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 [famille Whealer] you're gonna be my favourite game.

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Message(#) Sujet: [famille Whealer] you're gonna be my favourite game. Dim 11 Oct 2009 - 18:25



'' Quel ravage un être peut causer
par la seule force de sa séduction. "



    Un nouvel élan pris à Ocean Groove, l'envie de sortir de leur routine qui n'en était pas vraiment une ; c'était presque outrageusement arrogant d'affirmer que de faire la tournée des grands casinos n'était que trop banal... Néanmoins le trio d'escrocs avait ressenti le besoin de tester autre chose, de pousser plus loin encore leur faculté d'extorquer de jolis billets verts à des personnes qu'ils jugeaient bien trop fortunés, de se brûler presque les ailes sur un terrain inconnu, et Ocean Groove demeurait ainsi leur nouvelle zone d'amusement sur laquelle ils y allaient toutefois à tâtons. C'est ainsi que l'ancien enfant des ghettos devenu brillant étudiant, tentait à tout prix à se faire gentleman pour mieux approcher la populace des environs : sourires charmeurs, attentions polies et chaleureuses mais trahissant ses arrières-pensées ; Pride se faisait séducteur et jeune homme parfait, sans doute peut-être un peu trop aux yeux des autres. Sa vraie facette était néanmoins toute autre, il demeurait en vérité un jeune homme trop sombre, parfois violent, adepte de la luxure et des paroles cassantes, une sorte de diable charmant portant une fausse auréole et séduisant par son charme indéniable. Pour faciliter les approches et amoindrir les doutes, il y allait néanmoins en douceur, jouant d'abord sur la distance que l'on peut normalement établir avec les inconnus, il commençait peu à peu à aller vers les habitants, se faisant monstre de charisme et d'une sociabilité impressionnante... Pire encore, l'escroc semblait avoir jeté son dévolu sur sa propre voisine, demoiselle ayant tout pour plaire et visiblement le porte-feuille bien rempli. Etait-ce pour sa beauté ou ses billets verts que le séducteur comptait s'approcher de Bonnie, là était la question dont la réponse était contre toute attente véritablement floue.


    FLASHBACK


    — la vue est une tuerie !

    Enfin, les trois étudiants pénétrèrent dans leur nouvelle demeure qui serait leur toit pour l'année. Avançant dans le hall d'entrée, la voix enthousiaste de la dynamique Maddie résonna entre les murs et dans la pièce vide qu'ils se devaient d'aménager au plus vite, quand l'attitude des deux jeunes garçons se fit plus posée, fidèles à eux même. Pride esquissa un sourire en coin, sombre et presque vicieux, sentant que cette demeure serait leur quartier général pour plancher sur toutes leurs futures escroqueries, quand Clyde à la moue désabusée et indifférente ne jeta un regard aux alentours que l'espace de brèves secondes avant de se diriger dans le salon. Plantée devant l'immense baie vitrée, la douce Maddie observait le souffle presque coupé la beauté du ciel azuré de Miami ; ils avaient vu nombre de plazza magnifiques et de suites bien plus impressionnantes, mais le paysage paradisiaque d'Ocean Groove était, il était vrai, un ravissement pour les yeux. A son tour, Pride s'avança vers ses amis, son regard ambré et observateur se posant un peu partout, la démarche assurée et portant sur lui un costume griffé, renforçant son charme naturel. S'approchant également de la fenêtre, il avisa une silhouette aux courbes agréables au loin ; une jolie brune s'occupant de son jardin, la ligne de son dos délicieux courbé attirant immédiatement le regard lubrique de Pride. Mais avant même qu'il n'ait pu avoir le temps de murmurer quoique ce soit de sa voix suave et grave, le timbre délicat et enfantin de Maddie le devança.

    — Bonnie Whealer, fit-elle en se redressant, fidèle à son statut d'encyclopédie ambulante. Notre voisine, elle habite ici depuis à peu près un an. Sympa, douce, parfaite... C'est le buraliste du coin qui m'a refilé les infos, rajouta-t-elle sous le regard agréablement surpris de ses deux amis.
    — et vraiment agréable à regarder, rajouta Pride dans un murmure incandescent, son regard ne se détachant pas de la belle brune.
    — t'as tes chances, son ex l'a trompée avec une autre nana, et elle l'a quitté. Mais n'oublie pas que le coeur d'une femme, s'il ne guérit jamais vraiment, n'oublie pas son grand amour.
    — j'en prends donc note...
    murmura le sombre prince charmant en se redressant, sourire au coin des lèvres et lueur lubrique dans le regard.


    FIN DU FLASHBACK

    Le soleil brillant constamment à Miami, il était impossible pour ses habitants de rester chez eux à longueur de journée, et le profit qu'ils retiraient du beau temps se faisait dès le matin. C'est ainsi qu'en ce matin ensoleillé qui plus est dépourvu de cours, Pride passa la porte de la demeure du trio, allant ramasser le journal plus pour se tenir au courant de la fluctuation boursière que vraiment la page des sports : s'informer quotidiennement de ce qui pouvait se passer dans le monde et l'ensemble du pays faisait également partie de ses plans de petit génie malhonnête. A échelle plus restreinte, ce qui se passait sur Ocean Groove était également diablement intéressant. Vêtu avec élégance, portant sur lui un parfum chamboulant les sens et ayant pour lui un port princier un peu trop charmant, Pride s'apprêta à faire demi-tour pour reprendre le chemin de la porte de chez lui, lorsque subrepticement son regard glissa sur la silhouette de sa délicieuse voisine en proie avec des sacs envahissant ses bras qu'elle avait du mal à soulever seule. Posant son journal sur la boîte aux lettres, le jeune homme au regard de braise contourna finalement la barrière séparant leurs deux demeures, s'avançant vers l'allée bordée de fleurs s'engouffrant chez sa voisine. D'une main gentleman, Pride prit alors quelques paquets des bras de Bonnie afin de l'en alléger, plantant son regard sombre dans le sien, un sourire aux coins des lèvres.

    — Laissez-moi vous aider. Ce serait un crime de laisser une jeune femme comme vous dans la détresse.

    Un sourire charmant accompagnant ses paroles légères et amicales murmurées d'un timbre incandescent, il ne put néanmoins s'empêcher de braquer son regard sur son si joli visage.


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Nora Golightly
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Quote : "I'm not grumpy in the morning, I'm just very selective with my kindness."
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Message(#) Sujet: Re: [famille Whealer] you're gonna be my favourite game. Mer 14 Oct 2009 - 15:01


Bonnie Whealer n’était plus seule dans sa grande demeure et même si elle avait appréhendait l’emménagement de sa chère cousine en ces lieux, elle devait avouer que c’était beaucoup plus plaisant d’avoir quelqu’un avec qui parler que de faire les cents pas sans savoir quoi faire. Au final, elle était ravie d’avoir un membre de sa famille sous son toit, de cette manière elle avait l’illusion de n’avoir jamais quitté son foyer de manière définitive. En revanche, le vrai pourquoi du comment de la venue de Cookie à Ocean Grove était encore un mystère aux yeux de la jeune femme. C’était une chose à laquelle elle devait réfléchir, mais elle le ferait en toute discrétion, au fur et à mesure et sans précipitation. D’un au côté, avait-elle vraiment une raison d’avoir peur de sa cousine ? Après tout, cette dernière était une sorte de vagabonde, une rebelle de la société et de la famille Whealer. S’il y’avait bien une personne sur qui compter, c’était bien elle.
Enfin le jour se leva sur Miami et la banlieue chic où résidait Bonnie. Elle était prête pour faire son jogging quotidien, même si depuis quelques temps, quotidien n’était plus tellement approprié puisque ses sorties matinales étaient devenues de plus en plus irrégulières. Elle allait devoir y remédier, elle qui aimait courir et entretenir de manière intelligente son corps. Par chance, elle ne croisa pas Rhys Blythe, sa dernière petite balade avec lui s’était terminée sur un petit tour dans la fontaine pour elle. Un mauvais souvenir en somme et son absence auprès d’elle se fit beaucoup plus présente maintenant qu’elle y repensait. Depuis sa dispute avec Caleb, il ne s’était plus amusé à embêter Bonnie. Et, pour être honnête, elle s’attendait à le revoir dans les parages depuis sa rupture mais non, rien. Serait-elle déçue ? Non, quelle horreur ! Elle avait froncé les sourcils, balayant rapidement ces idées stupides de la tête. Une fois de retour à la maison, elle avait pris une douche puis s’était dirigée vers la cuisine, observant l’intérieur du frigo. Les aliments se couraient grossièrement après.

« Il faut que j’aille faire les courses, tu m’accompagnes ?
- J’aurai bien voulu mais j’ai déjà un truc de prévu. »

Bonnie se tourna vers sa cousine, haussant un sourcil puis laissa tomber en soupirant.

« Bien, je vais en avoir pour une petite heure je pense, voire un peu plus. J’ai perdu l’habitude de remplir les placards pour deux… » dit-elle, lassée.

C’est après cette courte discussion, qu’elle rejoignit sa voiture en direction du centre commercial. Elle aurait très bien pu se rendre à l’épicerie du coin mais il devait y avoir très certainement un plus large choix au Cocowalk. Après presque deux heures d’absence, la Mazda regagna l’allée. Bonnie claqua la portière pour faire le tour et ouvrir le coffre. Il y’avait là pas mal de paquet, tous débordant de produits en tout genre. Elle resta là quelques secondes, immobile. Faire les courses était déjà une corvée qu’elle avait pris l’habitude de supporter mais porter les sachets par la suite… Finalement, elle prit son courage à deux mains et s’empara, avec prudence, de quelques paquets. Pour elle : plus elle en prenait, plus le déchargement serait rapide. Malheureusement pour elle, elle n’avait pas la force ni les muscles nécessaire pour supporter le poids de ses achats. Elle s’apprêtait alors à s’avancer vers chez elle lorsqu’une main inconnue s’immisça et la libéra de plusieurs sachets. « Laissez-moi vous aider. Ce serait un crime de laisser une jeune femme comme vous dans la détresse. » Surprise, Bonnie se tourna vers son interlocuteur qu’elle n’avait pas entendu arriver. « Une femme comme moi ? » demanda-t-elle, plus pour relever ce qu’il venait de dire que pour obtenir une réponse. Elle finit par lui sourire, persuadée qu’elle aurait tout fait tomber à deux pas de la porte de toute manière. « Merci beaucoup. » Elle portait maintenant deux sachets marron sur ses bras, puis d’une main habile, elle referma le coffre de sa voiture. Naturellement, elle s’engagea sur la pelouse, les clés de sa maison à la main. Elle n’eut pas besoin de lui dire de la suivre, ils s’avancèrent tous deux vers chez Bonnie. Elle ouvrit avec un peu de difficulté tout de même la porte, qu’elle laissa d’ailleurs ouverte pour enfin déposer ses paquets sur le comptoir de sa cuisine. « Vous n’avez qu’à les poser ici aussi. » Elle attendit qu’il l’imite pour contourner le plan de travail et se rapprocher du jeune homme. Bonnie lui tendit alors sa main, consciente qu'elle ne l'avait jamais rencontré auparavant.

