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 ( i can be the girl you like ) / emerson

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driver roll up the partition please.

Citra Leviani

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name : marido @ castiells.
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Message· · Sujet: ( i can be the girl you like ) / emerson Dim 23 Déc - 18:21

emerson & citra.
see me up in the club with fifty-eleven girls,
posted in the back, diamond fangs in my grill.
@Emerson Moore

Les néons colorés coulaient sur la peau de pêche, comme l’eau intrépide dévalait le flanc des montagnes. Au gré de la musique au rythme excessivement lent, le corps dansait allégrement et enchainait les mouvements graciles avec une maitrise exemplaire. Des années qu’elle faisait ça, que les courbes se mouvaient autour d’une barre dans des chorégraphies personnelles souvent équivoques parce qu’on attendait ça de sa part. Néanmoins Citra adorait son boulot et ne l’aurait changé pour rien au monde. Y compris maintenant, alors qu’on lui proposait des partenariats de toute part, assez juteux d’ailleurs pour engranger de l’argent et payer les factures. Mais ce qu’elle préférait c’était monter sur scène, et se laisser aller au son des basses. Il n’y avait que là, qu’elle se sentait vivre et exister pour de bon. Au fil des années, le passe-temps d’antan, simple job de subsistance, était devenu sa drogue, un moyen de satisfaire le rush d’adrénaline permanent dans ses veines. Un choix qui n’avait pas plu à ses parents, et à de nombreuses personnes qu’elle avait côtoyées tout au long de sa vie. Ces derniers, elle les avait envoyés boulé sans chercher à comprendre le pourquoi du comment. Était-elle égoïste ? Certainement et peu importe si ça ne plaisait pas, elle ne changerait pas pour se plier aux attentes des autres. Depuis toujours, n’en faisait-elle qu’à sa guise, en prenant ses décisions sur des coups de tête, parce que c’était ce qui fonctionnait le mieux pour elle. Réfléchir, analyser la situation, peser le pour et le contre, ce n’était clairement pas sa façon d’agir. On avait toujours cru qu’elle tenait de son père, lorsqu’en réalité, son caractère était relativement identique à celui de sa mère. Celle-ci avait beau être cantonnée aux tâches ménagères, elle n’en tenait pas moins la famille d’une main de fer. Le patriarche avait beau s’époumoner tous les quatre matins pour réclamer ceci ou cela, il n’avait nullement le dessus sur son épouse. Elle menait la barque, en faisant mine d’accepter ses règles afin d’avoir paix et tranquillité. Mais tous savaient dans la maisonnée, que les décisions transitaient – pour la plupart – par elle, et que si la décision finale était prononcée par le mari d’une voix dure, dans l’ombre, c’était elle qui tirait les ficelles. Or Citra était pareil. Elle vous faisait croire que vous dominiez, quand en définitive, c’était elle qui avait le dessus. A mainte reprises, avait-on voulu la museler – en vain, elle finissait toujours par gagner.

Lorsque les lumières retournèrent à leur état premier, elle tira sa révérence sous des applaudissements sonores. Ce soir la salle était presque comble, comme pratiquement toutes les fins de semaine. Beaucoup de critères étaient à prendre en compte, et la popularité de certaines danseuses n’était pas étrangère au nombre de tables occupées. Citra partageait la vedette avec quatre filles, en fonction des services de chacune et des disponibilités, mais c’était principalement elle, que les gens venaient voir. Elle remonta le couloir tapissé de tout un tas de photos – des gens du coin ou des habitués - qui venaient fréquemment  – et partie se changer dans les vestiaires. L’odeur de cosmétique pinçait le nez à chaque fois qu’on franchissait le seuil, et elle éternua aussitôt qu’elle eut poussé la porte. Rapidement, elle se passa un peu de démaquillant sur la peau, et enfila un pull. Elle trainait toujours dans les parages après les représentations, se mêlant à la clientèle avec qui elle bavardait pendant des heures de tout et de rien. L’endroit sans être magnifique (il y avait toujours mieux ailleurs) était sympa, porteur d’une ambiance agréable où il faisait bon rester : on était loin du tripot de bord de route à l’hygiène douteuse et aux mœurs discutables. De ce qu’elle savait, ils organisaient différentes soirées par mois pour plaire à un vaste public, il n’y avait pas plus hétéroclite que cet endroit à l’allure de caméléon. Arrivée au comptoir, elle commanda un spritz au barman, qui siffla une boutade du bout des lèvres en lui intimant de ne pas fumer ici. Remarque qu’elle éluda d’un signe de main en portant une cigarette à ses lèvres, tout en filant vers l’extérieur. Dehors, l’air s’était considérablement rafraichi, et les clients s’agglutinaient en bande pour faire la queue, ou satisfaire leur manque de tabac. Elle repéra un mec tout seul sur le côté, et s’approcha d’un pas rapide. « Excuse-moi t’aurais pas du feu par hasard ? » Qu’elle lui demanda assez fort pour couvrir le  brouhaha de l’établissement qui fuitait dans son dos. « C’est la première fois que tu viens ? Je ne t’ai jamais vu ici. Ca t'as plu ? » A force, on voyait souvent les mêmes visages revenir, mais comme elle n’était pas tout le temps présente, elle pouvait tout autant se tromper.

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Emerson Moore

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Message· · Sujet: Re: ( i can be the girl you like ) / emerson Dim 30 Déc - 20:11

Il avait un peu redouté sa décision de passer les portes, sachant ce qui se dessinait derrière. Les corps dénudés, la musique qui s’immisçait partout, les lumières qui donnaient à la scène un air surréaliste, proche du rêve éveillé. Les sons et les lumières, c’était pourtant ce qui rythmait la vie d’Emerson mais dans un lieu comme celui-ci, ça n’avait rien à voir avec la salle de spectacle. Il s’agissait pourtant d’une performance, d’une représentation et il y avait un public captivé, envoûté. De nombreux points communs, donc, mais qui ne parvenaient pas à relier les deux lieux, les deux mondes. Le jeune homme avait abandonné le terrain connu pour le mystère qui auréolait ce bar et dès qu’elle était apparue, il s’était senti ferré comme un poisson.
Comment, en effet, détourner les yeux de ces ondulations, de ce corps plein d’assurance qui s’offrait aux regards en tous genres ? Celui d’Emerson, il manifestait un émerveillement évident et sincère, comme à chaque fois qu’il se trouvait face à un être qui le subjuguait. Il n’enviait pas particulièrement cette facilité qu’avait la danseuse à faire sienne l’attention générale mais il l’admirait. Les gens qui semblaient régner sur le reste du monde, qui paraissaient avoir tout juste débarqué d’une autre planète, ils hypnotisaient le jeune Moore et, ce soir, c’était précisément ce qui se passait alors que le garçon contemplait la danseuse. Sans doute se ficherait-on de lui qui avait l’air happé dans la vision d’une œuvre d’art (mais n’était-ce pas ce qu’elle était ?), le regard fixe, perdu, les lèvres légèrement entrouvertes. Emerson n’était plus sur Terre, il flottait ailleurs, dans l’univers de la jeune femme, conquis, comme le bleu qu’il était assurément.
Il fallut que la musique change de ton, que les spots lumineux abandonnent leur chorégraphie complexe pour que l’instant se fracture et qu’Emerson revienne à l’ici et maintenant. Il cligna des paupières, comme si une voix lui avait soudainement intimé de se réveiller et il regarda autour de lui, gêné d’avoir été si facilement berné par le jeu de lumière, par les mouvements lascifs, par le corps divin qui ne cherchait qu’à distraire le public. Mais personne ne le regardait, tous avaient les yeux braqués sur la sirène et Emerson imita les applaudissements, bien qu’il lui semble être encore coincé dans un monde d’entre-deux, pas tout à fait ici, plus tout à fait là-bas, comme si le rêve éveillé refusait de l’abandonner mais lui échappait tout de même, trop fugace, voile de fumée insaisissable. La danseuse disparut et ce fut comme si le charme était enfin rompu, libérant le jeune homme de son emprise. Se détournant de la scène qu’il avait fixée ces dernières minutes, Emerson se détourna et se dirigea vers le comptoir.
- Euh… Une bière, s’il vous plaît.
Il sortit son portefeuille et en sortit un billet tout froissé qu’il laissa tomber sur le bar avant de chercher du regard ses collègues – ceux qui étaient à l’origine de sa venue, autrement Emerson ne se serait jamais aventuré dans un tel palais des sens. Une bière fraîche fut posée devant lui et Emerson la prit en remerciant le barman avant d’empocher sa monnaie et de tourner le dos au comptoir pour guetter l’arrivée du prochain artiste. Toutefois, il changea rapidement d’avis et décida de prendre l’air, considérant que cela ne lui ferait pas de mal. Il sentait ses joues échauffées par le flot d’émotions qui l’avait traversé quelques instants plus tôt et il voulut échapper à cet état d’hébétude avant que ses collègues ne le rejoignent et lui demandent la raison de son émoi. À coup sûr, Emerson ne pourrait avouer la vraie raison de son trouble et il n’avait pas envie d’être chambré pour les dix prochains mois. Il échappa donc à l’atmosphère étouffante du bar et alla s’appuyer à un rebord de fenêtre, quelques mètres plus loin, sur lequel il posa sa bière pour pouvoir allumer une cigarette. Protégeant sa flamme, il approcha l’extrémité de la cigarette de ses lèvres et souffla longuement, les yeux clos, comme pour vider ses poumons du grondement qui y avait sévi… et sursauta lorsqu’une voix féminine l’apostropha soudainement. Sa surprise fut totale lorsqu’il découvrit qu’il ne s’agissait de nulle autre que la danseuse qui lui avait retourné le coeur et le rouge lui monta à nouveau aux joues alors qu’il coinçait sa cigarette entre ses lèvres et fouillait fébrilement ses poches :
- Si, attends. Voilà.
Il lui tendit le briquet, bien trop conscient du tremblement de sa main, et esquissa un sourire penaud en reprenant sa bière pour essayer de retrouver contenance.
- Comment peux-tu le savoir, avec tout le monde qu’il y a? ne put-il s’empêcher de demander, spontanément, avant de balbutier. Enfin, je veux dire… Oui, ça m’a plu, c’était magnifique...
Emerson tira une nouvelle bouffée puis ajouta, avec un léger sourire désabusé :
- Est-ce que cela se voit tant que ça que je ne suis pas un habitué?
Il ne put s’empêcher de détailler un peu mieux la jeune femme qui était tout aussi belle sans l’auréole lumineuse concentrée sur elle et il apprécia immédiatement le naturel qui se dégageait d’elle maintenant qu’elle s’était défaite de ses artifices et qu’elle arborait un joli petit pull.
- Tu fais ça depuis combien de temps? demanda-t-il, plus pour faire oublier sa maladresse que pour réellement faire la conversation.

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Message· · Sujet: Re: ( i can be the girl you like ) / emerson Lun 7 Jan - 19:06

L’air frais de la nuit picotait sa peau, où subsistaient quelques traces dorées qui brillaient dans la pénombre. D’un geste, elle remonta le pull qui tombait négligemment sur ses épaules, et observa d’un œil curieux les alentours. Il y avait pléthore de monde ce soir pour profiter en avance de l’effervescence suscitée par les fêtes de saison. À cette idée son cœur se serra, et l’œil s’échappa vers le ciel pour toiser un instant les étoiles. La main leste effleura le collier qui retombait sur sa poitrine, tandis qu’elle songeait aux siens. Une vieille habitude maternelle, que celle de toiser les cieux pour penser à ceux qui lui étaient chers. Chaque été, quand ils étaient en âge de comprendre, les enfants Leviani s’octroyaient un astre éclatant dans la nappe d’encre, à laquelle ils attribuaient leur prénom ; tous alors retenaient l’association, qui devenait intemporelle. Il suffisait ensuite de relever le menton pour adresser une prière silencieuse aux grands absents. Cet hiver encore, Citra n’aurait pas l’occasion de retrouver toute sa fratrie, et devrait attendre quelques mois supplémentaire pour sentir le soleil chaud de Palerme réchauffer son corps. Elle en avait besoin, car si elle avait redoublé d’efforts pour quitter son île, une partie d’elle restait indubitablement attachée à sa terre de sang. En définitive, c’était toujours quand on quittait les choses, qu’on prenait compte de leur place dans la vie. Silencieusement, elle adressa un mot à chacun de ses frères, avant de toiser à nouveau la foule éparpillée ici ou là. Ça lui rappelait étrangement ces fleurs aux pistils blanchâtres duveteux sur lesquels on soufflait pour faire voler la neige factice. A l’instar des végétaux, les gens formaient des groupes épars plus ou moins dense, où les rires venaient se mêler aux notes de musique. Se faisant, elle quitta sa contemplation rêveuse pour coincer une cigarette entre ses lèvres, tout en cherchant un briquet évanoui. Le genre d’objet qu’elle piquait sans arrêt à des clients ou à des collègues, et qui disparaissaient de ses affaires aussi promptement qu’ils étaient arrivés. Cherchant quelqu’un à qui subtiliser un peu de feu, elle jeta son dévolu sur un garçon isolé – probablement le seul d’ailleurs, puisque les mecs venaient généralement en bande – et s’avança à pas de louve. À en croire les pommettes rougies, elle avait été assez discrète pour le surprendre, ce qui la fit sourire. « Merci. » Les doigts malins touchèrent subrepticement les siens tandis qu’elle prenait le précieux sésame pour allumer sa clope d’une flamme vacillante. Une fois n’est pas coutume, elle glissa inconsciemment le briquet dans la poche arrière de son jean. « Je ne sais pas j’ai juste deviné. » Elle souffla une bouffée dans un petit rire, et s’appuya contre le mur à ses côtés pour mieux le distinguer dans la pâleur nocturne. Il avait les traits pointus rehaussés par un regard profond au combien mystérieux, qui conférait à sa silhouette une beauté peu commune, différente de ceux qu’elle voyait souvent dans le coin. Les américains étaient pour la plupart très lisses et superficiels, rien à voir avec le charme brut italien de ces garçons avec qu’elle avait fréquenté pendant son adolescence, surtout un en particulier. Cet étranger de passage était d’un autre acabit, et sa timidité évidente, le rendait sinon adorable, séduisant à sa façon. « Tu as rougis quand je t’ai parlé, la plupart des habitués, sont plus téméraires quand je leur parle. Moins timides si tu préfères. » Fréquemment, quand ce n’était pas elle qui initiait les manœuvres, on venait la trouver à la fin de son spectacle. Certains étaient polis tout en se perdant dans une litanie de compliments intéressés – ils désiraient obtenir son numéro – quand le reste était nettement moins farouche et nettement plus rentre dedans. C’était une des déconvenues auxquelles elle se heurtait quotidiennement, mais qu’elle préférait prendre à la légère. Dans tout ça, elle réussissait tantôt à faire de belles rencontres, bien que pour la majorité, éphémères. Se lier durablement aux gens n’était pas ce qu’elle réussissait de mieux, et pour preuve, elle avait fui son fiancé à l’aube de leur mariage. Elle était comme ça Citra, libre – incroyablement libre pour dire vrai, peut-être un peu trop. « Je saurais même pas dire quand j’ai commencé si tu veux tout savoir. Danser ça fait partie de moi depuis que je suis gamine, je m’occupais comme ça là où je vivais. » L’unique constance d’une existence haute en couleurs, ainsi que l’unique part de vérité lorsqu’elle se confondait parfois en bobards exagérés sur son enfance, histoire de donner un peu de relief à ces années de désuétude totale. « Et toi, bello, pourquoi tu es ici ? » Continua-t-elle vaguement sans préciser d’avantage sa question, qu’il était libre d’interpréter à sa guise. Était-ici dans ces lieux ou ici, à Windmont Bay, elle lui laissait le choix. « Attend bouge pas… » Tirant à nouveau sur sa cigarette, elle lui fit face, et se rapprocha tout près pour lui faire face. « Tu aimerais que je danse pour toi ? » La voix chaude aux accents chantant sembla le prendre au dépourvu – décidément il en fallait peu pour le déstabiliser. Elle rigola de sa boutade, qui n’en était pas tout à fait une, et continua, d’humeur badine. « Je plaisante, mais fais un vœu. » Elle le vit hésiter une seconde, avant d’acquiescer mollement. Du bout de son pouce elle retira finalement un cil échoué sur ses pommettes tièdes. « Voilà ! Tu avais un cil. » Satisfaite, elle s’écarta de quelques centimètres en douceur et termina sa latte, en bougeant légèrement la tête sur la mélodie entrainante. « Je vais aller prendre un verre, tu veux venir ? » Elle jeta son mégot par terre pour l’écraser du bout de sa semelle, tandis que la maille glissait sur son épaule de tout son long. « Si t’es chanceux, j’exaucerais ton vœu. » Elle lui fit un clin d’œil, et fila aussitôt vers l’établissement non sans un regard en arrière pour voir s’il la suivait.

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Message· · Sujet: Re: ( i can be the girl you like ) / emerson Dim 27 Jan - 11:55

Emerson aurait voulu pouvoir jouer la décontraction totale mais il lui semblait impossible d’y parvenir à proximité d’une créature comme celle-là. Il n’avait pas l’habitude  de parler à des filles qui dégageaient une telle prestance, se contentant amplement d’être relégué au rang de gars discret – et invisible. C’était précisément pour cela qu’il aimait son job : il était à l’ombre, il pouvait observer le monde sans être vu, n’avait pas à se frotter à des personnalités qui attiraient toute la lumière sur elle. Il avait évidemment côtoyé les artistes qui venaient sur scène à la salle de spectacle mais ils étaient si différents dans les coulisses de leur rôle sous les projecteurs que le jeune homme en oubliait souvent qu’il avait affaire à des chanteurs à plus ou moins de succès. Quant aux comédiens, ils vivaient dans leur bulle, semblaient répéter à longueur de journée et ne prêtaient pas grand attention au personnel qui œuvrait dans les coulisses. C’était le metteur en scène qui donnait ses directives et Emerson s’était fait à ces relations singulières. Parmi les jeunes femmes qui évoluaient sur scène, il y en avait eu qui lui rappelait la danseuse envoûtante mais Emerson ne leur parlait jamais vraiment et ne pensait pas passer à côté de quoi que ce soit. Alors que ce soir…
Ce soir il sentait son coeur s’affoler bêtement et il essaya de se faire une raison : elle voulait juste de quoi allumer sa clope et il était une proie facile, installé à l’écart et à l’évidence impressionnable. Un sourire et elle obtiendrait ce qu’elle désirait, sans doute. À cette pensée, il esquissa un sourire et se mordit l’intérieur de la joue pour malmener cet arc qu’il ne voulait pas laisser prendre trop de place sur ses lèvres. Ses joues le trahissaient déjà suffisamment sans qu’un sourire idiot vienne l’ensevelir dans un embarras certain dont il ne pourrait jamais se dépêtrer. Aussi, l’effleurement de leurs doigts n’échappa pas à Emerson qui se força à le considérer comme un geste anodin, sans quête particulière de la demoiselle. Un contact accidentel qui ne signifiait rien. Mais il ne manqua pas de noter que l’objet emprunté disparaissait dans une poche qui n’était pas la sienne. L’amusement se dessina sur la bouche du jeune homme qui n’émit cependant aucune protestation, se bornant à continuer à fumer, en espérant que la nonchalance vienne déguiser ses gestes maladroits pour qu’elle ne devine pas l’ascendant qu’elle avait sur lui.
Toutefois, se retrouver sous le microscope du regard vif de la demoiselle n’aidait pas Emerson à calmer les battements erratiques de son coeur et il feignit de ne pas remarquer l’attention dont il faisait l’objet jusqu’à ce qu’elle fasse preuve d’une franchise déstabilisante. L’allusion à son rougissement accentua la chaleur dans ses joues et il se pinça les lèvres avant d’ébaucher un acquiescement.
- Je vois…
Il ne savait pas trop comment prendre cette remarque mais elle lui rappelait immanquablement qu’il n’était pas l’un de ces gars sûr de lui qui approchait les filles pour leur faire une cour maladroite. Pourtant, Emerson savait qu’il devait y avoir d’autres timides – il ne pouvait pas être le seul – mais que certains bravaient leur malaise en fanfaronnant. Lui, il s’en sentait incapable. Il n’avait jamais été comme ça, contrairement à Cameron, et il conclut sa réponse d’un vague haussement d’épaules, l’air de dire touché.
- Et c’est où, là où tu vivais? s’enquit-il, en espérant ne pas être trop téméraire.
Elle avait quelque chose d’exotique qui augmentait sûrement son charme naturel mais il préféra ne pas essayer de deviner. Il n’avait pas assez voyagé pour commencer à identifier les origines des uns et des autres. De plus, partir sur ce terrain impliquerait peut-être qu’il doive à son tour parler de son État natal et il n’aspirait aucunement à évoquer le Wyoming.
Il haussa à nouveau les épaules, comme pour banaliser sa présence et répondit :
- Mes collègues ont choisi l’endroit mais je crois qu’ils ne sont pas encore arrivés.
Il avait bien perçu le mot incongru au milieu de la phrase mais fit comme s’il ne l’avait pas entendu ou compris et reporta la cigarette à ses lèvres. Il se figea toutefois au moment où elle se déplaça pour se tenir face à lui et il retint sa respiration, la fumée emplissant ses poumons, avant de se mettre à tousser de façon incontrôlable à la suggestion de son interlocutrice :
- Qu-quoi? lâcha-t-il, pris de cours, et quand elle se mit à rire, il la contempla perplexe et un peu méfiant à l’idée qu’elle se paie sa tête. Pourquoi?
Emerson finit cependant par obtempérer d’un hochement de la tête imperceptible et ne bougea pas, même si voir les doigts délicats de la jeune femme approcher de ses joues en feu ne le rassurait pas spécialement. Il comprit cependant le geste et tourna les yeux vers le cil sombre qui était posé sur le doigt de l’inconnue avant de reporter son attention sur elle. Quel drôle d’oiseau sauvage, songea Emerson avant de l’imiter en tirant sur sa cigarette, incapable de détourner le regard de ce visage au sourire mutin, de cet éclat provocateur qui luisait dans ses yeux de chat.
- D’accord, se surprit-il à répondre sans même prendre le temps de réfléchir.
Il se demanda où étaient ses collègues et ce qu’il ferait s’il les croisait alors qu’il était en compagnie d’une fille comme celle-là, qui semblait avoir jeté son dévolu sur le gars isolé quand des dizaines de paires d’yeux la scrutaient avec envie. Il devait faire des jaloux et n’était pas certain de pouvoir assumer une telle attention sur lui ce soir. Puis il se rappela que ce n’était pas lui qu’on regarderait mais elle et il expira longuement avant d’écraser son mégot contre l’appui de fenêtre et de le jeter dans un petit bol qui, à force, était devenu un cendrier, même si ce ne devait pas être son usage premier. Il attrapa ensuite sa bière et suivit la danseuse à l’intérieur.
La chaleur ambiante le prit à nouveau à la gorge mais il tâcha de ne pas s’en préoccuper et but une gorgée à sa bière avant d’approcher de la jeune femme, un peu plus près qu’à l’extérieur, car la musique allait fort :
- Tu sais, tu pourras aisément exaucer mon vœu... dit-il sur un ton mystérieux, les quelques gorgées de son verre l’ayant rendu un peu plus téméraire. J’aimerais bien récupérer mon briquet.
Il tendit la paume, un léger sourire aux lèvres. Il espérait qu’elle avait un peu d’humour et qu’elle ne se vexerait pas de sa réclamation. Quant à la raison qui le poussait  à la faire, un peu kamikaze, sans doute, c’était bien qu’il ne voulait pas être l’un des toutous qui bavait devant elle et n’avait plus aucune identité propre.
- Et tu ne m’as même pas dit ton prénom, ajouta-t-il, bien conscient qu’il n’avait pas davantage dit le sien.
Mais après tout, c’était elle qui l’avait abordé.

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