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 ( at home= klein-stewart ) you know i love you. || rubee

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Message(#) Sujet: ( at home= klein-stewart ) you know i love you. || rubee Lun 26 Oct 2009 - 19:04



You Know, I Love You


      lieu n°1606 Lemon Street
      à 8h26
      température = 13°C
      le samedi
      avec Willie and The Hand Jive Eric Clapton


    Longeant Apple Road, Jeroen observait les maisons si parfaites qui bordaient la grande rue, il observait ces fleurs si bien entretenues, ces pelouses si bien tondues ... Sincèrement combien les habitants payaient-ils leur jardinier ? A vraie dire, tout le monde était comme ça, tout le monde voulait que sa petite maison soit parfaite, tout le monde voulait faire tondre leur pelouse parfaitement, tout le monde voulait avoir de magnifiques hortensias. Tout le monde. Mais pourquoi ? Vous avez plusieurs catégories de personnes, en effet il y a tout d'abord ceux qui n'ont que la compétition en tête, ils veulent posséder le plus beau jardin de Apple Road par exemple, être meilleur que son voisin est leur but premier. D'un autre côté, vous avez ce type de citoyens qui montrent ce qu'ils ne sont pas : des gens civilisés, avec une belle cravate que leur femme a bien ajusté, un journal en main qu'ils ne liront jamais, un arrosoir vide pour faire bonne mine; cette catégorie de personnes n'est autre que ceux qui cachent des choses. Oui hum je ne suis pas certain de dire la vérité, tout le monde cache des choses dans sa maison, dans son jardin, au fond de nous-même, qu'ils soient compétitifs, faux, nouveaux à Ocean Grove, ils sont tous là pour cacher un secret, se cacher. Jeroen cache lui aussi des choses bien entendu, mais quoi ? D'ailleurs qu'est-ce qu'il fait ici, le long de Apple Road à huit heures du matin ? N'est-il pas censé vivre dans Lemon Street avec sa ravissante fiancée Rubee Klein-Stewart ? Si, bien sûr, alors que fait-il là ? Et bien préparez-vous bien. Jeroen n'est pas chez lui depuis près d'une semaine maintenant, sa fiancée l'a mis à la porte, encore une fois sauf que cette fois-ci, ça sent le cafard ... Il est allé chez des amis, histoire d'avoir un toit sous sa tête, il est aussi passé chez sa cousine et aujourd'hui, avec des vêtements qui ne sont même pas les siens, il marche, vers sa sublime maison dans Lemon Street. Son ami lui avait bien dit qu'il pouvait le déposer devant chez lui mais Jeroen a refusé il a dit qu'il préférait marcher mais en réalité c'est surtout pour chercher ce qu'il est sur le point de dire à Rubee.

      JEROEN « Ouais, ça va aller de toute façon. dit-il, marmonnant dans sa barbe. »


    Il y avait tout de même de quoi se poser des questions, non ? Il trompait sa fiancée, et lorsqu'il revenait dans ses bras, il recommençait seulement avant de retourner la voir il avait toujours cette petite sensation étrange en lui ... qui ne s'éternisait pas étant donné qu'il s'empressait d'enfiler ses écouteurs de iPod dans ses oreilles, Clapton était son remède.
    C'est après plusieurs chansons passées les unes après les autres qu'il arrivait devant sa propre maison. Sur le chemin, Jeroen avait rencontré quelques voisins, qui malgré ce sourire borné sur leurs lèvres voulait dire "pourquoi n'êtes-vous pas chez vous ?", monsieur Stewart avait évité ces instants de bavardages, c'est tout de toute manière la seule chose qu'il voyait c'était sa maison. Traversant le chemin de pierres il remarqua rapidement que son jardin à lui aussi était impeccablement tondu. Il arriva alors devant sa propre porte et l'ouvrit.

      JEROEN « Chérie, c'est moi ! »


    Je tiens tout d emême à dire que Jeroen a toujours eu l'art et la manière de faire les choses ... Comme aujourd'hui, et dire qu'il compte se faire pardonner en réagissant de telle manière, des fois sa manière de faire fonctionne et des fois non seulement, après ce qui s'est passé une semaine auparavant cela m'étonnerait fortement que Rubee l'accueille à bras ouverts en lui disant qu'il lui avait manqué. Enfin. Jeroen réagit comme si rien ne s'était passé, il pense que c'est la meilleure chose parce que au fond de lui, je veux dire par là ... Il a tord, il ne devrait pas faire ce qu'il fait, il devrait être plus fidèle ou alors fidèle tout simplement. Mais il ne peut pas, il ne le fait pas, c'est comme ça il ne se pose pas de questions concrètes. Il sait qu'il aime Rubee, et l'idée de la perdre lui est insupportable malgré le fait qu'il la trompe.
    Oui, hum. Après avoir posé son manteau, il observa le hall d'entrée et scruta la pièce d'à côté du regard. En défaisant les lacets de ses chaussures, il entendit des pas qui se rapprochaient, il releva lentement la tête en ajoutant ces quelques mots qui furent vite coupés par sa fiancée.

      JEROEN « Je croyais que tu étais partie faire une course en laissant la porte ouverte, tu sais que ... »


Dernière édition par Jeroen Stewart le Mar 27 Oct 2009 - 21:54, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ( at home= klein-stewart ) you know i love you. || rubee Lun 26 Oct 2009 - 22:24

Rubee Klein-Stewart aimait quand les choses étaient organisées. Elle aimait qu'il y aie un plan à suivre, et le suivre à la lettre. Elle aimait quand tout était planifié et quand on s'en tenait au plan. Elle n'aimait pas les imprévus. Cela venait peut-être de son côté rêveur et idéaliste. Elle était perfectionniste, elle voulait que rien ne soit laissé au hasard, que tout soit exactement comme elle l'avait imaginé. Cela concernait tout: du déroulement de sa vie en général aux petits détails du quotidien. Par exemple, depuis qu'elle était lycéenne, elle s'était imaginée aller à la fac, y réussir sinon y exceller, devenir une femme forte et indépendante vivant dans une maison bien entretenue dans un quartier chic et parfait, avec son fiancé, Jeroen Stewart, adorable et raffiné, toujours à ses côtés. Et, bien sûr, le fait que la réalité ne colle pas au plan qu'elle avait prévu était une chose qui l'irritait, l'exaspérait au plus au point. De même, chaque matin, en se levant, elle savait précisément à quelques exceptions près, ce qu'elle ferait de sa journée. Car oui, elle aimait que tout soit organisé et se passe comme prévu.

Ce matin-là, à huit heures, quand Rubee Klein-Stewart se leva du lit où elle avait passée la nuit seule, le déroulement de la journée qu'elle avait devant elle était déjà tout tracé dans sa tête. Elle allait prendre sa douche et son petit déjeuner, elle cuisinerait quelques uns de ses excellents muffins. Ensuite elle prendrait la voiture pour aller à la poste et à la librairie, puis elle déjeunerait avec des amis. L'après-midi, elle rendrait visite à Goldie, la cousine de Jeroen, avec qui elle boirait un verre en mangeant quelques muffins délicieux et en échangeant quelques potins. Enfin, elle passerait la soirée chez Mary Jane sa meilleure amie avec d'autres voisines, où elles joueraient au poker. Sa journée était toute tracée et elle comptait bien suivre le plan. Elle commença par descendre chercher le journal devant la porte. Elle y jeta un coup d'œil avant de s'en débarrasser en le lançant sur la table basse. Elle l'avait à peine survolé mais n'avait remarqué aucune bonne nouvelle importante. Elle lança la préparation du café et alla prendre sa douche.

Elle était à peine sortie de la douche lorsqu'elle entendit des bruits en provenance de l'entrée de la demeure. Elle crut reconnaître le léger grincement émit par l'ouverture de la porte et des bruits de pas. Elle crut distinguer, sans pour autant en être certaine, une voix masculine. Cela attira sa curiosité et elle décida d'aller voir. Rubee enfila rapidement la petite robe noire qu'elle avait prévu de revêtir ce jour-là puis, sans prendre la peine de chausser ses pieds nus ni de sécher ses cheveux bruns encore mouillés, elle sortit de la salle de bain et commença à descendre les escaliers d'un pas prudent, pour voir qui était là et pourquoi on lui rendait visite.

Rubee Klein-Stewart aimait son fiancé, c'était un fait incontestable. Certes, parfois il se conduisait comme s'il voulait la rendre folle ou faire qu'elle le mette dehors définitivement, mais c'était une chose avérée, elle l'aimait. Cependant, elle n'aimait pas les imprévus et ne voyait pas d'un très bon œil qu'il rentrât ainsi, notamment sans l'en avoir prévenue. Elle s'arrêta quelques marches avant le bas de l'escalier et regarda Jeroen, qui venait d'entrer et était occupé à se déchausser, elle le regarda assez longuement et plutôt fermement. On lisait clairement sur son visage qu'elle était encore contrariée et fâchée contre lui. Son regard exprimait le mécontentement et l'interrogation, comme si, sans même prononcer un mot, elle lui demandait ce qu'il faisait là.


« Je croyais que tu étais partie faire une course en laissant la porte ouverte, tu sais que... »
« Je préfèrerais que tu me préviennes d'abord, la prochaine fois que tu viens, l'interrompit-elle en descendant les quelques dernières marches qui la séparait du sol carrelé du salon et s'avançant un peu. Ne sachant s'il était là pour prendre des affaires ou s'il voulait lui parler, elle préféra commencer par se montrer froide. Ça ne me plaît pas tellement que tu viennes comme ça à l'improviste. J'aurais très bien pu ne pas être seule. » Continua Rubee d'un air provocateur et entendu.


Elle passa devant lui et se dirigea vers la cuisine où elle alla se servir une tasse de café. Elle revint ensuite dans le salon, adressant tout juste un regard à Jeroen et gagna le divan où elle s'assit. Elle se saisit du journal du jour, négligemment jeté sur la table basse quelques minutes plus tôt dans la matinée et se mit à la lire comme s'il n'était pas là. Cependant, sans quitter le périodique des yeux, elle lui demanda.


« Alors, qu'est-ce qui t'amènes? Tu as besoin de quelque chose? »
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Message(#) Sujet: Re: ( at home= klein-stewart ) you know i love you. || rubee Mar 27 Oct 2009 - 20:51

    Jeroen aimait sa fiancée, il le savait, c'était un fait. Il aimait leur couple même si parfois il jugeait lui-même que certaines disputes étaient de trop - ce n'est pas pour autant qu'il se jugeait coupable de la bonne majorité de leurs disputes bien entendu - il aimait les moments qu'il passait avec elle après un de ces épisodes. Ces moments où il rentrait à la maison, le regard triste la regardant dans les yeux en y glissant un petit "pardonne-moi", ces moments où ils se retrouvaient, ils se trouvaient sur le palier que à peine ils se collèrent pour s'échanger de fougueux baisers. Il appréciait horriblement ces retrouvailles, à croire qu'il cherchait la bagarre pour retrouver ces moments de tendresse, de passion. Retrouver les lèvres de sa fiancée, retrouver ses bras, son attention, son amour. Mais ces échanges physiques représentaient-ils un semblant d'amour ? On pourrait très bien croire que non, qu'il ne s'agissait que de la pure attirance physique, détrompez-vous. Jeroen aime sa fiancée plus que tout, et puis il n'y a pas que ces moments qu'ils apprécient entre eux, il aime tout particulièrement lorsqu'ils prennent le petit-déjeuner ensemble, il aime lui déposer un tendre baiser sur le front le matin, il aime la voir sourire en lisant une nouvelle dans le journal ou en discutant à côté de la boîte aux lettres avec une voisine. Il la connait plus qu'elle ne le croit mine de rien, entre son goût assez impressionnant pour le citron et les films en noir et blanc ... Jeroen ne s'est malheureusement jamais demandé ce qui se passerait le jour où Rubee ne l'accepterait plus dans son coeur. Il sait juste qu'il ne peut pas vivre sans elle. Seulement, après cette semaine, Rubee a-t-elle pris une décision ? A-t-elle rencontré une autre personne qui la fasse rêver plus que son fiancé actuel ? Est-il possible qu'elle se lasse de leur couple ? Qu'elle ne soit pas heureuse ? Stewart n'ouvre pas assez les yeux sur le monde, sur sa propre maison pour se demander, à lui-même si il rend son épouse heureuse. Cette possibilité va peut-être faire illumination si Rubee le touche trop profondément avec ses mots car oui, Rubee est une femme de caractère, Jeroen le sait bien.

      RUBEE « Je préfèrerais que tu me préviennes d'abord, la prochaine fois que tu viens; à ces mots nous aviosn pu remarquer l'expression du visage de Jeroen, changeante il semblait assez étonné par sa réponse quoique pas tellement étonné que cela en revanche elle semblait ne pas encore avoir tourné la page, saperlipopette; Ça ne me plaît pas tellement que tu viennes comme ça à l'improviste. J'aurais très bien pu ne pas être seule. » Jeroen n'est pas tellement jaloux seulement ses dires ne lui plaisaient pas, ainsi que ce ton qu'elle avait utilisé.
      JEROEN « Je vous rappelle qu'il s'agit aussi de ma maison mademoiselle Klein. »


    Lorsqu'elle passa devant Jeroen qui ôtait ses chaussures, ce dernier fut enivré par son parfum, de toute évidence elle venait de prendre une douche, non pas qu'elle ne sentait bon uniquement après les douches, seulement ses cheveux se trouvaient être mouillés et l'odeur de son gel douche peignait encore son corps. En relevant un peu la tête pour, autre que sentir son parfum, observer sa fine silhouette tout à fait ... parfaite, malheureusement la dame de ses rêve quitta son champ de vision quelques secondes pour revenir quelques instants plus tard accompagnée d'une tasse de café. Elle aurait été tellement plus belle avec un sourire aux bords des lèvres, son sourire faisait tout, et ses dents rayonnaient lorsqu'elles les montrait. Rubee avait le don pour faire tomber Jeroen Stewart, pour lui il avait tout de la femme parfaite, son sourire, son allure, même ses crises d'hystéries. Bref. Il l'observait un moment, elle s'installa d'ailleurs comme si de rien n'était sur le divan du salon. Jeroen se concentra à nouveau sur ses chaussures puis les rangea sur le côté, dans le hall d'entrée. En chaussettes, il se dirigea vers Rubee qui était assise, il aurait bien pris une douche, lui.

      RUBEE « Alors, qu'est-ce qui t'amènes? Tu as besoin de quelque chose? »


    Il n'eut même pas le temps de frôler la table basse qu'elle ajouta ces mots, d'ailleurs, elle ne prit pas la peine de lever les yeux. Qu'était-elle en train de préparer cette fois-ci ? Cela ne pouvait être une vraie rupture, elle faisait la tête tout simplement. Jeroen devait, dans l'immédiat trouver un moyen de la rendre de meilleure humeur, autrement il n'arriverait jamais à la convaincre. A se faire pardonner du moins.

      JEROEN « Je t'en prie, arrête de jouer à ça ... Tu ne croyais tout de même pas que j'allais te laisser seule ici ... »


    Elle avait ce regard, et était si froide, elle souhaitait faire part de son mécontentement à Jeroen et cela marchait incroyablement bien, même l'importance qu'elle portait à sa présence. Jeroen lâcha un soupire puis se dirigea vers la cuisine pour lui aussi se prendre un café. Il retourna au salon et but une gorgée, après un court silence, il posa sa tasse sur la table basse et s'installa sur le divan, près de Rubee. Il l'observa, un sourire niais déposé sur son visage, elle avait mis cette robe de couleur noir qui lui allait si bien.

      JEROEN « Et puis, tu m'as manqué. dit-il d'un ton rêveur, et c'était vrai. Hum. Pose-moi ce journal, tu ne le lis même pas ... C'est absolument ridicule. »


    Et il posa ses mains sur ce livret rempli de bobards bien souvent, pour le lui enlever.
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Message(#) Sujet: Re: ( at home= klein-stewart ) you know i love you. || rubee Mer 28 Oct 2009 - 10:42

Rubee haussa les épaules, l'air outrecuidant, et ne prit pas la peine de lui répondre. Si lui, qu'elle avait violemment prié de partir quelques jours plus tôt, prenait en compte le fait que cette maison, certainement autant à lui qu'à elle, était la sienne et qu'il avait le droit d'y venir quand bon lui semblait, elle, elle prenait en compte et s'en tenait uniquement au fait qu'elle l'avait vivement chassé d'ici la semaine précédente. Comme en témoignait ce minime accrochage, Rubee n'était pas tout à fait prête à céder. S'il y avait bien une évidence dans sa vie, c'est Jeroen. L'amour qu'elle lui portait était une vérité maintes fois prouvée et indubitable. Cependant elle refusait de faiblir, de céder trop facilement. Dure, froide, égoïste, coléreuse, obstinée et exigeante, Rubee avait parfaitement le profil de la chieuse type. Et elle savait en jouer. Et s'il y avait bien quelqu'un qui pouvait en témoigner, c'était son fiancé. Elle avait vraiment un mauvais et fort caractère, et bien souvent c'était lui qui en faisait les frais. Comme à ce moment précis. Assise bien droite sur le canapé, quelques gouttelettes tièdes tombant de ses cheveux encore humide, tasse de café noir à la main et regard planté dans le journal du jour, il était net, même en s'arrêtant seulement à constater sa posture, que Rubee Klein-Stewart semblait contrariée et qu'elle avait rarement été aussi peu prête à céder. Il ne fallait pas se fier aux apparences. Elle paraissait plus froide, insensible et stricte que jamais, bien qu'à l'intérieur, elle pensait à jouer, à crier peut-être et à se montrer rude et impassible, encore un peu, encore quelques minutes, car elle était presque certaine, au fond d'elle, qu'elle finirait par laisser tomber cette attitude – sûrement trop vite – pour pardonner Jeroen en se laissant aller dans ses bras.


« Alors, qu'est-ce qui t'amènes? Tu as besoin de quelque chose? »
« Je t'en prie, arrête de jouer à ça... Tu ne croyais tout de même pas que j'allais te laisser seule ici ... »


Rubee jeta un bref regard vers Jeroen qui partait déjà vers la cuisine. Tandis qu'il s'affairait là-bas, sûrement, devina-t-elle, pour se servir lui aussi une tasse de café, un léger sourire en coin, rapide et tout juste perceptible, vint glisser sur ses lèvres le temps de quelques secondes. Quand il revint près d'elle, ce petit sourire s'était déjà effacer et elle quitta son journal des yeux quelques secondes, le temps de répondre, encore une fois d'une voix sèche et dure.


« Je n'étais pas toute seule et, contrairement à ce que tu sembles penser, je me débrouille très bien – si ce n'est même mieux – sans toi. »


Après avoir lâcher sa phrase, non mécontente d'elle-même et de sa répartie, Rubee reporta son attention sur le périodique, à la page 'faits divers' qui était grande ouverte devant elle, mais tout en guettant néanmoins la réaction qu'allait avoir Jeroen. Sans pour autant quitter du regard les pages grisâtres du journal qu'on lui avait livré le matin même et l'article qu'elle était, distraitement, en train du survoler, elle constata qu'il s'était à présent rapprocher d'elle et qu'il avait pris place juste à ses côtés, sur le divan. Elle n'en changea point pour autant son attitude, regard fixé sur le périodique tenu dans la main, tasse de café dans l'autre, restant de marbre autant qu'elle le put.


« Et puis, tu m'as manqué. Hum. Pose-moi ce journal, tu ne le lis même pas ... C'est absolument ridicule. »


Rubee détourna son regard vers Jeroen. Elle ouvrit la bouche mais ne répondit pas tout de suite. Elle but une longue gorgée de café puis le laissa se débarrasser du journal qu'elle posa sur la table sans prendre la peine de le plier, avant de faire de même avec sa tasse. Rubee poussa un court soupir, désormais complètement tournée vers Jeroen. Elle garda le silence une poignée de secondes, un léger sourire sincère qui lui était adressé se glissant sur ses lèvres. Elle passa sa main dans sa chevelure humide et mordilla sa lèvre inférieure.


« Finalement... Elle laissa sa phrase en suspend un instant. En fait, ça tombe bien que tu sois venu aujourd'hui. Elle fit une nouvelle pause, un nouveau petit sourire, presque timide, aux lèvres. Il y avait, justement quelque chose que je voulais te demander. »


Elle cligna plusieurs fois, ses yeux désormais ne quittaient plus ceux de Jeroen. Puis sa main vint se placer sur le genou de son fiancé et elle le serra doucement et affectueusement. Avec le temps et avec l'expérience, Rubee avait appris que, avec lui, et surtout quand venait le moment d'un possible pardon, elle devait souffler le chaud et le froid. Si elle se montrait trop douce, trop compréhensive, si elle laissait tout passer et pardonner trop facilement, non seulement cela n'était pas en respect avec son caractère, mais surtout cela aurait incité Jeroen à la tromper encore plus qu'il ne le faisait déjà, ce qui n'aurait pour effet que la faire souffrir un peu plus. Et ce n'était pas ce qu'elle voulait. Si au contraire, elle se montrait trop dure, si elle mettait des mois et des mois avant de le reprendre, si elle jouait trop avec le feu à le faire ramer pour se faire pardonner, il finirait par se lasser et par ne plus vouloir rentrer auprès d'elle. Elle finirait par le perdre. Et ce n'était pas non plus ce qu'elle cherchait. Sa solution était de souffler le chaud et le froid. De, parfois, s'énerver au point d'épuiser son stock d'insultes. De le mettre dehors à coups de hauts talons dans le derrière. De se montrer froide et catégorique. Et d'autres fois, de faire un effort. De se montrer un peu plus douce et indulgente. Cette solution n'était pas parfaite, sinon elle n'aurait pas eu à l'employer déjà plusieurs fois. Mais c'était la meilleure qu'elle eut trouver.
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Message(#) Sujet: Re: ( at home= klein-stewart ) you know i love you. || rubee Mer 28 Oct 2009 - 17:48

    Contrairement à ce que vous pourriez penser, sous ses airs d'homme insensible, indifférent, égoïste, Jeroen Stewart reçoit un sacré pincement de coeur lorsque son couple subit une déchirure, celle de la semaine passée par exemple, cela lui fait du mal tout de même de voir sa fiancée péter un plomb par sa faute, il ne le montre pas, il se montre en revanche lui-même, un gros con de fiancé, infidèle car c'est ce qu'il est oui. Cependant, dès lors qu'il se retrouve seul, dans la rue en fumant une cigarette ou alors chez un ami qui a bien voulu le recevoir une nuit entière chez lui, ou lorsqu'il dort sur le canapé de la charmante demeure de sa cousine, Goldie Stewart, il songe à ses propres faits, il pense à Rubee, seule. Il se demande même comment leur couple parvint à rester solide, comment leur amour arrive à rester là dans leurs coeurs après toutes ses années et toutes ses disputes. Tout cela paraît irréel mais pourtant ils sont encore là, le solide couple Klein-Stewart est encore sur ses pieds. Les amis de Jeroen ont maintes fois tenté de le raisonner "regarde ce que tu fais à ta femme, je ne comprends même pas pourquoi elle reste avec toi", "tu devrais arrêter tout ça Jeroen, à quoi cela te sert-il?" ou encore bien d'autres, malheureusement cela fut inutile, le fiancé a bien diminué son nombre de conquêtes mais il ne parvint en aucun cas de stopper tout cela, il continue, ses disputes avec Rubee continuent ... le plus étonnant dans cette histoire c'est que Jeroen ressent une petite part de culpabilité lors de certains conflits, après tout, il est amoureux d'elle.


      JEROEN « Je t'en prie, arrête de jouer à ça ... Tu ne croyais tout de même pas que j'allais te laisser seule ici ... »
      RUBEE « Je n'étais pas toute seule et, contrairement à ce que tu sembles penser, je me débrouille très bien – si ce n'est même mieux – sans toi. »


    Sa remarque n'avait certainement pas provoqué le plus grand mieux à l'intérieur de Jeroen mais après tout, ils jouaient tout les deux à ce jeu, il fallait continuer de jouer le jeu, pour le moment, comme toujours après tout. Le jeune homme ne préférait nullement ajouter quelconque remarque, c'était assez 'bien' comme cela. Pas la peine d'enfoncer davantage le couteau dans la plaie. Cette remarque que venait de faire Rubee laissa un blanc de quelques secondes, ne voulant pas montrer sa désapprobation, Jeroen décida que le mieux était de faire quelque chose pour mettre un terme à ce moment de froid - même si depuis le début le froid régnait au sein du couple - en posant sa tasse de café sur la table basse et en se mettant à ses côtés. Jeroen brisa la glace un court instant en ôtant le journal que survolait Rubee, celle-ci déposa sa tasse et le journal sur la petite table basse. Il fut cependant assez étonné, la réaction de sa fiancée avait été ... calme? Ce serait sans doute le meilleur mot pour le définir sa réponse. Il pensait qu'elle allait agir de manière ... impulsive? Qu'elle allait au moins lui faire une remarque plutôt désagréable, non. Bien au contraire! Son sourire borné sur ses lèvres, son regard, il n'y avait rien en commun avec le ton froid qu'elle avait eu quelques minutes auparavant. Toutefois, il fallait avouer que Jeroen ne désapprouva pas ce changement de comportement, il aimait ce sourire qu'elle avait, il aimait cette femme.


      RUBEE « Finalement... En fait, ça tombe bien que tu sois venu aujourd'hui. Il y avait, justement quelque chose que je voulais te demander. »
      JEROEN « Uh. »


    Ce changement de comportement était sans doute mauvais signe, Jeroen avait presque oublier combien de temps mettaient-ils à se pardonner, était-ce aussi rapide d'habitude ? Oui enfin, cette fois-ci leur dispute étant plus violente, il aurait cru que le pardon n'allait pas se faire à la minute. Tous ces calculs n'étaient pas pour lui de toute manière, si elle était plus calme, n'était-ce pas bon signe ? De plus, la main de sa fiancée vint se poser sur le genou de son compagnon. Cela était bien un signe d'affection, ou cela pourrait être une approche quant à l'annonce d'une nouvelle peu plaisante. Il fallait peser le pour mais aussi le contre de tout cela. Cependant, et comme je vous l'ai déjà dit, Jeroen n'est pas la première personne qui va se mettre à réfléchir sur le "est-ce que ma femme va-t-elle exploser de colère un moment ou à un autre?".


      JEROEN « Avant de commencer tout sujet susceptible d'attirer une attention particulière de ma part, pourrais-tu - je m'en chargerais si nécessaire - virer l'être humain se trouvant quelque part dans la maison? Tu sais celui avec qui tu étais avant que je vienne, je ne voudrais pas qu'il entende notre conversation je déteste les espions. Dans le cas où ... tu m'as menti et qu'il n'y a personne dans cette maison mis à part mon chien que tu as sans doute laissé dehors, il essaya de tourner la tête pour voir au niveau de la baie vitrée son chien malheureusement il ne vit rien du tout, toi et moi, je ne songerais à rien mis à part toi. Espérons que tu ne me demandes pas de faire le ménage pendant un mois. »


    Oui, il fallait s'attendre à quelque chose comme ça même si son court récit était sorti, hum ... sans crier gare. L'idée que Rubee se trouve avec un autre homme dans sa propre maison lui faisait quelque chose malgré le fait qu'il ne se l'avoue pas encore.
    Il posa sa main sur celle de sa fiancée, le lui prit et y déposa un tendre baiser. Il espérait en réalité qu'elle ait gardé ce calme assez étonnant qu'elle avait prit peu de temps avant. Pour terminer en beauté, on pouvait voir sur le visage de Jeroen un sourire naissant aux bords de ses lèvres peu à peu.
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Message(#) Sujet: Re: ( at home= klein-stewart ) you know i love you. || rubee Jeu 29 Oct 2009 - 11:18

Rubee eut un sourire devant la réaction de Jeoren face à son changement d'attitude, face à son calme soudainement retrouvé, contente de son effet. Mais ce soudain retournement de situation était-il vraiment innocent ou avait-elle une idée derrière la tête? Cela pouvait bien être le cas. Les femmes ont parfois des idées tordues justifiant leur comportement. Elles n'étaient pas aisées à comprendre d'ailleurs. On disait même souvent que les femmes étaient compliquées. C'était une idée toute faite répandue et sans doute tout à fait fondée et bien vraie. Rubee Klein-Stewart en était certainement une preuve. Son caractère était pointu et complexe, son esprit et ses sentiments contradictoires. Elle pouvait vouloir tout et son contraire. Elle pouvait se mettre à crier et à s'énerver même quand elle était plutôt de bonne humeur. Et elle pouvait aussi changer d'attitude en un clin d'œil. Il lui était aisé, naturel, de changer d'humeur et de passer de la colère et la froideur au calme et à la douceur. Ce jour-là, par exemple, il ne lui avait point été difficile de changer son comportement du tout au tout, bien qu'il soit loin d'être évident de savoir si ce brusque changement était un bon ou un mauvais signe. Jeroen devait bien en être conscient, il devait avoir l'habitude. Sa fiancé était peut-être bien l'une des femmes les plus complexes et changeantes qu'il exista dans le pays, ou tout du moins d'Ocean Grove. Rubee donnait tout à fait raison à cette idée toute faite comme quoi les femmes étaient compliquées. Mais n'était-ce pas également, sinon davantage, le cas des hommes? Les hommes n'étaient-ils pas aussi tordus et contradictoires que les femmes l'étaient? Si, c'était sûrement le cas. Jeroen Stewart lui même était un homme difficile à comprendre, sa fiancée même en convenait facilement. Elle savait, depuis longtemps à présent, qu'il l'aimait. Pourtant certains détails de son comportement ne le laissaient pas vraiment penser. Un homme vraiment amoureux était indubitablement censé rester auprès de celle qu'il l'aimait. Au lieu de quoi Jeroen, sans pour autant avoir envie d'être séparé de Rubee, ne pouvait s'empêcher d'aller papillonner à droite à gauche. C'était l'une des attitudes les plus contradictoires qui soit. Plus contradictoire encore que Rubee qui s'énervait contre lui alors qu'il lui avait manqué, avant de se calmer si soudainement. Les hommes autant que les femmes étaient bien compliqués et le couple Klein/Stewart en était une preuve indubitable.


« Avant de commencer tout sujet susceptible d'attirer une attention particulière de ma part, pourrais-tu - je m'en chargerais si nécessaire - virer l'être humain se trouvant quelque part dans la maison? Tu sais celui avec qui tu étais avant que je vienne, je ne voudrais pas qu'il entende notre conversation je déteste les espions. Dans le cas où ... tu m'as menti et qu'il n'y a personne dans cette maison mis à part mon chien que tu as sans doute laissé dehors, toi et moi, je ne songerais à rien mis à part toi. Espérons que tu ne me demandes pas de faire le ménage pendant un mois. »
« Ne t'en fais pas pour lui, dit-elle, souriant de nouveau, je l'ai fait sortir par la porte de derrière avant que tu ne le vois. »


Son ton était, de nouveau, assez entendu et particulièrement provocateur, tandis qu'elle prétendait qu'un homme avait été dans la maison quelques minutes plus tôt. Mais elle avait parlé d'une façon un peu plus enjouée, amusée. Bien sûr, et Jeroen devait bien l'avoir compris, personne d'autre que Rubee n'était dans la maison avant que son fiancé n'entre. Elle ne faisait que jouer et que le provoquer un peu en sous-entendant qu'un autre homme que lui aurait put être avec elle. De temps en temps, il lui arrivait d'y penser, quand ils étaient séparés pour une certaine durée. Mais il était plus que rare qu'elle ne fréquente quelqu'un d'autre et encore plus rare qu'elle ne trompe Jeroen, même si certains hommes auraient pu lui plaire et la séduire. Elle l'aimait et, pour le moment, même s'il la faisait souffrir assez régulièrement en allant voir ailleurs, elle ne s'imaginait pas avec quelqu'un d'autre que lui.


« Non, pas le ménage, pas du tout. Ça je m'en charge très bien moi-même. »


En effet, Rubee prenait presque un certain plaisir à s'occuper de sa maison. Du jardin au tâches ménagères en passant par la cuisine, elle s'occupait de tout et elle appréciait ces moments où elle tâchait de faire de sa demeure le plus parfait des foyers. Elle souhaitait que leur maison, à elle et à son fiancé, soit parfaite, propre, cosy. Et c'était le cas. Elle était perfectionniste est faisait de son mieux dans toute les tâches qu'elle entreprenait à la maison, et le résultat était là. Elle doutait que, si elle demandait à Jeroen de se charger des tâches ménagères et de rendre la maison la plus impeccable possible, il y parvienne aussi bien qu'elle. Elle était même certaine que, si elle le laissait faire, elle trouverait un peu de poussière sur la télé, sur la table basse ou sur l'une des étagères de la maison. Elle sourit doucement à ce dernier qui se saisissait de sa main pour y déposer un baiser. Elle passa sa main tendrement sur sa joue puis, prenant avec elle sa tasse de café, elle se leva. Elle se dirigea vers l'une des commodes en bois d'époque qui meublaient la maison. Elle vida d'une traite son café avant de poser sa tasse sur ladite commode puis elle prit quelque chose – une clé – qui était posé dessus et le lança en direction de Jeroen qui l'attrapa par réflexe.


« Ce sont les clés du garage. Il y a des affaires à toi – des équipements de sport ou quelque chose comme ça – dans le garage qui encombrent et j'aimerai que tu les prennes avec toi pour les emmener là où tu vis en ce moment. Elle fit une pause et reprit, sa voix dure retrouvée. Ça m'encombre, j'ai besoin de place. »


Dernière édition par Rubee Klein-Stewart le Ven 30 Oct 2009 - 14:44, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ( at home= klein-stewart ) you know i love you. || rubee Jeu 29 Oct 2009 - 22:40


      RUBEE « Ne t'en fais pas pour lui, je l'ai fait sortir par la porte de derrière avant que tu ne le vois. »


    Un sourire en coin se marqua sur le visage de Jeroen, il y avait songé, à cette possibilité néanmoins, le fait est que sa fiancée passe un moment plutôt "agréable" avec un autre homme que lui provoquait en lui une sensation étrange un semblant de jalousie peut-être bien. Une réaction qui s'avérait plutôt contradictoire, heureusement d'ailleurs que notre jeune Stewart ne songeait pas vraiment au pourquoi du comment, dans le cas contraire il aurait remarqué une point commun avec sa femme: une certain complexité. Car oui, il fallait avouer que ce changement soudain d'humeur fut très étonnant toutefois Jeroen s'était - si on peut dire - habitué à ces changements d'humeur, à tous ces comportements étranges qu'elle avait. Après tout, c'était une femme, c'est ce qu'il se disait à chaque fois, même si pour lui Rubee n'était pas une femme ordinaire, c'était un fait. Au fur et à mesure des années, Jeroen Stewart avait appris à supporter ces petites crises de nerfs, quelles tombent en plein milieu de la période assez particulière qu'a tous les mois une femme, ou que cela arrive le vendredi soir, après que Jeroen rentre du travail, ou tout simplement après avoir supporté une dure semaine. Il savait, seulement aujourd'hui une mouche l'avait piqué, en l'occurrence la mouche qui venait de la piquer était bel et bien son fidèle - façon de parler - fiancé. En effet, elle aurait très bien pu terminer sa douche, se sécher les cheveux, déposer une dose de mascara, de crayon et encore bien d'autres choses sur son visage qui feraient d'elle une femme comme les autres quelques minutes plus tard. Elle serait sans doute sortie de la salle de bain, un sourire aux lèvres, se dirigeant vers la cuisine en buvant un café et en lisant attentivement le journal qu'elle avait reçu quelques temps auparavant. Elle aurait passé une autre journée plus ou moins normale, sans la présence de son fiancé, sans cette mouche qui l'avait piquée. Car oui, ce sourire qu'elle avait à ce moment précis ressemblait fortement au sourire qu'elle pouvait avoir en se levant le matin après un bon café bien noir dans sa petite robe avec laquelle elle dormait, ce sourire semblait être la source d'un bonheur plutôt ordinaire mais si exceptionnel à la fois, le bonheur de pouvoir se lever de matin sans que quelque chose ne nous pique. Malheureusement elle préparait quelque chose pour Jeroen, elle préparait une vengeance, pourquoi un bonheur si ordinaire venait faire son apparition alors que la venue de son fiancé n'était pas vraiment souhaitée ?


      RUBEE « Non, pas le ménage, pas du tout. Ça je m'en charge très bien moi-même. »


    Bien entendu. Pourquoi Rubee confierait-elle les tâches ménagères à Jeroen ? La seule chose qu'il savait faire c'était passer l'aspirateur et nettoyer la moto qu'il avait dans son garage. Ah et il s'occupait de son chien parfois, mais il passait rarement l'éponge sur le plan de travail dans la cuisine ou encore sur la table basse du salon, il n'était pas du genre à faire le lit aussitôt levé, il aimait tout bêtement prendre son temps le matin. Ah et Jeroen était aussi de ceux qui laissait leurs affaires sales dans la salle de bain avant de prendre une douche, il avait bien entendu essayé de s'arranger ces dernières années car à chaque fois que Rubee pénétrait dans la salle de bain en voyant les affaires contre le sol, elle se mettait de mauvaise humeur et une querelle montrait aussitôt le bout de son nez, elle commençait à sortir son petit charabias habituel même si certains mots arrivaient tout de même sur le coeur de Jeroen. Après toutes ces choses faisaient parties de la vie, non ? Bon quand c'est assez régulièrement, on commence à le prendre assez mal mais ... Oui, bref.


      JEROEN « Hum. Alors ..? »


    Il ne sut trop quoi répondre, après tout. Il pouvait très bien se faire pardonner en répondant à sa demande. Jeroen en profita donc pour lui déposer ce baiser sur la main de Rubee. Malheureusement, il aurait du se douter que tout ceci n'était qu'une mascarade. Elle se leva aussitôt du divan sur lequel ils étaient assis en prenant sa tasse de café et prit quelque chose qui produisait un bruit métallique sur la commode. Jeroen se tourna et il n'eut en aucun cas le temps de reconnaitre l'objet qu'il le reçut dans les mains quelques secondes après. Des clés. Jeroen leva la tête, d'un air interrogateur.


      RUBEE « Ce sont les clés du garage. Il y a des affaires à toi – des équipements de sport ou quelque chose comme ça – dans le garage qui encombrent et j'aimerai que tu les prennes avec toi pour les emmener là où tu vis en ce moment. Ça m'encombre, j'ai besoin de place. »


    Un silence s'installa. Jeroen eut besoin de quelques instants pour comprendre ce qui était en train de se passer ... La mouche était en train de se faire manipuler par la marionnettiste. Elle risquait de perdre ses ailes si elle ne réagissait pas et Jeroen l'avait plus ou moins compris du moins, il ne se mettait pas vraiment à la place de la mouche seulement, il voyait que la marionnettiste était en colère et il devait la calmer, c'est tout, elle réagissait tel que son caractère souhaitait qu'elle réagisse après tout elle était comme ça, Rubee Klein-Stewart demeurait Rubee Klein-Stewart et avec Jeroen Stewart, ils avaient vécu de nombreuses disputes, de nombreuses séparations et elles se passaient généralement toutes de la même manière. Cette fois-ci serait-elle différente ? La marionnettiste allait-elle écraser la mouche ? Néanmoins, Jeroen ne souhaitait pas se laissait faire car ses mots avaient été assez durs, et Jeroen était un battant. Un sourire en coin s'abattit sur ses lèvres et il se leva à son tour. Il avait cet air amusé, joueur.


      JEROEN « Es-tu en train de dire que la maison est trop petite ... pour mademoiselle ? Je te rappelle que c'est avec mon argent qu'on a payé la maison, aurais-tu oublié ce léger détail ? il s'approcha de Rubee calmement avec ce sourire aux lèvres provocateur il posa sa main sur la joue de sa fiancée l'air hautain, c'est ma maison, mon argent, mes affaires, mon garage, tu vois ? C'est ma maison. Et je suis là désormais donc je ferais ce que je voudrais de ce qu'il peut y avoir dans ce garage ! »


    Il fit une légère pause. Il n'aurait pas du prendre tous les mots prononcés par sa fiancée au pied de la lettre mais le ton qu'elle avait pris avait été si dur et si froid que, à force de subir ce semblant de puissance en elle, elle se sentit soumis. Et Jeroen détestait cela. Il ne se rendit bien évidement pas compte de ses propres paroles mais il en était fier, il était comme ça, les hommes aussi étaient complexes, et Jeroen était quelqu'un de très spécial lui aussi. La gentillesse semblait avoir déserté son âme pour le moment, il voulait récupérer sa femme, voilà tout.
    En revanche, il parvint d'un coup à reprendre un ton calme, légèrement plus rassurant que le ton qu'il avait pris quelques secondes auparavant.


      JEROEN « Maintenant, si tu pouvais arrêter ces sotises. Il prit une des mains de Rubee et y posa les clés qu'elle venait de lui lancer. S'il te plait. »


    Son sourire mesquin avait disparu. C'était comme si, en l'espace de quelques secondes il était redevenu tendre, gentil, sans reproche, comme si leurs disputes depuis la semaine passée avaient disparu.
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Message(#) Sujet: Re: ( at home= klein-stewart ) you know i love you. || rubee Ven 30 Oct 2009 - 14:45

Après la dureté et la froideur, la gentillesse et le calme. Après la gentillesse et le calme, de nouveau la dureté. C'était peut-être un mécanisme de défense autant qu'un jeu que jouait Rubee, à l'encontre de son fiancé. Brusques changements d'attitudes. Gestes doux. Voix sèche et sévère. Provocation. C'était, en tous cas, un jeu qu'elle savait particulièrement bien mené, quel qu'en fut le but recherché. Debout, appuyée contre le meuble que ses doigts tapotaient d'un geste machinal, elle guettait la réaction de Jeroen face à ce nouvel et brusque excès de colère resurgissant. La voix de Rubee avait été dure, sèche, catégorique, comme si elle n'attendait aucune réponse, aucune contre-attaque de la part de son fiancé. Comme si tout ce qu'elle attendait, c'était qui se plie à ce qu'elle lui demandait. Cependant son regard était moins noir, moins dur qu'il avait put l'être, par exemple, quand elle l'avait vu entrer dans la maison. Il gardait toujours une certaine lueur enjouée, joueuse. À l'instar du chat, qui ayant attrapé une souris, joue avec elle de ses pattes et griffes aiguisés sans pour autant la tuer, Rubee jouait avec Jeroen, manipulatrice, changeante et capricieuse, sans que son intention ne soit vraiment de le soumettre et de l'écraser. Elle jouait, elle se jouait de lui, elle jouait avec son calme et ses nerfs, mais juste en attendant, en attendant qu'elle soit toute prête et décidée à lui pardonner – ce qui arrivait toujours et ne saurait vraiment tarder. Après tout, n'était-ce pas lui, qui parfois aussi, se jouait d'elle en lui jurant son amour alors qu'il la trompait? Elle estimait qu'autant que lui, elle avait le droit de jouer, de mener sa petite vengeance, et à ce moment-là son jeu l'amusait beaucoup.


« Es-tu en train de dire que la maison est trop petite ... pour mademoiselle ? Je te rappelle que c'est avec mon argent qu'on a payé la maison, aurais-tu oublié ce léger détail ? C'est ma maison, mon argent, mes affaires, mon garage, tu vois ? C'est ma maison. Et je suis là désormais donc je ferais ce que je voudrais de ce qu'il peut y avoir dans ce garage ! »


Comme elle l'avait à peu de choses près prévu, il s'était plutôt énervé, un air amusé sur le visage, lui aussi. Bien qu'il soit certainement l'une des personnes qui connaissaient le mieux Rubee, si ce n'est la personne la plus à même de la comprendre, lui, comme n'importe qui d'autre, n'était capable de prévoir la réaction qu'allait avoir Rubee. Impulsive et imprévisible, elle doutait que quiconque au monde ne puisse la connaître et pressentir à l'avance ses comportements selon les situations. Elle était tout à fait capable de retrouver une douceur et un calme serein et quasi-imperturbable. Elle parlerait tout doucement, murmurerait un simple « D'accord » avant de sourire tendrement et peut-être même d'enlacer son compagnon en passant ses mains autour de son coup. Elle pouvait également agir totalement à l'inverse et s'énerver plus que jamais, criant à Jeroen qu'il n'était qu'un égoïste avec son argent et sa maison, tout en glissant dans sa phrase tout un lot d'insultes choisies avec attention. Cette seconde option était même clairement très probable, en raison de l'emportement et de son caractère de feu. Au lieu de cela, sa réaction différente et surprenante, encore une fois. Rubee éclata d'un rire franc et prononcé, quoiqu'il ne dura pas bien longtemps. Elle passa ensuite la main dans ses cheveux et poussa un court soupir.


« J'ai besoin de cette place, reprit-elle, ignorant volontairement ce qu'il venait de lui dire, alors j'aimerais que tu t'en charges assez rapidement. »


À l'instar de ce qu'elle avait prétendu à propos d'un soit disant homme ayant passé la nuit avec elle, le fait qu'elle était encombrée par certaines affaires de Jeroen dans le garage était encore une fois un mensonge. Tout du moins, si certains de ses équipements étaient légèrement encombrants, elle n'avait pas nécessairement besoin de place. Il s'agissait tout simplement d'un prétexte. Un prétexte pour jouer, un prétexte pour qu'ils se disputent encore un moment, car le but était tout bonnement de le faire mariner encore un peu avant de lui accorder son pardon. Elle le regarda, il s'était levé, et bientôt il fut de nouveau à côté d'elle.


« Maintenant, si tu pouvais arrêter ces sottises, dit-il doucement en lui prenant la main et en y déposant le jeu de clé. S'il te plait. »


Rubee leva les yeux vers lui. Parfois, elle se disait que, malgré toutes leurs disputes et leurs courtes mais effectives séparations à répétition, si elle restait avec Jeroen et si elle était incapable de le quitter définitivement, c'était à cause des sentiments qu'elle éprouvait pour lui mais aussi à cause de ces moments-là, où il était si gentil avec elle et où elle le regardait dans les yeux, et, soudain attendrie, où elle oubliait tout. Ce fut ce qui se passa, à cet instant là. Elle serra la clé dans sa main, se demandant s'il était – déjà – temps de rendre les armes et de laisser passer, se posant la question de savoir s'il était venu le moment de pardonner, d'arrêter le jeu et de s'avouer vaincue. Elle ferma les yeux une demi-seconde, le poing serré, puis elle reposa sa clé et se tourna vers lui.


« J'ai des choses à faire, dit-elle, mais sa voix, bien que loin d'être douce, ressemblait à un murmure pas assez ferme à son goût, et je suppose que toi aussi, donc si tu voulais bien faire vite, ça m'arrangerais. »


Sa phrase était claire, franche, limpide. Cependant son ton était bien trop clément à son goût et elle était sûre que Jeroen l'aurait remarqué et qu'à son tour il en jouerait – il la connaissais bien assez pour ne pas passer à côté de ça. Elle jura entre ses dents. Néanmoins elle ne voulait pas s'avouer vaincue à haute voix. Rubee Klein-Stewart était manipulatrice, combative, dure, exigeante et autoritaire, elle ne supportait ni la soumission, ni la faiblesse, ni quoi que ce soit d'autre qui y ressembla de près ou de loin. Elle plongea son regard noir et perçant dans celui de son fiancé, ne souhaitant laisser paraître un autre signe montrant qu'elle était en train de plier, mais tout en sachant qu'elle était sur le point de céder et qu'il l'avait sans doute deviner.
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Message(#) Sujet: Re: ( at home= klein-stewart ) you know i love you. || rubee Ven 18 Déc 2009 - 15:24

    A croire que tous ces changements d'humeur n'étaient qu'une simple habitude de le couple des Stewart. Ils se détestaient, s'envoyaient des pics sans arrêt en pleine figure, se critiquaient violemment, se battaient moralement finalement et... ce n'était pas forcément une bonne chose dans un couple, autant de disputes, autant de duels. Mais c'était comme si ils devaient réagir de cette manière comme si toutes ces disputes, ces morceaux brisés dans leur couple étaient non pas la base même de leur duo mais une nécessité née, qui avait toujours régné entre eux, voyez-vous ? Parce qu'ils se retrouvaient, oui, lorsqu'ils ne se combattaient pas ils étaient si tendres entre eux, si énamourés l'un par l'autre, si aimés et aimants. Leur amour était tellement fusionnel, passionné que même ces déchirements se trouvaient inférieurs à la force de leur amour. Ces blessures n'étaient qu'un obstacle les défiant, pimentant leur mariage.

    De toute manière, tout le monde ou du moins une grande partie de Ocean Grove savent parfaitement que Rubee Klein-Stewart et Jeroen Stewart sont de grands aventures, leurs proches principalement, ils savent bien que les deux jeunes gens se font absorbés et s'engouffrent même dans l'inconnu. Ils escaladent des montagnes d eje-ne-sais-combien de mètres de haut, ils nagent pendant des heures dans des fleuves agités, ils creusent pendant des jours pour retrouver un coffre de trésor perdu depuis des années, ils fouillent partout. Oui, le couple Stewart est un véritable couple d'aventuriers.

      RUBEE « J'ai besoin de cette place, alors j'aimerais que tu t'en charges assez rapidement. »


    Cette pérode là que Rubee semblait vouloir proroger ressemblait tout bonnement à celle où les deux aventuriers s'arrêtent de creuser et se disputent pour une raison totalement puérile. Le couple n'arrêtait pas de jouer à ce petit jeu interminable. Même ce que Jeroen venait de dire était complètement incroyable sortant de sa bouche, lui-même ne pouvait se passer de ces moments. Il aimait vivre avec des risques, et toutes les paroles qu'ils se partageaient étaient des risques, de nouveaux défis l'un pour l'autre. Est-ce que l'un était capable de poursuivre cette aventure ? Est-ce que l'autre arrivait à supporter ces défis incessants ? Apparemment, et en ayant été témoin des disputes abondantes, Jeroen et Rubee souhaitaient continuer cette aventure ensemble, triompher à chaque obstacle.
    Seulement, devrait-il y avoir une fin à cette odyssée ? Non, Jeroen Stewart aimait passionnément sa fiancée et il savait qu'il en était de même pour elle, ils étaient fait l'un pour l'autre, c'est ce qu'ils s'était toujours dit malgré tout cela.
    Lorsque la barcarolle des clés posées sur le meuble raisonna dans la pièce, le jeune homme enfonça un regard doux mais aussi légèrement arrogant dans les yeux de Rubee. Elle murmura alors d'un ton que Jeroen n'attendait pas, du moins pas toute suite.

      RUBEE « J'ai des choses à faire, et je suppose que toi aussi, donc si tu voulais bien faire vite, ça m'arrangerais. »


    Même ce regard noir qu'elle s'empressa de lui jeter lorsqu'elle comprit que son fiancé avait bel et bien compris la situation, ne lui fit rien. Il avait gagné, c'était une évidence, elle venait de mettre fin au combat, ou alors ils allaient en entreprendre un nouveau ce qui était fort probable. Un sourire alors satisfait éclaira la commissure de ses lèvres, en y mêlant un certain charme.

      JEROEN « Tu plaisantes ? Tu crois peut-être que tu vas partir comme ça ? Je ne crois pas, on ne s'est pas vu depuis quelques temps maintenant et... tu m'as horriblement manqué. Nous devrions passé notre journée à la maison tu ne crois pas ? »


    Jeroen Stewart prit une initiative, et il était vrai que la présence de sa fiancée lui avait manqué. Il aurait bien aimé retrouver ce sourire à tomber qu'elle avait lorsqu'elle était heureuse, et son regard pétillant lorsqu'elle riait ou narrait une histoire comique qui faisait sans le moindre doute rire Jeroen. Celui-ci s'approcha alors de Rubee pour se retrouver à proximité de son tendre visage. Il fallait espérer qu'elle ait mis fin à ce combat, autrement elle serait bien capable de lui en mettre une. Un sourire aux lèvres s'avachit sur le visage de Jeroen et il ajouta d'une voix des plus séduisantes.

      JEROEN « Dis-moi, n'aurais-tu pas envie d'une nouvelle douche avec ton fiancé ? »
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