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 i hate you like a day without sunshine (william)

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Ellie Hartsfield

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Message· · Sujet: i hate you like a day without sunshine (william) Dim 28 Oct - 15:46


26 octobre 2018
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@William Thorn


Il y avait des jours avec et des jours sans. A l’origine, c’était un jour avec. Elle avait passé une bonne nuit de sommeil après avoir célébré l’anniversaire de son époux en famille, observant avec tendresse le simili de rapprochement entre lui et son frère cadet qu’elle avait enfin rencontré et apprécié. Elle ne s’était pas disputée avec Lou, ni n’avait été entraîné dans les méandres de souvenirs douloureux. Elle avait même dansé dans la cuisine, redevant la jeune femme qu’elle avait été avant de rejoindre la Syrie, celle de laquelle Lou était tombé amoureux, celle qui avait pris des décisions un peu folles sur des coups de tête lorsqu’elle était à l’université. Elle était donc plutôt de bonne humeur lorsqu’elle était arrivée au travail, étant même passée à la petite boulangerie, concurrente à celle de sa sœur évidemment – hors de question qu’elle lui apporte quoi que ce soit à celle-là –, pour inciter les chers policiers de Windmont Bay à mettre un peu plus d’entrain dans leurs enquêtes qui stagnaient bien trop à son goût et au goût de sa hiérarchie. Contrairement à ce qu’ils s’étaient, pour la plupart, imaginer, elle n’était pas venue pour leur mettre des bâtons dans les roues mais plutôt pour leur prêter main forte. L’essentiel était de retrouver celui qui enlevait en tout impunité, en plein jour et en public, des enfants sans que rien ne soit fait pour lui montrer qu’il ne pouvait agir de la sorte. Tant qu’il ne serait pas arrêté, il continuerait toujours, augmentant même la cadence à un rythme effréné jusqu’à ce qu’il finisse par obtenir satisfaction. Elle ne savait pas encore le but qu’il recherchait mais elle pressentait qu’il fallait agir au plus vite, que le temps était compté et que bientôt tout indice disparaîtrait avec lui. Elle se souvenait encore de la crainte qu’avait inspirée la première salve d’enlèvements des années auparavant. Si elle et sa sœur n’étaient pas concernées par la tranche d’âge, il s’en était fallu de peux et le traumatisme que ses parents avaient insufflé en elle lorsqu’elle avait eu le malheur d’aller courir les bois comme l’enfant rebelle qu’elle était alors continuait parfois de la hanter. Ils avaient eu peur évidemment et lorsque la peur s’empare de vous, vous ne raisonnez pas nécessairement de la meilleure façon qui soit. Tout comme la peur venait de guider le suspect qui venait de la repousser violemment dans les escaliers, la faisant dégringoler de plusieurs étages. Réaction futile pour le délinquant dès lors qu’il s’était fait tout de même cueillir et bon courage à lui pour trouver sa dose de came en prison. Mais réaction douloureuse pour la jeune femme qui souffrait de plusieurs contusions et d’ecchymoses.

