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 not all those who wander are lost. 一 connor

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for the ones who dream of stranger worlds.

Reggie Horsfall

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name : olivia (carolcorps)
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Message· · Sujet: not all those who wander are lost. 一 connor not all those who wander are lost. 一 connor EmptyVen 12 Oct 2018 - 16:24



limitless and immortal,
the waters are the beginning and end
of all things on earth.
(heinrich zimmer)
-------------------------------
@Connor Siringo

Assit sur les marches de son perron, une tasse de café à la main, Reggie se laissait bercer par le va et vient des vagues. Le regard rivé vers le sable humide que l’Océan venait lécher à intervalle presque régulier. Le soleil se levait à peine, la plage était déserte et un instant, il eut cette sensation si familière, la même qui l’avait toujours accompagné lorsqu’il était sur son bateau. Cette plénitude, ce bien être qui n’avait, jusqu’à lors, jamais trouvé son équivalence. Quelque soit le bonheur qu’il trouvait auprès des siens et quelque soit l’incompréhension que cela pouvait susciter. Reggie était un loup solitaire, un rêveur et un aventurier. D’aussi loin qu’il lui était donné de s’en souvenir, le pêcheur avait été attiré par cette immensité bleu, les secrets qu’elle recèle, ce côté sauvage et indomptable. Il aimait ne pas la comprendre, ne pas pouvoir la maitriser et prendre chaque jour un risque à l’affronter à bord d’une piètre embarcation pour un élément si dévastateur. Mais il aimait cette fougue et ce mystère qui l’entourait, être soumit à ses humeurs. Être accepté puis rejeté avec violence, ballotté aux creux d’un orage. Appréhender la morsure glacée des vagues qui viendraient le chercher pour l’entraîner dans les profondeurs. Ô il avait eut affaire à quelques orages et quelques difficultés techniques en mer, mais il s’en était toujours relevé indemne ou presque. Sans trop savoir pourquoi, cette belle étendue bleu l’avait toujours accueillit. Quoique capricieuse, presque jalouse lorsqu’il s’absentait trop longtemps pour s’amarrer à un port. Gracieusement elle lui offrait de quoi vivre et se nourrir dignement. Comme un cadeau qu’il ne prenait pas à la légère. Il s’était toujours estimé chanceux le pêcheur, chanceux de vivre ce rêve de gosse, de vivre ce qu’il avait toujours voulu. Enfant, il pouvait rêvasser des heures aux pays qu’il voudrait visiter, aux voyages qu’il ferait. Son premier périple il l’avait décidé à l’âge de dix ans. Assit devant le vieux globe terrestre de son père, il avait consigné dans un journal le premier voyage qu’il comptait entreprendre. Dès lors, il n’eut de cesse de bosser d’arrache pieds pour en voir un jour la concrétisation. De vides greniers à des stands de limonades en passant par du baby-sitting et des pelouses à tondre. Dès son plus jeune âge Reggie avait su ce qu’il voulait et s’était donné les moyens de l’obtenir. Ce n’était pas un garçon très attentif à l’école, il préférait rêvasser et ne s’intéressait qu’à ce qui pourrait être utile pour l’apprentissage de la navigation. Ce rêve lui avait permit d’outre-passer des étapes difficiles de sa vie, de surmonter épreuves et déceptions. L’appel de l’Océan fut toujours le plus fort et pendant des années il avait plongé en plein dedans. Il serait présomptueux que de prétendre que tout était parfait, mais au delà de toutes ces espérances, le pêcheur avait eu l’occasion pendant plusieurs années de rendre fier le garçonnet, plein d’étoiles dans les yeux, qui rêvait depuis les plages de Miami. Aujourd’hui, les choses étaient différentes, sa vie de sédentaire lui apportait peut être bien plus que ce qu’il ne se serait permit de l’imaginer. Mais c’était toujours le coeur emplit de regrets qu’il regardait l’étendue d’eau qui courrait à perte de vue. Alors il s’asseyait là, à l’abri des regards, alors que la ville dormait encore ou presque, seul avec une vieille amie. Une amie dont l’étreinte l’attirait encore et encore en dépit des années, en dépit de son bonheur actuel. Une ex amante jalouse qui n’aura de cesse de l’attirer dans ses filets. Ce tête à tête fut pourtant troublé par la présence d’un jeune homme à quelques mètres. L’espace d’un instant il eut la sensation de reconnaître cette silhouette, le jeune homme lui semblait cruellement familier. Mais un simple mouvement de tête en sa direction remit les choses en place, ainsi que la vague de souvenirs qui s’étaient déversés sous ses yeux, dans cette petite boite soigneusement fermée dans un coin de sa tête. Le genre qu’il ne s’hasardait pas à ouvrir, préférant omettre ce qu’il ne pourrait effacer ni rectifier. Toutefois, son regard était inexorablement attiré vers lui. Il repose sa tasse à côté de lui, les yeux rivés vers cette silhouette si familière et si étrangère à la fois. Curieux de comprendre son hésitation à approcher de l’eau, comme s’il pouvait sentir son appréhension. Les muscles tendus, la mâchoire crispée, il reste alerte, méfiant. Intimement convaincu que quelque chose n’allait pas.

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Connor Siringo

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Message· · Sujet: Re: not all those who wander are lost. 一 connor not all those who wander are lost. 一 connor EmptySam 10 Nov 2018 - 17:39

Premières lueurs du jour. Il inspira, expira. Le froid lui picotait les joues. Il tira la langue, explora ses lèvres gercées, s’étira. Autour de lui, la maison dormait. Il écoutait les souffles. Paisibles. Réguliers. Il aurait pu croire que c’était pareil au-dehors, mais il savait qu’au premier pas posé en-dehors de la maison, la ville le giflerait de son brouhaha. Il y aurait de la fumée, des cris, des odeurs qu’il n’aimait pas et qui le prendraient à la gorge. Alors il allait s’échapper, et personne ne pouvait l’en empêcher. A pas de loup - il aurait ri en entendant l’expression, car des loups, il en avait entendu, et ils n’avaient rien de discret, surtout les louveteaux, ces gros patauds au ventre tendu qui piaillaient dès qu’ils en avaient l’occasion - il descendit, évitant de faire craquer les planches de l’escalier en se plaçant aux endroits stratégiques qu’il avait repérés et marqués d’une croix mentale. Toujours silencieusement, il se glissa dans la cuisine et fureta un peu partout avant de trouver un sachet de noix dans lequel il piocha, se sentant vaguement coupable - Crystal lui avait expressément défendu de manger tout seul.
Mais Crystal ne le saurait pas, non ?
Il serait de retour bien vite. Personne ne remarquerait son absence.
Il sortit de la maison par derrière. Dans le fond du jardin, il sentit la présence du raton-laveur, qu’il entendait renifler. Il prit une noix qu’il n’avait pas encore mangé et la lança en direction de l’animal, qui sortit de sa cachette et bondit pour croquer dans le fruit à coque.
Connor sourit.
Il aimait bien le raton-laveur, sa fourrure toute douce, son odeur de terre et d’animal.
La montagne lui manquait.
Il avait bien pensé y retourner, oui, il y avait bien réfléchi, et puis quand il s’était décidé, son coeur s’était dégonflé tout à coup. Il avait pensé aux petits frères et aux petits soeurs. A Crystal. A Max. A Orlando. Puis à son raton-laveur. L’idée de les quitter froissait quelque chose en lui, il ne savait pas trop quoi, ça lui brouillait le ventre et lui serrait le coeur, et il n’aimait pas ça. Alors il restait.
Ca ne voulait pas dire qu’il ne pouvait pas se promener comme bon lui semblait, pourtant. Il aimait bien explorer. Découvrir. Fureter, en silence, en secret, derrière les maisons, dans les rues, tenter de deviner ce qui se passait derrière les murs, tenter de comprendre pourquoi on érigeait des murs et des palissades, ce qu’il y avait à cacher, là, derrière…
Il marcha, et puis il marcha encore, et puis encore un peu. Et bientôt, ses pieds rencontrèrent le sable.
Il frissonna, pas parce que c’était l’aube, mais parce que c’était la première fois qu’il revenait là depuis…
Depuis son arrivée à Windmont.
Depuis que la mère était partie.
Ici. Pile-poil à cet endroit-là.
Il était curieux, soudain. Un peu effrayé, oui, mais il avait pris le pli de cette habitude à Windmont. Maintenant, il était curieux. Qu’est-ce qui avait bien pu pousser la mère à lui réclamer l’océan avant qu’elle ne parte ? Doucement, il trottina jusqu’à l’eau. Il s’accroupit, effleura le sable humide, porta un doigt à sa bouche.
Ugh ! C’était salé ! Et ça piquait !
Lui, il n’aimait que l’eau douce et cristalline de la montagne.
Le soleil se levait, doucement. Il se reflétait sur l’océan, et tout à coup, l’eau s’illumina d’un million de lucioles. Connor ouvrit la bouche mais rien n’en sortit.
C’était juste beau.
Il commençait à comprendre.
Il ôta ses chaussures, puis ses chaussettes, puis son pantalon. Il fut tenté d’enlever son dernier sous-vêtement mais se rappela de ce qui s’était passé quand il l’avait fait devant Crystal, et choisit de le garder sur lui. Il enleva son pull, et puis aussi son tee-shirt.
Il ne réfléchit pas vraiment. C’était la chose naturelle à faire.
Et puis, il savait nager. Dans les étangs et les mares. Ce n’était pas la première fois.
Il frissonna quand l’eau effleura ses pieds puis ses chevilles, mais il tint bon. Il avait l’habitude. Il serra les dents et laissa l’eau atteindre ses genoux, puis ses hanches, et bientôt, il flotta, dans l’immense étendue salée.
Il faisait froid, très froid, et puis, bizarrement, ça bougeait, plus que dans un lac. Il y avait des vagues, de grosses vagues. Le sel lui brûlait les yeux comme des larmes, et il mit quelques minutes à comprendre qu’il pleurait.
La mère était partie.
Elle l’avait laissé ici, à Windmont, où il avait tout le temps peur, tout le temps froid. Un froid intérieur, dans son coeur.
Il n’entendit que le bruit du bateau à moteur, qui, au loin, générait la vague qu’il ne vit pas venir. En quelques secondes, il se retrouva submergé et il ouvrit en grand la bouche, l’eau s’engouffrant comme s’il la buvait et bientôt, il sentit ses poumons le brûler et il se mit à battre frénétiquement des bras, des jambes, n’importe quoi.
A l’aide. A l’aide.
Il avait peur, horriblement peur. Jamais, avant, il ne s’était noyé.

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Message· · Sujet: Re: not all those who wander are lost. 一 connor not all those who wander are lost. 一 connor EmptySam 16 Mar 2019 - 15:59

Ses prunelles rivées vers le jeune homme, il ne pouvait s’en détacher, comme inexorablement attiré par cette vision tout droit sorti de ses souvenirs. Il cligna des yeux à mainte reprises, s’assurant ainsi qu’il n’était pas entrain de somnoler sur cette marche en bois. Mais cette silhouette comme un mirage était une porte ouverte sur son passé. Cruellement, la carrure de cet inconnu lui rappelait les frêles épaules se dessinant peu à peu après plusieurs mois d’un dur labeur, après un apprentissage intensif auréolé d’un sourire confiant et d’un regard brillant d’un enfant découvrant le monde. L’innocence d’un compagnon de voyage qui s’était montré assez rusé et roublard pour convaincre ce vieux grincheux qu’il aurait besoin de main d’oeuvre. Que ses muscles saillants ne suffiraient pas en haute mer, pas plus que dans ses périples dans les profondeurs. Que les risques qu’il prenait paraîtraient moins dangereux à deux, qu’une victoire savourée serait plus douce si elle était partagée. Il avait des arguments à la pelle, un culot à en faire pâlir un bon chrétien, et un petit sourire espiègle dont il usait et abusait pour les sortir tout les deux de situations inextricables. Jusque là, Reggie avait négligé les bien faits d’une compagnie quelle qu’elle soit. Pourtant sa famille lui manquait terriblement. Il passait un temps considérable à tenter d’appréhender une technologie barbare pour cet homme qui arborait tout ce qui pouvait représenter un peu trop le progrès. Un vieillard dans le corps d’un jeune homme prétendant se complaire dans sa solitude. Et pourtant, il était là, assit sur son perron, une tasse de café à la main, serein de cette vie de sédentaire dont il n’aurait jamais cru vouloir un jour. Bien que ses pensées divaguent et se perdent, s’heurtent à un mur qu’il s’était employé à solidifier avec les années se fissurant pourtant de plus en plus. Son regard s’éternisant sur le jeune homme qui avait une idée en tête. Ce n’était pas le premier à tenter une petite baignade à une heure si matinale, lui le premier adorait avoir ce luxe là en habitant au bord de l’eau. Un plaisir dont il ne s’était jamais privé, à Miami en pleine mer ou accosté à n’importe quel port. Il aimait ces têtes à têtes avec sa vieille amie. Ce vieux loubard des mers ne pouvait envisager sa vie sans braver les humeurs changeantes de cet élément si imprévisible. S’il était aujourd’hui heureux dans cette vie simple et somme toute ordinaire. S’il avait raccroché et abandonné ses chasses aux trésors, il restait un fervent amoureux de l’Océan et ne connaissait que trop bien ses attraits hypnotisants. Raison pour laquelle il ne s’inquiéta pas immédiatement du comportement du jeune homme. Sans pour autant le lâcher du regard, toujours sur le qui-vive bien malgré lui. Pourtant petit à petit, le marin fini par trouver son comportement étrange se ravisant sur la situation. Quelque chose clochait, il pouvait le sentir. Sa façon de l’observer à la fois hésitant et fasciné. S’il comprenait ce sentiment, quelque chose dans sa façon de se mouvoir l’inquiétait. Puis il le vit s’apprêter à se baigner et sans réellement savoir pourquoi Reggie sentit ses muscles se contracter, soudain en alerte il posa sa tasse à côté de lui, se leva et fixa son regard sur lui, dans l’expectative du moindre danger. Mais il entrait avec trop de détermination malgré la fraicheur matinale, trop confiant en dépit des multiples remous des vagues. Machinalement, le pêcheur s’était vu descendre les marches de son perron, plongeant ses pieds nus dans un sable encore frais et humide d’une nuit d’octobre. Avançant calmement vers lui, l’observant s’enfoncer petit à petit. Il l’avait vu, il avait vu cette vague qui allait le heurter de plein fouet. Les poings serrés, il attendit quelques secondes de le voir remonter à la surface, recrachant un peu d’eau comme un nageur aguerri pour reprendre le cours de ses occupations. Au lieu de cela, il vit des bras s’agiter et sa tête remonter et couler aussi vite que ses bras continuaient de battre à la surface de l’eau. Le pêcheur se précipita alors dans l’eau, sans plus attendre et à grandes enjambés, il brava les remous et les morsures de cette mer glacée. Il plongea ainsi au creux d’une vague, lui permettant de mieux repérer le jeune homme, le voyant à quelques mètres, tenter de remonter et paniquer ne parvenant à y parvenir. Reggie fila vers lui le plus rapidement possible, attrapant l’inconnu qui commençait alors à perdre connaissance. L’attrapant par les hanches, il le remonta d’abord à la surface avant d’en faire autant et passa son bras autour de ses épaules, le tenant toujours aussi fermement tout en battant des jambes et s’aidant du bras qui était encore libre pour avancer vers le rivage. Ses poumons retrouvant ainsi de l’oxygène, le jeune homme reprit conscience alors qu’ils approchaient du bord, toussant et crachant en regardant autour de lui, confus et perdus. Une fois à terre, le pêcheur l’aida à s’assoir dans le sable et vint en faire autant. « Ça va aller, respirez calmement. » lui conseilla-t-il tout en donna de légères tapes dans son dos l’aidant ainsi à tousser et vider ses poumons de l’eau ingurgitée. « Ce n’est plus vraiment la période pour un bain aussi matinal. Qu’est-ce qui vous ai passé par la tête? » demanda-t-il un brin taquin. Pourtant la situation aurait pu s’avérer plus grave. La plage était quasiment déserte, à peine deux ou trois badauds qui avaient porté attention à la scène d’un air discret et n’avaient dégainés leur téléphone portable qu’une fois les deux hommes sur le sable. «Bougez pas de là, je reviens! » en quelques enjambés rapide, le pêcheur rejoignit sa maison qui n’étaient qu’à quelques mètres, posant une couverture sur ses épaules et en récupérant une seconde pour l’inconnu. Il le rejoignit très vite, rassuré de voir qu’il n’avait pas eu l’idée de s’éclipser ni de retenter l’expérience. Sans ajouter le moindre mot, Reggie se contenta de poser ladite couverture sur ses épaules et s’assoir à ses côtés calmement. « Vous allez bien? » s’enquit-il enfin, voyant le jeune homme aussi perdu qu’effrayé.

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