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 I don't care if you really care as long as you don't go [PV]

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Message(#) Sujet: I don't care if you really care as long as you don't go [PV] Mer 14 Oct 2009 - 18:46

Micaela&Pride

« Je ne fais rien comme les autres.
Ou alors je le fais mieux. »




    Finalement la journée avait été propice à mettre l'imagination de Pride et son assurance à être imprévisible à contribution. Après être tombé nez à nez avec la divine Micaela le matin même, le jeune homme n'avait pas failli en moyens originaux pour pouvoir la surprendre, conformément au défi qu'elle lui avait soufflé. Sans doute que, après avoir passé des semaines à la côtoyer et à la vouloir pour lui bien que la jeune femme était mariée, avait enclin Pride à doubler d'efforts pour s'approprier la jolie mexicaine, ne serait-ce que pour une nuit. Plus que l'envie de flatter son égo quant à gagner le jeu du chat et de la souris, c'était bien plus que cette sordide histoire de fierté ; s'il la désirait, c'était aussi tout simplement parce qu'elle se faisait l'effet d'une femme fatale insaisissable. Une proie de taille, une gazelle appétissante, la brebis de trop qui ne se logeait pas directement entre ses griffes ; c'était à la fois grisant et délicieux. Après tout il n'y avait rien de plus ennuyeux que la routine, et la personnalité même de Micaela tendait toute entière à toujours faire preuve d'imprévisibilité : la preuve en était que si elle avait été à deux doigts de lui céder dans cette boutique de lingerie, elle l'avait provoqué au dernier moment, l'intimant de lui trouver bien plus qu'un lieu public pour faire place à leurs ardeurs enflammées. Et ce fut ainsi que finalement, l'arrogant étudiant au parfum épicé avait tourné les talons, laissant la jeune blonde sur place et n'attribuant qu'une brève salutation à la jolie mexicaine laissant entrevoir qu'ils se reverraient en soirée, ni plus ni moins. Cultiver le mystère était une chose, laisser ses interlocuteurs nager en plein dans ses paroles obscures en était une autre : à croire que Pride parfois était tant une énigme qu'il valait mieux avoir un décrypteur sous la main pour analyser ses étranges réactions. De ce fait, à peine sorti du magasin dans lequel il avait laissé la jeune femme, ce fut une lettre qu'il écrivit en la faveur de Micaela, qu'elle se devait de recevoir en début d'après-midi si l'on comptait sur la ponctualité du facteur ; une missive étrange accompagnée d'une simple clé numérotée d'un 220, d'une magnifique robe valant sans doute une fortune, au tissu noir et au décolleté vertigineux, ainsi que les sous-vêtements de dentelle sur lesquels la demoiselle fraîchement divorcée -et potentiellement nouvellement fiancée, à croire que Pride préférait les jeunes femmes engagées- avait jeté son dévolu. Plus encore, suite à la lettre qu'elle avait reçu, une limousine était donc venue chercher Micaela sur le perron de sa porte, à vingt heures tapantes. Le carrosse de la demoiselle l'emmena donc au pied du prestigieux hôtel, sans que jamais le chauffeur à la casquette sombre ne daigne répondre à ses potentielles questions ; et finalement ce dernier ne s'obstina qu'à lui ouvrir la porte de la sublime voiture une fois garé devant l'hôtel. Jusqu'ici tout prenait des airs de conte de fées, bien que ladite de Cendrillon n'avait rien de spécialement fauchée et que le prince en question préférait de loin une belle Aston Martin et à un destrier blanc... Arrivée à la réception autour de laquelle se déployait des tapis rouges, le responsable accueillit la demoiselle avec un sourire ravi, qui intercepta la clé qu'elle lui tendit alors, conformément aux uniques instructions du chauffeur de la limousine.

    « Bonsoir Miss Careca, nous étions avertis de votre visite. » fit-il d'un air pompeux et dans un sourire courtois. « Notre groom va vous emmener à votre suite. »

    Un jeune garçon gringalet vêtu d'un uniforme azuré aquiesça, avant de prier Micaela de le suivre, l'amenant jusqu'à ladite chambre réservée. Refermant alors la porte derrière celle-ci, elle put avoir tout à loisir d'admirer l'une des plus belles suites de l'hôtel, vide de tout habitant : jusqu'ici l'originalité de Pride avait fait ses preuves, encore qu'il n'était pas non plus au comble de son imprévisibilité... car la demoiselle ignorait sans doute que le jeune homme prévoyait autre chose. Et alors que la pièce était allumée, noyée dans une lumière dorée, toutes les lampes s'éteignirent soudain, plongeant la suite prestigieuse dans le noir total : Pride s'était fait tant discret, qu'en s'immisçant dans la chambre il ne s'était pas fait remarquer par Micaela, le dos tourné à ce dernier. Sa main appuyant donc subrepticement sur l'interrupteur afin de faire régner l'obscurité, un sourire malicieux qu'elle ne pouvait voir se dessina sur les lèvres, alors que, restant sur le seuil de la porte, il laissa sa voix suave s'élever avec une pointe d'amusement lubrique.

    « Vous n'avez jamais rêvé de faire ça dans le noir avec un parfait inconnu ? » murmura-t-il de son timbre de voix incandescent.

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Pamela Auber
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Message(#) Sujet: Re: I don't care if you really care as long as you don't go [PV] Mar 17 Nov 2009 - 2:02




« Everything about him says he’s trouble,
Everything he does just make me want him more. »

Micaela avait ouvert la lettre que Pride lui avait destiné avec une excitation nouvelle. Si jusqu’à présent elle ne pouvait que se doutait que le jeune homme allait relever le défi –ce ne serait-ce que par fierté, elle en était maintenant certaine. Pendant un court instant, elle hésita presque à l’ouvrir de peur d’être déçue mais sa curiosité reprit le dessus si rapidement qu’elle oublia avoir songé à la déception. Un sourire se dessinait discrètement au coin de ses lèvres alors qu’elle parcourrait la missive, elle était emplie de mystère et la simple allusion à une limousine et une clef lui firent imaginer toutes sortes de lieux luxueux. Elle déposa ensuite la petite carte pour ouvrir la boité nouée d’un ruban de soie rouge. Elle y aperçu en premier lieu les sous vêtements qu’elle avait choisit puis, sous une couche de papier rugueux, elle découvrit une robe noire signée d’un grand couturier. La brunette s’émerveilla devant le chef d’œuvre alors qu’elle le tendait devant elle, et à ce moment là, elle eut une pensée si forte et intense pour Pride qu’elle fut sûre que d’une manière ou d’une autre, il le ressentirait.

« Make me crazy, don’t speak no sound.
I want you to prove it to me in the nude. »

L’après midi passa à une vitesse fulgurante, la belle ne perdit pas une seconde et profita des longues heures qu’elle avait devant elle pour se rendre parfaite. En fin de journée, elle avait la peau plus douce et lumineuse qu’une enfant, son teint était étincelant, ses cheveux bruns flamboyaient et chaque autre détail avait été travaillé. Micaela enfila la robe puis une paire de hauts talons de la même couleur avant d’aller jeter un coup d’œil final à sa tenue. Elle avait un maquillage discret et naturel, un chignon soigneusement décoiffé et un parfum légèrement fruité, mais ses yeux ne pouvaient se détacher de la fameuse robe. Bien au delà de mettre vulgairement son décolleté en valeur, le tissu tombait habillement de chaque côté de sa poitrine et se rejoignait en formant un V. Ses formes n’étaient pas assez dénudées pour se révéler, mais juste assez pour éveiller l’imagination et la fantaisie de chaque regard curieux. Son dos quant à lui était totalement nu pour mettre en valeur la cambrure désarmante de son bassin et se trouvait recouvert juste avant la naissance de ses fesses. La Mexicaine devait accorder à Pride d’avoir un goût magistral en matière de tenues féminines.
Comme c’était prévu, une limousine passa la chercher à huit heures tapantes, et le chauffeur se révéla être de mauvaise compagnie. Micaela n’avait pas l’intention de le questionner sur sa destination, et elle perdit l’envie de simplement lui adresser la parole lorsqu’elle fut confrontée à la vague de froideur qu’il dégageait. L’impatience de la brunette rendit le trajet terriblement long, elle eut l’impression d’attendre une vie entière avant que la limousine ne s’arrête définitivement. Les personnes à qui elle eut à faire ensuite ne furent malheureusement pas Pride, mais elle eut l’intime conviction que ce n’aurait su tarder une fois qu’elle se trouva seule dans la luxueuse suite.
La lumière tamisée donnait une allure dorée à la pièce, et Micaela avait oublié Pride le temps de contempler les lieux. La vue magnifique sur la plage fut la première chose qui attira la jeune femme. Elle s’avança lentement jusqu’à la baie vitrée sur la quelle elle posa délicatement sa main. La lune s’élevait et baignait la mer de lueurs argentées, la Mexicaine n’était pas sûre d’avoir déjà trouvé la plage si captivante. Puis, elle se força à détacher son attention du paysage pour la poser sur la suite, à nouveau. Un grand lit trônait dans une pièce à moitié cachée par une porte entre ouverte, elle devinait une salle de bain derrière une porte vitrée et prit alors conscience que Pride n’avait définitivement pas fait semblant de sortir le grand jeu. C’est au moment où le jeune homme revint hanter son esprit que la suite s’assombrit soudainement. Micaela ne put retenir un léger rire de satisfaction.

