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Kate Duggan

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Message· · Sujet: you're debatable. (b/k) you're debatable. (b/k) EmptyMar 13 Nov - 0:28

- i'm funny. - that's debatable.
- you're debatable. - you're existence is debatable.

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@Brendan Ainsworth - 12 novembre


Au moins pouvaient-ils s'estimer heureux d'être de garde un jour où le calme semblait régner sur la ville, laissant à ses pompiers un répit certain qui, parfois, était accueilli à bras ouverts. C'est ce qu'on lui avait dit ce matin, quand elle était arrivé à la caserne, d'avance déprimée par l'ennui qu'elle sentait déjà poindre en elle. Tout annonçait vingt-quatre heures sans remous, sans vague, sans... rien. Les joues gonflées des soupirs qu'elle retenait jusque-là, les jambes étendues sur l'un des canapés mis à leur disposition, Kate regardait le temps s'écouler alors que son ennui, vecteur d'un agacement certain qu'elle sentait grandir au creux de son ventre de plus en plus, prenait le pas sur tout le reste. Le livre qu'elle avait à disposition ne la passionnait plus depuis près d'une heure, et son besoin de bouger, de s'agiter, de se laisser porter par ce qui l'entourait et une effervescence quelconque – tant qu'elle existait – se faisait ressentir jusqu'au plus profond d'elle, provoquant l'instabilité à travers laquelle elle se dessinait comme victime de son propre tempérament. Kate Duggan se faisait chier, et elle détestait ça. S'il était louable qu'aucun malheur n'arrive en ville aujourd'hui, qu'aucune voiture ne sorte de la route, qu'aucun piéton ne se fasse renverser par x ou y véhicule, elle en venait à espérer qu'un chat se retrouve coincé dans un arbre, et par regretter cette période de l'année où ils étaient forcés de sortir sous la chaleur caniculaire pour faire déguerpir les serpents des jardins des riverains. Qu'une couleuvre se glisse dans une salle de classe, qu'un matou se fasse effrayer par le chien des voisins et se retrouve tout en haut de son bouleau ou de son saule pleureur ; elle était prête, plus que prête à défier le froid qui commençait à embrasser la ville et ses alentours et à jouer les singes en s'accrochant aux branches d'un arbre. À accepter, à vrai dire, la première chose qui passerait par la radio ou le central, histoire de ne pas perdre une journée à compter les tuiles du plafond et les mouches qui passaient et virevoltaient çà et là. L'équipe du jour n'était pas sa préférée. Dans ces moments où l'ennui touchait toute la caserne, elle aimait avoir près d'elle la présence de Tommy, au moins, qui aurait été capable de tenir son esprit occupé à défaut de son corps, et de suffisamment capter son attention pour que les minutes s'égrainent un peu plus vite, quand elles paraissaient figées dans le temps jusque-là. Elle dégonfla ses joues en laissant finalement son soupir s'échapper, tapant du talon sur le coussin du sofa qui subissait les affres de ses années de bons et loyaux services chez les pompiers de Windmont. Glissant ses mains sur son visage, Kate se redressa finalement et observa la pièce, baissa le regard sur sa tenue – de travail, qui ne lui servait pas à grand-chose aujourd'hui – puis à nouveau sur l'endroit, guettant une âme qui vive avec laquelle elle pourrait tenter de tromper un peu le temps et son avancée. La caserne était comme une famille, devenue telle quelle au fil de ses années passées là. Mais comme une famille, justement, tout à chacun n'était pas forcément la personne qu'elle pourrait espérer voir et, sentant son humeur maussade, grognonne, reprendre un peu plus le dessus, elle fit la moue. Un soupir lui échappa, à nouveau, jusqu'à ce que ses yeux se posent finalement sur la silhouette d'Ainsworth. Ça serait lui, alors, son comparse du jour. Étirant ses bras au-dessus de sa tête, faisant au passage craquer les os de son dos, de sa colonne, elle laissa ses mains retomber sur le canapé. « Toi aussi tu cherches à tromper l'ennui ? » elle souffla à son attention, sourcil arqué, alors que son dos retombait contre le tissu à son tour, dans une posture à la féminité contestable – et contestée plus d'une fois, par ailleurs. « J'imagine qu'on est, une fois de plus, dans le même bateau. » Lui aussi semblait tourner comme un lion en cage, prêt à bondir sur le premier appel qui leur parviendrait. Probablement capable de se contenter de tout, d'un petit rien, d'un n'importe quoi qui leur serait offert.

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Message· · Sujet: Re: you're debatable. (b/k) you're debatable. (b/k) EmptySam 17 Nov - 17:18

Le métier de pompier n’avait rien à voir d’une ville à une autre. Pompier de la ville de New York à l’origine, il n’aurait jamais cru dire qu’il était aisé d’être pompier ailleurs. Windmont Bay était d’un ennui sans nom. Il ne se passait rien de plus que des commérages entre voisinage. Ou presque. Avec cette histoire de disparus depuis vingt ans, il y avait une profession qui était bel et bien occupée, mais malheureusement pour lui, Ainsworth n’avait pas choisi le bon métier. S’il s’ennuyait ferme, c’était aussi parce qu’il était contraint de rester à la caserne, car sinon, il était on ne peut plus capable d’optimiser son temps. Il serait pilier de bar ou s’évertuerait de tromper l’ennui en se procurant de la weed à tout va. Ici, il ne pouvait pas en sortir, il se ferait virer. Il avait échappé à la correctionnelle il y a peu, son supérieur jugeant qu’il n’avait pas les yeux en face des trous, et qu’à la prochaine réprimande, il subirait une analyse toxicologique. Il ne souhaitait pas en arriver là. Il finirait par repartir à New York sans Delilah si une telle chose venait à arriver. Alors, il avait pallié au problème d’une autre manière : il consommait de l’alcool. Une addiction pour une autre. Brendan était loin d’être une personne exemplaire, mais il se fichait bien de ce qu’on pensait de lui, il profitait de la vie tout simplement. Aujourd’hui, il n’y avait pas un chat à la caserne, encore moins de choses à faire. Personne avait décidé de les appeler ne serait-ce que pour faire une blague et Brendan trouvait le temps long. Heureusement qu’ils n’étaient pas tous là, sinon ça serait encore plus pénible. Peu de pompiers appréciaient Brendan, ils le trouvaient trop immature, à mille lieues des responsabilités qu’on lui donnait. Aussi, il s’était attelé au nettoyage de camions de pompiers qui pourtant n’étaient pas sales, juste histoire de passer le temps. Frottant énergiquement en chantant faux et à tue-tête, il avait une clope au bec et se permettait même de danser, se fichant bien de l’image qu’il renvoyait. Le jeune homme se délecter du son rock qui s’échappait de son téléphone, une playlist dégotée sur Spotify. Quand il eut fini de rincer les gros véhicules, il les essuya tranquillement pour ensuite se rendre à l’intérieur de la caserne pour une pause bien méritée. Maintenant, il n’avait plus rien à faire, il allait devoir tuer le temps. C’est là qu’il tomba sur Duggan. Son prénom était Cat ou quelque chose du genre s’il se souvenait bien. Elle semblait ravie de le voir. Elle avait l’air de s’ennuyer bien plus que lui. Allant dans le frigo, il récupéra une bière qu’il s’ouvrit d’une traite, lui proposant la même chose : « T’en veux ? » Pas sûr qu’elle ne lui fasse pas la morale. Un petit sourire vint se nicher sur les lèvres du garçon. S’il cherchait à tromper l’ennui ? Il avait en définitive trouvé comment. Elle allait être son cobaye. Il y alla de sa petite suggestion en s’installant sur le canapé à ses côtés, après avoir bu une gorgée de bière. « Y a un moyen de faire passer le temps plus vite… En plus t’y prendrais plaisir… » Pas de filtre avec lui. Il l’avait toujours trouvée à son goût, elle était en forme et elle avait du caractère, tout ce qu’il appréciait. Plus vieille que lui, mais ça rendrait l’expérience plus appréciable non ? Il aimait bien les femmes mûres. Il la taquinait, mais il ne dirait pas non, c’était certain. Qu’elle soit en couple ou non, ce n’est pas parce qu’il y a un gardien qu’on ne peut pas marquer de but n’est-ce pas ? Quoi qu’elle dise, si on venait à leur proposer une mission, il était hors de question que ce soit elle qui y aille.

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Message· · Sujet: Re: you're debatable. (b/k) you're debatable. (b/k) EmptyMar 27 Nov - 20:17

Brendan Ainsworth entra dans la pièce et Kate ne sut pas tellement quoi en penser sur le coup, avant de se résigner à tromper le temps avec lui, éventuellement. Ils n'avaient jamais été les meilleurs amis qu'il soit à la caserne, ne se fréquentaient pas en dehors et, le plus souvent, Ainsworth avait cette capacité, sans doute innée, de lui taper sévèrement sur les nerfs. Et il en jouait, parce qu'évidemment il savait. Kate roula doucement des yeux en le voyant sortir une bière et secoua la tête vers lui. « Me mettre une murge n'est pas dans mes projets quand je bosse. » Une bière ne voulait pas dire une cuite, elle le savait ; le sang irlandais qui coulait dans ses veines lui permettait de tromper les effets de l'alcool et de les sentir bien moins vite dans son organisme, de se réveiller plus fraîche aussi que la plupart des personnes dans sa situation après coup. Ou bien peut-être étaient-ce là les souvenirs que son corps avait décidé de garder de ses années à la fac, à tenter une filière, puis une autre, puis une autre, puis une dernière ? Qu'importait la raison pourvu que le résultat reste le même ; Kate savait les effets de l'alcool et savait donc que Brendan, à moins d'être particulièrement sensible – auquel cas risquerait-elle de se foutre sévèrement de sa gueule si ça s'avérait être une vérité plus qu'une supposition – ne pouvait finir saoul au bout d'une simple bouteille. Mais à force de le voir dans le coin, de l'observer et de l'entendre, elle avait pu comprendre que son niveau de maturité – et de responsabilité ? – ne frôlait pas autre chose que celui du sol, et ne doutait pas de la possibilité qu'il puisse s'en envoyer plusieurs à la suite – peut-être était-ce d'ailleurs déjà le cas. L'un et l'autre n'étaient guère le plus grand fan de leur vis-à-vis mais au moins parvenaient-ils à composer ensemble quand il était nécessaire de le faire et, parfois bien que dans des instants limités, la brune parvenait à sentir un sourire arraché à son visage alors qu'il disait une connerie ou quelque chose comme ça. Face au reste qui s'échappa d'entre ses lèvres, pourtant, elle regretta presque d'avoir pris la peine de se redresser en le voyant arriver et roula à nouveau des yeux, se laissant mollement retomber contre le canapé en secouant la tête de gauche à droite, de droite à gauche. Ça ne la surprenait pas comme proposition, de ce qu'elle savait de lui, mais ça n'était pas pour autant qu'elle la prenait avec un grand sérieux ; et son sourire qui se pointa sur les coins de sa bouche n'était dû qu'à l'image qu'elle se faisait de la réaction de son meilleur ami s'il avait été à leurs côtés, à l'entente de la question du blond. « Je m'ennuie mais je suis pas désespérée à ce point, Ainsworth. Commence par tenter de satisfaire une nana de ton âge. » Son air mutin se dessina sur ses traits alors qu'elle haussait un peu les sourcils, tendant les bras devant elle pour étirer un peu plus ses muscles, se laissant finalement retomber comme elle était installée au préalable. Glissant ses doigts dans ses cheveux pour les remettre en place, elle toisa l'homme qui lui faisait face et laissa une moue se glisser sur son visage, haussant finalement les épaules. « Est-ce que t'as une idée en tête qui n'inclurait pas d'alcool et ne me forcerait pas à te voir nu ? Parce que ni l'un ni l'autre ne m'intéresse, je t'avouerai. Surtout pas le deuxième, en fait. » Flashant un sourire dans sa direction et clignant des yeux pour faire papillonner ses cils, elle laissa sa tête retomber contre le dossier et attendit les propositions, consciente qu'elle était de ne pas être d'une grande aide à ce propos.

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Message· · Sujet: Re: you're debatable. (b/k) you're debatable. (b/k) EmptySam 1 Déc - 0:32

Il n’est pas difficile Brendan, mais il doit avouer que Kate est une belle femme. Qui plus est, l’uniforme lui va à ravir. Il sait qu’elle ne le porte pas dans son cœur. En même temps, ils sont peu à apprécier le jeune homme ici. Il ne cherche pas à se faire apprécier. Il n’aurait jamais remis les pieds ici à Windmont Bay, si ça n’avait pas été pour Delilah. Et il la maudit pour ça. Il était bien à New York. Certes ça faisait un moment qu’il avait commencé à déconner mais et alors ? C’était sa vie, ça le regardait. Il n’aimait pas la condescendance dont faisaient preuve ses ainés sous prétexte qu’il menait un mode de vie différent du leur. Ils ne le connaissaient pas. Et il ne tenait pas à partager sa vie. Il n’en voyait pas l’intérêt. Aussi, à la réflexion de Duggan, il pouffe de rire. « Si boire une bière c’est te mettre une murge… Tu es vraiment faiblarde. » S’il cherchait à la piquer au vif ? Peut-être bien. Peut-être n’était-ce qu’une manière de rétorquer, sans réel fondement. Continuant de vider sa bière quand les silences se faisaient trop longs, il était déjà focalisé sur la deuxième qu’il allait s’envoyer. Elle pouvait trouver ça déplorable, il s’en fichait, au moins il serait joyeux tandis qu’elle s’emmerderait s’il parvenait à en boire une demi-douzaine. Comme il l’avait prévu, Kate déclina son offre de passe-temps, et il ne tiqua même pas. Il en rajoutait une couche d’ailleurs : « Tu te trouves si vieille que ça que tu parles comme ma grand-mère ? T’as quoi trente ans ? C’est pas la mer à boire. T’es pas encore une MILF. » Qu’elle ne s’inquiète pas pour lui, les filles de son âge, il parvenait à les satisfaire. Elle tentait de le vexer, ça il l’avait compris, mais bizarrement elle pouvait le comparer à Quasimodo ou à l’être le plus immonde de la terre que ça ne l’atteindrait même pas. Il avait confiance en lui et ce n’était pas une pauvre remarque qui allait provoquer une remise en question chez le rouquin. En s’asseyant à ses côtés sur le canapé, il lâcha en soupirant : « T’es d’un ennui intersidéral ma vieille. T’as raison, t’es prête pour la maison de retraite. » Il marqua une pause avant de se retourner légèrement vers elle et de poursuivre : « Et puis si Madame est si géniale, t’as qu’à trouver une idée toi ! » Peut-être pourraient-ils danser ? Faire du catch ? Une partie de Twister ? Fumer ? Regarder un épisode des Feux de l’amour ? Parmi tout ça, peu étaient alléchants pour lui. Ils pouvaient tout simplement discuter, mais à quoi bon ? Elle finirait par lui dire qu’il se mêlait de ce qui ne le regardait pas. Pourtant il se hasarda à entamer une conversation peut-être plus productive que de se lancer des piques. Il finit sa bière qu’il posa sur la petite table et l’interrogea. « Si t’avais pas fait pompier t’aurais fait quoi ? » Après tout, c’était une question comme une autre. A y réfléchir, lui ne savait même pas, il se trouvait bon à rien. Il aurait continué la natation peut-être. Ou pas. Il n’était peut-être pas judicieux de réfléchir à cette question pour lui. Il était pompier par la force des choses, parce qu’il avait le physique pour. Mais en une journée telle, il le regrettait. Il se leva. S’enquit à fouiller dans de la paperasse, comme s’il voulait lire un journal dans une salle d’attente chez le médecin.

