AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 ( lean on me ) / leslie.

Aller en bas 
just a lost boy not ready to be found.

Wes Byrnes

messages : 1432
name : marido @ castiells.
face + © : tarjei sandvik moe © tink.
multinicks : alexandrine, citra, neil, velma.
points : 1457
age : twenty four years old.
♡ status : in love with /felix.
work : architect student, he also gives some help @rock creek ranch..
home : a small apartment @ 453 bridgewater way.

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : {0/3} : aj x3; emerson, leslie, hammer, pip.

Message· · Sujet: ( lean on me ) / leslie. Dim 23 Déc - 10:55

leslie & wes.
lean on me, when you're not strong,
and I'll be your friend, I'll help you carry on.
@Leslie Myhre

Il avait pris la voiture de sa mère – une vieille guimbarde toute rouillée qu’on entendait à des kilomètres à la ronde – et s’était garé un peu plus haut dans la rue. Il était resté là, immobile, à fixer l’invisible derrière le pare-brise. Les mains serrées sur le volant, il avait attendu que la chanson se termine, puis une autre, et encore une autre. Ca faisait bien quinze minutes qu’il attendait là bêtement, incapable de bouger. Il était complètement paumé dans ses pensées, ressassait l’inévitable quand le pire n’était même pas arrivé. Cette fin d’année, contrairement à bon nombre de ses proches, il la redoutait pour tout un tas de raison. À commencer par la perspective de passer les fêtes en compagnie de ses parents. Le père, il ne l’avait pas vu depuis sa vaine tentative d’aller réclamer un peu d’argent pour combler les trous sur son compte bancaire. Outre des mots sévères, il avait essuyé une dérouillée monumentale, qui lui avait fait passer l’idée de demander de l’aide. Alors, faire semblant de festoyer à ses côtés… L’enfer devait vraisemblablement ressembler à ça. Et puis, bientôt il recevrait les notes des examens, de quoi stopper en plein élan des expectatives faites sur le plan de la comète. Pour dire vrai, il n’était même plus certain d’aimer l’architecture ou d’y trouver un intérêt suffisant, susceptible de le maintenir dans le droit giron. Il s’était lancé là-dedans tout à fait par hasard, bercé par des rêves de gosse habile en dessin qui noircissait des pages entières de gribouillis. Il avait été persuadé qu’il y arriverait, en définitive, il en était à sa deuxième année, et il assimilait à peine la plupart des notions principales. Rien ne jouait en sa faveur sur tous les plans... Il avait perdu beaucoup de chose ces dernières semaines, y compris ce semblant de relation auquel il était farouchement attaché, et il ne savait plus quoi faire, ni comment avancer. Il était noyé, assailli de toute part. Il eut un soupir las, tandis que ses yeux commençaient à luire dangereusement d’une pluie torrentielle menaçant de tomber incessamment sous peu. Il renifla, et tâcha de reprendre contenance. Tout n’étais pas si mal que ça, il avait ses amis, des gens sur qui compter, et qui l’aimaient. Ça aurait dû suffire il le savait, mais il avait ce pincement au cœur qui refusait de partir.

Dehors une femme passa sur le trottoir, en tenant son fils par la main. Lui aussi était passé par là, une époque innocente – bégnine – qu’il regrettait amèrement. Grandir était plus compliqué que prévu, et rien ne nous préparait réellement à y faire face. On tâtonnait, on se trompait, on recommençait, c’était un cycle éternel d’échecs contrebalancés par des victoires modestes. Pour l’heure, il était dans la première phase, mais ne désespérait pas de s’en sortir prochainement. D’un revers de manche, il effaça les quelques traces d’un chagrin éphémère, et pris son sac pour sortir. L’air frais chatouilla ses boucles ramollies par l’humidité, et il remonta la rue d’un pas lent, le regard vague. Il était content d’aller voir Leslie, ça faisait longtemps qu’ils n’avaient pas pris la peine de s’organiser une soirée ensemble. Elle, mieux que quiconque – sauf sa sœur peut être – saurait changer les idées taciturnes de l’animal revêche. Il n’était pas spécialement pressé de lui raconter ses petites affaires, d’ailleurs il n’était pas sur de le faire, il voulait simplement profiter de sa présence, se dire que cette nuit seulement, ils redevenaient ces enfants d’autrefois. Insouciants, naïfs, sur les berges d’un amour sincère mais au combien  inexpérimenté. Ils avaient galéré tous les deux, maladroits et écarlates, à essayer de se faire comprendre, avant qu’on ne saisisse les intentions véritables dans le coin d’un sourire. Leslie, il l’avait aimé – énormément même – mais pas comme l’aurait désiré, ou comme elle le méritait. Les sentiments avaient été là, forts et vivaces,  s’apparentant d’avantage à ceux qu’on partageait entre amis plutôt qu’en couple. Il l’avait quitté par peur de la rendre malheureuse, parce que lui, ce qu’il voulait – ce qu’il appréciait – c’était les garçons. Quelques semaines de laïus avaient suivi la confession, et puis ils étaient devenus amis. À ce jour, la relation subsistait, et il n’en était que trop heureux de savoir qu’il pouvait la voir quand bon lui semblait, et inversement. Arrivé devant l’immeuble, il composa le code qui ne changeait jamais et grimpa une à une les marches pour venir se camper devant l’appartement. Il frappa trois coups sur la porte, et lorsque celle-ci s’ouvrit, un sourire franc s’afficha sur les traits fatigués. « Hey ! Je suis un peu en retard, désolé. La voiture de ma mère a failli me lâcher en cours de route… » Ce qui n’était pas tout à fait un mensonge, mais il ne pouvait décemment pas dire qu’il avait failli perdre les pédales tout seul dans l’habitacle.  « Filip est là ? » Se hasarda-t-il en rentrant à l’intérieur, guère habitué à cette colocation des plus étranges, surtout quand il connaissait les vieux travers de l’individu en question. Tant que Leslie ne souffrait pas, c’était l’essentiel. « Alors quel est le programme ? » Il posa son sac, et en profita pour retirer son manteau, faisant comme chez lui, car de toute façon Leslie le lui répèterait certainement si il demandait la permission pour se déchausser. Un petit gargouillis sonore remonta de son estomac, il avait hâte de savoir ce que sa meilleure amie avait concocté pour l’occasion de ces pseudos retrouvailles.

_________________

I'll keep your number saved, 'cause I hope one day you'll get the sense to call me; I'm hoping that you'll say you're missing me the way I'm missing you | @ khalid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
most times, a ghost is a wish.

Leslie Myhre

messages : 435
name : olivia (carolcorps)
face + © : josefine pettersen | @mine — @tumblr/alan walker
multinicks : alma, inej, sofia, etta, noko, reggie & georgie
points : 509
age : twenty two years old
♡ status : single.
work : embalmer — studying to become a medical examiner.
home : a flat on pioneer oak w/ pip and delilah

— boom, butterfly effect.
how we met :
rp status (fr/en) : ( ●○○ ) - on (wes) - naaji

Message· · Sujet: Re: ( lean on me ) / leslie. Sam 16 Mar - 17:08

« Et si tu venais m’aider au lieu de t’endormir sur tes bouquins? » Leslie leva alors les yeux vers sa patronne penchée sur le dernier malheureux qui s’était retrouvé sur leur table. Préférant de loin l’ambiance calme et relaxante du sous sol, la blondinette s’était réfugiée ici toute la journée pour réviser ses partiels. Anya n’y avait vu aucun inconvénient puisque la journée promettait d’être calme hormis une « livraison » qui devait arriver en fin d’après-midi. Des termes pouvant paraître crus alors qu’il s’agissait d’un être humain décédé, mais désormais usuels pour les deux femmes qui côtoyaient la mort au quotidien. C’était aussi une façon pour elles de dédramatiser devant ces successions de cadavres. De quoi prendre ses distances et éviter ainsi de s’impliquer émotionnellement. Première règle que lui avait enseigné sa patronne. Et bien qu’elle ait toujours écouté religieusement les conseilles de son mentor, la jeune femme n’en avait guère besoin. Elle éprouvait un total détachement face à la mort, rassurée par cette fatalité et plus à l’aise en la présence de ces corps inanimé. C’était une gamine étrange, voilà ce que tout le monde avait toujours pensé d’elle. Leslie s’en moquait pourtant, rationnelle, ce n’était pas dans ses habitudes d’attacher de l’importance à ce qui se disait sur elle. Un avis est subjectif et elle n’avait nullement l’intention de leur prouver quoique ce soit. En outre, il en était de même pour son rapport à la mort. L’ayant côtoyé de très près à un jeune âge, peut être y-avait-t-elle vu quelque chose que des gamins de son âge prendraient des années à voir. Ou peut être ce jour n’arriverait-il jamais. Par curiosité, la blondinette s’était même plongée dans les écritures saintes, pour voir ce que la religion inculquait sur le sujet. Et quoiqu’elle ait pu lire, il en ressortait une chose, ce mystère effrayait. Il n’y avait aucun moyen de savoir ce qu’il y avait au delà, et l’inconnu a toujours effrayé. Peut être était-ce aussi un témoignage comme un autre de l’instinct de survie. Quoiqu’il en soit, Leslie ne partageait pas cette crainte, ce qu’elle ignorait était au contraire source de créativité. Elle pourrait s’inventer toutes les histoires possibles sans que l’on ne puisse la contredire. Ce pourquoi elle repoussait une fois de plus les limites de sa fascination. Tentant toujours de comprendre ces hommes et femmes qui atterrissaient tristement sur sa table, tentant de rendre justice à la vie qu’ils ont vécu, à l’image que leurs proches avaient et chériraient jusqu’à ce qu’eux aussi, se retrouvent un jour à cette même place. Elle avait ainsi choisi de reprendre ses études et s’ouvrir à de nouvelles perspectives. Sans pour autant quitter son emploi, le tout cumulé avait tendance à l’épuiser. Ainsi la jeune femme était à peine capable de garder les yeux ouverts devant ses livres de biologie. « Oh désolée Anya, j’ai très peu dormi cette nuit, j’ai un examen, dans trois jours et j’ai l’impression de ne plus rien retenir. » sa patronne ouvrit le sac mortuaire qui avait été déposé une poignée de minutes plus tôt, tout en ricanant à la remarque de sa petite protégée. « Détends toi ! Rentre chez toi et fais autre chose. Tu reprendras tout ça à tête reposé. » ‘autre chose’ était déjà prévu, la belle se targua bien de le mentionner, puisque chaque fois qu’elle parlait de Wes pour une raison ou une autre, sa patronne prenait se brin de voix suraigüe hyper agaçant. D’autant que ses allusions n’avaient pas le moindre sens. Ils étaient amis désormais et quoiqu’elle ait pu ressentir à une époque cela ne pourrait jamais être réciproque. Argument tombant perpétuellement dans l’oreille d’une sourde. Raison pour laquelle, Leslie se montra seulement docile « Tu as raison » renchérit-elle, rangeant ses bouquins avant de déguerpir en se contentant d’un ‘bonne soirée’ balancé à la volé. Oh elle aurait le droit à des tonnes de questions, si elle pouvait être un véritable courant d’air, Leslie ne fuyait jamais devant quelques heures supplémentaires. Mais qu’importe, ce soir, elle passait la soirée avec Wes. Voilà des semaines qu’elle n’avait pas vu son meilleur ami, très prit l’un comme l’autre par des emplois du temps chargés et très différents. Mais la jolie blonde avait insisté pour qu’ils trouvent un moment pour se faire une soirée chez elle. Sans réellement réfléchir à un programme, la belle hésita à récupérer quelques pizzas sur la route et changea d’avis. Elle passa pourtant à la supérette pour récupérer quelques chips et des bières avant de se précipiter chez elle. L’appartement était assez bordélique, le lot d’une colocation sans doute, mais elle s’en fichait et son ami n’était pas plus regardant sur l’état des lieux. En revanche hors de question de le recevoir dans cet état, Leslie fonça prendre une douche pour se débarrasser de l’odeur des produits chimiques. Wes était légèrement en retard, elle regardant son téléphone mais aucun message. Sans doute peinait-t-il à faire avancer son tas de boue. La belle en profita pour ranger un peu le salon tandis qu’elle piquait quelques chips dans le saladier trônant sur la table, avant d’entendre frapper à la porte. Comme quant elle était adolescente, elle avait toujours cette petite vague d’anxiété qui la submergeait en s’apprêtant à le voir, avant que cela ne disparaisse complètement en tomba nez à nez avec le sourire de son meilleur ami. « Pas de souci, je m’en doutais. Je pense d’ailleurs qu’on devrait t’ouvrir une cagnotte en ligne pour t’offrir mieux. » s’amusa-t-elle en le laissant entrer. « Non, il avait un énième rencard avec je ne sais trop qui. Son téléphone bipe et pouf, il disparait. J’ai renoncé à comprendre. » Filip ne lui avait pas toujours laissé une bonne impression, il avait fallut du temps pour qu’elle s’aperçoive que sous ses airs hyper-actifs et volage, c’était au fond un garçon gentil avec le coeur sur la main. Il fallait juste parvenir à le suivre, plus difficile pour Leslie d’un tempérament plus calme et posée. « J’ai hésité entre pizza, burger et chinois. Ne pouvant me décider, j’ai pris des chips et des bières et j’attendais que tu tranches. » Leslie le laissa se mettre à l’aise tout en se vautrant sur le canapé. Sans le quitter des yeux, la jeune femme ne pu omettre un détail qui la taraudait depuis qu’elle avait ouvert la porte. « Tout va bien? Tu as l’air épuisé. » Wes n’était pas toujours quelqu’un de très loquace, parfois même un peu grincheux sur les bords, ce que Leslie avait toujours trouvé adorable. Sans doute avait-elle manqué d’objectivité dès le premier jour, mais elle l’avait immédiatement trouvé touchant et attachant. Et s’il avait brisé son coeur d’adolescente, elle n’en démordait pas pour autant. « Qu’est ce que tu choisis? » Fit-elle enfin en lui offrant les quelques flyers qu’elle avait retrouvé dans le tiroir de la cuisine. Windmont Bay n’étant pas à la pointe de la technologie concernant applications et compagnie, il fallait savoir vivre à l’ancienne.

_________________

is this the place that i call home, to find what i've become, walk along the path unknown. deep in the dark i don't need the light, there's a ghost inside me, it all belongs to the other side.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
 
( lean on me ) / leslie.
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Leslie Manigat rejette l’appel à l’unité du président Préval
» Sweet Mickey et Leslie Manigat se sont finalement parlé. CHA CHA YE CHA?
» Leslie Manigat avait-il raison?
» Nous sommes noirs et très beaux » Eloge de Anténor Firmin
» Haiti en Marche: Haiti et neo-liberalisme

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: vagabond :: butterfly effect :: season 1-
Sauter vers: