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 I need you right now, so don't let me down (wes)

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I write sins not tragedies.

Filip Storberget

messages : 543
name : nepenthès
face + © : henrik holm © livia
multinicks : jude - garett - charlotte - ellie - naaji
points : 349
age : 22.
♡ status : as single as a dollar and not looking for change.
work : student in marine biology. waiter.
home : flat in pioneer oak with leslie.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : ●●●● - (s1 : wes ; georgie ; céleste) (s2 : elvis ; tomas)

Message· · Sujet: I need you right now, so don't let me down (wes) Dim 14 Oct - 17:25


29 september 2018 - portland
Crashing, hit a wall, right now I need a miracle
Hurry up now, I need a miracle, stranded, reaching out
I think I'm losing my mind now. It's in my head, darling I hope
That you'll be here, when I need you the most

@Wes Byrnes


Filip Storberget n’avait jamais été connu et reconnu pour sa ponctualité, bien au contraire. Vous voyez ces gens qui courent dans les couloirs du métro, sur les quais de la gare ou dans les terminaux d’aéroport ? Le norvégien fait partie de ces personnes au grand désespoir de son entourage. De telle sorte que ses proches, familles ou amis, avaient développé l’habitude de lui indiquer l’heure à laquelle il devait arriver une demi-heure voire une heure plus tôt par rapport à celle à laquelle il devait effectivement être présent. Cela leur avait joué des tours, dont une mémorable fête d’anniversaire surprise où il était arrivé pile à l’heure, avant même certains invités, contraignant sa mère à lui prodiguer un stratagème à titre de brocolis à aller acheter en toute urgence et immédiatement. Mais de manière globale, cette stratégie avait fait ses preuves. Malheureusement, Xander n’était pas suffisamment proche du jeune homme pour avoir procédé de cette manière avec lui. Si l’on rajoutait en plus le fait qu’il ne fallait, ô grand jamais, arrivé à l’heure à une fête sous peine d’embarrasser l’hôte qui de toute manière était rarement en état de recevoir à l’heure indiquée, c’est vers un bon 23 heures que la personnalité solaire et sociable de Pip pénétra dans la maison de famille assaillie pour l’occasion d’étudiants sous la bénédiction, et sans doute grande naïveté, des parents de Xander. Il se fit immédiatement alpagué, mettant un temps infini pour se rendre au bar improvisé dès lors qu’il était arrêté tous les 3 pas ou qu’il s’arrêtait de lui-même régulièrement afin de prendre dans ses bras tel camarade de classe, tel ami du lycée qu’il n’avait pas vu depuis longtemps, quelle relation d’un soir qui avait accepté ce statut unique de leur histoire. Parvenu enfin au bar, il constata à sa grande déception que ce dernier avait été dévalisé et qu’il ne restait plus que des alcools forts. Cela ne lui faisait pas peur mais il préférait commencer en douceur. Il attrapa une poignée de chips qu’il enfourna dans sa bouche avant de se retourner et de tomber directement sur l’hôte de la soirée. « Hey Xander ! » « Pip ! Content que tu ais pu venir ! Ca va ? » « Nickel chrome. Et toi ? Pas trop de dégâts pour le moment ? » « Pas encore, non. Dis, je voulais te demander à propos de Jezabel… » Il ne lui laissa pas terminer sa phrase et posa une main sur son épaule, l’interrompant avec un sourire amusé qui atteignit ses yeux : « Très imaginative et partante pour tout. Tu devrais définitivement foncer. » Xander rit doucement et lui présentait son poing afin qu’il tape contre ce dernier. « Tu m’en diras des nouvelles. » « Je suis un gentleman, moi ! » « Ouais, bien sûr. » Il lui adressa un clin d’œil avant de l’interpeller à nouveau. « T'as pas vu Wes ? Wes Byrnes ? » « Nan, je pense pas. » Il espérait sincèrement qu'il ne l'avait pas laissé tomber mais curieusement, il lui faisait confiance. Il lui avait dit qu'il serait là, il allait être là. Son pied tapota le sol, nerveusement, alors qu'il reposait ses mains dans les poches arrières de son jean usés dans une position se voulant relax. « Ok. Il reste des bières ? » « T’en as encore au frigo. » « Merci ! » Un peu d'alcool lui ferait du bien pour retirer cette nervosité qui rendait moites ses mains.

Il se rendit dans la cuisine afin d’en saisir une et de laisser le liquide amer couler le long de sa gorge, s’installant contre le plan de travail tout en saisissant son portable qui venait de vibrer. Il pianota nerveusement sur ce denier et jeta un coup d’œil alentours avant de le ranger dans sa poche et de réinstaller un masque affable sur son visage. Un masque qui n’était un faux-semblant d’habitude. Rien ne l'atteignait. Il ne connaissait pas le stress, que ce soit celui du premier rendez-vous (de toute manière vu son opinion sur la question, il n'y en avait jamais) ni celui des examens ou d'une échéance quelqu'un. Rien ne l'affolait. Sauf qu’aujourd’hui et depuis quelques jours, Pip n’était pas serein. Il s’agitait, son regard se faisait fuyant et dès qu’une sirène résonnait, ce qui arrivait régulièrement, son cœur battait la chamade et il s’imaginait les pires scénarios. Un œil expert aurait pu immédiatement voir qu’il ne se portait pas aussi bien qu’il ne le laissait paraître. Heureusement pour lui, les yeux les plus experts étaient éloignés par deux continents et un océan. Il entreprit de s’intégrer à la conversation en cours sur les performances de l’équipe de baseball de la ville en fonction des premiers matchs en ce début d’année. Néanmoins, il ne pouvait s’empêchait de promener son regard sur la foule alentours, cherchant la silhouette de Wes qui était l’une des raisons principales de sa venue. Si ce n’est la véritable raison. La fête proposée par Xander était l’occasion rêvée de le voir et une raison valable et ingénue pour ce faire. Sans doute, il aurait pu le proposer de boire un café ensemble avant les cours ou de boire un verre après ces derniers. Ils avaient fini par devenir amis après tout en dépit de la particularité de leur rencontre. Cependant, d’une part, ils ne suivaient pas le même cursus et les difficultés d’agenda s’en suivaient nécessairement ; d’autre part, il n’avait pas envie de créer un évènement autour de ça, il préférait évoquer la question de manière détournée. Cela n’empêchait cependant pas le jeune norvégien de ne se préoccuper ni de la musique, ni de la tiédeur de sa bière qui manifestement venait seulement d’être mise au frais, ni des conversations environnantes pour ne reporter son attention que sur la recherche du visage ami. Visage qu’il ne détectait pas : on n’avait pas idée d’être aussi petit pour se confondre dans la foule. Une demi-heure, une heure peut être passa pour que finalement, n’apparaisse dans l’entrebâillement de la porte l’objet de ses pensées. Dès qu’il eut capté le regard de Wes, il lui adressa un large sourire et eut l’impression qu’il pouvait reprendre sa respiration, n’ayant pas même remarqué qu’elle avait été hardue et difficile auparavant. « Hey… »

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no masters or kings when the ritual begins. there is no sweeter innocence than our gentle sin in the madness and soil of that sad earthly scene. only then I am human, only then I am clean. Amen.
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just a lost boy not ready to be found.