« Vous n'avez jamais rêvé de faire ça dans le noir avec un parfait inconnu ? » La voix brûlante de Pride fit trembler l’âme de la jeune femme alors qu’elle sentait les palpitations de son cœur s’emballer brusquement. Elle ne répondit pas de suite, avant elle plaça ses bras derrière son dos pour faire glisser la fine veste trois quarts qu’elle avait sur les épaules. Elle s’amusa du bruit du glissement contre sa peau nue puis posa la veste sur une chaise qu’elle savait tout près d’elle. La lune était l’unique source de lumière, et Micaela se trouvant face à la fenêtre, seule sa silhouette se dessinait dans l’obscurité. Elle laissa sa main droite reposer sur le dossier de la chaise, alors que son autre main s’était glissée sur son épaule, et sans chercher son amant du regard, elle tourna la tête afin d’être de profil. Les yeux rivés sur le sol aux formes incertaines, elle prit alors la parole : « Un inconnu, c’est tristement banal. On ne rêve que de gens uniques. » Affirma-t-elle calmement en insistant sur le mot rêver. Puis, après quelques courtes secondes elle reprit : « Il n’y a que cette obscurité et vous qui me fassiez rêver de cette nuit .» Finit-elle dans un murmure sensuel. Elle prit alors une profonde inspiration et pencha son visage, dévoilant l’envergure de sa nuque.

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Message(#) Sujet: Re: I don't care if you really care as long as you don't go [PV] Mer 18 Nov 2009 - 21:41

    Il la détaillait de ses yeux ambrés, flamboyant d'une flamme de désir entremêlée d'un soupçon de passion posée mais observatrice ; la prestance et le charme éclatant de la demoiselle ne pouvaient le laisser indifférent. Plus délicieuse et transcendante qu'une simple jeunette sans charisme aucun, sensuelle et portant sur elle le parfum épicé des parfums d'orient, sa peau coulée de l'or des plus purs devait avoir pour elle l'odeur chaude des sables blancs. Rien n'est plus beau qu'une femme à la prestance certaine, au cou de cygne et aux courbes dessinées d'une félicité parfaite ; en l'instant rien, ni dans cette pièce ni même à l'extérieur, ne pouvait se vanter d'outrepasser la beauté de Micaela ; et cette certitude se reflétait dans les prunelles de braise de Pride dont la lueur lubrique s'était éteinte au profit d'une tendresse étrange. Le loup aux ardeurs atténuées par la candeur transcendée de l'agneau blanc cessa de se montrer carnassier pour un peu plus d'effusions douces, il s'avança au travers de la pièce luxueuse d'un pas lent comme le clair-obscur vint frapper magnifiquement le profil de la princesse métissée, dévoilant un cou opalin à l'épiderme lumineux qui attisa un peu plus son désir. Un silence s'installa, léger et apaisé, seulement rompu par le bruissement des étoffes glissant sur la peau de Micaela qui ôta son manteau d'un mouvement sensuel et qui pourtant ne demeurait pas surjoué : l'instant de ce moment demeurait si vrai que tous deux semblaient avoir instauré une trêve implicite, loin de leurs jeux habituels, loin des regards lubriques, loin des sous-entendus trop désinvoltes. Un moment pur et vrai, certes porté par une envie lubrique d'étreintes passionnées, mais néanmoins rythmée par des effluves plus tendres qu'emportées. Combien de temps avait-il fait la cour à la belle, trop fidèle pour se plier à lui, combien de temps lui avait-il sussuré trop d'avances brûlantes et lancé de regards de braise, pour finalement parvenir à ce moment qui n'avait rien, à ses yeux, de superficiel ou d'insignifiant. Si leur relation demeurait particulière et n'incluait pas d'affects particuliers, tous deux restaient néanmoins quelque part liés par cette attirance physique dont ils se jouaient depuis le début et à laquelle Pride voulait enfin mettre un terme en pouvant la glisser dans ses draps. Et étrangement, Micael ne demeurait guère pour lui une énième poupée aux formes délicieuses dont il pouvait s'accaparer pour mieux les dévorer ; plus encore, au vu de l'insistance dont il vait fait preuve, l'on pouvait considérer la jeune femme comme une véritable obsession pour Berrington qui ce soir se montrait véritablement galant.

    « Un inconnu, c’est tristement banal. On ne rêve que de gens uniques... Il n’y a que cette obscurité et vous qui me fassiez rêver de cette nuit . »

    Un battement manqué de son palpitant qu'il pensait mort tant sa beauté transcendante et sublimée le frappait de plein fouet. Sa voix comme les traits de son visage, la courbe de ses hanches, les contours de ses lèvres vermeilles, les dessins de ses mains frêles, la cambrure de ses reins ou les félicitées de sa nuque fine... tout ne renvoyait qu'à une beauté noble et lumineuse : l'ange face au diable ne perdait pas ses couleurs, il les sublimait. Pride s'avança, encore et toujours, venant finalement se poster derrière la jeune femme, enlaçant doucement sa taille de sa main assurée mais lascive, pouvant arracher des frissons naissant de son échine aux traits fins de sa nuque. Tout, chez le jeune homme, n'était plus que frémissement sensuel et charnel : de ses mains se faisant frôlement autour de ses hanches, à son souffle chaud et léger, jusqu'à sa voix se faisant murmure suave, brun et épicé. Sa main glissant doucement jusqu'à son ventre plat, il vint déposer un baiser languissant au creux du cou de la jeune femme avant de porter ses lèvres à son oreille.

    « C'est toi qui est unique, Micaela. » Quelques mots soufflés dans un murmure si sincère que rarement l'on avait vu Pride s'étendre sur de tels aveux qu'il pensait alors. Enserrant un peu plus la hanche de la demoiselle, il rajouta alors au creux de son oreille. « M'accordes-tu une trêve pour ce soir ?... Juste toi et moi, pour une nuit. » Un léger sourire, enfin, vint naître sur ses lèvres, alors que la requête de Pride était claire ; qu'elle lui accorde enfin une nuit.


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Message(#) Sujet: Re: I don't care if you really care as long as you don't go [PV] Jeu 19 Nov 2009 - 0:03




Micaela ferma les yeux en sentant les mains du jeune homme se poser sur sa taille. Elle perdait peu à peu la capacité de se concentrer, sa respirations se faisait aléatoire et ses pensées de plus en plus floues. Son sang bouillonnait dans ses tempes et martelait sa tête, lentement elle sentait sa raison lâcher prise et perdre pied dans le flot d’émotions qui la submergeait. Ce moment, elle l’avait rêvé autant qu’elle se l’était interdit, elle en avait fait un tabou pour sa propre fantaisie afin de ne pas souiller l’amour qu’elle avait pour son mari. Mais aujourd’hui, elle sentait que ses envies refoulées tant de fois refaisait surface avec la puissance d’un ouragan. Les yeux toujours clos, la belle Mexicaine priait l’obscurité de l’apaiser, de calmer son cœur et ses sens, elle ne désirait plus qu’une chose, pouvoir s’abandonner à Pride en toute insouciance.
Micaela avait oublié chacun des vices qui les unissaient, pour elle il n’était plus là question de pouvoir et de provocation, elle répondait à l’appel de ses sens et son corps qui tout entiers la suppliaient de ne plus les torturer avec des faux espoirs, avec les occasion manquées et des fuites répétées. L’oiseau sauvage qu’elle se plaisait à être avait été rattrapé par la fascination que le jeune homme faisait naître en elle. Pour la première fois ce soir, elle avait décidé de ne plus lutter, elle voulait faire taire la bataille épuisante qui faisait rage en elle, elle voulait que sa fierté et son envie ne fassent plus qu’une. Elle inspira longuement, espérant donner ainsi un peu de répit à son corps qui se défaisait brutalement de sa vieille habitude à le repousser pour ne pas lui céder.


« C'est toi qui est unique, Micaela. M'accordes-tu une trêve pour ce soir ?... Juste toi et moi, pour une nuit. »
Comme à chaque fois que Pride se trouvait proche de la jeune femme, Micaela ne saisit pas bien le sens de ses paroles. Il avait le don de la troubler, de lui faire perdre le fil de ses pensées avec son simple parfum et sa voix incandescente. Pride n’était définitivement pas un de ces hommes qu’elle avait côtoyé ces derniers temps afin d’oublier le fiasco total que c’était révélé être son mariage. Ce monstre de charisme et orgueil la captivait et la gardait en haleine, chaque fois qu’elle l’avait quitté elle avait espéré le retrouver.
La pression qu’il exerça avec sa main fit disparaître le fantôme de son baiser, et, à nouveau une vague de chaleur remonta jusqu’à son visage qu’elle avait deviné rougi par l’émotion. Ses précédentes paroles devinrent dérisoires et elle n’essaya pas même d’en retrouver le sens, au lieu de ça elle se colla un peu plus à Pride comme si chaque forme de leurs corps avait été travaillée afin de pouvoir se combiner avec une exactitude sans faille. Les frissons s’enchaînaient et perçaient le corps de Micaela avec une intensité constante, presque douloureuse mais la l’emprise physique qu’il avait sur elle lui plaisait étrangement. Elle aimait la sensation d’être sienne, pour une nuit. Elle aimait ressentir l’évidence physiquement.

La brunette sentait son cœur se calmer, ses yeux s’ouvrir lentement et ses pensées s’éclaircir. Une douceur dont Pride n’avait jamais été le spectateur se dessina sur le visage de Micaela, et elle sourit discrètement. Sa main qui n’avait quitté son épaule glissa jusqu’à celle du jeune qu’elle écarta légèrement de son ventre, juste assez pour qu’elle puisse faire volte face et ancrer ses yeux bruns dans les siens.
La belle se serait voulut séductrice et victorieuse à se moment là, mais elle déposa un baiser sur les lèvres de Pride avec la même douceur qu’il venait de découvrir. Ce baiser avait le goût sucré d’une confession, d’un aveu silencieux. Ses mains parcoururent le buste du jeune homme jusqu’à entourer sa nuque et alors que son visage reculait lentement elle afficha à nouveau un sourire. Cette fois ci, c’était la satisfaction qui avait envahit la jeune Mexicaine qui n’avait fait preuve d’aucune passion brûlante ou sauvagerie quelconque. Symboliquement, elle l’avait embrassé en premier, elle avait cédé d’elle même à ses envies, elle avait définitivement dépassé ses anciens démons.

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Message(#) Sujet: Re: I don't care if you really care as long as you don't go [PV] Lun 23 Nov 2009 - 22:02

You could be my unintended
Choice to live my life extended


    Le coeur au bout des lèvres, peut-être un peu trop, sans doute ne s'était-il jamais douté qu'une simple course à la vanité pour posséder une femme pouvait tourner à l'obsession, car c'était ce qu'était devenue Micaela aux yeux de Pride. Une hantise fixe et désirable, sa consécration ultime, son envie poussée jusqu'à l'extrême, toujours, tout le temps, à en crever. Quand la mécanique du coeur ne répond plus de raison lorsque la passion est enclenchée : elle cesse de fonctionner ou au contraire affole ses rouages dans un emballement que l'on ne contrôle plus. Pauvres petits mortels, au coeur qu'ils pensent bien accroché et pourtant si faible, parcouru de soubresauts pour un sentiment ou un autre, mais si démuni face au poids de la fatale destinée ; c'était ce qu'ils étaient : de simples mortels frissonnants dans les bras l'un de l'autre. Elle n'était plus un jeu, elle n'était plus un but ; plus qu'une envie, plus qu'un désir, elle demeurait quelque chose de transcendant voire d'inquiétant : qu'allait-il se passer après cette nuit, que faire lorsque le jeu s'arrête et qu'on a obtenu ce qu'on désirait ? Mais en ces glorieux et inoubliables instants, il demeurait plus proche d'elle qu'il ne l'avait jamais été, et il sentait le point de non retour bientôt franchi, autant que son coeur, infidèle serviteur, qui battait avec effervescence sous ces caresses légères, sous ses baisers, sous la moindre de ses respirations dont il semblait être tombé amoureux. Il bénissait son oxygène, jusqu'à se l'approprier et l'enfermer dans mes poumons ; l'obsession prenait des allures perverses de dépendance, quand le palpitant du jeune homme s'agitait dangereusement. Il voulait la posséder, il la voulait pour lui, encore et toujours, et à jamais, dans une vénération qui n'avait plus de limite il la toisait de ses yeux de prosélyte converti à sa beauté. Qu'elle se donne à lui, et il mourrait pour le rouge de ses lèvres, sans que jamais ses prunelles d'une nuit d'ébène ne viennent se détacher d'elle. Et quel était ce battement de coeur, affolé, qui n'en finissait plus, s'agitant dans une frénésie insoutenable au point de lâcher... Déposant des monceaux de baisers au creux de son épaule dans le parfum de cette chaleur épicée, il laissa le silence s'installer suite à ses paroles suaves, lorsque dans un froissement d'étoffes sensuel, Micaela dégagea délicatement la main de son amant potentiel qui la fixa d'un regard presque déçu. Dans l'immédiat, ce simple geste n'était que l'expression taciturne d'un refus, et déjà Pride s'attendait à voir la princesse Mexicaine lui sourire avant de tourner les talons, il était en outre intimement persuadé qu'elle le lâcherait à l'apogée de la béatitude de son coeur pour elle... Néanmoins ce fut le contraire qui se produisit ; la jeune femme se pencha vers ce dernier, déposant ses lèvres à la coupe des siennes dans une attitude qu'elle avait toujours renié et refoulé au plus profond de son être : ce soir Micaela laissait tomber les vanités de leur jeu vicieux, il n'y avait plus ni gagnant ni perdant, et d'un seul coup l'embrasement de leur sens prenait le dessus sur leur désir de séduire et de faire céder par arrogance. Et autant qu'il aurait pu esquisser un sourire triomphal sans néanmoins le faire, la jeune femme également n'afficha aucune moue victorieuse ; c'était la preuve que ce soir, la trève était installée pour une nuit charnelle et étrangement passionnelle.

    La main de Pride vint doucement se poser sur la joue halée et délicate de la jeune femme alors qu'ils s'échangeaient un baiser, goûtant enfin passionnément à la saveur sucrée de ses lèvres cerises, le temps semblait s'être suspendu autant que le silence prenait son envol pour mieux tamiser la pièce obscure. Seuls les amants subsistaient, pour l'instant d'une nuit qui serait fatalement trop courte et qui demeurerait leur première. Lentement, d'un geste lascive, les doigts habiles de Pride vinrent à la recherche des ficelles noires et délicates nouées derrière la nuque gracile de Micaela afin de les défaire, dans la volonté de dévêtir la demoiselle et de lui ôter sa prestigieuse robe, lorsqu'il se ravisa finalement. Ôtant ses lèvres de celles délicieuses de la jeune femme, il recula alors dans un sourire en coin, son regard brillant d'une malice qu'on ne lui connaissait que trop et qui laissait présager encore une de ses énièmes extravagances ; Pride demeurait une personne extrêmement imprévisible, à tel point qu'il était impossible de savoir ce qu'il avait en tête.

    « J'ai quelque chose pour toi. » Et le jeune homme de se diriger vers une table de bois lustrée, attrapant doucement un large écrin de velours noir avant de revenir vers la demoiselle, ce sourire toujours au coin des lèvres et le regard ambré pétillant d'un charme certain. « Tu m'as dit un jour que l'or était pour les femmes communes et banales... » murmura-t-il en ouvrant l'écrin qu'il tendit alors à Micaela, dans lequel trônait une magnifique rivière de diamants ; collier magistral d'une valeur sans doute inestimable. « ...Mais le diamant est réputé pour être indomptable comme les femmes qui le portent. »

    Et le silence tomba ; l'étudiant de Harvard semblait aussi bien riche matériellement qu'émotionnellement, en lui promettant une nuit aussi pleine de surprises que celle-ci.

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Message(#) Sujet: Re: I don't care if you really care as long as you don't go [PV] Dim 6 Déc 2009 - 3:42




Micaela adorait sentir sa main sur sa joue, elle découvrait un Pride tendre et passionné par autre chose que ses victoires, un Pride qu’elle ne connaissait pas mais qui la séduisait d’autant plus. Si ses lèvres n’avaient pas été accaparées par le culte qu’elles vouaient à celles de Pride, sans doute aurait-elle sourit. Ce n’était pas la première fois que les deux amants s’embrassaient, mais ce baiser là était nouveau et excitant, il n’était pas le signe d’une victoire ou de suprématie mais l’annonce d’un trêve entre deux êtres irrémédiablement attirés l’un vers l’autre. Les deux corps s’abandonnaient à des envies trop longtemps brimées par l’orgueil en oubliant les batailles passées. La Mexicaine avait occulté ses anciens jugements, les idées qu’elle s’était imposé pour ne pas céder, le goût amer de leurs anciennes provocations. En quelques instants les baisers du jeune hommes avaient vidé l’esprit de Micaela pour mieux l’ensorceler. C’est ce qu’il était quelque par, un mauvais sorcier. Après tout comment un être si nocif et envahit par le vice pouvait se révéler si attirant ? Il était coupable du même pêché que Satan, l’orgueil, et se jouait des failles de chacun pour manipuler leur esprit et s'apparentait donc aussi au Diable. Mais peu importe, ce soir il n’était plus la personne sombre et machiavélique que la jeune femme se plaisait à imaginer. Il était un fantasme qui prenait formes sous ses sens avides et gourmands.

