AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez
 

 nightvision -- neil

Aller en bas 

Richie Pfeiffer

messages : 174
name : ana
face + © : joe keery
points : 378
age : 23
♡ status : you can't kiss my sins away but you can try
work : internship at windmont bay bulletin, probably not your favorite employee
home : house as big as his ego on harbor row, but kinda lonely kinda empty

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : ✦✦✧✧✧

nightvision -- neil Empty
Message· · Sujet: nightvision -- neil nightvision -- neil EmptyMer 19 Déc 2018 - 1:46


( aux menteurs de minuit qui jouent au clair de lune, gardés par les larmes des étoiles. )

La lune brûle ce soir. Comme les étoiles qui roulent sur les routes, tu frétilles sous les phares des feux rouges. Tu te serais bien retrouvé dans un club, parce que ton jean délavé se serre trop à ces corps malvenus, alors autant se frotter dans un endroit plus adéquat. Mais tu peux pas. Tu peux pas quitter tes collègues, tu peux pas quitter la table et ta bière qui loge-là. Pourtant, c'est pas ton genre, mais ce soir, t'es là. T'es là. T'attends ; le changement de direction du vent, que ta bière devienne vodka, que ton ennui se transforme en joie éphémère d'un bourré sans embarras. Les néons offensants aux tons de nuit t'aveuglent, mais tu préfères ça à voir les visages des menteurs de Windmont Bay. Toi-même, petit hypocrite. L'alcool au degré trop faible tourne dans le verre au rythme des discussions, et même si tu les entends, tu as du mal à les tenir.
Tu rentrerais presque chez toi, petit ingrat.
Car ils ne sont pas tous inintéressants, tu pourrais t'intéresser à Claude, à sa passion pour la broderie et tous ses types de points, tu pourrais écouter Peter, le mari d'une autre, te parler des avions, des nuages et de ses clients. Mais à ce moment-là, tu t'en fous. Tu pourrais même boire à perdre conscience, juste pour t'occuper, mais... Tu vas t'isoler dehors. La clope retrouve tes lèvres comme une caresse réconfortante et t'inspires l'air du monde dans tes poumons. Ça fait comme un chewing-gum à la menthe dans ta gorge. La cigarette te suit dans ta vie, aussi ancienne que ton adoption. Déjà treize ans, tu sais à peine compter sur tes doigts, mais enfant idiot ne perd pas de temps à mimer les grands. Tu crapotes comme un novice, tu taxes, puis tu payes. Depuis, c'est comme un journal intime que t'as traîné toute ta vie. Elles te rappellent tout, te font oublier le présent en t'embaumant de leur odeur viscérale de béton cancérigène. Tu t'en fous, t'as pas peur de la mort, toi. Ça te dérange pas de monter au ciel, t'as pas peur du vide.
T'observes la foule qui se traîne à l'extérieur du bar, fumeurs, non-fumeurs, perdus. Tu cherches des visages familiers, puis tu te rappelles qu'y a pas grand monde que t'aimes bien dans cette ville. Tu ris, surpris, de la banalité de l'affirmation. C'est pas comme-ci, tu venais de débarquer, mais, tout le monde est si -mignon? Tu sais bien que malgré tout, tu te fonds comme à ta place dans la population de Windmont Bay. Parce que si y en a un de soigner et propre sur lui, c'est bien toi. Tu te sens comme une tâche dans le tableau, alors que t'en est l'un des protagonistes. Pas dans un sens où tu aurais quelconque rôle dans la vie de la ville, mais plutôt en étant un personnage intégré et fondu parfaitement dans l'huile qui surplombe la toile. Tu te sens comme le Dada dans de la peinture académique. Mais personne ne représente mieux l'enfant sage que toi, du moins, en apparence.
En avoir conscience te donne des haut-le-cœur insupportables.
Abandonnant ta cigarette à la fin maussade, tu te diriges vers le bar au fond de l'établissement pour te servir à nouveau d'une bière au goût de miel. Soyons fous et tu oseras peut-être faire monter les degrés. Quelle sensation indescriptible que de sentir la rigidité de la carte de crédit sur tes doigts. Ça fait parti des choses qui te rendent fou, de savoir que t'as la richesse à portée de main, que tu pourrais te payer la lune, jusqu'à même racheter le Windmont Bay Bulletin. Tu pourrais te payer ton patron et lui faire te servir des cafés toutes les dix minutes, alors même que t'en bois pas.
Malheureusement, tu ne le sais que trop bien de l'avoir autant expérimenté ; l'argent n'est qu'un vice vide qui ne remplit le temps que de façon éphémère.