Elle s’était opposée à se rendre à l’hôpital. Ce n’étaient que des égratignures. Elle n’avait rien de casser. Même si sa tête saignait abondement en suite d’une coupure à la limite du cuir chevelu, elle ne s’en inquiétait pas tant que ça, ayant vécu et survécu à bien pire. Et de toute manière, les blessures à la tête étaient toujours plus impressionnantes qu’inquiétantes. Eckart n’avait cependant rien voulu attendre et l’y avait contrainte, presque de force. Elle détestait les hôpitaux, comme toute personne normalement constituée. Les odeurs y étaient infectes, les bruits insupportables et obsédants, le personnel débordé et peu attentionné, les patients répugnants. Après que la réceptionniste lui ait indiqué le box où elle devrait attendre patiemment qu’on vienne s’occuper d’elle, elle s’installe à ce dernier sur un lit avec son téléphone portable, commençant à pianoter sur ce dernier alors qu’elle était entourée de rideaux censés préserver une intimité toute relative. Bien trop relative puisqu’elle entendait son voisin de lit manifestement utiliser un urinoir. Grimaçant, elle pianota sur son téléphone portable et adressa un message à son beau-frère afin de le remercier d’être venu à la soirée surprise organisée pour l’anniversaire de Lou. Elle ne saurait dire combien de temps elle resta là à attendre, très certainement trop puisqu’elle avait déjà épluché tous les articles intéressants lisibles sur l’application du Times, lorsqu’enfin le rideau s’ouvrir sur la silhouette d’un jeune homme en uniforme pastel démontrant son appartenance au corps médical. « Ce qui a de bien avec cette clinique, c’est qu’on a le temps de se vider de son sang en moins de temps qu’il ne faut pour vous… » Mais elle ne termina pas sa phrase lorsque son regard se reporta sur un visage qu’elle ne connaissait que trop bien. Immédiatement, un gel glacial envahit son corps en reconnaissant des traits qu’elle avait déjà parcouru un bon millier de fois tandis que, dans le même temps et dans une réaction absolument contraire, son sang se mit à bouillir. C’était toujours la réaction que provoquait William en elle. Au moins, une chose n’avait pas changé dans son existence. « C’est une plaisanterie ?! »

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William Thorn

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Message· · Sujet: Re: i hate you like a day without sunshine (william) Dim 11 Nov - 22:51

Il y avait décidément trop de gens aux urgences aujourd’hui. Et il ne supportait pas ça. Il préférait quand c’était désert, quand il pouvait flâner un peu de partout sans forcément devoir plonger les doigts dans le désinfectant et tamponner des plaies purulentes. Il n’aimait, décidément, pas ce métier, ni même ses horaires. A la rigueur, il les tolérait quand il pouvait bosser en même temps que Charlotte. Dans ces moment-là, il pouvait profiter d’elle et de ses trop nombreux détours au standard. Ok, il en faisait dix mille par journée de travail mais il s’en moquait. Aussi étrange que cela puisse paraître, Charlotte était devenue son rayon de soleil, la raison de rire et de parler, d’être un peu plus enjoué que d’ordinaire. Et plus le temps avançait, plus il s’en voulait d’agir ainsi. Mais c’était plus fort que lui, et aujourd’hui, même si ça n’arrêtait pas, ce n’était pas grave. Il faisait son petit détour même si Monsieur Winstord était en train de pisser le sang au niveau de sa jambe. Il n’avait qu’à s’acheter une paire de lunettes et une canne pour marcher. C’était aussi simple que ça, même s’il n’avait que quarante-trois ans, il était temps que ce con se remette en question et arrête de venir peupler l’hôpital qui était déjà surchargée. Il avait TROP de boulot et il avait déjà envie de se barrer chez lui. Mais ce n’était pas encore l’heure et il prenait sur lui, s’octroyant des pauses plus longues qu’à l’accoutumée, trouvant des prétextes cons mais qui marchaient.

« Et donc à ce moment le chinois dit à l’américain… » Il prit une inspiration prêt à prendre l’accès pékinois pour ajouter du mordant à la blague qu’il racontait à Charlotte quand l’un des résidents arriva vers lui et le coupa, net. « Thorn, qu’est-ce que tu fous ?! On est à bloc aux urgences ! » Mais il avait déjà prévu son coup, brandissant fièrement un sachet de seringue destinée à trouver place dans les boites vides. « On était en pénuries. Alors bon, je vois pas comment tu vas administrer tes piqûres mon petit… » Dit-il avec toute la condescendance dont il était capable. « Je reviendrais plus tard. » Ses mots étaient adressés à Charlotte, à qui il parlait depuis cinq bonnes minutes. Et si son collègue reçut, de sa part, un sourire dénué de toute sympathie, Charlotte elle, eut droit au sourire lumineux tel le soleil se levant doucement. Et puis, il partit rejoindre le service devenu une véritable fourmilière. Le résident lui désigna deux « chambres » à voir. Tout d’abord, Madame Grainger, en attente de résultats d’examens. Elle n’avait pas le droit de quitter son lit mais elle avait eu envie de pisser. Aussi, ne cacha-t-il pas son dégout à prendre la bassine pleine et à la foutre dans l’évier qui se trouvait à côté. Il gratifia d’un sourire rassurant la patiente et son mari, puis sortit après leur avoir indiqué que le résultat du scanner ne devrait pas tarder. Et sans attendre, il se rendit dans la seconde « chambre » poussant le rideau et là… Il stoppa net son élan.

D’abord, la voix. Parlons de la haine qu’il ressentit en voyant ce visage reconnaissable d’entre mille. La chevelure de feu, le visage anguleux, certes vieilli de quelques années mais quand même, et puis les propos qu’elle tenait. Ça ne l’étonnait même pas. Il se contenta de froncer les sourcils quand elle le reconnut également. La suite le fit réagir. « J’pourrais te retourner ta remarque, Ellie. Quelle… surprise… » Ellie… Mon dieu… Ce que ce prénom pouvait déclencher en lui. De la colère pure et véritable, le renvoyant à l’époque de ses dix-huit ans, du premier amour et de beaucoup de choses aussi. Il croyait en cette histoire, entrevoyait l’avenir à ses côtés et elle l’avait largué comme une merde. Puis, le silence radio. Il avait pansé ses plaies avec des regrets et l’amour dans le cœur, jusqu’à apprendre qu’elle s’était remise avec quelqu’un, puis s’être mariée avec ce clampin. Il avait eu ses sources et après toutes ces années, la rancune était tenace. Il n’oublierait jamais ce qu’elle avait été : le premier amour qui dévaste. Il n’avait jamais voulu se lier autant par la suite. Ellie n’avait pas seulement brisé son cœur tout mou, elle avait réveillé le démon sommeillant en lui, amoureux de la solitude, haineux de l’humanité entière. Il la fixa avec dégout, remarquant ses blessures et ayant presque envie de lui foutre un pansement dans la main et de lui dire de dégager. A ce niveau-là, il était capable du pire pour ne pas avoir à la soigner. « Alors, on a raté la marche ? » Dit-il d’une voix extrêmement moqueuse, peu prêt à avoir une once de gentillesse avec elle… Comment « gentillesse » ça voulait dire quoi d’abord ? « Si t’espères que je te soignerais avec de l’anesthésie, tu te fous le doigt dans l’œil ma grande. »

HJ: mon 1000 ème message pour toi (et pour Ellie )

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Message· · Sujet: Re: i hate you like a day without sunshine (william) Ven 7 Déc - 22:34

Cela devait nécessairement une plaisanterie, de for mauvais goût s’il en est, mais une plaisanterie néanmoins. Il ne pouvait en être autrement. Après la rencontre désastreuse avec sa sœur cadette qu’elle haïssait de chaque parcelle de son sang qu’elles avaient en commun, voilà qu’elle tombait sur William qu’elle exécrait de chaque centimètre de sa peau, cette dernière se couvrant d’une chair de poule témoin du profond dégoût qu’elle ressentait à l’égard du rouquin avec qui elle avait pourtant partagé une longue histoire et autant de chaos. Quelle était la prochaine étape ? Bachir allait débarquer la bouche en cœur et la fleur à la kalachnikov à Windmont Bay ? Ou peut être que ce stupide Zeke allait une fois de plus tout ruiner et les plonger dans le plus abyssal des chaos, celui dont elle ne parviendrait pas à remonter cette fois ? C’était soit un coup du destin, un retour de bâton du karma pour toutes les mauvaises choses qu’elle avait dû faire par le passé, soit une caméra cachée. Son regard scruta professionnellement et avec la plus grande attention les alentours en quête d’un fil qui dépasserait, d’une lueur grossièrement dissimulée, d’un éclat caractéristique. Mais rien d’autre que les murs froids et déprimants d’une clinique d’une petite ville côtière sans saveur et sans grand intérêt. Il s’agissait donc de la première hypothèse qui allait nécessairement la faire s’interroger sur ce qu’elle avait bien pu commettre de si horrible pour retrouver les deux créatures du diable dont elle était parvenue à se débarrasser non sans mal par le passé. D’accord, certains diraient qu’elle avait volé le fiancé de sa sœur et que cela ne la plaçait pas en tête de liste sur le carré VIP de Saint Pierre. Mais, mis à part un baiser échangé dans un placard et des tentatives de drague, ils ne s’étaient engagés sur une voie quasi incestueuse que lorsqu’il avait rompu avec la cadette Eklund. Certes, elle avait commis certaines erreurs au début de sa carrière et avait dû corriger ses ambitions professionnelles en fonction d’un caractère qu’elle devait se forger. Mais elle n’était pas responsable du désastre des autres. N’avait-elle pas suffisamment souffert de ses choix ? Le karma l’avait déjà rattrapé avec la disparition de leur fils et sa propre disparition quelques années plus tard. Elle avait payé sa dette. Donc de quel droit le karma décidait de venir toquer à sa porte à nouveau ? Elle lança un regard consterné à son ancien petit ami, digne représentant de la relation la plus volcanique qu’elle ait jamais vécue. Il fallait bien au moins ça pour la tenir à l’époque. Et encore… « Surprise ? Je suis originaire de Windmont Bay, je te rappelle. Tu as tellement sniffé de colle Cléôpatre que ça t’a collé des dégâts irréversibles au cerveau ? Plus qu’à la base, je veux dire. » Elle appuya sa remarque d’un haussement de sourcil avant de détourner les yeux, l’ignorant comme une vulgaire mouche qui n’avait pas grand intérêt.

