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 Ride with the moon in the dead of night

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Beckett Schaeffer

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Message· · Sujet: Ride with the moon in the dead of night Ride with the moon in the dead of night EmptyDim 4 Nov - 23:07

@Marley Denbrough

Say it once, say it twice, take a chance and roll the dice, ride with the moon in the dead of night...

Son costume était entreposé dans l’armoire de sa chambre depuis plusieurs semaines, il l’avait fait main, n’ayant pas les fonds nécessaires pour acheter les répliques exactes des vêtements du film, mais il l’avait testé et était assez fier du résultat. Les lunettes trouvées pour Harry, surtout, était la cerise sur le gâteau, elles étaient parfaites et lui conféraient un air aussi intelligent que Carlos, l’enfant original du film The Hangover. Il avait enfilé le t-shirt imprimé, le pantalon blanc et était en train d’enfiler une perruque brune légèrement ondulée lorsqu’il entendit Charlotte appeler à l’aide. Une dizaine de minutes plus tard, il était dans le salon, à maintenir le nourrisson fiévreux contre lui, une tache de vomi verdâtre sur la cuisse gauche. « Je t’interdis de prononcer un mot de plus, Cha. Tu as un rencard, moi pas, donc tu vas à cette soirée pendant que Harry et moi resterons ici à nous gaver de sucreries devant des films d’horreur hyper gores, ok ? » Le regard désapprobateur de sa meilleure amie le fit hausser les épaules, elle concéda toutefois sa défaite – sous forme de victoire – et termina de préparer son enveloppe charnelle de Bonnie Parker. Il la conduisit jusqu’à la porte, en petite tenue car son pantalon avait aussitôt été lancé dans le bac à linge sale, et la rassura une énième fois sur le devenir de leur enfant. « Tout ira bien. Sa fièvre était déjà presque tombée quand je l’ai mis au lit. Amuse-toi bien, je t'aime. » Il lui envoya un baiser de loin et s’assura qu’elle prenait la route sans encombre ; il était toujours inquiet quand leurs chemins se séparaient, d’autant plus depuis les récents événements et le cambriolage dont ils avaient été victimes. Il espérait juste que cette ville de fous leur accorderait à tous un répit en cette soirée spéciale, de célébrations et d’amusements. Seul dans la maison, il fit contre mauvaise fortune bon cœur et décida de ressortir un vieux masque, toujours d’actualité, qu’il coupla avec un bleu de travail qu’il avait autrefois utilisé pour effectuer des travaux divers et variés dans les maisons du coin. Le jeune papa était peut-être privé de festivité, il ne serait pas pour autant dispenser de prendre du bon temps.

Armé d’un couteau de cuisine menaçant, la haute silhouette de Michael Myers répondait à chaque coup frappé contre la porte de la maison. Il avait barré le bouton de la sonnette avec un petit mot gentil, pour éviter de réveiller Harry qui, jusqu’à présent, profitait d’un bon sommeil réparateur. De nombreux cris étaient récoltés par son costume d’Halloween – littéralement, de la fête et du film du même nom – et le regard vide que lançait son masque aux pauvres petites âmes déguisées qui osaient toquer chez les Lancaster-Schaeffer. Il n’avait pas besoin de parler, dans un premier temps, l’obscurité et le blanc du déguisement faisaient tout le travail, mais il n’hésitait pas à faire tomber le masque pour rassurer les esprits les plus échaudés ; l’idée de se retrouver emmené au poste pour motif de « costume d’Halloween trop efficace » ne l’alléchait guère. Son stock de bonbons diminua au cours de la soirée, jusqu’à ce que vingt-deux heure sonne, et que les demandeurs se fassent de moins en moins nombreux. Logique, les enfants devaient être sur le chemin de leurs lits et les adolescents sur celui de leurs soirées pas très légales dans lesquelles de l’alcool serait entrée en douce. Il était passé par là, il savait. Le couteau posée sur sa cuisse, la main plongée dans un paquet de bonbons posé juste à côté du visage dégoulinant du tueur en série, il était plongé dans un vieux film d’horreur en noir et blanc pris en cours de route mais qui avait fini par le passionner. Ce fut donc avec un râle de mécontentement qu’il se remit debout en entendant quatre nouveaux coups contre la porte. « Il n’y a plus rien, j’ai tout mangé, » maugréa-t-il en enfilant le masque pour la énième fois de la soirée. Il éteignit les lumières dans l’entrée et se dirigea lentement, sans bruit, devant la lourde porte d’entrée qu’il ouvrit, avec la même lenteur qui permit de laisser entendre le craquement du bois fatigué. Le couteau de cuisine levé devant lui, il inspira et expira plus fort, pour que le bruit de son souffle contre le masque effraie les intrus. Qui n’étaient qu’un seul intrus, en réalité. Oubliant les artifices qu’il portait sur le visage et dans la main, il tendit les bras vers le nouveau venu dans l’objectif de le saluer d’une étreinte chaleureuse. Il accompagna sa tentative de bienvenue par un appel de son prénom qui ressortit plutôt comme un « Mrrghey » guttural, monstrueux et inaudible, à cause du barrage de latex devant ses lèvres. Il était absolument ravi de voir le doux, bien que grimé et dépressif, visage de Marley, sauf que la tête qu’il lui offrait était fermée et dénuée de toute forme d’expression.

