, les mots bourrés de bon sens de Zoya. Comment pouvait-elle songer être une mauvaise amie alors qu’elle était capable d’un tel discours ? Ses paroles faisaient leur petit bonhomme de chemin dans son esprit, cependant ce qui lui permit de calmer totalement sa réflexion fut la rencontre de sa peau avec la sienne. Il releva brusquement la tête vers son visage et avala sa salive dans une expiration surprise. Ses phalanges imitèrent les siennes et se fermèrent autour de ses doigts tandis qu’il se laissait envahir par le halo rassurant qui irradiait de leurs deux mains jointes. Il continua de la fixer même lorsqu’elle rompit le contact, ses yeux sombres brillant d’une lueur reconnaissante. La jeune Ryker n’était pas l’être le plus tactile qu’il lui avait été donné de rencontrer, toutefois, il profita de cet instant de faiblesse – ou plutôt de force, pour lui, car dans son état, il pouvait jouer la carte du pauvre petit chou traumatisé – pour se rapprocher d’elle. Il se colla à son bras et posa sa tête sur son épaule pendant qu’il croquait dans son modeste sandwich. A cette seconde, malgré la proximité du campus et donc des regards curieux, il se fichait pas mal des apparences, des rumeurs qui circuleraient certainement encore à leur sujet. Il était avec son amie, il s'enivrait de sa positivité. « Merci, Zoya, » murmura-t-il une fois son plat principal ingurgité. Il se redressa et lui serra brièvement l’avant-bras. « Merci d’être une amie géniale et de m’écouter geindre sans prendre la fuite. » Jamais, quelques mois auparavant, il n’aurait imaginé entretenir une telle relation avec l’enfant sauvage qu’elle avait semblé être lors de son arrivée au collège. Mais bon sang ce qu’il était reconnaissant à la vie de l’avoir mise sur sa route. Il n’aurait très certainement pas pu s’en sortir aussi bien, s’il avait été cloîtré au sein de son groupe d’amis d’enfance. Ils étaient sympa, cela allait sans dire. Mais ils n’étaient pas Zoya Ryker.

sujet terminé.

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Message· · Sujet: Re: I'm scared that everyone is out to get me.

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