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 the hardest thing you'll have to do in this world is to love.

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Hammer Haggard

messages : 760
name : laura.
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multinicks : bran, angel, mac.
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♡ status : focused on his brother's recovery, no time for relationships.
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Message· · Sujet: the hardest thing you'll have to do in this world is to love. Dim 25 Nov - 13:39

(wes & hammer)

New York lui manquait, mais pas autant qu’il aurait pu le croire. S’était-il habitué à Windmont Bay ? C’était en tout cas bien l’impression que Hammer avait - à sa grande horreur. Devenait-il un plouc ? Allait-il bientôt se contenter de café en capsule (loin d’être bio et équitable) et de chili tout fait qu’il n’aurait qu’à faire réchauffer dans le micro-ondes ? Allait-il devenir ce genre de type beaucoup trop impliqué dans la vie locale, considérant que le match de football du lycée du coin tous les vendredis soirs était le nec plus ultra de la sociabilité ? Il craignait de se laisser entraîner dans cette routine sans s’en rendre compte. Et en même temps, avait-il le choix ? Il savait bien que non. Son job était là (ugh, Izzy). Et puis, il y avait AJ. AJ qui se construisait une vie, ici, une vie plus douce, loin de leur père et de ses exigences impossibles, loin de New York et de son enfer pavé de bonnes intentions.
Une vie où il n’était pas seul.
Une vie où il avait quelqu’un sur qui il pouvait compter, et qui n’était pas Hammer.
Hammer, il avait toujours observé la vie d’AJ. De loin ou de près, il avait toujours laissé traîner ses yeux et ses oreilles un peu partout, parce que c’était son job de frère, de savoir, à défaut de comprendre. Si AJ avait su à quel point son frère aîné fouinait dans sa vie, aurait-il été en colère ? Ou s’en serait-il foutu, comme de tout le reste ou presque ? Hammer ne se préoccupait pas de la réponse, de toutes façons. Il devait savoir. Tant pis si ça faisait de lui « un control break incapable de couper le cordon qui se préoccupe des problèmes des autres pour ne pas avoir à régler les siens » comme le prétendait son stupide psychiatre qu’il payait deux cent dollars de l’heure pour une télé-consultation avec trois heures de décalage horaire. S’il ne savait pas, il angoissait. Et s’il angoissait, c’était pire. Alors tant pis pour sa dignité.
C’était dans cette optique de savoir qu’il avait envoyé un message à Wes Byrnes pour le rencontrer, le rencontrer vraiment, et jauger enfin le jeune homme qui passait tout son temps avec AJ. Quel genre de personne sensée, raisonnable et saine d’esprit pouvait survivre à autant d’exposition à la radioactivité du cadet Haggard ? Non, il y avait forcément quelque chose qui clochait chez Wes et Hammer entendait bien le découvrir. Bien sûr, il avait aussi envisagé la possibilité que Wes puisse être sincèrement attiré par AJ et ne vouloir que son bien, mais tant que Hammer ne l’avait pas vu, il ne pouvait pas en être convaincu et c’était donc pour quoi il se trouvait là, au Marceline’s, à attendre celui qui aurait pu être son futur beau-frère. A cette pensée, il se promit de se rappeler de placer le nom d’AJ et celui de Wes sur les interdits de vol vers Vegas, au cas où l’un de deux aurait l’excellente idée de se marier dans cette ville du vice. Hammer préférait encore rester cloué à Windmont plutôt que de mettre un pas là-bas, surtout si c’était pour aller repêcher son frère après une nuit de beuverie et un mariage-express.
Assis devant un café, habillé d’un costume impeccable qui tranchait avec la relative détente du café, Hammer regardait les minutes passer et défiler. Encore cinq minutes et le gamin serait en retard - un point en moins sur l’échelle de Hammer qui en comptait 86. Entre ses mains, il faisait jouer nerveusement une petite cuillère, conscient que pour des réunions de conseil d’administration, il avait été moins stressé, presque détendu. Cherchait-il à enterrer Wes avant même de l’avoir vraiment rencontré ? Pourquoi fallait-il toujours qu’il imagine le pire ? Le son cristallin d’une petite clochette le tira de ses pensées et il tourna la tête vers la porte, où était apparu la silhouette longiligne et dégingandée de Wes Byrnes. Oh boy, songea Hammer. Il y était, il ne pouvait plus reculer. Mais là encore, il n’avait pas le choix. Il ne pouvait laisser n’importe qui entrer dans la vie de AJ, pas quand son ignorance, son indifférence leur avait déjà tant coûté. Le souvenir de son frère étendu sur le lit, la seringue encore plantée dans son bras, suffisait à le faire frémir d’horreur et toute sa détermination lui revint d’un coup. « Bonjour, Wes. » l’accueillit-il en se levant de sa chaise, d’abord parce que c’était ce que voulait la courtoisie et ensuite parce que Hammer comptait bien rappeler au gringalet qu’il avait à faire à 1m93 de pure anxiété prêt à exploser à tout moment. Il observa le jeune homme pendant quelques instants, la main tendue dans l’optique de tester la force de sa poigne, mais un détail ne cessait de le déranger. Fixant Wes jusqu’à ce que c’en soit gênant, Hammer finit par réaliser ce qui faisait bloquer son cerveau psychorigide et baissa la main en même temps que son regard. « Je peux savoir pourquoi… tu portes mon pull en cachemire ? » demanda-t-il, incrédule. C’était bien son pull, impossible de s’y tromper. Il pensait l’avoir perdu - ce qui était ridicule, car Hammer Haggard ne perdait jamais rien (à part son calme, sa tranquillité d’esprit et son envie de vivre, de temps à autre) - et voilà qu’il le retrouvait sur le copain de son frère, comme si de rien n’était. Non, c’était certain, gentil ou pas, attentionné ou pas, Wes Byrnes n’allait pas intégrer cette famille de sitôt.

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just a lost boy not ready to be found.

Wes Byrnes

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Message· · Sujet: Re: the hardest thing you'll have to do in this world is to love. Dim 2 Déc - 17:31

Quand il avait reçu le message, il avait instinctivement pensé à une erreur. Un interlocuteur, qui par mégarde se trompait de destinataire, ça arrivait fréquemment, il suffisait d’un chiffre mal noté, d’un pouce qui glissait sur le bord de l’écran, les excuses étaient innombrables si on prenait le temps d’y réfléchir un peu. Puis, à force de zieuter l’écran au point d’en avoir les paupières brulantes, il avait fini par remarquer son nom inscrit en toutes lettres, ce qui coupait court à toute tergiversation intempestive. Wes était bel et bien l’heureux tributaire de cette inflexion – quoi que légèrement intrusive – de la part de Hammer. Il en était resté interdit plusieurs secondes, secondes qui avaient fini par se transformer en minutes horriblement longues. Il ne savait pas quoi répondre, ni comment. Était-ce un test ? Devait-il chercher une signification quelconque derrière les mots déposés à son attention ? L’esprit s’était échauffé en scénarios alambiqués, qui pour la plupart, avaient connu une conclusion assez dramatique voire funeste. Finalement, au terme d’une léthargie pompeuse, il avait daigné se fendre d’une phrase sibylline (où perçait un certain apriori extrêmement palpable), et une chose en entrainant une autre, un rendez-vous avait été programmé. À présent qu’on y était, Wes Byrnes était effaré et particulièrement hagard. Un comportement qui se traduisait par des gestes décousus alors qu’il se battait avec la porte branlante de son armoire, pour trouver des vêtements convenables à se mettre sur le dos histoire de faire bonne impression au frère de son petit ami. Et l’affaire était compliquée, quand sa garde-robe était uniquement constituée d’une pile de jeans et de sweaters, qu’il avait conservé depuis l’adolescence. Si il jetait parfois un œil laconique aux encarts de mode dans les revues qui trainaient dans les transports en commun, ou observait tantôt le style de ceux de son âge, force était de reconnaitre, qu’il ne suivait pas du tout la dynamique actuelle. Il préférait de loin se blottir (et se cacher) dans des tissus amples, plutôt que d’être engoncé dans un costume ou des habits apprêtés. De toute façon il n’avait pas nécessairement les moyens de faire mieux que ça, et ne possédait en tout et pour tout, que deux chemises avec lesquelles il devait jongler pour les grandes occasions. Or ces dernières étaient précisément à la machine, ce qui bousculait ses intentions louables de la pire manière qui fut. Pestant intérieurement, il enfila un pantalon noir, un polo qui datait du noël précédent et entreprit de dénicher un pull pour compléter l’ensemble. Son regard se heurta à la maille blanche abandonnée par son véritable propriétaire sur un fauteuil. Il hésita un court instant et pesa le pour et le contre, avant de passer la laine moelleuse sur ses épaules nouées. L’odeur de Felix (indescriptible même quand il était persuadé deviner une note familière), l’enveloppa tout entier de son aura réconfortante. Les lèvres se pincèrent d’un sourire rêveur, et fin prêt, il décolla de l’appartement pour rejoindre Hammer au lieu convenu.  

Il était presque en retard lorsqu’il arriva enfin au café, mais pas assez pour qu’on lui en tienne rigueur. Ce qui ne l’empêchait pas pour autant de redouter ces présentations très protocolaires, auxquelles il s’était toutefois plié sans trop rechigner. C’était la première fois qu’on désirait le rencontrer pour une pareille situation et ça le faisait baliser. Qu’est ce qui allait lui tomber dessus dans les prochaines heures ? Il n’avait rien à prouver, aucun argument concis si on le prenait au piège au détour d’une remarque pernicieuse… Le fait qu’il eut connu Hammer par le passé, ne l’aidait pas à étouffer son anxiété, et ne faisait au contraire que l’accentuer drastiquement. Quel souvenir avait-il gardé de lui ? Était-ce négatif ? Positif ? Quid de l’incident à la piscine ? Il n’allait pas le tarder à le savoir, car il venait de repérer la silhouette immense au fond de la pièce. Wes s’approcha tout doucement, et faillit tomber à la renverse face à la carrure imposante de son interlocuteur qui s’était levé. « Bonjour… Hammer. » L’entrée en matière était un tantinet surfaite, voire très impersonnelle, il avait la curieuse sensation de passer un entretien d’embauche ; sentiment exacerbé par ces yeux inquisiteurs qui le scrutaient de haut en bas comme un robot. Il fit toutefois l’effort de lever sa main pour serrer la sienne, une initiative qui se solda par un échec cuisant. Son bras retomba mollement contre sa hanche, et ils fixèrent tout deux l’objet du litige. « Ton pull ? Felix – Aj l’a laissé chez moi l’autre jour quand il est passé. » Se reprit-il pour corriger le prénom du terrible usurpateur, ayant subtilisé des habits qui ne lui appartenaient pas, lui causant désormais des soucis supplémentaires. Mais après tout, comment aurait-il pu savoir ? Il n’y avait pas d’étiquette qui spécifiait que Hammer était le détenteur de ce pullover conflictuel. « Je le laverais dès que je rentrerais, et je te le rendrais la prochaine fois. Je ne savais pas que c’était à toi, je l’ai vu et je.. » Voulais avoir son parfum sur moi. « Je suis désolé. » La mine déconfite, il s’installa sur une des banquettes en toussant un peu, puis il s’empara de la carte plastifiée. Son ventre se mit à gargouiller lourdement. « Tu as déjà commandé quelque chose ? » Il jeta un coup d’œil à la longue liste, susceptible de faire baver le moindre énergumène gourmand, et s’arrêta sur un choix classique tandis que le silence s’invitait entre eux. Wes ne comprenait pas trop la raison de sa présence, ni la cause de ces agapes – ou plutôt feignait ne pas les comprendre, aussi préférait-il laisser la main à son voisin de table.

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