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 1632 Appel Road ; BLUE EYED ILLUSION.

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Pamela Auber
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Message(#) Sujet: 1632 Appel Road ; BLUE EYED ILLUSION. Mar 13 Oct 2009 - 0:21



Micaela & Gabriel

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SHE SCREAMS FOR MORE THAN JUST THAT
BLUE EYED ILLUSION



    Quelques minutes auparavant, Micaela & Gabriel profitaient d’une soirée mondaine organisée par le parti politique du sénateur. Une fois encore, leur comédie avait était parfaitement orchestrée et affreusement réaliste. Certains avaient complimenté Gabriel sur la beauté de sa fiancée, pendant que les autres insistaient sur la chance qu’avait Micaela. En définitive, ils avaient tout du couple parfait, du genre de personnes à qui l’on ne peut souhaiter que du bonheur. Tant pour l’un que pour l’autre, on était bien loin du compte. Les regards tendres et complices qu’ils échangeaient dupaient tout le monde, mais pas eux. Malgré tout, Micaela avait besoin de la chaleur que se jeu lui procurait. Elle retrouvait d’anciennes sensations en goûtant à un couple fictif, c’était de la procuration et elle en avait conscience mais se plaisait à y croire le temps d’une soirée. Les moments qu’ils partageaient étaient extrêmement forts, tant par l’amusement qu’ils pouvaient procurer que par ses émotions cachées qu’eux seuls pouvaient desseller. Après chacune de leur représentations la Mexicaine était atteinte d’une pointe de mélancolie. Non, elle n’était pas frustrée vis à vis de Gabriel et de quelconques sentiments amoureux qu’elle aurait pu avoir, mais par les souvenirs qui remontaient en elle. Si elle continuait de s’adonner à se rituel intime, c’est parce qu’en général, qu’elle l’aimait encore plus qu’il ne pouvait la rendre nostalgique.

    Sur le chemin du retour, la brunette resta muette et pensive à scruter les lumières dorées qui défilaient à l’extérieur de la voiture. Il n’y avait que Gabriel qui la connaisse assez pour ne pas la questionner ou s’inquiéter. Il savait pertinemment que ses silences ne remettaient pas en question leur amitié ou la qualité de la soirée qu’ils avaient passé. C’était sa façon d’être ; Micaela ne déprimait pas et elle n’était pas triste non plus, à vrai dire elle n’avait simplement pas envie de parler. Alors que le paysage qui dévalait semblait l’aspirer et l’emporter chaque minute un peu plus loin dans les méandres de son esprit vagabond, elle détourna subitement son attention de la vitre teintée pour poser son regard sur Gabriel. Elle lui adressa un sourire fin mais étonnement sincère. Ses motivations étaient pour le moins mystérieuses, et aussi rapidement qu’elle s’était arrachée à son inconscience, elle y retourna. Rares étaient les personnes avec qui Micaela avait cette spontanéité qu’on les enfants quand ils agissent sans penser à se qu’en penseront les autres. Ils font les choses parce que soudainement ils en ont l’envie puis laissent leur action s’évaporer sans regret, soulagés. C’était l’effet qu’avait eut ce sourire inattendu, il avait soulagé Micaela.

    Ils arrivèrent rapidement dans les rues d’Ocean Grove, elles étaient vidées par l’heure tardive et les seuls mouvements provenaient des rideaux soulevés par les voisins curieux. A croire que chaque voiture qui passaient dans la nuit cachait quelque chose de suspect. C’était compréhensible cela dit, avec les chamboulements qu’avaient subi les habitants ses derniers mois il y avait de quoi se laisser recouvrir d’un voilà de paranoïa. Micaela regarda Mme Marshall les suivre du regard depuis son salon avec un léger sourire au coin des lèvres, elle était la rubrique potins du quartier, à elle toute seule elle pouvait couvrir l’intégralité des frasques de ses voisins. Quoi de mieux pour occuper ses journées que regarder ses voisins détruire leurs vies ?
    La maison de Micaela se rapprocha, jusqu’à ce que le moteur de la voiture ne soit coupé. Les deux amis n’avaient pas échangé le moindre mot depuis leur départ, s’est donc sans briser ce silence absolu qu’ils sortirent de l’auto pour se diriger lentement et côte à côte vers le porche de la brunette. La jeune femme allait devoir dire au revoir à cette soirée enivrante, mais c’est l’idée de quitter Gabriel lui pinça le cœur. En ouvrant la porte, elle lâcha un soupir discret, se sentant pris d’une appréhension nouvelle.

    Une fois sur le pas de sa porte, Gabriel s’avança pour lui faire la bise et lui souhaiter une bonne nuit. Son rôle de fiancé s’arrêtait là, laissant place à celui d’un ami s’éclipsant après minuit. Lorsque la joue de Gaby se posa contre celle de Micaela, elle pressa un peu plus son visage contre le sien en esquissant un demi sourire, déçu et hésitant.
    « Restes à la maison ce soir. » Demanda-t-elle à voix basse alors qu’ils commençait à se reculer. Il n’y avait rien d’une proposition indécente dans les propos de la Mexicaine qui posa à nouveau ses prunelles brunes sur lui, sur ses grand yeux bleus.

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Message(#) Sujet: Re: 1632 Appel Road ; BLUE EYED ILLUSION. Mar 20 Oct 2009 - 9:47

Le rôle de fiancé était tout nouveau pour Gabriel. Comme tout ce qui est nouveau, il y trouvait un plaisir exaltant et s'accordait au jeu de Micaela avec un entrain frivole. Les soirées mondaines parfois ennuyeuses se muaient, au bras de l'impétueuse Mexicaine, en exhibitions menées de mains de maître par les deux faux tourtereaux.

A la base de ce jeu, une erreur de parcours. Ses détracteurs s'étaient montrés inflexibles durant sa campagne électorale. Il était trop jeune, inexpérimenté, avait une vie de famille chaotique et pas l'ombre d'une femme dans sa vie, passant ainsi pour un séducteur avide de conquêtes. Il avait passé un temps considérable à se construire une image de marque en démentant, contournant, remodelant la vérité. Finalement ne restait plus que son célibat, auquel il ne voyait pas comment remédier. Jusqu'à ce gala auquel il avait invité Micaela à se joindre à lui et l'avait présentée comme sa fiancée, lassé des critiques à son égard.

Gabriel se remémorait cette fameuse réception, se félicitant de son audace du moment, tandis que Micaela et lui faisaient route vers Ocean Grove après une soirée passée en compagnie de ses partisans. Un silence confortable s'était installé dans la voiture. Le jeune sénateur était coutumier du fait. Parfois la jeune femme et lui plaisantaient en évoquant tel ou tel moment de leur soirée, d'autres fois elle se perdait dans ses pensées et demeurait silencieuse. Dans ces moments là il la laissait en paix, la couvant simplement du coin de l'œil avec bienveillance.

Puis avec cette petite touche d'imprévisibilité qui la caractérisait, Micaela lui offrit un sourire. Ce sourire fit au jeune sénateur l'effet de la caresse légère et brève d'une plume s'échouant sur l'onde. Il n'avait rien dit ou fait pour mériter cette infime attention de la part de sa compagne, et l'interpréta simplement comme l'écho discret de l'affection qu'elle lui portait.
Elle s'enfuit alors de nouveau dans sa méditation et Gabriel égara son regard dans la contemplation de la nuit qui recouvrait les rues d'Ocean Grove de son sombre manteau.

La voiture se gara devant le 1632 Apple Road. Le temps des au revoir s'annonçait. Le jeune homme accompagna son amie jusqu'à la porte de chez elle sans prêter une réelle attention à son furtif soupir. Après tout, il était tard. Lorsqu'elle se tourna de nouveau vers lui après avoir ouvert sa porte, Gabriel se pencha pour lui faire la bise et il lui sembla alors qu'elle retardait brièvement leur contact. Son impression fut presque immédiatement confirmée par la demande de la jeune femme, exprimée dans un souffle.

« Restes à la maison ce soir. »

Elle porta ensuite ses deux perles noires dans le regard clair de son vis-à-vis, quelque peu déconcerté. Gabriel ne répondit pas immédiatement, cherchant dans ses prunelles l'indice qui justifiait sa requête soudaine. Il n'y trouva cependant pas de réponse. La lumière orangée émanant du porche éclairait paresseusement la peau hâlée de la ravissante Mexicaine et Gabriel nota comme un voile à peine perceptible de mélancolie dans l'espace clos de leur intimité. Il oubliait parfois que contrairement à lui, Micaela avait été réellement fiancée, qu'elle s'était mariée puis séparée de l'homme qu'elle aimait. Si pour lui la solitude était un choix, pour la jeune femme elle se conjuguait probablement avec amertume et regrets. Peut-être était-ce l'aveu implicite d'une souffrance dissimulée.

Le jeune homme n'avait aucune certitude quant aux motivations de Micaela. Il n'en avait de toute manière nullement besoin pour rester à ses côtés si elle en formulait le désir. Il fit signe au chauffeur de repartir sans lui et revint à sa compagne en lui accordant un sourire emprunt de douceur.
Il restait bien sûr, et l'évidence ne nécessitait pas d'être formulée à haute voix.

Avant d'entrer chez elle, il marqua toutefois une pause et baissa ses yeux bleus sur sa silhouette fine. Sans être inquiet ni excessivement curieux, il se préoccupait néanmoins du bien-être de son amie.

« Tout va bien ? »
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Message(#) Sujet: Re: 1632 Appel Road ; BLUE EYED ILLUSION. Sam 14 Nov 2009 - 21:35



Micaela lui adressa un léger hochement de tête en guise de réponse et accompagna son geste d’un fin sourire. Sans doute savait-il déjà comment allait-elle lui répondre, au même titre que la Mexicaine savait que Gabriel resterait à ses côtés. Il était de ces rares hommes qu’elle trouvait rassurants, le seul avec qui il n’était pas question de pouvoir et d’emprise ou d’influence. Leur relation ne ressemblait en rien à celles que Micaela avait l’habitude d’entretenir avec la gente masculine. Depuis son divorce avec Lance, la jeune femme s’était aventurée dans toutes sortes de relations vouées à l’échec ou sans lendemain, elle n’y trouvait aucune satisfaction mais retombait toujours dans le vice. Peut-être était-ce aussi pour sortir de cette routine désobligeante qu’elle se plaisait tant à jouer la comédie auprès de son sénateur. Plus elle y réfléchissait, plus elle sentait que son jeu prenait l’allure de timides confessions. Chaque raison qui la poussait à s’abandonner à leur rituel semblait témoigner du dégoût que lui inspirait la tournure de sa propre vie. Elle avait perdu son mari mais faisait semblant d’en avoir trouvé un nouveau, elle n’avait pas la moindre once de stabilité dans ses relations mais prétendait être une femme posée, elle avait l’insupportable impression de ne plus avancer mais jouait la femme épanouie. Micaela était en pleine prise de conscience, sa motivation première n’était pas de rendre Lance jaloux mais de vivre l’illusion d’une vie qui n’était plus sienne.

La Mexicaine se poussa de l’entrée pour laisser son ami entrer sans le quitter du regard puis elle s’enfonça dans l’obscurité de la demeure en lui laissant le soin de refermer la porte. Elle prit la direction de la cuisine, allumant la lumière de cette pièce uniquement. La maison était bien trop grande pour elle seule, c’était exactement de genre d’habitation que les gens regardaient avec admiration lorsqu’ils venaient visiter le quartier. Ils imaginaient un couple heureux y vivre avec leurs parfaits petits enfants. « Il faut que je me décide à déménager » râla-t-elle en lâchant un long soupir. Les talons aiguilles de Micaela frappaient bruyamment le carrelage clair de la cuisine jusqu’à ce que la belle se hisse avec habilité sur un plan de travail marbré. « Je ne te propose pas de te servir quelque chose. Après tout nous sommes fiancés, c’est un peu chez toi aussi. » Dit-elle avec une pointe d’ironie et un franc sourire. A vrai dire, si elle ne s’était pas donnée la peine de le servir, c’est parce qu’il était habitué à venir et connaissait assez bien Micaela pour faire « comme chez lui ».
La présence du jeune homme apaisait la brunette, elle se sentait plus sereine face à ses doutes et les questions qu’elle se posait. Ca avait toujours été le cas, pour tous les genres de situations. Ce n’étaient pas tant les mots qu’il prononçait, mais le simple fait qu’il soit là et qu’elle sache qu’il le serait encore le lendemain. Son regard se posa lourdement sur Gabriel, s’intensifiant un peu plus chaque seconde.

L’esprit de Micaela sautait d’une question à une autre à une vitesse foudroyante, mais elle passait chacune d’entre elles sous silence. Presque toutes. « Tout ça va bien devoir se terminer un jour. Non ? » Elle marqua une légère pose avant de reprendre : « Il se passera quoi, une fois que ce sera finit ? » termina-t-elle, quelque peu troublée. Ces questions n’étaient pas censées avoir lieux d’être, la situation était censée être claire entre eux . Amis, Service, Amusement, Comédie, Fin. C’était facile à résumer et pourtant Micaela était angoissée. Elle avait dépassé ses précédentes réflexions sur ce qui pouvait bien la pousser à chérir ce manège, maintenant elle se sentait happée dans un cercle vicieux. Elle avait été séduite pas ses faux-semblants et désormais, elle redoutait amèrement qu’ils prennent fin.

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Message(#) Sujet: Re: 1632 Appel Road ; BLUE EYED ILLUSION. Mar 24 Nov 2009 - 0:56

L'attitude de Micaela était calme et douce, semant de nouveau le doute quant à son éventuel mal être. Se dirigeant aisément dans le noir, elle éclaira la cuisine tandis que Gabriel refermait soigneusement la porte avant de l'y rejoindre. « Il faut que je me décide à déménager » l'entendit-il dire alors qu'il passait deux doigts dans le nœud de sa cravate pour la desserrée un peu. « Déménager ? » Gabriel secoua la tête en brandissant son index en l'air « Décret sénatorial qui prend effet à compter de ce soir : Mademoiselle Careca n'est pas autorisée à quitter Apple Road. En revanche, si tu trouve un logement libre entre le 1632 et le 1407, tu as ma bénédiction. » Son ton était léger, sa voix claire mais le cœur n'y était pas. Sans Lance, Micaela devait trouver cette maison bien vide.

Tout n'est pas dit
A peine décrit
Tiré de l'oubli


Pourtant, égoïstement, l'éventualité de voir Micaela s'éloigner, même de quelques kilomètres insignifiants, distillait en Gabriel une angoisse saisissante. Nouant ses entrailles dans une gène dissimulée, inavouable. Il était sans doute l'un des hommes les plus entourés de Miami. Son réseau social s'étendait au delà de l'État, ses connaissances se comptaient par dizaines, il avait une multitude d'amis. Pourtant il était seul. N'avait jamais eu ce fameux « meilleur pote avec qui on partage tout depuis l'adolescence ». Personne avec qui il avait fait les 400 coups, personne à qui il ai confié ses doutes ou ses craintes. Bien sûr il y avait Esteban. Mais ce dernier avait toujours privilégié la compagnie de ses semblables, Duncan et Neal...Des gamins bruyants et querelleurs aux yeux du politicien. De plus, malgré la confiance totale qu'il lui portait, Gabriel était trop occupé à le materner pour envisager de s'épancher sur son épaule.

Micaela elle, était la compagne idéale pour Gabriel. Leur amitié s'était construite au fur et à mesure des années, tissée d'attitudes, de regards, de confessions avouées à demi-mot.

Rien d'important
Que l'essentiel
Une mesure absente


La voix de la Mexicaine s'éleva de nouveau, le tirant de ses pensées vagabondes. « Je ne te propose pas de te servir quelque chose. Après tout nous sommes fiancés, c’est un peu chez toi aussi. » Ce à quoi le le ténébreux aux yeux si clairs, sourit aimablement avant de la rejoindre face au plan de travail. En effet, il se sentait un peu chez lui, ici, en présence de Micaela. Il était juste, bien.

Un rien laissé
A la portée
D'une vie impuissante


Puis une nouvelle fois, elle posa son regard sur lui. « Tout ça va bien devoir se terminer un jour. Non ? » [...] «  Il se passera quoi, une fois que ce sera finit ? » Gabriel se mesura un instant à ses yeux d'obsidiennes, à la fois troublants et troublés. Il n'avait pas songé à l'acte final de leur jeu d'amants énamourés. Dans sa vision des choses, Micaela se retrouverait quelqu'un tôt ou tard, lui expliquerait qu'il n'y a plus de place pour leur comédie dans sa vie. Fin du jeu. Manifestement, il faisait erreur.
Il déposa une main sur la plan de travail qui les séparaient et le contourna en laissant glisser ses doigts sur le marbre. Une fois proche de la Mexicaine, il laissa passer un court silence. Il ne cherchait pas ses mots, il savait très bien ce qu'il avait à dire. Chaque silence avait une finalité, confortable, gêné, tranchant...celui-ci captait simplement l'intention. Suffisamment pour donner l'emphase voulue à ses mots. « Rien ne sera jamais terminé entre nous Micaela. » déclara t-il à mi-voix. Puis il prit doucement les mains de la mexicaine dans les siennes « Tu vois ? Je suis là. Et si tu souhaite mettre un terme à tout cela... ». Il baissa un instant son regard sur leur mains jointes et plaça celles de Micaela sur son torse, sans les lâcher. « ...Je serais toujours là. Fiancé ou pas, tu n'as rien à craindre.»

Le temps de dire
Le temps de taire
Le temps de faire juste reconnaissance...

[Juste un peu de silence - Calogero]


Elle était comme lui, sauvage, seule et trop fière pour admettre ouvertement ses angoisses. Tout avait toujours été si naturel entre eux. Dénué de la complexité d'un langage parfois si imprécis. Cette osmose qu'il ne connaissait qu'à travers Micaela, Gabriel ne s'en serait écarté pour rien au monde. Pourtant, si malgré ses paroles elle désirait arrêter là leur mise en scène, il n'emmétrait aucune objection.
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Message(#) Sujet: Re: 1632 Appel Road ; BLUE EYED ILLUSION. Sam 5 Déc 2009 - 22:08




« Décret sénatorial qui prend effet à compter de ce soir : Mademoiselle Careca n'est pas autorisée à quitter Apple Road. En revanche, si tu trouve un logement libre entre le 1632 et le 1407, tu as ma bénédiction. » La brunette s’amusa de sa remarque mais ne releva pas. En parlant de déménager, elle n’avait même pas songé à quitter Ocean Grove. Il n’y avait que cette grande maison vide qu’elle aspirait à fuir. Le quartier, la retenait pour de trop nombreuses raisons, certaines plus sombres et secrètes que les autres mais savoir que Gabriel tenait à ce qu’elle reste toujours proche lui réchauffa le cœur.

Micaela le suivit des yeux avec attention, il avait l’habitude de laisser planer le mystère pendant quelques instants c’était sa manière d’attirer l’attention et ça prenait à chaque fois avec la Mexicaine. Curieuse comme elle l’était, il monopolisait toute son attention chaque fois qu’il avait cette moue et laissait comprendre qu’il était sur le point de dire quelque chose d’important. « Rien ne sera jamais terminé entre nous Micaela. (…) Tu vois ? Je suis là. Et si tu souhaite mettre un terme à tout cela (…) Je serais toujours là. Fiancé ou pas, tu n'as rien à craindre.» Il avait prit ses mains, les avait posées sur son torse alors que la jeune femme avide de ses mots était pendue à ses lèvres. La jeune femme afficha un sourire fuyant,. Il avait beau être Gabriel, la personne de qui elle était le plus proche, elle restait Micaela, pudique et farouche dès qu’il ne s’agissait plus de sentiments superficiels. Dieu sait à quel point elle avait été réconfortée par ses paroles, il avait trouvé des mots qui, en plus de correspondre à ce dont elle avait besoin, trouvaient tout leur charme dans la simplicité.
Micaela serra symboliquement les mains du jeune sénateur puis elle posa ses billes brunes sur lui. « Je ne veux rien arrêter. » Affirma-t-elle avec une douce conviction. C’était bien une des choses dont elle était sûre, elle ne désirait que cela cesse, pour rien au monde. Elle aimait chaque excuse que leur comédie lui donnait pour être plus proche de Gabriel, elle aimait que le monde pense qu’ils étaient un couple, un vrai. « J’aime être ta fiancée. Mais je ne devrais pas aimer ça, juste m’en amuser, non ? » Demanda-t-elle. Elle construisait sa réponse en suivant le rythme des pensées qui venaient troubler son esprit. « J’aime ça, et j’ai peur que ça finisse. » siffla-t-elle tant pour Gabriel que pour elle-même. Micaela aurait aimé prendre cette histoire comme un amusement dont elle profiterait le temps qu’il durerait puis ferait le deuil avec aisance et rapidité. Au lieu de ça, elle redoutait le moment ou Gabriel lui expliquerait qu’il était temps de revenir à la normale. Pourquoi rien ne restait jamais simple ? Rien n’évoluait jamais comme prévu, tout finissait par prendre des allures nouvelles et inattendues. La jeune femme soupira et secoua légèrement la tête.

Tout en laissant ses mains posées sur Gabriel et encerclées par les siennes, la brunette se hissa a nouveau sur ses jambes en glissant entre plan de travail et son ami. Elle détourna son regard de ses yeux azurés et posa sa tête à la naissance de son épaule. La différence de taille entre les deux adultes redevint évidente, mais la belle trouvait ça rassurant. Elle afficha un sourire discret et ses mains agrippèrent sa chemise. « Je veux dire, plus ça dure, plus je m’y attache et moins je veux que ça se termine. Mais c’est malsain de te vouloir comme ça alors que tu es mon ami. » finit-elle par expliquer plus clairement alors que le ton de sa phrase ressemblait étrangement à une nouvelle question. Ses mots étaient volontairement généraux, elle éprouvait une certaine honte à éclaircir l’affection qu’elle portait à Gabriel. Comme une enfant qui venait de confesser l’une de ses bêtises, elle ne releva pas le regard vers le jeune homme, elle préférait dissimuler sa gène en laissant son visage à demi dissimulé contre son corps.



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Message(#) Sujet: Re: 1632 Appel Road ; BLUE EYED ILLUSION. Jeu 31 Déc 2009 - 5:19

« Je ne veux rien arrêter. » avait répondu d'un ton rassurant la jeune femme, après avoir doucement serré les mains de Gabriel entre les siennes. « J’aime être ta fiancée. Mais je ne devrais pas aimer ça, juste m’en amuser, non ? ». Il n'y avait rien à répondre à cela. Ni avis, ni conseils, ni même la moindre parole rassurante. Le regard du jeune homme se fit plus intense, comme s'il essayait de déchiffrer le message si peu dissimulé entre les lignes de la mexicaine. « J’aime ça, et j’ai peur que ça finisse. » Elle était désarmante d'honnêteté et de sincérité. D'autant plus qu'il s'agissait de Micaela : véritable voile de mystère sous les traits d'une jeune femme à la beauté insolente et capiteuse. Le sénateur était bien placé pour savoir qu'elle ne se dévoilait pas facilement. Sûr de lui, il avait joué avec elle à un jeu étrange, convaincu que cela ne dégraderait en rien cette amitié sublime qu'ils partageaient tout deux. Totalement inconscient du simple fait qu'à défaut de se dégrader, elle pourrait s'en trouver altérée d'une toute autre manière. Comme il avait sous estimé la puissance de leur alchimie.

Le regard du jeune homme se recouvra un instant d'un voile méditatif, tandis que son amie se laissait aller doucement contre lui « Je veux dire, plus ça dure, plus je m’y attache et moins je veux que ça se termine. Mais c’est malsain de te vouloir comme ça alors que tu es mon ami. » Une confession aux airs de questionnement. Comme si elle lui demandait son avis, le droit d'éprouver pour lui un autre type d'affection. Gabriel désirait qu'elle se taise aussi ardemment que chaque phrase le touchait en plein cœur, bien trop profondément. La belle mettait à nu une fièvre dont la vivacité demeurait cachée derrière un voile obscur que le jeune homme avait lui même tissé. L'obligeant, dans le silence qui naissait à présent, à sonder son âme et à réfléchir à ce qu'il allait faire et répondre.

Dénouant leurs mains entrelacées, il passa un bras autour la taille fine de Micaela, caressant de l'autre les vagues sombres et soyeuses de ses cheveux défaits. Cette étreinte si apaisante, Gabriel se surprit à la souhaiter intemporelle. Comme une douce reddition à laquelle il désirait s'adonner bien plus longtemps encore. Et c'est avec un infini regret qu'il se détacha un peu d'elle, pour contempler sa silhouette droite et pourtant presque timide. « Tu dis ça avec tellement d'innocence. » Constata t-il dans un murmure, autant pour lui que pour elle. « De tous les sentiments et les envies qui mènent au mot "malsain", j'aime à croire que ce qu'il y a entre nous n'en fait pas partit » assura t-il avec douceur. Non, Gabriel avait beau être solitaire et indépendant, il ne craignait pas l'attachement, ni l'engagement. De son bras entourant toujours le galbe des hanches de la mexicaine, le beau ténébreux attira doucement sa belle contre son corps avant de déposer sur ses lèvres cuivrées un baiser tendre et velouté, s'abandonnant au frisson langoureux qui parcourait son échine. Désireux de lui prouver qu'il ne tenait désormais plus qu'à elle seule que leur jeu de fiancés demeure une illusion. Lui, prendrait le risque, se délierait de ses propres chaînes et de ses secrets pour être à ses côtés. C'était elle qu'il choisissait, car ce soir quoiqu'il se passe entre eux, elle serait toujours Micaela au matin : son âme complice, son autre. Celle qui dans le paradoxe de son exquise robe de soirée et de ses confidences maladroites lui apparaissait en ce moment comme la plus belle femme qu'il ai connu. Un sourire se perdit sur ses lèvres alors qu'il prenait la parole d'une voix dont il s'efforçait de d'apprivoiser le timbre ardent « Cela te semble t-il toujours malsain ? »
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Message(#) Sujet: Re: 1632 Appel Road ; BLUE EYED ILLUSION. Jeu 7 Jan 2010 - 21:21



L’absence de réponse de Gabriel torturait Micaela. Les secondes passaient si lentement qu’elle pensait avoir besoin de plusieurs vies pour en venir à bout. Elle ne bougeait plus, ne disait plus rien et laissait de nouveau le silence s’installer. Mais cette fois-ci, il était angoissant, inconfortable. Les battements de son cœur résonnaient dans ses tempes et se heurtaient avec violence contre sa poitrine, ses joues rougies bouillaient et son regard rivé sur le sol était pourtant absent. La jeune femme était animée par un sentiment nouveau, une appréhension intense mais teintée par les couleurs du soulagement. Sa récente confession avait au moins eu le mérite de lui hotter un poids.
A cet instant, de nombreuses questions se disputèrent les pensées de la Mexicaine, avait-elle bien fait de lui avouer ses sentiments alors qu’elle-même avait tant de mal à y mettre des mots. A tout vouloir, n’allait-elle pas perdre tout ce dont elle aurait pu se contenter? Qu’allait-il penser d’elle maintenant? (…) Micaela avait toujours été une femme confiante, mais face à Gabriel et les sentiments qu’il faisait renaître en elle, elle était aussi hésitante et désarmée qu’une enfant. Elle avait été rattrapée par un jeu dont-ils pensaient avoir le contrôle, qu’ils s’imaginaient capable de prédire. Comme si entre eux, les sentiments avaient pu être stables et prévisibles. A trop brimer les élans de son cœur, elle avait oublié la puissance de ses cris, et Gabriel s’était inconsciemment chargé de lui faire retrouver la mémoire.

Dans un geste délicat il retira ses mains de son emprise, obligeant la jeune femme à revenir à elle. Ses yeux s’ouvrirent à nouveau, et elle releva le visage, curieuse. Elle était loin du monstre d’orgueil qu’elle se laissait paraître à l’accoutumée, mais elle planta son regard dans le sien avec la décence et la fierté que ses doutes avaient épargné. Puis elle senti l’une de ces mains gagner sa taille, puis ses cheveux bruns avec une intimité nouvelle et véritable, sans qu’il n’y ait un public à convaincre, personne d’autre qu’eux. Ce n’était qu’une main posée sur elle, qu’un regard échangé mais les sensations de la belle étaient décuplées. Elle n’osa pas bouger ni faire un quelconque mouvement qui pourrait gâcher ce moment. Sentir ses bras l’enfermer tendrement contre lui de cette manière, elle ne s’était pas autorisée à en rêver, mais à cet instant, elle comprit qu’au fond c’est-ce qu’elle avait silencieusement espéré. « Tu dis ça avec tellement d'innocence. » murmura-t-il en se détachant. Elle répondit en lui adressant un sourire discret mais puissant des émotions qu’elle s’efforçait d’apprivoiser. Son cœur fut piqué d’une amère déception suite à la séparation physique qu’il venait d’imposer, mais, se raccrochant à ses mots elle fut rapidement animée d‘un soulagement qui souffla son ancienne et brève déception. « De tous les sentiments et les envies qui mènent au mot "malsain", j'aime à croire que ce qu'il y a entre nous n'en fait pas partie ». Il avait le don de trouver les mots nécessaires pour rassurer Micaela, pour éclaircir ses idées, la réconforter. Sans doute était-ce la raison pour la quelle elle ne demeurait sincère qu’envers lui.
Puis, dans un geste donc Micaela devinait l’aboutissement, Gabriel se rapprocha dangereusement d’elle. Ses yeux brillaient et ne quittaient plus le regard confiant du jeune homme en retrouvant le contact de son corps, alors que paradoxalement elle laissait s’échapper toute raison de son esprit. Il déposa sur ses lèvres un baiser doux et sucré, laissant sur celles-ci le tendre goût d’une évidence. Chacun de ses doutes avait définitivement cédé sous l’intensité de ce bref échange et son cœur recouvrait sa légèreté alors que Gabriel reculait son visage. « Cela te semble t-il toujours malsain ? » sembla-t-il s’amuser sur un ton difficilement calmé.

Micaela fit délicatement monter ses mains jusqu’à sa nuque, arborant un sourire à la fois serein et ému. « Tu me fais mentir, tu rends les choses tellement naturelles et évidentes finalement. » s’étonna-t-elle. Le sourire de la Mexicaine s’illumina de complicité, puis elle s’éleva sur la pointe de ses pieds, parant ainsi la différence de taille pour l’embrasser à nouveau. Son cœur battait la chamade alors que ses lèvres avaient emprisonné celles de Gabriel avec ferveur. Son corps tout entier semblait plier sous le flot d’émotions qui naissait de ce baiser, des frissons l’assaillaient et son pouls se faisait irrégulier. Pourtant, elle n’avait pas souvenir de s’être sentie aussi bien ces derniers mois, alors comme si elle pouvait le retenir à jamais elle l’attira un peu plus contre elle, réduisant à néant l’infime distance qu’il y avait entre eux.

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Message(#) Sujet: Re: 1632 Appel Road ; BLUE EYED ILLUSION. Mar 19 Jan 2010 - 23:02

Gabriel se sentit frémir en réponse à la caresse de mains de la Mexicaine sur sa nuque. « Tu me fais mentir, tu rends les choses tellement naturelles et évidentes finalement. » admit-elle dans un sourire. Puis s'élevant un peu pour être à la hauteur du brun et atteindre ses lèvres dans un baiser teinté de douceur et de passion. Il goutait presque soigneusement à ce moment, alors qu'elle l'amenait tout contre elle, comme si elle avait peur de le perdre. Chaque nouveau contact embrasant Gabriel de désir ainsi que d'un sentiment étrange d'apaisement. Il effleura les lèvres tendres de Micaela des siennes, retenant un soupir de satisfaction. Les lèvres de la brune étaient une véritable invitation au péché et nul ne pourrait lui en vouloir d'y succomber sans combattre. Leur respiration haletante emplissait seule la pièce et son cœur battait tellement fort dans ses oreilles qu'il se demandait s'il pourrait un jour retrouver un rythme cardiaque normal. Mais là maintenant, peu lui importait. Le regard rivé dans celui de Micaela, hypnotisé par ses prunelles d'obsidienne luisantes d'attraction, Gabriel ne pensait plus de manière cohérente, il se laissait entièrement guider part l'intensité d'émotions et de désir qui le submergeait. Il détacha ses lèvres de sa bouche, pour glisser sur sa joue, puis dans le creux de son cou. Puis saisissant doucement sa taille, il la souleva pour la déposer sur le plan de travail avant de se glisser entre ses jambes pour sceller leurs corps un peu plus. Il la voulait. Et il la voulait maintenant. Il voulait passer de longue heures à explorer chacune de ses courbes divines.

L'expectative d'un acte si délicieusement impudique dans la cuisine même de Micaela, éveillait un attrait affriolant, sournoisement tentateur. Et pourtant il recula son visage, haletant, alors que tout son corps lui dictait de ne pas troubler cet instant, mais au fond, les derniers mots de la Mexicaine résonnaient encore dans son esprit. N'était ce pas déconcertant ? Que leur corps s'attirent avec un naturel si évident, alors qu'en réalité Gabriel savait que rien n'était simple, et qu'être avec Micaela n'était pas dans sa suite logique des évènements ? Il entrouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais les mots ne venaient pas. Avait il réellement besoin de rompre le charme alors que devant lui s'offrait une idylle parfaite aux côtés de sa douce amie ? Tout son corps et son cœur se consumaient d'émotion pour elle et elle seule. Et finalement, il réalisa à son tour comme une évidence qui lui crevait les yeux depuis si longtemps, qu'il ne devait y avoir que cela qui comptait réellement.

Gabriel sourit alors, animé d'une joie tranquille et il déposa une main sur la joue de Micaela. Il avait prit courage et accepté ses doutes. Désormais plus fort, plus serein, façonné chaque jour par cette femme merveilleuse qui se tenait contre lui, il serait peut être un peu plus en mesure de les affronter. Il approcha son visage du sien, et murmura d'une voix rendue presque rauque par leur voluptueux échange « Que dirais tu si je restais ce soir, et tout les suivants autant que tu voudras de moi ? »
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1632 Appel Road ; BLUE EYED ILLUSION.

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