« Ah, ah, ah, vraiment. Tu as raté ta vocation d’être parolier de James Corden avec un humour pareil. » répliqua-t-elle acerbe avant de se tourner de nouveau vers lui, faisant mine d’enfin lui accorder une légère importance. « Me soigner ? Comment ça ? » Elle le regarda de bas en haut, le sourcil levé dans une attitude de provocation. « Tu crois sincèrement que je vais laisser un flic infiltré dans une petite clinique de bord de mer pour découvrir qui deale de l’antihistaminique me toucher ? » Elle hocha négativement la tête. « Tu es aussi infirmier que je suis fleuriste. » Elle fit mine de s’éloigner comme un réflexe : « Hors de question que tu me touches. J’ai déjà donné. Non merci. » En définitive, la jeune femme n’avait eu que trois histoires d’amour, le pendant de grandir en présence de l’ombre bien trop imposante d’un paternel qui prenait sans doute un peu trop de place. Sa première histoire, si elle n’avait pas été très longue, s’était révélée à une période où la trentenaire jouait la provocation à tout bout de champs et en ce sens, s’était amourachée d’une jeune femme aux courbes voluptueuses qui avait su lui faire découvrir la sensualité et l’assurance. Sa plus grande histoire lui avait appris ce qu’était l’amour inconditionnel, la douceur d’un partenaire dont la présence éternelle demeurerait en dépit des épreuves qu’ils avaient traversées ensemble et continueraient à traverser.  Son histoire avec William était celle qui lui avait appris la violence des sentiments et des mots, celle où les montagnes russes avaient été quotidiennes, où elle ne savait jamais ce que le lendemain serait fait et qui en faisait toute la saveur. En définitive, William et elle avaient été autant en couple que séparé durant l’intégralité de leur relation, capable de faire trembler les murs des salles de classe qu’ils partageaient dans leur cursus universitaire que de faire osciller les meubles de leurs d’étudiant quelques heures plus tard à peine. Avec lui, il n’y avait jamais eu d’entre deux : cela avait été toujours été tout ou rien. Le grand jeu qu’il lui avait sorti la première fois qu’il avait entendu la séduire proprement et dignement comme un véritable gentleman tout droit sorti d’un roman de Jane Austen. Les mots acerbes et profondément humiliants qu’il lui avait balancé à la figure lorsqu’il n’avait pas apprécié la tenue qu’elle avait enfilé pour aller travailler un samedi soir.  Les promesses qu’ils s’étaient fait en imaginant les prénoms de leurs enfants dans un avenir lointain. Le silence qu’elle lui avait imposé en partant pour la dernière fois de leur appartement. Sauf qu’aujourd’hui et depuis lors, ils étaient bloqués sur le rien.

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William Thorn

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Message· · Sujet: Re: i hate you like a day without sunshine (william) Mar 22 Jan - 10:15

Ellie et ses répliques cinglantes… Il en avait presque oublié ce trait de sa personnalité. C’était caractéristique d’une relation volcanique et toujours entrecoupée de disputes, de réconciliations incessantes. Ellie et sa façon d’être, imposante et condescendante. Mon dieu, comme il la détestait en l’instant présent, la piquant et vexant plus. Bien sûr, il avait oublié qu’elle était originaire d’ici. Comment avait-il pu être aussi stupide ?! Il aurait dû s’en souvenir en venant ici, se rappeler que cette infime possibilité de la croiser ici, existait. Et il fallait que ce soit ici, dans sa tenue d’infirmier, avec elle, amochée. Putain, c’était quoi ce karma pourri ? « Tous les détails de ta petite personne, tu sais, ont suivi le chemin des oubliettes. J’en ai eu marre de me réveiller en pleine nuit avec la sensation d’avoir fait un terrible cauchemar rien qu’en me rappelant ta face. » Et pour cause, il ne supportait pas de se rappeler la façon dont cette histoire s’était finie. Des années après et il en portait encore la terrible honte. Plaqué du jour au lendemain, sans bruit, juste la douleur d’un cœur blessé. Comme il l’avait haï. Ils avaient fini ainsi, se détester après s’être tant aimé. C’était tout bonnement insupportable d’avoir à revivre cela. Et pourtant, il se gardait bien de montrer toutes formes de faiblesse. Pas devant elle, alors qu’elle connaissait bon nombre de ses travers. Alors, il se contenta de la piquer, d’ironiser la situation même si elle ne manquait jamais de répondant. Et ça l’agaçait… ça l’agaçait tellement qu’il aurait pu taper sur tout le monde ! Même s’il avait le sourire, il l’avait déjà, mentalement, tué plusieurs fois.  
Et puis, il y avait le fait qu’elle soit ici, en quête de soins. Il n’avait nullement envie d’être attentifs à la douleur qu’elle pourrait ressentir. La compresse serait posée sur la plaie sans aucune forme de douceur. William était un rancunier excessif qui n’oubliait jamais. Par exemple, à ce jour, il n’avait jamais pardonné à Toby Wallace de lui avoir volé son jus d’orange, un sombre matin du huit mars 1990, dans la cour de l’école. Alors en ce qui concernait Ellie, elle n’échapperait pas à la règle. Pire que ça, il était même capable de vouloir la torturer pendant des heures, juste pour lui rappeler combien il avait souffert quand elle s’était envolée, le quittant alors qu’il l’aimait désespérément, qu’elle représentait un peu trop de choses à ses yeux… Aveuglément était ce qui caractérisait le plus, l’amour qu’il avait éprouvé pour elle. En partant, elle s’était envolée avec une partie de son âme et ça, William ne pourrait jamais l’en excuser. Ainsi, ils en étaient là.
Et elle fut surprise, choquée, interloquée quand elle lui rappela qu’il était flic, et non infirmier. « Et bien, il arrive que les choses changent, Ellie la fleuriste. Alors va vendre tes roses et laisse-moi faire mon travail, ok ? » Mais elle était coriace. Un peu trop d’ailleurs. C’est pour cela que ça n’avait pas marché. Parce qu’ils s’aimaient mais aussi, parce qu’ils avaient un putain d’égo surdimensionné, de l’orgueil qui était incapable de s’incliner face à l’autre. Alors pourquoi… Pourquoi aujourd’hui, ce serait le cas. Il s’arma d’une compresse, l’imbiba de désinfectant et se posta devant Ellie, prête à se casser visiblement. « Et je te rassure, ça me révulse autant que toi, l’idée de te toucher. Néanmoins, je te ferais un peu mal comme ça, tu te rappeleras pourquoi tu me détestes. De toute façon, t’es blessée et tout le monde est occupé. » et ça l’emmerdait grave. Limite, il préférait qu’elle se lève et qu’elle s’en aille. Mais si elle était là… C’est qu’il y avait forcément une raison. Et cette raison ne lui plaisait guère. « et puis arrête de faire ton étonnée de la vie. Mon métier de flic ne me plaisait plus, j’ai changé de vocation. » Il afficha un sourire, digne d’un tueur en série et ajouta d’une voix étranglée et très peu convaincante « J’aime sauver des vies. » Il se rappela avec émotion le cas de la petite Zoya Ryker. Horreur de l’horreur cauchemardesque. « Je vois qu’on a arrêté de briser des cœurs. » Dit-il en désignant l’alliance. Madame était mariée ? Bon il aurait pu le voir sur la fiche d’identité, mais William s’en foutait. Il n’avait pas eu le temps de le faire, à vrai dire. Tomber sur son ex lui avait coupé le sifflet.  Ou pas.

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Message· · Sujet: Re: i hate you like a day without sunshine (william) Lun 28 Jan - 13:32

C’était toujours quelque chose de surprenant de découvrir qu’on pouvait passer d’aimer quelqu’un, d’apprécier chacune de ses qualités et jusqu’à ses défauts, de se réveiller chaque matin avec le cœur palpitant de bonheur en ouvrant les yeux sur la figure endormie de l’être aimé, de sentir son être complet qu’en présence de l’autre et sentir ses pieds quitter le sol dès lors qu’il ou elle croisait son regard. Comment pouvait-on passer d’un tel amour à une haine viscérale ? Comment pouvait on, un jour, ne vouloir que le bonheur de ce dernier puis, le jour suivant, envisager de lui arracher un cheveu après avoir lu « le vaudou pour les nuls » afin de ruiner sa vie de telle sorte qu’il ait envie de se jeter tous les roues vengeresses d’un train accusant, au surplus, un retard de 17 minutes ? L’amour était un sentiment complexe et non aisé. Ellie en avait conscience. Ses histoires avaient toujours été compliquées, en commençant par la toute première. Après les premières expériences d’adolescente titillée par les hormones, elle était tombée amoureuse d’une femme pour sa première fois, une camarade d’université aux formes aussi plantureuses qu’au sourire ravageur. Elle ne savait pas ce qu’elle était devenue. Elle ne savait pas ce qu’elles seraient devenues l’une et l’autre si la rousse incendiaire n’avait pas eu le malheur de croiser un autre rouquin au comportement tout autant de feu. William avait été son second amour, celui auquel elle ne s’était pas attendue et qui lui était tombé dessus comme la foudre dès la première fois où leurs regards électriques s’étaient croisés. Elle n’avait jamais vécu de relation plus passionnelle et compliquée qu’avec le policier. Leurs disputes n’avaient d’égales que leurs réconciliations : dans un cas comme dans l’autre, les murs en tremblaient et les voisins ne manquaient pas de leur laisser des petits mots dans la boîte aux lettres afin qu’ils baissent le volume sonore de leurs débats et ébats. Au regard de leur relation à l’image de montagnes de russe, ce n’était peut être pas si surprenant qu’ils soient passés de l’amour fou à la haine radicale. Ils ne savaient pas faire dans l’entre deux. Ils n’avaient pas la force ou la possibilité de faire autrement. Et leur rupture avait été aussi brutale que leurs échanges. La jeune femme aurait pu formuler des regrets et d’avoir des remords. Elle aurait pu prendre des gants dès lors que leur rupture émanait d’un point extérieur et que, pour une fois, William n’était pas à blâmer. Mais si elle n’en avait formulé à l’égard de sa propre sœur, il n’y avait pas de raison qu’elle en formule pour son petit ami dont la relation aurait pu tourner court du jour au lendemain, avec ou sans Lou dans l’équation. Certaines choses ne se contrôlaient pas. Elle leva un sourcil intrigué et ne put empêcher un sourire cruel se dessina sur ses lèvres alors que son regard se fit d’acier : « C’est marrant : pour ma part, ça a été très facile de t’oublier. » Ce n’était pas totalement vrai. Elle avait bien pensé quelques mois à penser de temps à autres au jeune homme, notamment en attendant que Lou mette les choses au clair avec celle qui était alors sa fiancée, et accessoirement la sœur cadette d’Ellie. Mais il n’avait pas besoin de le savoir.

Elle ne put empêcher un léger rire s’évader de ses lèvres à la remarque du jeune homme. Elle ne le croyait pas un seul instant, elle le connaissait beaucoup trop bien, était bien au courant de son sale caractère pour savoir qu’il ne changerait pas. Ses angles pourraient s’arrondir peut être, un peu. Mais il conserverait son sale caractère, son côté sanguin et égoïste. Il n’avait jamais été recommandable, que ce soir à l’université ou lorsqu’il avait rejoint les forces de l’ordre. Il n’était pas homme de compromis. Il n’était pas homme de changement. « Les roses ne rapportent plus assez ; il faut miser sur les orchidées, il paraît. » répliqua-t-elle sur le même ton, ne se laissant jamais impressionner par lui. Comment le pourrait-elle ? Ils étaient égaux : deux pions d’un même échiquier possédant la même puissance, pouvant détruire l’autre sans la moindre difficulté et de manière réciproque. La trentenaire ne put s’empêcher de grommeler. « Urgh, vas-y vite alors ; qu’on soit débarrasser. » Elle lui adressa un petit sourire narquois avant d’ajouter : « De toute façon, d’après mes souvenirs, la rapidité était ton domaine. » C’était un coup bas et facile. Elle éclata de rire en l’imaginant sauveur de l’humanité ou du moins des habitants de cette petite ville portuaire. « Excuse-moi de rire. Si tu es parvenu à oublier mon visage dans tes cauchemars, tu as par contre oublié que je te connais, Will. Sauver des vies et penser aux autres ne sont pas dans tes capacités. Elles ne le seront sans doute jamais. » Son regard glissa sur sa propre alliance et immédiatement, son cœur s’apaisa en pensant à celui qu’elle avait la chance d’avoir pour époux. Il n’avait rien à voir avec William. C’était peut être la raison pour laquelle leur couple tenait malgré les nombreuses et tragiques épreuves qu’ils avaient traversés. Contrairement à l’affirmation de son ex petit ami, des cœurs avaient été brisés, le sien notamment lorsque leur enfant était décédé notamment. Sans parler de ce qu’il s’était passé de l’autre côté de l’océan et qui avait fait davantage que briser le cœur de la jeune femme, la ruinant entièrement. Là encore, ce n’était pas un élément qu’elle avait nécessairement envie de partager avec son ancien petit ami. Si William ne changeait pas, Ellie avait évolué. Elle s’était adoucie vis-à-vis de sa cadette, même si la réciproque n’était pas vraie. Poussant un profond soupir, elle reprit d’une voix bien plus douce : « Oui. C’est pour lui que… » Elle se tut quelques secondes. « Je ne me suis jamais expliquée, moins encore excusée. » Elle leva la main. « Rassure toi, je ne le ferai pas davantage. » Elle haussa les épaules. « Mais au moins, ce n’était pas pour rien. » Elle lui adressa une petite moue, son regard glissant sur le propre annulaire vide du jeune homme, et tenta une pointe d’humour : « Personne ne parvient à te supporter à ce que je vois. Et/ou l’inverse ? » Qui aurait cru qu’elle pourrait discuter de ce genre de chose avec lui ? Qui aurait cru qu’elle ait envie de connaître ce qu’il devenait. Il l’avait marqué. Il avait représenté une période importante de son existence. On ne pouvait totalement rayer son passé. Elle sursauta quand son téléphone bipa. En parlant du loup, elle adressa un SMS à son époux pour le rassurer et lui indiquer qu’elle allait bien et qu’elle rentrerait bientôt. Autant ne pas l’inquiéter, il y avait déjà tellement de raison pour leur inquiétude respective.

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