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 [Pride's Home] Jealousy is all the fun you think they had. -PV

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Message(#) Sujet: [Pride's Home] Jealousy is all the fun you think they had. -PV Sam 14 Nov 2009 - 22:48


And my stomach is sick
And it's all in my head
But she's touching his-chest
Now, he takes off her dress
Now, let me go.


FLASHBACK

      Mr Berrington ;
      Après analyse du cas de Pride, je vous demanderais de bien vouloir accepter un rendez-vous au plus vite dans mon cabinet. Votre fils est bel et bien doté d'un quotient intellectuel hautement développé lui prodigant le statut certain de surdoué, mais les résultats penchent également à une tendance à un égotisme intense le poussant à faire du mal à lui-même et ses proches. Il développe un côté violent et brutal plus qu'instable, ce qui me pousse à penser que la psychologie de Pride peut soulever des tendances inquétantes à la brutalité malgré son côté posé.
      Je ne pense pas que cela soit grave dans l'immédiat, mais le changement d'environnement pourrait induire des troubles de son comportement.
      Merci de me contacter au plus vite.
      Cordialement,
      Dr Hetward.


    Il soupira avant de reposer fébrilement le papier sur la table trop bien lustrée. Ici, ce n'était pas encore un manoir de bourges mais c'était suffisament propre et tout de même luxueux pour me changer de la crasse des ghettos dans laquelle j'avais passé toute mon enfance. Je regardais celui-que je considérais comme mon père me tourner le dos, plongé dans sa réflexion intense et pourtant posée, il pensait à sa façon de m'aborder, c'était inévitable. Cela ne faisait que deux semaines que j'habitais chez les Berrington, abandonnant sans remords le nom de Sorrow pour le leur, j'avais choisi volontairement d'endosser le patronyme de celui venu me sauver de la violence et de la décadence de nos quartiers de la Little Mejico. Ici, à ses côtés, nouvellement adopté et anciennement orphelin, je savais que j'avais un avenir, que mon passé de caïd était loin derrière moi. Et pourtant je peinais à effacer mon ancien moi, dont le goût pour le sang et la connerie était prononcé ; j'avais l'auto-destruction dans le sang et la volonté de détruire les autres également. J'avais troqué mes jeux sadiques de vols de voiture ou de casses de vitrines en compagnie de mes amis au vocabulaire plutôt restreint par des soirées données par les jeunes friqués de mon âge. J'avais été bien accueilli par la gente féminine voyant en moi un voyou au sang bouillonnant qui agitait leurs palpitants et les pousser à glousser pitoyablement sur mon passage, néanmoins les gosses de riches version masculine voyaient en moi une personne indigne d'adhérer au monogramme de leur Gucci Pride tribe pathétique... du moins les premières semaines, mais j'ignorais encore que je m'imposerais et me ferais un nom - pour le moment néanmoins j'avais parlé trop violemment avec mes poings à un petit bourge de première venant me provoquer. Désespéremment caïd dans l'âme je m'étais emporté brutalement contre celui-ci qui fut des plus surpris et avait failli par sangloter : je m'étais toujours fait à l'idée que les riches ne savaient pas se battre, mais voir cette larve à terre parcouru de spasmes par ses supplications envers moi m'avait pathétiquement conforté dans cette idée. Etait-ce ma faute si je n'avais jamais connu que les recours au pied de biche comme réponse violente aux provocations ? Bien sûr... Sur cette pensée ironique, j'eus alors un léger rire discret et insolent alors que je m'affalais un peu plus dans le canapé, comme mon père adoptif se retourna.

    - Pride, j'ai reçu un coup de téléphone de la directrice du lycée, ce matin. Tu as bien failli envoyer le jeune Von Drek à l'hopital.
    - J'ai toujours dit qu'il avait la nuque fragile, ça se voit à sa manière de se tenir comme une tafiole.
    - Je sais que l'adaptation est dure, mais tu vas devoir t'y faire. Pour toi, et pour moi également. Pour que je sois fier de toi.

    Ces derniers mots me touchèrent de plein fouet, car ils étaient ceux que je n'avais jamais auparavant entendu, indubitablement habitué à entendre ma mère alcolique me traiter de bon à rien ce qui avait bien plus l'effet de me blaser que de me blesser, puisque j'en avais pris l'habitude. Il était étrange de ressentir beaucoup plus d'affection à une personne rencontrée un an plus tôt à peine quand de l'autre côté on haïssait la personne vous ayant élevé ; je suppose que cela fait partie des étrangetés de la vie. Mon estomac se noua un instant sur ces mots, et il le savait ; je soupçonnais Mr Berrington d'avoir étudié un tant soit peu la psychologie adolescente avant de se lancer dans le droit, à moins qu'il avait cette faculté innée de me toucher par ses simples mots, moi qui pourtant portait une carapace d'acier. Mal à l'aise, peu habitué à ce genre d'aveu, je sortais un paquet de cigarettes de ma poche et en posa une au coin de mes lèvres que j'allumais tout en évitant le regard de mon père adoptif. Je ne voulais pas qu'il ressente mon malêtre soudain, moi qui faisais le fier quelques minutes auparavant.

    - Pas de cigarette à l'intérieur de la maison.

    Son air était à la fois strict et paternel, et je ressentais malgré tout les effluves de sa tendresse compatissante. Jouant néanmoins la provocation jusqu'au bout, le seul moyen de me protéger de ces sentiments se brouillant en moi et que je ne voulais surtout pas voir surgir, je tournais enfin mon regard brodé d'or et d'acier sur lui, avant de lui cracher la fumée à la figure, l'air solennel et insolent. C'était néanmoins un appel au secours, et il le savait, j'en étais certain. Quelque part il avait saisi le message de mon insolence outrecuidante : " Je ne sais plus quoi dire, je perds mes repères, je me perds moi-même", ce qui en un sens était franchement agaçant, il était vrai. Nous les adolescents, nous confortons dans cette absurde idée d'être des rois de pacotille au langage étranger pour les adultes, mais lui me comprenait. Tant et si bien qu'il parvenait à éveiller en moi, habituellement glaçant et glacé, des sentiments positifs et chaleureux, et cela me faisait peur, en un sens. Je n'avais jamais connu que la violence : de ma mère portant sa main sur moi, aux guerres des gangs en passant par mes propres gènes puisqu'étant la chair et le sang d'un homme croupissant en prison pour une affaire de viol, la brutalité coulait dans mes veines avec détresse. Finalement, mon père adoptif ôta de mes doigts ma cigarette, tandis que je le fixais avec défi.

    - Je sais que tu peux y arriver, tu peux faire de grandes choses. Mais sache que la violence n'a jamais rien résolu, pas plus que l'arrogance. L'humilité est la clé des plus belles réussites, la violence ne t'attirera que des problèmes, ne l'oublie jamais.


FIN DU FLASHBACK

    - Alors c'est vrai, Pride, tu sors avec Jeylhan ? J'y crois pas ...

    Les joies de l'université ne sont pas tant différentes que celles du lycées. Les petits cons tout juste bons à se masturber devant leurs ordinateurs se pavanent ce sourire soit disant effrayant aux lèvres, cherchant la provocation par leur air outrecuidant. Ce qu'Alexander ignorait sans doute, c'était qu'il se heurtait à bien plus hautain et orgueilleux que lui, à la différence prêt que je faisais partie d'une autre clique de petits cons insolents... J'avais pour moi le charisme et la prestance, cet air ténébreux en plus qui quelque part faisait comprendre que n'avais rien d'une personne honnête. Mais Alexander Westford, lui, demeurait le genre de soit disant gros bras à l'intelligence se rapportant au nombre chaotique du nombre de zéro. Le pauvre était venu se frotter à plus coriace que lui, dans sa volonté raté de me destabiliser. Je me retournais alors vers ce dernier, le sourire au coin des lèvres et le dévisageant avec trop de mépris.

    - Aussi vrai que ce que l'on peut raconter sur les sales histoires entre toi, Jason et les douches des vestaires.

    Les prunelles de mon interlocuteur flamboyèrent d'une flamme rageuse alors que les foules autour de nous eurent un léger rire moqueur. Westford n'abandonna pas la partie ici, crevant de honte d'être ainsi rabaissé alors qu'il pensait avoir le dessus, il rétorqua de manière agressive.

    - Quoique tu dises ou que tu fasses, elle accourra pour que je vienne la baiser dans les vestiaires, elle aussi.

    Le mot de trop, le sourire provocateur de trop également, je lui sautais presque à la gorge avant de l'affubler d'un violent coup de poing qui le fit tituber à terre. La violence toujours dans le sang, j'empoignais la tignasse d'Alexander avant de frapper sa tête contre le bitume, encore, toujours, la jalousie et la rage au ventre, sous ses pleurs, ses cris, ses supplications. Mué dans une haine odieuse, je me perdis dans ma brutalité lorsqu'une main ferme vint m'attraper le bras.

    - Répète le, sale con, répète !
    - Merde, Pride !

    ***


    Maddie était parvenue à me calmer, éteignant cette hargne folle qui s'était emparée de mes tripes. Tout le long du chemin du retour vers Lemon Street, j'eus droit au long monologue de ma jolie brune, se perdant en discours moraux selon lesquels, pour notre plan en cours, je devais me faire passer pour un gentleman et non un hooligan hargneux des ghettos. Dans un sourire ravi, elle avait même rajouté qu'elle ne m'avait jamais vu m'emporter ainsi pour une demoiselle et me montrer aussi jaloux et expéditif... Ce à quoi je n'avais su que lui répondre une brève excuse comme quoi je n'étais pas d'humeur et que cela n'avait rien à voir avec Jeylhan. Je me mentais à moi même, mais je ne voulais pas voir ces sentiments grandissants en moi. Bien que finalement, je devais enfin être reconnaissant envers Alabama, c'était grâce à elle, finalement, que j'avais rencontré la demoiselle avec qui je pensais ne passer qu'une relation plaisante mais de courte durée. En toute certitude Jeylhan allait contrarier tous mes plans : séduire Bonnie et nombre d'habitants d'Ocean Groove pour arriver à mes fins, en toute logique je devrais même avouer à Jey que je n'étais pas censé rester longtemps dans les parages... Mais cela demeurait un secret que je ne pouvais me permettre de dévoiler, et je me rendais compte que mon idylle avec la belle demoiselle me serait compromettante. J'ignorais pourquoi, mais j'avais à son encontre une terrible affection et dépendance grandissante ; moi Pride Berrington, enfoiré de première et bourreau des coeurs, je commençais à avoir une attache. Un fait auquel j'évitais de penser car cela m'effrayait bien trop, en outre j'évitais de penser à notre avenir. Je savais seulement que pour elle, je m'étais emporté d'une violence telle que les traces de sang en avait souillé le bitume. Arrivant enfin chez nous, Maddie s'empressa de monter les escaliers sous la sonnerie de son téléphone portable resté dans sa chambre, lorsque d'humeur terrible et mauvaise, j'entrais alors dans le salon, découvrant ma belle Jeylhan déjà assise sur le canapé ; Clyde avait sans doute dû lui avertir que je ne tarderais pas à rentrer. Cette dernière se retourna alors, le sourire divin aux lèvres obligeant mon coeur à louper un battement. Néanmoins porté par ma jalousie se lisant sur mon visage, je restais impassible avant de m'asseoir à ses côtés, allumant une énième cigarette.

    - T'as le bonjour de ton ex. Westford.

    Je vomissais son nom, ce sale con m'écoeurait, et imaginer Jey dans le lit de cette enflure faisait que je lui en voulais, à elle aussi, bien qu'elle n'y était pour rien. J'étais jaloux, possessif, je ne me reconnaissais plus, mais le feu de l'émulation brûlait en moi tel un venin trop acide me rongeant le coeur. Ne daignant pas la regarder, je me penchais vers un paquet de cartes posé sur la table basse, comme toujours, commençant à les battre avant de les retourner une à une. Inconsciemment, je m'exerçais à mon entraînement favori lié au black jack pour ne pas succomber à son sourire. Je savais qu'elle pouvait m'apaiser en un claquement de doigts, et sans doute, par fierté, n'en avais-je pas envie ce soir.

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Message(#) Sujet: Re: [Pride's Home] Jealousy is all the fun you think they had. -PV Dim 15 Nov 2009 - 13:17


Certaines personnes me considèrent comme une fille problématique qui pour oublier ses problèmes se noie dans l'alcool, et avouons-le. Ils n'ont pas tort. Je ne bois pas pour le plaisir de boire enfaîte je n'ai plus de plaisir à faire quoi que ce soit, je bois tout simplement pour oublier, oublier la vie merdique que j'ai toujours eu jusqu'à aujourd'hui. Dans la vie, même si vous croyez que vous n'en valez pas la peine vous trouverez toujours des gens qui vous prouveront le contraire, enfin qui essayent de vous prouver le contraire, ces gens la, passent leurs journées à essayer de rendre votre vie meilleure. Toute ma vie j'ai eu peur de tomber amoureuse car, j'avais peur de faire du mal aux gens enfaîte je crois que ce n'est pas une question de peur. Le grand problème c'est que j'ai toujours eu le don de faire fuir les gens que j'aimais ou que je croyais aimer. Ocean Grove est un petit quartier, tout le monde se connait ici, et quand quelqu'un se met en couple et ben dans l'heure suivante Ocean Grove entier est au courant. Quand Pride et moi-même, nous avons décidé d'avouer nos sentiments et de montrer aux gens qu'enfaîte, mêmes les personnes qui n'ont jamais connu l'amour peuvent tomber amoureux un jour ou l'autre. Cette relation n'a pas plu a grand monde, étant donné que pour certaines filles Pride était leur meilleur coup et maintenant qu'il promet d'être fidèle comment vont-elles faire ? J'avoue être du genre très jalouse et très possessive et quand je vois certaines filles regarder Pride avec ce regard tellement provocateur j'ai des envies de meurtres, mais je m'efforce de me faire croire que si Pride est aujourd'hui avec moi c'est parce qu'il le veut. Pendant la semaine, le matin je voyais très peu Pride étant donné que celui-ci partait très tôt pour aller à la fac. Mais je dois avouer que parfois le fait que l'on ne soit pas toujours ensemble c'est une bonne chose car, me connaissent même si Pride a su faire battre mon coeur comme personne ne l'avait jamais fait auparavant, je ne serais pas capable de rester une journée entière accompagnée de celui-ci, j'ai en quelques sortes encore besoin d'un peu de liberté. Certain d'entre vous ne comprennent pas comment une fille comme moi a pu tomber amoureuse d'un gars comme Pride, mais si vous êtes malin vous verrez qu'enfaîte Pride et moi nous ne sommes pas si différents que ça. On se complète.

J'avais décidé de passer le restant de l'après-midi ainsi que la soirée en compagnie de celui-ci, il commençait a me manquer et puis après une longue journée rien de mieux qu'un gros câlin et quelques mots doux de celui que vous aimez pour que votre journée merdique se transforme en véritable « conte de fées ». Clyde m'avait ouvert la porte et m'avait fait entrer étant donné que Pride n'était pas encore rentré, selon Clyde celui-ci n'allait pas tarder. En quelques minutes j'entendis la porte se fermer, Pride était rentré. Il n'était pas de très bonne humeur à voir sa tête.

- « T'as le bonjour de ton ex. Westford. » Après cette phrase je suis restée bouche bée, je ne savais pas quoi lui dire. Ce petit emmerdeur avait encore fait chier son petit monde. Par moments, je me demande comment j'ai pu sortir avec un gars comme Alexander Westford. J'essaye de me dire que dans la vie tout le monde commet des erreurs, mais sortir avec un gars comme lui c'était plus que commettre une simple erreur.
- « Merde, mais qu’est-ce qui s’est encore passé ? Ce gars, c’est un emmerdeur et ce que tu es en train de faire la c’est tout ce qui veut. Quand est-ce que tu vas comprendre que si je suis avec toi c’est parce que tu es le seul qui compte réellement pour moi, les autres je m’en fiche royalement ». Et c’est d’un geste très doux que je posa ma main sur ses cheveux, je m’approcha de celui-ci pour ensuite tout près de son oreille lui prononcer le mot ;
- « Je t’aime » Je ne voulais pas que Pride ai des problèmes à cause de moi, je ne veux surtout pas mettre ses études en péril à cause de mes erreurs. Cependant, ce qui est fait est fait et je ne compte pas me torturer sur ce fait. Pride sait combien il compte pour moi, je le lui prouve tous les jours maintenant c’est à lui de me croire et me faire confiance. Quand Pride tourna enfin son regard vers moi, je m'approcha de celui-ci et je posa un baiser sur ses lèvres charnues et tellement délicieuses.
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Message(#) Sujet: Re: [Pride's Home] Jealousy is all the fun you think they had. -PV Lun 16 Nov 2009 - 17:50

    J'ignorais en vérité ce qui me mettait dans cet état ; cela ne faisait que quelques jours que nous sortions ensemble, bien que nous nous cotoyions déjà depuis plusieurs semaines, mais je ne comprenais pas comment et pourquoi je m'emportais de la sorte pour une relation que je ne voyais pas obstinément sérieuse. En vérité je ne m'étais pas posé la question, comme à mon habitude : j'appréciais énormément Jeyhlan mais je ne m'étais encore jamais affirmé qu'elle serait peut être la première femme pour laquelle je resterais fidèle... En vérité cette simple pensée me faisait peur, aussi j'évitais d'y songer. Je l'appréciais beaucoup, et je tenais à elle, point. Mais dans mes réflexions je ne voulais pas penser à plus, inconsciemment je souhaitais que notre idylle reste superficielle, comme toutes les autres que j'avais pu avoir auparavant, je ne me souciais ni du terme de la fidélité ni d'une relation durable. Mais les faits étaient là : j'avais été jaloux. Soit, c'était peut-être un besoin inévitable de violence que j'avais eu pour moi, peut-être, ceci expliquant cela et ne se rapportant donc certainement pas à une certaine affection pour Jeyhlan... Mais quoique je pouvais penser et même si je me cherchais des excuses réconfortantes, je tournais en rond, et je prenais conscience que lorsque je la regardais, j'avais ce palpitant qui s'agitait contre ma poitrine tel une mécanique rouillée me faisant parfois louper un battement, mon estomac papillonnait tout autant que je me sentais à la fois léger et torturé. Pour autant je ne voulais pas y songer, je me mentais à moi-même en tentant de me persuader que cette fille, aussi belle et attirante pouvait-elle être, n'était qu'une passade. Cela me confortait dans ma soif de liberté et pour éviter de fuir la réalité : en me disant qu'entre Jeyhlan et moi c'était une belle histoire sans penser à un potentiel avenir, et rien de plus, j'assurais ma tranquillité d'esprit. Pourtant je savais qu'il y avait bien plus, malgré les mensonges que je m'infligeais. Car ne nous leurrons pas la face, l'amour rend aveugle, l'amour rend sourd, l'amour rend niais, l'amour rend con. Ce n'est pas tant que je ne suis pas déjà un salaud de première, mais je sais que je dois garder toute ma lucidité si je veux pouvoir partir d'Ocean Groove tout en assurant le bon fonctionnement de mes plans, et plus encore j'ai une peur que je ne me suis encore jamais avouée : j'ai peur de tomber amoureux. Cette crainte peut-être justifiée expliquait en grande partie mon attitude volage et mon tableau de chasse impressionnant, depuis que j'étais adolescent je papillonnais de fille en fille sans vraiment chercher la bonne, et en profitant de ces purs instants superficiels basés sur les histoires de coucheries. Les sentiments n'avaient jamais été pour moi, j'avais toujours été un homme d'action et le panel sentimental m'était inconnu. Si je savais jouer avec le coeur des demoiselles, je n'avais jamais laissé le mien battre pour l'une de mes conquêtes, pour autant il me paraissait évident que cela était différent auprès de Jeyhlan. Cela me troublait autant que cela pouvait m'agacer : moi qui avais toujours été sans attaches, voilà que je me montrais possessif envers une fille avec laquelle je ne sortais que depuis quelques jours. Etrangement, Ocean Groove avait rythmé ma vie bien plus que ce que je n'avais pensé en arrivant ici : c'était loin d'être une ville aussi tranquille et plate qu'elle ne paraissait l'être. Une à une, je déposais les cartes sur la table basse, les analysant d'une vitesse folle tout en devinant de deviner la prochaine par un savant calcul mental, mais je ne parvenais pas à penser à autre chose qu'à cette jalousie me rongeant le coeur.

    « Merde, mais qu’est-ce qui s’est encore passé ? Ce gars, c’est un emmerdeur et ce que tu es en train de faire la c’est tout ce qui veut. Quand est-ce que tu vas comprendre que si je suis avec toi c’est parce que tu es le seul qui compte réellement pour moi, les autres je m’en fiche royalement ».
    « Là n'est pas vraiment le problème »

    Vrai et faux, en vérité elle avait touché un point faible qui n'en était pas vraiment un. L'entendre me dire que j'étais pour elle le seul me souleva l'estomac d'une crainte presqu'injustifiée. Je n'avais jamais eu ce genre de relation où ma dulcinée venait m'affirmer qu'il n'y avait que moi dans sa vie, ou du moins, si cela s'était déjà produit, j'avais joué le salopard en la renvoyant de mon lit au petit matin... Tout me paraissait différent avec Jeyhlan, et tout m'effrayait : ce bien être, ses paroles, cette jalousie, ce coeur battant trop fortement dans ma poitrine. Qu'on me donne la force de ne pas tomber amoureux, c'était tout ce que je demandais. En vérité le problème à mes yeux consistait dans le fait que je m'étais emporté aussi violemment , à l'accoutumée j'aurais sans doute casser mon interlocuteur par des répliques aiguisées, mais jamais je n'aurais eu l'envie de lui rompre le cou. Le problème, dans le fond, c'était mon changement de comportement. Finalement, décidé à stopper de torturer mes méninges, j'écrasais ma cigarette à peine consumée dans le cendrier d'un geste automatique lorsque la voix cristalline de Jeyhlan résonna.

    « Je t’aime »

    Un autre bond de ce maudit palpitant contre ma poitrine se fit sentir, déchirant. Je me tournais vers elle sans vraiment savoir quoi dire ; pour la première fois face à un tel aveu je n'avais pas l'envie d'offrir un sourire méprisant ou carnassier, pour la première fois je ne savais pas même quoi répondre. C'était la preuve irréfutable que je me perdais en confusion et que j'appréciais cette fille bien plus que je ne voulais l'avouer. Peut-être, sans doute même, avais-je des sentiments, et cela me contorsionna l'estomac ; face à ces mots si beaux, j'avais l'envie de fuir. Et pourtant je me sentais si bien à ses côtés, ressentant une agitation de mon coeur face à ces mots, que je finis par lui sourire avant qu'elle ne dépose un baiser sur mes lèvres.

    « Ce n'est pas un peu précipité pour ce genre d'aveu ? »

    Je lui souriais tendrement sans que pour autant cette flamme pleine de désir ne vienne luire dans mes yeux. Ses paroles faites de velours m'apaisaient, il y avait sans doute trop longtemps que je n'avais plus reçu de mots aussi tendres et vrais. Quelque part, c'était peut-être parce qu'elle apportait de la douceur dans mon monde venimeux que je tenais à elle, bien trop. Attrapant Jeyhlan par la hanche de ma main puissante, je la forcais doucement à venir s'asseoir sur mes genoux, face à moi, quand mes doigts vinrent caresser un peu trop explicitement ses cuisses.

    « Tu es plutôt du genre rapide, princesse... Ce ne sont pas des mots que l'on donne à la légère. »

    Ma voix se faisant suave et sensuelle alors que je continuais de lui offrir mes sourires enjôleurs, loin de moi l'idée de me faire moralisateur. Mais c'était quelque part la seule issue que j'avais de répondre, ne parvenant pas encore à lui dire les mots qu'elle attendait peut-être, j'étais indécis pour le moment quant à mes sentiments, ou sans doute ne les voyais-je pas encore. Peut-être avais-je eu le coup de foudre mais me refusais à l'admettre, dans tous les cas je fuyais ce genre de conversation comme la peste. Préférant donc passer à autre chose, je lui déposais des monceaux de baisers dans son cou délicat.
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Message(#) Sujet: Re: [Pride's Home] Jealousy is all the fun you think they had. -PV Mer 18 Nov 2009 - 17:10


Je ne réalise toujours pas ce que je venais de lui dire, je ne réalise toujours pas qu'aujourd'hui ce mot fait enfin partie de mon vocabulaire. C'est difficile à croire et même si je ne suis pas sûre d'être réellement amoureuse je sais que jamais je regretterais de lui avoir dit « je t'aime. » Cela a sans doute été un peu précipité car, on sort ensemble depuis peu de temps, mais pour une fois je ne me suis pas sentie forcée à le dire, il est sorti tout seul. J'avoue que parfois je parle sans réfléchir et la plupart du temps je me retrouve dans des situations tout aussi gênantes que celle-ci. Je ne me suis jamais bien rendu compte de l'importance que ce mot pouvait bien avoir et après tout ce temps je ne comprends toujours pas. Bordel, ce n'est qu'un mot. Un simple mot qui pour certaines personnes peut vouloir tout dire alors que pour d'autres il ne veut rien dire du tout. « Peut-être que demain je crèverais donc autant le dire au moins une fois » Toujours la bonne excuse au bon moment. J'ignore ce que j'aurais pu lui dire d'autre, là, il croit sans doute qu'enfaîte j'ai seulement prononcé ce mot pour le fun et pour savoir ce que sa fessait cependant, je crois qu'il ne se rend pas compte du combien il est important pour moi. Il sait faire battre mon coeur à une vitesse incroyable, quand il me touche un frisson parcourt tout mon corps et quand je suis dans ses bras j'ai cette impression, l'impression d'être invisible et surtout unique à ses yeux. Des questions, je m'en pose tous les jours depuis que je suis avec celui-ci. Je ne cesse de me demander pourquoi il est avec moi et non avec une des autres filles avec qui il a l'habitude de coucher. Fin, ce que j'essaye de dire c'est qu'il aurait sans doute pu trouver mieux que moi et pourtant c'est à moi qu'il promet fidélité. J'ai confiance en Pride et je sais que s'il est avec moi aujourd'hui c'est qu'il a ses raison cependant, par moments j'aurais aimé savoir ce qu'il en pense. J'aimerais connaitre un peu plus ses sentiments. Quand je le regarde dans les yeux, la seule chose que je vois c'est un vide très profond. Il cache merveilleusement bien ses émotions ainsi que ses sentiments et il est très difficile pour moi de savoir ce qu'il pense vraiment ou ce qu'il ressent vraiment. Je ne suis pas le genre de filles qu'il faut dire « je t'aime » ou « tu es magnifique » tous les jours, pour tout vous dire pour le moment je n'attends pas qu'il me dise ce genre de truc enfaîte je préfère que pour le moment il ne me dise rien du tout. Cette peur de m'attacher beaucoup trop a lui commence à prendre différentes ampleurs et plus le temps passe, plus j'ai du mal à imaginer ma vie sans celui-ci à mes côtés. Putain ! J'ai vécu vingt-deux ans sans lui et maintenant je passe une semaine à ses côtés et je suis en train de tomber amoureuse. J'ignore si c'est une bonne chose ou non car, après tout je n'ai jamais été amoureuse de qui que ce soit. Je finis par m'approcher de celui-ci et avec une fois très douce et délicate je dis ;

« C'est cette rapidité qui me donne un certain charme, et c'est sûrement ça qui te fait craquer » Notre relation était basée sur deux mots : provocation et passion. Cette provocation mutuelle et cette passion que nous avons, rend notre relation à la fois unique. Nos caractères tellement forts ne font que la rendre mouvementée et puis rien de mieux qu'une petite engueulade pour après avoir une réconciliation pour que chaleureuse.
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Message(#) Sujet: Re: [Pride's Home] Jealousy is all the fun you think they had. -PV Ven 20 Nov 2009 - 19:18

    Il est étrange de voir combien les mots peuvent blesser, réconforter ou achever parfois, mais plus encore si je me réfère à mes fidèles statistiques, vous verrez que sur cent personnes à qui vous soufflerez un "je t'aime" vous paraissant banal, vingt auront déjà le culot de penser au mariage dans un sourire niais, quinze répondront sans se mouiller un incertain "moi aussi", trente vous sauteront dans les bras en vous criant un autre je t'aime à vous en percer les tympans, cinq auront envie de se tirer une balle parce que vous ne vous doutez pas que cela fait déjà dix jours qu'il songe à vous plaquer, vingt autre tenteront de changer de sujet, et les dix restant éprouveront la peur de leur vie. Je fais partie des dix derniers ; malheureusement pour beaucoup si je suis un jeune homme tactile et terriblement charmeur, la route de mon enfance a été tant balisée par des incertitudes affectueuses que je n'ai appris à m'attacher que tardivement. De surcroît, avoir grandi dans les ghettos m'avait offert une indépendance lourde à porter par moments, mais terriblement salvatrice : j'avais toujours vu l'amour comme des chaînes m'ôtant ma liberté, sans vraiment savoir pourquoi. Aussi ce genre d'aveu me fichait sur le moment un coup sur l'estomac terrible, si encore Jeylhan n'avait été qu'une fille parmi tant d'autres pour moi que j'avais pour idée de jeter après amusement, je ne m'en serai guère soucié, mais la situation était toute autre : je prenais doucement conscience que je passais du statut de célibataire à celui de couple, mais plus encore que notre relation devenait sérieuse. Double dilemme donc, puisque je ne pouvais, ni ne le voulais par ailleurs, faire marche arrière. En un sens cependant il me fallait relativiser cette étrange angoisse qui me poussait à ne pas m'attacher aux personnes, car aujourd'hui j'avais ce désir de me poser avec une jeune femme que je devrais finalement quitter après notre casse tant attendu d'Ocean Groove. Je n'étais pas venu pour m'y installer, j'étais venu ici pour leur dérober leur argent et m'enfuir en toute tranquillité, mais Jeylhan commençait férocement à me faire douter. L'espace d'un instant, je plongeais mes yeux ambrés dans les siens, pensifs et trop songeurs, à tel point que ma préoccupation devait se lire clairement dans mes rétines noisette. Aucun mot ne sortit néanmoins, je n'avais aucune excuse à lui donner et je n'étais surtout pas assez suicidaire pour lui révéler mon secret qui pouvait compromettre notre relation. Néanmoins, les mots de la belle blonde vinrent me conforter dans mes pensées.

    « Peut-être que demain je crèverais donc autant le dire au moins une fois »
    « Oui... qui peut dire si nous serons encore là demain ou non. »

    Mon murmure suave se teintait d'un souffle trop bas qui trahissait le fait que je pensais simplement à voix haute. Et effectivement, qui pouvait dire si demain, le trio d'escrocs que nous formions avec Clyde et Maddie n'étions pas en passe de réussir ce dont nous étions venus faire ici, et donc de repartir aussitôt d'Ocean Groove. Je ne me voyais guère dire à ma douce et jolie blonde que notre idylle risquait d'être aléatoire, et non parce que je ne voulais pas d'elle puisqu'au contraire je me sentais enfin aimant et aimé, mais parce que mon départ de Miami pouvait se faire dans un claquement de doigts. Préférant effacer ma moue songeuse de mon visage, je finis par lui offrir un sourire en coin avant de laisser mes mains remonter le long de ses hanches divines lorsqu'elle rajouta d'une voix douce.

    « C'est cette rapidité qui me donne un certain charme, et c'est sûrement ça qui te fait craquer .»
    « Ca et bien d'autres choses encore. Ta manie de te coiffer sans cesse, ta lubie de me traîner sous la pluie lorsqu'il pleut à verse, et tes jambes divinement sexy... »

    Sur ces mots murmurés pour la taquiner, je lui offris un sourire complice alors que mes mains peu sages ne se firent alors guère prier pour glisser le long de ses cuisses galbées. Malgré ses sourires rendus, la légèreté de son parfum vanillé et mon coeur tambourinant dans ma poitrine lorsque mon regard croisa le sien, je ne pus m'empêcher, pour une fois, de tenter une approche semi-sincère.

    « Tu sais je ne serais pas toujours là. Je finirais bien par retourner à Harvard, un de ces jours. »

    Il fallait fatalement que dans mes mots trônent une certaine forme de mensonge : si je devais partir de Ocean Groove, ce n'était certainement pas pour revenir à Harvard mais prolonger notre cavale. Néanmoins j'avais eu besoin d'énoncer ces quelques mots comme pour rendre l'aveu moins lourd : j'avais toujours eu horreur du mélodramatique, et la preuve en était que l'adolescent que j'avais été n'était pas la douceur incarnée mais bel et bien un monstre de violence. J'avais horreur des tragédies, et si ma vie elle-même n'avait jamais été aisée, je ne m'étais jamais apitoyé sur mon sort et en était ressorti plus écrasant encore. Voilà pourquoi aujourd'hui je pouvais me permettre de porter du Cerruti ou autre costume de grande marque, puisant dans l'argent du contribuable par mon intelligence impitoyable. Mais pour le moment, je souhaitais seulement ménager ma douce Jeylhan.


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Message(#) Sujet: Re: [Pride's Home] Jealousy is all the fun you think they had. -PV Mer 9 Déc 2009 - 20:34



Je savais que cette relation n'allait malheureusement pas durer éternellement, je savais qu'un beau jour ce « rêve » allait prendre fin, comme tous les autres d'ailleurs. Je savais tout cela et pourtant j'avais du mal à le réaliser, à l'accepter. Depuis le jour où nous avons commencé à nous fréquenter il a su remplir le grand vide qu'il y avait en moi. De l'amour ? du désir ? de l'amitié ? Je n'ai aucune idée de ce qui se passe dans mon coeur, à dire vrai, je ne cherche pas à comprendre car, c'est malheureusement beaucoup trop compliqué et complexe pour quelqu'un comme moi. Comme toujours, j'ai préféré ignorer les mots prononcés par Pride car, oui, je refusais de voir en face le fait qu'un beau celui-ci allait me quitter, je commençais peu à peu a être aveuglée par mes sentiments envers celui-ci. Retourner à havard ? Pourquoi faire ? À quoi cela va lui servir ? Oui, des excuses, je cherchais tout simplement des excuses. Je savais que pour son bien il devait y retourner, faire ce qu'il avait à faire et puis si l'envie est là retourner vivre à Ocean grove à mes côtés ... ou pas. Je ne voulais tout simplement pas le perdre car, avec autant de défauts que Pride peut avoir il rend ma vie meilleure. Ironique de penser une chose pareil surtout, si l'on regarde la réputation que le beau brun a un peu partout, ici à Ocean Grove.

« Retourner à Havard ? Ah bon ? Et pourquoi faire dis moi Pride ? »

Oui, je ne savais pas quoi dire, j'étais perdue dans mes pensées et dans cette vie qui avait l'air de s'améliorer, mais qui a un moment donné, j'en suis sûre, va complètement s'effondrer et moi, je m'effondrerais avec elle. Et c'est avec un grand sourire que je décide de prendre cette histoire, oui j'avoue, pour moi prendre certaines décisions à la rigolade était bien plus facile que de les regarder bien en face et de me dire « c'est maintenant, je dois faire un choix sérieux », pour moi cela était bien trop compliqué et parfois même beaucoup trop douloureux. À quoi bon, perdre son temps à se compliquer la vie si on peut facilement tout prendre à la légère, avec le sourire aux lèvres et se dire que la vie continue. Dites donc, je deviens très mélancolique ...

« Je vais être sincère avec toi Pride, être avec toi la ... cette histoire, ce rapprochement si soudain me fait peur. Les relations amoureuses et ben j'avoue que cela n'a jamais été mon fort et du jour au lendemain me retrouver dans une relation comme celle-ci et ben cela m'effraye. Je tiens beaucoup à toi ... » Je finis par passer ma main douce sur son magnifique visage « je ressens tellement de choses pour toi que je suis incapable de m'exprimer et j'ai bien trop peur de m'attacher à toi et après devoir te voir partir. Ma vie est en train de se créer une nouvelle face et sans toi elle redeviendra aussi merdique qu'elle l'était avant »

Pride était doux mais à la fois rebelle, j'avoue que même en étant sa petite amie, celle qui est supposée le connaitre mieux que personne, j'ai parfois du mal à le cerner. Ses yeux parfois veulent dire tellement de choses cependant, je suis incapable de les comprendre, je suis incapable de lire dans ses yeux tellement profonds. Je sais qu'il tient à moi, même s'il ne le montre pas tellement, je sais que je ne suis pas qu'une simple fille à ses yeux cependant, je suis une fille bon dieu. J'ai besoin de quelques mots doux, de câlins et surtout de beaucoup de sincérité. Je ne peux pas me mentir à moi-même pour plaire à quelqu'un, le romantisme et tout cela, je trouve cela bien trop ringard à mon gout, mais je reste tout de même une fille.
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[Pride's Home] Jealousy is all the fun you think they had. -PV

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