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 ( DEVLIN house ) it's kind of foolish

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Message(#) Sujet: ( DEVLIN house ) it's kind of foolish Ven 16 Oct 2009 - 11:39

●●● IT'S KIND OF FOOLISH●●●
« Neal Rowlands and Alvira Devlin »


    Il arrive que les gens fassent de mauvais choix sans s'en rendre compte immédiatement. En fait, c'est ce qui arrive la plupart du temps. On croit faire ce qui est juste, ce qui nous semble être bien pour au final découvrir que cela était une erreur, l'erreur à ne pas faire. Il est bien souvent trop tard pour réparer quoique ce soit lorsqu'on s'aperçoit de son échec. Impossible de revenir en arrière car le monde est ainsi fait pour que les Hommes avancent sans pouvoir se retourner. Ceux qui ne cesse de regarder dans le passé ne peuvent espérer vivre longtemps. Alvira avait réussi à exorciser son passé, en apparences car la vérité est plus compliqué. Elle avait cru pouvoir s'en défaire complètement, changer de vie et être heureuse. Le pari avait presque était réussi. Malheureusement la vie nous joue toujours des tours. Le gala des Blythe était derrière elle depuis quelques jours, pourtant le souvenir était encore vif dans sa mémoire. Il lui était impossible de ne pas y penser, d'abord parce que beaucoup trop de monde y avait perdu ce jour là. Certain la vie, certain des proches et d'autres une partie d'eux-même. Alvira faisait partie de cette dernière catégorie. Elle connaissait la mort pour l'avoir affronté à deux reprises mais jamais elle n'avait pu s'y habituer. Comment le peut-on d'ailleurs ? Le pire meurtrier au monde ressent-il lui aussi une certaine pitié et un mal-être profond lorsque sa victime donne son dernier soupir ? Son esprit se posait encore beaucoup trop de questions, voilà pourquoi Alvira Devlin avait choisi ce jour là de boire à ne plus pouvoir penser correctement. Elle avait pris les bouteilles de ses meilleurs alcools qu'elle gardait dans un meuble fermé et qui maintenant jonchées lamentablement le sol. La jeune fille était assise à terre au milieu des cadavres de bouteilles et de vielles photos du passé. Les yeux bouffis d'avoir trop pleuré, elle était pitoyable et pourtant jolie. Rien ne semblait pouvoir altérer sa beauté, pas même le désespoir. Cela faisait des heures qu'elle contemplait des photos d'elle et James, de son père. Des souvenirs à la fois beaux et douloureux qu'elle ne parvenait pas à extraire de son être. Le gala des Blythe avait été un véritable échec pour tout le monde. Même Alvira en était ressortit meurtri. Certes les raisons de son malaise était quelques peu différentes des autres mais au fond quelle importance ? Le résultat était le même, elle se sentait affreusement mal et seule. Plus seule que jamais. Elle n'était pas sorti de chez elle depuis deux jours, avait à peine mangé et dormi quelques heures. Sa peine avait pris le pas sur elle et elle doutait pouvoir en sortir un jour. Sans aide cela serait impossible. Peut-être se laisserait-elle mourir de chagrin cette fois. Peut-être allait-elle cesser de se battre pour un amour qui ne verrait jamais le jour. Pour un amour qui ne voulait plus d'elle et qui semblait l'avoir enfin oublié. Ses idées n'étaient plus très claires et cela était parfaitement normal à la vue des bouteilles vides près d'elle ! Le chagrin fait faire des folies, des actes que l'on regrette très vite mais qu'on ne peut effacer. Les volets clos, une fois la nuit tombée, aucun rayons de soleil ne filtraient dans la maison, laissant la jeune fille dans la pénombre. Certain avaient essayés de la contacter sur son téléphone portable, sans succès puisqu'elle ne daignait répondre à personne. Pas même à ses proches amies. Elle n'avait pas envie de devoir expliquer son état ou de devoir parler de ce qui était arrivé au gala. Elle en avait assez de toutes ces questions et d'entendre demander si tout allait bien. Comment les choses pourraient-elles aller alors qu'elle avait, encore, été témoin de morts atroces. Bien sur entre être témoin et soi-même instigateur, la frontière est grande. Comment les choses pourraient-elles aller ? Comment Ocean Grove pouvait-il vivre sans plus y penser ? Car c'est ce qui arriverait très bientôt. Un nouvel événement débarquera et on entendra plus parler de cette histoire. Comme si cela n'avait, au fond, aucune importance. Pour Alvira cela en avait. Cette soirée avait marqué le fin d'une ère, cette fois elle en était convaincue et ne chercherait probablement plus à le voir. Elle ne chercherait plus à le reconquérir, à lui prouver son amour et combien elle avait besoin de lui. N'en avait-elle pas suffisamment fait ? De toute évidence non. Et cela avait encore raté. Comme voué à l'échec, la jeune fille avait, encore, la nette impression que son destin ne résidait pas dans le bonheur mais plutôt dans une vie de souffrances et de solitude. Une vie qui n'a pas vraiment de sens en somme. Était-ce une sorte de punition pour ses pêchés passé ? Elle commençait à le croire. Après tout cela était légitime. Il faut, un jour ou l'autre, payer pour ce qu'on a fait. On ne peut se soustraire aux lois, encore moins au destin ou à un quelconque Dieu qui en aura décidé ainsi. Ces entités sont bien plus puissantes que nous et par conséquent elles se trouvent au-dessus de nous. Rien de ce que nous pourrons faire ne changera la donne, tout est déjà inscrit. Mais parfois le destin peut se tromper ou changer d'avis. Il arrive que des bonnes choses se produisent sans qu'on s'y attende. Beaucoup voient le destin comme un être diabolique qui s'acharne sur les êtres humain. En réalité le destin n'est ni bon ni mauvais. Il régit notre monde de façon à conserver un équilibre entre les deux forces. Et ce soir le destin a décidé d'offrir une chance, ou un cadeau empoisonné, à la petite Devlin. On sonna à la porte. Mais n'obtenant aucune réponse la personne entra, comme si cela lui était légitime. Quelle réaction apporta Alvira à cela ? Évidemment, elle se releva en moins d'une seconde, et bien que l'alcool n'avait pas encore quitté entièrement son organisme, elle s'empara du premier nunchaku qu'elle trouva et le brandit, attendant l'intrus de pieds ferment. Malheureusement elle n'eut pas le temps d'utiliser l'arme. L'intrus n'en était pas vraiment un. En fait elle le connaissait plutôt bien, peut-être trop bien. Elle entendit sa voix et baissa automatiquement sa garde. Les armes ne lui serait d'aucune utilité contre lui. Il n'était pas dangereux et n'avait rien d'un tueur.
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Message(#) Sujet: Re: ( DEVLIN house ) it's kind of foolish Dim 18 Oct 2009 - 19:41

    Il y a des jours où on aimerait faire sa valise et partir le plus loin possible. Pourtant du haut de ses dix neuf ans, Neal sait parfaitement que la fuite n’arrange pas les misères du monde. Il est une personne lâche, qui n’a pas peur d’abandonner ses meilleurs amis pour vivre une meilleure vie, pour aller tester ses atouts ailleurs. Mais ne dit-on pas qu’on revient toujours aux sources ? Il est par excellence l’un des types les plus brisé de la ville mais si apprécié. Bien sur, il existe des gens qui lui veulent sa peau - mais soyons honnête, la plupart c’est seulement la jalousie qui les font réagir ainsi. Et Neal connaît parfaitement ce type de personnes, qu’il a souvent côtoyé : comme son propre frère entre autre… Et on connaît suffisamment le jeune homme pour qu’un moindre faux pas le fasse totalement déviait de sa trajectoire. Et l’emmène à fuir. Mais comme si il n’échappait pas à la règle, il est l’exemple même d’un retour hors norme. Malgré qu’il soit parti, on a cessé de parler de lui. Cessé de l’admirer, de l’idolâtrer. Devenant mannequin, on a pu suivre ses moindres pas sur la scène, son moindre regard ténébreux, sa moindre présence devant les caméras. Sans oublier, ses phrases dans les interviews, lui permettant d’endormir quiconque qui doutait sur son avancé. Mais son retour provoquait forcément quelques chahuts, notamment sa présence devant le lycée de Victoria, où certaines d’entres elles étaient venues l’accoster. Et imbus de sa personne, il s’était permis de les renvoyer dans les jupons de leurs mères ! Soyons clair, il n’était la que pour une personne : Victoria Blythe ! Et la terre entière serait emmener à le savoir : parce qu’il en avait décidé ainsi. Parce qu’il ne vivrait que dans cette attente. Mais malgré tout l’amour qu’il pouvait porter pour cette jeune femme - connue dans tout le pays et populaire d’ocean grove - il ne pouvait s’empêcher d’aller voir ailleurs. Mais de son point de vu : il n’était pas amoureux d’elle, ou plutôt il voulait se le faire croire, et il tentait de tout mettre en œuvre pour rejeter son unique amour - au risque de le perdre ! Si il y avait bien une femme dont il aurait pu tomber amoureux, si Victoria n’avait pas croisé sa route - c’était bien Alvira Devlin. C’est une femme que Neal a toujours très apprécié - surtout le soir où ils échangèrent un doux mais court baiser. Qui ne le laissa - malheureusement pour elle - pas indifférent. Depuis ce jour, le jeune homme nourrit une parfaite attention pour la jeune femme, très attentionné et parfaitement gentleman, il s’avoue assez perturbé par elle. Contrairement à la gente féminine, elle ne fait pas partie de ses filles qui tombe sous son charme devant la mine impeccablement mâte du jeune homme. Pourtant il plaît et il en a conscience - pire il s’en amuse avec. Mais elle a toujours su rester sobre avec lui, prenant soin de délimiter la zone dont il n’avait pas le droit de franchir. Mais dont il ne pouvait s’y empêcher, tel un aimant le ferait.

    Ce soir la, il n’était pas venu inconsciemment. Il n’avait guère envie d’y aller, parce que d’être entouré ne lui plaisait pas - ou n’aidait pas le solitaire qu’il était à tourner certaines pages de sa vie. Il savait qu’il avait bien trop souvent fais du mal aux autres, et malgré tout, il ne trouvait pas la force de culpabilisé. Il n’avait jamais rien demandé à personne, il aurait tant voulu qu’on le laisse se démerder entièrement seul avec ses soucis, mais une fois que certaines personnes y aient mis leur nez, ils se sont volatilisés. La magie fait si souvent un tour dans la vie de nos chers habitants de Miami. Le laissant seul affronter les problèmes qui s’en dégageraient. Le laissant assumer ce qui n’était pas totalement le fruit de son travail. Et, victorieux - son père ne pu qu’en tirer bénéfice. Le laissant prendre conscience de la débilité des gens, bien trop heureux de voir son fils rongé par la cruauté des autres personnes, tandis qu’il savait parfaitement qu’on nuirait à son propre enfant. Mais pour couronner le tout, il avait voulu tirer les ficelles, comme si Neal était son pantin - la marionnette de son âme. Le regard perdu, l’envie de tout plaquer - il était tout de même venu à cette soirée. Qui se disait mémorable, qui était censé être un tournant mais Neal ne savait pas encore à quel point tout était vrai. Et à vouloir privilégier une femme, il en oubliait les autres. Bien sur, la mort de son amie n’est pas la faute de celle qu’il aime plus que tout. Bien sur mais, il se devait de protéger autant l’une que l’autre. Il aurait dû être sur le chemin de cette balle percutant sa jeune amie. Vingt six ans, n’étais-ce pas trop jeune pour mourir de la sorte ? Pourtant, il n’avait rien vu venir et il l’avait juste croisée de loin durant cette fête. Il avait été trop occupé à surveiller les gestes de sa dulcinée, elle avait d’ailleurs prit la parole alors qu’il s’était apprêté à aller la voir. Mais à chacune de ses tentatives, il fût stopper dans son élan - il ne pouvait nier qu’il avait été plus ou moins sollicité, chose qui l’avait légèrement frustré quand on sait qu’il tentait de son point de vu, de se rapprocher de Victoria. Et à chaque fois quelqu’un lui barrait la route, sa vision était suffisamment étroite pour qu’il ne puisse rien faire si un danger s’approcher d’elle. Ce qui le raidissait instantanément. Pris de courage, il avait réussi à mettre la main sur des personnes qui n’étaient pas loin d’elle et se savait capable de les jeter dans la gueule du loup si quiconque s’en prenait à elle. Oui mais voila, à trop vouloir la protéger, il ne faisait pas attention aux autres et aujourd’hui, il en paye les lourdes conséquences. Dans le fond, il ne pouvait que s’en vouloir, sa mort aurait pu être éviter si seulement il n’avait pas été aussi égoïste que ce soir la…

      « Je serais toi, je ne ferais pas cette connerie, dit-il en s’approchant de la jeune fille, quoi que j‘ai plus grand-chose à perdre tu sais ! Malgré la pièce sombre, elle pouvait voir ses traits parfaitement dessinés : une assurance caché derrière une inquiétude. »

    Et pourtant, il avait été effrayé de quitter ce monde. La mort ne représente en soit, pas une source d‘inquiétude à son égard. Il était suffisamment terre à terre pour savoir qu‘un jour ou l‘autre, il ne sera plus qu‘un déchet de plus. Neal Rowlands mangera la poussière comme ses ancêtres et surtout comme sa meilleure amie. Et si l‘image qu‘il avait gardé de cette fête ne pouvait que lui donnait espoir de la retrouvée pour l‘éternité, il n‘hésiterait pas une seconde. Mais se donner la mort est un choix si lourd de conséquence. Qui plus est, il sait parfaitement que l‘enfer n‘existe pas. Le paradis encore moins. Il sait qu‘une fois mort, on est plus rien - plus qu‘un déchet inexistant dont seul les vivants garderont en souvenir… Voila ce que l‘on sera, tout comme ce que Déborah Penright est aujourd‘hui - un souvenir dont Neal donnerait tout pour ne pas le perdre ! Il était arrivé d’une façon élégante mais hésitante, à se faufiler jusqu’à la jeune femme et à lui récupérer pendant ses jolies paroles, l’arme qu’elle tenait fermement en main. Dans d’autres circonstances, il en aurait rigolé. Voir Alvira Devlin - source de tout ses désirs - aussi attirante qu’étrangement saoule, bravant tous les obstacles, le menaçant avec un nunchaku en main aurait été une situation plaisante de son point de vu. Seulement pas aujourd’hui, pas après le drame que ocean grove vient de vivre. Arrivé devant chez elle, il avait hésité à entrer. Pourtant la voiture de la jeune femme était garée devant la maison - Alvira était présente, aucun doute. Et il s’inquiétait de ne plus la croiser, plus la voir. Habituellement, elle était source de ses innombrable pensées érotiques. Mais elle n’avait jamais voulu y participée, comme si elle avait peur de les vivre - peur que ça se sache - peur que son amie, la jeune Blythe l’apprenne. Neal lui n’en était pas effrayé, il n’avait pas pour habitude de cacher ses relations, pas même pour protéger ses arrières. Victoria - et d’ailleurs tous les autres - ont toujours su qu’il était particulièrement dragueur. Il était à quelques centimètres de la jeune femme, quand il laissa tomber sur le sol, l’arme qu’il venait de récupérer. Alors qu’une de ses mains se laissait mollement portée par l’air, l’autre vînt se poser sur celle d’Alvira. Un sourire au coin des lèvre, sa présence ne pouvait que la rassurer. Il serra sa main dans la sienne, la pressant, la touchant - savourant cet instant. Contrairement à ce qu’elle pourrait penser, il pouvait être d’une extrême douceur - comme d’une violence inégalable. Mais en l’occurrence devant elle, il jouait la carte de l’honnêteté, de la protection et de la galanterie. Une chose était évidente : Neal Rowlands savait parfaitement s’y prendre !

      « Nous n‘avons pas perdu les mêmes choses, et notre vie semble être différente l‘une de l‘autre, il s‘était approché d‘elle, au point d‘être pratiquement collé à la jeune femme, lui remettant une mèche derrière son oreille, mais aussi dur que cela soit, Alvira nous n‘avons pas le choix que de tourner la page. On n‘oublie pas mais on doit continuer de vivre, sinon on y passera aussi.. il laissa tombé sa main sur la joue de la jeune fille et s‘amusait à la caresser tout en la fixant d‘un regard calme et posé. »

    Sa voix était délicate, et rassurante. Mais elle était également aussi sombre qu‘il l‘était, et aussi froide que son âme. Ses paroles étaient si dures, mais si vraies. Elle ne pouvait pas, il ne voulait pas - qu’elle abandonne. Elle aussi. Il ne voulait pas la perdre, pas elle - alors quoi que ça coûtera à la jeune femme, elle se devait de se battre. Malgré les circonstances, malgré qu‘il appréciait la jeune fille, il ne pouvait pas nier que ce qu‘elle ressentait lui faisait mal. Non pas parce qu‘il était un cœur d‘artichaut, les personnes le connaissant pourront le confirmer - mais parce que pour la première fois de sa vie, il avait perdu un être chère. Il savait ce que c’était désormais et était donc plus à même de comprendre. Bien sur, si il n’avait pas perdu sa meilleure amie, il aurait réagit comme tout le monde, il aurait ignoré ceux & celles qui auraient étés à sa place. Neal Rowlands aurait été comme à son habitude : indifférent ! Déborah était une personne qui l‘avait toujours compris et épaulé. Une personne qui lui ressemblait bien trop et avec qui il avait bien plus partagé que tous les habitants - hors Victoria Blythe - réunit. Alors Neal Rowlands comprenait la peine actuelle d‘Alvira. Il savait combien elle avait souffert, combien elle souffrirait encore. Ne sachant pas très bien la raison évidente de son cauchemar - ne la connaissant pas proche de Déborah, il savait qu‘il y avait eu d‘autres morts, des blessés, des vies anéantis. Et peut-être que celle d‘Alvira était une parmi toutes celles recensés ?! Mais si la lâcheté n‘était pas la meilleure décision, celle de broyer du noir n’en était pas une pour autant. Alors il serait l‘épaule sur qui elle pouvait se reposer - si elle le désirait. Il était conscient qu‘à deux, tout serait bien plus facile. Ou laissons lui le croire du moins; c‘était juste ce qu‘il demandait !
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Message(#) Sujet: Re: ( DEVLIN house ) it's kind of foolish Mer 21 Oct 2009 - 18:30


    On a tous besoin de se sentir aimé. Le besoin d'affection se fait toujours ressentir à un moment ou à un autre de notre vie. Personne n'y échappe, pas même la brute, ni même le tueur. Tout être humain à ce besoin en lui. Un geste, un sourire, une main tendue, un regard. Cela paraît dérisoire et pourtant cela peut faire toute la différence. Aujourd'hui plus que jamais Alvira avait besoin de ces petits signes d'affection que personne ne lui donnait. Enfermée chez elle depuis des jours, dans une nuit quasi totale, elle n'avait eut aucun contact humain depuis le gala. Elle avait osé croire que cette soirée changerait sa vie en remettant James sur son chemin. Ça n'avait malheureusement pas fonctionné. En quelques minutes le rêve s'était transformé en véritable cauchemar. Rien dans sa vie ne semblait vouloir fonctionner comme elle le désirait. Il y avait toujours un élément contraignant qui fichait ses projets en l'air, comme si le bonheur lui était interdit. Mais à force de vivre dans la douleur, tant physique que mentale, on en arrive à se détruire. Alvira en était à la première étape de ce processus : la solitude. Se couper complètement des autres et du monde extérieur, se détruire à petit feu avec l'aide de quelques substances. L'alcool devenait alors son refuge. Elle qui, d'ordinaire, ne buvait que très peu, était en pleine cure de boissons alcoolisées. Et si Neal n'était pas arrivé ? Serait-elle tombait raide morte sur le sol ? On l'aurait alors retrouvé quelques jours plus tard, le corps froid et le regard vide. L'aurait-on pleuré ? Son bel amant serait-il venu lui dire un dernier au revoir ? Selon ses désirs, déjà exprimé dans un testament, Alvira Devlin désirait être brûlée sur un bucher sur les falaises de son village natal en Irlande. Une vielle tradition que son père lui avait relaté sur son lit de mort. Lui même avait quitté ce monde de cette manière. Ses cendres dispersées par le vent dans l'océan infini, là où, dit-on la vie est éternelle. Là où la peur et le mal, la tristesse et les pleurs, n'existent plus. Hélas la mort ne l'attendait pas aujourd'hui. Elle ne savait pas quoi penser du débarquement de Neal chez elle à cet instant précis alors que ces pensées morbides vagabondaient dans son esprit. Elle n'était ni ravie ni mécontente de le voir ici. Ça ne lui était pas égal pour autant. Elle n'avait simplement aucun sentiments à l'heure présente. Elle ne ressentit rien lorsqu'il la força à lâcher ses armes. Aucune crainte. Elle ne chercha même pas à lutter. Elle n'en avait plus la force. Elle s'était tellement battue ces jours ci qu'elle ne voulait plus continuer. De toute façon ses combats ne menaient nul part. Ils étaient tous voués à l'échec. Toute sa vie tombait à l'eau. Encore une fois. La remise à zéro était impossible pour elle, même lorsqu'elle le désirait plus que tout. Alors quitte à vivre une vie de misère faisons cela de notre plein gré. Le frisson qui la parcouru lorsque Neal caressa sa joue de sa douce main ne pu lui échapper. Plus surprise qu'autre chose par ce geste tendre, Alvira ne s'était en effet jamais imaginé Neal comme quelqu'un de doux. Non pas qu'elle ne le voyait pas comme un être humain seulement l'idée qu'il soit un homme attentionné ne lui avait jamais effleuré l'esprit. Elle ne pensait jamais à lui pour tout dire. Elle avait bien d'autre occupations. D'autres problèmes sans que lui ne s'ajoute à la liste. Trop tard. Elle venait tout juste et sans le savoir, de noter son nom à la trop longue liste noire de ses problèmes. Incapable de le repousser, étant trop en manque de ce genre de gestes, elle ferma les yeux bercés par ses caresses et ses belles paroles. Oublier ? Elle en était bien incapable. Et tourner le page, cela semblait si facile dit comme ça. Mais en tant d'années d'existence et de malheur, elle n'avait pas réussi à tourner la page noirci par ses malheurs. Guidée par une force démesurée, aucun souffle, aucune main ne réussissait à la tourner. Elle se croyait incapable de répondre à cela et pourtant elle entendit sa voix, comme un souffle lointain.

    -Peut-être que perdre la vie à notre tour est la solution pour changer de page et réécrire l'histoire...

    Comment de telles pensées pouvaient-elles atteindre un esprit comme celui d'une si belle jeune femme ? Les évènements de la vie nous font parfois ressentir une peine si immense qu'on ne peut plus regarder le bonheur en face. Alors ne reste plus qu'à se tourner vers le désarroi et la tristesse, ce que la brune faisait depuis quelques temps. Elle s'était même imaginé être tuée durant le gala. A la place d'autres. D'autant plus qu'elle avait affirmé sa position contre les preneurs d'otage. Elle ne s'était pas laissé démonter comme si elle avait été l'une d'entre eux un jour. Elle n'avait pas eut peur d'eux, pas même lorsque les premiers coups de feu avaient retentit. Comme si elle était accoutumé à ce genre de situations. Cela ne lui avait rien fait. Elle n'avait rien ressentit en voyant le sang coulé et la mort enveloppait la salle. Aujourd'hui elle se sentait coupable de n'être qu'une statue face à ces horreurs. Comment peut-on en arriver là ?
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Message(#) Sujet: Re: ( DEVLIN house ) it's kind of foolish Dim 25 Oct 2009 - 11:01

    Contrairement à la jeune femme en face de lui, Neal n’avait pas été l’une des grandes gueules de cette soirée. Et il n’avait tout le long de la soirée pas dit un seul mot - les ravisseurs ne lui ont même pas adressé un regard. Il faisait ce qu’ils disaient se foutant bien de la mort des autres habitants. Il n’était après tout pas spider man et ne pouvait pas protéger Victoria et tous les autres. Il était probablement égoïste mais son seul repère était cette jeune femme et si il lui était arrivée quelque chose par sa faute, il ne se serait jamais pardonné. Alors il la surveillait de loin, et dès qu’un ravisseur s’approchait d’elle, il se raidissait instantanément. Son comportement avait été au moins suffisant pour la protéger - bien qu’il savait que Maât et Rhys ne laisserait jamais les ravisseurs lui faire de mal - il l’espérait. Et à plusieurs, il la savait plus en protection. Mais ce qu’il n’avait pas comprit c’était que les ravisseurs n’attaqueraient pas l’un des Blythe facilement et qu’ils s’en prendront toujours à une autre personne qu’à eux - notamment à l’un de leurs proches. C’est un moyen efficace d’obtenir ce qu’on veut des gens ‘humains’. Et Neal était alors autant en danger que les autres mais malgré tout, il s’en était pas prit à lui. L’un d’entre eux s’était d’ailleurs en fin de soirée approché du jeune homme tandis qu’il dévisageait le ravisseur - pour tenter, en vain, de découvrir qui était caché derrière cette cagoule. Comme si ça lui était possible

    Il fut surpris qu’elle ne revendique rien, qu’elle se laisse faire. Il enveloppait la jeune femme d’une voix suave et son regard était sécurisant. Mais malgré tout il avait été presque absent de cette soirée sur le bateau - et la jeune fille s’en rappelle peut-être. La main du jeune homme resserrant l’étreinte, en plongeant ses yeux dans ceux de la jeune femme. Ils étaient en plein milieu de la pièce, d’une droiture et d’un charisme inégalable. Le silence envahissait la pièce mais l’atmosphère était loin d’être lourde et pesante. Pas aux yeux du jeune Rowlands du moins, qui aimait en général la solitude, le silence. Il en était bien trop habitué pour ressentir un quelconque sentiment de culpabilité. Les gens restant en sa compagnie devaient être habitués à ce sentiment. Alvira déposa sa tête sur le torse du jeune homme qui ne la repoussa certainement pas. Son autre main alla dans la chevelure de la jeune Devlin qu’il caressa lentement. La jeune femme entendait les battements du cœur de Rowlands - son oreille était posé du côté gauche de son torse - et elle semblait être calme, sereine. Elle fermait les yeux et Neal sentit tout juste un souffle chaud à ce niveau, qui lui permettait de rester à l‘affût. Ses rares moments sont si éphémères. Malgré tout, elle avait des pensées dures, elle réfléchissait trop, peut-être est-ce du à sa sensibilité ? Peut-être était-elle trop seule aussi, et elle passait son temps à retourner des questions dans sa tête, à se faire des réponses parce que personne n’y répondait. Ou personne ne voulait s’en préoccuper, notre monde est bien trop focalisé sur l’égoïsme pour tenter d’aider ou de secourir une brebis égarée - ou qui était en train de s’égarer ! Elle se sentait aussi faible que ce qu’il avait été lors de son accident - et qui avait mise la vie de celle qu’il aime en péril. Depuis, il était aller la voir plusieurs fois à l’hôpital mais sans jamais se faire prendre - c’était du moins ce qu’il avait pensé. Jusqu’à ce que Victoria lui dise qu’une autre personne lui avait parlé de la présence de Rowlands à plusieurs reprises dans sa chambre à l‘hosto. Il n’avait rien dis, il ne trouvait pas les mots pour lui avouer son amour - parce qu’il ne voulait pas de cet amour, il avait peur de le perdre du jour au lendemain. Il avait peur qu’elle se lasse de sa présence, qu’elle ne le voit pas comme il voudrait. C’était à son tour de trop réfléchir, de se poser des questions et d’y répondre seul parce que personne ne le faisait - parce que personne ne connaît l’existence de ses interrogations. Il comprenait mieux Alvira que personne. Et sous ses traits de macho, sous ses regards hautain et sous ses manipulations à souhait se cache finalement un homme qui avait toujours eu besoin d’attention et que le monde tourne autour de sa personne. Il a besoin d’être protégé tout autant qu’il aime protégé les personnes qui lui sont chers, mais à trop vouloir faire le dur, on l’a souvent comparé à un homme sans cœur, et sans crainte. Ce qui est entièrement faux !
      ‘‘Peut-être que perdre la vie à notre tour est la solution pour changer de page et réécrire l'histoire...’’

    Malgré le bien que ce rapprochement lui faisait, il avait peur de trop s’attacher à elle. Ou n’étais-ce pas trop tard d’avoir cette crainte ? Elle ne pourrait jamais devenir une femme sur qui il se reposerait à toute épreuve, mais elle était suffisamment présente aujourd’hui, pour qu’il le ressente ce soir. Elle n’avait jamais été présente pour lui, mais il s’en foutait : il avait toujours su qu’il aurait ce qu’il désirait. Il a toujours tout ce qu’il veut, même si le temps ne joue pas toujours en sa faveur. Il est égoïste et patient. Il est têtu et rancunier. Il n’a pas peur du rejet, tant qu’on lui laisse la chance de se reprendre - de se ressaisir. Après le baiser qu’il avait eu la première fois avec elle - seul baiser soit en passant - il avait été perdu. C’était en avril, dès son apparition à ocean grove. Il avait été touché par la jeune femme, comme aveuglé parce qu’il avait besoin de tendresse et qu’elle était, à ses yeux la seule à pouvoir lui rendre. Mais malgré tout, elle s’opposait à lui comme rare se sont opposées. Il ne voulait pas de Jhordan, de Shirley, de Carolina, de Brooklyn, d’Ebony - avec qui il couchait fréquemment ou avec qui il avait échangé un baiser, il avait voulu Alvira parce qu’il savait qu’elle ne le voyait pas comme toutes ces filles. Qu’elle saurait le remettre en place et Neal a toujours aimer la compétition. Mais n’a jamais supporter la défaite - alors il se bat comme il l’a toujours fait. Et aujourd’hui il semble obtenir plus qu’un discours, il semblerait obtenir ce qu’il avait toujours voulu depuis des mois - comme un cadeau qu’elle lui faisait mais qu’il ne méritait pas. Elle s’était d’une certaine façon, laissé émouvoir à son tour par un homme, il savait que c’était la raison de la défaite de la jeune femme. Neal ressentait plus que jamais, l’envie d’être à ses côtés, de lui prouver qu’elle s’était trompée à son sujet - comme tant d’autres personnes. Parce que beaucoup juge - lui comprit - sans connaître véritablement les gens nous entourant. Et parfois, on s’avère agréablement surprit par certains d’entre eux.

