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 (famille berdsley/reynolds) the good versus the naughty ; who is who ?

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Isobel Blythe
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Message(#) Sujet: (famille berdsley/reynolds) the good versus the naughty ; who is who ? Dim 22 Nov 2009 - 15:49


the « good » versus the naughty ; who is who ?
RHYS & ISOBEL @ lemon street, n°1596
» décembre 2009.


© rdequina & dontpaintthesky


C'était un jour comme les autres. Ou plutôt, ça aurait du être un jour comme les autres. Bien qu'on fût à Miami, la température faiblissait en ce doux mois de décembre. Izzie, comme à son habitude ces derniers temps, ne comptait pas sortir de chez elle quand elle se leva ce matin-là. A vrai dire, depuis ce qui c'était passé à la fin du mois d'aout - la fameuse prise d'otage dont tout le monde avait probablement entendu parler - la jeune fille ne se sentait plus aussi énergique qu'avant. Elle était presque devenue partisane du moindre effort, c'est pour dire. En fait, après la prise d'otage, la demoiselle avait été conduite en urgences à l'hôpital avec les autres blessés de la soirée. Après une intervention pour retirer la balle qui s'était logée dans sa cuisse, elle avait du rester quinze jours à l'hôpital, pour être sur qu'elle n'avait pas attrapé d'infection ou quelque chose comme ça. Puis, à sa sortie de l'hôpital, ça n'avait été que béquilles & compagnie pendant un mois. Elle était donc libre de marcher et de faire ce qu'elle voulait depuis à peine deux semaines. Alors que le médecin lui avait recommandé de se remettre à marcher souvent, voir d'essayer un sport doux, la jeune femme restait chez elle à rêvasser devant la télé ou à dévorer des bouquins. Un comportement qui ne lui ressemblait pas vraiment, c'est vrai. Un comportement qui ne s'expliquait pas que par son ancienne infirmité, il fallait aussi l'avouer.

Depuis la prise d'ottage, Rhys Blythe avait été beaucoup présent pour Izzie. Au début. Cela avait commencé lors de son séjour à l'hôpital, il venait la voir de temps en temps pour prendre de ses nouvelles, pour la distraire. Peut-être qu'il fallait mettre ça sur le compte de la culpabilité de celui qui n'a rien, qui sait. Après qu'Izzie fut rentré chez elle, Rhys commençait déjà à moins venir la voir, probablement trop occupé avec d'autres personnes, mais il était encore présent dans l'entourage de la jeune fille. Il venait chez elle, la sortait dans des bars pour lui payer une bière, la poussait à venir promener Glutton avec lui, bref, toutes sortes de choses qui pouvaient l'occuper un peu, même en étant boitillante. Ensuite, Izzie commença à se sentir trop faible pour sortir, il valait mieux qu'elle reste au calme dans son lit, ou du moins, sa tante affirmait que le médecin avait dit ça lorsque Rhys appelait, s'inquiétant de ne pas avoir de nouvelles. Il trouvait porte close si jamais il avait l'idée de se présenter au domicile des Reynolds et cela devenait dur d'avoir quelqu'un qui répondait à ses quelques appels. Inutile de préciser qu'Isobel avait juste décidé de l'éviter, tout simplement. A ce jour, on ne comptait déjà plus les changements d'humeurs de la jeune fille alors mieux valait attendre que ça passe et ne pas chercher à comprendre. Néanmoins, tout le monde n'aimait pas la facilitée.

Rhys n'avait pas été la seule personne qui avait été présente au chevet de la jeune Reynolds. En plus de sa famille, bien entendu, on pouvait aussi compter quelque uns de ses rares amis. Bonnie Whealer, en tête de la liste des personnes à avoir passé le plus de temps avec elle pendant sa convalescence. La jeune brunette avait été une vraie bouffée d'air frais quand Izzie était plongée dans la monotonie des jours qui défilaient. Même Caleb, l'ex de Bonnie, était passé la voir deux ou trois fois, un geste qui avait fait plaisir à la jolie blonde. L'une des autres personnes qu'Izzie avait souvent vu, au début, était Hailey Caldwell, une autre de ses bonnes amies. Elles se connaissaient depuis plusieurs mois et s'appréciaient bien. La compagnie d'Hailey avait été plus ou moins agréable. Un jour qu'elle était venu la voir à l'hôpital, Hailey racontait les derniers évènements de sa vie et avait finie son récit par une simple phrase mais qui avait eu toute l'attention d'Izzie. « Je crois que ça avance bien avec Rhys, j'ai l'impression que le stade de l'amitié est dépassée, enfin, je ne sais pas trop... » Si elle était venue chercher conseil auprès de son amie blessée, Hailey avait surement frappé à la mauvaise porte. Après avoir haussé un sourcil, le regard d'Izzie s'était voilé et elle n'avait rien dit sur le sujet, feignant l'indifférence. Ce qui l'avait étonné, c'était d'apprendre ce genre de choses de la bouche de son amie, et non pas de l'intéressé en question. Deux semaines plus tard, Bonnie était venue voir la jeune femme et lui avait demandé avec prudence si elle était au courant pour le nouveau couple du quartier. Au début intriguée, Izzie avait demandé des détails avant de comprendre que son amie lui parlait de Rhys & Hailey. Depuis, une sensation étrange s'était installée en elle et elle n'avait pas envie de parler à l'un ou à l'autre. Ce n'était pas de la jalousie, non, c'était quelque chose de plus compliqué.

Izzie était en train de suivre avec attention le dernier épisode d'Esprits Criminels qu'elle avait enregistré lorsqu'elle se rendit compte qu'il ne lui restait plus que trois clopes dans son paquet de Marlboro. Dommage pour elle, elle serait finalement obligée de mettre les pieds dehors aujourd'hui. Alors qu'elle était restée en peignoir depuis sa douche matinale, elle quitta ce vêtement pour enfiler nonchalamment un short en jean et son sweat de l'université par dessus un soutien gorge. Inutile de se prendre la tête pour faire quelques pas jusqu'à l'épicerie du coin. Elle en profiterait pour ramener un pack de bière, celui qu'elle avait acheté la veille ne tiendrait pas pour le reste de la journée, elle l'avait déjà bien entamé. Elle glissa ses pieds dans ses baskets en toile grises, attrapa les clés de la maison ainsi que son porte monnaie puis elle sortit de chez elle. Enfin, c'était son intention première. Elle n'eut malheureusement pas le temps de sortir car, en ouvrant la porte d'entrée, elle tomba nez à nez avec Rhys qui s'apprêtait apparemment à sonner. Quel jour on était aujourd'hui ? Vendredi 13 ? Elle poussa un discret soupir et vrilla ses yeux clairs dans ceux de son ami. Inutile de gaspiller de la salive pour rien, s’il était là, il avait surement quelque chose à lui dire, elle attendit donc qu'il parle, sans essayer de cacher son léger agacement. Tout le monde savait que se mettre entre des cigarettes et Isobel était forcément quelque chose qui agaçait la jeune femme. Ça n'avait rien avoir avec la personne en question, bien entendu.

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Dernière édition par Isobel Reynolds le Sam 2 Jan 2010 - 22:57, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: (famille berdsley/reynolds) the good versus the naughty ; who is who ? Dim 22 Nov 2009 - 17:55


La main suspendue à quelques centimètres seulement du bouton clair de la sonnerie des Berdsley, Rhys se figea, surpris, en voyant la porte s'ouvrir avant que retentisse le fameux « Ding dong » qu'il s'apprêtait à produire. Izzie venait de lui ouvrir – non plus exactement, elle venait d'ouvrir la porte, nuance. De toute évidence, son but n'avait jamais été de devancer les désirs du jeune homme mais bel et bien de sortir, indépendamment de sa visite improvisée. Restant sur le bas de la porte à la dévisager, les traits de Rhys se durcirent sous le regard impatient que lui lança Isobel.

Depuis plusieurs jours à présent, le célèbre tandem que constituaient Izzie & Rhys connaissait un malaise indéfinissable. Venait-il d'Izzie, venait-il de Rhys ? Ce n'était pas cela le plus important à savoir mais le constat qu'il fallait en tirer : le duo se fréquentait de moins en moins et lorsque Rhys essayait d'y remédier, il se retrouvait devant une porte close – littéralement. Au départ, il avait pensé que c'était une conséquence de l'attaque armée qu'elle avait subit : elle avait probablement besoin de calme, de se retrouver seule pour réussir à combattre d'éventuelles angoisses posthumes. Impatient et frustré de devoir rester à l'écart, Rhys s'était pourtant fait violence et avait accepté de la laisser tranquille … Sans réussir à tenir bien longtemps. Il s'était, en effet, assez vite remis à essayer d'entrer en contact avec elle. Hésitant et perplexe, tous ses appels finissaient cependant de la même façon : « Non, Izzie ne te peux pas discuter avec toi pour le moment, elle se repose. Inutile d'essayer de passer, on s'occupe bien d'elle à la maison, ne t'en fais pas. » Ne pas s'en faire. Si Rhys avait assez confiance en la famille Bredsley et aux médecins de l'hôpital de Miami concernant la santé de la jeune femme, c'était d'avantage à propos de leur relation qu'il s'inquiétait. Qu'est-ce que tout cela signifiait ? Depuis quand se permettait-elle de le laisser sans nouvelle pendant une période dépassant une semaine ? Elle pouvait bien avoir toutes les raisons du monde de son côté, cela ne changeait rien à la frustration qui gagnait de plus en plus l'étudiant. Il la sentait s'éloigner de lui et cette perspective lui faisait horreur : ne pouvoir rien faire, n'avoir pas le droit d'objecter quoique ce soit, la crainte de se méprendre, de se faire des films … Avait-il fait quelque chose de mal ? Non, c'était impossible. Jamais Izzie ne l'aurait laissé lui faire du mal sans venir immédiatement l'engueuler comme il se doit. Entre elle et lui, le dialogue passait naturellement et un seul regard leur permettait de faire comprendre à l'autre n'importe quel message.

Pourquoi donc se retrouvaient-ils dans une telle situation ? Ce fut la question que se posa le jeune homme depuis le sofa de sa salle de séjour. La télé était éteinte mais le cerveau de l'étudiant était aussi actif que s'il s'était retrouvé devant une finale nationale de base-ball télévisée. Allongé à moitié, il tenait entre ses mains une petite balle de tennis qu'il lançait haut au dessus de son visage avant de la rattraper in-extremis et avec une adresse remarquable. De toute évidence, même en pleine réflexion il ne perdait rien de sa vivacité. Il entendait que quelqu'un se trouvait dans la cuisine (sans doute Vicky qui se cuisinait son dîner ou Maât qui venait se rafraîchir) mais n'y fit guère attention. Tout ce qui occupait son attention était sa meilleure amie qui s'empêchait (volontairement ou non) de le voir. Était-elle si fragilisée par les évènements du gala qu'elle n'arrivait plus à supporter la vue d'un Blythe ? Cette idée crispa les entrailles du jeune homme et il cessa de lancer la balle, se redressant subitement. Déjà qu'il culpabilisait terriblement, se disant que c'était principalement de la faute de la famille Blythe si des gens étaient morts et d'autres blessés lors de cette terrible nuit d'août, si Isobel se mettait à être dégoutée de sa présence … A bout de nerfs, incapable de rester plus longtemps dans l'ignorance et dans le flou, Rhys se leva brusquement de son siège pour se diriger vers la porte d'entrée. Elle ne voulait pas lui donner d'informations ? Il viendrait les chercher lui-même. Attrapant sa veste et son trousseau de clefs, Rhys cria à l'adresse de la personne se trouvant dans la cuisine d'une voix forte et légèrement tremblante sous l'effet de la colère.

« Je sors. Sans Glutton. J'en n'ai pas pour longtemps. »

Autant dire que les choses étaient plutôt sérieuses s'il n'emmenait pas son fidèle chien avec lui. Claquant la porte derrière lui, il descendit la rue et marcha rapidement vers Lemon Street. Il ne prit pas sa voiture, cela ne servait à rien et de toute manière, il avait besoin de cette marche pour s'accorder quelques dernières minutes de réflexion. Ou quelques minutes supplémentaires pour se faire d'avantage du mal. La nuit était déjà bien installée lorsqu'il arriva devant le numéro 1569 mais il s'en fichait. Sa tante et son oncle étaient peut-être en train de dîner à cette heure-ci mais ça lui était égal : il devait voir Izzie. S'armant de courage, le jeune homme avança jusqu'à la clôture blanche et l'ouvrit avant de se diriger vers la large porte d'entrée. Il connaissait cette maison à merveille, il y était venu un tas de fois mais ce soir, c'était comme si c'était la toute première fois qu'il s'apprêtait à y mettre les pieds. Elle ne représentait plus un lieu de confort et de distraction mais bel et bien un défi. Prenant une profonde respiration, il voulut atteindre la sonnerie mais son geste fut inutile.

Gardant le silence, il fixa Izzie qu'il lui semblait n'avoir pas vu depuis une éternité. Il était soulagé de la voir sur ses deux jambes mais ressentait à son égard un profond sentiment d'incompréhension et de reproches. A quoi jouait-elle ? Sans se demander un instant la raison pour laquelle elle était venue à ouvrir cette porte exactement au moment où il arrivait, Rhys baissa son bras et se planta face à elle, soutenant son regard.

« Je vois que tu vas mieux … Tu n'es pas à l'agonie comme semble le croire ta tante. » Un dur silence s'installa entre eux avant qu'il n'ajoute. « Écoute, si j'ai fais quelque chose de mal … dis-le moi, parce que je suis complètement perdu. »
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Message(#) Sujet: Re: (famille berdsley/reynolds) the good versus the naughty ; who is who ? Dim 6 Déc 2009 - 19:45


    « Ma tante a toujours été un peu excessive... Enfin, je vais mieux, comme tu peux le voir. Comme ça, du jour au lendemain. Peut-être quelque chose en rapport avec un miracle, qui sait. »
Dire que la jeune femme se foutait de la gueule de son ami n'aurait pas été un si gros euphémisme que ça. Il était certain qu'elle était dès plus ironique en parlant de miracle, faisant ainsi un lien avec les tendances religieuses de Rhys. Elle n'avait pas envie de se justifier devant son meilleur ami, elle ne souhaitait pas lui expliquer pourquoi elle n'avait pas voulu le voir plus que nécessaire et pourquoi elle n'avait pas donné de nouvelles. Qui plus est, elle s'était fait tirer dessus trois mois auparavant. Avait-elle réellement besoin de se défendre pour son comportement depuis ça ? Elle se mordit la lèvre inférieur, sachant très bien que c'était presque pathétique de se cacher derrière ça pour ne pas avoir à s'expliquer avec Rhys. Mais le jeune homme en face d'elle ne méritait pas qu'elle s'excuse ou qu'elle se justifie, elle en était convaincu. A vrai dire, c'était le contraire qu'elle espérait et qu'elle tenterait d'obtenir. Elle n'avait jamais été douée avec les mots quand il s'agissait de se disculper sérieusement ou de parler sentiments. C'était plus simple de montrer par les gestes.
    « Quelque chose de mal ? Qu'est-ce qui te fais dire ça ? »
Oui, elle désirait le voir ramper à ses pieds. Elle avait besoin d'entendre qu'il s'était sentie rejeté par elle et qu'il ne comprenait pas pourquoi. Son incompréhension ne pouvait que renforcer son agacement, mais le fait de le voir exprimer ses sentiments d'avoir été mis à l'écart prouverait qu'il ne s'était pas désintéressé de la jeune fille, même pendant qu'il sortait avec Hailey. Elle ne savait pas trop comment faire pour arriver à ses fins. Tout ce qu'elle savait là maintenant était qu'elle pouvait abandonner l'idée d'aller se racheter des cigarettes dans l'immédiat. Poussant un discret soupir à cette idée, elle retourna à l'intérieur de chez elle, laissant la porte ouverte si jamais Rhys avait toujours envie de parler. Le jeune homme devait surement savoir que, si il ne la poussait pas jusqu'au bout, il ne pourrait rien obtenir d'elle. C'est donc sans surprise qu'il franchit le palier quelques secondes après tout en fermant la porte derrière lui, comme pour montrer qu'il ne comptait pas repartir maintenant. Oh, joie. Izzie continuait de se déplacer dans son salon sans lui accorder un regard. Rhys connaissait très bien la maison, il ne se gênait pas pour faire comme chez lui ici, à commencer par prendre une bière dans le frigo ou s'installer sur le canapé sans qu'on lui dise, ça avait toujours été comme ça. Pas sur qu'aujourd'hui, il se sentirait assez à l'aise pour se comporter de la même façon qu'habituellement. Sans surveiller les gestes de son ami vu qu'elle lui tournait le dos, Izzie se débarrassa de son sweat avant d'enfiler un t-shirt à sa cousine qui trainait là par hasard, se retrouvant l'espace de quelques instants en short & soutien-gorge. De toute façon, la jeune femme n'avait jamais été pudique et ce n'était pas comme si c'était la première fois que Rhys la voyait dans ce genre de tenue. Néanmoins, il n'y avait aucune idée de tentation dans ce geste anodin. Les choses sérieuses n'avaient pas encore commencé.

Elle se retourna alors, croisant le regard de Rhys vrillé sur elle. Elle lui faisait face pour la première fois depuis qu'ils avaient pénétré à l'intérieur de la maison et Izzie ne savait pas quoi faire. Elle se décida à fuir à nouveau, se dirigeant vers la cuisine pour aller chercher des bières. Ils avaient beau être plus ou moins en froid, on ne changeait pas les vieilles habitudes. Heureusement, son ami ne la suivit pas comme un chien docile et resta dans le salon, se demandant surement ce qu'elle pouvait bien encore faire. Elle revient avec deux bières, en donna une à Rhys et garda la deuxième pour elle, bien entendu. Elle ne pouvait s'empêcher de fixer son ami avec intérêt, comme si elle attendait qu'il parle. Pourtant, il ne devait surement pas savoir quoi dire ou peut-être devinait-il qu'il risquait de s'aventurer en terrain dangereux. Ne souhaitant pas rester plus longtemps dans ce silence quelque peu désagréable, Izzie prit une longue gorgée de bière avant de prendre la parole.
    « Tu sais, j'aurais bien aimé l'apprendre par toi. Je crois que c'est ça qui me déçoit le plus, à croire que tu n'as plus le courage de m'affronter. Quoique, vu que tu es là devant moi, ça ne doit même pas être ça... »
Elle avait dit ça d'un ton neutre, bien que sa voix laissait transparaitre une pointe d'amertume. Car oui, elle avait été déçu d'apprendre par Bonnie que son meilleur ami sortait avec une fille - et pas n'importe laquelle, une fille qui était aussi son amie. Elle aurait peut-être mieux accepté la nouvelle s'il lui avait dit lui-même ou si elle en avait entendu parler avant. Après tout, c'est vrai, il ne lui avait jamais parlé d'une quelconque histoire avec Hailey. Peut-être que ce n'était pas sérieux. Izzie n'en savait rien, elle n'avait pas voulu savoir, elle n'était même pas censé être au courant vu que Rhys ne lui avait rien dit. D'ailleurs, il devait se demander de quoi elle pouvait bien lui parler. Elle n'avait pas encore exprimé clairement les raisons qui l'avait poussé à éviter son ami, difficile donc de comprendre où elle voulait en venir en parlant de cette façon. Comme si elle n'attendait pas de réponse, elle but une nouvelle gorgée de sa bière sans accorder un regard à Rhys, restant quand même attentive aux mouvements du jeune homme.


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Message(#) Sujet: Re: (famille berdsley/reynolds) the good versus the naughty ; who is who ? Dim 13 Déc 2009 - 0:01


Rhys n'avait pas bronché lorsqu'elle le nargua ouvertement en prétendant avoir été sauvée grâce à un miracle. C'était une provocation pure et dure dont le jeune homme se serait bien passé. Il était sincèrement frustré par cette situation et savoir qu'Izzie s'amusait à faire de l'esprit à cet instant était assez crispant. Mais il y était habitué et il savait parfaitement que c'était inutile d'espérer l'empêcher de faire ce genre de choses. C'était elle : espiègle et effrontée, qu'importait la situation. Il ne tarda pas pourtant à deviner qu'elle comprenait parfaitement la raison de sa visite : la façon dont elle lui rétorqua qu'elle ne voyait pas de quoi il parlait lui faisait précisément comprendre l'inverse. Il la connaissait sur le bout des doigts pour savoir quand elle mentait et en l'occurrence, elle était en train de feindre l'ignorance et l'indifférence aussi subtilement qu'aurait pu le faire une cargaison de mammouths. Non pas qu'elle soit une mauvaise menteuse en général, au contraire, mais le jeune homme lisait pratiquement en elle comme dans un livre ouvert. « Pratiquement », parce que malheureusement à cet instant précis, il ne saisissait toujours pas la raison exacte pour l'éloignement qu'elle lui avait fait subir. Avec lassitude, il lui répondit alors d'une voix faible.

« S'il te plait, pas de ça ... »

Il la regarda longuement avant de la voir tourner les talons et rentrer chez elle. Rhys aurait pu craindre le pire mais le fait qu'elle ait laissé la porte grande ouverte lui indiquait qu'elle ne prenait pas encore congé de lui. A l'inverse, elle semblait d'avantage l'inviter à la rejoindre dans la maison. N'hésitant guère longtemps, il lui emboita le pas et ferma doucement la porte derrière lui, comme il avait pu le faire une bonne centaine de fois auparavant. Mais ce soir, cette invitation avait une saveur bien différente. La froideur évidente qu'Izzie affichait à son encontre et son propre sentiment de ressentiment vis-à-vis d'elle ne rendait pas la relation des plus agréables. Mais cela n'allait pas tarder à évoluer, dans un sens ou dans l'autre. C'était une évidence lorsque l'on connaissait les caractères des deux jeunes gens : hypocrisie et faux-semblant n'étaient vraiment pas leur tasse de thé, même si cela devait les compromettre. Il vit Izzie filer vers la salle de séjour et il se permit alors d'avancer vers l'entrée de celle-ci mais s'arrêta sur le seuil de la pièce lorsqu'il vit la jeune femme se changer. Ce n'était pas tant par intimidation – il l'avait déjà vu bien plus dénudée que cela – mais par retenue. Il en profita bien évidemment pour la regarder de dos mais ne pouvait s'empêcher de trouver cela incorrect … Incorrect vis-à-vis d'Hailey, sa petite amie. Bien entendu, cette dernière n'allait probablement jamais être au courant de cette soirée mais le fait qu'il soit en couple reconfigurait, d'une manière ou d'une autre, la relation qu'il entretenait avec sa meilleure amie. En effet, la forte ambigüité de leur relation ne pouvait continuer impunément en étant aussi éclatante. N'est-ce pas ? Appuyé de biais contre l'embrasure de la porte, il attendit qu'elle ait fini de se rhabiller pour oser s'approcher d'elle. Histoire d'être sûr qu'elle soit « inoffensive » (Rhys n'étant pas un modèle de résistance, c'était bien connu) lorsqu'il serait auprès d'elle. Il la vit se défiler une fois de plus, direction la cuisine cette fois, ce qui exaspéra le jeune homme. Cette attente était insupportable. Poussant un soupire quand elle finit enfin par accepter à l'affronter, Rhys ne fit même pas attention à la bière qu'elle lui tendit. Ils étaient à présent au centre de la pièce principale du rez-de-chaussé, deux boissons alcoolisées dans les mains mais nullement l'envie pour Rhys d'en profiter. Une envie qui passa définitivement en dessous de zéro quand elle se décida à lui parler – à lui parler franchement. Il fronça les sourcils, un instant perdu, ne comprenant pas très bien où elle voulait en venir mais lorsqu'il saisit enfin, il se figea. Était-ce sérieux ? Lentement, il se débarrassa de sa canette qu'il déposa sur la table basse qui se trouvait près d'eux et regarda ensuite avec appui son amie. Elle semblait vraiment lui en vouloir. Loin pourtant d'être soulagé par l'idée de savoir de quoi il était question, Rhys se sentait bien plus nerveux. Ses intentions n'avait jamais été de lui faire du mal mais là de toute évidence, il l'avait blessée sans même s'en être rendu compte. Et c'était sans doute le plus douloureux à supporter pour la jeune femme, Rhys pouvait le concevoir sans être réellement convaincu pourtant de sa culpabilité. Après tout, aux dernières nouvelles, ils ne formaient pas un couple et il était libre de voir qui bon lui semblait. Peut-être était-ce le fait que les deux jeunes femmes soient amies qui la dérangeait autant ? Rhys n'en savait rien et à vrai dire, il commençait à en avoir assez des devinettes. Dans un élan d'agacement, il se permit de lever son bras et de confisquer la bière d'Izzie avant de l'abandonner derrière lui. Il était déterminé à obtenir d'elle son entière concentration et même si une bière n'était pas fortement alcoolisée en principe, il tenait à ce qu'elle soit entièrement attentive à ce qu'il voulait lui dire. Parce qu'il n'acceptait pas la façon dont elle l'avait traité depuis sa convalescence, parce qu'il ne supportait pas la rancœur qu'il lisait dans son regard et percevait dans sa voix.

« Hailey, c'est ça ? C'est absurde … Juste absurde. Je comptais t'en parler, bien entendu. J'avais juste pensé qu'attendre que ma relation avec elle soit sérieuse pour te l'annoncer soit plus censé … Et ton silence-radio de ces dernières semaines ne m'autorisaient pas réellement à te l'annoncer. »

Les traits toujours aussi durs, comme s'il était décidé à lui faire comprendre à quel point l'indifférence qu'elle avait porté à son égard ces derniers temps l'avait affecté, Rhys semblait déterminé à ce qu'elle ressente ne serait-ce qu'une pointe de culpabilité ou à défaut, qu'elle se décide à tout lui déballer sans concession parce qu'il était persuadé que ses reproches n'étaient que la partie émergente d'un l'iceberg.
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Message(#) Sujet: Re: (famille berdsley/reynolds) the good versus the naughty ; who is who ? Sam 26 Déc 2009 - 17:42


Elle ne savait pas ce qu'il voulait, pourquoi souhait-il à chaque fois arranger les choses ? Il savait bien qu'avec la jolie blonde, ça allait et ça venait, ça ne pouvait pas rester immobile. Parfois elle restait dans son coin pour des broutilles et ça ne durait à peine quelques jours, mais d'autres fois, c'était quelque chose de plus sérieux qui pouvait durer aussi longtemps qu'elle le voulait. Difficile de dire que la présence de Rhys à ses côtés ne lui manquait pas, mais elle n'était pas du genre à aller s'excuser pour avoir été distante avec lui, il le savait. Il devinait donc facilement que, pour changer, ce serait à lui de faire le premier pas si il voulait retrouver son amie. Chose qui n'allait surement pas être facile. Il semblait tout de même las de ces histoires, malheureusement pour lui, Izzie pouvait rapidement devenir une petite fille capricieuse et contrariée pour un rien. Une vraie perle cette jeune fille. Rhys observa sans broncher les déplacements de la jolie blonde jusqu'à ce qu'elle se décide à se poser dans le salon, prête pour la confrontation. Elle n'était pas lâche, elle n'allait pas fuir ce moment. Rhys ne semblait pas très intéressé par sa bière, il la posa même sur la table basse après qu'Izzie se soit décider à parler ─ avec plus ou moins de sérieux. Comble du comble, il entreprit même de récupérer la bière de la jeune fille pour la poser loin d'elle. Le fixant d'un air contrarié, elle commença à réagir à ses paroles sans quitter son regard.
    « Et alors, c'est du sérieux maintenant ? » Elle secoua la tête légèrement avant de reprendre. « Non laisse tomber, ça ne m'intéresse pas. »

A cet instant, et pour la première fois, on pouvait percevoir dans son ton une pointe de jalousie qui contrastait avec l'indifférence dont elle voulait ─ ou devait ─ faire preuve. Elle ne put s'empêcher de mordiller sa lèvre inférieur, quelque peu gênée par ce qu'elle venait de dire, ou plutôt, la façon dont elle l'avait dit. Il n'y avait aucune raison pour qu'elle soit jalouse, elle le savait. Elle était seulement agacée par toute cette histoire, c'était tout. Elle releva les yeux vers lui dans un petit soupir. Il fallait qu'elle se rattrape, Rhys aurait du mal à comprendre ce qui la dérangeait réellement et elle ne souhaitait pas passer plus longtemps pour la meilleure amie jalouse ─ même si c'était plus ou moins ce qu'elle était, finalement.
    « A vrai dire, je m'en fous que tu sortes avec une fille, vraiment. La seule chose qui m'embête, c'est que Hailey soit mon amie. » Elle le fixait avec assurance, essayant de se montrer confiante comme elle avait l'habitude de l'être. « Parce que si tu sors avec mon amie, je ne peux pas être la fille impulsive et insouciante que tu connais, je ne peux pas me comporter comme j'en ai l'habitude de le faire. »

Ça y est, elle était entrée dans le vif du sujet. Aux yeux de nombreuses personnes, ce qu'elle disait aurait pu paraître ridicule et de la moindre importance, mais pour Izzie, c'était quelque chose qui lui tenait beaucoup à cœur, de faire ce que bon lui semblait. Elle avait ses propres valeurs, sa propre façon d'être. Elle ne voulait pas avoir à se comporter différemment en présence de quelqu'un, surtout pas celui qu'elle considérait comme son meilleur ami et avec qui elle avait cette relation si... particulière. Alors non, elle ne lui en voulait pas tant que ça pour avoir omis de lui parler de cette histoire avec Hailey. Le problème pour elle, c'était avant tout les conséquences que cette histoire pourrait avoir sur leur amitié qui lui était précieuse, peut-être trop. Pourtant, bien que cet aspect là lui paraissait évident, elle n'était pas sur qu'il comprenne et pour cause, le jeune homme avait froncé les sourcils suite aux paroles de la jolie blonde. Afin que, pour une fois, les choses soient parfaitement claires, elle continua donc de parler pour essayer de s'expliquer plus en profondeur.

    « Notre relation ne nous a jamais posé problème. Malgré l'ambiguïté qu'il peut y avoir entre nous, on est juste amis, toi et moi le savons, et c'est pour ça que je ne calcule pas mes faits et gestes. » Elle eut un sourire quelque peu las, ayant du mal à mettre des mots sur ses idées. « A présent, si je m'approche trop près de toi, on va croire que je veux te voler à Hailey. Le moindre petit geste, je dois faire attention, vérifier que ça ne peut pas être mal interprété. Je ne suis pas comme ça Rhys, je ne veux pas faire attention. Notre amitié a toujours été comme elle était, mais tu ne peux pas dénier le fait qu'être en couple avec quelqu'un remet nos attitudes habituelles en cause, non ? »

Elle eut un petit sourire un peu triste en disant sa dernière phrase. Que pouvait-elle sous-entendre en parlant de leurs habitudes habituelles ? Discuter de tout et de rien, s'amuser comme des gamins, faire la tournée des bars ? Ou alors, coucher ensemble de temps en temps ? Hum, peut-être ce genre de choses oui... Izzie était bien connu pour être plutôt chaleureuse comme fille, physiquement du moins. Le contact avec autrui ne la dérangeait pas vraiment, c'était le cas de le dire. Elle n'irait pas non plus faire des avances au premier venu, mais elle n'était pas embarrassée quand il s'agissait de flirter innocemment. C'était d'ailleurs une chose qui faisait partie à part entière de la relation qui unissait le jeune Blythe et la jeune Reynolds. Pour Izzie, c'était donc inimaginable de se comporter avec son ami sans s'amuser à jouer avec le feu et c'était donc ce qu'elle souhaitait lui faire comprendre, exemple à l'appui. Elle s'approcha donc de lui, avec un petit air mystérieux et leva doucement son bras vers le visage du jeune homme, en effleurant du bout de ses doigts délicats les traits familiers de son ami. Elle franchit la dernière distance qui les séparait en avançant son propre visage vers le sien, avant de faire dériver ses lèvres vers l'oreille de Rhys.
    « Tu vois, je pense que ces petits gestes sont actuellement considérés comme déplacés... Ais-je tords ? » demanda-t-elle dans un murmure quelque peu provocateur au creux de son oreille.

Avant que tout ceci ne dérape, la jolie blonde s'écarta aussitôt de son ami pour briser ce moment d'égarement. Encore une fois, elle faisait tout ceci exprès, non pas pour le faire céder à une quelconque tentation ou l'entrainer du mauvais côté, mais simplement pour lui montrer son point de vue. A vrai dire, elle ne pensait pas à mal cette fois-ci. Elle le fixa quelques instants avant de faire quelques pas sur le côté pour attraper sa bière et en boire une longue gorgée, ses yeux rivés dans ceux de son meilleur ami, en signe d'une nouvelle provocation.

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Message(#) Sujet: Re: (famille berdsley/reynolds) the good versus the naughty ; who is who ? Jeu 31 Déc 2009 - 17:31


L'expression froide que lui adressa Izzie une fois qu'il lui ai confisqué sa canette de bière n'impressionna pas Rhys. Il était habitué à ses regards sévères, à ses airs de petite capricieuse et bien que la situation fut cette fois beaucoup plus critique, il ne comptait pas la laisser se conduire de la sorte avec lui. Il ne désirait qu'une chose : qu'elle comprenne que sa relation avec Hailey n'avait strictement rien à voir avec elle et qu'il n'avait jamais souhaité la blesser d'une quelconque façon. Il resta pourtant interdit quand elle lui demanda, sur un air de défi, si à présent c'était sérieux entre lui et Hailey. Oui ça l'était. Ça l'était devenu inévitablement puisque lorsque Rhys se met officiellement en couple, cela devient automatiquement et assez rapidement « sérieux », même si l'idée n'était pas la plus réconfortante qui soit pour l'étudiant. En effet, les relations amoureuses et lui, cela avaient toujours été fortement compliqué … Sans doute en partie à cause d'Isobel qui prenait place dans toutes ses équations amoureuses malgré elle. Il la regarda longuement et parut un instant déstabilisé par ce qu'elle venait de dire. Rhys n'était pas le dernier des crétins et il réussit à comprendre sans trop de difficulté que ce qu'Izzie masquait derrière sa façade de « meilleure amie abandonnée » étaient des reproches beaucoup plus sérieux et conséquents. Intrigué, Rhys garda pourtant le silence et l'observa. Il la vit mordre sa lèvre inférieure, signe d'un certain malaise – chose particulièrement rare chez elle. Il était perdu, parfaitement paumé. Le moment où la jeune femme releva finalement son regard sur lui avec plus d'assurance, Rhys prit une profonde inspiration, comme s'il s'attendait à se prendre une nouvelle vague de reproches en plein visage. Il fronça imperceptiblement les sourcils quand elle avança l'argument de son amitié avec Hailey. Certes, c'était assez culotté de sa part d'oser sortir avec l'amie de … sa meilleure amie ? Voilà, là était le problème. Ils n'étaient pas des ex et encore moins un couple. Techniquement, Rhys pouvait parfaitement fréquenter toutes les amies d'Izzie s'il le souhaitait … Encore fallait-il qu'il le souhaita réellement. Pressentant qu'elle n'avait pas terminé dans ses explications, Rhys se contenta de l'écouter avec une concentration entière. Il avait enfin le sentiment qu'il obtiendrait les éclaircissements qu'il attendait avec autant de nervosité depuis plusieurs jours.

Il lui lança un regard singulier quand elle se mit alors à évoquer toutes les particularités de leur relation. Tout ce qu'elle avançait été exacte certes, mais il n'avait jamais perçu les choses sous cet angle. Du moins, il n'avait jamais pensé que le fait qu'il soit en couple avec une autre femme puisse affecter d'une quelconque façon sa relation avec Izzie. Ce n'était pas non plus comme si c'était la première fois qu'il avait une petite amie depuis qu'ils se connaissaient. Plus encore, il n'aurait jamais cru que les « qu'en dira-t-on » intéresseraient un jour sa meilleure amie. Les choses avaient visiblement changer, ils ne pouvaient plus être aussi insouciants que lorsqu'ils étaient au lycée de toute évidence. Izzie n'était qu'une humaine après tout et pouvait elle aussi être blessée par les dures remarques que certains pourraient lui adresser. Cette perspective fit alors serrer le poing au jeune homme. Il ne pouvait supporter l'idée d'avoir mis son amie dans une position aussi délicate mais plus encore, il ne pouvait supporter l'idée de risquer de la perdre, de perdre cette relation si joueuse et unique qu'ils partageaient. Le jeune homme la regarda avec culpabilité et irritation à la fois. Il fut cependant incapable de prononcer le moindre mot pour la rassurer, lui assurer que tout allait bien se passer et qu'ils n'auraient jamais à changer qui ils sont … Mais cela aurait été terriblement injuste envers Hailey. En effet, il serait inconsidéré de toucher Izzie à présent comme il lui arrivait de le faire parfois … Ce fut alors au moment où il eut cette pensée tentatrice qu'il la vit se rapprocher de lui et mettre à l'œuvre ses propos. Il n'eut aucun mouvement de recul ni n'essaya de la repousser. Il plongea son regard émeraude dans celui immense d'Izzie et peinait à garder sa concentration focalisée sur ses paroles, même lorsqu'elle dévia ses lèvres pour les rapprocher de son oreille et poursuivre son argumentation. Il baissa son regard vers ses lèvres mais n'eut le temps de songer à quoique ce soit que la jeune femme s'éloigna de lui aussi rapidement qu'elle s'était approchée. Frustré, il lui lança un regard relativement sévère avant de baisser ses yeux et de se détourner d'elle au même moment où elle le contourna pour récupérer sa canette. Il bouillonnait de l'intérieur, partagé entre des sentiments aussi forts que contradictoires. Fixant l'armoire qui se trouvait dans un coin de la salle de séjour, il vit à travers le reflet de la porte vitrée son amie boire sa bière et le regarder avec cette provocation dont elle savait avoir des effets ravageurs sur le jeune homme. Il finit cependant par passer ses deux mains sur son visage jusqu'à les glisser dans ses cheveux avant de se retourner subitement et de revenir vers elle. Son esprit était totalement flou mais cela n'était pas véritablement gênant puisque c'étaient ses pulsions qui le guidaient. Arrivé auprès d'elle, il sembla hésiter un instant avant de lui reprendre la canette qu'elle tenait mais pour, cette fois-ci, en boire une bonne gorgée, lâcher la boisson et embrasser spontanément Izzie avant même que la canette ne touche le sol. Leur baiser avait un goût d'alcool et de fébrilité, exactement le même que ceux qu'ils avaient si souvent partagé. Il porta ses deux mains libres autour du visage de la jeune femme, l'une se perdant d'avantage dans sa nuque, caressées par les mèches blondes d'Izzie. Il l'embrassait de manière irraisonnée mais sincère et lorsqu'il détacha ses lèvres des siennes, il ne retira pas ses mains de son visage, plongea son regard dans le sien et profita de cette proximité pour lui faire passer le véritable message que cet acte signifiait.

« Rien ni personne ne changera quoique ce soit à nous deux. Je sais que je commet sans doute la plus grosse connerie de ma vie en était là avec toi mais … Izzie, c'est nous. Pas un ridicule duo de gugus qui se séparent au moindre obstacle. »

Il était peu doué pour les discours mais il était persuadé que la conviction qui l'habitait était assez palpable à cet instant pour que les doutes d'Izzie se dispersent. Il était bel et bien en couple avec Hailey mais il n'était pas prêt d'y sacrifier pour autant sa relation avec Isobel … sa si particulière meilleure amie.
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Message(#) Sujet: Re: (famille berdsley/reynolds) the good versus the naughty ; who is who ? Lun 4 Jan 2010 - 22:33


RUNAWAY TONIGHT.
« But right now, everything you want is wrong, and right now, I wish I could follow you to the shores of freedom, where no one lives. »



Si Rhys semblait perdu par les réactions de la jeune femme, cette dernière l'était tout autant, si ce n'est plus. Ses réactions, qu'elle arrivait encore à contrôler, n'était pas tellement ce qui la perturbait le plus au final. Les inquiétudes qu'elle avait provenaient surtout des sentiments qu'elle pouvait éprouver à ce moment là. Pourtant, elle continuait de se dire que tout ce qu'elle disait ou faisait était parfaitement normal et qu'il n'y avait pas de quoi se faire du souci. Néanmoins, ses pensées étaient floues et elle ne savait pas comment arrêter cette discussion dès maintenant. C'était le genre de choses qu'elle n'appréciait pas particulièrement. C'était donc sans hésitation qu'elle s'était avancée vers Rhys, provocante jusqu'au bout, avant de s'écarter de lui au moment propice. Certes, elle jouait une fois de plus avec le feu, mais c'était aussi un moyen de changer légèrement de sujet. Elle s'attendait à ce que son meilleur ami la raisonne avec un « arrêtes, ne fait pas ça. », qu'il lui pose d'autres questions ou qu'il la rassure gentiment avant de passer à autre chose. En tout cas, elle s'attendait à tout sauf à ce qui allait suivre. Mais c'était mal le connaitre.

Elle avait pour habitude d'anticiper les gestes de ses interlocuteurs, et dans son amitié avec Rhys, c'était elle qui, inlassablement, jouait et abusait de la carte surprise. Elle n'aimait pas l'idée qu'on puisse lire en elle comme dans un livre ouvert, elle préférait donc surprendre autant que possible les personnes qui croisaient sa route. Aussi, elle n'avait nullement anticipé la réaction de Rhys suite à ce qui venait de se passer. Du moment où il s'était détourné d'elle à celui où il s'était approprié les lèvres de la jolie blonde après avoir bu une longue gorgée de bière, Izzie n'avait pas eu une seule idée de ce qui pouvait bien traverser l'esprit du jeune homme. Après un instant de stupeur, elle retrouva très vite ses moyens et son assurance. Elle ne pensait pas aux quelques gouttes de bière qui s'étaient répandues sur le sol après la chute de la canette ─ de toute façon, elle n'était pas vraiment maniaque de la propreté, ─ les seules choses qui éveillaient ses sens étaient la douceur des lèvres du jeune homme contre les siennes, ses mains puissantes qui fouillaient ses cheveux dorées, le goût sucré, fragile, de ce baiser presque désespéré. Lorsqu'il s'écarta assez d'elle pour que leurs lèvres ne se touchent plus, il appuya son geste par des paroles qui ne purent que toucher la jeune femme. Elle savait que ça ne devait pas être facile pour lui, après tout, il était là avec elle alors qu'il avait une petite amie qui l'attendait quelque part. Mais il avait raison, il s'agissait d'eux, de ce « nous » qu'il avait employé si naturellement. Jamais Izzie n'aurait cru pouvoir ressentir ce genre de choses pour de simples paroles. Était-ce cela, l'amitié, la vraie amitié, celle que l'on garde toute sa vie ? Ou avaient-ils déjà dépassé ce stade là sans même s'en apercevoir ? La jolie blonde ne voulait pas réfléchir à cette question, trop de données se bousculaient dans sa tête à ce moment. Elle plongea son regard dans celui de Rhys, ne sachant plus quoi faire. La meilleure chose à faire aurait surement été de se reculer, de mettre de la distance entre leurs deux visages si proche l'un de l'autre. Mais bien que ce soit surement la chose la plus facile à faire, c'était au-dessus de ses forces.
    « Je crois que j'aime bien l'idée d'être la plus grosse connerie de ta vie... » répondit-elle dans un murmure.

Comme pour appuyer ses propos et s'enfoncer encore un peu plus dans cette « connerie », Izzie se dressa sur la pointe des pieds pour atteindre les lèvres de son meilleur ami, d'abord dans un geste hésitant, puis rapidement avec plus d'assurance. Quand leurs lèvres se rencontrèrent enfin pour la deuxième fois, quand leurs langues se mélangèrent avec harmonie comme si c'était écrit, comme si c'était inévitable, la jolie blonde se laissa enfin aller à ses envies. Elle ne réfléchissait plus, elle avait arrêté de penser. Elle ne voulait pas se dire qu'elle était en passe de devenir la nouvelle Tammy, elle voulait oublier les « qu'en dira-t-on ? » et autres futures conversations de ses voisins. Elle n'avait pas envie d'imaginer le regard réprobateur que Bonnie lui faisait lorsqu'elle se retrouvait dans une situation délicate, et encore moins la future colère de son amie Hailey... Si être la méchante de l'histoire lui procurait ces sentiments, cette sensation incomparable, alors la jeune femme était prête à faire abstractions de toutes ces mauvaises pensées le temps d'un instant, afin de se concentrer sur son plaisir égoïste... et celui de son partenaire.

En un instant, l'atmosphère dans le salon du 1569, Lemon Street avait complètement changé. Les deux jeunes amants étaient toujours collés l'un à l'autre, comme inséparables. Leurs baisers prenaient de l'ampleur, devenant plus passionné, presque plus sauvage à chaque instant tandis que le désir augmentait rapidement. Cette fois-ci, les choses avaient changé par rapport à d'habitude. Il n'était plus question d'une envie passagère, d'un jeu d'adolescents insouciants. C'était plus intense, plus violent, plus tentant que jamais. Izzie le ressentait dans chaque caresse, chaque baiser que le jeune homme lui consacrait. Un sentiment jouissif de liberté, quelque peu occulté par celui de culpabilité. La jeune femme se laissait faire, elle ne cherchait pas à prendre les commandes ou à surprendre son partenaire, elle profitait simplement de l'instant présent. Sans avoir eu conscience de leur déplacement, elle se retrouva assise sur la table du salon, les jambes autour de la taille de Rhys, les mains occupées à déboutonner avec aisance la chemise du jeune homme. Ce dernier avait déjà débarrassé la jolie blonde de son t-shirt et s'occupait à présent de faire remonter avec douceur ses mains le long des cuisses musclés d'Izzie afin de lui ôter son short, faisant alors monter la température à chaque geste. Elle frissonnait sous les caresses du beau brun, lui dévoilant sans gêne son cou et la naissance de sa poitrine lorsque ses lèvres quittaient sa bouche pulpeuse. Les mains de la jeune femme se faisaient baladeuses sur le torse de son meilleur ami, et elles ne tardèrent pas à descendre vers le bas de son ventre, s'attardant sur certaines zones qu'elles savaient sensibles, avant de s'attaquer à la ceinture qui retenait l'un des derniers habits du jeune homme. Leurs souffles se mêlaient, on n'entendait plus que leurs respirations haletantes dans la maison paisible. Izzie plongea son regard dans celui de Rhys le temps d'un instant. Si les mauvaises choses avaient ce goût là, la jolie blonde était prête à passer le reste de sa vie en Enfer...

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Message(#) Sujet: Re: (famille berdsley/reynolds) the good versus the naughty ; who is who ? Dim 17 Jan 2010 - 16:10


Rhys ne réalisait pas ce qui était en train de se produire. Bien sûr, il vivait chaque seconde avec intensité, profitait de chaque instant avec avidité mais c'était comme si son cerveau n'était pas pleinement conscient. Comme si tout allait si vite, tout devenait si déraisonnable que sa conscience avait décidé de fermer les volets et de prétendre être absente. Il n'était plus que réduit à ses pulsions, proie d'un monde où le contrôle glisse irrémédiablement entre vos doigts. Izzie avait ce don tout particulier, celui de le mettre dans un état irraisonné et de toute évidence, elle ne semblait pas désireuse de mettre un terme à tout ce manège. Elle en profitait voire se plaisait à en aggraver chaque parcelle. Elle n'était pourtant pas la seule responsable, loin de là, mais c'était toujours plus facile de se dire qu'on a été attiré par une forte tentation plutôt que d'avouer avoir agit de son plein gré. Histoire de ne pas totalement se dégouter et toujours éviter de réaliser à quel point on est le dernier des connards.
La réponse que lui accorda alors la jeune femme n'eut pas le don de calmer ses ardeurs, bien au contraire. Rhys, le regard toujours planté dans le sien, esquissa un sourire avant de ressentir une nouvelle fois le contact des lèvres d'Izzie sur les siennes. Il n'avait pas imaginé un instant que cette folie puisse connaître une suite mais à présent, il n'imaginait pas un instant que cette folie n'en est pas. Le goût de ses lèvres était électrisant, addictif. Plus elle l'embrassait, plus il avait envie que cela se prolonge et ne s'arrête jamais. La sensation de son corps si proche du sien l'animait d'un désir fiévreux, faisant de ses sens les seuls maîtres à bord de son corps. Son toucher le faisait fondre, son odeur délicatement parfumée qu'il connaissait si bien le rendait fou. Les gestes tremblants au départ, par frénésie, Rhys retrouva rapidement tout son contrôle et ses bras vinrent entourer le frêle corps d'Izzie tandis qu'il répondait à son baiser avec une intensité grandissante. Comme guidé par son instinct, il l'entraîna jusqu'à la table qui se trouvait non loin d'eux et souleva la jeune femme dès qu'elle toucha le meuble. A présent assise, ses jambes ne tardèrent pas à encercler la taille de Rhys qui posa une main à plat sur la table tandis que l'autre se mit à caresser la cuisse qui s'abattait contre son flan. Il finit cependant par abandonner cette jambe tentatrice pour remonter au niveau du buste de la jeune femme. Dans l'élan, il la dévêtit de son t-shirt mais n'eut même pas besoin de jeter un coup d'œil au corps qui s'offrait à lui : il le connaissait à merveilles et préférait largement plus le redécouvrir au fil des minutes qui suivront. Parce qu'en effet : il était à présent claire que la façon dont allait se dérouler la nuit ne serait pas très innocente. Il sentit les doigts d'Izzie se balader fébrilement sur sa chemise et il la laissa faire quand elle décida de la déboutonner et de la lui retirer entièrement. Son torse dénudé, Rhys approcha son visage de la nuque de la jeune femme pour la recouvrir de baisers lascifs. Il la sentit apprécier car elle bascula légèrement sa tête en arrière, profitant pleinement de la sensation des lèvres passionnées de Rhys contre sa peau. Ses mains s'aventurèrent, quant à elles, au niveau de la taille d'Izzie et s'affairaient déjà à la dépêtré de son short. Avec facilité mais ferveur, il réussit à la débarrasser de son vêtement. Izzie se retrouva alors en sous-vêtements et de toute évidence décidée à ce qu'elle soit rapidement rejointe par son ami. En effet, elle ne tarda pas à atteindre la ceinture de l'étudiant et à la retirer avant de la jeter au sol, rapidement suivie par son jeans. Le jeune homme leva alors son regard émeraude vers Izzie et prit son visage entre ses mains. Son regard était perçant et traduisait parfaitement la flamme qui l'habitait. Ils étaient impudiques l'un en face de l'autre, n'avaient qu'une envie : être toujours plus proches et Rhys devait avouer que ce n'était pas des éléments négligeables. Dans un murmure presque inaudible, il lui confia alors.

« Je ne sais pas comment tu t'y prends mais … Tu m'as à chaque fois, tu me rends fou. »

Il ne sembla pourtant pas attendre de réponse car il se mit à glisser ses doigts délicatement sur les tempes de la jeune femme, embrassa son menton, le contour de son visage pour redescendre progressivement vers son cou puis sa clavicule et enfin le sommet de sa poitrine. Leurs corps brûlants finirent par se coller d'avantage et leurs souffles se précipitèrent vers un but précis.
La nuit n'était pas censée se dérouler ainsi, Rhys aurait du être rentré chez lui depuis une bonne demi-heure mais de toute évidence, le bon Dieu en avait décidé autrement.

(...)

Quelques heures plus tard, le soleil peinant à faire sa place dans le ciel blanchâtre, Rhys Blythe se réveilla dans le salon des Berdsley. Allongé sur le large canapé de la famille, il se frotta le visage, las, tandis que son regard ne tarda pas à rencontrer le visage paisiblement assoupi de sa meilleure amie, reposé contre son torse. Son bras gauche était calé sous son corps et le fait qu'il soit tous les deux nus sous une couverture de grand-mère ne laissait que très peu de soupçons sur le déroulement de la nuit. Grimaçant, non pas au souvenir de la nuit (non ça, il aurait de quoi en sourire pendant de longues semaines ...) mais pour les conséquences qu'elle allait entraîner, Rhys s'en vint à se maudire mentalement. Hailey ne méritait résolument pas ça, il n'avait jamais été infidèle auparavant et Hailey n'était vraiment pas la personne sur qui cela aurait du tomber. Énervé contre lui-même, il décida qu'il était largement temps pour lui de s'en aller et d'espérer que cette nuit resterait un parfait secret. Après tout, seul lui et Izzie étaient au courant et il ne voyait pas pour quelle raison cela changerait … Poussant un soupire, il s'extirpa tant bien que mal du canapé, essayant d'agiter le moins possible Isobel. Il finit malheureusement pour tomber du canapé dans un bruit sourd. Maugréant mais soulagé de n'avoir pas éveillé son amie, il attrapa son boxer qu'il enfila rapidement avant d'attraper sa chemise et son pantalon. De toute évidence, il comptait se faufiler hors de la maison en douce, espérant que l'heure très matinale lui permettrait de sortir sur Lemon Street sans être aperçu par une trop curieuse voisine.
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Message(#) Sujet: Re: (famille berdsley/reynolds) the good versus the naughty ; who is who ? Dim 17 Jan 2010 - 22:23

Spoiler:
 


Des vêtements jonchant le sol, des souffles qui s'entremêlent, deux corps ne faisant plus qu'un... Était-ce la réalité qui avait voulu cela ou simplement l'imagination d'Izzie qui lui jouait des tours ? Une chose est sûre, c'est que la jolie blonde était bel et bien endormie, sa tête reposant avec douceur contre le torse de son meilleur ami. Mais les rêves qui l'agitaient n'étaient que le reflet d'une réalité passée et pourtant très récente. Les images de la soirée précédente revenait en sa mémoire, toujours plus fortes. Elle se souvenait du déroulement des dernières heures, bien qu'elle avait toujours autant de mal à comprendre comment ils avaient fait pour en arriver là. Bien entendu, comme à son habitude, elle ne regrettait rien de ce qui avait bien pu se passer. Même si c'était Rhys qui l'avait embrassé en premier, elle ne pouvait dénié avoir répondu à ce baiser avec ardeur et avoir provoqué le deuxième qui marqua le début d'une longue série d'autres baisers... Et comme à chaque fois dans ce genre de situations, ils étaient tous les deux fautifs. De toute façon, Izzie n'était pas du genre à s'arrêter sur des détails comme « à qui la faute ? », surtout pour ce genre de choses. Il fallait être deux dans ces moments-là ─ voire plus que seulement deux ─ et ils étaient clairement tous les deux consentants. Non, la jolie blonde ne pensait vraiment pas à ces détails là pour l'instant. Son esprit, ou plutôt ses songes, était focalisé sur les évènements qui avaient rythmés sa nuit passée avec Rhys. Si elle avait été des plus inattendues, elle avait finit pas être entièrement désirée. Le souvenir des lèvres du jeune homme contre sa peau, de leurs corps toujours plus proches, des paroles qu'il avait prononcé, tout cela obnubilait les pensées de la jeune femme. Elle ne voulait pas se réveiller car elle ne voulait pas supporter le retour brutal à la réalité, qui risquerait d'être beaucoup moins doux que les rêves qu'elle pouvait bien faire.

Pourtant, trop rapidement au gout de la demoiselle, quelques mouvements puis un bruit sourd vinrent perturber son sommeil. Inconsciemment, elle garda les yeux fermés, ne voulant pas montrer à celui qu'elle devinait être Rhys qu'il l'avait réveillé. Elle comprit aisément qu'il venait tout juste de tomber du canapé ─ parce qu'il avait essayé de se lever discrètement ? ─ en sentant que la couverture qui avait servit à les recouvrir avait de moitié glissé au sol, dévoilant avec générosité la nudité de la jolie blonde dont on ne pouvait voir que le dos et le contour de ses courbes. De plus, elle avait perçu le mouvement de son ami lorsqu'il s'était relevé après sa chute avant de s'éloigner du canapé. Elle essaya de réfléchir à ce qui était entrain de se passer. Son meilleur ami ne serait-il pas entrain de choisir la facilité en voulant partir sans réveiller la jolie blonde ? Elle ne pouvait pas réellement lui en vouloir pour ça, mais elle n'était pas non plus prête à le laisser partir sans dire un mot. Aussi, doucement, elle ouvrit les yeux afin d'affronter les premiers rayons de soleil de la journée, mais surtout afin de rencontrer le regard de Rhys. S'arrachant à la vision du canapé, elle se retourna dans le but de faire face au jeune homme, visiblement occupé à se rhabiller en vitesse. Profitant du fait qu'il n'avait pas encore remarqué qu'elle n'était plus endormie, la jeune femme ramena délicatement la couverture vers elle afin de cacher un peu son corps, même si ça ne valait pas de vrais habits... Agrippant la couverture au niveau de la naissance de sa poitrine, elle se releva avec agilité afin de s'assoir sur son canapé. C'est à ce moment-là qu'elle croisa le regard de son meilleur ami pour la premières fois. Difficile de dire s'il était content ou énervé contre elle, il n'avait pas vraiment l'air de réaliser qu'elle était bien assise en face de lui. Sans lui laisser le temps de faire ou dire quelque chose, la jolie blonde se permit de prendre la parole, d'une voix douce.
    « D'habitude, je suis le genre de fille qui s'éclipse en douce après avoir passé la nuit avec quelqu'un. Je dois t'avouer que le contraire ne m'ait pas arrivé souvent, et je ne pensais pas qu'avec toi, j'aurais à subir ça un jour. »

Elle continuait de le fixer, mais son regard était dénué de toute animosité et aucune rancœur n'apparaissait dans ses paroles malgré les apparences. Elle avait dit ça comme un constat, et voulait simplement mettre des mots sur ce qu'il s'était apprêtait à faire, afin qu'il en prenne lui même conscience. Néanmoins, ce n'était pas une accusation, loin de là, et elle ponctua même sa phrase d'un léger sourire qui n'avait pourtant pas lieu d'être. Elle ne voulait pas le faire culpabiliser, il n'avait surement pas besoin qu'elle en rajoute une couche. Bizarrement, elle se sentait apaisé et n'avait pas envie de commencer une énième bataille. Elle comprenait que la situation était des plus délicates et elle n'avait pas envie de lui en vouloir pour cette fois. Après tout, elle ne pouvait imaginer ce que lui pouvait bien ressentir après tout ça. Finalement, ce n'était pas plus mal qu'il parte, elle avait vraiment besoin d'être seule pour l'instant, il fallait qu'elle réfléchisse à certaines choses. En attendant, elle ne pouvait s'empêcher de le contempler. Son regard s'arrêta sur le jean et la chemise qui venaient tout juste de rhabiller le jeune homme. Il semblait pressé de partir, pressé d'oublier la belle connerie qu'il venait de faire. De toute façon, il ne fallait pas s'attendre à autre chose. Il n'allait pas dire à la jolie blonde qu'il partait annoncer à Hailey que tout était fini, et encore moins s'approcher d'elle pour lui glisser quelques mots doux. Cela aurait été ridicule. Complétement ridicule.
    « Allez, vas-t-en d'ici avant que tout le quartier ne se réveille... » Elle baissa les yeux un instant avant de les relever pour plonger son regard dans celui de Rhys. « Ne t'en fais pas pour moi. Ni pour toi d'ailleurs, je ne parlerais de ça à personne si ça peut te rassurer. »

Pourquoi le fait de dire ces belles paroles lui faisait plus de mal que de bien alors qu'elle affichait un léger sourire ? Pourquoi Izzie laissait-elle les choses se passaient de la sorte, elle qui était si intransigeante en temps normal ? Et alors quoi ? Il aurait fallu qu'elle dise quelques mots pour que tout s'arrange ? Elle n'y croyait pas, elle n'avait plus foi en ce genre de choses depuis bien trop longtemps. Rhys allait partir dans quelques instants, il allait retrouver sa petite amie dans les jours à venir et finirait pas ne plus penser à tout ça. A mesure qu'elle imaginait le déroulement des prochains jours, les mots qu’avait prononcés son meilleur ami continuaient de défiler en boucle dans sa tête. « Je ne sais pas comment tu t'y prends mais … Tu m'as à chaque fois, tu me rends fou. » La jolie blonde n'avait jamais réellement cherché à produire cet effet sur son meilleur ami, du moins pas de cette façon là. Elle ne s'était pas attendue à ça, et maintenant, tout lui revenait en pleine figure de différentes façons. Bien qu'elle ne l’ait pas avoué sur le moment, il était clair qu'elle n'était aucunement insensible à la présence de Rhys à ses côtés. Et c'était bien ça qui commençait à lui faire peur, car une question résidait en permanence dans sa tête ; qu'est-ce que ça voulait dire ? Étaient-ils si idiots qu'ils ne voyaient pas ce qui aurait sauté aux yeux de n'importe qui ? Apparemment, oui. Ils étaient complètements idiots.

ENDED.

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(famille berdsley/reynolds) the good versus the naughty ; who is who ?

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