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 1211 ( MIDNIGHT'S HOUSE) YOU CAN SEE MY HEART BEATING.

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Message(#) Sujet: 1211 ( MIDNIGHT'S HOUSE) YOU CAN SEE MY HEART BEATING. Sam 7 Nov 2009 - 21:54


@lj
Why can't we just rewind ?


    Le temps était gris, limite pluvieux. Dans la salle à manger, Lena gribouillait sur sa feuille. Elle n’arrivait pas à faire un dessin potable pour le livre que les éditeurs lui ont donnés. Ils veulent des éléphants et ce qu’elle dessine ressemblait tout sauf à un éléphant. La jeune brune prit sa feuille de papier la mit en boule et la jeta à la poubelle. Elle rangea son matériel, pensant que l’éditeur pouvait attendre. Elle monta les escaliers, puis elle s’étendit sur son lit. Elle ferma les yeux pendant quelques secondes et un visage lui vint, celui de Midnight.

    Elle pensait à elle jour et nuit, rêvant même qu’elle la pardonne pour tous. Elle se sentait tellement mal ces temps-ci vis-à-vis d’elle, qu’elle avait besoin de la voir. D’entendre sa voix, de revoir son visage, de plonger dans ses yeux bleus. Ainsi, Lena prit son manteau et dévala les escaliers, déposant un mot sur le frigo pour avertir sa tante de son absence. Elle observa un instant le ciel, faisant une légère grimace. Si il pleuvait, elle n’avait aucun parapluie. Elle s’engouffra dans sa voiture puis démarra. Elle connaissait le chemin par cœur, elle le connaissait trop pour l’avoir oublié. Elle l’avait cent fois parcourue à pied, en voiture avec Midnight ou sans elle. Elle avait mis un peu de musique pour se détendre, car elle appréhendait sa rencontre avec la brunette. Et la voila à AppleRoad, au 1211, devant la maison de Midnight.

    Lena arrêta le moteur de sa voiture. Elle repensait alors au souvenir de son adolescence lorsqu’elle était encore avec elle. Ces longs baisers langoureux et ces « Je t’aime ». Tout ce cela lui manquait terriblement. Elle aperçue une goutte, puis deux puis trois, sur son pare-brise. Et voilà qu’il se mettait à pleuvoir, comme si elle en avait vraiment besoin. Lena sortit de sa voiture. L’eau s’incrustait dans ses vêtements et ruisselait sur sa peau. Ses cheveux étaient trempés, elle commençait à grelotter.

    Elle courut jusqu’au pavillon de Midnight espérant de tous cœur qu’elle était dans sa maison. Elle eut un temps de réflexion avant d’approcher son doigt de la sonnette. Elle se dit qu’elle n’avait à perdre puisqu’elle avait déjà tout perdu. Maintenant il n’y avait plus qu’à attendre qu’elle se décide à lui ouvrir. Car peut-être qu’elle n’avait pas du tout envie de la voir, alors dans ce cas, Lena serait définitivement vide, comme une huître, dénuée de sentiments.
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Message(#) Sujet: Re: 1211 ( MIDNIGHT'S HOUSE) YOU CAN SEE MY HEART BEATING. Sam 7 Nov 2009 - 23:47


starring lena&midnight




    Je n'avais jamais rien connu de plus lamentable que le reflet que m'offrait la petite glace du mur. Étalée de tout mon long sur ce lit inutilement trop grand, le bras gauche pendant et touchant le sol, le droit s'écrasant sur mon visage tremblant. Je ne saurais dire pourquoi ce jour-là la mélancolie m'avait prise. Elle m'avait fait sombrer dans les méandres douloureux du passé, m'envoyant des flash que je ne voulais plus voir. Sur cet affreux lit, qui sans ses bras m'avait l'air aussi vide et vaste qu'un océan je me noyais dans ma peine, compagne du jour qui disparaitrait sans doute un jour prochain où la pluie ne tambourinera plus les vitres de ma chambre. J'étirais mes mains vers le haut, elles se cognaient violemment au mur. Je ne ressentis pas cette douleur. Non la douleur physique avait un aspect de caresse comparée au massacre qui se déroulait dans mon esprit. Je m'enfonçai dans un des oreillers qui m'entourait, avec lesquels je m'étais forgé un fort, une barrière de protection. A l'intérieur duquel je m'étais créé un autre monde. Ma tête me semblait peser des tonnes, j'eus du mal à la soulever lorsque mon ventre gronda, il voulait être remplit, pourtant je ne trouvais pas la force d'ingurgiter ne serait-ce que le cake que ma mère m'avait apporté tout à l'heure. Je ne le regardais même pas. Je me perdis dans la contemplation de la pluie quand la sonnette retentit, me sortant de mes songes. Machinalement je me traînais jusqu'à la fenêtre pour identifier l'hôte; il y avait une voiture dans l'allée mais pourtant pas le moindre signe de vie. Je pouvais seulement distinguer quelques chiens errant sous la pluie. Je décidais d'aller ouvrir pour une raison que je ne compris pas. Déambulant dans les couloirs à la manière d'un spectre, je songeai à combien de temps allait-il me falloir pour me que les cordons qui me reliaient à ma torture se rompent. C'était totalement puérile, car aussitôt qu'ils se seraient rompus j'en tisserais de nouveau. Davantage même, jusqu'à ce que ma poitrine n'en puisse plus. J'avais l'impression chaque fois, de me rapprocher de ce moment là, mais cette douleur avait manifestement une marge de vie qui échappait à ma raison. C'est plongée dans mon raisonnement que je débouchai dans le vestibule. Le hall d'entrée n'était quasiment pas éclairé en cette fin d'après midi, s'y reflétaient les ombres des précieux géraniums de ma mère. Soigneusement entretenus. Bien que ce visiteur était inconnu et qu'un mystère planait sur son identité je ne m'y intéressais guère et portai ma main à la poignée d'un mouvement peu intéressé.

    Et là, ce fut un choc, violent, brutal. Tel que sur le coup ma respiration se coupa net, mon coeur lui-même fit un raté. Elle était là. Comme si ce fut normal, comme si le temps ne nous avaient jamais séparées. Mes yeux s'emplissent malgré moi de larmes amères. Comment peut elle osait revenir ici après tant de temps ? Je tremble, tout mon être tremble, secoué par des sanglots inhumains. Elle est revenue, pourquoi ? Elle ne fait que remuer le couteau dans la plaie en se tenant devant ma porte. Dans un sens elle a de la chance, elle est tombée sur moi. Je ne donnerais pas cher d'elle si c'était sur mon frère que la porte se serait ouverte. Il la haïssait, pour ce qu'elle m'avait fait, pour ce que j'étais devenue par sa faute également. Elle était comme dans mes souvenirs, rien n'avais changé ci ce n'est les années qui avaient passés. Puis violemment, un éclair heurte mon esprit. La possibilité que se ne soit que le fruit de ma douleur me traverse, je ne sais pas si je dois considéré ça comme un rêve ou un cauchemar. Je ne reste pas longtemps debout, mes jambes tremblent, je tangue sur la paume de pieds jusqu'à ce qu'enfin mes genoux cèdent les premiers. Piteusement je me retrouve à terre, brisée. Je ne sens même pas la douleur du choc de mes rotules sur le rail en fer de la porte, ni même mes mains qui échouent brutalement sur la marche rugueuse du petit escalier. Je me redresse péniblement et dans un élan de folie masochiste j'entoure sa taille de mes bras fatigués. Ma tête s'appuie lamentablement sur son ventre. Enfin, les larmes coulent, elles inondent mon visage, tout comme la pluie noie les fleurs. Je ravale douloureusement la boule qui s'est formée dans ma gorge et ferme les yeux. Là encore je suis lamentable, je me fais pitié. Elle est revenue, mon monde s'est à nouveau écroulé, il s'est écroulé dès l'instant ou son visage m'est apparut.
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Message(#) Sujet: Re: 1211 ( MIDNIGHT'S HOUSE) YOU CAN SEE MY HEART BEATING. Dim 8 Nov 2009 - 11:20

    Ma gorge était muette, mon estomac était noué comme si on l’avait jeté dans une machine à laver. Je croisais les bras, le regard fixé au sol. Comment décrire ce que je ressentais en ce moment ? Je me haïssais tellement mais, la haine de Midnight devait être démesurée par rapport à la mienne. Je me demandais encore si venir était la meilleure solution. Je suis un bourreau, j’ai détruit une vie en moins d’une heure. Je reconnaissais m on erreur mais, je voulais la voir. Une dernière fois et de disparaître si tel était son souhait. Ce que je redoutais bien car je n’étais pas pardonnable. En faisant cela j’avais achetée mon billet droit pour les Enfers. Et même quand j’y serais, rien ni personne m’enlèvera ce que je ressens pour elle. Depuis la mort de mes parents, je n’avais jamais aimée une personne comme ça.

    Je lui avais donnée tout mon amour et j’avais tout gâché. Seulement je n’arrivais pas à dormir après qu’elle m’ait annoncée cette chose qu’elle avait faite. C’en était trop pour moi, je n’arrivais pas à le supporter. Je m’étais conduite comme une pauvre égoïste, laissant Midnight ici. Je ferais n’importe quoi pour me repentir. Si elle me pardonnait et que je devais partir pour cela, je ne lui causerais plus aucun tort. J’ai la haine de sa famille, qui m’aurait traitée de tous les noms. Je n’arrivais plus à rien, même pas dessiner tellement que je me sentais minable au plus profond de moi. J’attendais là, telle une statue, attendant le moment fatidique. Plusieurs minutes s’écoulèrent avant j’entende le bruit de la porte qui s’ouvrait. Mon cœur s’arrêta. Je la voyais, le visage rougis par les pleurs, elle était devenue molle, elle n’était plus comme avant.

    Je croisais ses yeux bleus qui martelèrent mon cœur à coup de couteau. Je sentais petit à petit l’eau montée qui deviendra des futures larmes. Et le coup de grâce, ce fut lorsqu’elle tomba devant moi. Je me sentais si mal maintenant que tout à l’heure. Là, je ne pouvais plus retenir les larmes. Elles étaient trop nombreuses pour lutter. Mes bras étaient hésitants, mes mains tremblaient. Puis j’ouvris la bouche sans qu’un mot ne puisse sortir quand elle s’accrocha à ma taille. Mes mains caressèrent ses cheveux, je la regardais un instant avant de tomber à genoux. Je pris sa tête entre mes mains mouillées puis je la pris fortement dans mes bras. « Midnight.. »

    J’avais murmuré son nom, comme si c’était une chanson que j’avais fredonnée. Sentir son corps contre le mien, je sentais son souffle rauque, presque sans vie. J’observais ses mains qui étaient en sang et ces genoux râpeux. Avec un élan surhumain, je consentis à la relever, même si je devais tomber la première, je ne voulais pas qu’elle chute. Je mis son bras derrière ma tête et je la portai à l’intérieur de sa maison. Je ne savais pas quoi faire n’étant pas pas forcément invitée dans cette maison. Il n’y avait aucunes lumière allumée, comme si la jeune brunette s’était enfermée, ne voulant plus voir la lumière du jour. Je la déposais doucement sur le canapé.

    Je balayais de ma main ses cheveux qui étaient enfouis sur son visage. Je penchais la tête, mes doigts caressèrent sa joue. Puis j’enlevais ma main rapidement. J’entrepris alors de lui faire chauffer un chocolat chaud. Tremblante, je me dirigeais dans la cuisine faisant le plus vite possible, comme si elle était mourante. Je pris un bol qui venait à ma main, je pris le lait et le chocolat. J’enfournais tous ça au micro onde. Je scrutais le canapé. J’entendais des gémissements, et l’adrénaline montait à mon cerveau. Je pris le chocolat, le déposait sur la table basse. Je lui demandais où était le matériel pour la soigner et elle me répondit qu’il était dans la cuisine.

    Je n’eus pas de mal pour trouver le kit de secours et je me courais vers elle. Y’avait-il un autre mot que « minable » ? Ah oui je voyais, « pourriture » me conviendrait le mieux. Je déroulais la bande et le sparadrap. Je désinfectais ses mains avec attention comme si elles étaient fragiles. Après lui avoir fait une main, je pris le chocolat et le lui fit boire. Je déposais le bol sur la table et m’attelais à son autre main.

    Elle s’était blessée et tous ça pourquoi ? Par ma faute. J’avais finie, j’éclatais en sanglot. Je ne méritais pas de vivre pour lui avoir infliger toute cette douleur. J’enfouissais mon visage sur son canapé. « Midnight..Je suis tellement désolée..Je sais que ça ne suffira pas mais..écoutes-moi. J’avais peur, peur que cela me touche. Peur pour toi, peur pour nous. Alors je suis partie, te quittant. » Elle s’arrêta quelques secondes repensant à ce mot. Quitter. « Et je ne pensais pas que notre amour était tant significatif pour toi, si j’avais su je ne saurais peut-être pas partie.Je m’en veux, si tu savais. Rien qu’en regardant dans tes yeux, j’ai l’impression qu’on manipule mon corps qu’on le pétri. Alors..si tu veux que je laisses, je le ferais, mais saches..que je t’aime. »
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Message(#) Sujet: Re: 1211 ( MIDNIGHT'S HOUSE) YOU CAN SEE MY HEART BEATING. Dim 8 Nov 2009 - 16:56

    Pourquoi ? Pourquoi avait-je ouvert cette fichue porte, tout aurait pu bien se passer si seulement ma porte d'entrée ne s'était pas ouverte. Elle aurait peut t'être insisté toutefois. C'était à prévoir, mes larmes, ma douleur. Elle avait réduit mes efforts pour ne plus jamais la croiser à néant en venant sonner chez moi. J'étais partagée, je ressentais tellement de choses en même temps que je m'y perdais. Je ne savais plus si j'avais mal ou si j'étais heureuse de la revoir, je crois cependant avoir un peu ressentis les deux. Ma haine était néanmoins toujours présente, je la haïssais pour ce que j'avais du subir après son départ mais je crois que je l'aimais en même temps. Car bien que les années est passés mon amour pour elle était toujours présent, au fond de moi, il me bouffait littéralement les entrailles. Je n'avais pas put l'oublier, je n'aurais jamais pu. J'avais seulement mis ma douleur de côté, je m'en rendais compte aujourd'hui. Un effort surhumain me fus nécessaire uniquement pour oser la regarder dans les yeux. J'y vis de la tristesse, de la douleur, peut t'être semblable à la mienne mais je ne me l'avouais pas, trop égoïste. Après tout c'était sa faute mais ça elle devait le savoir. Je ne puis dire combien de temps je passais à terre pour la simple raison que je ne m'en souciais pas, ni de cela ni de mes mains écorchées ici et là, ni même à mes genoux qui avaient dû en prendre un sacré coup. Je ne me souciais que d'elle et du pourquoi elle était là. Mon nom sortant de sa bouche ajouta un nouveau couteau dans mon coeur car j'avais à présent la certitude que tout ce que je vivais était réel. Je m'étais réellement laissais lamentablement tomber devant elle, comme une épave. Correction: comme l'épave que je suis. Cela du lui demander un certain effort mais je senti pourtant qu'elle me relevait. Je m'accrochais à elle comme je me serais accroché à une bouée de sauvetage. Je n'y voyais plus, les larmes me brouillant la vue.

    Elles semblaient ne plus vouloir s'arrêter, j'avais dû en contenir tellement depuis le temps. Je me laissais traîner jusqu'à ce que je sente le dossier du canapé sur mon dos. Elle s'éloigna et une plainte sortit de ma bouche, faible. « ...Lena... » Fut tout ce que je pus prononcer comme mots. Il me semblait que les autres étaient coincés dans ma gorge sèche. Je lui montrais où était le matériel nécessaire au soins puis elle me fit boire un liquide que je ne reconnaissais pas, le goût des larmes étant toujours présent. Elle entoura mes mains de pansements. Je n'entendis que d'une oreille ses paroles, je n'y prêtais pas plus d'attention. Ce qui me préoccupa c'est elle, à présent que je m'étais un peu calmé je pouvais mieux la voir, mieux entendre ce qu'elle me disait. J'aurais pu la laisser seule dans sa peine mais la masochiste que j'étais s'y refusa. Je prenais son visage entre mes mains et essuyait doucement du bout des doigts ses larmes. Elle était mal, je le savais car je ne l'avais jamais vu dans cet état auparavant. Plus je réfléchissais plus je saisissais la portée de ses précédentes paroles. Ce 'je t'aime' que je n'avais pas remarqué me revient en pleine figure, je ne lui donnais aucune réponse. J'étais perdue, perdue entre ma haine et mon amour. Tout ce que je fus capable de faire c'est la serrée contre moi, tout en caressant ses cheveux parce que longtemps j'avais rêvé de pouvoir le faire. Je sens encore ma douleur, comme de l'acide. Un acide qui rongeait petit à petit ma chair. Ma douleur en était au comble. Jamais je n'aurais autant souffert si cette nuit, l'au delà m'avait accueilli. Mais encore, il fallait que je souffre, que j'endure, jusqu'à en perdre le souffle. Je ne me permettais pas d'ouvrir un œil, de bouger un muscle, d'émettre le moindre son de peur que ce mal empire, de peur qu'elle ne parte encore loin de moi. Je ne savais plus ce que je faisais, et ni ma raison, ni ma folie ne contrôlaient ce corps. Pourtant ma bouche s'est ouverte et mes lèvres ont remué avec un chagrin immense et une difficulté atroce. « Tu est revenue. »
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Message(#) Sujet: Re: 1211 ( MIDNIGHT'S HOUSE) YOU CAN SEE MY HEART BEATING. Lun 9 Nov 2009 - 20:33

    Elle pouvait me frapper, me gifler, me griffer le visage je ne ressentirais rien. Rien, comparé à la douleur que je pouvais ressentir. Mon cœur cognait sauvagement contre ma cage thoracique et je n’arrivais plus rien à contrôler. Je sentais le contact de ses mains froides sur ma peau. Je me laissais faire, telle une enfant s’en allant dans les bras de sa mère. Elle relevait mon visage, mes yeux n’arrivaient pas à affronter ce regard, ce regard de détresse, terne. Je du tout de même la regarder puis ma douleur ne fit qu’amplifier. Je sentais mon cœur se serré et j’allais bientôt suffoquer.

    Elle essuyait du bout de ses doigts mes larmes. J’essayais d’esquisser un léger sourire. Elle me prit dans ses bras et je ne pu m’empêcher d’empoigner ses vêtements d’une telle force que je ne comprenais plus trop ce que je faisais. Mon visage rougis pas les larmes était enfoui dans son cou. Son odeur infiltrait mes narines, s’imprégnait dans mon sang. Je l’avais perdue cette odeur, et je la retrouve. Je ne veux plus m’éloigner d’elle, je veux sentir son odeur pour l’éternité. Elle n’avait pas répondu à mon amour. Peut-être que ce « je t’aime » ne lui était plus suffisant. Je ne la touchais donc plus, je devais sûrement lui inspirer trop de dégoût pour qu’elle m’aime un jour. J’avais cessée de pleurer, ses caresses dans mes cheveux semblaient me bercer. Elle seule avait le don de m’apaiser. Je laissais les dernières larmes couler le long de mes joues. Mon cœur se secoua plus fort lorsque sa voix me percuta.

    Je tentais de reprendre mes esprits. Son timbre de voix quand elle m’a dit que j’étais revenue, me faisait prendre conscience que la douleur qu’elle ressenti ressemblait à une abysse profonde. Je caressais son bras, puis je me relevais me détachant d’elle. Mes mains étaient posées sur mes genoux, je me triturais les doigts. « Je…est-ce que tes mains vont bien ? » Ma voix était tremblante. Je me sentais minable. J’essayais de faire un effort de la regarder dans les yeux pour éviter de sombrer. « Je sais que tu me hais. Je crois aussi que tu ne dois plus m’aimer, car mon je t’aime n’a pas eu de retour..Je me sens tout simplement inutile, je ne ferais plus jamais ton bonheur même si au fond de moi je le veux. Je veux être celle qui réparera tes blessures seulement si tu y consent. » Je fis une légère pause. « Alors..si tu me demandes sur le champ de m’en aller pour toujours, et bien je le ferais.» Je me relevais lentement, ne voulant pas supporter ce regard qui devait être emplit d’haine. Je rangeais le matériel de soin et le déposa sur la table de la cuisine. Je passais mes mains sur mon visage.
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Message(#) Sujet: Re: 1211 ( MIDNIGHT'S HOUSE) YOU CAN SEE MY HEART BEATING. Dim 13 Déc 2009 - 16:28

    La douleur qui m'avait accompagné jusqu'à présent venait enfin de disparaître, tout du moins elle c'était atténuée, me laissant quelques instant de répit. Je relève la tête, soulagé par ce poids que je ne porte plus. Ma main glisse dans la sienne, je semble caresser les souvenirs de notre histoire. Au fond c'était bien plus un drame, une tragédie digne de grands films mélodramatique américain, amour perdu, amour retrouver...ou presque du moins. Car je ne savais plus ce qui nous liait dés à présent, je ne savais plus ce que je ressentais, tellement de choses torturaient mon âme, il m'était difficile de faire le tri dans tout ce bordel qu'était mon coeur. Je tente de me donner une contenance, me redresse brutalement, accolant mon dos au moelleux du canapé qui supporte mon corps, lamentablement avachi comme la pire des merde. Son regard congèle mon sang et fait naitre une rancœur furibonde au fond de ma poitrine. J'ai envie qu'elle ce taise, je le désire ardemment. Car ces mots m'embrouillent, contredisent tout ce que je peux ressentir. Je réagi au quart de tour, accole mon doigt à ses lèvres tremblantes. Moi aussi je tremble, de tout mon être, soumise à deux sentiments contradictoires. Le désir et la rancœur. Désir car je veux plus que tout retrouver cette douceur qui la caractérise et que j'ai perdue, rancœur car elle n'avait pas le droit de me faire subir une telle chose. L’idée de lui faire comprendre ce qu’elle peut avoir perdu, ce qu’elle peut avoir délaissé, me traverse l’esprit. Ce serait comme une vengeance, une vengeance mérité que je refuse, du moins pour le moment. C'est inévitable, je brûle de ne pas la sentir près de moi, c'est comme une torture. La brutalité avec laquelle mes lèvre ce collent aux siennes me surprend, c'est comme si je cherchais à respirer. Fébrile, haletante, je me jette presque sur elle, tel un fauve fondant sur sa proie. « Je ne peux pas te haïr, je ne le pourrais jamais. » Oh non. Malgré ce qu'elle avait put me faire, la haïr était impensable. Elle n’y pouvait rien, elle n’avait fait que suivre le cours de sa vie, me décevant, m’écrasant sans mon consentement … sans en avoir l’intention. Car elle n’a pas encore apprit les réels notions de la vie et de ce qu’elle insurge dans vos veines. Elle comprendra bien vite, elle a déjà apprit bien des choses sans doute.

    Mon but n’a jamais était de la faire souffrir, ou peut être un peu au début puisqu'elle m'avais farouchement reniée. Mais mon but n’a jamais eu de consistance en sa présence, peut t'être parce qu'elle m'apparaît comme un ange désabusée qui n'a pas vraiment compris pourquoi il a fait tant de mal. J'en suis là, je suis là a succomber à mes envies, à mon indéniable désir de me rassasier de son corps, de ses gestes timides et mal-jugés et de son air perdu et profondément peiné. Je suis là, faible et attendrie, imbécile heureuse que je suis. L'innocente petite fille qu'elle est n'a plus l'air de comprendre ce qui lui arrive et ça ce comprends. Elle ne connaît pas ma colère, ma brutalité, ma fureur, elle ne connaît rien de ce nouveau moi et cela semble la désarçonner. Brûlante, dépendante, je m'allonge littéralement sur elle, redécouvrant de mes mains écorchées les courbes de son corps. Je suis le fauve, elle est ma proie, elle m'appartient, le temps de quelques minutes puisque je suis certaine qu'elle finira par me repousser, parce que je suis brutale, parce que mes ongles s'enfoncent dans la chair de son dos que je caresse. Quitte à la blesser. Je réalise qu'elle parle de départ, encore. Je fourrage dans sa chevelure, m'accroche à sa nuque et lâche à contre cœur ses lèvres. « Je refuse que tu parte. Je refuse que tu m'abandonne encore. Je ne le supporterais pas. » Je suis sincère, je le crois du moins.
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Message(#) Sujet: Re: 1211 ( MIDNIGHT'S HOUSE) YOU CAN SEE MY HEART BEATING. Ven 1 Jan 2010 - 17:24

    Je retournais vers elle, comme si elle était un aimant. D’ailleurs pendant longtemps, ma vie gravitait, dépendait d’elle. Puis il avait fallu que j’agisse en lâche que j’étais, que je bouscule sa vie de nouveau et la fasse pleurer. Je m’assis sur le tapis mettant mon dos contre la table basse. Mes doigts caressent la paume de sa main. Je me sentais libérée de mes paroles. Elle pouvait faire ce qu’elle voulait de moi. Me gifler, me griffer ou bien me traiter d’idiote. Je sens sa main dans la mienne ce qui m’extirpa un léger frisson. Je la serrais fort, voulant que ce moment reste à graver dans ma mémoire. Car elle était mon essentiel, mon élixir, ma drogue. Si elle s’en va, cette fois-ci je mourrais. Je me relève, elle par la même occasion et je m’assois près d’elle. La proximité de nos deux corps me fait un effet troublant. Je baissais les yeux pendant un petit instant puis je la regardais. Elle approcha son visage d’une beauté époustouflante vers moi et elle m’embrassa. La force de se baiser me surprit, mais j’y répondis. Ma main s’aventura dans ses cheveux les serrant très fort. Je tremblais, je frémissais. Ses mots me rassurèrent. Je soufflais quelques mots. « Et pourtant tu en a le droit. » Et elle le savait. J’étais prête à ce qu’elle me blâme jusqu'à la fin de ma vie, si cela pouvait lui faire plaisir. Je ferais tout et n’importe quoi pour elle. Je caressais ses lèvres aussi douces qu’une pêche et je les happais. J’avais besoin de sa bouche, se la ressentir contre moi. Son haleine était exquise, plus parfumant qu’une parfum en lui-même.

    Je me laisse aller, je ne peux plus rien contrôler. C’est elle qui avait le contrôle de mon corps. S’allongeant sur moi, je sentais ses mains fébriles faire leur travail. Un léger gémissement provint de ma bouche. Ce moment, j’en avais rêvé. Sa brutalité aurait du faire que je la repousse mais non elle ne fait que m’exciter un peu plus. Ses doigts glissent sur ma chair, griffent mon dos, je me cambre légèrement, mettant mes mains sur ses hanches pour la rapprocher encore plus de moi. Je glissais mes mains sur son t-shirt, redécouvrant chaque parcelle de sa peau dont j’en avais presque oublié la douceur subtile. Je la désirais ardemment, nos retrouvailles avaient rallumées cette flamme que j’entretenais pour elle. Mes lèvres embrassaient ses tempes, sa mâchoire et pour finir ses lèvres. Je finis donc par la mettre sur le canapé, me retrouvant ainsi sur elle. Lorsque ces lèvres me relâchèrent pour parler je les scrutais. Je caressais délicatement, sa joue, d’une douceur incomparable, comme si son visage était une poupée en porcelaine qui menaçait de se briser. Je remettais une des mèches de ses cheveux noir jais derrière son oreille. Je rapprochais mes lèvres, d’elle, effleurant son nez. « Jamais plus je ne partirais, quoi que tu fasses. La vie sans toi est tellement fade. Ma place est à tes côtés… » Je dépose un baiser sur ses lèvres, puis les embrassent vivement. « mon corps te désire, comme mon âme veut se sceller à la tienne » dit-je entre deux baisers.
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Message(#) Sujet: Re: 1211 ( MIDNIGHT'S HOUSE) YOU CAN SEE MY HEART BEATING.

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