      « Quelle histoire Alvira ? Reculant d‘un pas, il prit le choix de s‘écarter d‘elle, quand on meurt, nous ne restons plus que des cendres… Ou un squelette ! Sans s‘en rendre, il s‘était crispé et avait resserré ses mains. »

    Neal dévisageait la jeune femme comme jamais il s’était permis de le faire. Bien souvent, il l’avait toujours regardé d’une façon tendre, comme un protecteur. Plus aujourd’hui. Pas à l’instant présent du moins. Il était - à ses yeux - inconcevable de vivre après une mort et il ne comprenait pas - buté comme impossible - qu’on puisse n’est-ce reste qu’y penser. Pour lui, il n’y avait ni dommage et intérêt, ni paradis, ni une nouvelle vie. Il y avait une mort, avec pour seuls souvenirs : les vivants ! Les plus tristes dans l’histoire étaient également les vivants, ceux qui pleuraient comme jamais, ceux qui souffraient. Mais malgré tout, il n’avait pas peur de mourir, ni de souffrir - bien qu’il n’y pensait rarement. Et pour les rares fois où il y avait songé, il voyait sa mort apaisante, comme quelque chose qui aboutissait enfin à sa vie. La fin de ses tristesses aussi, et de sa méchanceté sans faille. Mourir de deux manières lui était pardonnable et tout à fait concevable. La première est celle privilégier : mourir d’un accident de voiture, sur un circuit. C’est connu, Neal aime la vitesse, il ne vit que pour ça. Sentir sous ses pieds l’accélérateur, sous ses mains fébriles le volant vibrant et le moteur ronchonnait ne pouvait que l’exciter bien davantage. Et à ses yeux, c’était inconcevable qu’il ne meurt pas de cette passion sans faille depuis qu’il était gosse - au point d’être un parfait technicien et de connaître aux moindres centimètres prêt les détails sur les voitures. Il s’était toujours documenté et ses parents avaient toujours réussi à le maintenir loin de tout ce monde, sous prétexte que c’était dangereux pour lui. Alors qu’à huit mois il avait échappé de justesse à la mort, ils n’avaient rien fait pour le rattraper et heureusement qu’un inconnu lui avait sauvé la vie. Alors l’excuse de ses parents le mettait hors de lui - c’était simplement parce qu’il est né d’une famille réputé et connu. Et que diront les mauvaises langues si le fils d’un patron d’une très grande société devenait un simple garagiste ? La réputation de la famille aurait été anéantie à cause d’un petit mouflet qui en plus d’avoir foutu la vie familiale en l’air, vivrait heureux ? C’était une chose inconcevable pour le père manipulateur et cynique, et Neal l’a parfaitement compris de lui-même ! Son second choix de mort serait de mourir face à un homme trompé par sa copine ou encore de mourir pour la femme qu’il aime. Il savait parfaitement qu’il trouverait la force d’affronter sa mort si il la savait en danger. Mais il n’y avait pas que pour elle qu’il serait prêt à une telle chose. C’est la raison pour laquelle, il aurait tout tenter pour sauver Déborah. Et qu’en soit, il n’était pas effrayé de quitter le monde des vivants pour reposer à jamais.

      « Tu ne tenteras rien tant que je serais là, lui dit il en prenant le menton d’Alvira entre ses mains, je ne suis pas certain que ce soit une bonne id… . »

    Il n’avait pas eu le temps de finir sa phrase, qu’ils étaient déjà en train de s’embrasser. En fermant les yeux, il se sentait bien davantage pris au piège, mais ce baiser était bien trop attendu pour qu’il arrive à la rejeter. Encore faudrait-il qu’il veuille la rejeter. Sa main se remit à caresser sa chevelure avant qu’elle ne glisse dans le dos de la jeune femme. A cet instant présent, il se sentait bien. Son cœur s’accélérait alors que le baiser avait duré quelques secondes. Il aimait la gente féminine, il ne vivait que pour elle d’ailleurs. Malgré qu’il savait que ce baiser n’était pas une bonne idée, il avait été attiré par elle comme il était attiré par la tendresse des gestes, et la douceur des baisers. Il aimait ce battre, il aimait prouver aux hommes sa force et son talent de persuasion. Tout comme il aimait montrer sa douceur et sa résistance aux femmes. Mais n’arrivait rarement à y résister très longtemps, pas tant que la stabilité du couple serait absent de sa vie. Elle était à l‘heure actuelle la seule à pouvoir panser ses blessures. Il en avait autant qu‘elle malgré qu‘il avait toujours tout fait pour qu‘on ne puisse jamais le voir. Ils restaient proche l‘un de l‘autre, Neal tentait en vain d‘arrêter - sentant que ce qu‘il faisait été mal.
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Message(#) Sujet: Re: ( DEVLIN house ) it's kind of foolish Dim 15 Nov 2009 - 15:35



Être insensible à la douleur, ne ressentir aucune peur, aucune émotions quand à l'horreur d'une prise d'otage ou plus horrible encore, face à une tuerie. On pense tous réagir convenablement. On se sent humain et on est intimement persuadé qu'assister à un tel événement ferait monter en nous des nausées. Des souffrances jusqu'alors inavouées. Au contraire certaine personne comme Alvira Devlin n'a pas le moindre état d'âme face à cela. Comment l'expliquer ? Malheureusement aucune réponse scientifique n'a encore était trouvé. Il n'y a rien de certain. Les réactions changent suivant les personnes. Qui plus est, Alvira n'était pas n'importe qui. Tout en elle était différent des autres. Elle était différente. Peut-être n'était-elle pas humaine. Qui sait. En tout cas il était clair que la jeune Devlin était différente, voir anormale. Comment avait-elle pu rester de marbre face à tout ce sang, à cette violence ?! Elle avait pourtant gardé les yeux ouverts durant toute l'opération, osant même faire face aux braqueurs. Elle n'avait pas peur, elle n'avait jamais eut peur. La peur entrave nos pensées et nous empêche de réfléchir. Il n'y a rien de plus dangereux que la peur. C'est elle qui nous fait faire de mauvais choix. Elle n'en avait jamais pris de si mauvais que ça. A part peut-être le fait d'avoir quitté l'île sans l'homme de sa vie. Ou du moins, celui qu'elle croyait être l'homme de sa vie. Qui peut savoir ? On peut toujours se réveiller un matin avec l'horrible sensation d'avoir perdu son temps avec l'homme qui partage notre lit. Notre quotidien. Il peut arriver que l'amour s'efface après des années passées. Qu'on ne se sente plus la force de continuer dans cette voie. Alors on pense au divorce. Savez-vous combien de couple divorcent rien qu'aux Etats-Unis ? Le chiffre est colossale. Autrement dit toutes les belles histoires de princesses et de princes charmants ne sont que des histoires. La vraie vie est bien plus compliquée et atroce. Dans la vraie vie les princes n'existent pas. Il n'y a que des hommes qui ne cherchent rien de plus qu'un peu de bon temps ! Des hommes souvent sans cœurs et qui ne méritent pas notre amour et notre passion. Les femmes sont bien plus souvent ouverte à l'amour et aux rêves qui les conduisent hélas à la désillusion totale. Alvira ne se faisait plus autant d'idées. Elle connaissait la nature profonde de l'Homme depuis des années. Quand on a vécue sa vie, ou lorsqu'on la connait, on comprend mieux le pourquoi du comment de ses réactions.

C'est vrai elle avait quelques pensées radicales et morbides ces derniers temps. Qui n'en aurait pas ? Il était certain que la plupart des gens se trouvant dans la salle de réception du bateau lors de la prise d'otage, commençait à voir la vie autrement. Ils devaient sans doute concevoir la mort d'une nouvelle façon et y penser quotidiennement. Il est si facile de mourir, contrairement à la vie qui est compliquée et semée d'embuches. Oui il est évident pour tous que la mort est plus tranquille. Pourquoi croyez-vous que certain se donne la mort ? Parce qu'elle est douce et facile d'accès. Parce qu'avec elle les problèmes s'en vont et disparaissent à jamais. Ou peut-être pas. Qui sait ce qui se trouve derrière le fin voile de la vie et la mort ? Peut-être les problèmes ne disparaissent pas. Peut-être devons- nous les affronter et y trouver des solutions. Et l'Enfer ? On y pense que trop rarement. Si le Paradis existe, automatiquement l'Enfer est tout aussi réel. Combien d'entre nous iront vers le bas plutôt qu'en haut ? A Ocean Grove la quantité de mauvais hommes est impressionnante sans nul doute. Il était clair que Neal et Alvira ne partageait pas la même conception quand à la mort et son après. Elle croyait à une nouvelle vie, lui au néant.


- Je respecte ta croyance. Respecte la mienne.


Il s'était crispé devant elle. Elle était restait impassible bien que sa voie reflétait une certaine dureté. Elle avait du respect pour ce que les gens pensaient. Neal en avait aussi c'était sur mais elle n'avait pas apprécie a façon de parler et d'agir. C'est vrai, notre corps ne devient rien. Il est réduit à l'état de poussière, parfois il moisi au fond d'une tombe. Dans tout les cas, notre corps n'existe plus vraiment. En revanche qu'en est-il de notre âme ? Comment savoir ce qu'elle devient avec précision ? L'âme meut-elle en même temps que le corps ? Ou trouve-t-elle refuge ailleurs, dans un monde meilleur ? A chacun sa croyance. Après un silence peu gênant, il repris la parole. Il semblait avoir mal interprété ses propos. Mais à sa place elle aurait pensé la même chose. Alvira ne songeait pas sérieusement à se donner la mort. Pas encore. Elle n'avait aucune envie de ce débat. Pas maintenant, pas après tout ce qui s'était passé. Elle avait besoin de quelque chose de plus. Quelque chose d'humain. Un contact qui lui rappellerait qu'elle était aimé un minimum. Qu'on faisait attention à elle. Alors qu'il parfait et qu'elle n'écoutait déjà plus, une pulsion prit possession d'elle. Elle n'avait pas envie de la contrôler alors elle la suivit, se foutant des conséquences possibles. Elle l'embrassa. Et il le lui rendit bien. Elle n'avait rien besoin de plus. Il lui rendait un semblant d'amour dont elle avait grand besoin. Son corps se réchauffa en quelques secondes et elle se pressa plus contre lui tandis que ses mains parcourait son corps jusqu'à trouver le bout de son tee-shirt qu'elle souleva lentement pour y passer ses mains froides. Elle n'avait aucune qualification dans ce domaine contrairement à Neal. Mais le désir brûlant en elle ne pouvait plus être ignoré. Elle n'avait plus toute sa tête, certes. L'alcool faisait son effet, enfin. Elle ne ressentait plus de douleur, plus de peine. Elle voulait pleinement oublier. Neal l'aiderait. Il serait son pilier ce soir.

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( DEVLIN house ) it's kind of foolish

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