Ce qui t'occupe toi.
C'est de jouer avec les gens, en leur faisant perdre leur temps.

C'est lui. C'est avec lui, que tu vas jouer ce soir. Tes vilaines iris d'aspe, se posent innocentes sur la tête brune d'un inconscient. L'aurait jamais dû se poser là, le grand et beau garçon. Il aurait dû se douter que tu allai passer par-là, menace silencieuse. Tu souris comme un menteur. Tu t'approches, prédateur.

"Salut."
"T'es perdu ? T'attends quelqu'un ? Ou t'es juste seul ?"

_________________

( i closed my eyes and let out a scream so loud it took every ounce of strength i had. but it never left my body. it reverberated soundlessly inside, tearing through me, shutting down my heart. something inside me died. )


Dernière édition par Richie Pfeiffer le Mar 2 Avr 2019 - 2:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
get on my elevator, baby we're going up.

Neil Asprey

messages : 639
name : marido @ castiells.
face + © : nick © la vermine.
multinicks : alexandrine - velma - wes.
points : 1006
age : twenty five years old.
♡ status : w/ sunflower ryke.
work : sport student, aspires to be a coach.
home : flat @ harbor row.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : {2/3 : free} : richie.

nightvision -- neil Empty
Message· · Sujet: Re: nightvision -- neil nightvision -- neil EmptyJeu 21 Mar 2019 - 21:05

Il avait passé sa journée au garage à rafistoler des trucs pour le compte de clients pas forcément sympathiques. Mais c’était ce qu’on lui demandait, alors il le faisait, non sans maugréer dans sa barbe à cause des caisses dégueulasses qu’on lui foutait sous le nez. Les gens étaient sales, voilà avec quelle pensée, il achevait son service du jour. Il avait vu des horreurs sur une banquette arrière, d’autres dissimulées en dessous d’un tapis, sans compter l’état général de la mécanique qu’il trouvait sous le capot. Si il avait eu un tant soit peu d’argent pour s’acheter une voiture, jamais n’aurait-il fichu un tel capharnaüm dedans. Il avait un minimum de respect pour les choses – surtout celles-ci. Il eut un soupir agacé en remplissant sa fiche de présence, et s’éloigna. Il était on ne peut content de se tirer pour aller se changer les idées ailleurs. Il partit troquer le bleu de travail pour une tenue plus ample, et en profita pour envoyer un message à Ryke. Il aurait bien voulu voir son petit ami, mais celui-ci avait malheureusement des heures supplémentaires à faire au Mickey’s Dinner. Ce dernier promit cependant au sportif de le retrouver chez lui un peu plus tard dans la soirée. S’il était déçu il n’en montra rien et fourra le téléphone dans la poche de son jean. Sans doute aurait-il du abdiquer à cet instant-là, et rentrer se reposer. Mais il n’avait nulle prétention de ce genre-là, et était guère enclin à écouter son métabolisme éreinté. Au contraire, il préférait trainer un peu dehors avant de retourner dans l’immeuble décrépi où il louait un appartement aux proportions ridicules. Le regard fila sur les quelques bancs occupés, néanmoins la plupart des collègues dont il était proche avaient déjà déserté les lieux, quand les retardataires s’apprêtaient à retourner auprès de leur famille. Il allait devoir se trouver une occupation ailleurs pour patienter, à défaut de rentrer directement se vautrer dans le canapé.

Il quitta les lieux sans un coup d’œil en arrière, et remonta une des rues qui menait vers le centre-ville. Malgré la levée du couvre-feu, ainsi que l’aboutissement heureux propre à la disparition des enfants, nombreux étaient ceux qui ne dépassaient pas l’heure fatidique où la nuit reprenait ses droits. Au loin là où les premiers bars étaient visibles, il perçu un peu d’agitation, et s’en approcha d’un pas rapide. Ça lui semblait loin l’époque, où il venait trainer là-bas assez régulièrement, histoire de retrouver des potes, ou rencontrer des mecs croisés à l’improviste au club de sport. C’était terminé tout ça maintenant, il était en couple et puis l’atmosphère lourde de ces endroits le fatiguaient. Néanmoins il renouait ce soir avec son vieux moi. Il glissa une cigarette entre ses lèvres, puis piqua un briquet à une fille sur des talons vertigineux qui lui décocha un sourire charmeur. Il fit mine de ne rien voir même si la chose était flatteuse et poursuivit sa route sur quelques mètres, pour trouver un endroit à son gout. Terminant sa bouffée, il contempla les alentours à la recherche d’un visage familier, en vain. Visiblement ses connaissances n’étaient pas de sortie… Il n’était pas assez tard, conclut-il. Neil se faufila à l’intérieur d’un établissement pris au hasard et s’installa au comptoir, entre des groupes d’amis. La commande arriva quelques secondes après dans un joyeux tintement de verre. Il en but une gorgée et observa le ballet incessant de ceux qui allaient et venaient dans un brouhaha inaudible typique des personnes avinées. Une voix désagréable le tira brusquement de sa contemplation, et il toisa le malotru, un sourcil froncé. « C’est à moi que tu causes ? » Qu’il demandé d’un ton bourru, en reprenant un peu d’alcool. Il était désormais entièrement focalisé sur son voisin de tablée qu’il dévisageait avec insistante. Que son attitude fut peu sympathique l’indifféraient complètement, il était pas venu ici pour tisser des liens. « On se connait ? Et puis c’est quoi toutes ces questions, t’es de la police ? » La tête du gamin lui disait  strictement rien, mais il n’était pas doué pour retenir la physionomie des gens. De surcroit les interrogations à la suite, l’irritèrent aussitôt. « Toi je te demande ce que tu fous ici ? » Il en rajouta une couche pour le dissuader d’abuser de sa patience, lorsque tout ce qu’il souhaitait c’était boire tranquille pour tromper le temps.

_________________

see all these illusions just take us too long and i want it bad because you walk pretty, because you talk pretty, 'cause you make me sick and i'm not leavin', till you're leavin' | @ r thicke.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Richie Pfeiffer

messages : 174
name : ana
face + © : joe keery
points : 378
age : 23
♡ status : you can't kiss my sins away but you can try
work : internship at windmont bay bulletin, probably not your favorite employee
home : house as big as his ego on harbor row, but kinda lonely kinda empty

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : ✦✦✧✧✧

nightvision -- neil Empty
Message· · Sujet: Re: nightvision -- neil nightvision -- neil EmptyMar 2 Avr 2019 - 2:24


( where is the love ? )

Courbé comme une panthère, t'as le sourire aussi long qu'un croissant de lune. Et il devrait se méfier. Et tu devrais te méfier.

Tu laisses tes prunelles perfides l'admirer le long de ses épaules gargantuesques, les sourcils bruns, noirs comme la nuit, ses mains autour d'un verre. Ton regard s'est arrêté dessus, quelques instants, le temps de discerner ce qu'il buvait, voir si sa consommation lui permettrait d'éviter un jugement sur ses goûts en matière de boisson. Il avait l'air d'un mec qui pouvait boire des litres de bières et finir sa vie, la bedaine pendante le long des cuisses. Mais il avait également l'air d'un mec qui boit des cocktails, des mélanges excentriques qui n'avait ni sens ni goût, ni intérêt. C'était sa voix. Une voix de mâle, forte et pénétrante. Ses répliques qui étaient sensées te tenir éloigné, te décourager de lui parler et de continuer à s'incruster dans sa soirée.

Mais t'as jamais eu besoin de permission, ni de consentement mutuel pour venir parler aux gens. Et ça n'allait certainement pas commencer maintenant.

T'éclates de rire, bruyant et insupportable. Ton voisin va fortement croire que tu te fous de lui, mais c'est le cas. Et quand tu laisses ton rire s'éteindre tranquillement, tu reprends une gorgée de ta bière. Tu la finis, d'une traite, comme un grand garçon. Les yeux fixés sur celui qui te fait face. T'es prêt à le travailler jusqu'à ce qu'il veuille t'en mettre une. Et avec des bras comme ceux-là, elle risque d'être délicieusement douloureuse. Mais c'est pas une réelle inquiétude, c'est pas comme-ci tu ressentais grand chose, en ce moment, depuis tout le temps, depuis longtemps. T'es tout anesthésié, de partout. Dans ton petit cœur, dans ta petite tête, et tous tes petits nerfs ont plus l'air de fonctionner, ça fait un bail.
Alors tu te dis que tu pourrais être brutal. Pour une fois. Pourquoi avec lui, tu sais pas, t'en sais rien et tu t'en fous ; tu ne voudras pas le savoir. C'est lui, parce que c'est lui ce soir et c'est tout. Et tu sais pas pourquoi t'es comme ça, à chercher une petite bête qui n'existe pas, que tu vas toi-même planté dans les nerfs des autres.
Une petite claque dans ton ego te ferait un grand bien. T'en es persuadé.

Tu claques des doigts pour faire signe au barman que t'aimerais bien un p'tit sex on the beach, fruité, ensoleillé. Et tu sais que tu prends ton temps, que tu fais durer les choses à pas répondre à ton interlocuteur. Tu le fais attendre alors qu'il t'a rien demander, au départ. Mais t'es comme ça, prédateur langoureux, désinvolte ; la langue qui glisse le long des cristaux qui bordent la coupe. Juste quelques secondes, juste un bout de langue, comme un teaser.
Mais c'est même pas que tu le dragues.
C'est que tu t'amuses et que t'as bien envie d'être bourré.

"C'est un cheveu blanc que je vois là ?" Tu demandes, feignant la curiosité, te penchant sur la tête rasé du mec. Tu te permets de poser un doigt à un point au hasard sur son crâne, comme pour lui indiquer la position de ce cheveu intrus qui n'existe même pas. S'en suit un soupir, les doigts qui se mêlent au crin de sa propre tignasse. "Je comprends qu'on finit par raser." Expression désolée, compatissante.

"Je m'appelle Richie. C'est quoi ton petit nom?" Tes grandes dents qui apparaissent derrière ton sourire demi-lune.

"Je suis sûr qu'on peut devenir the best of friends" Et tu glousses, un peu plus sincère, parce qu'il fait chaud d'un coup, le long de tes tempes. Et tu sens que ta gorge est plus brûlante, que tes doigts s'agrippent à un verre déjà vide. Tu te sens tout enthousiaste, soudainement, tout détendu. Tu vas passer une belle soirée.


_________________

( i closed my eyes and let out a scream so loud it took every ounce of strength i had. but it never left my body. it reverberated soundlessly inside, tearing through me, shutting down my heart. something inside me died. )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




nightvision -- neil Empty
Message· · Sujet: Re: nightvision -- neil nightvision -- neil Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
nightvision -- neil
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Chris Neil signe à...
» Scarlett O'Neil. ♥
» Signature de contrat - Chris Neil
» Les acteurs au potentiel ardaien
» Promenons-nous dans les bois, tant que la nuit n'est pas là.... oups, trop tard ! || Neil J. Smith

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: vagabond :: butterfly effect :: season 1-
Sauter vers: