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 [Famille Ainsworth] « DAMN GIRL »

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Message(#) Sujet: [Famille Ainsworth] « DAMN GIRL » Mer 25 Nov 2009 - 18:44

« D A M N G I R L »

STARRING CASSANDRE AINSWORTH AND SLOAN WEISEL
credits : tmomsen8 @ LJ



Lorsque la mère de Cassandre Ainsworth entra en contact avec le jeune homme, il crut tout d'abord à une mauvaise blague.
En effet, instituteur mais nouveau dans le quartier, il fut surpris qu'une femme qu'il n'avait jamais vu (mais très élégante et conventionnelle) vint sonner à sa porte en une fin d'après-midi. Elle semblait pressée et la voiture de luxe garée derrière elle avait toujours son moteur qui tournait quand elle demanda au jeune homme un service destiné à sa fille unique. Elle désirait que Sloan consacre quelques heures de son temps-libre pour être le tuteur d'une étudiante en droit. Comme il ne s'agissait clairement pas d'une chose qu'il avait déjà fait auparavant, le jeune homme refusa tout d'abord. Il n'avait pas suivit d'études de droit même si sa culture générale était particulièrement riche, notamment concernant le droit international. Néanmoins, comme il ne s'agissait pas de sa matière de prédilection, il craignait de ne pas être d'une très grande aide pour la jeune femme mais sa mère l'arrêta tout de suite. Il s'agissait principalement de l'encadrer et de la motiver. De toute évidence, les « riches » pouvaient se permettre de s'offrir un surveillant à domicile. Qu'à cela ne tienne, l'australien accepta finalement le poste, convaincu par les propos de Mrs Ainsworth et soutenu par l'idée qu'il existait toujours les fabuleux outils qu'étaient les bouquins et l'internet en cas de réels problèmes de connaissances.
Ravie, la femme lui expliqua alors quelques points importants avec un débit follement rapide. Le tutorat consistait à passer environ deux heures, deux fois par semaine avec la jeune femme afin de s'assurer qu'elle effectue convenablement ses devoirs et que les zones d'ombre perçues durant le cours soit éclairées par la lanterne des connaissances de Sloan. Ça ne devait pas être sorcier, n'est-ce pas ? Une poignée de mains plus tard et la promesse de commencer le boulot dès la semaine prochaine, Mrs Ainsworth s'apprêta à s'en aller lorsqu'elle ajouta, d'un ton faussement détaché et tête en l'air, ces quelques paroles avant de s'enfuir vers sa voiture, l'air de rien.

« Ah oui, ne vous laissez pas impressionner par Cassandre … Elle peut s'avérer être une vraie chipie quand elle s'y met mais ça ne dure jamais bien longtemps … Quoique. Bref, j'imagine que vous saurez vous y prendre. Bonne journée ! »

Charmant. Sceptique, Sloan claqua finalement sa porte d'entrée, redoutant déjà d'avoir fait une sacrée erreur.
Sept jours plus tard, le jeune homme se rendit donc à la rue voisine, au numéro 1690 d'Apple Road. La maison était tout à fait charmante et affichait la promesse d'un intérieur impeccable. Bon point aux yeux de l'australien qui pouvait s'affirmer comme un véritable maniaque de l'ordre et de la propreté. Il franchit alors la clôture blanche et gravit les petites marches qui le conduisirent devant la large porte d'entrée. Inspirant profondément pour se motiver, il appuya sur la sonnerie et fit un pas en arrière. Ils avaient rendez-vous à 16h30, il était très exactement 16h30. Se tournant de moitié, le jeune homme se mit à fixer la route proche en patientant. Il ne fallait pas avoir l'air impatient, c'était inconvenant … A moins que c'était un signe inconscient de sa part prouvant qu'il avait déjà envie de s'en aller ? Quoiqu'il en soit, il n'eut pas le temps d'y réfléchir à deux fois car déjà, la porte d'entrée s'ouvrit et il se retourna dans sa direction. Il découvrit alors un visage auquel il était à mille lieu d'imaginer. Il avait bien fait de ne pas déguerpir.

« Bonjour, je suis Sloan Weisel. Votre tuteur. »



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Message(#) Sujet: Re: [Famille Ainsworth] « DAMN GIRL » Ven 27 Nov 2009 - 2:18


