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 Need some help ? [PV]

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Message(#) Sujet: Need some help ? [PV] Ven 23 Oct 2009 - 17:30

    Ici, ce n'était ni les bancs prestigieux de Harvard, ni la réalité des ghettos violents de Chicago ni les résidences plus soignées et sereines de cette même ville. Ici, il n'y avait rien qui pouvait se prêter à une quelconque référence lui rappelant sa vie passée, son enfance, son adolescence, ce qu'il était : à Miami le soleil brillait avec insistance, gorgeant le ciel azuré de paillettes d'or comme pour appuyer un peu plus sur le fait que ce lieu était idyllique, du moins en apparence... Des gens à la vie rangée, une belle berline garée sur le trottoir, une voisine sortant en tailleur, le sourire aux lèvres et la coiffure parfaitement bien ajustée : pas la moindre fausse note, tout est orchestré... et pourtant les secrets et autres zones d'ombre nauséeuses si bien dissimulées. Pour autant le jeune homme ombrageux avait l'habitude de fréquenter les grands de ce monde, adeptes du luxe et du champagne à la robe d'or ; lui le rejeton des ghettos, dont le casier demeurait tout sauf vierge, promis à une vie de paria, de deals et de vols en tous genre, avait su trouver sa place et plumer les plus friqués de la bourgeoisie traitant à la Black Card. Que ce soit à Las Vegas ou à Wall Street, l'escroc qu'il était devenu avait appris à cotôyer cette espèce humaine qui ne balance son déhanché qu'en tenue de soirée ou ne se sent à l'aise que dans son costume trop sombre et sa cravate trop serrée... Pour autant Ocean Groove avait quelque chose de différent, comme s'il avait senti cette atmosphère oppressante dans ce paysage paradisiaque ; ce qui n'empêchait guère Pride de se trouver par moments exaspéré par la ville et ses habitants. A peine arrivé avait-il le désir de repartir, et le motif en était que le faux gentleman qu'il était, n'en pouvait plus de se faire passer pour le jeune homme parfait et serviable au grand sourire : chassez le naturel, il revient au galop. Et le naturel de Berrington était des plus sombres : agressif et venimeux, séducteur mais opportuniste. Par ailleurs quiconque avait un peu de jugeote se serait demandé ceci : que vient faire un brillant étudiant de Harvard à Ocean Groove, pourquoi mettre un terme à sa carrière s'avérant si prestigieuse pour une autre université tellement moins côtée, à Miami ? ... Cette question, paraissant banale et piquant pourtant au vif Pride, cachait en vérité un secret bien plus sombre, et n'avait jamais été posée jusque là au petit surdoué arrogant, du moins pas jusque ce matin d'Octobre.

    « Mais pourquoi as-tu quitté Harvard mon garçon ? »
    PRIDE - « Qu'est-ce que ça peut te foutre, grand-mère... »

    Un soupir, une tirade acerbe et agressive, alors qu'il tournait le dos à une veille femme septuagénaire portant une robe bleue à fleurs blanche, le genre de vêtements que l'on trouve à tous les marchés aux puces du coin. La vieille dame aux cheveux grisonnants souriait, donnant une oeillade ô combien chaleureuse à ce jeune garçon, si serviable, si sympathique, si aimable, qui l'aidait alors à débarrasser sa voiture de quelques courses que Pride s'était gentiment proposé de lui porter jusque sa cuisine... Pride se redressa alors, les paquets dans les bras avant de se tourner vers la retraitée, un sourire ô combien charmant, si beau et si angélique que la vieille femme fut prise d'un élan d'affection pour le jeune étudiant à la remarque pourtant acerbe... Car un détail n'avait pas échappé à Pride : la pauvre était sourde comme un pot.

    « Pardon ? » fit-elle dans un sourire ravi en tendant l'oreille.
    PRIDE - « Je disais que l'université devenait trop chère. » rajouta-t-il en haussant la voix dans un sourire absolument divin malgré son mensonge éhonté.

    Et la pauvre petite vieille d'affirmer, d'hocher la tête, de faire de grands signes en faveur de cette pauvre jeunesse soumise au pur capitalisme qui ne lui laissait pas assez de choix d'études... avant de lui faire signe de la suivre jusque l'entrée de sa maison puis de sa cuisine, dans laquelle le jeune homme posa les paquets. Le regard de Pride, discret mais observateur, analysait tout en détail : des meubles témoignant d'un autre temps mais prestigieux, des tapis d'orient, des tableaux valant quelques sobres millions de dollars... Cette retraitée était à elle seule la banque de Miami tant sa fortune paraissait colossale : ce n'était pas pour rien que Pride était devenu si aimable avec Mrs Dascow et s'en était rapproché ainsi en quelques semaines.

    PRIDE - « Je vois que vous êtes une assidue exemplaire de l'art... Matisse en particulier ? » fit-il de sa voix incandescente dans un sourire à tomber par terre.
    « Tu t'y connaîs mon garçon... » rajouta la vieille dame avec entrain. « ... si encore j'avais des petits-enfants, ou mon pauvre George encore vivant, je ne mettrais pas autant d'argent dans toutes ces choses, je leur laisserais tout mon pauvre héritage... Mais puisque je suis seule, autant me faire plaisir, pas vrai ? Enfin... je reconsidère la question, je suis allée voir mon notaire hier pour faire mon testament, et je compte laisser tout mon bien à mes petits amours. »
    PRIDE - « Vraiment ? »

    Le sourire de Pride se fit des plus forcés ; ce que la vieille appelait avec une voix dégoulinante de mièvrerie, ses "petits amours" n'étaient ni plus ni moins que ses chiens adorés. Si encore, elle avait laissé son héritage en suspens, Pride et ses comparses auraient pu subtilement détourner l'argent pour eux-même... Ce qui visiblement n'était plus possible. Après avoir expédié la conversation avec Mrs Dascow -puisque celle-ci n'était plus d'utilité-, Pride préféra se retirer, avant de se dire que c'était bien la dernière fois qu'il rendrait service à cette retraitée dont il ne retirerait rien sinon des compliments douteux.

    « Tu es à croquer... Ah si j'avais trente ans de moins ... » rajouta la vieille dame en tressaillant d'amusement.
    PRIDE - « ... vous seriez une jeune femme pétillante. »

    Nouveau sourire hypocrite, et enfin il passa le seuil de la porte qu'il referma derrière lui. A peine fut-il sorti de la maison que le masque du parfait gentleman tomba : son sourire disparut au profit d'un air sombre mais ô combien charismatique, alors qu'il coinça une cigarette entre ses lèvres appelant aux tentations diverses qu'il alluma sèchement non sans murmurer dans un venin acide pour lui même.

    PRIDE - « Si t'avais trente ans de moins, tu serais toujours une vieille peau. » Un soupir, alors que Pride s'avança, sortant de la propriété de la retraitée pour rejoindre les ruelles de Ocean Groove, il sortit son téléphone de sa poche qui lui envoya une légère dose d'électricité alors même qu'il composait le numéro. A l'autre bout du combiné, la voix de Clyde s'éleva en un "Allo" blasé. « Fuck off, Clyde, arrête de tester tes prototypes sur mon téléphone. Mon iphone a tenté de m'électrocuter. »

    Un rire étouffé s'entendit à l'autre bout du fil, tandis que marchant d'un pas alerte, le regard noir et la cigarette aux lèvres, la mauvaise humeur de Pride déambulant dans les rues se faisait sentir, et il y avait de quoi...

    PRIDE - « On laisse tomber Dascow. Cette vieille peau refile tout son héritage à ses clébards... à moins que tu me trouves un taxidermiste. » Humour noir, quand tu nous tiens... Aspirant une bouffée de nicotine, Pride continua tout en ne cessant pas de marcher à travers les ruelles. « ... Bref il faut vraiment qu'on accélère, j'en ai marre de ce bled, marre de jouer les gendres parfaits... On se dépêche de faire ce qu'on a à faire, et on se tire d'ici. » Et à l'instant même où le jeune homme ombrageux prononçait ces quelques mots loin d'être anodins, Pride entra en collision avec une demoiselle, n'ayant pas vu cette dernière qui marcha d'un pas alerte. Se retournant alors et braquant ses yeux sur sa silhouette frêle, il murmura un "je te rappelle" avant de raccrocher, ses prunelles se fixant sur la jeune fille ramassant ses papiers. Et si Pride ne l'aidait pas, n'étant pas conforme à son rôle de gentleman, c'est simplement parce qu'il avait reconnu la fougueuse Noreen. Un sourire carnassier s'esquissa sur le visage parfait de Pride, alors que sa voix arrogante s'éleva. « Besoin d'aide honey ? »

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