« Bonnie Whealer. Je crois que sans vous j’aurais eu bien du mal. » se présenta-t-elle, avant de rire légèrement.


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Dernière édition par Bonnie Whealer le Mer 21 Oct 2009 - 1:43, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: [famille Whealer] you're gonna be my favourite game. Jeu 15 Oct 2009 - 19:52

    Stratégie d'approche numéro une : ne jamais effrayer la demoiselle par un quelconque flirt lourd ou mal placé, a fortiori lorsque la cible en question est jugée aux yeux de tous comme douce et parfaite... Quoique Pride demeurait persuadé que la belle Bonnie Whealer dont beaucoup vantaient les qualités indéniables, devait avoir quelque chose à cacher : aucune personne digne de ce nom ne pouvait frôler la perfection sans avoir une part d'ombre. Et finalement, bien que le jeune homme s'avançait tout de même sur le terrain du flirt discret, il ne put s'empêcher de placer un sous-entendu à sa toute première tirade accordée ainsi à sa voisine qui releva innocemment. Néanmoins Pride ne répondit pas, se contentant de lui rendre brièvement son sourire, se faisant chaleureux et attentionné, à vrai dire il avait l'air ainsi d'un voisin plus que normal et généreux, alors qu'il fallait avouer que Berrington avait pour lui bien trop de différentes facettes. S'il était vrai qu'il était aussi gentleman, son côté altruiste laissait en temps normal grandement à désirer, ayant grandi dans un credo égoïste du "chacun pour soit" des ghettos, autant avouer que si ladite Bonnie s'était révélée être moyennement charmante, il ne lui aurait pas porté secours. Mais puisque l'escroc voulait se faire passer de prime abord pour un jeune homme tout à fait charmant et sociable, il dût endosser son rôle d'acteur brillant, et laisser tomber -en apparence du moins-, son côté calculateur, lubrique, arrogant voire violent et cassant, pour ne demeurer qu'une personne dite... normale. En bref, ce fut tout sauf le véritable Pride qui se présenta à Bonnie, dans une approche un peu trop chaleureuse qui aurait sans doute fait éclater de rire Maddie ou Clyde tant ils savaient qu'il était déjà difficile d'arracher un sourire à Berrington qui n'était pas lubrique, provocant ou carnassier. La jeune femme ainsi débarrassée de quelques paquets lui encombrant les bras, le remercia alors avant de refermer le coffre de sa voiture, laissant un Pride silencieux qui se contenta d'acquieçer dans un hochement de tête amical, et suivant la demoiselle jusque dans sa maison... Lançant un regard discret aux alentours, l'étudiant ne put s'empêcher de mettre à profit son côté observateur pour analyser les moindres détails : quelques photos accrochées au mur laissaient présager que Miss Whealer devait avoir une soeur ou une parente à laquelle elle tenait, quand au contraire les clichés laissant entrevoir son ex compagnon semblaient être absents... Autant ne pas se réjouir trop vite néanmoins, car Pride n'avait vu que le hall d'entrée ainsi que la cuisine ; on ne résume pas la vie d'une personne à ces simples pièces, quoique chez Berrington tout était si bien rangé que l'on pouvait percevoir son côté presque maniaque à peine après avoir passé le seuil de sa porte.

    « Vous n’avez qu’à les poser ici aussi. »

    Dieu qu'en fait, c'était terriblement ennuyeux d'être poli et serviable : bonjour, au revoir, merci... Rien de très palpitant, et un peu trop rébarbatif, mais qu'à cela ne tienne, le jeune homme s'éxécuta, quelque peu perdu dans ses pensées, le regard légèrement absent alors qu'il échaffaudait déjà dans son esprit calculateur la meilleure stratégie d'approche mais surtout d'attaque. A en croire Maddie, leur voisine demeurait une jeune femme serviable et attentionnée, aussi il était presqu'évident que le rentre-dedans ne pouvait faire qu'un mauvais effet... La douceur donc, était la stratégie la plus appropriée, aussi Pride misa sur la meilleure compagne du moment pour gagner son jeu de séduction : la patience. En vérité ce n'était pas tant l'amusement malsain qui le poussait à vouloir conquérir la jeune femme, sans trop savoir pourquoi, comment ni pour combien de temps, l'attitude de Pride était tant imprévisible qu'on ne savait jamais à quoi s'en tenir avec ce dernier : initialement prédateur aux crocs d'acier, il savait se faire prince charmant pour ses propres besoins. Et en l'occurence, s'approprier la confiance de son voisinage pour sa couverture vénale était une chose primordiale... Charmer sa voisine parce qu'elle était à son goût en était une autre, quoique sans doute pas la meilleure chose à faire. Et alors qu'il se redressa, il vit la silhouette de Bonnie s'approcher de lui pour lui tendre la main dans un sourire enjôleur ; saluant alors la jeune femme, il décocha enfin un sourire alors qu'il sortit de ses pensées peu avenantes.

