Partagez
 

 closer to you. — filip.

Aller en bas 
and i will stumble and fall.

Georgie Keily

messages : 727
name : olivia (carolcorps)
face + © : emma stone | @lolotte — @pinterest/tumblr
multinicks : alma, inej, sofia, etta, noko, reggie, leslie & maeve.
points : 460
age : twenty six years old.
♡ status : broken in every possible way, and mom of a two years old.
work : firefighter
home : a lovely house on harbor row with citra.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : ( ●●● ) - off (bertie, pip, citra, xavi)

closer to you. — filip. Empty
Message· · Sujet: closer to you. — filip. closer to you. — filip. EmptyDim 11 Nov - 23:25



never really cared for rules,
i gotta get it closer to you
i gotta get to where you are.
(dagny)
-------------------------------
november 10th, 7:26pm
@Filip Storberget

Emmitouflée dans cet épais manteau, le nez dans cette écharpe lui couvrant presque la moitié du visage, Georgie observait les paysages défilant au rythme ralenti du taxi avançant péniblement sous cette pluie battante. Elle suivait du regard les gouttelettes ruisselantes sur les vitres, tandis que le véhicule rebroussait chemin. À peine avait-elle quitté sa maison que la blondinette avait regretté de les y avoir laissé. Comme toujours, la jeune femme taisait avec soin l’origine de sa sortie tout en sachant qu’elle pouvait confier les yeux fermés sa petite fille à Filip ou Bertie. Ce soir, c’était à Filip qu’elle avait passé ce coup de téléphone, motivée par une réelle envie de croiser son ami et l’irrépressible envie de changer ses plans à la seconde où elle l’avait vu sur le pas de la porte. Toutefois, voilà plusieurs semaines qu’elle évitait son paternel. Ses appels et ses messages laissaient sous-entendre qu’il n’appréciait pas de voir la jeune femme se montrer ainsi arrogante, distante et plus les jours passait plus elle risquait d’en subir les conséquences. Trop habituée à ce que cela signifiait et à contre coeur, elle se résolue à laisser sa petite fille au soin du Norvégien plus que ravie de pouvoir s’occuper de la fillette. Et bien que le trajet ne soit pas des plus longs vers la résidence de son père, la belle eut l’impression qu’une éternité s’était écoulée, le coeur lourd, les mains moites en dépit de cet air glacial de l’extérieur. Angoissée de devoir se retrouver nez à nez avec son paternel depuis son accident, elle n’avait pas l’énergie nécessaire pour supporter ses piques assassinent, ses remarques sur sa vie personnelle. Pas plus pour défendre son choix de ne pas lui présenter Lily-Jean, quelque soit ses revendications de grand-père, il était hors de question qu’il rencontre sa petite fille. Ainsi, cette visite n’avait que pour seul but de calmer la colère de l’animal blessé, se culpabilisant depuis qu’il avait vu sa fille boitillant hors de l’épicerie. À croire que le fondement même de leur relation était là. La culpabilité d'un homme qui aurait dû mieux agir, qui n'avait pas pensé aux conséquences jusqu'à ce qu'il se retrouve à face à Elle. Pourtant, lorsque le taxi s’arrêta devant la maison de son enfance, la même qu’elle avait fuit dix ans plus tôt, la blonde senti son coeur se serrer. « J’ai changé d’avis, vous pourriez me ramener s’il vous plait? » le chauffeur se contenta d’un haussement d’épaules, après tout la course n’était que plus longue et cela n’irait rien changer pour lui. Pour Georgie cela n’avait pourtant rien d’anodin. Malgré toutes ces années, ces manches longues en plein été, ces excuses sans queue ni tête, sa réticence à parler de lui mais son incapacité à le laisser derrière elle, le laisser à l’état de mauvais souvenir, de cauchemar. En dépit de toute l’influence qu’il exerçait toujours sur elle, la jeune femme prit -pour une fois- la décision qui s’imposait. Cela n’avait rien d’une solution de facilité, pas pour elle, pas dans son cas. Mais sa place n’était pas ici, ne l’avait jamais été. Ailleurs, auprès d’une famille qu’elle s’était choisie, construite avec les années, Georgie avait le sentiment d’être enfin là où elle devait être. À peine fut-elle arrivée devant chez elle, qu’elle balança quelques billets au chauffeur de taxi, oublia au passage 10$ pour cette course, qu’il n’était pas prêt à lui concéder. Pourtant, sa démarche claudiquante ne lui laisserait pas le temps de s’enfuir. Qu’à cela ne tienne, elle répara l’erreur faites dans la précipitation avant de rejoindre son domicile. Discrètement, la belle retira manteau et écharpe pour rejoindre la chambre de sa fille d’où elle pouvait entendre émaner quelques éclats de rire. Souhaitant ne pas se faire remarquer et rester discrète, Georgie avança tout doucement, boitillant jusqu’au fond du couloir pour finalement prendre appuie sur l’encadrement de la porte. Filip une peluche dans chaque main contait une histoire en Norvégien, en changeant de voix à mesure qu’il changeait de peluche pour ses personnages. Si Georgie n’y comprenait rien, sa fille elle, avait l’air de s’éclater à en juger par ses fou-rires répétés. Sans pouvoir y résister, la jeune femme sortit son téléphone de sa poche pour capturer quelques minutes de ce moment, avant que la fillette ne tourne la tête vers elle. « Maman. » bredouilla-t-elle, toujours aussi souriante, les yeux brillants de larmes d’avoir rit si fort. « Désolée, je ne voulais pas vous déranger, j’ai essayé d’être discrète. » s’excusa-t-elle en les rejoignant, en prenant soin de ne pas trébucher sur l’un des jouets trainant par terre. Elle avait abandonné sa canne dans l’entrée, ayant choisi de prendre appuie sur les murs et autres meubles pour faire le moins de bruit possible. « Ne faites pas attention à moi, continuez, je veux connaître la fin de l’histoire aussi. » ajouta-t-elle bien qu’elle ne comprenait pas un mot de Norvégien, mais qui était-elle pour interrompre ce moment? Des étoiles dans les yeux, Georgie s’assit alors dans le rocking chair d’où elle lisait tout les soirs une petite histoire à sa fille. Ce soir, elle abandonnait sa petite tradition avec plaisir entre les mains de son ami.

_________________

I bet if we dusted her heart for fingerprints, we’d only find yours.


Dernière édition par Georgie Keily le Sam 15 Déc - 7:02, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
I write sins not tragedies.

Filip Storberget

messages : 950
name : nepenthès
face + © : henrik holm © livia
multinicks : jude - garett - charlotte - ellie - naaji
points : 136
age : 22.
♡ status : as single as a dollar and not looking for change.
work : student in marine biology. waiter.
home : flat in pioneer oak with leslie.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : ●●● - (s1 : wes ; georgie) (s2 : tomas ; tc)

closer to you. — filip. Empty
Message· · Sujet: Re: closer to you. — filip. closer to you. — filip. EmptyJeu 15 Nov - 22:44


10 novembre 2018
Cause you brought out the best of me
A part of me I'd never seen
You took my soul wiped it clean

@Georgie Keily


Il était tranquillement en train de regarder la nouvelle série d’épouvante de Netflix, à moitié dissimulé sous une couette et sous les railleries de Dee qui ne comprenait pas comment il pouvait avoir peur devant the haunting of silent hill. Il n’y avait pratiquement pas de jump scare et l’ambiance, si elle était glauque, n’était pas des plus terrifiantes. Et pourtant, le grand suédois d’1m90 tremblotait comme une gelée à la cantine de l’hôpital qui vient d’être déplacée d’un plateau à un autre, les grands yeux bleus s’ourlant de larmes qui persistaient à brouiller sa vue sans pour autant glisser le long de ses joues rendues glaciales. Certes, ce n’était plus le mois destiné aux films et séries d’horreur mais 1) il fallait bien rentabiliser l’abonnement Netflix, 2) ils avaient mis du temps mais avait fini par craquer face à l’unanimité populaire quant à cette création originale mais surtout 3) la jeune fille ne trouvait rien de plus hilarant que de voir son colocataire terrifié. Et terrifié il était de telle sorte qu’il se mit à hurler, faisant crier de peur Dee par réflexe, lorsqu’un petit tintement résonna à ses côtés. Il mit un certain temps à s’en remettre avant de réaliser que c’était un SMS et non pas le signal d’alerte d’un démon ou d’un fantôme qui lui signifiait sa mort prochaine. Les battements de son cœur se calmèrent instantanément en voyant le nom de l’expéditeur et un léger sourire envahit doucement ses lèvres pleines alors que son attention se focalisait sur l’écran fissuré de son téléphone. Georgie lui demandait s’il pouvait venir garder Lily-Jean le soir même. Dans la même seconde, il tapota une réponse rapide et évidemment positive avant de reporter son attention sur l’écran. Opérant une moue dégoûtée face à ce qu’il se passait, il se redressa et déposa un baiser sur le sommet du crâne de la blondinette, lui indiquant qu’il devait y aller et que non, cela n’avait rien à voir avec le fait que l’angoisse avait monté d’un cran dans l’épisode en cours. On aurait pu penser, s’agissant du norvégien, qu’il devait fuir tout ce qui ressemblait de près ou de loin à une quelconque parentalité. Ce ne serait pas la première fois après tout.  Mais le jeune homme ne savait absolument pas résister lorsqu’il s’agissait d’une chère tête blonde. Enfin, plutôt de deux têtes blondes pour être tout à fait honnête. Même s’il n’était pas le père de Lily-Jean, rien ne lui faisait plus plaisir que de la voir et de passer du temps avec cette malicieuse petite fille qui pouvait illuminer toute une pièce d’un seul sourire, d’un seul éclat de rire, d’un seul regard moqueur. Et même s’il n’était pas l’époux, le fiancé ou même le petit ami de Georgie, rien ne lui faisait plus plaisir que de lui rendre service ou de la croiser ne serait-ce quelques minutes. Evidemment, ce n’était pas quelque chose qu’il était près à admettre à qui que ce soit, moins encore à lui-même. Georgie était une amie, une très bonne amie même, mais juste une amie. Même si la conception de leur amitié n’était pas la même que celle des autres. Peu importait, Georgie lui avait demandé un service, il accourait dans la foulée. C’était la moindre des choses entre amis…

« "Å det har ingen nød, jeg slår omkring denne vidjespenningen," svarte gutten. "Den er for rom," sa hun. "Jeg driver i en blei," sa gutten, og tok fram bleien. "Fettet renner av henne," sa kongsdatteren. "Jeg holder under dette," svarte gutten, han viste fram skålbrottet. "Du er så kroket i ord du," sa prinsessen. "Nei, jeg er ikke kroket, men dette er kroket," svarte gutten, og tok opp det ene bukkehornet. "Nei! nå har jeg aldri sett maken!" ropte prinsessen. "Her ser du maken," sa gutten, og tok opp det andre. » (1) « Maman ! » Le jeune homme releva la tête vers l’encadrement de la porte d’où la mère du petit ange qui écoutait religieusement le conte que Pip et ses peluches lui racontaient se tenait et les observait en silence. Agréablement surpris et le cœur envahi d’une émotion chaleureuse comme à chaque fois qu’il la voyait, le sourire de l’expatrié s’élargit avec tendresse alors que son regard était attiré irrésistiblement vers le doux visage de son amie. Si Lily-Jean illuminait la pièce de sa présence, Georgie était le soleil de l’univers du jeune homme. Il ne s’interrogea pas sur la raison de sa présence alors même qu’il ne l’attendait pas avant quelques heures encore. Non, il était bien trop heureux de la voir et de partager ce moment de félicité quasi familiale.  Dans un autre univers parallèle peut être, cela pourrait être la réalité. Pip adressa un regard attendri à la jeune femme lorsque cette dernière s’installa dans le rocking-chair et reporta son attention sur Lily-Jean qui tirait désormais sur sa manche pour connaître la suite de l’histoire. Elle ne comprenait sans doute pas tout, même si à force de se voir elle avait développé une bonne compréhension de la langue maternelle de son babysitter du soir. « Princesse ? Histoire ! » Un léger rire résonna dans les airs alors que Pip se soumettait au bon vouloir de la petite fille. Reprenant ses peluches, il les anima à nouveau de vie et poursuivit la suite du conte norvégien que sa mère lui racontait le soir pour l’endormir. « "Jeg mener du er utgått for å målbinde meg, du?" sa hun. "Nei, jeg er ikke utgått, men den er utgått den," svarte gutten, og dro fram skosålen. Så var prinsessen målbundet. » (2) Il releva son visage et posa son regard droit dans celui azur de Georgie, ne la quittant pas des yeux en prononçant les derniers mots de ce conte de fées. « "Nå er du min," sa Askeladden, og så fikk han henne og halve landet og riket attpå. » (3) Reportant son attention sur Lily-Jean, il constata que les paupières de cette dernière s’alourdissaient de plus en plus et elle s’envolait déjà vers le royaume des rêves où peut être un jeune garçon impétueux tenterait de jouer de ses mots pour gagner son cœur. Tant que c’était en rêve et non en réalité. « God natt, Lily-Jean. » souffla-t-il en posant un léger baiser sur le front de la demoiselle. « God natt, Pip. God natt, maman. » répondit-elle doucement. Le jeune homme se leva avec douceur et sortir de la même manière de la pièce, laissant les deux jeunes filles ensemble. Il se positionna contre le mur, attendant que Georgie ne le rejoigne après avoir bordé sa fille, souriant douloureusement à cette vision qui lui serrait le cœur à bien des égards. « Hey… » l’accueillit-il lorsqu’elle le rejoignit. « Tu es déjà revenue ? » murmura-t-il, les sourcils froncés, la main posée délicatement sur son bras, le caressant de son pouce avant de reprendre : « Tout va bien ? »




(1) "Oh! Ne craignez rien ; je vais juste enrouler cette branche d’osier autour," dit le jeune homme en le sortant de sa poche.
"La graisse va s’échapper," dit la princesse.
"Alors, je la récupèrerai avec ceci," répliqua le jeune homme en montant le bout d’assiette brisée.
"Vous êtes bien trop tordu avec vos mots," dit la princesse, "je n’arrive pas à avoir le dernier mot."
"Non, je ne suis pas tordu," répondit le jeune homme; "mais ça, ça l’est," alors qu’il tendait l’une des cornes.
"Hé bien! " répondit la princesse, "je n’avais jamais rencontré une telle paire de toute ma vie."
"Ici, voilà l’autre paire," répondit le jeune homme en sortant la seconde corne.

(2) "Mais vous êtes totalement parti sur votre lancée." Dit-elle. "Non, par contre ça, c’est bien parti.," répliqua le jeune homme en retirant la semelle de la chaussure abîmée. Face à cela, la princesse resta sans voix.

(3) "Maintenant, tu es à moi," poursuivit le jeune homme; ainsi, il épousa la princesse et reçut la moitié du royaume.


Issu de "Prinsessen som ingen kunne målbinde" (Peter Chr. Asbjørnsen & Jørgen Moes)

_________________
no masters or kings when the ritual begins. there is no sweeter innocence than our gentle sin in the madness and soil of that sad earthly scene. only then I am human, only then I am clean. Amen.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
and i will stumble and fall.

Georgie Keily

messages : 727
name : olivia (carolcorps)
face + © : emma stone | @lolotte — @pinterest/tumblr
multinicks : alma, inej, sofia, etta, noko, reggie, leslie & maeve.
points : 460
age : twenty six years old.
♡ status : broken in every possible way, and mom of a two years old.
work : firefighter
home : a lovely house on harbor row with citra.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : ( ●●● ) - off (bertie, pip, citra, xavi)

closer to you. — filip. Empty
Message· · Sujet: Re: closer to you. — filip. closer to you. — filip. EmptySam 15 Déc - 6:47

