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 Ned | La visite familiale ; avec singes à fesses rouges

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Message(#) Sujet: Ned | La visite familiale ; avec singes à fesses rouges Dim 18 Oct 2009 - 1:36

pv Ned

Un début d'après midi. Elle poussait le landau de son fils, et après une longue discussion avec les hôtesses d'accueil, avait réussi à faire pénétrer son dogue de bordeaux à la condition qu'il reste accroché à la poussette, et ce, durant toute la visite. Panamee ayant son jour de congé de la semaine et ne travaillant que de garde ce soir, avait décidé d'effectuer la première sortie au parc zoologique pour Oliver, qui n'avait encore jamais vu ce genre de bêtes féroces ou rigolotes, outre les chiens ou les chats du quartier. S'arrêtant devant l'enclos des guépards, elle attendit dix bonnes minutes penchée sur la vitre transparente, mais ne vit rien d'autre que la queue de l'animal dépassant de l'abri. Rien de bien intéressant. Elle sortit enfin son enfant du landau, le portant dans les bras tout en poussant l'objet à roulettes où était accroché son chien, elle se dirigea vers un autre enclos. Celui des ours. Au fin fond de l'immense cage se tenait une ourse polaire accompagnée de ses quatre petits oursons, et se penchant en direction des animaux, la jeune mère vit alors l'enthousiasme de son bambin. Frappant de ses mains, Oliver ouvrait et fermait les mains comme pour tenter d'attraper les animaux en question. Un geste simple qu'eut pour mission de faire sourire la jeune femme.

Elle cherchait le bassin aquatique. Dauphins, phoques, etc. Au bout de dix minutes et après une lecture approfondie du plan de la carte qui dura une dizaine de minutes, elle jugea utile de demander son chemin à un passant. Ce dernier parlant espagnol ne l'aida guère, & elle se résigna à continuer le chemin vers les animaux de la savane. Après une longue traversée dans le royaume du Roi Lion, elle tomba enfin sur un agent soigneur animalier qui lui indiqua le lieu de sa recherche. L'opposé totale. Panamee qui portait toujours son fils dans ses bras, fit rouler la poussette jusqu'au bassin aquatique et attendit alors pendant vingt longues minutes. Chaque spectacle commençait toutes les trentes minutes. Rentrant dans l'immense arène, elle s'installa dans les premiers rangs du gadrin, Oliver sur les genoux, elle regardait telle une enfant le spectacle qui s'offrait sous ses yeux. Dauphins aux cerceaux, figures emblématiques et jets d'eau sur le public. Elle adhéra totalement à son petit plaisir personnel, jusqu'à ce que son rejeton s'ennuyant, commence à tripoter les cheveux de sa voisine. Panamee s'excusa alors auprès de la femme indignée, et comme gênée par la situation, elle n'avait point souhaité rester jusqu'à la fin du spectacle, préférant prendre la fuite.

Mademoiselle gravissa une pente la menant enfin vers les singes à fesses roses / rouges. La poussette mis à l'arrêt, elle contemplait les bêtes humaines hurlant dans tous les sens, se bagarrant des bananes, et s'accouplant comme des hommes. Elle se mit soudainement à rire. Mowgli son dogue, quant à lui, venait de s'endormir sur le sol, près du landau, gardant cependant un oeil en direction de sa maîtresse. Panamee pointa alors l'un des singes du doigt, voulant montrer à son fils ce qu'elle regardait. Ce dernier se dégagea alors de l'épaule de sa mère et commença à reluquer l'allure du macaque. Il se mit immédiatement à pleurer. De toutes ses forces, il planta sa tête dans le creux de l'épaule de sa maman, et la jeune femme fronçant les sourcils se recula légèrement de l'enclos, continuant cependant de regarder les chimpanzés. La deuxième tentative d'Oliver pour regarder les singes fut encore pire que la première, il hurla encore plus fort, pleurnichant à chaudes larmes, elle fut dans l'obligation de se retirer des macaques. La jeune femme retourna alors à la poussette où elle se retrouva nez à nez avec Ned Westwood, un beau brun des lunettes aviators sur le tarin pour couvrir le soleil, et ce fabuleux sourire si marquant. Ne sachant que dire en voyant l'état de son fils, elle le secouait doucement dans ses bras en tentant de l'apaiser, alors qu'elle crispait le visage lorsqu'elle vit son ami.

PANAMEE « Je pense que ta tête ne réjouit pas trop Oliver ... » lança t elle avec ironie. Elle reposa le petit dans son landau, mettant en marche la musique de son hochet tout en lui tendant son doudou en forme de vache, Panamee s'approcha de son voisin pour effectuer un salut amical. Elle le reluqua pendant une seconde avant de tourner de l'oeil en direction des macaques et d'avouer enfin les pleurs de son fils. « D'accord c'est pas toi. Je pense qu'il ne doit pas apprécier ces singes à fesses rouges que tu vois là » annonça la femme en penchant la tête vers l'enclos à singes. Puis, un fin sourire aux lèvres, elle ajouta rapidement « Si tu avais fait pleurer mon fils, tes fesses seraient encore plus rouges, Ned. Crois moi. »
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Message(#) Sujet: Re: Ned | La visite familiale ; avec singes à fesses rouges Dim 25 Oct 2009 - 14:50

La journée avait plutôt mal commencé pour Ned Westwood. Il était sorti du club aux petites heures, les yeux bouffis de fatigue et la nuque bloquée d’être resté assis durant des heures. Maintenant qu’il pouvait se dégourdir les jambes et sentir le vent frais glisser sur son visage blême, il avait l’impression qu’un nouveau souffle de vie lui était donné. Il avait mis du temps à retrouver son véhicule qui, pourtant, était garé non loin du bâtiment. Il avait dû ingurgiter tellement d’alcool qu’il ne se souvenait plus exactement où il l’avait parqué. Il avait donc passé une bonne demi-heure à errer comme un fantôme dans les ruelles avoisinantes. Il avait croisé bon nombre de jeunes désœuvrés occupés à vider leur pauvre estomac malmené dans le caniveau. Il avait souri et avait continué. Ce stade-là, il y avait un bail qu’il l’avait dépassé, à présent, et c’était plutôt triste à dire, il pouvait boire une sacré quantité d’alcool avant d’en arriver à être malade. Un mal traître qui s’était emparé de lui avec le temps. Il ne se considérait pas comme alcoolique, loin de là, ne ressentant pas le besoin urgent de boire s’il n’avait pas eu droit à une goutte pendant plusieurs jours d’affilées. De plus, il ne buvait que lors d’occasions spéciales, en dehors des retrouvailles conviviales (ou pas), il ne touchait pas à la bouteille, préférant se fumer une cigarette de temps en temps. Et puis, il ne voulait pas être ivre au volant, simple déformation du boulot, il avait des responsabilités et les garderait autant qu’il le pouvait. Lorsqu’il avait enfin retrouvé son taxi, il s’y était installé et avait presque aussitôt sombré dans un sommeil sans rêves pour se réveiller en sursaut quatre heures plus tard, quand un agent de la circulation lui faisait signe de libérer la place. Il s’était exécuté et était rentré chez lui, au numéro 1217, Lemon Street.
A vrai dire, Ned ne planifiait jamais ses journées. C’était comme ses courses, il ne savait jamais sur qui il allait tomber, quelle serait la distance qu’il aurait à parcourir et combien il gagnerait sur la journée. Une philosophie qu’il avait adoptée avec le sourire, l’imprévu, il adorait ça, il en avait fait son mode de fonctionnement, aussi, après avoir quitté la maison, fraîchement douché, il alla errer au volant de son éternel véhicule, ignorant de quoi serait faite sa journée.
Il n’avait évidemment pas pensé une seule seconde qu’il passerait un bon moment au zoo local et pourtant, c’est bien ce qui sembla être programmé pour notre taximan ce jour-là…

« Merci beaucoup, m’dame » s’exclama-t-il lorsque la dame âgée lui tendit un billet en lui disant de garder la monnaie.