    « Bonnie Whealer. Je crois que sans vous j’aurais eu bien du mal. »
    « Pride Berrington. Et je crois que sans vous ma journée aurait été des plus fades. » murmura-t-il en lui serrant la main. Ne développant pas volontairement sur ses derniers mots, le jeune homme au regard de braise continua. « Je suis votre nouveau voisin, j'ai emménagé avec deux de mes amis il y a quelques jours. C'est toujours délicat de faire de nouvelles connaissances lorsqu'on arrive en terrain inconnu. »

    Un peu d'ironie, c'est un excellent tonique sanguin... Car à vrai dire, Pride n'était pas de ceux qui peinaient à aller vers les autres, au contraire il s'imposait par sa prestance et sans doute aussi son arrogance, mais ses paroles semblaient être teintées d'une -fausse- sincérité, histoire sans doute d'amadouer la demoiselle et de jouer les jeunes hommes perdus... Comprenant qu'il pouvait toucher une corde sensible, car n'ignorant pas, grâce à Maddie, que la belle jeune femme n'était pas vraiment originaire des Etats-Unis. Pride conserva néanmoins son sourire assuré avant de poursuivre.

    « C'est une chance en fait de vous croiser ce matin. Je n'ai jamais vraiment osé vous aborder... » Pride marqua une pause, plongeant son regard dans celui de Bonnie, un léger sourire aux lèvres. Mais étrangement, son oeillade qui se voulait innocente mettait quelque peu mal à l'aise. « ... mais puisque je vous ai sous la main, j'ose alors. J'aimerai vous inviter à dîner... En tout bien tout honneur, » rajouta-t-il en feintant d'être quelque peu gêné. « ... juste entre voisins, avec mes colocataires, pour faire connaissance. Venez avec vos parents ou votre petit ami, je suppose que vous ne vivez pas seule dans cette grande maison. »

    Le sourire d'un ange, et le regard du diable... Son talent d'acteur devait au moins valoir un oscar, Hollywood manquait là le jeu d'un grand comédien.

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Message(#) Sujet: Re: [famille Whealer] you're gonna be my favourite game. Mer 21 Oct 2009 - 20:55


« Pride Berrington. Et je crois que sans vous ma journée aurait été des plus fades. » Charmeur ? Bonnie se contenta de lui sourire avant de reprendre sa main. « Je suis votre nouveau voisin, j'ai emménagé avec deux de mes amis il y a quelques jours. C'est toujours délicat de faire de nouvelles connaissances lorsqu'on arrive en terrain inconnu. » Ses yeux s’agrandirent, elle comprenait mieux pourquoi son visage ne lui était pas connu. Une image s’imposa aussi à elle, elle se rappela avoir vu plusieurs semaines auparavant l’ancienne famille quitter la maison voisine. « Bienvenue à Ocean Grove alors, vous aurez de quoi vous occuper par ici… » Sa phrase sous-entendait surtout qu’Ocean Grove n’était pas aussi calme qu’il le laissait paraître. Avec les derniers évènements, la vie des résidents avaient été bien mouvementées, malheureusement ce n’était pas nécessairement par de bonnes choses. « Je sais de quoi vous parlez… Il y a à peu près un an, j’étais dans votre cas. » Elle était aussi passée par là, arriver dans un nouveau pays, une toute autre ambiance et s’intégrer dans un quartier où pratiquement tout le monde se connaît n’est pas forcément très simple. Elle s’éloigna de lui, du moins elle contourna le plan de travail pour commencer à déballer ses achats, elle vida doucement le premier paquet sans perdre de vue son invité. « Les gens sont accueillants par ici… peut-être un peu trop d’ailleurs. » dit-elle en souriant, il ne fallait pas toujours faire confiance aux mines réjouies des autres voisins. Elle se souvenait de ces sourires, de leurs expressions ravies d’avoir de nouvelles têtes parmi eux mais ils excellaient dans l’art de jouer la comédie. C’était tellement simple d’arborer un sourire de façade alors que l’on pouvait cacher les pires vices, être une personne devant les gens et en être une toute autre une fois derrière les murs de sa maison. Jeune et peut-être un peu pessimiste, Bonnie n’arrivait pas à croire qu’on pouvait être gentil sans arrière pensée. Ayant grandit dans un environnement où l’hypocrisie est l’art de vivre, elle savait très bien qu’il ne fallait pas se fier à n’importe qui. Néanmoins, elle n’en était pas devenue méfiante pour autant, elle faisait juste attention. Mais comme tout le monde ici, elle aimait voir de nouveaux arrivants, c’était toujours très excitant de rencontrer une nouvelle personne dans les environs alors qu’elle connaissait déjà presque tout le monde. Cela changeait un peu d’air.
Lorsqu’il avoua n’avoir jamais osé lui parler, elle arrêta quelques secondes son mouvement, les yeux écarquillés d’étonnement. Était-elle si intimidante ? Elle entrouvrit alors la bouche pour émettre son incompréhension mais il la prit de vitesse et enchaina. « ... mais puisque je vous ai sous la main, j'ose alors. J'aimerai vous inviter à dîner... En tout bien tout honneur. » Elle ne montrait plus sa surprise suite à sa première phrase, qu’il veuille l’inviter à dîner était une chose à laquelle elle devait y réfléchir. « ... juste entre voisins, avec mes colocataires, pour faire connaissance. Venez avec vos parents ou votre petit ami, je suppose que vous ne vivez pas seule dans cette grande maison. » Elle se pinça alors les lèvres, baissant légèrement le regard pour le poser sur le produit qu’elle avait dans la main : un paquet de biscuits français. Il n’avait pas tort, elle ne vivait pas seule dans cette grande maison, seulement ce n’était ni ses parents, ni son petit-ami, il aurait fallut qu’il vienne plusieurs mois avant pour cela. Elle reprit ses esprits et posa le produit sur le comptoir, reportant son attention sur Pride. Cet homme était étonnement charismatique, elle ne pouvait pas le nier. Il savait y faire, cela se voyait rien que dans la façon dont il se tenait ou pouvait la regarder. Elle se rendit soudainement compte qu’elle le dévisageait et qu’elle n’avait toujours pas répondu.

« Bien sûr avec plaisir ! » répondit-elle avec une aisance retrouvée. « Vous me verrez seule je pense, je vis effectivement avec ma cousine mais j’ignore encore si elle sera de la partie… Mais merci pour cette invitation. »


Elle préféra préciser la présence d’un membre de sa famille sous son toit, même si elle était tout de même peu convaincue que Cock soit partante, enfin…il fallait s’attendre à tout avec elle. Ce n’était pas une Whealer pour rien. Néanmoins, elle était à des années lumières de la vérité, bien loin de penser que ce fameux Pride était en train de tenter de l’approcher. Elle était l’agneau, il était le loup. Bien que perspicace la plupart du temps, elle ne pouvait mettre de côté sa naïveté qui lui jouait bien souvent des mauvais tours. Et aujourd’hui, à l’heure actuelle, elle ne se doutait de rien, prenant avec plaisir l’invitation de son nouveau voisin. C’était à la fois de la politesse et la volonté d’en savoir plus sur le jeune homme, ainsi que sur ses colocataires aussi. Le mystère intriguait toujours et de nature curieuse, elle allait en profiter.

« Vous n’aurez qu’à venir me voir pour me tenir au courant… Je vous laisserais aussi mon numéro de téléphone si vous le désirez. »

Elle paraissait bien gentille et d’ailleurs elle l’était, tout dépendait de la personne après. Elle était aussi prévoyante, et c’était devenue une habitude ici que de donner son numéro à ses voisins, au cas où. Elle continua son occupation, soit déballer ses courses. Lorsque la surface du plan de travail commença à être invisible à cause des produits posés dessus, elle s’affaira à les ranger au bon endroit, du moins ceux qui devaient se trouver dans la cuisine.

« Hum... Sans paraitre indiscrète, pourquoi n'avez-vous jamais osé venir me parler ? »


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Message(#) Sujet: Re: [famille Whealer] you're gonna be my favourite game. Lun 26 Oct 2009 - 19:52

    Le sourire aux lèvres, toujours, avec cet air charmant et séducteur seulement en profondeur, car à la surface il se faisait gentleman quand en vérité tout ce qui l'importait était encore de se servir de la demoiselle. Il ignorait encore comment, mais néanmoins il était à prévoir que Pride, derrière ses airs arrogants mais charmeurs, viendrait bientôt à fixer toute son entière attention sur la demoiselle. Car si pour le moment il ne l'entrevoyait comme une poupée dont il pouvait se servir à des fins vénales ou plus lubriques, préférant l'avoir sous la main juste au cas où et ainsi donc se faire passer pour un voisin adorable, le jeune homme savait pertinemment que la concurrence serait rude avec un dénommé Caleb dont il avait eu vent. Préférant vérifier ses sources avant de passer à l'acte, réfléchissant avant d'agir, Pride avait tâté le terrain et était ainsi au courant d'une sordide histoire de coeur brisé, de tromperie, et d'ancien amant voulant reconquérir sa dulcinée. Grand bien l'en fasse à ce Caleb, finalement, Pride comprenait pourquoi il souhaitait tant récupérer sa Princesse au regard d'Orient ; le visage des plus fin, le teint de porcelaine, le sourire divin et la beauté transcendante, elle semblait être un ange dont les fidèles se faisaient prosélytes, tant on pouvait sentir son parfum frais et pur lorsqu'elle passait auprès de vous... Quoique pour la pureté, tout était encore relatif, après tout Pride était la preuve incarnée qu'il ne valait mieux pas se fier aux apparences, quand bien même, dans le fond, il demeurait gentleman... Seulement un peu trop opportuniste et calculateur. Pour le moment, le jeune homme se faisant loup discret, devait se retenir de regarder la demoiselle avec insistance, ne pas être tout à fait lui même, pas encore ; se montrer trop carnassier pouvait compromettre sa relation éventuelle avec la jolie brunette. Et alors que cette dernière déballait ses paquets sous le regard discret mais observateur du jeune brun, il continuait ainsi sur sa lancée, faite de mots enjôleurs, de paroles charmantes, le tout servi d'un ton suave et incandescent. Il ne relevait que très peu les paroles de Bonnie, quoi que sa réplique sur le fait que les personnes, dans les parages, étaient bien trop accueillantes, piqua le jeune homme au vif qui songea alors à réduire son jeu de prince charmant ; apparemment la belle demoiselle se méfiait des gens trop nets et propres sur eux. Qu'à cela ne tienne, Pride changerait sa stratégie et se ferait moins mielleux, et osant plus le rentre-dedans. Finalement, un léger silence s'installa, suite auquel la belle voisine, plongée dans ses pensées, se mit alors le dévisager : à quoi pensait-elle, c'était la question que Pride ne pouvait qu'indéniablement se poser... Doutait-elle de ses soit disant bonnes intentions, jaugeait-elle la situation, ou au contraire, pensait-elle à tout autre chose... Un fait que Berrington ne pouvait guère savoir, et néanmoins le jeune homme ténébreux arqua les sourcils dans un sourire en coin suite à l'oeillade insistante de Bonnie.

    « Bien sûr avec plaisir ! » fit-elle enfin. « Vous me verrez seule je pense, je vis effectivement avec ma cousine mais j’ignore encore si elle sera de la partie… Mais merci pour cette invitation. »
    « Ne vous en faites pas. »

    Tant mieux, au contraire, surtout lorsque Berrington avait en vérité l'idée de faire venir sa charmante voisine chez lui, pour un dîner simplement amical, avant de s'excuser auprès de Bonnie de l'absence imprévue de Maddison et Clyde, les laissant finalement en tête à tête, ainsi se déroulerait leur première soirée...

    « Vous n’aurez qu’à venir me voir pour me tenir au courant… Je vous laisserais aussi mon numéro de téléphone si vous le désirez. »
    « Oui bien sûr. »

    Feintant de sortir de ses pensées et d'en demeurer surpris alors même que d'avoir le numéro de la belle demoiselle dans son téléphone était plus qu'un atout pour lui, il lui fallut néanmoins beaucoup d'agilité pour trouver rapidement une réponse pertinente à la question de Bonnie qui fusa alors, inattendue.

    « Hum... Sans paraitre indiscrète, pourquoi n'avez-vous jamais osé venir me parler ? »

    Pour cette fois, il ne pouvait guère plus éviter les réponses courtes et concises, en vérité Pride ne se doutait pas qu'un habitants de Ocean Groove, et sa voisine visiblement parfaite en tout point en particulier, pouvait se montrer si direct et tranchant. Car derrière leurs vêtements soignés, leurs berlines lustrées, et leurs vies proprettes, ils semblaient tous si hypocrites et faux que Berrington pensait que pour eux, toute question aussi franche était à bannir. Détournant un instant son regard de braise qui se posa au sol comme un léger sourire ne quittait plus ses lèvres, Pride murmura alors quelques mots assurés qui, pour une fois, reflétaient une pensée sincère et vraie.

    « Parce que vous me plaisez. En fait le jeu du jeune charmant invitant sa voisine pour un dîner de bienvenue, c'est avant tout parce que j'espèrais un rendez-vous galant. » Son regard semblant moins assuré qu'à l'ordinaire, du moins en apparence, se redressa sur la demoiselle non sans qu'il n'ose jouer la carte de la franchise. Néanmoins, Pride préféra modérer ses paroles, tentant de ne pas trop piquer l'intégrité de la jeune fille. « ... En fait, j'ignore comment inviter galamment une jeune fille telle que vous. » rajouta-t-il de sa voix suave.
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Message(#) Sujet: Re: [famille Whealer] you're gonna be my favourite game. Ven 30 Oct 2009 - 17:23


La réelle raison de la présence du jeune homme sous le toit Whealer était enfin dévoilée. Bonnie n’en était pas agacée ou un tout autre sentiment du genre. Elle était à la fois flattée et gênée. Une gêne qui empourpra rapidement ses joues qu’elle sentit chaudes sans même les toucher. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, elle n’avait pas baissé la tête, elle le regardait tout à fait naturellement, ses lèvres légèrement retroussées pour montrer qu’elle souriait à la situation qui lui faisait face. Peut-être aurait-elle dû s’abstenir de poser cette question ? Mais après tout, à quoi s’attendait-elle ? Elle se trouva soudainement stupide, elle et sa curiosité maladive. Elle n’avait pas envie de rendre les choses plus difficiles qu’elles ne les étaient déjà pour son voisin, mais dans le fond peut-être n’était-il pas aussi gêné qu’elle. Encore une fois, il insista sur le fait qu’elle semblait comme inaccessible, du moins c’était ce qu’elle ressentait en l’entendant dire qu’il ne savait pas comment l’inviter, une fille telle qu’elle. Elle fronça les sourcils d’une manière à peine visible sur son petit minois, elle avait envie de savoir ce qui la différenciait des autres femmes mais ce serait inconvenant de sa part que de poser ce genre de question. Ou peut-être pas finalement… Elle stoppa finalement ses activités, elle aura tout le temps de ranger ses courses une fois qu’elle sera seule et elle ne pouvait plus se permettre de faire comme si de rien n’était. Néanmoins elle resta derrière le comptoir, Pride juste en face d’elle. Elle poussa doucement le paquet afin de laisser un peu plus de place et qu’ils ne soient plus gênés par les différents produits achetés.

« Commençons par nous tutoyer. » dit-elle enfin, alors que le silence avait commencé à s’installer aisément entre eux.

Elle avait mis un point d’honneur à paraître amicale. Et elle nota une sensation étrange, une sensation déjà connue bien sûr et qu’elle avait déjà ressentie à diverses reprises depuis deux mois environs mais elle était plus présente cette fois-ci. Elle n’était plus avec Caleb, elle n’avait donc plus le devoir de repousser les hommes qui pouvaient se montrer trop entreprenants avec elle, en fait…elle pouvait faire absolument tout ce dont elle désirait, elle était libre. Après plusieurs mois de vie de couple, il avait été difficile pour elle de se retrouver célibataire, elle s’était montrée fidèle, parfaite en tout points de vue et en prenant du recul, elle le regrettait. Pas celui d’avoir été fidèle, ce n’était pas dans sa nature mais elle regrettait d’avoir été aveuglée par ses sentiments, tellement qu’elle était devenue presque une autre personne. Qu’est-ce qui la retenait aujourd’hui ? Rien, et elle en prenait enfin conscience.

« Cette proposition me semble tout aussi intéressante qu’un simple dîner avec tes colocataires... » Elle haussa les épaules pour donner l’impression que la première idée ou bien la seconde ne la dérangeait pas mais on pouvait clairement voire qu’elle trouvait la véritable raison bien plus alléchante. Elle ne se montra pas pour autant aguicheuse même si l’intonation de sa voix s’était faite plus assurée qu’auparavant. « …Même pour une fille comme moi… » ajouta-t-elle en plaisantant, afin de taquiner un peu son interlocuteur.

Elle reprenait confiance comme par magie, Bonnie était redevenue la vraie Bonnie d’avant son départ pour Miami. Cette fille bien éduquée, joyeuse et pleine de vie mais qui sait cacher son jeu quand il le fait. En fait, l’étiquette de la fille parfaite lui allait très bien, au début elle semblait irritée par cette appellation donnée par cette très chère Jhordan mais cela lui convenait ; au final, elle avait compris qu’elle ne jouait qu’un rôle et que cela fonctionnait. Mais il ne fallait pas non plus donner l’impression d’être légèrement instable au niveau du comportement, voilà pourquoi elle se modéra tout de même.

Elle finit alors par contourner le plan de travail, se plaçant à quelques pas de Pride. Une main vint se poser sur le comptoir pour s’appuyer contre celui-ci. Elle ne savait guère à quoi s’attendre avec cet homme ni même ses véritables intentions, pour le moment tout ce qui avait dans la tête de Bonnie, était qu’il voulait l’inviter. Et quoi de mieux qu’un bon dîner pour faire plus ample connaissance ? Bonnie n’allait pas refuser par principe qu’elle venait de sortir d’une longue relation amoureuse, elle savait ce qu’elle faisait et en réalité ce ne serait que mentir. Elle avait envie de ce rendez-vous. C’est pour cela, après avoir observé son voisin d’un air inquisiteur, elle lui suffit de tourner légèrement pour attraper un post-it ainsi qu’un stylo. Elle griffonna quelque chose dessus : son numéro de téléphone, cela pouvait toujours servir et elle l’avait prévenu qu’elle lui donnerait. Elle lui tendit ensuite ce bout de papier, elle attendit qu’il le prenne puis elle reprit la parole :

« Donc… Je pense être en droit de savoir d’où vient la personne avec qui je risque d’aller manger un morceau. » Il n’était jamais trop tard pour en savoir plus sur l’autre et Bonnie préférait avoir quelques détails de la vie du jeune homme plutôt que se jeter dans l’inconnu. « Vous habitiez où avant, tes amis et toi ? »



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Message(#) Sujet: Re: [famille Whealer] you're gonna be my favourite game. Sam 14 Nov 2009 - 21:10

    Par quoi avait-il été attiré en premier lieu chez sa ravissante voisine. Etait-ce ses prunelles satinées brodées d'étoiles et portant en leur sein cette étrange lueur triste et mélancoliques, ses courbes délicieuses, sa peau opaline tannée à l'argent des orfèvres, ses lèvres rosées qui sans doute devaient avoir le goût de miel, essence que Pride se promettait par ailleurs de goûter afin d'aller le vérifier, ou bien encore cette magnifique faiblesse à demeurer une poupée de porcelaine déjà brisée quand elle tentait de faire bonne figure. Comme si la demoiselle s'était évertuée à donner son coeur et son âme à n'importe quel premier venu pour qu'il les chiffonne si l'envie lui en prenait, dans tous les cas sa fébrilité radieuse avait attiré le regard du sombre Pride qui se montrait charmant. Voire même bien trop charmant, frôlant la perfection déguisée par ses formules de politesse et ses sourires trop sympathiques pour être vrais, aussi en déduit-il qu'il valait mieux qu'il atténue quelque peu ce côté prince charmant pour éviter d'éveiller les soupçons. La gentillesse portée à son extrême n'étant jamais qu'hypocrite, il ne pouvait se permettre de passer pour un soit disant jeune homme parfait en tous points, sans quoi sa délicieuse voisine pouvait se poser des questions. Une femme bafouée et trompée demeure une femme méfiante, et sans doute plus maligne et suspicieuse que toutes les autres, elles sont celles qui demeurent les plus difficiles à embobiner et à déjouer, autant qu'elles demeurent les plus aisées à combler et charmer une fois qu'on leur a trouvé le point faible... Un point faible qu'il finirait bien par trouver, quoiqu'il arrive, s'évertuant à le chercher dès maintenant. Et finalement lancé dans un peu plus de franchise toujours subtilement déguisée en une gêne passagère, faisant croire à la jeune fille qu'il n'avait jamais su comment l'aborder, cette dernière lui proposa de la tutoyer. Pride acquiesça alors sans la quitter des yeux, plantant son regard dans le sien qui étrangement n'avait rien de sage ni même de trop charmant : Berrington se trahissait bien souvent par ses prunelles ambrées. S'il savait faire son visage impassible et dénué d'expression, il ne parvenait jamais à gérer le feu brûlant de ses prunelles noisette qui bien souvent reflétaient ses désirs souvent lubriques ou malhonnêtes, miroir de son âme qu'il peinait à contrôler - à moins qu'il ne faisait justement exprès à donner des regards aussi pénétrants mettant mal à l'aise. La différence entre son comportement de jeune prince charmant et son regard de diable tentateur était frappante, voire dérangeante, pour autant il n'arrêtait pas son flirt en cours de route, quand bien même cela pouvait peut être finir par effrayer la brebis.

    « Cette proposition me semble tout aussi intéressante qu’un simple dîner avec tes colocataires... Même pour une fille comme moi. »

    La jeune femme contourna le comptoir, une pointe d'assurance en plus après avoir taquiné son voisin. C'était faire un pas de plus, installer un degré au-dessus au niveau de leur relation qui venait de débuter, aussi Pride eut pour lui un sourire en coin, bien moins hypocrite qu'auparavant mais franchement amusé quand ses prunelles se teintèrent de ce certain orgueil qui ne le quittait jamais mais qu'il avait jusque là dissimuler à Bonnie. Il la détailla du regard alors qu'elle s'approchait pour mieux attraper son support papier ainsi que de quoi écrire, et Pride comprit alors que c'était aussi et sans doute les formes appétissantes de sa voisine qui l'avait attiré jusque chez elle, c'était indéniable. Ca et l'amour du jeu : lorsqu'une femme voit son idylle avec son seul amour trompeur rompre, il est difficile de la reconquérir, un enjeu que le jeune Berrington se mettait pourtant farouchement en tête. Pari sans doute risqué au vu de leur proximité géographique, mais néanmoins délicieux. Elle lui tendit alors son numéro de téléphone : le brun ténébreux y jeta un coup d'oeil détaillé avant de le mettre dans sa poche lorsque la demoiselle reprit.

    « Donc… Je pense être en droit de savoir d’où vient la personne avec qui je risque d’aller manger un morceau. »
    « C'est ton droit. » fit-il dans un sourire carnassier et arrogant mais néanmoins complice.
    « Vous habitiez où avant, tes amis et toi ? »
    « Harvard. Bourré de petits bourgeois superficiels et égocentriques, alors on a décidé de bouger pour Miami... Toujours aussi peuplé de petits bourgeois superficiels et égocentriques, mais ici au moins, ils ont le soleil. » Un sourire taquin vint naître sur ses lèvres tentatrices alors qu'il ne détournait pas son regard de celui de la demoiselle, alors qu'il reprit finalement d'un ton plus solennel non sans se saisir du stylo et des post-it dormant sur le comptoir. « Initialement je suis de Chicago, mais ça fait toujours plus d'effet lorsque je mets le nom de Harvard dans une phrase. »

    Rien d'arrogant mais seulement de sinistrement amusé et lucide alors qu'il apposa sur le papier son numéro de téléphone dans une écriture rapide et penchée. Se redressant alors, Pride plia le morceau de papier en deux, se décidant enfin à abattre le mur trop charmant qu'il avait érigé en s'approchant de la demoiselle, se penchant doucement à son oreille une fois arrivé à sa hauteur, comme sa main vint frôler la sienne.

    « Si tu as un coup de blues, appelle-moi. On règlera ça par un dîner en tête-à-tête. »

    Un léger sourire alors qu'il ne détourna pas son regard, glissant son numéro dans la paume de la jeune femme, avant de finalement la saluer discrètement et de sortir de la maison sans se retourner. Une attitude sans doute inappropriée voire légèrement provocante qui néanmoins trahissait le côté quelque peu incernable du jeune homme, qui bien qu'il désirait fortement parvenir à ses fins avec Bonnie, avait choisi pour cette fois une sortie presque théâtrale.

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[famille Whealer] you're gonna be my favourite game.

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