L’humeur était morose depuis quelques jours. Bien qu’elle ait accumulé de multiples raisons de se sentir ainsi plutôt triste, Georgie en voyait une toute particulière. Une répondant au nom de Xavi. L’héritier avait prit un vol pour Los Angeles quelques semaines plus tôt, lui annonçant qu’il y resterait jusqu’à nouvel ordre. Une opportunité en or pour sa carrière avait-il ainsi prétexté pour laisser derrière lui fiancée et enfant dans cette bourgade de bouseux comme il surnommait si affectueuse Windmont Bay. Il n’était pas tout à fait à sa place ici, mais elle s’était imaginée que deux têtes blondes seraient assez pour le convaincre. Vraisemblablement elle se trompait, puisque la rupture n’eut pas l’air de l’affecter outre mesure. Pour se donner bonne conscience il avait laissé Alfred, son majordome au flegme anglais et au sarcasme si percutant, au soin de « ses deux femmes ». Si Georgie avait d’abord grimacé, elle devait admettre être ravie de cette décision et de le voir rester auprès d’elles. Au fil des mois, la blondinette s’était réellement attachée à lui, et si elle retroussait toujours son petit nez à l’idée de le voir s’occuper de quoique ce soit chez elle, avoir un peu d’aide pour tout gérer, y comprit Lily-Jean, depuis son accident, était non négligeable. Il avait, peu à peu, prit une place importante dans le cœur de la jeune femme, et c’était peut être sa présence au quotidien qui l’empêchait de sombrer réellement. Quasi devenu cette figure paternelle dont elle manquait cruellement, Alfred était LA béquille qui l’aidait à avancer. Et balançait certainement quelques infos à son ex au passage. Toutefois, elle tenait à ce que sa vie ne s’arrête pas au bien être de LJ ou le sien. Ce pourquoi elle l’avait congédié pour la soirée. Ayant par ailleurs sa propre idée en tête. Cela lui donnerait là l’occasion de voir son norvégien préféré et passer un peu de temps avec lui. Le plan était simple. Se rendre chez son père, l’informer que désormais il ne ferait plus parti de sa vie, qu’elle ne s’occuperait plus de lui, se contenterait d’un salut poli dans la rue et rien d’autre. Désormais son monde c’était Lily-Jean et elle se devait de tout faire pour la protéger. Puis prit sur le fait, elle espérait pouvoir repartir sans heurt et passer le reste de sa soirée avec Filip. La peur au ventre, l’angoisse de se retrouver face à cette homme la saisit en plein cœur, laissant tout ses souvenirs refaire surface le temps d’un trajet à la fois court et incroyablement long. Des souvenirs relatifs à des tortures émotionnelles que la jeune femme s’infligeait perpétuellement en se refusant à couper les ponts ou engager la justice dans cette histoire sordide de famille. Elle aurait dû la belle, il y a bien longtemps, mais ce ne serait pas non plus pour ce soir. Tiraillée, la jeune femme fit demi-tour pour se retrouver nez à nez avec la plus belle scène qu’il lui était donné de voir. En voyant ainsi sa fille rire aux éclats, elle se haïssait d’avoir été incapable de retenir son père auprès d’elle, quoique.. Pourtant, si petite, la fillette ne prenait pas conscience des événements. Georgie était la seule à savoir que Xavi les avait quitté, prenant pourtant très régulièrement des nouvelles de sa fille, il n’était plus là pour lui raconter une histoire, pour la border et couvrir cette petite princesse de bisous. Il n’était plus là et c’était de sa faute. Le prétexte de sa carrière n’en était qu’un parmi tant d’autres qu’elle avait vu défiler au fil des années. Ses sentiments pour la jeune femme fluctuaient au gré de ses envies à tel point que la jolie blonde combative en avait perdu le goût de tenter de suivre son rythme. Elle baissait les bras et n’avait même pas trouvé le courage d’annuler tout ces préparatifs de mariage. Se raccrochant presque à l’infime espoir de le voir sur le pas de la porte un beau matin, la bouche en cœur prêt à reprendre leur vie là où ils l’avaient laissé. Était-elle seulement prête à cela? La bague de fiançailles qu’elle avait laissé dans son écrin quelque part dans sa chambre, eut tout l’air d’indiquer qu’elle allait sans doute avoir toutes les peines du monde à pardonner cette fois-ci. Mais absorbée par le conte rythmé par les rires amusées de sa jolie Lily, la jeune femme balaya ses soucis, considérant qu’elle aurait tout le loisir d’y repenser demain. Après tout, ils n’allaient pas disparaitre aussi facilement que l’homme qui avait juré de partager sa vie. Le regard attiré par son ami, comme si lire dans ses yeux lui permettrait de comprendre cette langue dont elle ne connaissait peut être que quatre ou cinq mots. Elle regrettait d’être mise à l’écart et pourtant, elle adorait entendre sa fille lui répondre en Norvégien. Une douce complicité entre Filip et la fillette qui avait le don de raviver les doutes saisissant son coeur devant ce tableau de famille. « God natt ma princesse. » fit-elle enfin en déposant un baiser sur le front de la petite fille, sourire aux lèvres ne pouvant louper l’occasion de reprendre sa mère et son terrible accent. « Hey. » commença-t-elle. « Elle n’a pas l’air d’apprécier mes progrès en Norvégien. » conclut-t-elle en réapparaissant face à son ami. En équilibre précaire sur ses deux jambes dont l’une lui faisait terriblement mal, la main qu’il posa avec douceur sur son bras répandit une onde de chaleur délicate et familière. Un instant elle en oublia sa jambe et sa pénibilité à tenir debout. « Oui, j’ai décidé d’annuler mon rendez-vous et passer ma soirée avec toi ! Tu acceptes d’être le baby-sitter d’une vieille blonde handicapée? » mentit-elle légèrement en parlant de ce « rendez-vous ». Un jour elle devrait s’armer de son courage et faire face à son paternel, elle devrait surmonter cette peur paralysante et ce flot de souvenirs douloureux pour avancer sereinement. Mais pas ce soir, pas maintenant. Elle n’était pas prête la belle, peut être encore trop faible jugerai Howard Keily. « Très bien et toi? » Commença-t-elle pour noyer le poisson et éviter les sujets qui fâchent. « Je ne te demande pas comment ça s’est passé, vous aviez l’air ravi tout les deux. Elle t’a réclamé pendant des heures tu sais?! Elle avait hâte que je parte. » Lily-Jean était très attachée à Filip à croire qu’elle comprenait plus de choses du haut de ses vingt-quatre mois. La blondinette qui baragouinait à peine quelques mots, adorait déjà ennuyer sa mère en y glissant quelques mots en Norvégien. Georgie était à la fois agacée de ne rien y comprendre, et fière de voir que sa fille était si bien entourée et choyée. Si elle n’était pas certaine de pouvoir lui offrir une vie de famille stable, elle savait qu’elle pourrait compter sur Pip et Bertie. Sa famille n’était peut être pas un modèle de stabilité, mais elle ne l’échangerait pour rien au monde. « T’as mangé? Je pourrais commander quelque chose, je pourrais aussi te faire des coquillettes au fromage, mais pas sûre que t’apprécie autant que Lily. » Il n’y avait qu’elle pour apprécier les talents très approximatifs de Georgie en matière de cuisine. Encore qu’elle s’était améliorée en pancakes, au moins ça. « Enfin si ça te dis, je comprendrais que maintenant relevé de tes fonctions tu préfères aller remuer ton popotin ailleurs! » fit-elle, un petit sourire lourd de sous-entendus. Fermement cramponnée à son bras pour ne pas vaciller sous la douleur lancinante dans sa jambe, la jolie blonde avança sa dernière requête. « Puis je veux savoir de quoi parlait ce conte moi aussi. Surtout cette partie .. tu sais, quand t’as fixé ce regard craquant sur moi. Tu parlais de quoi? Une grenouille qui se change en ravissante princesse? Ou alors était-ce une vilaine sorcière! » peut être devrait-elle envisager des cours, vraisemblablement son application pour apprendre le Norvégien ne lui était d’aucune utilité à moins qu’elle ait besoin de réclamer des bananes chez le primeur.

Spoiler:
 

_________________

I bet if we dusted her heart for fingerprints, we’d only find yours.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
I write sins not tragedies.

Filip Storberget

messages : 950
name : nepenthès
face + © : henrik holm © livia
multinicks : jude - garett - charlotte - ellie - naaji
points : 136
age : 22.
♡ status : as single as a dollar and not looking for change.
work : student in marine biology. waiter.
home : flat in pioneer oak with leslie.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : ●●● - (s1 : wes ; georgie) (s2 : tomas ; tc)

closer to you. — filip. Empty
Message· · Sujet: Re: closer to you. — filip. closer to you. — filip. EmptyJeu 20 Déc - 22:39