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Marley Denbrough

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Message· · Sujet: Re: Ride with the moon in the dead of night Ride with the moon in the dead of night EmptyMar 6 Nov - 18:12

Son choix de costume n’était, cette année, pas anodin. Derrière l’idée de revêtir les traits et habits d’un Victor Frankenstein imaginé par ses soins se dissimulait une réflexion hautement réfléchie. Dans un premier temps, il avait longuement hésité à adopter un déguisement plus ressemblant et incontestablement plus en adéquation avec la personne qu’il était au fond de lui ; le monstre de Frankenstein. Cette décision aurait sans nul doute été appréciée et acclamée par sa sœur jumelle, Marnie, mais pris d’un subit moment de lucidité, il s’était finalement rétracté et avait opté pour ce brillant scientifique aux méthodes radicales, probablement pour rester un minimum dans le thème. Qui mieux que lui, après tout, pour interpréter un tel rôle ? Il ne s’agissait pas d’un rôle de composition pour lui, bien au contraire, il était personnellement dessiné pour incarner ce personnage qui ressemblait, dès lors, en tout point à son interprète. Mais bien incapable de parvenir à une telle prouesse artistique, il s’était résigné à arborer un visage plus humain, non sans l’aide d’une amie et collègue qui avait pris le temps de le maquiller de manière plutôt convaincante. Son corps était suffisamment recouvert de cicatrices, vestiges d’une vie passée mais révélatrices de son identité, pour envisager de s’infliger de nouvelles plaies béantes qui, bien que factices, avaient toutefois le pouvoir de le faire sombrer davantage en ces temps de dépression pour le jeune infirmier. Halloween appelait à la fête et une ambiance macabre, pourtant il espérait retrouver un semblant de lumière en cette journée si spéciale. Ce soleil métaphorique était vraisemblablement personnifié sous les doux traits de Beckett Schaeffer, cette somptueuse planète blonde autour de laquelle il n’avait qu’une hâte, graviter. Bee possédait ce côté envoûtant, captivant, ensorcelant, particulièrement prononcé chez lui. Il partageait incontestablement des points communs avec ce personnage de fiction que l’on retrouvait dans le dessin animé le livre de la jungle de Walt Disney, Kaa. Tout comme pour ce python, l’hypnose n’avait aucun secret pour lui. Il l’avait, à l’époque, attiré à lui dans l’unique but d’en faire sa proie mais pour une raison qui lui échappait encore il s’était rapidement lassé de lui et ce avant même de pouvoir en faire son casse-croûte, le laissant là, abandonné à son triste sort, sans même avoir pu récupérer cette liberté qui lui revenait pourtant. Depuis, Marley se sentait comme pris au piège, bloqué et retenu par des chaînes invisibles qui lui entravaient les membres supérieurs et inférieurs. Son jeune bourreau avait beau prétendre le contraire, il était depuis de nombreuses semaines prisonnier de l’affection qu’il lui portait. Désormais la situation semblait s’améliorer, du moins elle donnait l’impression d’être sur la bonne voie, ce qui était un fardeau hier ne l’était plus aujourd’hui.

Malgré l’annulation – à la dernière minute – de Beckett, il souhaita faire un minimum honneur au travail de sa collègue effectué sur lui et prit le chemin de la fête organisée tout près du moulin. Cependant le comportement étrange de certaines personnes le dissuada grandement de rester plus de quelques minutes sur place. Des gens se tenaient courbés, d’autres gémissaient de douleur tandis que certains se plaignaient de nausées et maux d’estomac. Ce n’était définitivement pas l’ambiance qu’il avait imaginé retrouver en se rendant à cette soirée d’Halloween. La proposition du grand blondinet lui revint alors en mémoire et il lui sembla bien plus attrayant et judicieux d’aller de ce pas grignoter chez lui les bonbons qu’il avait spécialement achetés pour l’occasion plutôt que rester ici et risquer de tomber malade à son tour. Pour un individu qui côtoyait la maladie au quotidien, la perspective de devenir lui aussi un patient n’était guère alléchante. Ravi et enchanté à l’idée de pouvoir passer quelques heures en compagnie de celui qu’il pouvait désormais se targuer d’appeler son – fraîchement – petit ami, Marley se rendit joyeusement au domicile des Lancaster-Schaeffer, le volume de la radio levé, un sourire idiot étirant ses lèvres charnues, désireux, en somme, de le retrouver, à l’image d’un enfant attendant impatiemment l’ouverture des cadeaux le matin de Noël. Ne s’étant pas concerté au préalable avec le jeune papa concernant le costume qu’il porterait pour l’occasion, si costume il devait y avoir, ce fut tout naturellement qu’il toqua à la porte, plusieurs coups légers et mesurés car il se doutait que Harry devait dormir à cette heure-ci. La surprise, non plutôt l’effroi dont il fut victime lorsque le propriétaire des lieux se manifesta le cloua littéralement sur place. L’air grave et la mine déconfite, il crut d’abord s’être trompé de numéro, les sons que lâchait l’inconnu le confortèrent dans son erreur. Il n’était pas à la bonne adresse. Par réflexe, il leva son bras dans un geste rapide et asséna un coup vif à sa main avec le côté de son poignet pour le faire lâcher l’arme qu’il tenait et avec laquelle il le menaçait ouvertement. « Non mais ça ne va pas bien ?! C’est quoi votre problème au juste ? Vous accueillez les enfants du quartier de cette manière aussi ? » meugla-t-il d’une voix ferme bien que l’homme le dépassait de plusieurs centimètres. Il réalisa néanmoins sa méprise quand Beckett révéla sa véritable identité, ce qui lui valut d’exprimer un profond soupir de soulagement. « Tu es un grand malade, tu le sais ça ? » pouffa-t-il en esquissant un large sourire qui découvrait ses dents inégales. « Ne me fais plus jamais ça… Je ne suis pas cardiaque mais après ce soir, je pense le devenir. » Il tendit sa main droite et effleura le bleu de travail qu’il portait et tira légèrement dessus pour l’attirer de son côté de la porte. « Tu m’as promis des bonbons… »

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Message· · Sujet: Re: Ride with the moon in the dead of night Ride with the moon in the dead of night EmptyMar 1 Jan - 19:08

S’il était jeune et dynamique, avec un quotidien bien rempli – voire un peu trop, depuis quelques semaines – et un carnet d’adresses long comme le bras, Beckett n’en restait pas moins un récent papa, avec toutes les problématiques de sommeil que cela engendrait. Depuis qu’il avait perdu son job dans une petite boutique du centre-ville, à cause d’un employeur trop susceptible qui n’avait pas réalisé l’importance d’aider son prochain même en plein milieu de sa journée de travail, il avait mis les bouchées doubles dans ses fonctions d’escort pour palier à la perte de son salaire « officiel », mais cela lui laissait par la même occasion plus de temps pour s’occuper du petit durant la semaine. Même s’il se serrait la ceinture, ces économies de baby-sitting, ajoutées aux quelques dollars qu’il se faisait mensuellement sur la sous-location de son appartement, les aidaient à maintenir la tête hors de l’eau. En outre, cela lui permettait de s’améliorer et de s’épanouir chaque jour un peu plus dans son rôle de père de famille, même si cette tâche n’était pas toujours facile. Parfois, il se mettait à rêvasser sur son existence telle qu’elle était avant la naissance de Harry ; mais il était en général bien vite rappelé à l’ordre par le rire cristallin du nourrisson et de ses gazouillis d’enfant. Il avait honte de se perdre dans de tels fantasmes, surtout que le pauvre gosse n’y était pour rien dans tous les chamboulements qu’il avait créés dans la vie de ses parents. La frustration de ce soir d’Halloween, par exemple, avait été emportée par l’air angélique de son fils tandis qu’il s’était endormi dans son berceau près du canapé. Rien, en théorie, n’aurait pu améliorer cette nuit particulière, sauf que c’était sans compter sur l’arrivée, pas si surprenante que cela, de celui qui avait, pour l’instant officieusement, chamboulé son quotidien. Déstabilisé par la réaction virulente du trentenaire, Beckett recula d’un pas lorsque son couteau tomba au sol dans un bruit métallique, et il s’arracha quelques cheveux quand il se débarrassa de son masque pour rassurer son beau. « Désolé, » souffla-t-il en retenant un rire moqueur. « Loin de moi l’idée de vouloir attenter à tes jours... »

Il avança d’un pas sous l’appel de Marley et engloba aussitôt son cou d’une main. Il se passa la langue sur les lèvres sans détourner son regard de celui hypnotisant de son interlocuteur. « C’est vrai, et comme promis, je t’ai gardé le paquet qui n’est pas fait pour les enfants, » murmura-t-il à son oreille avant de se pencher pour l’embrasser sur la joue, non sans jeter un regard aux alentours. La honte n’était pas un sentiment familier pour le grand blond, et ce ne serait jamais une émotion qui pourrait qualifier sa relation avec le jeune Denbrough, toutefois il connaissait la vitesse à laquelle galopaient les ragots dans cette ville, et c’était la dernière chose qu’il souhaitait pour eux. Ils avaient déjà surmonté bien des difficultés avant de trouver ce semblant d’équilibre qui leur permettait de se fréquenter sans trop se prendre le bec. Il y avait encore du travail au niveau du travail de Beckett qui ne satisfaisait pas le moins du monde l’infirmier, mais chaque chose en son temps. « Je sais que ce n’est pas le but du costume, mais laisse-moi te dire que tu es incroyablement sexy habillé comme un savant fou dépressif de l’époque... victorienne ? » C’était beaucoup d’informations mais les détails étaient bien présents et visibles, malgré l’obscurité. Il glissa ses doigts autour de sa taille et recula pour l’entraîner avec lui à l’intérieur. Sitôt la porte refermée derrière eux, il prit son visage à pleines mains pour l’embrasser avec toute l’ardeur qui allait avec le manque et l’envie. Il avait mangé beaucoup de bonbons devant son film, son taux de sucre dans le sang était plus haut que d’habitude, et cela ressortait d’autant plus depuis ces dernières minutes. « Je parlais évidemment de mes testicules quand je parlais de bonbons, mais il m’en reste des vrais, si ça te dit... » Il se sépara des lèvres charnues de son compagnon et le prit par la main pour l’entraîner dans la pièce à vivre. Il récupéra un petit paquet de friandises et lui lança avant de se laisser tomber dans le canapé, dont les coussins avaient encore la forme de ses fesses imprimée à cause des heures passées sur eux. Il tapota la place libre à ses côtés pour inviter Marley, même si ce dernier n'avait guère besoin de cela pour se sentir chez lui ici.

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Message· · Sujet: Re: Ride with the moon in the dead of night Ride with the moon in the dead of night EmptyVen 15 Fév - 11:08

Passer cette soirée en compagnie de Beckett Schaeffer lui réchauffait le cœur plus qu’il ne l’avait imaginé en quittant son domicile un peu plus tôt. Cette période de l’année était généralement synonyme de bonne humeur et d’amusement mais comme bien souvent, Marley rendait ces festivités déprimantes et sinistre, à l’image de sa personnalité tourmentée. Cependant, et malgré la complexité de sa situation, il essayait tant bien que mal de fournir des efforts, d’aller de l’avant, non pas pour lui mais pour son compagnon dont le regard bleuté s’avérait plus éloquent que tous les longs discours. « Oh, j’ai mon propre paquet ? » souffla-t-il d’une voix faussement étonnée. Du haut de son petit mètre soixante-dix, si toutefois il l’atteignait, il était contraint de lever légèrement la tête pour pouvoir contempler la magnifique œuvre d’art que représentait le visage du grand blond, une valeur sûre qui méritait amplement de se tordre le cou pour l’admirer. La béatitude qu’il affichait continuellement lorsqu’il se perdait dans la contemplation de ses traits devait probablement lui donnait un air idiot – assumé – mélangé à un masque d’extase qu’il était bien incapable de dissimuler. « Sexy ? » reprit-il en grimaçant, forcé de sortir de cet état végétatif et contemplatif. Il n’y avait rien d’attirant ou séduisant dans le costume qu’il portait mais il comprenait la démarche du jeune papa, toujours enclin à complimenter son entourage dans un unique but bienveillant. Il ne pouvait lui ôter cette douce qualité qu’il possédait, capacité qui lui était totalement étrangère. Son long passage à vide des dernières semaines se lisait dans son regard fatigué et se traduisait par une impressionnante perte de poids, il ne se sentait pas beau, c’était tout le contraire, aujourd’hui comme hier, depuis toujours. Malgré cette vérité avérée, Beckett persistait à vouloir le faire changer d’avis en essayant de lui transmettre, vainement, la vision qui s’offrait à lui, d’inverser les rôles pour qu’il puisse voir à travers des yeux qui n’étaient pas les siens. Autant dire que le chemin à parcourir était encore long, il ne suffirait probablement pas d’une seule vie pour faire admettre à Marley qu’il était, en effet, charmant. Son corps frêle attestait de son manque flagrant d’appétit et pourtant, la manière dont il dévorait du regard son hôte prouvait qu’une lueur d’espoir demeurait présente, là, quelque part, la faim était toujours au rendez-vous, une gourmandise certes non alimentaire. Le maître des lieux les conduisit tous deux à l’intérieur où une tranquillité, bienvenue, les accueillit. S’ensuivit un échange salivaire passionné qui prit fin un peu trop rapidement à son goût, raison pour laquelle sa main droite resta fermement accrochée à sa taille. « Merci pour cette petite précision, » pouffa-t-il en esquissant un large sourire. Seules les âneries de Beckett le faisaient autant rire, il ignorait d’ailleurs encore à ce jour comment il parvenait à le détendre aussi facilement. L’innocence de son expression suffisait à lui passer toutes ses bêtises qui, de toute manière, étaient commises avec un naturel attachant. « Il t’en reste des vrais ? » demanda-t-il en écarquillant les yeux. « Des testicules ? » ajouta-t-il avec amusement comme s’il ne comprenait pas ses propos. « Je pensais que… » commença-t-il avant de se mordre la joue. « Je pensais qu’il ne t’en restait plus qu’une, » reprit-il dans un murmure après avoir regardé autour de lui, comme si Harry pouvait l’entendre. « Mes souvenirs sont tellement mauvais… Ça mérite vérification. » Il entremêla ses doigts au sien durant le court trajet qui les conduisit jusqu’au salon et récupéra le sachet de bonbons de sa main libre. « Tout à l’heure donc, » conclut-il en référence à ses dernières paroles, avant de prendre place à ses côtés. Il ramena sa jambe pliée sur le canapé, ouvrit le petit paquet de friandises puis il posa son coude contre le haut du dossier derrière la tête de Beckett afin de pouvoir accéder à sa chevelure blonde avec laquelle il joua dans de longues caresses. Le haut de son corps était tourné vers son compagnon et, bien qu’il faisait semblant de s’intéresser au programme à la télévision, son attention la plus totale était dirigée sur le visage du jeune homme qu’il contemplait et analysait dans les moindres détails. Son cœur s’affolait toujours un peu plus quand il était dans les parages, pour des motifs positifs comme négatifs, un affrontement intérieur permanent se réalisait chaque jour en lui. Son attachement pour cet homme était réel et sincère, c’était sans doute pour cela que les choses lui tenaient autant à cœur. Il avait beau mettre de côté ses problèmes, leurs problèmes, son esprit vif ne cessait de cogiter et ne pouvait s’empêcher de repenser à sa profession, aux corps qu’il était amené à explorer, notamment cette clientèle féminine. Schaeffer était sa perte comme il était son salut. Marley avait toujours activement milité auprès de la communauté LGBT et pourtant, leur relation le contraignait à agir d’une manière tout sauf honorable, qui ne lui ressemblait pourtant pas. Il n’éprouvait aucune haine pour les hommes aimant les femmes, et il avait pleinement conscience de l’hypocrisie d’une telle réflexion mais lorsqu’il était question de sa propre vie privée, les choses prenaient une proportion différente, une autre dimension, une profondeur poussée à son paroxysme quand Bee entrait dans l’équation. Il ignorait d’où pouvait bien provenir cette forme inacceptable d’intolérance, seulement sa rigidité prenait parfois le dessus au point de le faire réagir avec agressivité, le jeune escort – qui était aussi son unique et principale proie – pouvait en témoigner. « Tu me prêteras des vêtements pour la nuit ? » s’enquit-il après de longues minutes de silence afin de rompre ce tourment intérieur inutile. Question tout aussi inutile s’il ne comptait pas l’inviter à passer la nuit ici.