10 $ de pourboire, c’est pas mal pour une première course. Il ne pouvait dire avoir mérité cette somme, il avait simplement été pareil à lui-même, poli, souriant et un peu trop bavard. Heureusement pour lui, ses clientes (la vieille dame et sa petite fille, âgée de cinq ans trois-quarts (!)) avaient eu l’air d’apprécier. En même temps, il fallait bien le dire, Ned Westwood avait une facilité déconcertante à délier les langues des plus jeunes, faisant preuve d’un humour un peu infantile, lorsqu’il le fallait. Elles s’étaient éloignées, agitant la main dans sa direction et il avait été sur le point de partir lorsqu’il s’était dit que ça faisait une éternité qu’il n’avait pas mis les pieds dans un parc zoologique. Sa décision était prise avant même qu’il ne le réalise. Il n’avait fallut que le temps de trouver une place libre où se parquer et il était dehors, excité comme un gosse. Il avait coupé son portable, histoire de ne pas être importuné par son patron joufflu qui ne manquerait pas de lui gâcher sa joie. Il y avait bien d’autres taxis dans la compagnie, il n’aurait qu’à leur filer ses courses, c’était son problème puisque, au final, c’était lui qui y perdait, c’était ça en moins qu’il se mettait dans la poche.
Il avait abandonné une nouvelle fois son véhicule pour se diriger vers l’entrée du zoo. Il lui vint à l’esprit que s’il croisait la vieille dame et sa petite filles, elles s’imagineraient qu’il les avait suivies alors que ce n’était pas du tout son but. Ned n’avait pas besoin de compagnie pour apprécier une activité.
Pourtant, de la compagnie, il n’allait pas tarder à en avoir, et particulièrement intéressante, qui plus est, comme il se baladait sans but précis sur les sentiers. Il avait vu les girafes, amusé par le long cou et leurs taches brunes ; il avait longé l’enclos aux lions mais il y avait tellement de monde qu’il avait poursuivi sa route sans s’arrêter et continuait son itinéraire « africain » lorsqu’il repéra une silhouette qu’il ne connaissait que trop bien. Il s’arrêta par automatisme, les mains dans les poches tandis qu’il observait le duo familial occupé à observer les singes au popotin étrange. Il ne manqua pas de remarquer l’animal qui semblait s’être couché par dépit aux pieds de sa maîtresse. Le charmant bambin que la jolie maman portait dans ses bras ne tarda pas à gémir puis à pleurnicher, probablement effrayé par le look bizarre des animaux ou bien simplement par fatigue. Après tout, il n’y avait pas plus fatigant que le grand air, selon Ned, habitué aux espaces confinés des salles du club ou de l’habitacle de son taxi. Ned se pinça les lèvres pour ne pas éclater de rire en voyant Oliver dissimuler son visage poupin dans le creux du cou maternel. Une image si attachante et adorable, une image qui l’avait déjà fait craquer bien des fois auparavant, lorsqu’il avait la chance de partager un bout de leur quotidien. Comme il voyait l’enfant s’énerver de plus belle après un second regard en direction des animaux, il s’approcha lentement, avec cet air toujours aussi décontracté et ce n’est que lorsqu’elle se retourna que la jeune maman découvrit sa présence. Le sourire westwoodien s’élargit et il salua poliment son amie d’un hochement de la tête.

« Je pense que ta tête ne réjouit pas Oliver » plaisanta-t-elle, le visage légèrement crispé.

Ned approuva d’un petit rire et la regarda alors qu’elle reposait son garçonnet dans le landau auquel était accroché le dogue. Ce n’est que lorsqu’elle eut offert à Oliver un moyen de se calmer (musique et doudou, effet garanti) qu’elle vint le saluer et lui expliquer qu’il n’avait pas dû apprécier les singes à fesses rouges. Elle ajouta également que s’il avait été le fautif pour les pleurs d’Oliver, il aurait eu les fesses encore plus rouges.
Le taximan éclata de rire et répliqua qu’il comprenait parfaitement la réaction d’Oliver ; les singes n’avaient vraiment pas l’air sympathiques. Quant à la remarque sur la fausse menace de fessée, il répondit, taquin :

« Je pense que ça ne me dérangerait pas, si je l’ai mérité. Les punitions, je connais. »

Il émit un nouveau rire conspirateur et se pencha pour déposer un baiser sur la joue de son amie avant de s’accroupir pour caresser la tête du canidé de Panamee. Il avait toujours été étonné par le calme dont faisait preuve l’animal. Il avait eu un chien, lui aussi, à une époque, et ce dernier était d’une nervosité telle que ses parents avaient cessé de l’exhiber partout. Il se redressa ensuite pour jeter un coup d’œil au bambin apaisé par la musique de son jouet et il s’adressa à lui comme s’il pouvait parfaitement lui répondre :

« Eh bien, pépère, c’est bien mieux quand t’as pas droit au fessier des chimpanzés, hein ? Je te comprends, va, ils n’étaient vraiment pas beaux ! » Il aurait bien fait une plaisanterie mais il s’en garda bien, se disant que c’était peut-être déplacé, aussi se tourna-t-il vers la jeune mère et lui demanda : « Alors quelle est la suite du programme, vous avez déjà mangé ? Tentée par un cornet de glace ?»
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Message(#) Sujet: Re: Ned | La visite familiale ; avec singes à fesses rouges Sam 31 Oct 2009 - 19:44

Passée devant l'enclos des fauves où elle vit un gros chat sortir de sa tanière, il s'en suivit d'une triplée de bébés lionceaux où tous les humains s'exclamèrent sur la beauté des dernières naissances. « Oh » « Ouah » « Sublime ! ». Elle s'était arrêtée un instant pour montrer les gros félins à son fils qui voulut les caresser de ses petites mains, il s'approcha de la cage à lions et contemplait les animaux tournant le long des barrières. Ils étaient fous. Panamee vit alors le soigneur animalier à l'intérieur du parc, un gros sachet de viande fraîche entre les mains d'une dizaine de kilos, sans crainte. Les yeux ronds, elle contemplait cette brave femme faire son travail, son fils dans les bras qu'elle retenait entrain de gigoter, lui qui voulait rentrer dans l'enceinte clôturée. Une admiration pour les chats. Oliver ouvrait et fermait les mains en direction des grands monstres à quatre pattes, voulant les prendre certainement dans ses bras. Secouant la tête de gauche à droite, elle prit son fils dans le bon sens et le regarda droit dans les yeux, blablatant avec lui qu'il ne pouvait guère rentrer à l'intérieur.

PANAMEE « Oliver, les grosses bébêtes ne sont pas des chats comme chez Tante Marie. Ce sont des lions ! » s'exclamait la jeune mère en rigolant, son fils qui zigzaguait entre les lions et les prunelles de sa maman et qui tentait de comprendre ce qu'elle venait de dire.

Ils restèrent tout deux une bonne quinzaine de minutes devant l'enclos. Et s'en détachant, elle poussa la poussette où Mowgli tentait paisiblement de mâcher sa laisse pour s'enfuir du parc zoologique, et arriva enfin devant ces singes à fesses rouges. La jeune mère patienta avant de se retrouver devant le rempart qui séparait les animaux aux êtres humains, son fils fatigué sur l'épaule de sa mère regardait les passants, n'osant détourner la tête devant les bêtes étranges qu'étaient ces singes.

Au moment où sa tête se retrouva nez à nez avec le cri de l'un des macaques, Oliver pleura de toutes ses forces et rangea sa fine bouille dans le creux du cou de sa mère, s'agrippant tout d'un coup aux vêtements de sa maternelle. Elle si fit ainsi remarquer par la plupart des touristes avec leurs appareils photos qu'il fixèrent alors sur la jeune mère et son fils en pleurs. Se sentant piégée, elle fit un petit regard désolé aux alentours et secoua son fils dans l'attente de calmer sa peur, elle continuait de regarder ces singes à peaux rouges en rigolant de l'attitude de son enfant. De petites tapes sur l'arrière train du garçonnet pour alléger les cris du bébé, elle le secouait de haut en bas et bientôt ses hurlements se transformèrent en rire. Les joies de faire l'avion en le secouant de haut en bas, il adorait.

Panamee regarda alors le gros molosse à ses pieds, asséché par la chaleur de la Floride il bavait sur le sol du parc et elle haïssait lorsqu'elle se sentait obligée de le laisser cracher sur le parquet, et heureusement pour elle Mowgli avait au moins compris cette règle à la maison – de temps en temps –. Elle jeta un œil à son fils qui reporta ses petites pupilles sur les chimpanzés et recréant un supplice de rugissements, elle pouffa une nouvelle fois de rire en apercevant au même instant son ami depuis son arrivée à Ocean Grove, Ned Westwood. Il réprima un petit rire à sa contemplation, et posa son fils dans le landau tout en actionnant la berceuse accroché au haut de la poussette. La fine musique se mit alors en route sous un air de vieux dessin animé, et elle put enfin saluer son jeune ami d'un fin sourire, tandis qu'il marqua une pointe de provocation dans son discours.

NED « Je pense que ça ne me dérangerait pas, si je l’ai mérité. Les punitions, je connais. »  avait il ajouté en rigolant, saluant d'un petit baiser sur la joue la jeune femme avant de déranger les cheveux de son fils.
PANAMEE « Peut être mais tu ne connais pas les miennes, garnement. » réprimanda t elle alors que son fils s'endormait dans sa poussette à plate couture. Elle vit Ned grattouiller son dogue – qui pour une fois, montrer preuve de légèreté et de calme – auprès du jeune homme.

S'apprêtant à lui parler, Panamee vit son voisin en pleine discussion avec son bambin et décida alors de l'écouter, penchant la tête en direction de son fils qui riait aux éclats en reconnaissant la bouille brune de Ned.

NED « Eh bien, pépère, c’est bien mieux quand t’as pas droit au fessier des chimpanzés, hein ? Je te comprends, va, ils n’étaient vraiment pas beaux ! », annonça t il en grimaçant face à ces chimpanzés à fesses rouges. « Alors quelle est la suite du programme, vous avez déjà mangé ? Tentée par un cornet de glace ? » Au mot 'cornet de glace' les yeux de la jeune femme prirent l'allure d'un petit enfant de dix ans, elle hocha la tête avec un fin sourire en coin imaginant déjà son parfum sur un cornet deux boules.

Ils s'avancèrent alors en direction d'un stand de glace, son chien marchant au pas – quelquefois plus rapidement que la poussette – avec sa langue pendante, il pataugeait dans les traces d'eau qu'il trouvait sur le chemin. Posant ses pupilles sur le regard de Ned, la jeune mère ne put que réprimander un petit rire en coin avant de prendre la parole comme au bon vieux temps.

PANAMEE « Je ne savais pas que tu n'appréciais pas les singes de style, Ned. » raconta t elle en haussant les épaules avant de reprendre avec beaucoup plus d'ironie. « Moi qui te croyait de leur famille. »
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Message(#) Sujet: Re: Ned | La visite familiale ; avec singes à fesses rouges Mer 11 Nov 2009 - 23:13

En ce qui concernait Ned, la famille restait une donnée sacrée. On aurait pu se poser la question vu le peu de contact qu’il avait avec les siens. Mais ça, c’était une autre histoire. Il avait toujours adoré sa sœur et, encore aujourd’hui, même s’ils s’appelaient rarement, la complicité était la même. Souvent, il lui arrivait de réaliser combien ils lui manquaient. Mais il avait fait son choix de vie et celui-ci impliquait vivre loin d’eux, loin de New York en général. Depuis son départ, il n’avait eu l’occasion de passer du temps avec sa frangine qu’à une ou deux reprises, lorsqu’elle l’avait rejoint pour un week-end lorsqu’il résidait à Chicago, puis à Boston. La dernière fois qu’il l’avait vue en face à face, c’était il y a plus de deux ans. Entre-temps, elle avait apparemment trouvé un petit copain avec lequel elle venait d’emménager, aux dernières nouvelles. Du moins c’est ce que sa dernière lettre annonçait. Quant à ses parents, s’il avait échangé quelques mots sans profondeur avec son paternel, il n’avait plus eu de nouvelles de sa mère qui refusait catégoriquement de lui pardonner depuis qu’il avait abandonné son brillant avenir pour vagabonder aux quatre coins du continent. Elle ne comprendrait peut-être jamais que leurs aspirations n’étaient pas les siennes. Il ne rêvait pas de diriger un bureau réputé, il ne voulait pas passer son temps à étudier des cas jusqu’à s’arracher les cheveux. Des avocats, il y en avait des milliers et tous ses anciens camarades de facs étaient sûrement déjà diplômés à présent. Ils feraient un bien meilleur boulot que lui puisqu’ils étaient motivés, passionnés par leur métier.
Lui, il rêvait d’aventures. Il rêvait de voir le monde et d’évoluer dans un large cercle d’amis. Il ne voulait pas participer à des soirées mondaines à saluer des gens et à feindre la politesse alors que sa seule volonté était celle de retrouver son lit pour s’y laisser tomber et dormir tout habillé. Il voulait pouvoir changer ses plans sans que ça n’embarrasse personne. Comme aujourd’hui, par exemple, où il avait décidé de stopper net sa journée pour faire un tour dans le parc zoologique. Totalement imprévu. Un ravissement pour notre jeune taximan qui avait ainsi eu la grande joie de tomber nez à nez avec Panamee McCawley.
Comment expliquer la relation qui les unissait ? Ned aurait été bien incapable de la qualifier. Il s’agissait d’amitié à n’en pas douter mais le petit être auquel elle avait donné la vie avait quelque peu changé la donne. En effet, Ned était complètement fan du garçonnet qui n’avait pourtant aucun lien de parenté avec lui. Parfois, il avait le sentiment d’être un oncle, il voyait le garnement grandir à vue d’œil et se sentait particulièrement heureux de faire partie de sa vie. Il voulait le voir grandir et avoir, en un certain sens, une place dans son petit monde, quitte à ce que ce ne soit que l’étiquette de « ami de maman ». Il avait toujours adoré les enfants et celui-là avait confirmé cela dès le jour où il les avait rencontrés lui et sa mère. C’était probablement le tempérament bavard de Ned qui était à l’origine de cette relation et il ne s’en féliciterait jamais assez tout comme il ne remercierait jamais assez Panamee de lui laisser un peu d’espace pour la connaître et pour assister à l’évolution d’Oliver.
Lorsqu’il vit la lueur ravie étinceler dans les beaux yeux de Panamee, le cœur de Ned fit un bond et il sourit, ravi à son tour de voir qu’ils étaient une nouvelle fois sur la même longueur d’onde. Cela facilitait grandement leur complicité, il en avait bien conscience.
Ainsi d’accord sur la suite, ils se mirent en marche, se dirigeant côte à côte vers un stand de glaces. Ned marchait avec nonchalance, comme à son habitude, les mains dans les poches. Il avait toujours eu cette attitude particulièrement détachée, ce qui lui avait valu bien des critiques lorsqu’il s’agissait de ses conquêtes. Etrangement, notre jeune chauffeur de taxi était plus avenant avec la petite famille plutôt qu’avec ses petites amies. Ce devait probablement être la raison pour laquelle il avait souvent été largué au cours de ces derniers mois. Mais il ne s’en plaignait pas, il n’avait pas vraiment la tête à ça, surtout depuis qu’il était à Ocean Grove. Entre ses courses et ses nuits d’insomnies, il n’avait pas beaucoup d’énergie à accorder à autre chose.

« Je ne savais pas que tu n’appréciais pas les singes du style, Ned. Moi qui te croyais de leur famille » reprit Panamee au bout de quelques minutes, attirant l’attention du jeune homme qui fronça les sourcils ne comprenant pas immédiatement l’allusion avant de réaliser qu’elle plaisantait. Il afficha une moue faussement boudeuse puis il lui décocha un léger coup de coude en répliquant sur le même ton. « Justement, je trouve la ressemblance trop flagrante, ça me désole de voir que c’est si évident ! »

Il éclata de rire et ne sortit les mains de ses poches que pour farfouiller son jean à la recherche de son portefeuille qu’il sortit d’un geste solennel.

« Alors, qu’est-ce que ce sera pour vous, ma gazelle ? » s’enquit-il, décidant de reprendre le délire des animaux.

Sauf que lui, c’était bien plus flatteur que la comparaison qu’elle avait faite. Heureusement, Ned Westwood avait l’humour facile et il appréciait ce genre de conversation légère. C’était toute la magie de leur relation.
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Ned | La visite familiale ; avec singes à fesses rouges

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