Si Leander pouvait le voir en cet instant précis, il ne manquerait pas d’éclater de son rire tonitruant et de se moquer joyeusement de son meilleur ami qu’il n’aurait jamais pensé pouvoir voir dans une telle position. Si Amalie pouvait le voir en cet instant précis, il n’aurait aucune difficulté pour visualiser la jeune femme en train de lever un sourcil perplexe en levant les yeux puis les bras au ciel en se demandant quelle mouche piquait son ancien petit ami. Si ses parents pouvaient le voir en cet instant précis, ils lui demanderaient sans le moindre doute de terminer d’abord ses études avant de penser à fonder une famille. Et si Pip pouvait lui-même se voir en cet instant précis, il se contenterait de se balancer qu’il était un sombre crétin. Et il n’aurait pas tout à fait tort. C’était difficile à imaginer un jeune étudiant de 22 ans passant plus de temps à swipper à droite qu’à tourner vers la gauche les pages de ses livres de biologie marine en train de raconter une histoire à une ravissante blondinette dont l’âge ne dépassait pas un seul chiffre. Il était encore plus compliqué de l’imaginer en train d’apprécier ce moment partagé avec la petite fille. Et pourtant, c’était exactement ce qu’il se passait. Il ne savait pas comment expliquer la manière ou même la raison pour laquelle un tel lien s’était construit avec Lily-Jean. La connexion s’était cependant faite aussi facilement que s’était créée la relation avec la mère de cette dernière. Parfois, les choses ne s’expliquaient pas : elles s’imposaient d’elles-mêmes et il n’y avait nul besoin de lutter contre. Cela n’aurait servi à rien. Depuis bien longtemps maintenant, le jeune norvégien avait appris, à ses dépends, que la fatalité pouvait frapper à votre porte, vous attraper par la main et vous emmener sur un chemin aussi inconnu qu’effrayant. Vous n’aviez pas le choix : il fallait suivre ses caprices et tenter d’éviter les pièges que ce parcours pouvait refermer. Nul ne savait réellement ce qui se trouvait au bout de la route. Avec un peu de chance, une jolie lumière vous inondant de bonheur et de sérénité. Avec moins de chance, une jolie lumière, mirage fugace avant que l’obscurité ne s’empare de tout ce qui était à sa portée de main. Il ne savait pas ce qui se pourrait bien se trouver au bout du chemin emprunté avec la jolie Georgie et l’attendrissant LJ mais en tout cas, la promenade pour le moment était agréable et il ne voudrait échanger sa place pour rien au monde, profitant de l’instant comme si c’était le dernier. Peut être l’était-ce. Si la jeune femme continuait à le regarder et à lui sourire comme ça, en tout cas, il était certain que ce serait ces derniers instants, tant son cœur s’affolait en sa présence sans qu’il y comprenne grand-chose, du moins sans qu’il ne décide de prêter attention à la mélodie que ce dernier sifflait. Il sentit qu’elle ne lui disait pas tout mais il laissa couler. « En bon égoïste que je suis, je dirai que ça va mieux maintenant que je sais que je vais pouvoir passer la soirée en charmante compagnie. » Il lui adressa un sourire avant de rajouter. « Une compagnie qui ne me demandera pas de faire le petit poney à quatre pattes et qui donc préservera mon dos cette fois-ci. » Quoi que…

Le jeune norvégien secoua la tête avant de balancer ces longues boucles blondes imaginaires. « Evidemment. Personne ne résiste au charme Storberget. Et surtout pas les jolies blondinettes. » Ses yeux s’illuminèrent de malice alors qu’il avait du mal à se détacher de la jeune femme. Finalement, il la lâcha afin qu’elle puisse s’accrocher à son bras et qu’ils s’éloignent de la chambre de la demoiselle qui devait déjà dormir à poings fermés à rêver de princesse et de prince charmant. « Des coquillettes au fromage ? Tu sais parler aux hommes. » plaisanta-t-il en haussant les sourcils d’un air aussi séducteur qu’amusé. Il retrouva son sérieux, ne pouvant s’empêcher néanmoins de se mordiller l’intérieur de la joue. Il avait bien envie de remuer son popotin comme la jolie pompier en pause forcée le suggérait mais certainement pas ailleurs, ou tout du moins pas sur le pas de la porte de l’innocente enfant qui dormait à quelques mètres à peine. Il se racla la gorge afin de chasser les images qui s’imposaient à lui et tenta d’ignorer le rouge qui s’était légèrement emparé de ses joues. Rouge qui s’intensifia au souvenir du conte de fées et des dernières paroles qu’il avait prononcées et qui, loin d’être grandiloquentes, l’avaient secoué plus qu’il ne voulait l’admettre. « Oh. » Il ne pouvait décemment pas lui dire exactement ce que les mots norvégiens signifiaient. Il avait conscience que leur amitié était une chose précieuse qu’il ne pouvait pas détruire pour un simple désire, même ce dernier n’avait pourtant rien de simple. La relation qui s’était tissée entre les deux jeunes gens n’avait rien à voir avec celles qu’il avait pu noué avec toutes les personnes qu’il avait connu auparavant. Georgie était bien plus qu’une amie et représentait bien plus qu’une amante. Elle était celle qui illuminait ses jours et ses nuits. Celle qui chamboulait tranquillement mais sûrement son univers pourtant déjà bien désordonné. Et pourtant, il savait qu’il ne pourrait jamais avoir plus que l’amitié qu’elle lui portait. Elle n’était pas tout à fait libre. Et lui, il ne savait pas trop où il en était. Ils naviguaient l’un et l’autre entre deux eaux, sans trop savoir où les menait le courant. Il pouvait les éloigner comme il pouvait les amener dans les bras de l’autre. Sans doute, valait-il mieux pour la jeune femme que le courant les maintienne à distance au vu des casseroles du jeune homme. Pourtant, il se surprit l’espace d’un instant. Et si ? Tout en l’aidant à se rendre dans le salon, il se pencha vers elle et murmura dans le creux de l’oreille. « Non, juste une ravissante princesse qui n’a pas sa langue dans la poche et qui finit par la mettre utilement dans la bouche du beau prince charmant. » Et si, rien du tout. C’était mieux ainsi. Sûrement. Sans doute. Pas. Il l’aida à s’installer sur le canapé et dégaina son téléphone, avant de s’asseoir à côté d’elle, pianotant sur google pour voir les quelques restaurants qui pouvait livrer à domicile. « Je commande. Tu veux quoi ? Italien ? Indien ? Chinois ? Quelque chose qui fasse moins Hannibal Lecter ? »  Il fronça les sourcils alors qu’une notification Tinder s’imposa à lui. Il s’en fichait que Doroty avait une nouvelle activité dans son profil. Il leva une main avant qu'elle ne proteste : « Aucune discussion possible : un prince doit savoir s'occuper de sa princesse. » Il déposa un baiser sur sa tempe. « Même si la princesse peut s'occuper seule d'elle-même » Il était étudiant : il avait droit aux discours des féministes à chaque cours. Il avait appris à couper court à toute revendication.

_________________
no masters or kings when the ritual begins. there is no sweeter innocence than our gentle sin in the madness and soil of that sad earthly scene. only then I am human, only then I am clean. Amen.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
and i will stumble and fall.

Georgie Keily

messages : 727
name : olivia (carolcorps)
face + © : emma stone | @lolotte — @pinterest/tumblr
multinicks : alma, inej, sofia, etta, noko, reggie, leslie & maeve.
points : 460
age : twenty six years old.
♡ status : broken in every possible way, and mom of a two years old.
work : firefighter
home : a lovely house on harbor row with citra.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : ( ●●● ) - off (bertie, pip, citra, xavi)

closer to you. — filip. Empty
Message· · Sujet: Re: closer to you. — filip. closer to you. — filip. EmptySam 16 Mar - 17:00

De toujours, la jeune femme était restée le plus positive et optimiste possible. Fan de superhéros, lorsqu’elle voyait son père débarquer auréolé de son humeur massacrante, de ses remarques désobligeantes, basses et mesquines. Lorsqu’elle entendait ses réflexions sexistes, racistes et arriérés, Georgie persistait à penser qu’une rédemption était possible. Que quelque chose, ou quelqu’un viendrait lui ouvrir les yeux sur le monde qui l’entourait et la beauté que ces différences apportaient à leur monde. Que cette diversité était une richesse et non une plaie. Bien sur, un brin naïve, la blondinette avait aussi espéré être cette personne, celle pour qui il pourrait changer. À travers les yeux de sa petite fille adorée, il verrait ô combien il s’était trompé des années durant. Il n’en était rien, il n’avait cessé de la haïr toujours plus, de l’accusé de tout les maux. Elle n’était rien à ces yeux qu’un énième fardeau qu’il portait parce qu’il se pensait être un homme bien. Il lui fallut des années, de trop longues années et une petite princesse du nom de Lily-Jean pour prendre conscience que son père était un homme perdu, qu’il n’était qu’un monstre qui ne méritait pas d’être sauvé. Toute son énergie devait être focalisée sur la petite fille, elle n’avait plus le temps de pleurer sur un père qu’elle n’aurait jamais. Sur des grands-parents tyranniques, sur un crétin de frère ou encore sur un ex-mari fuyard et égoïste. Georgie n’avait plus le temps ni l’énergie de se consacrer à des personnes qui n’éprouvaient pas le moindre intérêt pour elle. Des personnes qui ne méritaient plus qu’elle gaspille des heures de sommeil à pleurer sur ceux qui l’avaient déçu, trahis ou abandonné. Alors elle avait fait machine arrière la belle, peut être un peu sous couvert d’une crainte qui restait là, empoisonnant le moindre de ses gestes. Mais se retrouver là, auprès de sa fille, de Filip, lui permettait de voir ce qui avait vraiment de l’importance. Sa fille, ses amis, cette famille parfois bizarre, souvent déjanté, mais toujours aimante, qu’elle s’était constituée au fil des années. Elle portait alors sur lui un regard brillant d’admiration. À son âge il devrait avoir d’autres préoccupations et passer des soirées bien différentes. Pourtant le Norvégien était toujours là, veillant sur LJ et elle sans se défaire de ce sourire si craquant.
« Oh, qui sait? Moi aussi je veux m’amuser.. » fit-elle avec malice, lui offrant un clin d’oeil avant de prendre le bras qu’il lui tendait pour s’éloigner de la chambre de la petite déjà endormie. Ce qu’elle aimerait avoir le sommeil aussi lourd que sa fille, retrouver l’innocence qu’elle a perdu pourtant si vite. S’enfuir au pays des rêves pour laisser sa triste réalité derrière elle. Fut une époque où ses rêves étaient encore une échappatoire, un lieu paisible où elle pouvait oublier les humiliations et multiples excès de colère de son père. Un endroit où elle était plus forte, capable de l’affronter, dépourvue de ses failles de petites filles, de ses espoirs idiots de faire un jour sa fierté. Aujourd’hui, ils n’étaient plus qu’un enchaînement de souvenirs douloureux. Pourquoi ne pouvait-elle rêver de Lily-Jean? De son rire enfantin si attendrissant, de ses petits bras tendus vers elle, le regard pétillant? De ses « je t’aime maman » qui avaient le don de l’émouvoir à chaque fois? Ou lui, son ami, son regard azur et ce sourire espiègle qu’elle adorait chez lui. Était-ce trop demandé? « Ce n’est pas tout à fait faux. » il marquait effectivement un point. Après tout, Lily-Jean s’était tout aussi facilement attachée au Norvégien que l’avait fait la jeune maman avant elle. Si Georgie avait le contact facile et de nombreuses connaissances, elle ne s’ouvrait pas si facilement. Mais avec lui c’était aussi facile que naturel. Elle n’avait nul besoin de se forcer, il avait su gagner sa confiance et elle lui confierait sa fille les yeux fermée. Cette petite étant l’être le plus précieux au monde pour cette jeune maman, c’était assez révélateur de l’estime qu’elle lui portait et de la tendresse qu’il lui inspirait. Encore qu’elle n’était pas prête à creuser d’avantage, se complaisant dans ce flou entourant ses sentiments, tout en se dissimulant derrière cette amitié à laquelle elle se cramponnait comme à une bouée de sauvetage. « Merde, tu crois que c’est pour ça que je les fais fuir? » ironisa-t-elle. Assurément, ce n’était pas grâce à ses talents culinaires qu’elle saurait garder un homme ni même en séduire un. Si Xavi était là, il répondrait très certainement que son principal atout était son cul, mais puisqu’il n’était pas là, elle pourrait prétendre que ses yeux globuleux avaient aussi leur petit effet. Et un instant, en le voyant s’empourprer elle cru qu’il pouvait lire dans ses pensées avant qu’il ne ‘traduise’ la partie du conte qui l’intéressait. Un frisson parcouru la jeune femme lorsqu’il se pencha vers elle pour lui chuchoter ces quelques mots. Elle-même se sentit rougir « Hm, est-ce une façon polie de me dire que je parle trop, ou que je pourrais utiliser ma langue autrement? » comme la fameuse princesse de ce compte, Georgie n’avait pas froid aux yeux ni sa langue dans sa poche. Et la jeune maman n’était pas du genre à ignorer ce type d’allusion, pas venant de lui. Elle posa son regard sur lui avec insistance laissant ses joues rosir légèrement avant de s’assoir sur le canapé. « Je suis si prévisible que ça? » ria-t-elle face à sa précipitation à la corriger, alors qu’elle s’apprêtait justement à lui rappeler qu’elle savait s’occuper d’elle-même comme il le savait si bien. « Très bien mon prince, je te laisse me surprendre alors. »  elle posa sa tête sur son épaule, se laissant porter par la vague et le laissant ainsi prendre les devants. « Ceci dit ça tient toujours. Si tu as quelqu’un qui t’attends fonce. Je suis sûre qu’elle est bien plus sexy. » elle le connaissait assez pour savoir que Pip aimait courir plusieurs lièvres à la fois. Il avait toujours quelque chose sur le feu, quelqu’un en vu. La blondinette ne pouvait s’empêcher de se demander qui avait alors tout son attention ces derniers temps. Cela avait d’ailleurs la fâcheuse tendance de lui rappeler parfois les débuts de sa relation avec Xavi. Se rappelant très bien du son des différentes alertes de toutes ces applications de rencontres. « Allez montre, c’est qui? » elle s’était déjà brulée les ailes à ce type de jeu, mais à croire que la blonde n’apprenait jamais. « Mais si tu restes, tu m’accompagnes! » péniblement, Georgie se leva, prenant appuie sur la cuisse du jeune homme pour se donner un peu d’élan. Tout en boitillant et s’aidant des différents meubles, la belle rejoignit le bar que Citra et elle, savaient vider aussi vite qu’elles s’empressaient de le renflouer. Un verre d’un excellent vin rouge à la main, elle se retourna vers son ami qui continuait de pianoter sur son portable. « Alors, qu’est ce que tu choisis? » il avait encore l’occasion de fuir avant que la blondinette ne referme ses griffes.

_________________

I bet if we dusted her heart for fingerprints, we’d only find yours.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
I write sins not tragedies.

Filip Storberget

messages : 950
name : nepenthès
face + © : henrik holm © livia
multinicks : jude - garett - charlotte - ellie - naaji
points : 136
age : 22.
♡ status : as single as a dollar and not looking for change.
work : student in marine biology. waiter.
home : flat in pioneer oak with leslie.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : ●●● - (s1 : wes ; georgie) (s2 : tomas ; tc)

closer to you. — filip. Empty
Message· · Sujet: Re: closer to you. — filip. closer to you. — filip. EmptyLun 22 Avr - 17:49

Le jeune homme fit mine de réfléchir quelques instants avant de répondre sincèrement : « Peut être. Ou c’est parce que je menace tous les hommes qui s’approchent d’un peu trop près de toi de leur casser les jambes et de leur arracher les ongles. Ca ne doit pas aider du coup à ce qu’ils restent dans les alentours. » Il ne plaisantait en définitive qu’à moitié dès lors que son sang bouillonnait et qu’il sentait son esprit vriller dès qu’il voyait un représentant masculin s’approcher d’un peu trop près de son amie. Il n’en avait pas le droit, certainement pas lui, et pourtant, il ne pouvait s’empêcher d’être possessif à l’encontre de la mère de famille. Ils n’étaient bien sûr que des amis même si des accidents, qu’il ne définissait pourtant pas comme accidents, étaient arrivés de temps à autre entre eux. Après tout, les amis de Filip se comptaient sur les doigts d’une main. Il était évidemment un animal social, une bête de soirée entre autres choses et apparaissait souvent comme le profil type de l’étudiant populaire tant de personnes gravitaient autour de lui. Mais s’il possédait beaucoup de nom dans son répertoire téléphonique et que la liste de ses amis facebook s’allongeait de telle sorte qu’il pouvait même envisager de se créer un second compte, ses véritables amis étaient peu. Il n’y en avait pas beaucoup sur lesquels il pouvait compter en toute circonstance. Peu qui accepteraient de cacher un cadavre pour lui et en qui il avait qu’il pouvait placer une confiance aveugle. Au-delà de son meilleur ami resté en Europe et avec qui il avait malheureusement de moins en moins de contact, il y avait Georgie. Surtout Georgie. Il ne voulait pas ruiner la belle amitié qu’ils avaient l’un pour l’autre et même s’il sentait qu’il y avait bien plus, il ne voulait pas la faire souffrir pour quelques mois, quelques semaines de bonheur. Car il la ferait souffrir. C’était inscrit dans ses gênes : à un moment donné, s’il craquait et admettait ce que son cœur lui hurlait depuis tant de temps, il finirait par la briser et la perdre. Cette idée était bien plus douloureuse que celle de continuer à rester dans cet entre deux, sans jamais avoir la force ou le courage d’aller plus loin et de prendre des risques. Il préférait s’arracher le cœur plutôt que de provoquer des larmes ou lire la déception dans ce regard azuré. C’était mieux ainsi. Il voulait tout du moins s’en persuader. Elle ne lui rendait clairement pas les choses faciles pourtant, surtout en lui collant des idées salaces dans son esprit. Il déglutit péniblement et fit un effort surhumain pour ne pas tomber dans le piège et ne pas baisser la tête, rapprocher leurs lèvres et mêler leurs langues avec une passion démesurée. Bon sang, pourquoi avait-il mis un pantalon aussi étroit ce soir ?

Se raclant la gorge et détournant lâchement le regard, il eut un léger sourire et saisit la main de la jeune femme, entremêlant leurs doigts et observant cette si jolie et apaisante vision. « Il n’y a nulle femme plus sexy que toi, Georgie. » répondit-il sincèrement et sans réfléchir. Il déposa un baiser dans ses cheveux, respirant son parfum qu’il emporterait avec lui lorsqu’il rentrerait chez lui, marquant ses draps de son empreinte. Soustrayant son téléphone portable au regard bien trop curieux de la demoiselle, il répondit amusé : « Si elle ne t’arrive pas même à la cheville, elle ne mérite pas d’être mentionnée. » Il lui adressa un clin d’œil alors qu’une chaleur se diffusa dans son torse et un peu plus bas lorsqu’elle prit appui sur lui pour se redresser et leur sortir une bouteille de vin. Tout en faisant dégager la notification de Doroty, il appuya sur son application de livraison à domicile et commanda deux plats indiens différents accompagnés de leur cheese naan. S’il pouvait, il s’en nourrirait exclusivement. « Ce que je choisis ? » Il secoua lentement la tête, clairement amusé avant de se redresser et de se rapprocher de la jeune femme, tel un fauve marchant vers sa proie. Comment pouvait-il continuer à lui résister ? Il l’ignorait lui-même. Tout comme il ignorait pourquoi il maintenait cette distance salvatrice entre eux. Ce ne serait pas la première fois qu’ils craqueraient mais à chaque fois, le désastre se rapprochait de plus en plus. A quelques centimètres d’elle, il glissa tendrement une mèche de cheveux derrière son oreille et lui adressa un sourire de la même teneur. « Je te choisirai toujours toi, Georgie. J’espère que tu le sais. » La sincérité de ses paroles le prit lui-même de court. La blondinette était l’une des personnes les plus importantes de son existence, avec Thea et Lily-Jean, évidemment, mais il n’avait jusqu’à présent jamais totalement saisi l’emprise qu’elle avait sur lui. Un ange sembla battre des ailes entre eux et il aurait fallu trois fois rien pour qu’il se penche un peu plus et ne frôle à nouveau les lèvres sucrées de la demoiselle. Les yeux plongés dans son regard, le cœur battant à tout rompre, oubliant même de respirer alors que sa langue passa sur ses propres lèvres par anticipation, la seule sonnerie de son téléphone portable l’alertant de la commande acceptée par le restaurant, leur sauva la mise. Il sursauta, s’échappant à la fascination ressentie à l’encontre de Georgie et tenta de s’en détourner, revenant s’installer sur le canapé, le cœur et l’esprit en vrac. Afin de s’occuper l’esprit, il attrapa son téléphone portable, surveillant la préparation du plat et fronça les sourcils en recevant un SMS de sa sœur cadette qui lui demandait s’il pouvait l’amener au cinéma à Portland. Elle y allait avec des amis. Un frisson le parcourut en imaginant lesdits amis. Ni Georgie, ni Thea n’avaient le droit de fréquenter de garçons. Il savait plus que quiconque ce dont ils étaient capables. « Tu es libre demain après-midi ? Pour un cinéma ? On peut prendre LJ avec nous si tu veux ? » Et espionner discrètement sa petite sœur, quitte à lui mettre la honte pour éloigner les garçons. Il releva la tête vers la jeune femme, un léger sourire aux lèvres. L’idée d’être dans une salle obscure avec elle le séduisait de plus en plus. Une sortie familiale même s’ils n’étaient pas une famille ou presque. Pas encore du moins.

_________________
no masters or kings when the ritual begins. there is no sweeter innocence than our gentle sin in the madness and soil of that sad earthly scene. only then I am human, only then I am clean. Amen.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
and i will stumble and fall.

Georgie Keily

messages : 727
name : olivia (carolcorps)
face + © : emma stone | @lolotte — @pinterest/tumblr
multinicks : alma, inej, sofia, etta, noko, reggie, leslie & maeve.
points : 460
age : twenty six years old.
♡ status : broken in every possible way, and mom of a two years old.
work : firefighter
home : a lovely house on harbor row with citra.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : ( ●●● ) - off (bertie, pip, citra, xavi)

closer to you. — filip. Empty
Message· · Sujet: Re: closer to you. — filip. closer to you. — filip. EmptyDim 2 Juin - 9:52

« C’était donc ça .. » fit-elle, à la fois amusée et attendrit par cette perspective. D’ordinaire la blondinette détestait la possessivité, ayant le besoin de se soustraire à tout type d’appartenance quelle qu’elle soit. Pour son bien être avant tout, et celui du malheureux qui aurait l’audace de lui imposer quoique ce soit. Elle avait assez eu à faire avec une famille entravant là moindre parcelle de son existence, toujours plus créatifs face à de potentiels châtiments. La belle n’était pas femme à obéir, ni à se laisser impressionner. Et pourtant.. elle n’était pas sans faille Georgie, bien au contraire. Son besoin de reconnaissance de la part d’un paternel violent et caractériel l’avait brisé au delà de ce qu’elle était en mesure de l’admettre. Était-ce pour cela qu’elle était tombée dans les bras de Xavi? Qu’elle en était tombée amoureuse en dépit de sa façon de mépriser les femmes, la vie humaine et jusqu’à sa propre vie? La belle voulait croire qu’elle avait vu plus en lui que le gros connard prétentieux qu’il se révélait être parfois, souvent .. en permanence. Elle l’avait vu vulnérable, touchant, elle l’avait cru amoureux, capable de l’aimer elle. Une belle erreur. Alors elle préférait croire que les menaces de Filip pouvait expliquer son départ. À défaut d’un enfoiré il ne serait là qu’un lâche. Le lâche qui avait fuit une situation dont il aurait été prisonnier. Pas un enfoiré qui s’était foutu d’elle encore une fois. Et il y avait Filip qui au delà de ces ‘menaces’ manifestait peut être là le souhait de la protéger? Elle aimait cette idée, la perspective que son ami était la pour veiller sur elle, et lui éviter peut être, de reproduire les mêmes erreurs. « Mais je ne crois pas que tu aies grand chose avoir avec le départ de Xavi. » finit-elle par admettre. Elle aurait préféré ne pas en faire mention. L’éviter pour ce soir, pour les semaines à venir, mais elle devait se rendre à l’évidence, il l’avait quitté. Il les avait quitté toutes les deux. Peut être voulait-elle seulement s’autoriser ce moment de faiblesse, cette part de vulnérabilité devant son ami.
« Arrête je vais rougir ! » elle n’était pas habituée aux compliments. Il s’était fait rare toute sa vie, les encouragements aussi. Avant de croiser la route de Bertie qui fut de tout temps un soutient inébranlable pour la blondinette, Georgie avait fait son bout de chemin sans se soucier de l’avis des autres. Du moins s’en était-elle convaincue. Ruminant toujours plus ou moins cet état de fait, sans pouvoir y remédier. Indirectement elle courait après une quelconque forme d’approbation qui ne venait jamais. Alors non, elle ne savait pas réellement comment réagir face à un compliment, d’autant plus qu’elle n’avait jamais douté de la sincérité du Norvégien. Peut être avait-il cependant une légère tendance à l’exagération, ne lui déplaise. « Mais clairement, je peux t’en présenter au moins une bonne dizaine! » en tête de liste, Citra. Sa meilleure amie qui dans une autre vie n’aurait peut être pas été juste une amie. Parfois, Georgie regrettait de n’être qu’hétéro, peut être aurait-elle eu plus de chance avec les femmes. « Désolée je suis trop curieuse, ça ne me regarde pas. » mauvaise habitude qu’elle avait prise avec Xavi. Sa manie de lui donner son avis tandis qu’il parcourait différentes applications de rencontre. À l’époque s’ils étaient mariés, ils n’étaient que des amis et plus si affinité. La nature de ses sentiments profondément enfouie, Georgie avait sans doute ce mauvais réflexe que de reproduire le même schéma. Désireuse de se faire toute petite, la jeune femme reporta toute son attention vers sa bouteille de vin, n’ayant pas tout de suite remarqué la façon dont Filip s’approchait d’elle.  « Nobody chosed me, ever. » ces quelques mots moururent sur ses lèvres dans un murmure.  Ce n’était pas sa sincérité qu’elle remettait en cause, seulement elle. Elle et sa tendance à décevoir, à n’être jamais le choix de qui que ce soit. Elle qui était toujours celle que l’on abandonnait. Pour une autre, pour d’autres horizons, pour tout et n’importe quoi. Mais elle aurait aimé y croire, se laisser bercer par ses paroles et envahir par sa tendresse. Elle voulait se sentir en sécurité au creux de ses bras. Désirée sous la douceur de ses caresses, sous la fièvre de ses baisers. Mais ce ne serait pas juste. Ce soir elle voulait oublié un autre homme, et s’il en était le seul capable, il était hors de question que ces quelques instants dans ses bras prennent cette signification. Ce ne serait pas leur premier dérapage, mais en ces quelques instants il n’y avait que lui et lui seul. Et si elle en mourait d’envie, ce ne serait pas pour les bonnes raisons, pas comme ça. Il était bien plus important pour elle, il avait une place toute particulière dans sa vie, dans sa famille. Georgie n’était pas dupe, elle sentait cette tension, cette électricité dans l’air lorsqu’ils étaient ensemble dans une même pièce. Son rythme cardiaque qui s’affolait lorsqu’il la frôlait du bout des doigts, lorsque son regard se posait sur elle avec cette intensité dont il avait le secret. Exactement comme il le faisait à l’instant. Elle aurait volontiers cédé au monde de ses désirs en dépit du raisonnable, si le téléphone du Norvégien ne les avait pas ramené à la réalité. Une sonnerie salvatrice pour cette amitié qu’elle chérissait et ne pouvait perdre pour rien au monde. Tandis qu’elle observait son ami retourner vers le canapé, la jeune femme déglutit avant de se servir un énorme verre dans lequel elle avait bien l’intention de se noyer. « LJ est trop petite, elle ne tiendrait pas en place. Mais écoute, pourquoi pas, ça me fera pas de mal de voir un nouveau film au lieu de projeter pour la 250ème fois Gravity. » film qu’elle détestait par ailleurs et trouvait d’un ennui mortel. Pas de quoi l’aider à accepter sa nouvelle vie et son emploi, qu’elle espérait temporaire. Hors de question pour la jeune femme d’envisager une seconde que jamais elle ne retrouverait sa mobilité et son poste à la caserne. Adossée au bar, la jeune femme observait Filip un air de malice au coin des yeux. Si cette proposition l’enchantait, quelque chose lui disait que ce n’était pas tout. Elle prit une gorgée de vin, faisant ensuite rouler le liquide rougeâtre contre les parois du verre, observant sa couleur vive rebondir contre les parois. « Une raison particulière derrière cette envie soudaine? » fit-elle alors incrédule, relevant un sourcil tandis qu’elle osa poser son regard sur lui un quart de seconde.

_________________

I bet if we dusted her heart for fingerprints, we’d only find yours.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
I write sins not tragedies.

Filip Storberget

messages : 950
name : nepenthès
face + © : henrik holm © livia
multinicks : jude - garett - charlotte - ellie - naaji
points : 136
age : 22.
♡ status : as single as a dollar and not looking for change.
work : student in marine biology. waiter.
home : flat in pioneer oak with leslie.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : ●●● - (s1 : wes ; georgie) (s2 : tomas ; tc)

closer to you. — filip. Empty
Message· · Sujet: Re: closer to you. — filip. closer to you. — filip. EmptyDim 16 Juin - 17:24

Il l’aimait bien. Il l’aimait beaucoup. De là à avouer qu’il l’aimait beaucoup, c’était un pas que le norvégien n’osait pas encore franchir. Du moins pas encore même si plus il passait de temps à ses côtés, plus il était contraint de se rendre à l’évidence : Georgie Keily était peut être celle qui le sauverait. Même s’il avait de nombreux amants, quel qu’en soit le genre, elle était la seule vers qui il revenait toujours et ce alors même qu’aucun lien charnel ne les avait uni depuis bien longtemps. Elle était toujours dans chacune de ses pensées quotidiennes. Il lui suffisait d’entendre une sirène de pompier pour penser à elle. Il lui suffisait qu’il lui arrive quelque chose de drôle ou d’entendre une plaisanterie pour qu’il ait envie de l’appeler ou de passer la voir pour lui raconter. Il lui suffisait de voir une famille heureuse pour avoir le cœur qui se serrait en pensant à la jolie blondinette et sa tout aussi charmante fille qui l’acceptaient, en dépit du sens commun, dans leur existence. Il se savait dangereux pour elles deux, qu’il n’était peut être pas la meilleure personne à laisser entrer dans leur vie et pourtant elles l’acceptaient tel qu’il était. C’était peut être aussi pour ça qu’il conservait ses distances malgré ses envies, malgré sa volonté : il les aimait trop pour ne pas vouloir les protéger de tout ce et tous ceux qui pourraient leur causer du tort. Lui au premier rang. Xavi au second rang. A l’évocation du père de LJ et de l’époux de son amie, il ne put s’empêcher de grogner. Il ne l’avait jamais véritablement porté dans son cœur, peut être parce que dans un sens, ils se ressemblaient. Evidemment, Filip n’avait pas le même compte en banque que l’héritier, l’existence de l’européen intéressait bien moins les magazines people et sans doute la personnalité du séduisant trentenaire ne manquerait pas de clasher avec celle du norvégien. Mais de ce que son amie lui racontait, il devait bien avouer que Pip se comportait plus ou moins de la même manière que Xavi, draguant à tout va, parfois de manière lourde et peu flatteuse. La seule différence qui existait entre eux était précisément que Filip n’aurait jamais fait le dixième de ce que Xavi avait fait à Georgie. Il préfèrerait se jeter du haut d’une tour sans parachute et sans possibilité d’en réchapper. La jeune femme était bien trop importante à ses yeux et dans son cœur pour se permettre de la faire souffrir, ne serait-ce qu’un peu. « Peut être que si, après tout. » plaisanta-t-il à moitié. « Moi et mes bras si musclés lui ont fichu la trouille quand je l’ai menacé de lui faire perdre toutes ses dents s’il te faisait le moindre mal ? » Il haussa les sourcils avec un léger sourire avant de reprendre plus sérieusement, déposant un tendre baiser sur le front de la blondinette. « Non, ça a sans doute plus à voir son absence totale de neurones : comment pourrait-on laisser un tel trésor derrière soi alors qu’on l’a entre ses bras. » Bon, il fallait bien avouer qu’égoïstement, il avait apprécié son départ quand il l’avait appris. Il ne l’avait jamais avoué mais un large sourire était né sur ses lèvres en apprenant la nouvelle. Puis il s’était repris en réalisant que tant Georgie que Lily-Jean devaient en subir le contrecoup. Il ne leur souhaitait pas ça. Tout comme il ne souhaitait pas leur faire de mal.

Le téléphone fut salvateur pour ça. Il ignore comment les choses auraient tourné si ce dernier n’avait pas résonné, les tirant de cette tension sexuelle avec laquelle ils évoluaient dès lors qu’ils étaient en présence l’un de l’autre. Les années avaient passées et pourtant il avait l’impression d’avoir encore le goût de sa peau sur sa langue, la douceur de ses lèvres contre les siennes, sa voix dans ses oreilles et ses frissons contre ses gémissements. Secouant ses longs cheveux blonds, il tenta de penser à autre chose. Plutôt que d’ignorer, il savait parfaitement comment les choses auraient tournées s’ils avaient continué ce jeu là. Et ce n’était sans doute pas une bonne chose. Il ne méritait pas une personne comme Georgie. Elle avait droit de trouver le bonheur auprès de quelqu’un qu’elle méritait. Pas quelqu’un comme Xavi ou quelqu’un comme lui. Une personne qui ne serait pas détraquée et qui la traiterait comme la reine qu’elle était. « Thea veut aller au cinéma avec des amis à elle. » répliqua-t-il sans dissimuler la vérité. « Je sais ce que veulent les garçons à cet âge et j’ai pas envie qu’ils touchent à ma sœur. » grommela-t-il, même s’il avait conscience qu’il ne pourrait pas toujours la maintenir dans une cloche de verre. Elle devait grandir, apprendre de ses erreurs et découvrir les joies de l’amour. Mais le plus tard possible. Leur famille avait bien vu trop d’horreurs jusqu’à présent les gros titres sensationnels de la presse à scandale américaine n’étaient en rien pour les rassurer. « Puis, ça me ferait plaisir de sortir avec toi. » Il plongea son regard dans le sien, son cœur palpitant un peu plus fort, un peu plus sourdement, ses lèvres se parant de picotements alors que ses mains s’ourlaient de sueur. « En toute amitié évidemment. » Il fallait mettre des distances. Il ne voulait pas la faire souffrir, quitte à ce que soit lui qui ait mal. Se mordillant la lèvre inférieure, il continua : « Si ça te tente évidemment. » Il ne savait plus s’il parlait de la sortie au cinéma ou de toute autre chose mais toujours est-il que maintenant qu’il l’avait suggéré, il en avait fichtrement envie. Ce fut ce moment que choisit le livreur pour l’appeler et lui indiquer qu’il était devant la porte, attendant qu’il vienne récupérer la commande. Filip s’excusa auprès de la demoiselle et disparut quelques instants avant de revenir triomphant avec les sachets de nourriture humant bon. Grâce à la distance qu’il avait volontairement installée entre eux et l’aparté gracieusement offerte par Thea et le livreur, la tension s’était foncièrement apaisée entre eux, leur permettant de profiter de la soirée, tout en conservant dans un coin de l’esprit le fait que Filip aimerait beaucoup remonter à l’étage avec la blondinette. Ce qu’il ne ferait cependant pas.

_________________
no masters or kings when the ritual begins. there is no sweeter innocence than our gentle sin in the madness and soil of that sad earthly scene. only then I am human, only then I am clean. Amen.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
and i will stumble and fall.

Georgie Keily

messages : 727
name : olivia (carolcorps)
face + © : emma stone | @lolotte — @pinterest/tumblr
multinicks : alma, inej, sofia, etta, noko, reggie, leslie & maeve.
points : 460
age : twenty six years old.
♡ status : broken in every possible way, and mom of a two years old.
work : firefighter
home : a lovely house on harbor row with citra.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : ( ●●● ) - off (bertie, pip, citra, xavi)

closer to you. — filip. Empty
Message· · Sujet: Re: closer to you. — filip. closer to you. — filip. EmptyMer 10 Juil - 15:10

Un brin présomptueuse, Georgie se pensait capable d’estimer autrui à leur juste valeur. De déceler très rapidement les bonnes personnes dans la foule. De voir le meilleur en chacun et d’accorder sa chance à ceux là méritant. Mais forcée de constater que la jeune femme n’avait pas le moindre instinct en la matière. Quelques belles rencontres venaient contre-dire la règle. Mais la jolie blonde avait le chic pour attirer les personnalités toxiques dans son sillage. Citra et elle s’amusaient souvent du diagnostique que poserai un professionnel s’il devait plonger dans les méandres du psyché de la belle. L’imaginant alors ressortir cette phrase d’un bouquin -l’un des rares n’appartenant ni à l’univers comics, ni manga qu’elle avait réussi à lire -We accept the love we think we deserve. À peu près aucun si elle devait être honnête. Et en soi, ce n’était peut être pas si loin de la vérité. S’échinant jour après jour à essayer de plaire à un père qui ne méritait pas sa fille. À vouloir rendre fier cet homme qui n’aurait toujours que du mépris à son égard. Cherchant l’amour de cet homme aigri qui n’était pourtant que haine et violence. Et si elle s’attardait sur Xavi? Le topo était similaire. Encore et encore elle lui avait donné une puis deux puis trois chances de se racheter. De prouver que ses sentiments étaient sincères. Elle aimait croire qu’ils l’étaient, que là dessus il n’avait pas menti, que le problème ne venait pas d’elle. Pourtant, difficile de ne pas faire le lien. Une famille méprisante, une mère aux abonnés absents, un ex fiancé qui préférait s’afficher avec une dinde quelconque plutôt qu’avec la mère de sa famille qu’il prétendait aimer.. à l’évidence, c’était elle qui n’était pas assez bien pour qu’aucun d’eux ne daigne l’aimer ou rester auprès d’elle. Et elle doutait de plus en plus la belle, dans l’expectative de ce jour ou Bertie déserterai sa vie, où Filip ne verrait en elle qu’une source d’ennuis. Ce jour où Citra préférerait s’exiler n’importe où pourvu qu’elle n’ait plus à côtoyer la jeune femme, où la caserne lui tournerai le dos. Ou encore le jour où Lily-Jean prendrait conscience qu’elle méritait mieux, bien mieux, qu’une mère comme elle. « Je suis sûre que tu le terrifie. » du moins s’il avait un cœur et si celui-ci battait pour elle et pour sa fille. Dans ce cas là peut-être aurait-il peur. Pas du moindre coup, non. Auto-destructeur, Xavi ne vivait que pour voir la vie le bouffer et l’engloutir. Il précipitait sa chute à chaque pas, chaque décision. Mais s’il tenait à elles, sans doute aurait-il à craindre de l’importance que pouvait avoir Filip dans leur vie. « Attends de me voir comme il me voit. Tu finiras par le comprendre et réaliser que je ne suis rien de tout ça. » un sourire triste passa sur ses lèvres, aussi fugace que fut le baiser qu’elle déposa au coin de ses lèvres. Elle n’oubliait pas que Filip était avant tout un ami, et qu’en dépit de tout les moments qu’ils avaient partagé, de cette tension électrisante et palpable, lui aussi avait de nombreuses autres conquêtes à rejoindre soir après soir. Mais il n’avait aucune responsabilité vis à vis d’elle, et bien plus jeune, elle s’en voudrait de lui imposer cette vie alors qu’il avait toute sa vie à faire et des tonnes de fêtes à assister. Georgie était assez reconnaissante que leur amitié l’ai mené si souvent près d’elles.
Maudit téléphone, pensa-t-elle au départ. Mais elle réalisa bien vite que ça aurait été une mauvaise idée. La blondinette avait un mal fou à aller contre ses pulsions, toutes lui intimant une seule et unique chose. Ce ne serait pas bien, ce ne serait pas juste vis à vis de Filip. Il était hors de question qu’il pense ne serait qu’un instant, qu’il n’était rien de plus qu’un lot de consolation pour elle. Ce serait si loin de la vérité. C’était donc mieux ainsi. « Seulement à cet âge là? » demanda-t-elle, un sourire au coin des lèvres. Tout deux savaient très bien à quoi elle pouvait faire référence à l’instant. Son regard en disait assez long sur les souvenirs qui l’assaillaient tandis qu’elle ne pouvait s’empêcher de détailler son ami de la tête aux pieds tout en se mordant la lèvre inférieure. Elle n’en prit conscience qu’en sentant ensuite le regard du Norvégien se poser sur elle avec insistance. Le rouge aux joues là belle enfouie sa tête dans son verre de vin pour en boire quelques lampés. « Et si tu veux tout savoir, les filles aussi y pensent. Ceci dit, et même si je pense que tu devrais lui faire confiance, je suis partante. J’ai jamais eu l’occasion de jouer les chaperons encore ! » fit-elle alors enthousiasmée par cette perspective. Quoiqu’à la réflexion elle en ferait sans doute autant avec LJ, voir peut être même pire. La perspective de la savoir adolescente un jour et en mesure de faire tout ce qu’elle-même avait pu faire à cet âge là ... Fort heureusement, elle avait encore une bonne quinzaine d’années devant elle avant d’avoir à se poser de telles questions. « Évidemment .. » reprit-elle dans un premier temps, sans trop savoir ce qu’elle pensait de sa précipitation à remettre les choses au clair quant à leur relation. « Mais bien sûr, ça me ferait très plaisir aussi. » difficilement et sans sa canne, Georgie rejoignit son ami et vint se rasseoir à côté de lui, abandonnant derrière elle son verre de vin qu’elle eut bien trop peur de faire tomber en tentant cette péripétie. Elle hésita un instant, d’autant plus après ce qui avait bien faillit se passer entre eux, mais elle finit par poser sa tête contre son épaule. « Merci d’être là. » fit-elle dans un souffle, serrant timidement sa main dans la sienne. Doutant d’elle-même plus que de quiconque, elle ne l’imaginait pas resté dans les parages bien longtemps, mais aussi longtemps lui accorderait-il de son temps, la belle avait la ferme intention d’en profiter.

topic terminé

_________________

I bet if we dusted her heart for fingerprints, we’d only find yours.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




closer to you. — filip. Empty
Message· · Sujet: Re: closer to you. — filip. closer to you. — filip. Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
closer to you. — filip.
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Guy filip,le Miami Herald fait des revelations
» EDGAR ✖ he said if you dare come a little closer.
» Eske se pou Mateli Gi Filip ap fè menas?
» NJ Saison
» Mock Draft 2012

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: vagabond :: butterfly effect :: season 1-
Sauter vers: