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 eyes closed and fast pace (citra/dante)

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Dante Fellini

messages : 876
name : calvaries
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Message· · Sujet: eyes closed and fast pace (citra/dante) eyes closed and fast pace (citra/dante) EmptyDim 23 Déc 2018 - 1:09

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@Citra Leviani  & @Dante Fellini
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Eyes closed and fast pace

Les gouttes qui ruisselaient le long de son visage commençaient à l’handicaper dans sa conduite. Ses gants de cuir glissaient contre les poignées de sa moto. Il conduisait depuis déjà une bonne heure et Dante avait hâte de rentrer. Sans trop savoir où aller, il avait d’arriver à Wintmont Bay et de décompresser. Il avait décidé d’explorer seul les environs afin de respirer un peu l’air du pays. Cet endroit lui semblait si étranger et pourtant, il ressentait comme un magnétisme, un sentiment incompris qui le poussait à rester ici. Il y a quelques années, il ne connaissait même pas l’existence de cet endroit, il n’avait jamais cherché à savoir à quoi ressemblait cette partie de l’Oregon. Seul au milieu de la route, son phare avant éclairait la pluie torrentielle qui s’abattait sur lui à cet instant. Il parcourait des paysages pittoresques, isolés, peu fréquentés. Des images qui ne ressemblaient pas du tout à son Italie natale. Elle lui manquait, son climat lui manquait, son odeur, sa douceur. Le vent qui sillonnait les rues de Palerme lui paraissait si loin, cette brise furtive et passagère qui venait doucement lui rafraîchir la nuque, alors qu’ici, le climat était beaucoup plus brutal, plus sévère. Depuis son arrivée, il avait rarement vu le soleil se pointer et, tout en restant muet, Dante s’inquiétait de ne plus revoir un ciel bleu lumineux. Alors qu’il arrivait en centre-ville, la pluie s’était arrêtée, il garait sa moto devant le bar où il était déjà passé une fois ou deux. Cet univers lui était familier et il s’y dirigeait naturellement. En entrant, il ôta le bonnet de laine qu’il portait sur la tête, et observa les environs. Sa veste était trempée, mais sans gêne, il s’appuyait sur le bar laissant s’écouler l’humidité de sa veste sur le bar en bois laqué. Une fois sa pinte servie, il se dirigea dehors pour apprécier la rue vidée de son monde après la pluie, et s’alluma une cigarette. Derrière les vitres qui le séparaient de l’intérieur du bar, il observait discrètement les gens qui passaient leur fin de soirée. Il se faisait tard et il se disait heureux d’avoir pu commander de quoi s’abreuver avant la fermeture. Depuis son arrivée, Dante avait un visage en tête, un regard, des lèvres singulières. Un visage qu’il avait connu dans le passé et qu’il s’attendait à croiser n’importe où. Il préférait pour le moment ne pas trop s’intégrer aux habitants et adoptait une position d’observateur sur tout ce qui se passait ici. Ce visage lui manquait, il n’avait pas peur de le voir changé, car Internet l’avait mis à jour sur la question - et il n’avait pas été déçu. Cette jeune femme était aussi resplendissante que dans son souvenir. Cependant, le jeune homme n’abordait pas cette rencontre de la façon la plus chaleureuse qui soit. Il attendait ce moment depuis si longtemps qu’il se demandait bien ce qu’il pourrait lui dire lorsqu’il la verrait. Ses émotions la concernant étaient assez confuses, comment agir, comment lui dire, comment allait-il la regarder. Progressivement, le bar se vidait, des groupes d’amis en sortaient et rentraient chez eux. La ville était calme ce soir, on entendait même les chats du quartier qui chahutaient non loin d’ici. Dante venait de souffler sa fumée de cigarette sur la vitre par laquelle il regardait, le nuage gris s’étala lentement sur la surface lisse et se dispersa progressivement pour laisser apparaître de derrière la vitre, une jeune femme assise au bar. C’était elle. Ce visage, il ne rêvait pas, elle était là. Assise là où il s’était tenu quelques minutes plus tôt, elle riait avec le barman qui venait de le servir, ainsi que deux autres personnes. Elle avait autour de l’épaule un sac, remarqua-t-il et conclu que la demoiselle n’allait pas tarder à sortir. Ne voulant pas être remarqué, il s’installa dans un renfoncement qui se trouvait juste à côté de l’entrée du Davey’s, où étaient entreposés divers objets et débarras appartenant au bar. Heureusement que la pluie avait cessé, mais peu importe, il l’aurait attendu. Il ne savait pas s’il allait la laisser passer et juste l’observer s’éloigner, tapi dans ce coin sombre où s’il allait la suivre pour en savoir plus. Dante tira la dernière latte de sa cigarette et la jeta au sol avant de l’écraser avec son pied. Main dans les poches de son blouson, il attendait patiemment que le moment se présente et qu’il puisse décider de ce qu’il allait faire. Il avait passé des mois à observer, à chercher, à écouter, il avait enfin l’occasion que les choses bougent pour lui. À cet instant, la clochette à l’entrée du bar retentit et Dante entendit les quatre personnes se saluer, il reconnut la voix de Citra. Caché, il s’immobilisait pour ne pas se faire repérer et la jeune femme passa devant lui, seule. À cet instant, lorsqu’il vit son profil devant lui, Dante se figea, il revoyait enfin celle qu’il avait cherchée si longtemps, son nez, son regard, elle avait toujours cette frange qu’il appréciait. Pris d’une frénésie, le jeune homme s’avança, sortit de la pénombre et arriva derrière elle, attrapant son bras.
— Citra. Dit-il d’un ton calme. À l’instant où la saisit, elle se retourna brusquement vers lui, il la lâcha. Lorsque sa main se détacha de son bras, Dante sentit que ce contact ne le laissait pas indifférent. Il était là cependant et n’avait pas d’autre choix que d’affronter le regard de celle qui lui avait tant manqué. Il plongea son regard dans le sien, la mâchoire serrée, il ne savait pas quoi dire, ému de l’avoir retrouvé, perturbé de la voir ici après qu’elle ait refait sa vie. — C’est moi.

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Citra Leviani

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Message· · Sujet: Re: eyes closed and fast pace (citra/dante) eyes closed and fast pace (citra/dante) EmptyJeu 3 Jan 2019 - 18:55

A l'instant où la main s’était invitée par mégarde sur son bras, elle avait compris. Un pressentiment, une intuition, peu importe le nom qu’on lui donnait, elle avait su QUI la tenait dans ses griffes, bien avant que l’homme ne se mette à parler de cet accent chantant qui la ramenait des années en arrière. Le parfum de l’Italie flotta un instant dans l’air, alors que les souvenirs affluaient par dizaine.

Elle était partie du jour au lendemain sans prévenir personne, hormis le plus grand de ses frères. Enfin ce n’était pas tout à fait vrai… Il s’était juste trouvé là quand elle était venue récupérer ses valises pleines à craquer. Elle avait craint qu’il ne la retienne ou que ses mots ne mettent un terme abrupt à ses vastes projets, mais il était resté coi et immobile, ni ne l’avait supplié - on ne faisait pas ça dans la famille. L’œil curieux avait suivi ses moindres faits et gestes, et au dernier moment leurs regards s’étaient croisés. Explicites, presque compréhensifs. Il s’était contenté de la serrer contre lui avec force, de cet air fier et envieux parce que sa cadette s’apprêtait à faire ce que lui n’avait jamais osé mettre en pratique : quitter Palerme. Quoi d’autre si ce n’était pas ça ? Tour à tour, en grandissant, les enfants Leviani avaient rêvé de quitter l’ile, pour s’absoudre de cette vie merdique qui les attendait ici quand ils seraient en âge de rejoindre les adultes. Il n’y avait aucun avenir dans les parages, si ce n’était réitérer les codes parentaux de ce cycle éternel et au combien rétrograde : mère au foyer, père au turbin. Citra désirait d’avantage que ce qu’on lui proposait. Était-ce prétentieux ? Était-ce se prétendre au dessus des lois ? Probablement, mais elle en avait décidé ainsi et personne ne la retiendrait. Pas même celui qui avait su ravir son cœur un soir d’été à la chaleur étouffante, dans une de ces fêtes que les villageois du coin adoraient organiser pour tromper le temps. Il n’y avait pas de place pour les sentiments quand une opportunité improbable se présentait : il fallait la saisir, et garder les regrets pour plus tard. Elle s’était donc enfuie sans dire au revoir mais, avec une légère culpabilité à l’estomac d’abandonner la fratrie. Par la suite, elle s’empresserait de leur envoyer des cartes postales pour leur donner sporadiquement de ses nouvelles.

En Europe, elle avait fait le tour de ces villes aux consonances agréables à l’oreille, dont elle avait entendu parlé à la télévision - quand celle ci n’était pas bloquée sur des jeux stupides - ou vu dans de vieux ouvrages scolaires. Elle était passée par la France, l’Espagne, et le Portugal, avait enchainé les séjours dans des hotels miteux. A chaque fois, elle avait donné un nom factice, par défi mais surtout par crainte (idiote) qu’on ne parte à sa recherche. Elle n’était d’ailleurs jamais restée au même endroit plus de quelques semaines, reprenant la route dès qu’elle en avait l’occasion. Finalement ses pas avaient fini par la mener aux Etats-Unis, où elle avait arrêté sa pseudo cavale. Tout à fait par hasard - et après avoir transité par plusieurs bourgades de grande envergure - elle s’était installée à Windont, où elle résidait désormais. Un choix étrange qu’elle ne s’expliquait pas vraiment, mais qui était certainement porté par le besoin de connaitre un peu de tranquillité. Une volonté amplement méritée, quand on venait de larguer son fiancé à quelques mois du mariage. Ici, au sein de la communauté - qui n’était pas sans rappeler celle de son enfance - elle avait recommencé à zéro, ne gardant pour seule continuité, que la danse. Cette dernière était toujours dans le sang, impossible à oublier ou à renier. Elle pouvait bien se défaire du reste, changer de prénom ou d’histoire quand on lui demandait d’où elle venait, sa passion était intouchable ; en elle. De quoi la rassurer, lorsque tantôt, il lui arrivait de se poser des questions et de s’empêtrer dans les mensonges. Ce soir par exemple, elle avait omis un détail au profit d’un plus amusant, le genre de truc qui passait inaperçu d’ordinaire, mais que le barman avait relevé, attentif à ce qu’elle avait débité d’un ton jovial. Il fallait faire attention songea t-elle, pourquoi exactement elle ne pouvait pas l’affirmer avec exactitude, du moins pas avant cet instant précis où tout basculait brutalement.

Défaite de l’emprise des doigts noueux, elle observa enfin les traits du garçon. Il n’avait pas beaucoup changé, hormis quelques ridules et un regard tristement sombre. L’espace d’une minute, elle fut perturbée par le geste intrusif, mais l’émotion fila aussi rapidement qu'elle était arrivée, remplacée par quelque chose de plus sombre. « Ho visto. » La langue maternelle reprit le dessus, tandis que les deux se défiaient du regard. Une multitude de questions l’assaillaient, à commencer par la raison de sa venue ici. Etait-il là par hasard ? L’avait-il suivie ? Et pourquoi ? Même si à cette interrogation, elle devinait aisément la réponse. « Qu’est ce que tu fais ici ? » Demanda t-elle aussitôt, en s’écartant d’un pas pour mettre une distance raisonnable entre eux. En sa présence, elle se sentait flancher à nouveau, or Citra ne pouvait se permettre une telle faiblesse, pas après ce qu’elle avait fait ; ce qu’elle lui avait fait.

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Dante Fellini

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Message· · Sujet: Re: eyes closed and fast pace (citra/dante) eyes closed and fast pace (citra/dante) EmptyLun 7 Jan 2019 - 21:57

Sous les arbres feuillus du centre ville, à une heure tardives, quelques palermitains s’adonnaient encore à écouter cette tendre chanson que jouait un guitariste au milieu de cette place. Les passagers s’arrêtaient un instant pour se délecter de cette symphonie suave et enivrante qui plongeait quiconque l’écoutait dans un sentiment de bien-être. Tel un charmeur de serpent, ce musicien avait enflammé la piste de danse d’un café juste derrière lui. Initialement assis sur une table à l’écart de la terrasse, Citra Leviani accompagnée de Dante Fellini s’étaient levés pour partager leur première danse. Alors qu’elle posait une main sur sa nuque et l’autre dans sa paume, celui-ci l’observait timidement, sensible à ses charmes. Son large sourire rouge l’enchantait et après quelques pas, il observait les mouvements de sa légère robe virevolter au rythme de ses gestes. Cette chaude soirée s’annonçait tendre et délicate pour ces deux locaux qui partageaient enfin une danse. Plutôt que de l’observer depuis le fond de la salle, c’était lui à présent qui guidait ses déhanchés, mains contre mains. Bien qu’il avait du mal à s’avouer ce qu’il ressentait pour cette femme-là, il ne pouvait dissimuler l’émotion sur son visage lorsqu’il croisait son regard. Ce moment était intime bien qu’il soit partagé avec quelques autres couples qui dansaient eux aussi devant les quelques touristes envieux du spectacle de la romance sicilienne — et de sa tragédie. Mais ils avaient fait abstraction du reste, ils n’étaient que tous les deux à cet instant. Un moment d’aparté, extirpé de leur monde et de leur quotidien nocturne, enfermé dans ce club. Loin de leurs proches, ils n’avaient pas peur ce soir de s’épanouir mutuellement dans ce tandem. Peu importait même si une de leur connaissance avait eu à passer par ici, ils auraient prétexté une aventure quelconque. Leur quotidien était si toxique qu’un tête-à-tête comme celui-ci était le meilleur remède pour se faire du bien. Et pas n’importe quel bien, puisque la température montait crescendo au fil des pas chaloupés de la jeune femme. Tandis que quelques mains se glissaient tout doucement sur l’épaule, la hanche, la joue de leurs partenaires, ils profitaient du moment jusqu’au moment où ils ne pourraient résister plus longtemps. Quelques heures plus tard, ils avaient quitté dans la hâte le café, mains dans la main, pour s’embrasser sauvagement contre le mur d’une bicoque non loin de là.

— À ton avis… dit il en expulsant un souffle moqueur, presque énervé de sa remarque. Alors que son regard s’écartait d’elle sur le côté, comme pour se retenir de la regarder, Dante ressortit une cigarette et l’alluma nerveusement. Comment osait-elle demander cela, elle devait bien se douter qu’un jour il se présenterait devant elle pour lui demander des comptes. À son départ, le sicilien s’était retrouvé au fond du gouffre, laissé pour contre et seul face à tout le reste. Souhaitant la protéger, il avait tout tenté pour comprendre, pour pardonner, pour oublier, mais sans succès. Depuis cette peine, une partie de lui avait comme pourri lentement à l’intérieur de son corps, une nécrose qui attendait d’être soignée. Invisible, cette douleur le suivait partout et il la ressentait dans chacun de ses souffles. Il avait perdu une partie de lui, un manque s’était fait sentir et il ne savait comment remédier à cela si elle ne revenait pas vers lui. Lorsqu’il vit qu’elle fit un geste de recul il pinça ses lèvres, contenant sa colère de la voir aussi craintive devant à lui. Le regard qu’elle posait sur lui semblait différent, elle le regardait comme d’autres femmes à Palerme le regardaient, avec appréhension et inquiétude. Pourtant il ne lui ferait pas de mal, elle le méritait, mais il n’y arriverait sûrement pas. — Tu fumes?Dante lui tendit l’une de ses cigarettes, souhaitant apaiser la tension. Désemparé face à elle, il passa sa main sur son crâne rasé court pour le détendre quelques secondes, la jeune femme ne le mettait pas à l’aise. — Comment tu vas? réussit-il à sortir finalement. — Tu as l’air bien ici. Ça lui avait écorché la gorge de prononcer ces mots, l’Italienne était si belle à Palerme, elle était la femme sicilienne que Dante avait aimée, et aucune autre femme ne pouvait mieux représenter son île natale. — J’ai vu ton nom dans la presse locale, pas cool cette affaire… Tandis qu’il tirait de fortes lattes sur sa cigarette, Dante osa finalement recroiser son regard fronçant les sourcils alors qu’il évoquait un sujet houleux. Saisissant la tige de sa clope avec son pouce et son index, il observait les changements de son visage, elle avait quelque peu changé de coupe de cheveux, elle était certes habillée plus chaudement, mais il avait l’impression qu’il lui manquait une partie du puzzle pour cerner la nouvelle Citra.

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Dernière édition par Dante Fellini le Dim 3 Mar 2019 - 0:02, édité 3 fois
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Citra Leviani

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Message· · Sujet: Re: eyes closed and fast pace (citra/dante) eyes closed and fast pace (citra/dante) EmptyMar 26 Fév 2019 - 20:22

La peur grondait dans ses veines, comme autrefois, quand elle rentrait chez ses parents, le corps fatigué et l’esprit soucieux. Ils ne comprenaient pas – n’avaient jamais compris, cette envie de voir ailleurs et de quitter l’île. Pour eux, il n’y avait que ce petit bout de terre qui comptait, c’était toute leur vie. Que Citra n’en fasse qu’à sa tête était terriblement fâcheux, même si ils étaient bien incapables de dompter leur fille. S’ils l’enfermaient, elle déjouait leurs tours en passant par la fenêtre, s’ils hurlaient, elle hurlait encore plus fort et s’ils la privaient d’argent, elle en trouvait par ses propres moyens. Peut-être était-ce d’ailleurs la raison qui, un jour, l’avait conduite à pousser la porte d’un club miteux de la ville la plus proche. Là-bas, elle avait découvert un monde différent du sien, un monde qui lui faisait envie, et dans lequel elle avait plongé les yeux fermés pour s’émanciper du giron parental. En échange de quelques billets verts, elle devenait ce qu’elle désirait, un luxe appréciable au combien grisant pour cette jeune fille ayant le mal du pays. Ainsi, parée de milles atours, Citra s’était faite sirène aux jolies courbes, capable de capter l’attention d’une assemblée considérable. Pendant des mois, tous n’avaient juré que par elle, mais ce n’était pas suffisant, il lui fallait toujours plus. Assez pour finir par mettre les voiles un beau jour, sans regarder en arrière.

Elle ne regrettait pas, c’était des choix maitrisés – calculés – de sa part, et pourtant, croiser un visage du passé, la rendait nerveuse. Qui plus est celui, de cet homme avec qui elle partageait plus qu’une simple danse un soir d’été étouffant. La rencontre de ces deux parties de sa vie la rendait fébrile, elle refusait de les voir se superposer, et que la première ne vienne empoisonner la seconde. Ici, personne ne connaissait les détails de son arrivée dans le coin et elle entendait bien à ce que tout reste figé de la sorte. « Je ne sais pas, c’est pour ça que je te le demande. » Elle n’était pas sûre que la provocation la meilleure stratégie à adopter, mais elle avait besoin de l’entendre de sa bouche. Ce n’était pas tout à fait une surprise qu’il débarque, en revanche qu’il ait mis autant de temps l’intriguait et la flattait. Ses précautions n’avaient pas été vaines, et finalement, son unique bourde était peut-être d’avoir croisé la route de son cadet. Était-il au courant ? Avait-elle une carte à jouer avec cet incident ? Si oui pourquoi faire ? Elle soupira en s’écartant légèrement, plus pour elle que pour lui ; en sa compagnie, elle ne se faisait pas confiance. Malgré les années écoulées, l’attirance était intacte et le courant était électrique. Citra en était persuadé, Dante était et resterait son âme sœur, en dépit de tous ces mots qui ne demandaient qu’à fleurir sur leurs lèvres, et de cette trahison qui les hantaient respectivement pour motifs différents. « Si. » Elle approuva du menton, puis récupéra la cigarette pour la glisser entre ses lèvres d’une main quelque peu tremblante. Un trouble, qu’elle espérait invisible. « Du feu s’il te plait? » Elle attendit patiemment qu’il lui prête le briquet, sans le lâcher du regard. Il avait changé c’était indéniable : les cheveux étaient raccourcis, le corps plus svelte, et les traits durcis. Seules ses prunelles étaient identiques, même si la lueur qui y brillait était déconcertante, doux mélange de curiosité et de rancœur. Comment le blâmer ? Elle était partie sans un bruit, sans la moindre note, tel un courant d’air dans une pièce ensoleillée. « Je vais bien. Et toi ? Nouvelle coupe ? Je préférais avant. » C’était plus fort qu’elle, la remarque avait filé d’un ton neutre accompagné d’un nuage de nicotine. Elle revoyait les doigts malins qui se frayaient un chemin dans les boucles d’or soyeuses, quand il lui faisait l’amour avec passion. Tout ça remontait à si longtemps, mais les images étaient vivaces, tellement réelles, que les souvenirs paraissaient dater de la veille. « Ca fait l’affaire, les gens sont sympathiques. » Il n’avait pas besoin de connaitre d’avantage de subtilités, de toute façon, elle subodorait qu’il avait fait des recherches en amont, sinon comment expliqué qu’il l’ait retrouvé dans ce coin paumé ? C’était un des rares endroits, où elle s’était attardé, quand partout, elle n’avait fait que rester quelques nuits, histoire de faire une pause dans cet itinéraire sans queue ni tête. Elle ne comptait que deux parenthèses assez longues dans cette logique : celle de Portland, où on ne sait comment elle avait terminée fiancée, et celle de Windmont, qui perdurait encore. Maintenant qu’il avait débarqué dans les parages, les cartes méritaient d’être redistribuées si nécessaire. L’évocation de l’article, la fit frissonner et elle tira une latte exagérée sur sa clope pour calmer ses nerfs à fleur de peau. Se redressant, elle le toisa d’un œil noir, le mettant au défi de s’engager dans cette voie-là. « On m’a dit ça, mais j’étais partie. Je crois que le tiens y était aussi non ? » En réalité, elle en savait fichtrement rien. Quand elle avait débarqué en France, Citra avait flâné sur des sites pour voir si l’affaire avait été rendue publique, mais faute de résultats, elle avait abandonné. Ce n’était que tardivement, qu’elle avait appris le tôlée que tout cela avait suscité sur île. Dante avait dû souffrir et pas qu’un peu songea-t-elle, non sans une pointe de culpabilité, qu’elle dissimulait farouchement pour garder la maitrise de cette entrevue soudaine. « Dante… T’es venu pour quoi exactement ? C’est à cause de ton frère c’est ça ? » Elle ignorait pourquoi à cet instant, pourquoi là, alors qu’ils tâchaient de communiquer sereinement comme des adultes matures. Hélas, il était trop tard pour reculer.

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Message· · Sujet: Re: eyes closed and fast pace (citra/dante) eyes closed and fast pace (citra/dante) EmptySam 16 Mar 2019 - 14:45

C’est pour ça que je te le demande. Dante fit un hochement de tête, affichant un léger rictus sur son visage. Que répondre à cette question? Elle le savait très bien, pensait-il. Son regard lui avait tant manqué qu’il s’y accrochait comme un aimant. Lorsque la jeune femme saisit la cigarette qu’il lui tendait, il ne put s’empêcher de l’observer la placer sur ses lèvres. Elle avait les yeux rivés sur la flamme allumée du briquet que Dante lui tendait. Au moment où elle baissa les yeux, la pression de son regard posé sur le sien se relâcha. Il épiait discrètement, dans l’obscurité de la scène, les traits de sa bouche parfaitement dessinée dont il se souvenait encore de la sensation contre les siennes. La sensualité de l’Italienne le perturbait plus qu’il ne l’avait imaginé. Il n’avait qu’une envie, la toucher à nouveau, il avait encore au creux de la paume cette sensation de l’avoir saisie par l’épaule quelques minutes auparavant. Sa peau hurlait, en manque d’elle. Les lueurs du soir illuminaient ses mèches rebelles qui ne tenaient pas en place. Il se souvenait de la douceur de ses cheveux, de la délicatesse de sa peau dont le grain était mis en lumière par l’ambiance tamisée du moment. Son poing se serra, car il ne voulait pas céder à la tentation de l'attraper et de l’embrasser sauvagement. Peut-être serait-ce une solution plus efficace qu’une discussion, évacuer la colère par une nuit agitée et tendre à la fois. 

Je vais bien. — Tant mieux. Répondait-il d'une voix sèche. Égoïstement, il aurait peut-être espéré qu’elle ne soit pas heureuse et que son retour dans sa vie puisse être compris comme une lueur d’espoir pour leur histoire passée. Ses émotions étaient confuses, mais il était certain d’une chose à cet instant, revoir Citra le faisait vivre à nouveau. Avant. Les lèvres de Dante se pinçaient, ce mot si court qui en disait long, qui plus est accolé au verbe "préférer". Il reconnaissait là la jeune femme piquante et séductrice qu’il avait connue et qui avait réussi à faire flancher la terrible bête qu’il était à l’époque. Elle sous-entendait l’homme qu’il avait été dans ses bras, un homme qu’il n’était plus, à cause d’elle, de son départ. Avait-il trop changé à cause de cette haine pour espérer un jour la posséder à nouveau? Bien que cette pensée fut un peu amère, il ne plus s’empêcher d’esquisser un sourire au lieu de répondre. Ses yeux plongés dans les siens il était heureux de savoir qu’à cet instant ils partagent les mêmes pensées d’eux avant. — Il paraît, mais j’ai pas trop eu le temps de découvrir ça pour l’instant… Je traîne par ici ou par là… Regardant à droite et à gauche avec un air ténébreux, il haussa ses grosses épaules - lui rappelant subtilement quel corps se cachait sous cette épaisse veste en cuir. Il se souvenait de ses goûts et s’amusait à reprendre les airs de l’homme qu’il était avant qu’elle ne s’empare de lui, un gros caïd bien bâti. Même s’il ne cachait pas de magot dans sa chambre d’hôtel ou de cadavre dans son coffre, il restait évasif sur ses activités, à la fois par méfiance et par séduction. Étonnement, au fil de leur évasive conversation pleine de sous-entendus, Dante relâchait ses muscles jusqu’ici crispés contrairement à la danseuse qui semblait nerveuse.

Citra évitait le sujet, elle ne semblait pas décidée à lui parler de ce qu’il s’était passé à Portland et de ses fiançailles. Ayant eu quelques vagues échos sur son actuel célibat, l’Italien ne pouvait cacher une forme de satisfaction à cela. Mais il se tue, voyant qu’elle le provoquait sur un nouveau sujet. Cela voulait-il dire qu’elle était au courant de tout ce qu’il s’était passé après sa fuite? Malgré qu’elle ai eu connaissance des faits, elle n’est pas revenue et avait continué à fuir ses actes, et lui, pensait-il. Dante se pinça à nouveau les lèvres, mais cette fois-ci pour réprimer sa déception. — Ah ouais? Fit-il, mine de ne pas saisir le sens de sa remarque. — Et qu’est-ce que tu as lu exactement? Les choses devenaient plus sérieuses, ses sourcils se froncèrent. Depuis des années, Dante attendait ce moment, espérant en apprendre plus, obtenir des réponses. Pourtant, le plaisir qu’il avait pu ressentir de l'avoir en face de lui à nouveau, le plaisir de la contempler et de sentir sa présence lui avait tant plus qu’il ressentait un léger regret à devoir aborder le sujet si rapidement. Citra repris la parole pour concrétiser le sens de cette rencontre et évoqua subitement son frère. Pourquoi l’évoquait-elle? — Giacomo? Comment ça « à cause de lui »? Il s’est passé quelque chose? Le ton de sa voix s’aggrava, comme paniqué à l’idée d’avoir failli à la protection de sa famille en oubliant de veiller sur son petit frère, qu’il avait toute sa vie pris sous son aile. Le regard de son ancienne petite-amie s’assombrit et pendant quelques secondes un silence s’installa. Pause insoutenable pour Dante qui fit deux pas en avant vers la jeune femme, rompant cette distance de sécurité qui avait été mise entre eux deux. — Citra, il s’est passé quoi? Dimmi qualcosa!

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Citra Leviani

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Message· · Sujet: Re: eyes closed and fast pace (citra/dante) eyes closed and fast pace (citra/dante) EmptyDim 28 Avr 2019 - 21:04

Le savoir ici, avoir la possibilité de le toucher ou de le sentir avait de quoi la perturber. Longtemps avait-elle essayé de l’oublier dans les bras d’inconnus de passage ou parfois au gré d’étreintes plus significatives auprès de garçons amourachés, au tempérament possessif. C’était ça, que tous recherchaient chez elle : capturer l’inaccessible, quand en réalité ils n’avaient rien entre les doigts si ce n’est un bout de rêve. Citra filait rapidement, lassée par la routine d’un quotidien ennuyeux. Pour autant, il en était un, qui avait semble-t-il réussi par le passé, et qui se tenait justement devant elle : Dante. Le seul qu’elle avait véritablement aimé d’une passion sincère. Mais qu’était-ce à côté du reste ? Si peu, et pas assez pour la retenir durablement. Malgré tout, elle ne pouvait nier cette attraction à son égard qui subsistait, encore moins les réminiscences d’une époque où les choses étaient beaucoup plus simples. Avant que leur histoire ne s’achève abruptement, ils avaient été heureux ensemble, partageant outre la même culture, une conception similaire de la vie, assez simple en définitive. Elle appréciait les longues soirées à rêvasser sur la place du village, quand lui ne demandait qu’à l’enlacer en murmurant à son oreille de jolis compliments la faisant rougir. Et puis l’appât du gain s’était fait vil tentateur, serpent sournois aux milles cajoles affutées. Citra avait des expectatives après tout, des plans dithyrambiques qu’on ne pouvait achever en restant éternellement dans les parages. Du jour au lendemain, elle était donc partie, balayant ses relations comme on envoyait valser ses affaires sur une chaise en rentrant d’une soirée arrosée. Regrettait-elle ses choix ? Peut-être, peut-être pas, nul ne le savait réellement, y compris la principale intéressée, qui fixait désormais son ancien amant, l’œil animé par une lueur étrange. Elle ne pouvait pas s’empêcher de le regarder, cherchant l’invisible sur les plis de la silhouette immense. Jamais, n’avait-elle essayé de renouer le contact, ou de prendre de ses nouvelles, quand, plusieurs fois ses frères (dans la confidence de leur idylle guère discrète au demeurant) avaient glissé un mot ou deux à ce sujet, qu’elle avait aussitôt chassé de son esprit. Contrairement à ses railleries, il n’avait guère changé, ou sans doute était-il plus massif que la dernière fois où elle avait trouvé refuge entre ses bras. La promiscuité de leurs corps qui appelaient à une réunion charnelle – elle le ressentait dans chaque atome - rendait l’atmosphère horriblement étouffante. Afin de s’en détacher, elle arracha une bouffée salvatrice à sa cigarette et se perdit un instant sur ce paysage disparate qui les entourait. Des tas de gens discutaient, un verre à la main, quand certains n’étaient pas occupés à flirter ou à danser au son de la musique inaudible du bâtiment voisin.   On n’était pas si éloigné que ça de l’Italie, où ils avaient grandi, néanmoins l’endroit avait un charme supplémentaire qu’elle ne s’expliquait pas. Elle n’était pas prête de rentrer chez elle en dépit des lamentations de ses cadets qui ne demandaient que ça. La voix grave et sèche de son interlocuteur, la tira de ses pensées vagabondes : elle le toisa d’un drôle d’air. Il était vexé comprit-elle immédiatement, ce qui la fit sourire à l’abri de la pénombre. La réponse qu’elle avait donnée n’était pas celle désirée, et elle imaginait aisément la source du trouble inopportun. Elle prétexta ne pas avoir noté le grain subtil de son timbre, passant directement aux propos suivants. « Tu... traines ? Combien de temps ? » Lâcha-t-elle, la gorge nouée, un léger frisson dans le bas du dos. Était-ce temporaire, ou d’avantage ? Si oui, Dante, avait-il repris ses activités douteuses ? Elle pressentait le pire, mais ne poussa pas l’audace au-delà, appréhendant une vive réaction de sa part si elle s’embarquait dans cette voie-là. Leur cohabitation à Windmont était une idée aussi déplaisante qu’alléchante pour tout un tas de raisons.  

À nouveau, elle eut un soupir auquel elle se mêla un nuage blanc de nicotine. L’affaire qui les avait séparé il y a de ça des années refaisait surface, sans grande surprise. Mais Citra avait menti en affirmant détenir les ficelles de ce qui avait alimenté la presse locale ; elle ignorait tous des articles, ou de ce qu’on avait pu écrire sur elle – sur eux. Surement du mal, sinon quoi d’autre ? Néanmoins, devait-elle se méfier de détails précis dont il avait eu vent ? La meilleure arme pour tâter le terrain restait la fourberie  et le mensonge, autrement dit des exercices où elle excellait quand elle s’en donnait la peine. « Tu sais très bien ce que j’ai lu, et on pourrait nous entendre. »  Elle haussa des épaules, le ton sérieux comme pour appuyer ces vacuités dépouillées de vérité. En théorie, ils ne craignaient rien ici à l’exception des heurts potentiels de leurs égos malmenés. Néanmoins la visite inespérée de Dante à Windmont avait de quoi susciter foule d’interrogations, quant aux traces qu’elle avait pu laisser derrière elle. Citra s’était figurée être assez intelligente pour être inaperçue, lorsqu’en définitive, elle n’avait pas été assez vigilante. Faute de pouvoir pérorer  indéfiniment là-dessus, elle tenta une approche différente dans un excès de zèle et évoqua le frère, qu’elle avait eu l’occasion de croiser lors d’une escale. Un heureux hasard, qui, en entrainant un second avait débouché dans une chambre d’hôtel impersonnelle, où les envies alcoolisées avaient supplanté les retrouvailles. Constatant la surprise sincère sur le visage du colosse aux tempes rasées, dévoilant une veine palpitante, elle garda le silence. Elle aurait pensé Giacommo moins secret, et assurément honnête quant à ses actions. Visiblement, tous avaient un je ne sais quoi à se reprocher.  Le voyant s’avancer brusquement, elle ne bougea pas, impressionnée par l’ombre immense qui l’engloutissait toute entière. Un relent  de frayeur glissa dans ses prunelles. Elle ignorait tout de l’homme que Dante avait pu devenir, était-il monstre à l’instar de son père, ou agneau dans des vêtements de loup ? Impossible de le savoir réellement. Elle prit une latte de tabac, puis jeta le mégot sur le sol, désabusée. « Je pensais que tu savais, que vous n’aviez pas de secrets entre vous les Fellini. » Il avait suffisamment reproché aux siens, surtout à elle, ses dissimulations fortuites, quand il venait la voir danser ce club miteux, où les anciens venaient se rincer l’œil autour d’un verre de limoncello. Mais elle s’était protégée, voilà tout, chaque omission était une arme redoutable. « Je l’ai revu récemment et on a couché ensemble. » Qu’elle souffla en croisant les bras sur sa poitrine en guise de défense futile : face à lui, elle n’avait que si peu de force. La provocation était abjecte, et d’ailleurs, elle ne comprenait pas pourquoi, les mots s’étaient égarés à son insu. Était-ce volontaire ? Ou une simple bévue ? Maintenant que la confession avait filé, il n’y avait plus qu’à attendre l’issue de ce combat improbable.

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Dante Fellini

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Message· · Sujet: Re: eyes closed and fast pace (citra/dante) eyes closed and fast pace (citra/dante) EmptyDim 5 Mai 2019 - 15:31

— Je traîne oui. Répondait-il énervé. Il n’aimait pas trop le ton qu’elle employait à cet instant, comme si elle dénigrait sa façon de vivre. Il se sentait presque honteux. Depuis leur rencontre, Citra avait probablement rencontré des hommes avec de grands projets, de belles carrières. Mais lui, restait l’italien en vadrouille, l’Italien qui traînerait toujours dans ses pattes. Dante n’avait jamais eu de vocation particulière. Il ne s’était jamais intéressé, à l’école, à une matière plus qu’une autre. On ne lui avait jamais promis un grand avenir artistique ou scientifique. Sans donner de trop grandes convictions dans ses études, il s’était rapidement fait à l’idée que son métier serait d’être un Fellini. Son père, la figure la plus importante qu’il n’ait jamais connue, lui avait donné la chance d’évoluer auprès de lui. Avec le recul, Dante savait ô combien il avait eu de la chance d’avoir le père qu’il avait eu, d’avoir pu être élevé par lui et par nulle autre. Alors oui, il traînait ses miches à gauche ou à droite, de façon bien réfléchie cependant. Les mouvements d’un Fellini étaient toujours méticuleusement préparés, anticipés, pour éviter les moindres failles. Sauf elle. Dante ne l’avait pas prévu, elle. Bien que la température soit fraîche, son visage devenait de plus en plus chaud, ses joues brûlaient et sa gorge se serrait. — Je ne sais pas encore pour combien de temps, tu aimeras me voir partir? dit-il sans espérer de réponse, avait-elle une relation ici, était-ce mieux pour lui de fuir cet endroit?  

La fumée dégagée par l’Italienne disparaissait doucement dans l’air. L’odeur de la cigarette se mêlait à celle de son parfum, qu’il reconnaissait. Il n’avait jamais su s'il s’agissait de l’odeur d’une lessive, d’une fleur, ou bien d’une fragrance, mais il s’en souvenait parfaitement et n’avait jamais senti cette même odeur chez quelqu’un d’autre. En règle général, il est plutôt du genre à être complètement insensible à ces choses-là, mais avec elle c’était différent. Cependant, il ne décolérait pas. Il y a avait une histoire louche entre Giacomo et Citra et l’Italien la sentait venir. Le ton qu’elle employait n’aidait en rien à sa nervosité. Il pinça ses yeux avec ses doigts, faisant une pression entre ses deux sourcils, attendant qu’elle veuille bien lâcher le morceau. Ce qu’elle fit. Lorsqu’il entendit ces mots sortir de sa bouche, son regard s’immobilisa dans le vide. Son ouïe avait soudainement changé, comme si on venait de puis cacher les oreilles, il entendait le moindre bruit interne de son corps, il entendait son coeur battre très fort. Progressivement, il reprenait ses esprits et elle se tenait toujours là devant lui, les bras croisés. — Pardon? … Tu te fous de moi? Il l’imaginait faire les choses qu’elle lui avait faites à Giacomo, elle l’imaginait, lui, passant ses mains sur le long de ses hanches. Il voyait le visage de son petit frère, souriant bêtement, heureux de retrouver son frangin, il se souvenait des fois où il l’avait protégé de ses autres frères, se moquant de sa différence. Son sourire niait lui donnait envie de hurler. Au fond, Citra lui avait déjà brisé le coeur, elle pouvait continuer à le piétiner encore un peu, quelle différence cela ferait? La trahison de Gia lui donnait le coup de massue. — Toi et Giacomo? Bordel de merde, vous n’êtes qu’une bande de… Il fit quelques pas en arrière, tentant d’évacuer une colère incontrôlable et de s’éloigner d’elle. Il se sentait trahi, encore une fois. Il avait envie de gueuler, contre elle, contre son petit frère. Pourquoi les personnes qui l’entouraient continuaient de lui faire du mal? Dante était peut-être trop faible pour supporter de tels tumultes sentimentaux. Il n’était pas un garçon particulièrement intelligent, il était certes entier et fidèle, mais la complexité de l’amour lui faisait terriblement de mal et son incompréhension le consumait. — Tu sais quoi Citra, tu as de la chance que… Son poing se leva, il l’approcha de sa bouche, comme pour retenir une pulsion violente ou une boulimie verbale sur laquelle il n’aurait plus aucun contrôle.

Tandis qu’il s’éloigna, fou de rage, Dante frappa violemment un poteau et reversa un vélo qui était garé là. Un bruit de ferraille retentissait dans la rue, les quelques personnes qui sortaient du bar s’étaient retournées, mais avaient rapidement passé leur chemin, laissant seuls la jeune femme et son ancien amant. Il s’immobilisa quelques secondes, le silence était revenu. Mais il n’avait pas tout dit, il lui en voulait encore, la peine et la colère s’étaient mélangées et le cocktail explosif était prêt à être servi. Le jeune homme se retourna et fonça sur Citra. D’une main, il la plaqua brusquement contre le mur qui se trouvait à quelques centimètres derrière elle, et posa son autre main contre la paroi de pierre, lui bloquant ainsi la vue. Il approcha alors son visage tout proche du sien. De loin, on aurait pu croire à un rapprochement tendre et silencieux à la sortie d’un bar, mais il en était tout autre. Ses sourcils étaient froncés, son regard était noir et humide. Dante retenait de toutes ses forces les larmes causées par des sentiments amers qu’il peinait à comprendre. S’approchant toujours un peu plus de son visage, il observait ses lèvres dont la lumière de la lune venait dessiner les formes. Il sentait sa poitrine battre et son souffle s’accélérer.  — Je sais ce que tu as fait, tu n’es qu’une sale menteuse Citra Leviani. Et dire que j’ai eu des sentiments pour toi. Soudain, il se tue. Venait-il de lui avouer quelque chose? Venait-il de lui dire qu’il l’avait aimé? Dante regretta à l’instant où il réalisait, l’avait-elle aimé elle aussi? Il faisait face à sa plus grande faiblesse, il avait flanché face à une histoire romantique, sans définition, ni cadre et cela avait causé sa perte. D’un geste de soumission, il l’attrapa par le menton, l’obligeant à le regarder dans les yeux. Son index était en contact avec la peau douce de son cou et son pouce se trouvait non loin de sa lèvre inférieure, il fit un léger mouvement et effleura furtivement la lèvre de la jeune femme. Dante la regardait et plongea dans son regard azur une dernière fois. — N’espère pas me revoir un jour, salope. Ses mots lui tranchaient la gorge, alors qu’il la relâchait et qu’il s’éloignait d’elle. Le pouvoir qu’elle avait eu sur lui était toujours aussi puissant qu’avant, il le regrettait. Il ne comprenait pas pourquoi elle le mettait dans cet état là, pourquoi n’arrivait-il pas à garder son calme face à elle? Il se détestait de perdre aussi facilement le contrôle de cette façon. Au fond, il n’espérait aucune réponse spécifique de sa venue à Wintmont Bay, mais certainement pas celle-ci. Bien décidé à en découdre, Dante irait très prochainement s’expliquer avec son frère. Son comportement le mettait hors de lui, il l’imaginait ouvrir sa porte avec son plus grand sourire. Mais maintenant l’illusion et le mensonge ne marcheraient plus.

Dante Fellini était connu pour être un garçon fougueux et argent, c’était probablement ce qui avait séduit la jeune danseuse. Il était aussi connu pour être un terrible macho, issu d’une grande lignée d’homme dans le même genre qui ne respectait pas les femmes qui les entouraient. Bien qu’il ait plusieurs fois eu l’occasion de se montrer violent et menaçant, il ne l’avait jamais été avec elle. Au fond de lui, il le savait, la sensation étrange qu’il ressentait au creux de son ventre quand il la voyait lui avait toujours empêché d’agir méchamment face à elle. Il s’était toujours montré plus gentil et plus doux qu’il ne le laissait paraître. Tandis qu’il s’éloignait, Dante éprouvait des remords. Il regrettait d’avoir brisé l’image que Citra avait pu avoir de lui avant ce soir, il craignait de l’avoir effrayée et d’avoir à jamais brisé ses chances de la retrouver. Il marchait en direction du sud, les poings serrés au fond des poches de son blouson en cuir, laissant la jeune femme seule au milieu de la rue déserte.

***
sujet terminé

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