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Message· · Sujet: Re: you're debatable. (b/k) you're debatable. (b/k) EmptyMer 12 Déc - 13:35

Est-ce que tenter de tromper son ennui dans l'espoir que le temps passe un peu plus vite – ou que quelque chose arrive pour les faire sortir de 1) leur état quasi léthargique, à certains des pompiers comme à elle, 2) la caserne en elle-même – avec Brendan Ainsworth était la meilleure des idées ? Non, probablement pas. Elle savait le potentiel énervement qui découlerait probablement de la conversation, savait qu'ils n'étaient pas les plus proches qu'il puisse être dans la caserne – ne le seraient d'ailleurs probablement jamais –, mais malgré tout, peut-être qu'à deux ils toucheraient l'espoir, voire la réussite, dans le fait de s'occuper un peu. Roulant des yeux sans vergogne à sa remarque à laquelle elle ne s'attendait que trop de toute façon, Kate les reposa ensuite sur le pompier et secoua la tête. « Faiblarde, non, clairvoyante, peut-être. Quelque chose me dit que ça n'est pas la première que tu t'enfiles, ni la dernière. Mais merci de t'inquiéter quant à ma tolérance à l'alcool, ça me touche profondément. » Elle posa une main sur sa poitrine, un sourire exagéré sur ses lèvres, et papillonna un peu des cils avant de froncer le bout du nez et de secouer un peu la tête. « Quoique, non. Ça, c'est que tu aimerais. » Nouveau sourire, toujours dans le surjeu, alors qu'elle passa une main dans ses cheveux pour replacer distraitement une mèche qui lui tombait devant le visage. L'un comme l'autre n'étaient pas du genre à se laisser abattre par des remarques, au contraire habitués à des joutes verbales, probablement. Grandissez dans une famille irlandaise, où non seulement plusieurs enfants sont nés d'une même union, mais où en plus des cousins et des cousines se rajoutent çà et là en nombre incalculable, et vous vous habituerez à bien des choses ; se foutre des paroles des gens, boire sans finir par vomir tout ce que l'estomac était en mesure de contenir, vivre en communauté, le gaélique – dernier point particulièrement inutile aux yeux de la Duggan, par ailleurs –, une vraie série de leçons de vies à tirer dans une telle ambiance. « Vingt-neuf. Et ça n'est pas une question de me trouver vieille, mais tout à la fois de préférence, de manière générale, pour des hommes sensiblement plus vieux et, mais tu jugeras probablement que ce point est en option, de satisfaction personnelle dans ma vie de couple. » L'insistance sur le dernier mot ne pouvait être laissée de côté, elle le savait et ça lui allait très bien, quand bien même elle doutait sincèrement que ça change quoi que ce soit aux yeux d'Ainsworth à ce stade. Faisant mine d'inspecter ses ongles, dont la manucure devenait n'importe quoi et s'écaillait sans qu'elle n'y prête grande attention malgré les remontrances, la dernière fois, de Roya à ce sujet, elle esquissa un petit sourire fier sans porter son regard sur son comparse. Elle ne porta pas vraiment une attention particulière à ce qui ressemblait presque à un grognement mécontent qui sortait de la bouche de Brendan, haussa brièvement les épaules avant de répondre : « c'est toi qui es venu me trouver, pas l'inverse. » Plutôt s'étouffer que d'admettre qu'il était quand même une échappatoire plus intéressant que le livre qu'elle avait laissé à l'abandon sur l'accoudoir du canapé, ou que les jeux dans son téléphone qui ne parvenaient plus à la divertir suffisamment. Elle ne s'attendait plus à grand-chose après ça, et c'est sans doute pour cette raison qu'elle fut étonnée de la question qui passa la barrière des lèvres du roux et qui n'était pas dénuée d'intérêt. « Mh, j'en sais trop rien. Je savais déjà pas quoi faire avant de me tourner vers ça. » Sans mal aucun, elle se rappelait des deux ans passés sur des bancs d'université, à essayer de trouver sa voie parmi des propositions qui ne lui paraissaient aucunement suffisamment alléchantes pour faire naître en elle l'envie nécessaire de réussir et d'aller au bout. « Et toi, qu'est-ce que t'aurais fait ? » Toujours affalée dans le canapé, elle tourna la tête vers lui et l'observa un instant, le suivant du regard alors qu'il quittait le canapé où il l'avait rejoint.

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Message· · Sujet: Re: you're debatable. (b/k) you're debatable. (b/k) EmptyMar 18 Déc - 11:04

Brendan avait horreur qu’on lui fasse des réflexions au sujet de son comportement. Il était du genre à faire tout ce qu’il souhaitait, vivre tel un épicurien, sans se priver, aimant la débauche et braver les interdits. Un rebelle des temps modernes, sans attache, sans gêne, tout simplement. Ce que Kate pensait, ça lui faisait une belle jambe. Il n’accordait aucune once d’importance à ses propos ou à sa clairvoyance, comme elle le disait si bien. Focalisé sur elle momentanément, il lui rétorqua, moqueur. « Et ? Je vois pas en quoi ça te regarde. » Elle usait de sarcasme, il n’allait donc pas faire d’effort lui non plus. Parfois, Brendan se disait qu’il ferait mieux de vivre aux crochets de Mamie Birdwell au lieu de se tuer à la tâche. Au fond, il était censé être à Windmont Bay temporairement, uniquement pour retrouver Delilah, mais les semaines s’accumulaient au compteur, et vivant une vie de luxure et débauche, il avait besoin d’argent, alors il faisait ce qu’il faisait déjà avec les pompiers de New York : de la figuration. Il pouffa de rire lorsque sa coéquipière du jour s’accordait plus d’importance à ses yeux qu’elle ne le devrait, et il leva les yeux au ciel, en rajoutant des tonnes dans le ton employé : « J’en rêve. » Au fond, ils agissaient de la même façon tous les deux. Il était clair qu’ils ne se portaient pas dans leur cœur, mais peut-être serait-il utile qu’ils fassent preuve de plus de maturité ? Brendan n’était pas enclin à le faire. Trop jeune ? Non, juste terriblement con quand il le souhaitait. La jeune Duggan le reprit sur un détail et ça le fit sourire, parce qu’il avait réponse à tout. « Ouais trente ans dans moins de 12 mois donc. Comme la plupart des gens tu dois pas le supporter, sinon tu m’aurais pas repris. » A quoi ça les mènerait de poursuivre dans une discussion stérile ? Les minutes s’égrenaient et c’était le seul et unique avantage. Il avait matière à développer sa réponse. Il faut dire que la réponse de la jeune femme était plutôt chargée. « Je connais des types plus vieux vraiment très cons, l’âge ne veut rien dire. » Ca ne le rendait pas moins idiot et immature. A vingt-cinq ans, il était loin de se prendre en charge de la meilleure des manières. Il ne se gérait d’ailleurs absolument pas. Il vivait au jour le jour sans se soucier du lendemain. Tout ça, c’était à cause de la mort de son père, il y a maintenant trois ans. Mais il ne mentionnait jamais cet épisode déroutant, affligeant de sa vie. Ca avait pourtant conditionné tout le reste. « Tu sais ce qu’on dit ? C’est pas parce qu’il y a un gardien qu’on ne peut pas marquer des buts ! J’aime les challenges… » déclara-t-il tandis qu’il se rapprochait un peu plus de la jeune Duggan, juste pour la mettre mal à l’aise. Ca l’amusait. Il se fichait de savoir qu’elle ait un mec ou non. Ce n’était pas son problème, mais celui de Kate. Cette dernière se plut à le dénigrer en insistant sur le fait qu’il était venu lui faire la conversation. Par politesse, par ennui, rien de plus. Haussant les épaules, il lâcha : « T’aurais préféré te morfondre sur le canapé peut-être ?! » Parce qu’il pouvait tout aussi bien aller écouter de la musique dans le camion. Pourtant, il lança un sujet plutôt intéressant, comme las de devoir se battre à tout va sur des puérilités et banalités. Il fut surpris d’apprendre qu’elle n’avait pas fait pompier par vocation, mais qu’elle avait choisi ça parce qu’elle ne savait pas bien quoi faire de sa vie. « C’est drôle de se dire que plus personne ne fait pompier par passion mais plus à défaut. » Pour lui, c’est parce qu’à la mort de son père il avait arrêté l’université, mettant de côté ses rêves de devenir nageur olympique, parce que son monde s’était écroulé. Une époque bien lointaine qui ne lui manquait que lorsqu’il était trop sobre pour oublier. « J’aurais fait barman ou un truc du genre ou nageur professionnel. » Il ne s’étendrait pas à ce sujet. Barman parce qu’il aimait le monde de la nuit, mais il se serait probablement fait virer quand ils auraient réalisé qu’il consommait plus que les piliers de bar.