Le cou de la latine frissonna quand les doigts du jeune homme virent frôler les minces ficelles qui soutenaient son habit majestueux et, l’une de ses mains se posa délicatement sur le torse de Pride. Elle fit glisser ses doigts sur la chemise du jeune homme jusqu’à trouver sa nuque et la naissance de ses cheveux bruns alors que son autre main s’était logée sur sa joue. Mais ses mains se retrouvèrent à flotter dans le vide quand il décida de reculer. Micaela garda ses yeux clos et échappa un soupir râleur avant de finalement les rouvrir en affichant un sourire frustré. Le jeune prit rapidement la parole, évitant ainsi à la belle de songer à une mauvaise farce ou quelque autre mauvaise intention. « J'ai quelque chose pour toi. » C’est lorsqu’il se saisit de l’écrin rouge qu’elle le remarqua, posé sur la table. Elle adressa aussitôt un regard interrogateur à Pride, arquant un sourcil orné d’une moue surprise. « Tu m'as dit un jour que l'or était pour les femmes communes et banales... » Ses yeux s’illuminèrent quand il ouvrit le petit coffret, et machinalement elle plaça sa main devant sa bouche. « ...Mais le diamant est réputé pour être indomptable comme les femmes qui le portent. » termina-t-il en accaparant de nouveau l’attention de la belle. Ce genre d’attention n’étonnait pas Micaela, mais sa justification la fit sourire. Elle se souvenait parfaitement lui avoir dit ces mots lors d’une de leurs premières rencontres, mais elle n’aurait jamais songé qu’il s’en souvienne avec exactitude après si longtemps.
« Mon Dieu, Pride ! » articula-t-elle avec émerveillement. Micaela était de ses femmes un brin matérialistes attirées par les diamants et le luxe, ainsi elle n’eut pas de mal à deviner que la valeur de ce bijou ferait tourner les têtes. Elle reposa son regard sur l’inestimable présent du jeune homme, il absorbait les faibles rayons de lumière et scintillait dans la peine ombre de la pièce en subjuguant la Mexicaine qui n’en croyait pas ses yeux.
La brunette s’avança de nouveau vers lui avant de faire volte-face pour qu’il puisse lui-même accrocher la rivière de diamants autour de son cou. Elle plaça sa main dans ses cheveux afin d’être certaine qu’aucune mèche ne le dérange puis, alors que son cœur battait la chamade, elle dénoua les ficelles de sa robe en prenant garde à ce qu’elles ne glissent pas de son cou. Il s’exécuta rapidement, et comme à chaque fois qu’il s’approchait de sa nuque, elle tressaillait à tel point qu’elle en avait la chair de poule. Beaucoup de femmes auraient trouvé son geste offusquant, comme pour acheter son corps avec un bijou mais Micaela ne le blâma pas. Elle était flattée, ravie et émue -il fallait l’avouer. Les mots étaient dérisoires face à ce qu’elle aurait aimé lui faire comprendre, son geste dépassait l’entendement. Il était hors normes, tout comme Pride.
La morsure glacée du collier l’arracha de ses pensées, et elle se tourna rapidement vers l’étudiant en affichant un sourire malicieux. Elle étouffa le peu de distance qui restait en se mordillant la lèvre inférieure jusqu’à frôler ses lèvres rosées. « Tu es fou. Y a-t-il une seule chose dont tu n’es pas capable ? » s’amusa-t-elle dans un murmure en posant ses mains autour de la nuque du jeune homme.


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Message(#) Sujet: Re: I don't care if you really care as long as you don't go [PV] Mer 9 Déc 2009 - 21:39




Leurs silhouettes si proches laissaient se disperser des parfums sensuels et envoûtants, qui aurait pu croire que ces deux êtres semblant anormalement amoureux, s'étaient jusque là livrés une guerre sans merci, faite de jeux malsains et de déceptions contrôlées. Combien de non dits, combien de provocations, combien de mots leur entaillant la chair à la pointe de leurs syllabes, pour en arriver là, à une nuit tendre et sincère, celle qu'ils avaient toujours cherchée ? Sans doute que la princesse mexicaine ne s'était jamais doutée qu'un joueur comme Pride, arrogant amateur des courbes féminines, pouvait se faire prince charmant autant que bourreau cruel. Car ce soir, il débordait d'attentions touchantes, de sourires charmeurs et sincères, de gestes délicats et frémissants. Le tombeur de ces dames savait se faire doux et romantique, il savait surprendre par la lascivité sensuelle et suave de sa voix comme de ses mots, il savait cristalliser un instant précieux pour le rendre unique. Pour la rendre unique. La faire se sentir à part, diamant pur, transcendante et inégalée, là était la portée de Pride. Et pour une fois, une seule fois, le brun ténébreux demeurait sincère dans son entreprise lubrique : il n'avançait pas des rêves à Micaela pour mieux la coucher dans son lit, il le faisait car à ses yeux la demoiselle était en effet délicieusement différente, et il lui incombait de la traiter comme telle. Sans doute s'y prenait-il maladroitement, à ne pas vouloir mettre des mots ni même des pensées sur ses sentiments, car il était possible que la belle métisse ne pense que son amant éphémère s'adonnait encore à un jeu de séduction entre eux, alors qu'il n'en était rien. Pride avait déposé les armes pour mieux laisser parler son côté princier, fait rare et envoûtant à la fois. C'est ainsi que dans toute sa prestance charismatique, il offrit aux belles obsidiennes de la demoiselle à voir un collier du plus pur des diamants, montés en une rivière majestueuse et superbe, avec ce simple sourire aux lèvres qui ne le quittait que peu. Le charme du diable et l'aura envoûtante, voilà ce qui pouvait caractériser ce jeune brun au parfum épicé qui présentait à son amante le plus noble et orgueilleux des bijoux d'un air presque nonchalant ; comme si la richesse stupéfiante de ce qu'il avait entre les doigts était normale. Et pourtant...

« Mon Dieu, Pride ! »

Toujours ce sourire au coin des lèvres, dévorant et emprunt d'une noirceur tendre à vous en faire fondre le coeur sur l'instant. Posant alors l'écrin sur la table à ses côtés, il en ôta sans un mot le magnifique collier aux couleurs pures et saillantes, alors que son amante tant désirée lui offrit à voir sa nuque délicate. D'un geste frémissant et alangui, Pride se pencha d'abord doucement au-dessus de la courbe de ses épaules, frôlant sa peau de miel de ses lèvres avant d'y déposer un languissant baiser aux effluves frissonnantes. Se redressant dans un bruissement d'étoffes, le jeune gentleman aposa enfin le précieux collier autour du cou de cygne de la belle, fermant ce dernier dans un cliquetis délicat.

« C'est triste... » fit-il dans un murmure alors qu'il avisait de son regard noisette les diamants étincelants et incandescents, posant alors une main sur la hanche fine de Micaela quand l'autre vint caresser la peau fruitée de sa nuque, ses lèvres s'y apposant également dans quelques baisers. « ... J'ai toujours aimé les diamants, mais en fait leur beauté est si terne comparée à la tienne qu'une fois sur toi, on ne les voit même plus... »

Sa belle amante se retourna alors, effleurant la coupe de ses lèvres des siennes, réduisant leur distante déjà ténue à néant.

« Tu es fou. Y a-t-il une seule chose dont tu n’es pas capable ? »
« Malheureusement non. » Un aveu dans un semi murmure alors qu'il plongea ses rétines sérieuses et pourtant si tendres dans les prunelles satinées de Micaela. C'était là pour lui une révélation comme un avertissement à demi-mots, mais finalement Pride esquissa un sourire amusé avant de venir lui voler un baiser. « Ca t'effraie ? »

Sa question n'était que rhétorique et taquine, par ailleurs avant même qu'elle ne puisse répondre quoique ce soit, la douce main du jeune homme se cala dans le dos gracile de Micaela, dénouant encore plus le fil noir de sa robe pour mieux la faire tomber à terre dans un froissement d'étoffes, et de l'amener galamment jusqu'au lit bordé de satin blanc.

___ RP CLOS ___


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I don't care if you really care as long as you don't go [PV]

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