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 [Famille Lewis] - Amie pour le meilleur, mais aussi pour le pire.

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Message(#) Sujet: [Famille Lewis] - Amie pour le meilleur, mais aussi pour le pire. Mer 28 Oct 2009 - 11:06



ARRÊTE NOUS, SI TU PEUX.

APPOLINE & VICTORIA - N°1335 lemon street.


Faire du rangement, c’était ce que faisait de mieux Appoline à chaque fois qu’elle s’apprêtait à faire quelque chose de mal. Ce changement de comportement m’était normalement la puce à l’oreille de ses parents qui cette fois, s’étaient montrés bien trop occupé à travailler (ou chercher du travail) pour remarquer qu’Appoline n’allait pas bien. C’est donc débarrassée de la paperasse trainant sur son bureau qu’elle s’attaqua au salon familial se jurant de n’y sortir qu’une fois dépoussiéré et rangé. C’est d’ailleurs ce qu’elle fit à l’encontre de son père qui refusait que sa petite protégée ne se résout à respirer toutes poussières trainant sous les lits. En temps normal, c’était Stella qui veillait sur le bien être de la maison, mais elle s’était vu partir en Alabama pour quelques jours suites au décès de l’un de ses proches. Conséquence, la maison avait eu le temps d’être salit, ce qui commençait à insupporter notre chère héritière Lewis. Aussi le stresse de ce qui allait se passer n’avait fait qu’accélérer son envie soudaine de faire du ménage.

Déjà trois minutes que Miss Blythe était supposé être sur le pas de la porte, mais aucune ombre de la jolie blonde ne s’était montré. Bizarrement les secondes s’étaient transformés en minutes, et les minutes en heures pour Appoline. L’idée de se retrouver enfin toute seule, sans rien à faire l’obliger à se remettre en question. Des centaines de milliers de questions venaient se bousculer dans sa tête, l’empêchant d’entendre le son de la télévision qui était prés de trois fois plus fort que la normale. Etais-ce une bonne idée de faire ce qu’elle s’apprêtait à faire. Son pauvre père allait devenir fou en ne la voyant pas arriver après son couvre feu habituel. Elle avait beaux avoir 18 ans, ses parents se montraient toujours aussi surprotecteur que lorsqu’elle avait 5 ans. Généralement, ils se refusaient de la voir grandir, ils avaient si peur pour elle qu’ils leur arrivaient de la priver de sa liberté. Si jusqu’à présent, elle s’était montrée fort obéissante, les choses risquaient de changer à Ocean Grove. Sa crise d’adolescence, avait été comme une bombe à retardement. L’envie enfin de découvrir le monde extérieur, faire les 400 coups quittes à se retrouver une nouvelle fois au commissariat. Une envie qui suscitait également une grande déception de Katia et Jackhson, mais peu importe, bien qu’elle s’apprêtait à faire une grosse bêtise, elle ne pouvait s’empêcher d’éprouver également de l’enthousiasme. Pourtant certaines contraintes étaient infaillibles, elles avaient conscience des répercutions que cela pouvait avoir, aussi il y avait certaines choses qu’elle était tenue de garder pour elle et qui pouvait lui porter préjudices.

En plein débats avec elle-même que la sonnette retentit dans tout la maison. Un charmant DingDong qui n’avait rien avoir avec Srrrrr de son ancienne demeure canadienne. C’est vrai que la vie à la Toronto était loin de ressemblait à celle d’OG. D’abord le bruit est inexistant aux environs de Miami tandis qu’il est constant dans son ancienne commune, et puis les gens… C’est presqu’impossible de comparer les habitants canadiens aux habitants américains. Au départ, Appoline s’était montré anxieuse de vivre ici. Elle avait l’impression que cette ville manquait terriblement d’activité, que les gens se tournaient les pouces en attendant que le temps passe. Et puis, rapidement elle finit par mettre de côté ses préjudices, se rendant bien compte qu’ici aussi on pouvait s’amuser. C’est donc d’un pas pressé qu’elle se dirigea vers la porte d’entrée, manquant de casser le vase fétiche de belle-maman. Un large sourire se dessina sur son doux minois, en apercevons la tête de son amie qui semblait autant anxieuse qu’elle jusqu’à oublier d’ôter son doigts de la sonnette.

A P P O L I N E ▬ Bonjour toi.


FLASH BACK • QUELQUES JOURS AVANT

Appoline soupirait en voyant qu’il lui restait des tonnes de devoir à faire tandis qu’elle était encore sur internet, en quête de billet pour partir voir sa mère quelques jours au Canada. Elle n’avait nullement envie d’en parler à son père qui risquait de se fâcher en apprenant qu’elle avait l’intention de rendre visite à son ex-femme sans le prévenir. Elle qui pensait que s’éloigner d’elle était une bonne chose pouvoir tirer un trait sur cette bonne femme si peu présente lors de ses plus grands exploit de jeune fille. Certes, elle ne pouvait pas lui en vouloir, elle n’était pas totalement consciente du mal qu’elle faisait à sa fille et à son mari. Alors qu’elle s’apprêtait à envoyer sa réservation via le net, son portable retentit. Un message de Blythe qui lui demandait de bien vouloir la rejoindre au plus vite à leur banc favori. Un plan s’y préparait. Ne se faisant pas prier, elle enfila son manteau ainsi que ses baskets et se rendit à son rendez vous.

A P P O L I N E ▬ Tu as déjà trouvé une solution?

Dit elle une fois arrive prés de Victoria qui était déjà assise et devait l’attendre depuis un moment déjà. Son visage semblé moins crispé qu’ultérieurement, plus tôt dans la journée pour être plus précise. On aurait pu se croire dans un épisode de prison break tellement elles avaient accordé de l’importance à chaque petit détail, passant de l’essence de la voiture, à la couverture qu’elle pourrait utiliser si cela risquait de mal tourner. Elles avaient du élaborer trois plans différents, bien que le premier était déjà parfait. C’était ça que de travailler avec une future criminologue et une jeune artiste, le sens du détail était quasi présent. L’imagination de l’une et le cerveau de l’autre faisait qu’à priori aucune faille n’allait s’introduire dans leur plan quelque peu diabolique.

S’asseyant prés de son amie, Appoline écouta les instructions de cette dernière attentivement. Leur collaboration commençait à ressembler à une vraie scène de crime, et c’est ce qui enflammé la jolie brune. La vengeance était un plat qui se mangeait froid, bien que les faits les poussant à agir ainsi étaient encore assez récent. Un sourire apparu sur le minois d’Appoline, une fois que Vicky eut terminé son pseudo-monologue sur le comment faire si tel ou tel chose se passait, avant d’hocher la tête. Le jour J s’approchait à une vitesse grand V, ainsi le stresse commençait à se ressentir.

A P P O L I N E ▬ Très bien, on fait comme ça. Tu n’auras qu’à passer chez moi Jeudi pour prendre ce dont on a besoin. De toute façon mes parents ne seront pas là.


FIN DU FLASH BACK •

Ainsi de son sourire les plus accueillant, Appoline invita son amie à rentrer. Pour une fois que la maison était aussi bien rangée. Elle osait espérer que la brillance des sols aveuglait ses convoitants. Se se faire prier, elles montèrent toutes deux à l’étage supérieur dans la chambre d’Appo qui avait déjà commencé le travail avant son ami. C’est donc toujours aussi excité qu’elle ne l’était déjà, qu’elle sorti de son sac à dos d’expédition ...

A P P O L I N E ▬ Regarde ce que j’ai trouvé en faisant du rangement dans le garage. Et elle est plutôt solide. Mon père a toujours voulu avoir un bateau.

Une corde. Son père avait depuis toujours rêvé d’avoir un bateau. Mais les choses s’étaient compliquées et il n’avait eu pour consolation que des cordes de marins. Sympa les amis. Appoline s’était permis de lui en prendre une en sachant pertinemment qu’il n’y verrait que du feu. A vrai dire, la famille Lewis connaissait quelques fois des problèmes financiers, l’investissement de certaines choses pouvait leur coûté une petite fortune. Et s’acheter un bateau était un luxe qu’il ne pouvait pas s’autoriser à faire.

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Message(#) Sujet: Re: [Famille Lewis] - Amie pour le meilleur, mais aussi pour le pire. Jeu 29 Oct 2009 - 23:23


Il arrive qu’à certains moments de votre vie, vous ayez envie de faire des choses totales folles. Des choses tellement dingues que vous pensez que vous ne les ferrez jamais. Des choses inouïes, qui dépassent toute la morale humaine par la perversité de ses actes. Des instants de folies qui vous prend, qui vous engourdit, qui vous émoustille et qui vous fait sentir encore plus sombre, plus malsain, plus pervers qu’avant. Vous êtes grisé. Vous êtes excité par ces instants où vous pensez pouvoir accomplir tout et n’importe quoi. Ce sentiment de puissance vous fait froid dans le dos mais ce n’est que du plaisir. Vous prenez votre pied à cette sensation de grandeur, d’invincibilité, car tout vous semble totalement possible. Nous vivions dans un monde où nous avons sans cesse besoin de reconnaissance. Malheureusement, beaucoup manque de reconnaissance. Alors, ils se noient dans le plus bas, le plus profond des vices que Dieu a permis à l’homme de s’engouffrer pour se sentir plus fort après. Mais ceci n’était qu’illusion, mensonge et superficialité. Rien n’est plus faible qu’un homme mordant la poussière, une bouteille à la main, croyant être fort mais dont tous ses pêchés se réunissaient sur ses frêles épaules jusqu’à le descendre plus bas que terre. Il était naturel, chez l’humain, de penser que l’on est les maitres du monde. Encore plus quand on était un humain qui vivait aux Etats-Unis. Mais il n’y avait certainement pas plus misérable espèce que l’être humain et son égo surdimensionné. Mais après tout, quel autre espèce sait parler, cuisiner, rire, cultiver une certaine intelligence ? Cela serait une question intéressante à développer. Mais ce n’était certainement pas à l’ordre du jour. L’homme était le plus bel œuvre de Dieu. Voilà que tout tombe sous le sens ; chaque être humain est fait pour progresser, grandir et monter les étapes tout en stoppant les autres. Dieu s’amusait de son œuvre. Il s’amusait à les faire réfléchir, à les faire avancer, à les énerver, aussi. L’espèce humaine avait certainement besoin d’un guide, pas d’une grande main impératrice qui laissait tomber ses missiles sur chaque épaule croisé. Mais ce sont ces missiles qui font la force ou la faiblesse de chaque être humain. Ce sont ces missiles qui les poussent à oser. Et ce soit ces missiles qui nous faisaient mordre la poussière. Pour qu’on en ressorte toujours plus fort, plus victorieux. Parce que la vie est un long apprentissage qui nécessite des années d’essais pour arriver à son terme.

APPOLINE : Bonjour toi.
VICTORIA : Salut.

Victoria Blythe était à la fois nerveuse et excitée. Impatiente et anxieuse. Mille et une questions traversaient son esprit en même temps, passant en revue chaque point qu’elle avait imaginé et travaillé avec Appoline. Il ne manquerait plus que ça capote royal ou que quelque chose foire totalement. Et c’était certainement cette peur de l’échec qu’elle ne tenait plus en place, faisant les cent pas devant la porte de la jeune Lewis, ses mains se tordant l’une contre l’autre de façon nerveuse. Elle n’était pas rassurée mais motivée. C’était elle qui avait balancé l’idée et Appoline n’avait fait qu’approuver. Victoria savait que cette dernière était certainement plus rationnelle qu’elle et qu’elle devait se sentir guère meilleure que sa personne. Aussi fut-il pour cela que la jeune blonde s’arrêta subitement de marcher avant de respirer profondément. Elle n’avait pas le droit de montrer à Appoline qu’elle était aussi nerveuse qu’elle – même si les signes de nervosité étaient toujours visibles. Mais quoiqu’il en soit, il était hors de question de retourner en arrière. Tout était déjà programmé, planifié et prévu. Rien ne pouvait faire flancher leur projet parce qu’il tenait la route, tout bonnement. Appoline et Victoria formaient une équipe de choc, elle devait bien le reconnaitre. Maintenant qu’elles étaient à la faculté, elles se voyaient moins que l’année précédente, où elles étaient clairement très souvent ensembles, mais elles restaient toujours liées par un lien fort. Quand elle entreprit de sonner enfin à la porte de son amie, Victoria sentit son ventre se nouer mais aussi une certaine fébrilité. D’ailleurs, ce fut bien pour cela que son doigt resta coincé sur la sonnette du 1335, Lemon Street. Forcément, quelques secondes après apparaissait Appoline, souriante, qui était apparue si rapidement qu’on aurait dit qu’elle se trouvait juste derrière la porte. Victoria reconnait que l’aura de bonne humeur que pouvait déverser la jeune Lewis sur son moral était assez puissant. La jeune brune avait toujours été la plus folle des deux, la plus sympathique et certainement la plus appréciée de leur duo. A voir sa mine angélique, on lui donnerait le bon dieu sans confession. Aussi fut-il pour cela qu’elle était, de surcroit, la personne la mieux placée pour venir à cet intrépide voyage. Certes, c’était dangereux mais le danger avait son charme, n’est-ce pas ? Après les entrées de politesse, Appoline la laissa entrer. Ce n’était pas la première fois que Victoria entrait dans la charmante maison des Lewis. Son amie lui avait dit à quel point ce nouvel espace vital lui changeait par rapport à l’espace de manoir qu’elle lui avait décrit et qu’elle habitait auparavant, au Canada. Jamais Victoria n’aurait pensé rencontrer quelqu’un qui avait vécu dans ces endroits lugubres et morbides – peut-être que ses pensées étaient exagérées mais elle n’avait que son imagination pour comprendre ce qu’Appo avait pu vivre auparavant. Et où. La jeune Blythe remarqua que, comme c’était prévu, la maison était totalement vide de ses habitants. Le champ était donc entièrement libre. Mais se connaissant – et connaissant le quartier mieux que personne – Victoria savait qu’elle allait prendre ses précautions. Leurs précautions. Elle ne voudrait pas qu’il arrive quoique ce soit à Appoline, elle s’en voudrait bien trop pour cela. Cette dernière l’entraina par ailleurs à l’étage, plus précisément, dans sa chambre. Alors qu’elle s’en allait chercher son sac qui trônait sur son lit, Victoria ferma les rideaux d’un geste banal. Il suffirait d’un geste brusque et les soupçons pouvaient commencer. Et si jamais on venait leur faire une réflexion, elles pourront simplement dire qu’elles se visionnent un dvd. Point.

APPOLINE : Regarde ce que j’ai trouvé en faisant du rangement dans le garage. Et elle est plutôt solide. Mon père a toujours voulu avoir un bateau.
VICTORIA : Je pense en avoir une de la sorte aussi chez moi. Je tenterai de l’extirper – de toute façon, mes frères n’y verront que du feu. Et puis, mieux vaut prendre ses précautions, hein. Mais ça va fortement nous être utile, évidemment.

Victoria se retourna pour voir Appoline brandir fièrement sa trouvaille. Elle sourit en retour tout en s’approchant que la demoiselle avant d’attraper la corde. Effectivement, voilà quelque chose qui allait leur être sacrément utile. La jeune Blythe tira dessus, comme pour tester sa solidité. Normalement, les cordes de bateau sont assez résistantes mais ne savait-on jamais ce qui pourrait arriver. Mieux valait en avoir plus que pas assez. Puis, elle mit sa min dans le sac pour y extraire le B.A BA de ce qui leur était nécessaire. Lampe torche, carte, calepin, stylo, … Diverses choses dont elles auraient à peu près besoins là-bas ou pour le voyage en lui-même, durant les longues heures de route qui les attendaient. Victoria passa la main dans ses cheveux, l’air quelque peu contrariée.

VICTORIA : Il va falloir qu’on pense à prendre de l’argent. Hors de question d’utiliser nos cartes bancaires une fois sur place. Parce que je me doute bien que le fait que je sois partie, ça, ça ne va pas passer inaperçu aux yeux de mes frères. légère pause. Enfin j’espère. Il faudra qu’on prévoie assez pour pouvoir substituer pendant quelques jours.

La jeune fille croisa les bras, son regard émeraude parcourant la chambre en détails. Chambre agréablement bien rangée – ce qui n’était pas forcément le cas de la sienne. Quand bien même elle mettait bien ses vêtements dans la corbeille adéquate, sa chaise restait souvent avec des fringues dessus, tout comme son bureau où son ordinateur n’arrivait même plus à se faire une place parmi les feuilles, les classeurs et les livres. La chambre d’Appoline ne ressemblait pas du tout à cela et c’était là une grande différence entre les deux jeunes filles. Quand son regard se posa sur le portable de son amie qui trônait sur sa table de chevet, Victoria s’avança et le prit entre ses doigts avant de se retourner vers sa propriétaire et le secouer légèrement.

VICTORIA : Et ça aussi, ça reste ici. Ces engins peuvent être utiles comme nuire sérieusement à notre plan. elle le reposa tout en soupirant légèrement. On arrête plus la technologie, de nos jours. Victoria s’arrêta alors de marcher et de parler pour planter son regard dans celui d’Appoline, les traits sérieux et durcis. On va être coupé du monde, Appo. Tu peux toujours reculer maintenant, mais après, ça sera trop tard. T’es sûre de vouloir le faire ?

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Message(#) Sujet: Re: [Famille Lewis] - Amie pour le meilleur, mais aussi pour le pire. Lun 2 Nov 2009 - 14:24

Rapidement, les deux jeunes filles passèrent aux choses sérieuses. Il n’y avait plus de temps à perdre, et toutes deux en étaient conscientes. D’autant plus que leur disparition allait vite de faire remarquer, entre les parents d’Appoline et les frères de Victoria, les choses risquaient de se corser. Appoline, avait pourtant pensé à prendre sur elle son téléphone au cas où. Vous savez au cas où tout ceci tombe à l’eau, où un éventuel problème s’imposait dans leur plan trop parfait. Elle savait qu’à côté de ça, elle devait prendre ses propres précautions. Victoria ne pouvait pas penser à tout, bien qu’elle semblait être la maitresse du jeu – et que jusqu’à présent elle avait réussi à gérer tout. Appoline avait pourtant caché deux ou trois trucs, qu’elle aurait certes du en parler à son amie, mais qu’elle avait décidé de garder pour elle – malgré le danger que cela entrainait. Ainsi lorsque Victoria ouvrit son sac, elle eut d’abord froid dans le dos, l’imaginant découvrir ses petites boites rouges et vertes qu’on ne soupçonnerait pas une seconde être détentrices de ce qui s’y trouvait. Si la jolie blonde venait à découvrir ce qui s’y tramait, elle risquerait de vouloir tout annuler. Ce qui ne faisait pas parti des intentions d’Appo. Elle s’était perdu un moment dans ses pensées, jusqu’à que la voix de Victoria la ramène à nouveau sur terre. Aussi polie qu’elle pouvait se montrer, elle sourit pour cacher son anxiété. Avant d’hocher la tête.


V I C T O R I A ▬ Il va falloir qu’on pense à prendre de l’argent. Hors de question d’utiliser nos cartes bancaires une fois sur place. Parce que je me doute bien que le fait que je sois partie, ça, ça ne va pas passer inaperçu aux yeux de mes frères. Enfin j’espère. Il faudra qu’on prévoie assez pour pouvoir substituer pendant quelques jours.
A P P O L I N E ▬ Je crois que ça ne vas pas être un gros probléme – ma belle mère à toujours de l’argent dans le tiroir de sa table de chevet. (une petite grimace.) Même si elle risque de m’en vouloir, c’est pour la bonne cause.

Certes, depuis quelques temps son comportement avait changé. L’idée de revoir Clark lui donnait envie de vomir. Pourtant, elle était sur de devoir faire ce qu’elle avait à faire, même si c’était de la folie. Les conséquences allait être d’autant plus grave que leur acte, mais il était bien trop tard pour reculer. Appoline, avait repris son sac en vérifiant qu’elle n’avait pas non plus oublier de prendre quelques bricoles pouvant leur servir après.

A P P O L I N E ▬ Tu as pensé à un moyen de pression, qu’on pourrait avoir sur lui – pour… Tu sais quoi.

Elle pensait à un chantage qu’elle pourrait faire au jeune Hamilton accepte de venir avec elles. Un sourcil arqué, elle écouta attentivement les instructions de dernières minutes. Pas de portable ?! Son souffle se coupa quelques secondes. Appo faisait parti des jeunes qui ne pouvait pas se passer de cet objet. Elle passait son temps à parler au telephone au plus grand désarroi de ses parents. Se grattant la tête, elle eut un petit moment d’hésitation avant de répondre.

V I C T O R I A ▬ Et ça aussi, ça reste ici. Ces engins peuvent être utiles comme nuire sérieusement à notre plan. (...) . On va être coupé du monde, Appo. Tu peux toujours reculer maintenant, mais après, ça sera trop tard. T’es sûre de vouloir le faire ?
A P P O L I N E ▬ Non, non – il est hors de question que j’abandonne maintenant en te laissant seule. Coupée du monde ou pas, je survivrai.

Avait elle finit par dire, bien qu’en l’espace d’une milliseconde elle avait pensé à tout arrêter. C’était bien trop dangereux, mais d’un côté le danger était partout – alors autant vivre au jour le jour.



oh mon dieu, c'est trop nul - j'ai honte de moi.
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Lewis] - Amie pour le meilleur, mais aussi pour le pire. Dim 8 Nov 2009 - 14:02


APPOLINE : Je crois que ça ne vas pas être un gros problème – ma belle mère à toujours de l’argent dans le tiroir de sa table de chevet. Même si elle risque de m’en vouloir, c’est pour la bonne cause.
VICTORIA : Et moi, je pense pouvoir me servir suffisamment sur mon compte. C’est pour un cas d’extrême urgence, comme on dit.

Victoria eut un léger sourire face à sa propre phrase. Après tout, c’était un réel cas d’extrême urgence. La belle-mère d’Appoline ne sera certainement guère ravie de voir que son argent a soudainement perdu mais la jeune blonde n’avait aucun scrupule. Au point où elles se trouvaient être, la culpabilité était la dernière chose qu’elle pouvait ressentir. Plus le temps passait et moins elle se sentait compatissante envers le monde extérieur. Et même par rapport à elle-même. Victoria se sentait engouffré dans un trou bien profond du néant et elle avait l’impression que rien ne pourrait pire que maintenant. Finalement, comme elle le pensait depuis un moment, c’était sûrement elle-même le problème. Il y avait de quoi se remettre en question quand on avait l’impression que tout était de votre faute. Et c’était ce qui arrivait à Victoria. Elle se sentait coupable et pourtant, elle n’avait aucun goût amer dans la bouche. Son regard était dur et dissuadait toute personne à venir lui parler. La jeune Blythe souhaitait que ça marche dans son sens. C’était elle qui venait vers les autres et non le contraire. Le contraire était inconcevable, surtout qu’elle n’était pas forcément la personne la plus agréable qui soit. En à peine un an, elle avait connu bien pire que ce qu’elle aurait pensé. L’année 2009 n’était, finalement, pas son année du tout. Tout se résumait donc à cette conclusion. Il n’y a plus qu’à espérer que l’année suivante sera meilleure – même si Victoria pense qu’il ne pouvait pas y avoir pire. Déjà, le décès de son père aurait dût être une sorte de présage. Comme pour la prévenir que l’année continuerait dans ce registre là, que les choses dégringolaient rapidement et qu’elle allait devoir être forte. Le problème est qu’elle se sentait forte mais dans le fond, elle savait très bien qu’un rien la défaille. Et la révélation qu’elle a eut, suite à la prise d’otage, l’a totalement déboussolé. Il suffit que Neal l’ait lâché une nouvelle fois pour qu’elle perde complètement pied et qu’elle propose cette idée totalement démente à Appoline. Appoline qui s’était d’ailleurs remise à parler.

APPOLINE : Tu as pensé à un moyen de pression, qu’on pourrait avoir sur lui – pour… Tu sais quoi. Victoria laissa planer un silence avant de hausser les épaules.
VICTORIA : Je sais pas. De toute façon, il y a peut-être des chances qu’il se rappelle pas de nous. Il en a dût tellement en voir. On improvisera.

Sa voix était à la fois moqueuse et amère. Non pas par rapport à sa jeune amie mais par rapport aux paroles qu’elle venait de dire. Après tout, ce type était bien un salaud à part entière. Mais qu’il les reconnaisse ou pas, ce n’était pas son souci. Même si ça sera largement plus amusant qu’il se rappelle. De toute façon, Victoria était une spécialiste de l’improvisation. Mais il n’était pas étonnant que la jeune Lewis soit inquiète ; elle n’avait jamais fait ce genre de choses. Evidemment, Victoria non plus. Mais elle avait déjà un peu plus d’expérience sur certaines choses qu’Appoline. Malgré le fait qu’elle semblait tout contrôler, la jeune blonde savait aussi qu’une forte pression pesait sur ses épaules. Elle n’avait pas le droit à l’erreur. Et pourtant, c’était sa plus grande frayeur. La peur de l’échec la hantait comme une épée Damoclès au-dessus de sa tête. La jeune Lewis était une personne qu’elle voyait comme sa petite protégée, en quelque sorte. Victoria ne pourrait supporter qu’il lui arrive quelque chose. Mais pour Appoline, la jeune Blythe tentait de rengorger ses interrogations et de garder ce visage imperceptible. Elle ne manqua pas d’ailleurs l’instant de silence qui suivit sa question, tout comme l’air bref mais présent d’Appoline, qui avait l’air peu rassuré.

APPOLINE : Non, non – il est hors de question que j’abandonne maintenant en te laissant seule. Coupée du monde ou pas, je survivrai.

Victoria fut soulagée. Pendant un moment, elle avait cru que son amie allait se rétracter. Voilà qui n’aurait guère été bon. Bien que la pression aurait été moins forte. Mais elle avait prévu de faire ce voyage – si on pouvait appeler cela comme ça – avec elle, et en partie pour elle. Si la jeune Lewis se désistait, Victoria aurait été grandement déçue et aurait prit moins de plaisir à y aller. Evidemment, avec ou sans Appoline, elle y serait tout de même allée. Après tout, c’était son idée et elle se sentait assez excitée pour cela. Mais elle avait tout mis en place avec la demoiselle qui se trouvait ici présente. C’était sa partenaire de voyage, sa collègue et sa complice dans ce qu’elles allaient accomplir. Elles n’étaient pas aussi blanches que neige mais Victoria ne souhaitait pas qu’Appoline se salisse. Elle avait un regard maternel sur son amie qu’elle n’avait, jusque là, jamais eut l’occasion de développer. Bien sûr, Appoline ne s’en rendait pas forcément compte mais Victoria était bien décidée à ne pas lui laisser tout le sale travail. La jeune blonde se mordilla légèrement la lèvre inférieure avant de s’approcher de son amie et de la prendre par les épaules, son regard émeraude plongé dans celui d’Appoline.

VICTORIA : Je te promets qu’il ne t’arrivera rien, Appo. Je le jure sur la tombe de mon père.

Pour que la jeune Blythe jure sur la tombe de son défunt père, c’est qu’elle avait l’ambition qu’il n’arrive absolument rien à Appoline. Elle était ce genre de personnes qui était prête à tous pour ne pas que ses amis, ses proches et les personnes que l’on aimait soient dans le pétrin jusqu’au cou. Victoria eut un léger sourire qui se voulait certainement rassurant et convaincant. Appoline ne devait pas douter quand à l’amitié que pouvait lui porter la jeune blonde. Et la voir, ne serait-ce que très brièvement, hésitée ne faisait pas partit de son plan. Victoria se redressa avant lâcher son amie et de soupirer faiblement, son sourire s’étendant sur ses lèvres.

VICTORIA : Et puis, je suis persuadée qu’il ne dira rien. Si on coule, il coulera avec nous. Tu n’as rien à craindre, Appoline. puis, elle laissa planer un silence avant de reprendre la parole. Au faites, ton père et ta belle-mère comptent pas divorcer ?

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