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Message· · Sujet: Re: Ride with the moon in the dead of night Ride with the moon in the dead of night EmptyMar 19 Mar - 9:54

Halloween était une célébration intéressante pour quiconque n’était pas un rabat-joie fini. Il n’avait pas cru, au départ, que Marley jouerait le jeu, surtout après s’être vu poser un lapin à la dernière minute, mais il était ravi de constater qu’il s’était trompé sur son compte. Certes, l’habit était teinté d’une aura dépressive comme le jeune Denbrough savait si bien le faire, mais l’effort était là, et il était très apprécié par le blondinet, qui n’avait cependant qu’une hâte : lui faire enlever ses nombreuses couches de vêtements pour profiter totalement d’une soirée libre de la maîtresse de maison. « Touché, » éclata-t-il de rire quand il l’attaqua sur sa virilité, qu’il ne connaissait pourtant que trop bien, et il balança son masque sur la petite commode installée dans l’entrée. Il n’en aurait plus besoin pour le restant de la soirée/nuit. Il vérifia rapidement que Harry était confortablement endormi, puis prit place dans le canapé. Un bras protecteur passa autour des épaules de Marley, à qui il adressait des sourires amusés à chaque fois qu’il sentait son regard perçant sur lui, et il tâcha de se focaliser sur la fin du film, duquel il avait perdu un peu le fil mais qui ne demandait, fort heureusement, pas une concentration trop intense. Il aurait, de toute manière, été incapable d’offrir sa pleine attention à l’écran du téléviseur, car l’individu installé contre lui en captait une trop grande partie. « Non, » répondit-il dans un murmure. Il laissa passer quelques secondes de silence, pour embêter et faire cogiter le trentenaire, puis il tourna un visage moqueur dans sa direction. « Tu n’auras pas besoin de vêtements, je te tiendrai chaud, » promit-il d’une voix doucereuse tandis qu’il fit ses adieux au programme télévisé pour se perdre dans le cou et la gorge de Marley, qu’il tapissa de baisers. C’était la première fois qu’il invitait Marley chez Charlotte, même si l’infirmier connaissait déjà les lieux, et il y avait un certain tabou excitant juxtaposé à cette situation particulière. Bee était comme un adolescent qui faisait rentrer en douce son béguin du moment pendant que ses parents étaient partis en week-end. Il y avait dans la discrétion requise par l’instant, un interdit qu’il comptait bien dépassé ce soir. « Est-ce que ça te dit de monter voir ma chambre ? » Sa proposition était faite à demi-mot, non sans humour, et déjà il se remettait debout pour tendre la main au Docteur Frankenstein.

Le jeune papa s’occupa d’abord d’installer son fils dans la chambre de Charlotte, il le couvrit de sa couverture et de baisers barbus, alluma le baby-phone pour installer l’autre moitié de l’appareil sur sa table de chevet. Il s’arrêta un instant, pour peser le côté étrange de la situation, mais balaya ses doutes d’un revers de la main. Ce n’était pas parce qu’il était père de famille qu’il devait mettre de côté sa libido. Charlotte n’avait pas ce genre de problème, pour raisons personnelles, cependant lui avait le droit de profiter de son petit ami même s’il était en charge du nourrisson. Il était doté de deux oreilles, l’une serait pour Harry, l’autre pour Marley. Même si, au final, ce n’était guère de cet organe qu’il aurait besoin pour s’occuper de ce dernier. Michael Meyers improvisa un striptease devant le scientifique fou, se débarrassant de la manière la plus sensuelle possible – qui n’était pas très efficace, au demeurant – de sa combinaison, et les deux apprentis psychopathes partagèrent un moment privilégié tandis que la chasse aux bonbons battait toujours son plein dans les rues animées de Windmont Bay. « Je suis content que tu sois venu, ce soir, » murmura-t-il à l’oreille de l’infirmier, ses doigts parcourant la peau douce de son épaule, tandis que ses petits yeux endormis scrutaient son visage dans la pénombre. Lorsque la température de Harry avait grimpé, en début d’après-midi, il n’aurait jamais cru passer une soirée d’Halloween aussi intéressante, et il était ravi de savoir que, parfois, le destin lui réservait des jolis tours. « Tu peux rester tant que tu voudras, ma chambre ferme à clé. » Il ne voulait pas que Marley se sente dissimulé. Beckett n’avait encore annoncé à personne qu’il fréquentait Denbrough. Ses proches avaient quasiment tous des antécédents avec ce dernier et, pour de multiples raisons, Schaeffer ne se sentait pas complètement à l’aise à l’idée d’avoir à justifier son coup de cœur. Il ne remettait pas en cause ses sentiments, il était maladroit dans sa manière de l’exprimer et de le partager au reste du monde. Dans sa tête, et peut-être à tort, leur relation n’appartenait qu’à eux. Il se tira hors des draps le temps de se rafraîchir et de s’assurer que Harry dormait toujours à poings fermés, puis retourna auprès de son joli scientifique au maquillage balayé par la sueur. « Bonne nuit, Docteur. »

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Message· · Sujet: Re: Ride with the moon in the dead of night Ride with the moon in the dead of night EmptyDim 4 Aoû - 1:33

« Non ? Comment ça non ? » grogna-t-il d’une voix mielleuse en le défiant presque du regard. Même si Beckett vivait entre ces murs, la maison appartenait avant tout à Charlotte, pas sûr que la maîtresse des lieux apprécierait de voir un invité se promener nu chez elle. Mais, à en juger par l’expression réjouie qui pouvait se lire sur son visage, les explications du blondinet l’amusèrent grandement. La perspective de se retrouver en tenue d’Adam contre le jeune homme lui plaisait – en plus de lui mettre l’eau à la bouche – et il n’était jamais contre l’idée de partager le même lit que lui. Seulement, les circonstances étaient quelque peu particulières ce soir. Franchir les portes de la bâtisse n’était pas sans conséquences, même si leurs comportements respectifs prouvaient tout le contraire, comme si l’insouciance était le maître-mot à cet instant. Beckett n’en avait probablement pas conscience mais ses agissements sonnaient comme une invitation à partager sa vie, une invitation à officialiser les choses entre eux. Il ne fallait guère plus pour émoustiller le petit infirmier. Si certains s’extasiaient devant des corps exquis et musclés, Marley, lui, fantasmait devant le fait de former un couple avec lui. D’un point de vue extérieur, ses désirs pouvaient sembler grotesques voire risibles, mais le caractère sérieux d’une relation l’importait réellement. Quand il croisait le regard clair de son partenaire, c’est tout ce dont il rêvait à cette seconde précise ; partager son quotidien, faire partie de son existence, compter à ses yeux, devenir l’une de ses priorités, il avait l’ambition déraisonnable de devenir son projet numéro un. La route pour y parvenir était encore longue, il en avait conscience, mais pour l’heure il vivait d’espoirs et d’illusions. « Je serais honoré de voir ta chambre, » dit-il d’une voix solennelle avant de glousser bêtement. L’interdit de la situation avait quelque chose de jouissif et de motivant pour un individu comme lui qui n’avait hélas pas eu la chance de défier orgueilleusement les règles établies par l’autorité parentale. Si sa sœur jumelle avait connu différentes amourettes au cours de son adolescence, lui s’y était fermement opposé. Il avait peut-être soufflé sa trentième bougie cette année, cela ne l’empêchait nullement de conserver une partie de son âme d’enfant, probablement au plus grand plaisir de Beckett qui semblait ressentir une certaine satisfaction à se comporter de manière puérile à ses heures perdues. Cette facette de sa personnalité le captivait comme elle le dérangeait. Aujourd’hui, il faisait le choix d’arrêter le temps pour mieux apprécier la légèreté de son hôte.

Légèrement intimidé, il pénétra dans la chambre à coucher de son prétendant et observa minutieusement les lieux. Il ne savait pas à quoi il s’attendait, si toutefois il s’attendait à quelque chose en particulier, dans tous les cas la pièce ne ressemblait étrangement pas à l’homme pour qui il éprouvait de solides sentiments. L’endroit était quelque peu impersonnel et il ne parvenait pas à se dire que l’aura de Beckett était présente autour de lui. Il n’était pas totalement à l’aise et la gêne qu’il ressentait s’intensifia lorsqu’il entendit sa douce voix masculine fredonner un petit air à Harry pour le maintenir endormi, à travers la maisonnée rendue totalement silencieuse depuis qu’ils avaient rejoint le côté nuit. Il côtoyait des bébés au quotidien par le biais de sa profession mais jamais il n’avait fréquenté un homme qui avait des enfants, c’était une grande première pour lui en plus de s’avérer impressionnant pour un novice de son acabit. Loin d’être déçu par ce moment d’intimité et de partage, il lui laissa le soin de l’aider à se détendre par sa simple présence et cette confiance qui émanait visiblement de tout son être. Son désir l’irradiait et son bonheur était devenu contagieux. Ce n’était pas la première fois que leurs corps dénudés se rencontraient de manière charnelle, seules les conditions changeaient, mais cela ne diminuait en aucun cas la beauté du moment. Une fois de plus il s’offrait au jeune escort et une fois de plus il se retrouvait assommé par sa propre béatitude. Les secrets de son compagnon méritaient d’être tous découverts et mis à nue, mais pour le moment, la fatigue qui s’abattait sur lui semblait occuper l’ensemble de ses pensées. « Moi aussi, je suis content d’être là,» murmura-t-il en retour en dessinant le contour de sa barbe drue avec son index. « Je vais faire comme si tu n’avais pas prononcé cette dernière phrase... » Phrase qui gâchait légèrement la perfection de l’instant. « Car je veux retenir uniquement le positif, ce soir. » Et non pas se sentir dans la peau de Cendrillon, enfermée par sa marâtre dans sa chambre de fortune à la venue du prince. « Bonne nuit beau blond, » souffla-t-il avec douceur tandis qu’il fermait lentement les yeux après avoir placé sa main non loin de son visage. Une petite dizaine de minutes suffit amplement à les faire sombrer tous les deux dans un sommeil profond. Réveillé en sueur au petit matin – bien qu’il ignorait totalement l’heure qu’il était – il se libéra avec délicatesse de l’éteinte de son amant qui en avait profité pour l’entourer de ses bras durant la nuit. Son corps était moite, le maquillage de la veille avait comme fondu le long de ses joues jusqu’à l’arrière de sa nuque, il se sentait poisseux, leur galipettes ayant souillé les dernières parties de son anatomie encore propres. Alors qu’il s’éclipsait discrètement hors du lit, il fit attention de ne pas le tirer de son sommeil et disparut dans la salle de bain qu’il ne trouva pas au premier coup. Le jeune père de famille n’étant pas personnellement présent pour l’assister dans sa mission, il s’octroya le droit de fouiller dans les tiroirs et placards. Ainsi, il put se frotter les dents avec les moyens du bord – et du dentifrice – et se décrasser intégralement sous une bonne douche chaude. Il enroula sa fine taille d’une serviette blanche et marcha à pas feutrés jusqu’à la cuisine où il tomba nez à nez avec Charlotte occupée à il ne savait trop quoi. « Nom de... » siffla-t-il, les dents serrées, après avoir poussé un petit cri aiguë inconscient. « Charlotte, » dit-il en reprenant ses esprits, une main portée sur son torse. « Euh tu vas bien ? » Lancer des banalités semblait être la meilleure des solutions à cette seconde précise, sans doute pour combler une conversation qui ne tarderait pas à devenir embarrassante dans les minutes à venir. En tout cas, la gêne était bien là de son côté. Il se remercia d’ailleurs intérieurement d’avoir eu l’idée de se couvrir partiellement d’un tissu car il avait au préalable hésité à garder la serviette sur lui. A la base, il ne comptait pas s’éterniser sur place et désirait simplement avaler un long verre d’eau.

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Charlotte Lancaster

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Message· · Sujet: Re: Ride with the moon in the dead of night Ride with the moon in the dead of night EmptyDim 18 Aoû - 16:08

On ne pouvait pas dire que la blondinette soit au meilleur de sa forme. Elle avait passé une très mauvaise nuit et pour une fois, cela n’avait strictement rien à voir avec Harry ou les cauchemars qui la hantaient habituellement. Cela était également sans rapport avec le fait qu’il s’agissait de la nuit des morts, ou peut être que si après tout. En tout cas, elle avait passé la moitié de la nuit la tête dans la cuvette des toilettes à vomir jusqu’à s’en tordre les boyaux, jusqu’à ce que seule de la bile ne finisse par sortir et ne martyrise plus encore son corps affaibli. Elle avait l’impression de se vider de part en part, littéralement parlant soit dit en passant. Lorsqu’elle n’expulsait pas par la bouche, c’était une autre partie de son anatomie qui prenait le relais comme pour l’empêchait d’avoir une seconde de battement. Il était même arrivé à un moment que les deux côtés soient concernés en même temps et qu’elle ait eu à faire un choix draconien alors qu’elle n’était clairement en état de pouvoir réfléchir. Fort heureusement pour elle, elle avait fait des lessives quelques jours auparavant et avait suffisamment de linge propre pour parer à cette nuit catastrophique. Pourtant tout avait si bien commencé. Bee était resté à la maison pour veiller sur leur fils tandis que les monstres du quartier venaient quémander quelques friandises pour apaiser leur courroux et faire le bonheur de leur dentiste. Elle et William avaient un véritable rendez-vous galant comme il se doit, ayant même poussé à avoir un déguisement de couple, même s’ils ne l’étaient pas encore et que le chemin était long pour la réceptionniste de se laisser suffisamment approcher par un autre homme que les bras réconfortant et sécuritaire de son meilleur ami. La météo avait été de la partie en dépit du fait que la région d’Oregon n’était pas forcément celle la plus à même d’accueillir les fêtes en plein air en ce début d’automne. Mais les choses s’étaient progressivement dégradées au point que, restant dans la thématique, elle en était arrivée au point de non-retour et que sa salle de bain sentait la mort. Ou l’étage de l’hôpital réservé aux patients atteints de sénilité.

Après avoir pris une bonne douche et s’être lavé les dents une fois de plus, elle était descendue, fébrilement, dans la cuisine pour voir si elle pouvait au moins boire un verre d’eau tant elle s’était déshydraté. Tremblante, elle faisait couler l’eau mais avait l’impression de voir double et était si faible qu’elle était obligée de se tenir aux meubles pour ne pas s’effondrer au sol. Heureusement qu’elle était chez elle et qu’elle n’était pas sensée reprendre le travail avant quelques jours. Elle ne s’en serait pas sentie capable alors même qu’elle n’avait pas la possibilité financière de se mettre en arrêt maladie. S’endormant à moitié sur le comptoir de la cuisine, elle n’avait tellement plus de force qu’elle ne sursauta même pas quand un nouveau venu poussa un cri si aigu qu’il pouvait faire pâlir d’envie n’importe quelle Dame Blanche et observa d’un regard morne et usée, quoi que sacrément surpris, une silhouette à moitié nue dans sa cuisine qui ne ressemblait ni de près, ni de loin à son meilleur ami. En d’autres temps, elle se serait posé milles questions, se demandant pourquoi l’infirmier de Harry se retrouve à moitié nu dans sa cuisine au petit matin. Mais elle n’en avait pas la force si ce n’est de relever l’incongruité de la situation. Et le malaise ressenti. Quelques mois plus tôt, ses joues se seraient paré d’une teinte légèrement colorée en ce qu’elle avait eu un léger crush pour son collègue de travail et ses grands yeux bleus. Mais l’eau avait coulé sous les ponts. Elle avait découvert la raison pour laquelle ils s’étaient immédiatement et si facilement entendus et surtout William était entré dans sa vie. « Marley ? » parvint-elle néanmoins à répliquer. « Harry est malade ? » Il n’y avait pas d’autre raison pour sa présence ici et même si sa tenue pour le moins légère pouvait constituer un indice, elle n’arrivait pas encore à analyser dans son demi-sommeil. « Ca va… » Un haut de cœur la surprit à nouveau et elle se retourna vers l’évier, se soulevant sous les spasmes douloureux de son estomac mais ne crachant que quelques gouttes de bile. Après de longues secondes excruciatrices, elle poursuivit le front collé contre la surface froide et bienfaitrice de l’évier : « … pas trop. » Elle se redressa légèrement, la main dans sa chevelure rousse hirsute et fermant déjà les yeux à moitié. « Qu’est ce que tu fais là ? »

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