Wes Byrnes

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name : marido @ castiells.
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work : architect student, he also gives some help @rock creek ranch..
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Message· · Sujet: Re: I need you right now, so don't let me down (wes) Lun 19 Nov - 21:45

Il détestait les soirées, et honorait très rarement les invitations néanmoins nombreuses de ses camarades, qui, avec le temps, avaient fini par se lasser de cette aversion incompréhensible propre au garçon. Dans un haussement d’épaules, il se débarrassait allègrement de ces convenances sociales, et retournait à sa sempiternelle solitude empreinte d’une morosité exemplaire. Si il tenait tant à esquiver les fêtes, c’était parce qu’elles lui rappelaient des bribes lointaines, qu’il eut mieux fait d’oublier plutôt que de ressasser à tout va. Boire de l’alcool jusqu’à en perdre raison, se trémousser sur une musique à la mode pour attirer l’attention de celui ou celle qu’on désirait en secret, embrasser la première personne à sa portée, tout ça n’avait jamais été exercice agréable pour le jeune Byrnes. Il n’avait fait que suivre les autres, se fondre dans la masse en espérant intimement qu’on lui ficherait la paix le plus longtemps possible. Les années avaient fini par passer, longues et douloureuses, sujettes à bien des bouleversements, reléguant ces aprioris qu’on ne souhaitait plus voir dans un coin de la tête. Désormais, ses sorties se faisaient sporadiques, quand elles n’étaient pas inexistantes certains mois. Il ne sortait pas ou très peu, rencontrait tantôt des amis, allait au cinéma mais préférait de loin gamberger chez lui en écoutant de la musique jusque tard dans la nuit, le nez enfoui dans des livres scolaires où les lignes dansaient d’une valse incongrue. Telle était son existence, à l’exact opposé, de ce qu’on attendait probablement de quelqu’un de son âge. Mais il n’avait jamais été particulièrement démonstratif ou prompt à s’éterniser en divertissements divers. Il rencontrait tantôt des amis, allait au cinéma quand l’affiche était plaisante, mais préférait de loin gamberger chez lui en écoutant de la musique jusque tard dans la nuit, le nez enfoui dans des livres scolaires où les lignes s’entremêlaient. Et puis, Felix - qui ne s’appelait pas vraiment Felix – poussé par un coup audacieux du destin - était arrivé dans sa vie comme un ouragan, transformant sa routine moribonde en quelque chose de plus folâtre. À ses côtés, le caractère de Wes s’était adouci au gré de leurs rencontres répétées, à l’instar de cette mine revêche se parant d’une aura douce et sincère. En sa compagnie, il avait découvert des plaisirs inégalables – il y avait certes le sexe mais également tous ces à-côtés qui le rendaient extatiques -, faisant de son quotidien un renouveau permanent. Exactement ce dont il avait besoin pour repartir du bon pied, et enfin accepter qui il était. Or ce soir, il aurait sans nul doute préféré se retrouver entre les bras de celui qu’il considérait présomptueusement comme son petit ami, plutôt que d’aller chez Xander, à qui il n’avait pas adressé la parole depuis un bon moment. Il avait bien tenté de convaincre Felix de l’accompagner, mais ce dernier avait été catégorique en la matière, il ne viendrait pas. Une histoire de messages interposés, donnant lieu à un accrochage entre des caractères opposés : le sien et celui de Filip. C’était d’ailleurs pour celui-ci que Wes faisait le déplacement, n’ayant toutefois pas vraiment le choix. Il était redevable envers l’étudiant, alors il se devait d’agir en contrepartie.

En retard, à cause d’une corvée à terminer, il débarqua sur place, à l’heure où tous étaient à moitié éméchés à en juger par les odeurs acides de relents d’alcool et les visages ahuris. Précisément, tout ce qu’il adorait en pareil occasion. Il se faufila à l’intérieur, et scanna la foule à la recherche de son camarade, en vain. On le bouscula à mainte reprises, le faisant pester d’agacement, jusqu’à ce qu’il s’éloigne vers une zone d’apparence plus calme, où un bar improvisé s’était monté. Wes récupéra une bière, et jeta un coup d’œil à son téléphone en s’éloignant. A l’exception d’un message de Felix, le priant de ne pas s’attarder longtemps car il avait faim, associé à une ribambelle de smileys plus ou moins explicites, il n’y avait aucune trace de Filip. Répondant au garçon dans l’ombre d’un sourire amusé, il changea de pièce, et poussa une porte du bout de son pied. Un couple visiblement ivre tachait vaguement de danser sur un fond inaudible de guitare et de batterie tapageuse. Derrière eux, se tenait Pip, l’air paumé ou défoncé, il n’aurait pu le dire avec exactitude. Il le rejoignit en prenant une gorgée du liquide maintenant chaud à cause de l’atmosphère étouffante. « Salut. » La bouche se plissa d’une mimique de circonstance, et il le toisa de haut en bas, pour deviner ses plans, ou ce qui justifia son appel au secours. Dans quel pétrin s’était-il fichu ? Et de quelle façon pouvait-il lui rendre service ? Il eut un soupir énervé à cause des deux écervelés qui ne faisaient que s’époumoner dans des élucubrations grotesques, et tâcha de se faire entendre. « Ca va ? T’as l’air claqué. » C’était un euphémisme, quand son interlocuteur paraissait manquer de sommeil pour une décennie entière. Tout dans son comportement trahissait un problème, qu’il n’allait surement pas tarder à connaitre. « Qu’est ce qui t’arrive ? J’ai cru comprendre que c’était assez urgent… » Si il était pressé de savoir le fin mot de l’histoire, il pressentait qu'il n'en apprécierait pas le contenu, qui à coup sûr, allait le plonger jusqu’au cou dans les ennuis.

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Message· · Sujet: Re: I need you right now, so don't let me down (wes) Dim 16 Déc - 15:54

Lorsqu’il fallait décrire le jeune norvégien, un qualitatif revenait tout le temps, ou à tout le moins : solaire. Quant bien même s’il s’était retrouvé dans un univers parallèle où un certain sorcier à lunettes devait défendre le monde contre un sorcier sans nez – et donc sans lunettes parce que c’est compliqué de les faire tenir sans orifice nasale – il aurait été placé sans le moindre doute dans la maison des Serpentards, il n’en demeurait pas moins qu’il était toujours d’humeur égale et joyeuse, tentant de retirer le positif de chaque situation, d’apprécier chaque instant que la vie lui offrait parce qu’il savait sans doute plus que tout autre combien cette dernière était précieuse et fragile à la fois. Ce soir, cependant, le soleil était éteint et malgré les apparences joyeuses qu’il parvenait à offrir à son entourage, il était facile de lire en lui et de voir combien le sourire qui illuminait son visage était à glacer le sang, combien ses yeux d’habitude si pétillants et plein de vie s’agitaient en tout sens, comme craignant qu’on vienne le saisir par surprise pour l’emmener dans les bas fonds américains, combien sa voix grave comprenait un manque d’assurance qui ne le caractérisait clairement pas. Mais pour s’en rendre compte, il fallait soit le connaître par cœur, soit lui accorder une attention un peu plus ciblée que celle des salutations d’usage où on attendait que l’autre réponde que tout allait bien à la question de savoir comment l’on se portait. Wes était loin, très loin de le connaître par cœur, mais le jeune étudiant partait avec une longueur d’avance par rapport aux autres participants de cette fête qui, pour une fois, n’était qu’un prétexte de rencontre. Pas sous les meilleurs auspices. Il ne put s’empêcher de rire doucement devant l’honnêteté franche et libre du jeune homme qu’il avait presque supplié de voir. Le norvégien hocha lentement la tête, un semblant d’amusement parvenant à tracer son petit chemin dans son cœur rongé par l’inquiétude. « Ah Morosius… Toujours les bons mots pour séduire son prochain. Quel flirt! Cela en deviendrait presque gênant si des adultes t’entendaient… » plaisanta-t-il en posant une main sur son épaule, oubliant volontairement le fait qu’ils étaient eux même des adultes sur le papier et que c’était justement bien le souci. Il lui adressa un léger clin d’œil avant de lui proposer une bière avant de relever qu’il en avait déjà une entre les mains. De son côté, l’européen en reprit une dont il engloutit la moitié en une seule et même lampée. Etait-ce la soif ou le stress ? Sans doute un peu des deux avec une légère préférence pour le second sans le moindre doute.

Il jeta un coup d’œil nerveux autour d’eux, persuadé que les jeunes gens présents dans la cuisine ne perdaient pas une miette de ce qu’ils se disaient. « Ouais, j’avais envie de te voir. » mentit-il à moitié, répondant suffisamment fort pour que les oreilles attentives comprennent mal leurs échanges. Il se redressa et entoura l’étudiant de ses bras, jouant le jeu de la séduction, un jeu qu’il connaissait par cœur. Si son attitude et son corps laissaient à supposer un rapprochement charnel, les yeux que Pip plongea dans ceux de son interlocuteur laissaient à voir sa véritable pensée. « Ca fait un peu trop longtemps que je n’ai pas … » Il lui adressa un signe de tête, pour voir s’il avait compris, et se pencha pour murmurer à son oreille sans le moindre doute des propos salaces selon les autres : « Suis-moi. J’ai pas envie que la moitié étudiante de Windmont soit au courant. » Il se redressa, joua de ses sourcils avant de sortir par la porte arrière sans prêter la moindre attention aux autres. Comme il le ferait en temps normal. Parvenu à l’extérieur, il ferma les yeux quelques instants, appréciant l’air frais lui caresser le visage avant de rouvrir les yeux sur le ciel étoilé qui aurait pu être rassurant si Pip ne constatait pas combien il était différent de celui qu’il voyait dans son pays natal. C’était pourtant le même mais il se présentait différemment et cette pensée, idiote, superflue, anodine, le terrifiait. Il poussa un profond soupir et s’installa sur le banc au fond du jardin, loin des bruits de la fête et des oreilles indiscrètes. Il attendit que Wes le rejoigne, s’allumant un joint qu’il devrait certainement ne pas fumer. Mais il était bien trop stressé pour abandonner peut être ces derniers instants de liberté. Il prit une bouffée et laissa la drogue douce faire son effet envahissant son corps en entier, le parcourant de légers frissons qui, s’ils ne le détendirent pas entièrement, eurent le mérite de l’apaiser un peu. Il proposa une taffe au jeune homme qui, finalement, avait accepté de le rejoindre. « Merci d’être venu. J’apprécie vraiment Wes. » Il aurait pu dire non, après tout il n’était pas ami. Pas vraiment du moins, même si Pip l’appréciait. Ils étaient clairement différents l’un de l’autre et guère de points communs si ce n’est quelques cours par ci par là. Mais ce qui les liait plus était invisible aux yeux et au su de tous. Mieux valait cela. D’autant plus ce qu’il s’apprêtait à lui demander. « J’suis dans la merde. J’ai vraiment besoin de ton aide. » finit-il par lâcher nerveusement après avoir jeté un dernier coup d’œil autour d’eux. Il grimaça. « T’es le seul à pouvoir m’aider. » Il avait bien envisagé d’autres personnes. Il avait même commencé à explorer d’autres pistes mais la plus sûre serait incontestablement celle de Byrnes. Et s’il y avait bien quelque chose sur laquelle il ne pouvait pas se planter. C’était celle-là.

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Message· · Sujet: Re: I need you right now, so don't let me down (wes) Lun 25 Fév - 19:49

L’atmosphère étouffante de la soirée commençait à lui taper sur le système, et il n’était là que depuis cinq minutes montre en main. Ce n’était plus de son âge même si ça ne l’avait guère été non plus autrefois. Il se foutait pas mal d’avoir des habitudes de vieux, ou de préférer mater un film avachi dans son canapé, au détriment de fêtes où l’alcool coulait à flot. Il ne s’était jamais soucié d’être à la mode ou de plaire aux autres ; son seul tort avait été de mimer le comportement de sa bande de potes dans le but de noyer un secret où personne ne viendrait le trouver. Mais c’était fini tout ça, c’était du passé. À présent, il traçait sa route tout seul sans rien ne demander à personne. Sauf que là, on était venu explicitement le chercher dans sa zone de confort, et il n’avait pas eu de choix, sinon celui d’accepter, car il était redevable. Avec un peu de chance, la tractation finirait rapidement et il serait bientôt chez lui se blottir dans les bras de son petit ami. Sur cette pensée heureuse, qui inondait son corps d’une chaleur agréable, il partit en quête de Filip au sein de la foule écervelée. Il le trouva un peu plus loin, dans la cuisine, à l’écart du tumulte – tout était relatif – et s’empressa d’aller le voir, avec une bière chipée sur une des tables. Il avait l’air à l’ouest, plus que d’habitude en tout cas, puisque ce fut le premier truc qu’il remarqua. Le visage était anxieux, ourlé de cernes violets, tandis que le corps paraissait gesticuler dans tous les sens. Était-ce la drogue ? Ce qu’il avait bu ? Ou tout simplement la raison de sa présence en ces lieux hostiles ? Il n’allait pas tarder à le savoir, maintenant que la discussion était entamée. De gêne, son épaule roula sous la main chapardeuse qui le touchait soudainement. Wes était l’opposé exact du mot tactile, les rapprochements impromptus lui faisaient horreur, à l’exception des proches, ou quand il était un peu saoul – ce qu’il n’était clairement pas à cette heure. Il ne comprenait pas d’où venait cette fichue manie des gens à vouloir absolument s’immiscer dans votre champ de vision, en posant sa patte n’importe où comme pour affirmer une supériorité masculine futile. Il s’en détacha mollement pour prendre une gorgée de sa bouteille. « Je flirt pas là, j’ai juste envie de finir tout ça pour rentrer. Trop de bruit, trop de monde, pas mon délire. J’ai rendez-vous après c’est pour ça. » Qu’il se sentit obligé d’ajouter pour couper court à toute tentative de drague inopinée de la part du norvégien. Il ne le connaissait pas sur le bout des doigts, mais le savait prompt à dériver aisément. Combien de fois l’avait-il entendu parler de ces choses-là avec ses copains en passant devant eux dans les couloirs de l’université. Contrairement à lui, ils n’étaient assurément pas pudiques mais après tout chacun faisait à sa guise.

À nouveau, fut-il perturbé par la promiscuité insufflée par son hôte éphémère qui s’était rapproché pour le prendre dans ses bras. Un geste qui le laissa sans voix, alors que le cerveau tâchait de démêler le paradoxe de cette scène improbable. Il fut un instant tenter de le repousser violemment – si il l’avait fait venir pour ça il perdait son temps – mais une lueur dans ses yeux, l’en empêcha. L’objet de ce rendez-vous informel n’était pas dans cette étreinte fabriquée de toutes pièces, elle était ailleurs. Wes ne répondit pas à la gestuelle, encore moins aux mots, même si il redoutait les retombées de ces œillades vitreuses qui les scrutaient de toute part. Ce n’était pas tant qu’on le surprenne avec un garçon – même si le process était toujours périlleux – c’était l’éventuelle possibilité que Felix l’apprenne on ne sait comment. Il soupira d’agacement, et fit un signe du menton pour montrer qu’il avait compris en se dégageant aussitôt de l’étreinte. Il y avait trop de monde dans les parages pour que les véritables phrases ne viennent combler le vide de ce puzzle incongru. Immobile quoi qu’un peu nerveux, il l’observa partir, un air sauvage sur ses traits froissés. Puis abandonnant la bière sur le bord de la table, il fila à sa poursuite afin de gagner l’extérieur, trop heureux de fuir la moiteur de la maisonnée. Dans le jardin, les énergumènes se faisaient rares, tous agglutinés près de la porte vitrée où ils discutaient en fumant. Wes rejoignit Filip sur un banc, et s’installa à ses côtés. Le vacarme perdurait mais se faisait plus discret de là où ils se tenaient, il respirait enfin. « Non merci. » Il repoussa la tentative de corruption, et attendit patiemment qu’on daigne le mettre au courant sur ces messages urgents dont il avait été le destinataire. « J’ai pas trop eu le choix si ? » Un rire moqueur s’échappa de ses lèvres pincées. Dans la mesure où son voisin avait de la matière sur lui, il était obligé de jouer au chien docile même si sa dignité en prenait un coup. En réalité, c’était plus profond que ces palabres pleines d’amertume et de rancœur. Il aurait pu vraiment apprécier Filip dans des circonstances différentes, même se lier durablement d’amitié avec lui, mais il y avait un gouffre immense qui les séparait et qu’on s’évertuait à maintenir par choix. Intérieurement, aurait-il préféré qu’on quémande son aide comme le faisait un ami à un ami, pas en agitant sous son nez une menace voilée à l’image de ce qu’il avait fait. « Qu’est-ce que tu as fait exactement ? C’est si grave que ça ? » Malgré les apparences revêches, il était curieux – et anxieux – de découvrir ce que le grand échalas avait pu entreprendre de si terrible. Pire, en quoi pouvait-il se montrer d’un quelconque secours ? « Bon dis moi alors, comment est ce que je peux t’aider alors ? » Et en disant ces mots d’un ton blafard, il craignait déjà le retour de bâton ; celui où in fine, il servirait de paratonnerre pour un quasi inconnu.

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Message· · Sujet: Re: I need you right now, so don't let me down (wes) Lun 11 Mar - 22:16

Touché. Filip grimaça lorsque le jeune étudiant appuya là où ça aurait pu faire mal si le norvégien avait exprimé le moindre regret. Il n’en était cependant rien aujourd’hui. Il n’hésitait pas à utiliser les moyens les plus bas et les plus vils pour le sortir d’affaire. Sur le coup et de manière habituelle, il était un peu comme ce prince de ce philosophe italien dont il avait vaguement entendu parler lors de sa dernière année de lycée, et surtout dans la saison 2 de The Borgias. La fin justifiait les moyens et peu importait le fait qu’il ne pouvait pas trop se regarder en ce moment dans le miroir. Malgré les apparences et ce qu’il voulait laisser croire, Filip était capable d’apprécier les gens, sincèrement et pas uniquement pour jouer un rôle lui permettant de se glisser entre leurs draps. Même si Wes aurait pu être son genre de cible, encore que les grincheux qu’il fallait mettre environ 107 ans à dérider, le lassaient bien trop vite, cela n’avait jamais été la question entre eux. Dès leur départ, leur relation, si on pouvait parler même de relation, avait pris une tournure aussi originale que dénuée de tout sentiment en apparence. C’était juste un étudiant comme un autre qu’il croisait de temps à autres en se rendant d’une classe à l’autre. Un étudiant réfractaire à ses plaisanteries, insulte suprême s’il en est. Un étudiant qu’il aimait bien malgré tout et dont le nom lui faisait tendre l’oreille lorsqu’il l’entendait quelque part. La curiosité était un vilain défaut mais également un formidable outil pour se faire de nouvelles connaissances. Ou de nouveaux ennemis. « Ouais, désolé. » répliqua Pip en se grattant l’arrière de la nuque, grimaçant légèrement. Il prit une taffe et laissa la fumée s’élever vers les étoiles, titillant ces dernières afin de leur soustraire un rire. Mais rien ne venait si ce n’était le bruissement des feuilles des arbres et les battements effrénés du cœur du jeune homme. « J’aurai préféré d’autres circonstances et demander à quelqu’un d’autre mais, je vois que toi pour ça. » Ils n’étaient pas si proches et il y avait sûrement un tout autre moyen pour lui de s’en sortir mais dans la panique, c’était le numéro de la version humaine de Grumpy Cat qu’il avait composé.  « Je te jure, j’ai essayé de m’en sortir autrement mais il a rien voulu savoir. » Il claqua de la langue contre son palais en revoyant la scène et la manière dont l’autre l’avait repoussé comme s’il était une mouche dans son potage. Parce que vu sa réaction, il était manifeste qu’il passait ses samedis soir à boire un velouté aux 5 légumes en faisant les mots croisés devant une quelconque émission de téléréalité ou un documentaire animalier. La jeunesse de ce pays était incontestablement en perdition avec des types pareils.