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Message· · Sujet: Re: you're debatable. (b/k) you're debatable. (b/k) EmptyDim 30 Déc - 2:16

Kate arqua un sourcil à la réponse que lui offrit Brendan et se demanda, l'espace d'un instant, si elle avait touché une corde sensible. Est-ce qu'il y avait autre chose derrière l'air moqueur qu'il arborait, que l'immaturité d'un gosse dans le corps d'un homme ? Se contentant de hausser nonchalamment des épaules, arborant dans son attitude une certaine insolence qu'elle se plaisait à nourrir dans des situations comme celle-ci, juste pour voir ce que ça pouvait donner – celle-là même, d'insolence, qui faisait rouler les yeux de son père et parfois grincer les mâchoires de sa mère quand elle était adolescente. « Moi, non. Mais ça regardera les personnes dont tu devras t'occuper si on est appelés à sortir avant que tu ne retrouves ta sobriété. » Depuis les quelques années qu'elle déambulait dans la caserne, elle avait vu passer des hommes et d'autres – principalement – entre les murs, et vu certains se laisser charmer par le chant de la foutue sirène qu'était l'ivresse. Elle ne prétendrait pas savoir que Brendan avait un problème – peut-être n'en avait-il même pas. Elle ne chercherait pas non plus à creuser la question tant qu'elle ne verra pas en lui une menace quelconque pour les autres et, finalement, elle laissa rapidement tomber l'idée d'en apprendre plus sur ce point du bonhomme qui se tenait à ses côtés. Papillonnant de plus belle des cils à sa réponse, elle étendit bien trop son sourire sur son visage pour qu'il soit sincère. « Pour quelle autre raison est-ce que tu insisterais pour me baiser, autrement. » Ah, Joy Duggan sentirait probablement chacun de ses vieux nerfs se crisper à l'entente du langage de sa petite fille, se retenant de lui mettre une claque légère derrière la tête, qui ne ferait trembler qu'à peine la chevelure de la brune. Elle qui lui avait donné l'impression d'être une mère bien plus que celle qui l'était vraiment aurait probablement réussi à lui arracher des excuses dans une moue qui se voulait désolée – plus ou moins –, et aurait tenté de la ramener à ce qu'elle voulait lui transmettre, comme valeurs. Celles-là même que Kate essayait d'apprivoiser à sa façon depuis qu'elle était gamine, avançant pas à pas dans cette idée. Un sourire en coin, cette fois, sur le visage, elle lança un regard vers Brendan. « Qui a dit que je les préférais pour leur intelligence ? » Intelligence qui, de toute façon, n'avait rien à voir avec l'âge de l'intéressé. Elle aussi, elle avait rencontré des types plus vieux et sacrément cons, et d'autres plus jeunes qui l'avaient surprise de par leur intelligence, qu'importait la forme dans laquelle elle se manifestait. Un bref éclat de rire résonna dans le creux de sa gorge, finalement, alors qu'elle laissait retomber sa tête contre le dossier du canapé. « Ah, Brendan, moi qui me demandais justement jusqu'où la beauferie pouvait aller à notre époque. » Tournant le cou pour regarder le pompier, elle secoua la tête et, de ses doigts posés sur son front, le fit reculer alors qu'il s'avançait vers elle, affichant malgré tout un petit sourire qui redessinait la forme de ses lèvres. Beauf, mais drôle quand même, elle ne pouvait pas lui retirer cette victoire, tout en refusant de la lui offrir trop aisément. « Sincèrement ? J'avoue m'être posé la question depuis le début de notre conversation. » Nouveau haussement d'épaules, comme la gamine qu'elle avait pu être quinze ans plus tôt, à la différence qu'elle ne le faisait guère aujourd'hui dans l'espoir d'avoir l'air un peu cool. Finalement, Ainsworth eut la présence d'esprit de changer le sujet pour un autre, plus intéressant et moins adolescent, qui avait réussi à capter l'attention de la brune. Réfléchissant un instant à la remarque qu'il fit, elle afficha une légère moue. « C'est pas parce qu'on ne se lance pas tous dedans par passion ou vocation que le métier ne nous passionne pas une fois qu'on est en plein dedans. Je me verrais pas faire autre chose aujourd'hui. Pas à l'heure actuelle, du moins. » Elle avait réfléchi à la question, pourtant. S'était demandé quel autre job pourrait convenir à son caractère et à son tempérament, avant d'arriver à la conclusion que celui qu'elle avait déjà lui allait très bien, alors pourquoi chercher ailleurs ce qu'elle avait déjà ici ? Se redressant un peu dans le canapé, elle observa le profil de Brendan alors qu'il répondait, et sembla réfléchir un instant. « T'aurais pu être nageur pro ? Qu'est-ce qui t'a amené jusque-là, alors ? » Elle avait cette curiosité qui semblait propre aux membres de la famille, chacun à sa façon ; la sienne n'était guère semblable à celle de son frère, par exemple, ou de sa mère, de son père. Elle se rapprochait un peu plus de celle de sa grand-mère, probablement de par l'éducation qu'elle lui avait donnée ; elle était curieuse quant aux personnes qui l'entouraient, agissait comme elle avait tant de fois vu la vieille dame agir lorsqu'elle était encore enfant et l'observait avec des yeux ronds et intrigués dans tous ses faits et gestes.

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Gaelan Springer

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Message· · Sujet: Re: you're debatable. (b/k) you're debatable. (b/k) EmptyLun 31 Déc - 15:45

Pourquoi se sentait-elle l’âme d’une mère soudainement ? Elle ne pouvait pas se concentrer sur ses propres agissements, il fallait comme la plupart des femmes qu’il rencontrait, qu’elle se sente obligée de le materner. Il avait une sainte horreur de l’autorité, et ce depuis de nombreuses années, bien qu’il n’ait pas toujours été comme ça, craignant son père comme personne. Donnant peu de crédit à la remarque et l’attitude de Kate, il rétorque avec véhémence, comme si ça pouvait lui donner plus de contenance. « Je suis sobre, donc je vois pas de quoi tu parles. » Il ne l’était probablement pas, mais il s’en fichait. Ca faisait maintenant trois ans qu’il buvait à outrance, l’alcool ne lui faisait plus grand-chose, si bien qu’il augmentait les doses sans arrêt. Il ne savait plus discerner s’il était sobre ou non, son état d’ébriété était permanent. Il sentait d’ailleurs l’alcool dès l’aube alors qu’il masquait son odeur par celle du musc. Brendan refusait se confier sur ses déboires et sur les causes de sa déchéance. Il se contentait de prétendre vivre de la plus belle des manières qu’il soit puisque l’on a qu’une vie. Il ricana de façon tonitruante. Elle avait l’impression qu’il insistait pour coucher avec elle. Il ne lui semblait pourtant pas être insistant. Il n’avait fait qu’une allusion maigre. Elle avait exagéré. Le rouquin arqua un sourcil, esquissant une moue étonnée sur ses lèvres. Elle voulait une raison pour laquelle il souhaitait la mettre dans son lit ? Il en balança une, comme un cheveu sur la soupe. « Parce que t’es bien faite ! » C’était tout. Il n’avait aucune autre raison. Il ne voyait pas pourquoi il se limiterait à s’amuser une femme alors qu’il pouvait le faire avec toutes celles qu’il jugeait à son goût. C’était l’avantage de ne pas avoir d’attache. Son père ne comprendrait certainement pas cette attitude, mais il n’était plus de ce monde pour le lui faire entendre. L’allusion que Kate formula fit éclater un comble chez le jeune homme, qui se permit de faire une remarque alors qu’il n’en valait guère mieux : « Vous êtes vraiment toutes les mêmes ! » Il se permettait de juger qu’elle préférait un homme bien monté, alors qu’il en faisait tout autant lorsqu’il souhaitait passer la nuit avec une demoiselle. Il n’avait même pas honte de dire qu’il allait parfois faire un tour chez les péripatéticiennes. L’immaturité du garçon, le rendait parfois idiot, alors qu’il ne l’était pas véritablement ; l’alcool aussi, le rendait susceptible et l’affublait d’un manque de discernement certain : « Tu viens justement de dire que t’aimais les beaufs ! » Mais elle ne faisait en aucun cas référence au jeune homme. Il se sentait pourtant directement visé mais il n’avait aucune répartie, si bien qu’il se tut momentanément et ça dût plaire à la jeune femme. Elle continuait de le blâmer, et il choisissait de ne pas répondre, trouvant le débat peu élevé et d’une certaine animosité gratuite. Toujours surprenant, Brendan avait troqué les imbécilités pour un sujet sérieux qui pourtant ne résonnait pas en lui. Kate soulevait un point important, suggérant qu’elle se plaisait dans sa vie professionnelle, tandis que Brendan, lui, ne s’y réalisait absolument pas. « C’est cool, au moins t’as trouvé un truc qui te plait ou du moins te convient. » Il haussa les épaules plutôt que de parler de lui. Il n’appréciait pas se dévoiler, il considérait qu’il était plus intéressant d’en apprendre sur les autres. Pourtant fils unique, il n’aimait pas parler de lui. Inévitablement, le sujet vint pourtant se fixer sur lui. La question que Duggan lui posait était légitime, mais il n’avait pas envie de faire resurgir ce moment douloureux de sa vie. Il haussa les épaules : « J’ai tout arrêté. La fac et la natation. » Gêné, il se leva et se dirigea vers le frigo où il se saisit d’une nouvelle bière, trahissant une période difficile de sa vie. Il y a trois ans, il apprenait le décès soudain de son père, et son monde s’était écroulé. La natation, les études, il avait tout arrêté du jour au lendemain, noyant sa peine et son chagrin dans l’alcool et la drogue, sans demander de l’aide, sans que personne ne s’y intéresse. Ces habitudes s’étaient ancrées en lui et ne l’avaient plus jamais quitté.
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Kate Duggan

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Message· · Sujet: Re: you're debatable. (b/k) you're debatable. (b/k) EmptyJeu 3 Jan - 23:51

Sans l'ombre d'une gêne, Kate roula des yeux à la réponse de Brendan. Elle était typique, à ses yeux, d'une immaturité certaine qu'elle retrouvait souvent chez le jeune homme et dont il faisait de preuve une fois de plus. Retenant un soupir, elle se contenta de secouer la tête sans chercher à répondre plus en profondeur sur le sujet, même si peut-être il fallait le faire ; elle jugeait que ça n'était pas à elle de lui faire la morale dans tous les cas. Qu'il devait bien avoir une mère, un père, quelqu'un pour lui faire prendre conscience qu'il déconnait, peu importe sous quels traits et quelle appellation il ou elle se manifestait alors. Kate refusait, aujourd'hui comme un autre jour, de prendre avec lui un rôle qui ne lui revenait pas au vu de leurs relations en dents-de-scie, qui trahissaient sans doute une absence d'affection entre les deux aux yeux de quiconque aurait pu passer la tête dans la pièce de la caserne pour les observer. Ça n'était pas qu'elle n'aimait pas Brendan, Kate. C'était son attitude générale qui avait tendance à lui casser les pieds, et son propre caractère l'empêchait de se taire sur ça pour faire croire que tout allait pour le mieux entre eux. Probablement, de toute façon, la réciprocité sur ce point était vraie ; elle doutait que le pompier à ses côtés puisse avoir pour elle une affection quelconque ou une envie de nouer des liens autres que ceux qu'ils avaient depuis qu'ils s'étaient retrouvés tous les deux ici, tour à tour. Et d'une certaine façon... ça lui convenait, à Kate. Si une animosité animait leur échange aujourd'hui, des fois les choses étaient un peu plus détendues, moins sur la défensive, l'attaque et la contre-attaque d'une joute verbale. Cet entre-deux ne la dérangeait pas outre mesure et elle avait appris à s'en contenter suffisamment pour ne pas réellement chercher plus loin, pour l'instant. Un pouffement de rire lui échappa finalement à la réponse qu'il lui offrit et, secouant un peu la tête, elle lança sur un air plus amusé que réellement critique : « quel philosophe. » Autre chose l'aurait probablement surprise ; c'était le genre de réponse auquel elle s'attendait sans grand mal, et c'était bien pour ça qu'elle ne s'offusquait pas plus qu'elle ne se complaisait dans le compliment entendu dans la remarque. Ça lui passait un peu au-dessus de la tête, à Kate, parce qu'elle s'était toujours, ou presque, foutu de presque tout ce que les gens pouvaient penser d'elle dans tous les cas. Il aurait pu lui dire qu'elle était le pire étron de Windmont Bay, elle aurait très probablement eu une réaction similaire à celle qu'elle venait d'avoir. Arquant un sourcil sans se défaire du même air que précédemment, elle le toisa de haut en bas. « Et c'est après ta remarque sur le fait que j'étais bien foutue que tu dis ça ? Te moques pas de moi, Ainsworth. » Toujours affalée dans le canapé, elle se laissa glisser un peu plus contre le coussin et soupira doucement, la tête contre le dossier et les yeux fermés pendant quelques secondes, les roulant malgré ses paupières closes à la remarque suivante. « Ne pas être un prix Nobel ne fait pas de quelqu'un un beauf. » Il y avait une limite à ne pas franchir... dont elle ne se rapprochait pas même avec Anton, de toute façon. Si leur couple n'était pas au beau fixe, que leur histoire commençait une fois de plus à tourner en déconvenue, elle trouvait en lui ce qu'elle n'avait jamais trouvé chez les autres, ce qu'elle n'avait plus cherché à connaître non plus, depuis quatre ans, probablement l'une des raisons pour lesquelles elle retournait inlassablement vers lui, malgré les ruptures incessantes. Et, cerise sur le gâteau, il avait l'intelligence et l'absence de beauferie à son actif. Tournant la tête vers Brendan pour l'observer un instant alors que le sujet perdait en gaminerie – de la part des deux – pour gagner en intérêt, elle acquiesça légèrement. « Qui me plaît, tu peux le dire. Et me convient, aussi. Comme quoi, les deux années perdues à la fac m'ont servi à rien. » C'était plus une remarque pour elle-même que pour attiser l'intérêt du pompier, en soi, mais qu'importait. Libre à lui de réagir dessus, ou non, elle n'en ferait pas tout un plat dans tous les cas. Si elle s'était déjà dit qu'elle ne s'intéressait pas nécessairement à la vie d'Ainsworth, elle devait par contre admettre que ses réponses parvenaient à attiser sa curiosité et, le suivant du regard alors qu'il se levait du canapé pour se diriger vers le frigo et ressortir une autre bière, elle laissa son intérêt grandir un peu plus jusqu'à délier sa langue. « Pourquoi ? C'était pas ton truc, au final ? » Elle ne voyait pas vraiment la façon dont il avait changé de comportement, ni ce que semblait sous-entendre le fait qu'il boive à nouveau devant elle.

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Message· · Sujet: Re: you're debatable. (b/k) you're debatable. (b/k) EmptyMar 8 Jan - 20:08

Les relations que Brendan entretenait généralement avec les femmes étaient uniquement charnelle. Une seule exception confirmait la règle et il s’agissait de Delilah. La jeune femme occupait beaucoup de place dans l’esprit du jeune homme, mais c’était surement parce qu’il avait l’impression de vivre quand ils se défonçaient et ne se souciaient de rien. Dernièrement, ce n’était plus le cas, elle s’était indignée de son comportement, et elle était partie. C’était la raison de sa présence ici. Sinon, il serait toujours à New York. Il ne s’embarrassait ni d’amour, ni d’eau fraiche. Si bien que ses relations avec la gente féminine n’avait rien de sincère ou de profond. Il ne les détestait jamais, mais il ne les portait pas dans son cœur aussi. Il prenait ce qu’elles avaient à offrir et puis ça lui suffisait. Il ne trouve rien à dire à sa remarque. Il n’a pas l’impression de philosopher, il lui fait juste part de son ressenti. Il est très certainement différent du sien, mais que sait-elle de lui au juste ? Pour être honnête aussi peu que ce qu’il en sait sur elle. Mais quelque chose lui dit que ni l’un ni l’autre n’a envie de creuser pluse en profondeur pour découvrir l’autre. La seule façon qui le pousserait à poser des questions sur elle et sa vie, serait d’envisager la possibilité de se lancer dans des ébats charnels dans la salle de pause. Ce qui ne semblait pas à l’ordre du jour ou des suivants. Il rit alors qu’elle lui fait remarquer que son attitude est tout aussi critiquable que la sienne. Elle croit peut-être lui faire de la peine, mais il n’en a que faire. Si bien qu’il rétorque tout de suite : « Sauf que nous on assume, on fait pas les mijaurées. » Les saintes nitouches très peu pour lui. C’est d’ailleurs comme ça qu’il qualifiait Delilah quand elle jouait un peu trop la comédie. Il rit encore alors qu’elle semble se fermer à ses railleries comme si le jeune homme avait touché un point sensible, alors il en rajoute, une fois de plus. Histoire d’appuyer là où ça fait mal. « C’est mignon comme tu défends ton mec. Typique de la meuf qui a pas confiance en elle. » Il se plait à croire qu’il l’a cernée, alors qu’il ne sait rien. Si ça se trouve, elle n’a même pas d’homme dans sa vie. Elle pourrait tout aussi bien défendre une cause plutôt qu’une personne en particulier. Mais Brendan est le genre de garçon qui est capable d’analyser une situation et de faire des conclusions plutôt proches de la réalité. Très perspicace. Aussi quand elle lui parle de la faculté, ça l’intéresse. Il se demande ce qu’elle a fait pour études pour finalement se rediriger vers le métier de pompier. Une perte de temps, comme pour lui au final mais qui pourrait expliquer des choses. « Tu faisais quoi à la fac ? » Alors qu’il s’est rapproché du frigo, soudainement pris par les émotions, il veut dissimuler son malaise en buvant. Aussi, quand il se retourne vers la jeune femme mine renfrognée, il met tout de suite le goulot à ses lèvres. Après une nouvelle gorgée, il hausse les épaules. « Ouais voilà, j’en avais marre. J’avais autre chose en tête. » Il reste vague, parce qu’il ne veut pas mentionner cet épisode tragique de sa vie. Il a tenté de l’oublier en vain. Son père reste incrusté dans sa mémoire et les remords qui s’en sont suivis aussi.
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Message· · Sujet: Re: you're debatable. (b/k) you're debatable. (b/k) EmptyVen 18 Jan - 1:51

Elle se demandait un peu où tout ça pourrait les mener, Kate, alors que la conversation continuait dans un mélange de taquinerie – peut-être un peu ? – et presque d'un côté plus « passif-agressif » qui pouvait se retrouver derrière certains de leurs propos. Kate n'avait jamais prétendu lui porter un intérêt incroyable, ni grandissant. Elle n'avait jamais prétendu vouloir connaître les détails de sa vie, ce qui avait fait qu'il était l'homme qu'elle croisait à chaque fois à la caserne, bien plus habituée qu'elle était d'avoir avec lui ce genre de conversation qui ne menait à pas grand-chose – pour ne pas dire qu'elles ne menaient strictement à rien, même. C'était une joute verbale qui n'avait pas vraiment de début, probablement pas de fin non plus, autre que celle qu'ils décideraient de lui donner au moment voulu ; interrompus par les alarmes de la caserne, ou par la lassitude qu'aura fait naître en eux l'échange, après avoir réussi à les faire tromper un peu l'ennui, à leur façon. Brendan et elle n'étaient peut-être pas suffisamment du même monde, pas totalement éloignés non plus de ce qu'elle pouvait penser de lui, sans pour autant avoir quelconque façon de confirmer ou infirmer ce qu'elle avait en tête : qu'est-ce qu'elle en savait, après tout, de là d'où il venait ? Mais quelque chose bloquait, et l'un comme l'autre semblaient manquer de cette volonté de dépasser le stade de simples collègues de travail pour commencer à s'ouvrir un peu plus à leur vis-à-vis, ou à le laisser s'ouvrir à son tour. Faisant craquer sa nuque en laissant échapper un petit soupir, Kate tourna la tête vers lui et roula des yeux sans chercher à s'en cacher, bien au contraire. « C'est bien si tu penses qu'au bout de quelques minutes de discussion, tu as déjà réussi à me cerner quant à ce que j'assume ou ce que je n'assume pas. » Elle trouvait ça presque drôle, Kate, cette façon qu'il avait de la mettre dans le même panier que presque toutes les autres femmes d'après ses propos, faisant une généralité qu'elle trouvait presque grossière au final. On lui avait tellement souvent répété qu'elle avait une façon d'être – et de penser, parfois – semblable à celle qu'un homme pourrait avoir, on avait tellement souligné ce côté « tomboy » qu'elle ne cherchait ni à développer, ni à cacher aux yeux des gens, dans un je-m'en-foutisme complet quant à l'avis qu'ils pourraient avoir sur elle sur ce point, qu'elle voyait une certaine ironie à, aujourd'hui, se retrouver dans le même panier que la majorité des femmes et l'idée que l'on pourrait s'en faire. Un pouffement de rire lui échappa finalement et elle secoua un peu la tête en l'entendant, avant de hausser brièvement des épaules. « Mon mec n'a pas besoin de moi pour se défendre. » Vu le caractère d'Anton, et son habileté à faire des étincelles avec le sien bien plus souvent qu'il n'était supportable de l'admettre, elle n'avait aucune crainte quant à la possibilité qu'il puisse prendre sa propre défense s'il en ressentait le besoin. « Et si ça te fait plaisir de penser ça de moi, je t'en prie. » Si elle n'était pas complètement narcissique, elle n'avait pas non plus cette tendance maladroite à douter d'elle-même dans ce qu'elle faisait ou dans les relations qu'elle entretenait. Ses doutes, quant à son couple, se tournaient plutôt alors vers le « eux » plutôt que le « elle » ou le « lui » qu'ils étaient indépendamment – l'étaient-ils réellement, indépendants ? – l'un de l'autre. Son regard suivit la silhouette du pompier alors qu'elle arqua brièvement un sourcil à l'intérêt qu'il porta à son parcours universitaire assez chaotique, avant qu'elle ne réponde finalement. « J'ai tenté histoire de l'art, psychologie, langues et civilisation et journalisme, mais rien n'allait. » Deux ans, quatre semestres, autant de temps et d'argent perdu qu'elle aurait pu utiliser à un autre escient... mais qu'elle ne regrettait pas totalement non plus. « Et c'est quoi, ce que t'avais en tête ? » Elle demanda sans grande gêne, elle qui n'en avait jamais, jugeant que s'il portait un intérêt nouveau à ses années universitaires, elle avait le droit d'en faire de même.

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Message· · Sujet: Re: you're debatable. (b/k) you're debatable. (b/k) EmptyVen 18 Jan - 22:25

Ils semblent tous deux vouloir rester en surface. Pas se livrer. A quoi bon ? Il sait d’ores et déjà que Kate le jugerait. C’est ce que tout le monde a toujours fait. La seule personne à qui il s’ouvre sans limites, c’est sa mère. Et encore, il ne la voit plus beaucoup, si ce n’est une fois par an. Il l’a régulièrement au téléphone cela dit. Les autres personnes, elles n’ont pas ce plaisir. Brendan n’est pas de ceux qui entretiennent les relations. Oh il lui arrivera de vous appeler sans but aucun, juste histoire de dire qu’il pense aux personnes. Le paradoxe c’est qu’il est prêt à beaucoup de choses pour les gens qu’il aime, mais il ne le montre que peu. Et avant qu’il apprécie une personne, il se passe beaucoup de temps. Kate n’aura probablement jamais cet honneur, parce qu’avant même de lui avoir adressé la parole, elle l’a catégorisé, comme il l’a fait avec elle. Un manque de communication, tout simplement. Brendan se plait à dire qu’il adapte son comportement en fonction de son interlocuteur, mais il ne fait que très rarement l’effort pour se montrer sous son meilleur jour. Il n’est qu’un masque qui renferme pourtant de nombreuses blessures qu’il peine à raconter. Il s’enferme dans ces discussions sans fin ni grand intérêt, mais au moins le temps s’écoule un poil plus vite que s’il était tout seul sans rien d’autre à faire. « C’est ce que tu laisses entendre, moi j’y suis pour rien. » Qu’il lâche en secouant la tête, dubitatif face à ce qu’elle avance. Oui, il pense avoir compris comment elle fonctionnait. Ca ne voulait pas dire qu’il la connaissait, mais il pensait vraiment qu’il y avait certains sujets sur lesquels elle tentait de faire bonne figure pour éviter de passer pour la personne qui ne rentre pas dans le moule. Même ceux qui disent se foutre des apparences et du regard des autres sont irrémédiablement influencés par ce regard, parce que l’homme est un être social par définition. D’ailleurs, elle continue de le prouver en s’insurgeant contre ses dires au sujet de son petit-ami. Il n’est pas là. Il n’a pas besoin d’être défendu, mais pour Ainsworth, la conviction qu’elle y met montre encore qu’elle sort les griffes comme un animal en train de protéger son maitre. Alors il rit, le rouquin. Moqueur au possible. « En disant ça, tu le défends encore ! » Kate se ferme, elle n’aime pas la façon qu’il a de tout dénigrer et de la mettre face à des comportements désagréables. Il s’en réjouit, il est un emmerdeur de première. « Trop aimable. » Qu’il admet alors d’un mouvement d’épaules totalement désinvolte. Pour autant, Brendan n’est pas en manque d’émotions, ni de marbre. Lui aussi est du genre à se protéger à sa façon de ce qui l’agresse, le met mal à l’aise. Et les questions sur son passé l’ennuient terriblement parce qu’il veut éliminer les réponses de son esprit. Aussi, il cherche à se focaliser sur Kate un peu plus, mais malheureusement pour lui, le sujet ne porte pas à la relance. « T’es restée dans les sciences humaines en tout cas. Mais bon, je te comprends, ce sont des études barbantes. » Qui voudrait faire des années de langues ou de trucs qui ne mènent qu’à la galère ou l’enseignement ? Pas lui en tout cas. Inévitablement, Kate l’attend au tournant. Son comportement le trahit. Il n’a pas l’habitude qu’on insiste. Il ne supporte pas ça. Vidant la bière d’une traite, il jette son cadavre dans la poubelle et coupe court à la discussion : « Mon père. Assez parlé de moi, je vais fumer. » Pourtant, il a bien nommé le problème, mais aussitôt le mot est sorti de sa bouche, aussitôt il a quitté la pièce, une clope au bec pour se détendre, agité, surpris par ce flot de sentiments qui remonte. Il n’a qu’une envie, quitter les lieux, se droguer jusqu’à tomber raide. Tirant sur sa cigarette, il fait des vas et viens incessants devant la caserne. C'est trop pour lui.

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Message· · Sujet: Re: you're debatable. (b/k) you're debatable. (b/k) EmptyDim 27 Jan - 1:08

Se foutre du jugement des autres ne voulait pas dire, aux yeux de Kate, qu'elle l'acceptait ou l'appréciait pour autant. Brendan semblait se plaire à dresser un tableau d'elle en se basant sur ce qu'il croyait voir, déceler dans une conversation qu'elle sentait pourtant bien plus que stérile, et elle n'en comprenait pas réellement l'intérêt. Pour autant, elle ne chercha pas à parlementer plus que nécessaire sur la question. Grand bien lui en faisait s'il se pensait en mesure de connaître sans s'intéresser – parce qu'il ne s'intéressait pas, au vu de ses affirmations, de toute façon –, elle n'irait pas alimenter ce pan de leur échange plus que nécessaire. Un sourcil arqué et un air dubitatif accolé au visage, elle se contenta de lancer, dans toute la nonchalance qui transpirait d'elle à cet instant : « j'ignorais que j'avais à faire à un fin psychologue. Tu me diras combien je te dois pour la séance, mh ? » Un sourire exagéré sur le visage, elle papillonna à plusieurs reprises des cils avant de reporter son regard ailleurs que sur lui. Quand le sujet dériva sur Anton, Kate ne put s'empêcher de se dire qu'elle n'avait aucune envie, premièrement, d'exposer sa vie de couple, compliquée et chaotique, mais qui était pourtant celle dans laquelle elle semblait se retrouver depuis quatre ans maintenant, et deuxièmement, de se confier à Brendan Ainsworth, prince du je-m'en-foutisme comme elle n'en connaissait guère d'autres, qui trouverait sans doute simplement une façon de retourner contre elle la situation de sa relation amoureuse avec des remarques qui ne manqueraient ni de finesse, ni d'objectivité, à n'en pas douter. Non, leur histoire ne regardait personne d'autre qu'eux, et si beaucoup de gens autour d'eux, déjà, savaient comment elle était faite, cette manie qu'ils avaient à se séparer pour se retrouver immanquablement, pour se séparer à nouveau et continuer le cycle dans lequel ils s'étaient lancés à deux, lui n'avait pas besoin d'être rajouté à la liste de ces personnes. Toutes n'étaient pas leurs proches, une bonne partie ne sachant comment ils fonctionnaient que par le bouche-à-oreille ou les propos entendus à leur sujet çà et là, mais Kate ne voyait pas l'utilité de le mettre, lui, au courant, au vu de ce qui pourrait l'attendre si elle le faisait. Pourquoi lui donner plus de cartes en main, comme un éventail de possibilités sur lesquelles balancer des remarques qui n'auraient pas lieu d'être ? À nouveau, Duggan se contenta de rouler des billes quand il affirma qu'elle défendait son petit ami en assurant qu'il n'avait pas besoin de lui pour ça, et étouffa la conversation en veillant à ne rien répondre pour ne pas qu'il ait autre chose à se mettre sous la dent, alors. Son comportement ne faisait que baisser un peu plus l'intérêt qu'elle pouvait lui trouver, et l'envie d'en apprendre un peu plus sur le personnage qui aurait pu pointer à un moment en elle avait pris ses jambes à son cou. Elle décida de ne répondre qu'à sa seconde remarque, exagérant à nouveau son sourire. « Je sais, on ne manque jamais de me le dire. Merci de le rappeler. » Deux gosses, probablement, qui se faisaient face dans une joute verbale. Faisant craquer sa nuque tandis que le sujet prenait une pente plus intéressante que leurs chamailleries sans but, elle secoua un peu la tête. « Pas barbantes. Ça ne me convenait simplement pas, sans doute parce que ça demandait trop d'engagement, ou j'en sais rien. » La fin de sa remarque s'adressait plus à elle, sous forme d'une introspection ironiquement faite à voix haute sur le pourquoi du comment elle avait décidé d'arrêter de perdre son temps sur les bancs d'une fac, quand sa place était de toute évidence ailleurs. Reportant son regard sur le profil du rouquin, elle arqua un peu un sourcil. « Tu faisais quoi comme études, toi ? » Le reste lui fit à nouveau hausser un sourcil et, le regardant s'éloigner, elle suivit des yeux sa silhouette en se questionnant peut-être un peu sur ce revirement de situation. Brendan ne semblait pas aller bien, et il aurait probablement fallu être aveugle, ou antipathique, pour ne pas s'en rendre compte. Sauf que Kate n'était ni l'un ni l'autre. Attendant un instant, pesant le pour et le contre de ce qu'elle était censée faire, elle finit par soupirer et le rejoindre à l'extérieur de la caserne, ne croyant pas elle-même, sur le coup, qu'elle faisait vraiment ça. Son épaule contre l'encadrement de l'entrée, elle le regarda faire les cent pas quelques secondes avant de lâcher : « je compte pas insister plus que ça, mais ça te ferait peut-être du bien de parler de tout ça. Auquel cas, sache qu'il y a des moments où je sais me taire pour écouter. Tu fais ce que tu veux de la proposition. » Haussant un peu des épaules, elle chercha à accrocher son regard, et retourna finalement à l'intérieur de la caserne, récupérant la place qu'elle avait elle-même chauffée du canapé.

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Gaelan Springer

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Message· · Sujet: Re: you're debatable. (b/k) you're debatable. (b/k) EmptyLun 4 Fév - 14:39

Parfois, Kate l’agaçait autant que ce qu’il se savait agaçant auprès des autres. Elle ne lui donnait pas envie de faire des efforts. Il fallait dire qu’il récoltait ce qu’il semait, mais l’immature gamin ne se remettait que très peu en question. Il jugeait trop rapidement, si bien qu’il passait parfois à côté de personnes formidables, mais il ne s’en souciait guère. Brendan n’était pas de ceux qui apprécient les relations amicales fortes, il pensait avoir des amis sans véritablement les connaitre et ne se confiait jamais à eux. Il était comme ça. Il ne s’embarrasse de rien et c’est lui qui décide lorsqu’il souhaite renouer ou couper les ponts. Détestable entre guillemets. Et parfois il parvenait à enchainer certaines personnes à lui, malgré son comportement déplorable. C’était à se demander comment il faisait. Toujours était-il qu’il n’était pas dans les meilleures dispositions pour se faire apprécier, alors il poursuit dans la voie du détestable. « Maintenant que t’en parles, tu me dois 100 dollars. T’écouter geindre ça a un prix ! » Il lève les yeux au ciel. Pourquoi diable est-il de garde avec elle aujourd’hui ? Il n’a qu’une envie : celle de rentrer chez lui, ou du moins chez sa grand-mère la maire de la ville et trainer dans son lit à dormir jusqu’à ce qu’il décide d’aller se saouler dans un bar. Leur discussion puérile ne les mènerait à rien de constructif, et plus ils s’entêtaient, et plus la tension montait. Une chose est certaine, ces deux-là ne passeraient pas les fêtes de fin d’année ensemble. Il était impossible d’envisager plus qu’une entente cordiale sur le terrain pour éviter toute confrontation. Le jeune Ainsworth s’en fichait bien pas mal. Il voyait bien que Kate ne prenait pas en compte son avis car celui-ci lui importait que trop peu. Alors pourquoi s’acharner ? Pour passer le temps tout simplement. Comme si c’était la seule et unique solution pour combler l’ennui. Elle sourit, et si cet air lui va bien, Brendan est persuadé qu’elle sourit juste pour dissimuler un agacement grandissant, car il est chez lui assez présent : l’ennui et la conversation ajoutés, crispent le rouquin toujours plus qui parait pourtant loin de s’en soucier. Haussant les épaules, il lâche sans grande conviction au sujet de l’amabilité de son interlocutrice : « C’est peut-être parce que les gens maitrisent le sarcasme. » Tout comme elle en fin de compte, car il n’y a pas à dire, elle le maitrise à la perfection. Quant aux études, il ne sait pas trop quoi lui en dire. Il n’a jamais tenté des études littéraires ou artistiques, ça n’était pas son truc. « Je pense qu’être pompier demande plus d’engagement que ces trucs-là, mais intellectuellement parlant peut-être pas. Sinon je serais pas là. » Selon lui, l’engagement physique demandé dans ce genre de métier, dépassait toute pression psychologique d’un travail de bureau ou autres, mais ça ne voulait pas dire que ça n’était pas fatigant. Juste différent. Questionné au sujet de ses propres études, il songe un instant aux choix qu’il avait faits. « J’étudiais le management du sport. » Juste parce que ça lui permettait d’avoir une bourse pour la natation et qu’il n’avait pas envie de se fouler, peu intéressé par d’autres domaines, pas non plus habitué à fournir un travail conséquent sur les bancs de l’école depuis son plus jeune âge, lui qui possède des troubles dyslexiques et dysorthographiques. Dehors, il a perdu son calme olympien. Il fait les cents pas, il tire sur sa cigarette comme si c’était son salut, s’entête à se dire qu’il va bien et que c’est juste qu’il n’avait pas envie d’en parler. Kate vient alors le rejoindre, probablement compatissante ou inquiète. A ses dires, Brendan lève les yeux au ciel. Il n’a pas besoin de sa pitié. Ca l’énerve, alors machinalement il insiste sur sa cigarette et en sort déjà une autre de son paquet. Il aurait dû battre en retraite, ne pas en parler. Enervé, il écrase le mégot du petit bâtonnet toxique et il rejoint la jeune femme dans la salle de repos lui signalant : « Ca servira à rien de toute façon. On ramène pas les morts. » Il a les sourcils froncés. Il n’aime pas qu’on se mêle de sa vie et encore moins du décès de son père. « Merci pour ta proposition, mais ca va, c’est du passé. » Il nie encore tout l’impact que cela a eu dans sa vie, même plus de trois ans après.

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