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 we all need someone to hold. — eckart.

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take nothing but memories, leave nothing but footprints.

Noko Jóannsdóttir

messages : 718
name : olivia (carolcorps)
face + © : pom klementieff | @calvaries — @beyoncé/pinterest
multinicks : alma, inej, sofia, etta, reggie, georgie & leslie.
points : 613
age : thirty four years old.
♡ status : falling for him without even knowing it.
work : former concert violinist — now music teacher and apothecary on her free time.
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Message· · Sujet: we all need someone to hold. — eckart. Sam 6 Oct - 6:36



you’ve been fighting the memory all on your own
iI know how it feels being by yourself in the rain.
(vancouver sleep clinic)
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september 15th, 8:42am
@Eckart Frobisher

Une fois de plus, la nuit fut assez courte pour la musicienne. En dépit de ses efforts pour tromper ses contrariétés et user de toutes les subterfuges, rien n’y changea rien, elle ne parvint pas à trouver le sommeil avant environ quatre heures du matin. Ce qui lui offrit le temps de finir un bouquin entamé trois mois plus tôt mais qu’elle n’avait pas eu l’opportunité de réouvrir depuis. De pratiquer une séance de yoga très tardive -ou matinale dépendant du point de vue. Ainsi que de croiser Neal, son colocataire s’affairant dans la petite cuisine afin de se préparer un casse-croûte assez sommaire. Pour elle, ce fut thé et petits gâteaux, avant qu’enfin, elle ne parvienne à fermer l’oeil. Il faisait encore très sombre dans sa chambre lorsque tipi considéra qu’il était temps pour que Noko daigne s’occuper de lui et lui donner sa pâté. Un coup d’oeil à travers la fenêtre avant même que ses pieds n’entrent en contact avec son précieux tapis molletonné et la belle se souvint des bulletins météo assez alarmistes de la veille. Bien qu’en soit, il n’était que huit heures du matin. Sans y donner plus de réflexion, elle sauta sous une douche bouillante afin de se réchauffer et se réveiller en douceur, elle laissait tipi miauler et l’observer depuis son panier à linges en osier. Le matou avait décidément la fringale du siècle et ne comptait pas lui offrir la tranquillité qu’elle méritait en ce jour off. Ne pouvait-il pas apprendre que le weekend, c’était grasse matinée? Il n’avait qu’à chasser des petits rongeurs sur sa propriété ça lui dégourdirait les pattes. Et cela ne ferait pas de mal au félin qui s’était légèrement empâté ces derniers mois. La vie de pacha avait ses inconvénients, songea-t-elle en tirant la langue à son chat à travers la vitre embuée de sa cabine de douche. Finalement, craignant que la boule de poils ne finissent par réveiller son colocataire -qui était en faite déjà parti mais comment le deviner?- Noko obtempéra, enfilant une tenue plus adéquate avant de descendre pour nourrir l’animal affamé et s’occuper également de Sully, son petit lapin qui lui, ne se faisait pas autant remarquer, se sentit-elle obliger de souligner auprès de son chat. Mais tipi ne promettait pas d’être le dernier à lui faire subir ses caprices aujourd’hui, puisque le ciel menaçant au dessus de sa tête laissa présager une bonne heure à mettre ses animaux à l’abri de l’orage qui s’annonçait. Une chouette matinée en perspective. D’autant plus en sachant que plus tard dans la journée, son collègue de travail, au caractère de cochon, viendrait chez elle pour discuter de la comédie musicale qu’ils tentaient de monter. « Il me faut du thé en intraveineuse. » souffla-t-elle en réalisant qu’elle n’avait clairement pas assez dormi pour affronter une telle journée. Heureusement pour elle, cette dernière réservait aussi de bonnes surprises, une tasse fumante de thé entre les doigts, elle se posait tout juste devant son ordinateur pour vérifier ses mails qu’elle vit une silhouette très familière passer devant la petite fenêtre du salon avant d’atteindre la porte d’entrée. À peine eut-elle posé son regard sur lui, qu’elle avait pu percevoir l’inquiétude dans ses iris d’un bleu à la fois perçant et glaçant. Ce qui contrastait totalement avec l’homme chaleureux et doux qu’elle connaissait. Mais son sourire avait le don de réchauffer une pièce et le coeur de la belle qui était toujours ravie de le voir débarquer chez elle en n’importe quelle occasion.
Noko s’était alors éclipsée un instant, laissant son ami s’installer pendant qu’elle lui ramenait également une tasse de thé. Elle vint s’assoir à ses côtés, ramenant ses jambes sous ses fesses tandis que son chat venait faire son petit nid entre l’ancien couple. « Tu m’as l’air soucieux aujourd’hui. » trancha-t-elle enfin après quelques banalités qui ne lui ôtèrent pas de l’esprit ce petit regard inquiet qu’elle avait perçu à la seconde où elle avait ouvert la porte. Ils n’avaient pas besoin d’occasions particulières pour se voir, pas même d’une chose dont ils devaient discuter. Eckart faisait parti des personnes les plus importantes de sa vie, son meilleur ami, l’homme avec qui elle avait un jour envisagé de passer le reste de sa vie. Des souvenirs qu’elle gardait sagement enfermés dans un coin de son coeur ne sachant que trop bien ce que cela représentait d’y toucher de trop près. Son amitié était alors d’autant plus importante aujourd’hui, et il aurait tout aussi bien pu venir sans raison. Toutefois, l’instinct féminin trompait rarement, quelque chose n’allait pas. « Est-ce par rapport à l’enquête? Je n’ai rien entendu de nouveau à la radio, vous avez retrouvé un enfant c’est ça? » commença-t-elle, horrifiée qu’ils aient bel et bien retrouvé un enfant mais peut être pas dans l’état espéré. « Pire? » s’hasarda-t-elle à demander. Il n’était pas autorisé à parler de l’enquête, du moins pas des détails qui demeuraient de l’ordre du ‘secret professionnel’ ce que les journalistes avaient découverts, c’était autre chose. Mais plus les secondes s’égrainaient, plus le regard soucieux de son ami devenait contagieux.

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Eckart Frobisher

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Message· · Sujet: Re: we all need someone to hold. — eckart. Jeu 18 Oct - 11:18

Le ciel était chargé, les nuages – d’un gris foncé – omniprésents menaçaient de faire s’abattre sur la ville un orage qui promettait de rester dans l’esprit de tous les habitants de Windmont Bay. Les prévisions météorologiques l’avaient annoncé, une tempête violente se préparait, mais sans doute n’étaient-ils pas suffisamment préparés à son intensité. Cependant, les caprices climatiques se trouvaient bien bas dans le classement des événements qui le touchaient personnellement. Son esprit, sans cesse en ébullition et bien trop soucieux ces derniers temps, était principalement focalisé sur un détail qui le chagrinait et l’empêchait de penser à autre chose. Eckart n’était pas un homme habituellement passif, il n’avait pas pour habitude de subir sa vie, il était acteur plus que spectateur, mais aujourd’hui la tendance était inversée. Il ne contrôlait plus rien et le vivait particulièrement mal. Il se donnait corps et âme dans son travail, dans une enquête qui peinait cruellement à avancer et qui le frustrait toujours plus chaque jour qui s’écoulait. Il se noyait physiquement et moralement dans des recherches qui n’étaient guère concluantes, l’affaire n’avançait pas suffisamment vite à son goût et il en venait désormais à s’en vouloir personnellement de cet échec lamentable. Le bureau du shérif se retrouvait ridiculisé par un individu qui devait très certainement jubiler de son côté, prostré dans sa tanière secrète. Encore pire, peut-être le connaissait-il en personne et le côtoyait-il au quotidien sans même le savoir, cette simple hypothèse lui retournait l’estomac au point de lui donner la nausée. Comment pouvait-il envisager ne serait-ce qu’une seule seconde d’être un jour un bon père pour cet enfant dont il ignorait tout s’il n’était pas fichu d’être un policier un minimum compétent ? S’il ne pouvait maintenir l’ordre dans sa ville et protéger les citoyens, quel rôle avait-il dans cette mascarade ? A quoi servait-il ? Tous ces questionnements le hantaient jour et nuit et ne lui laissaient aucun répit, il ne trouvait d’ailleurs même plus le temps de sourire. C’était justement cette constatation tragique qui lui fit réaliser qu’il était temps pour lui de souffler et de se changer les idées. Peu de personnes à Windmont Bay pouvaient se targuer de posséder sa confiance, sans doute se comptaient-elles sur les doigts d’une seule main, Noko faisait partie de ce petit groupe élitiste, elle occupait même une place de choix. Quand il se sentait perdre pied et qu’il avait le sentiment que la situation lui échappait, c’était avant tout vers elle qu’il se retournait, la jeune femme était assurément la première personne qu’il désirait voir et auprès de qui il souhaitait se confier.

Aujourd’hui ne dérogeait aucunement à la règle. Il s’en voulait de lui imposer sa présence quand sa compagnie devenait désagréable mais il n’avait pas d’autre choix que de se tourner vers son ancienne compagne. Elle était son pilier dans ce monde où tout allait mal. Elle était son moteur, son inspiration, son souffle, son ultime conscience, cette lumière qui ne faiblissait jamais et lui permettait de toujours trouver son chemin, y compris dans les moments difficiles. Du haut de son mètre quatre-vingt-huit, il n’avait pas honte de régresser, il taisait sa fierté masculine et acceptait pleinement les faits, il avait incontestablement besoin de Noko, elle seule était susceptible de lui remonter le moral. Elle possédait une énergie inestimable et une pureté naturelle capable de balayer une obscurité diabolique à la seule force d’un tendre sourire. Sa présence lui était devenue vitale et même s’il n’avait pas pris la peine de s’annoncer avant de lui rendre visite, il la savait profondément et personnellement incapable de lui reprocher son initiative. La blondinette était ainsi faite, elle était foncièrement gentille, sans doute un peu trop avec lui, et il n’hésitait pas à venir puiser un peu de sa bonté contagieuse dans l’espoir de devenir comme elle. Il n’avait pas lâché un seul mot depuis son arrivée, ce qui n’avait pas échappé à l’œil de lynx de la maîtresse de maison à qui il consentit néanmoins à sourire frugalement. Il n’était pas qu’un rustre personnage. « Rien ne t’échappe hein ? » dit-il avec un peu plus de légèreté. « Non, ce n’est pas l’enquête qui me préoccupe ce matin… Enfin, pas plus que d’habitude. » Il but une petite gorgée de ce thé qui satisfaisait ses papilles anglaises avant de relever ses yeux clairs vers la jeune femme. « Je ne t’en ai pas parlé avant car je ne savais pas comment aborder le sujet, » souffla-t-il d’un ton grave. Noko était une oreille attentive, elle l’avait toujours été, autant du temps de leur couple que maintenant. Elle était constante dans ses attitudes et c’était justement cette stabilité qui le rassurait tant. Néanmoins aborder ce thème avec elle lui laissait un goût particulier en bouche. Tous les deux armés d’un désir ardant de former un jour une famille, ils s’étaient promis, plus ou moins sérieusement, de faire un enfant ensemble si jamais l’occasion ne venait jamais à se présenter pour l’un comme pour l’autre. « Sally était enceinte quand elle m’a quitté, » avoua-t-il sans plus tarder, autant retirer le pansement d’un seul coup. « J’ai une fille de quatre ans, Noko… Une fille qui ne connaît ni l’identité ni l’existence de son père. » Sans doute pensait-elle qu’elle n’avait pas de père d’ailleurs ? Que lui avait dit Sally à ce sujet ? Il soupira doucement en regardant le chat, paisiblement installé entre eux, tandis qu’il tendait sa main libre vers son amie pour lui frotter la cuisse du plat de sa main. « Désolé… Il est un peu tôt pour les dramas. »

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Message· · Sujet: Re: we all need someone to hold. — eckart. Lun 12 Nov - 22:44

Il ne lui avait fallut qu’un regard pour comprendre que quelque chose le tracassait, qu’il ne s’agissait pas là d’une simple visite de courtoisie. D’ailleurs en étaient-ils là? Se voir seulement parce que l’un manquait à l’autre? Elle avait envie d’y croire la musicienne de s’y raccrocher, après tout, ils étaient toujours des amis proches, ils n’avaient pas besoin de prétexte pour se voir. Toutefois, elle soupçonnait que pour Eckart les choses soient différentes. Si l’idée venait d’elle, si elle avait soufflé la possibilité d’une rupture, elle n’avait pas su tourner la page aussi facilement que son ami semblait l’avoir fait. Le lui reprocher serait idiot et à des kilomètres de ce qu’elle souhaitait pour eux. Elle voulait le voir heureux, sans concession aucune. Voir un sourire sincère sur ses lèvres, les yeux pétillants de bonheur et le coeur léger. Aussi ardemment l’avait-elle désiré, Noko n’avait pourtant jamais su le lui apporter. Une sérénité sans doute, une pause dûment mérité. Mais pourrait-elle l’éclipser? L’ombre de Sally avait plané au dessus de sa tête dès les prémices de leur relation et il n’était pas à blâmer pour cela. Au contraire, il s’était toujours montré prévenant, attentif, charmant. Ce qui encore aujourd’hui avait le don de la faire craquer un peu plus lorsqu’elle se perdait dans ses souvenirs. Pourtant, cette autre femme n’avait jamais vraiment quitté ses pensées, enchainée à elle comme un boulet dont elle ne pouvait se dépêtrer. Au début, elle ignorait totalement qui était l’ex en question. Petit à petit, elle avait fait le rapprochement avec cette Sally, sa Sally, celle qu’elle connaissait depuis toujours. Était-ce alors de la culpabilité, ou la simple sensation qu’elle ne serait jamais à la hauteur de ce souvenir, de cette relation passée qui semblait laisser des traces, et pas des plus infimes, dans le coeur du trentenaire? « Hm non, ces petites rides au coin de tes yeux me disent toujours quand quelque chose te tracasse. » répondit-elle taquine, tout en le rejoignant sur le canapé évitant ainsi soigneusement de s’assoir sur Tipi. Ce félin un brin jaloux qui aimait avoir leur attention à tout les deux en prenant soin de toujours s’installer entre l’ancien couple. « Tu m’inquiètes. » reconnut-elle dans un premier temps, soucieuse mais la musicienne le vit alors prendre son courage à deux mains pour annoncer ce qu’il avait sur le coeur. Et quoiqu’elle ait pu avoir en tête à ce moment là, quelque soit les scénarios qu’elle avait pu s’imaginer. Rien, rien n’avait d’égal avec ce qu’il venait de lui annoncer. « Oh. » Toutes les idées tournoyant dans sa tête jusque là, toutes ces pensées qui s’entrechoquaient furent éclipsées en un clin d’oeil. Ne laissant derrière elles qu’un trou noir, une lourde et pesante sensation de vide retombant sur son estomac. « Wow » articula-t-elle sans parvenir à trouver les mots. La musicienne posa sa tasse de thé sur la table basse du salon, n’ayant plus le coeur à avaler quoique ce soit. Effectivement c’était peut être trop de drama pour une heure si matinale, quoiqu’elle doutait parvenir à être plus éloquente à une autre heure du jour ou de la nuit. La nouvelle était certes un choc, ce n’était pas une éventualité qui avait pu lui effleurer l’esprit. Mais c’était avant tout un espoir qui s’envolait. Une promesse sans doute idiote mais désormais nulle tandis que Noko prenait peu à peu la mesure des mots formulés, de l’annonce faite. Il avait une fille. « 4 ans? Ta fille a 4 ans et elle n’a jamais pensé que tu pourrais être intéressé à l’idée de faire parti de sa vie? Mais pourquoi faire ça? » Sans doute aurait-elle dû commencer par se réjouir pour lui. Elle savait à quel point il rêvait de fonder une famille, ils partageaient ce même besoin viscéral de devenir parents. Et jamais, la musicienne n’avait oublié cette promesse, cette idée qu’ils pourraient avoir un enfant ensemble si l’occasion ne se présentait pas pour l’un comme pour l’autre. Était-ce alors la possibilité d’élever un enfant seule, voir même de ne jamais connaître la maternité, ou le fait de ne pas partager cela avec lui qui lui faisait si mal? Elle ne souhaitait pas répondre à cette question, pas plus qu’elle ne souhaitait s’approprier l’instant en laissant filtrer ses états-d’âmes. Avec douceur, elle posa alors sa main sur la sienne, opérant une légère pression qui se voulait réconfortante. « Je suis désolée et à la fois ravie pour toi. Je ne sais même pas comment réagir mais .. Pourquoi te cacher ta fille, pourquoi te le dire maintenant? » La Sally qu’elle connaissait n’aurait pas privé une enfant de son père à moins d’avoir une bonne raison, mais peut être avait-elle changé au fond. Que pouvait-elle en savoir? « Elle ne lui a même pas parlé de toi? Je suppose avec ce que tu me dis que tu ne l’as pas encore rencontré, si? » Focaliser toute son attention sur lui, voilà ce qui lui éviterait de perdre pied et d’accorder trop d’attention à ce coeur meurtri dans sa poitrine, ce palpitant qui cherchait à se faire le plus petit possible, à cesser d’exister pour ne plus ressentir. « Je suis désolée que cela se passe de cette façon. »

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Message· · Sujet: Re: we all need someone to hold. — eckart. Mar 25 Déc - 20:43

Les dernières semaines avaient été éprouvantes pour lui, tant sur le plan professionnel que personnel. En acceptant le poste de Chief Deputy des mois auparavant, il avait consenti à récupérer la tonne de travail qui se dissimulait en amont derrière ces terribles disparitions et cette enquête qui n’en finissait pas. Mais comment parvenir à pleinement se concentrer sur ses investigations quand sa vie privée représentait un véritable bordel sans nom ? Il possédait plus d’une qualité lorsqu’il était question de son métier, il se savait méritant et bosseur, en plus d’être un acharné du travail. Conscient d’avoir les capacités nécessaires au bout déroulement de ses recherches, il avait fait le choix de mettre entre parenthèses son existence et son intimité afin de pouvoir se consacrer uniquement à l’enquête, quitte à passer à côté de nombreuses choses. Aujourd’hui en était la preuve évidente. Quel ami était-il pour Noko ? Méritait-il seulement la compagnie d’une telle femme en tout point parfaite ? La réponse était toute simple : certainement pas. Il avait malgré lui relégué leur amitié au second plan, tout comme l’ensemble de ses autres relations à dire vrai, obligeant ainsi la jeune femme à se faire de fausses idées à son sujet. Jamais il ne se permettrait de venir à sa rencontre dans un but intéressé, certes y avait-il sans doute une part d’égoïsme dans sa démarche, Eckart n’était pas parfait, mais il ne s’imaginait pas un seul instant que sa présence puisse la déranger. Ce matin il n’était rien de plus qu’un homme fatigué et affaibli par les aléas de la vie, souhaitant se ressourcer au contact de sa meilleure amie qui lui avait horriblement manqué. Avec un minimum de recul sur la situation, il réalisait à quel point il n’était guère étonnant, finalement, de terminer dans un tel état de désespoir. Il avait cru bon de s’isoler et d’encaisser silencieusement les coups, seul, de son côté, désormais les regrets étaient au rendez-vous. Tous les reproches, passés comme présents, que Sally avait pu lui faire un jour lui revenaient douloureusement en mémoire à cette seconde précise. Dans le fond, elle n’avait pas tort, il n’était qu’une enflure incapable de s’occuper correctement de sa femme. Même s’il ne pensait pas avoir déjà manqué de respect à la belle Noko, il faisait preuve aujourd’hui d’une audace détestable. Quel homme, autoproclamé attentionné, irait raconter ses déboires avec une ex à une femme ayant elle-même jadis occupé le statut de compagne ? Parfois ses facultés intellectuelles ne volaient pas très haut. Le pire dans tout cela, c’était que la propriétaire des lieux était bien trop douce et compréhensive pour oser l’interrompre ou encore lui assener une claque. Son empathie la perdra, malheureusement. « Quatre ans, oui... » répéta-t-il à sa suite, tout aussi incrédule qu’elle, comme s’il découvrait à nouveau les faits. Le souffle court, il inspira et expira à plusieurs reprises en braquant son regard sur la tasse de thé que la musicienne venait de déposer. Ce geste en apparence simple ne le trompa cependant pas. La nouvelle ne la laissait aucunement indifférente, il pouvait le sentir, lui aussi la connaissait suffisamment pour analyser la moindre de ses réactions. La surprise l’avait pris de court, cela se voyait, de ce fait elle n’avait pas eu le temps de feindre une prétendue excitation et sa réponse manquait d’enthousiasme. Il ne pouvait décemment pas lui en vouloir d’un tel retour, son attitude, poussée par des antécédents, était parfaitement normale. « Après notre histoire, je pense qu’elle ne s’est pas intéressée de près ou de loin à ce qui pouvait éventuellement m’intéresser… Et je n’ai même pas le droit de lui en tenir rigueur, c’est ça le pire. » Sa voix était éteinte tout comme l’éclat de ses yeux clairs qui avait disparu. « Je l’ai contrainte à en parler car je n’ai pas appris l’existence de la petite par Sally… J’imagine que ce n’était pas dans ses plans de me l’avouer. » Sans les informations lâchées par Liam, sans doute n’aurait-il jamais su pour Penny. Si la brunette avait un jour éprouvé le désir de lui avouer la vérité, elle l’aurait déjà fait, mais après quatre longues années, il n’y avait aucun doute possible quant à ses projets. « Je n’ai pas encore eu l’occasion de rencontrer ma fille et j’ignore si ce moment se présentera un jour. » Il soupira en serrant ses doigts autour des siens. « Je suis perdu, Noko. J’ai l’impression que tout m’échappe en ce moment. Je suis désolé… J’ai conscience que ce sujet est particulier pour nous, j’espère que tu ne m’en veux pas d’être venu. J’avais besoin d’en parler et de me libérer de ce fardeau… Égoïstement, je suis venu dans l’espoir de recevoir ton soutien, voire même ton affection. Je suis horrible, hein ? Tu peux me le dire. » Il promettait d’accepter l’éventuel flot de commentaires désobligeants qu’elle ferait à son égard mais ses yeux larmoyants, d’un bleu électrique, démontraient clairement qu’il était à deux doigts de craquer. Il relâcha sa main pour encadrer son visage de poupée entre les siennes, d’un geste ferme mais doux à la fois, la contraignant à le regarder droit dans les yeux. « Je sais ce que tu penses mais ça ne changera rien entre nous, tu m’entends ? » La nouvelle représentait un choc qu’ils pouvaient tous les deux surmonter, ensemble. « Tu es et resteras ma numéro un, » dit-il avec un sourire mi-triste mi-amusé pour essayer de détendre l’atmosphère.

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