Il observa le joint qu’il tenait entre ses doigts, le coude posé sur l’une de ses jambes tandis que l’autre jouait nerveusement les va et viens. C’était peut être rien. Il en faisait peut être tout une montagne pour accoucher au final d’une souris. Mais il était hors de question pour lui de revenir en arrière maintenant. Il avait dérangé et, limite, supplié Wes de venir le voir : il n’avait pas d’autre choix que de continuer dans sa lancée. Cela faisait des nuits qu’il n’en dormait pas. Il n’en avait parlé à personne d’autre et avait l’intention que cela reste ainsi. Il ne voulait pas inquiéter sa famille, Georgie ou ses colocataires. Il avait suffisamment merdé comme ça pour ne pas en rajouter. « Y a un truc qui s’est passé la semaine dernière… » Il entendit de l’agitation sur leur droite et tourna immédiatement la tête vers une jeune femme qui venait prendre l’air également dans le jardin. Elle n’avait pas remarqué leur présence et semblait déjà passablement éméché mais la panique saisit le norvégien à la gorge. Ce n’était pas qu’il était paranoïaque ou qu’il tirait des plans sur la comète mais le sujet était bien trop sensible pour prendre le moindre risque. Il en était hors de question. « Attends. » Il fouilla dans la poche de sa veste en jean et en sortit son téléphone portable. Ouvrant l’application de ses SMS, il commença à rédiger un SMS à l’intention de Wes qu’il n’envoya cependant pas. On était jamais trop sûr qu’il n’y avait pas un agent du FBI installé derrière son écran qui attendait sagement de voir ce que Filip Storberget, Etudiant de 22 ans en biologie marine, de nationalité norvégienne pouvait bien faire de ces soirées et ce qu’il racontait sur les réseaux sociaux, à ses amis, sur ses applications de rencontre ou même son score à Candy Crush. Il devrait peut être arrêté de fumer… « Tiens. » Il lui passa son téléphone portable afin qu’il prenne connaissance de l’évènement qui avait été le cœur du problème et qui les avait conduit à se retrouver ici même alors que cela faisait plusieurs semaines qu’ils ne s’étaient pas même adressé la parole. Se tournant vers le jeune homme, il observa nerveusement les réactions sur son visage, ne détachant pas une seule seconde ses yeux bleu ciel des traits de Wes. Il tentait d’y déceler la moindre réaction alors que sa jambe s’agitait de plus en plus. Et s’il disait non. Et s’il disait que cela ne le concernait pas et qu’il avait réussi à se mettre dans la panade tout seul et donc il pouvait s’en sortir aussi. Filip ne voulait pas partir sur le chantage mais n’hésiterait pas à le faire s’il le fallait. Il était paniqué et désespéré à ce point là. Le fixant, il attendit que le jeune homme ait terminé de lire avant de récupérer son téléphone portable et d’effacer immédiatement le contenu. Pas ce soir, Mike du FBI ne découvrira rien de Filip. « Tu peux faire quelque chose ? » La boule dans sa gorge l’empêchait autant de respirer que de parler sans douleur. Il n’avait jamais été dans un tel état. Ou presque. Et il n’avait pas envie de le revivre à nouveau.

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no masters or kings when the ritual begins. there is no sweeter innocence than our gentle sin in the madness and soil of that sad earthly scene. only then I am human, only then I am clean. Amen.
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I need you right now, so don't let me down (wes)
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