Elle détestait sa mère, elle la haïssait, elle ne la comprenait pas ou plutôt, elle ne la comprenait plus. Que recherchait-elle ? Était-ce sa façon de lui dire que sa chère et tendre fille n’arriverait jamais à ce qu’elle désirait ? Fallait-il qu’elle en vienne à la menacer pour obtenir ce dont elle rêvait le plus ? Quelques jours auparavant, Casey avait claqué la porte de sa chambre, manquant de la briser en mille morceaux tellement le bruit fut intense. Elle s’était couchée sur son lit, telle une gamine capricieuse qui n’était pas mais alors absolument pas contente. La vie était injuste et elle ne cessait de se le répéter dans sa tête à cet instant. Puis le lendemain pointa le bout de son, et d’autres matinées passèrent à leur tour. Cassandre Ainsworth était dispensée de boulot aujourd’hui puisque sa mère l’avait décidé ainsi. Evidemment, cette nouvelle n’avait pas été au goût de la demoiselle. Elle ne trouva d’ailleurs rien de mieux que de lui adresser un sourire hypocrite quand elle la vit quitter la maison en direction de l’agence. Qu’allait-elle faire pendant ce temps ? Dire à l’heure actuelle, elle devrait être en train d’aider quelques mannequins, se rassurer que tout se passait bien. Du haut de ses vingt-et-un ans, elle était déjà ben sûre d’elle et capable de gérer une entreprise. Elle-même y croyait assez pour ne pas avoir peur de l’avenir.

Aux alentours de quinze heures, Casey avait quitté sa jolie maison pour faire un tour dans le quartier. Elle avait d’abord rendu visite à Victoria Blythe chez elle, passant juste quelques minutes afin de savoir si tout allait bien. Ce n’était pas rare que Casey s’inquiète pour d’autres personnes qu’elle, il suffisait qu’elle leur fasse assez confiance. Puis elle revint au sous son toit, tranquillement, sans se presser. Une fois la porte passée, sa gouvernante arriva vers elle. « Miss Ainsworth, quelqu’un a appelé. Il m’a dit que vous deviez le rappeler. » « Qui était-ce ? » « Un certain… Puck. » Un sourire tendre étira ses douces lèvres rosées puis fit quelques pas en direction du téléphone. Elle n’eut aucunement besoin de composer le numéro, ce dernier étant déjà inscrit dans le répertoire. Quelques bips et enfin, elle entendit sa voix. Elle lui demanda alors les raisons qui l’avaient poussé à la joindre, ce n’était pas dans ses habitudes de téléphoner directement sur son fixe. « Ça revient moins cher la communication. » avait-il répondu, Casey s’était contentée de sourire bien qu’il ne s’en rende pas compte puisqu’il ne la voyait pas. Enfin il lui expliqua la véritable raison de son appel, comme quoi il avait besoin de quelques conseils. Casey se sentit flattée qu’il lui demande ce genre de chose. Il fallait tout simplement avouer que malgré tout ce qu’elle avait pu lui faire, il était toujours (ou presque) resté à ses côtés. Un homme qui avait tout le respect de Casey, de quoi prendre cela comme un véritable honneur et ce n’était pas pour rien qu’ils faisaient en sorte de brouiller les pistes en jouant les faux couples. Fort heureusement, Casey avait toujours reporté le fameux dîner de présentation entre sa mère et Puck. Ils étaient de bons comédiens, pour arriver à berner les gens depuis plusieurs mois, il fallait le faire mais ils ne faisaient que jouer la comédie. Casey prétendait ne pas être à l’aise dans ce genre de situation, voilà pourquoi sa mère n’insistait jamais trop longtemps quand le sujet revenait sur le tapis.

Seize heures vingt environ, elle était toujours au téléphone avec son soit disant petit-ami qui lui était bien utile pour cacher la vérité. « Je risque d’avoir besoin de tes services dans un peu plus d’une semaine Puck, il y’a un event au FSHM et je ne peux pas manquer ça. » Elle fut soudainement surprise par quelques coups que l’on tapait à la porte. « ZORA ! La porte ! » cria-t-elle immédiatement à la suite, écoutant en même temps la plainte de Puck. Une poignée de secondes après, voyant que la gouvernante ne l’avait pas entendu, Casey se dirigea en soupirant vers la porte d’entrée. « Je sais que tu n’aimes pas ce genre de festivité mais il faut que je m’y rende. » Elle tourna la poignée et ouvrit enfin la porte, lui laissant enfin voir son visiteur surprise. Un homme se trouvait là, tournant les talons afin de lui faire face. « Bonjour, je suis Sloan Weisel. Votre tuteur. » « Casey, toujours vivante ? » Casey reprit ses esprits, ayant oublié un court instant sa communication avec Puck. « Je dois te laisser, je te rappelle plus tard, salut ! » Et elle raccrocha. Elle toisa sans aucune gêne le jeune homme qu’elle avait devant elle. C’était donc lui son tuteur ? « Hm… Y’a pire. » souffla-t-elle dans un son à peine audible mais assez perceptible pour que Sloan ait pu comprendre légèrement. Elle se poussa alors, le laissant entrer. « Je vous en prie… » Elle avait totalement oublié ce cours de tutorat. Elle referma la porte derrière ce qui semblait être son nouveau prof particulier. Elle avança dans le hall, l’invitant à la suivre. Elle déposa le téléphone dans son étui avant de se tourner et de lui présenter sa main. « Cassandre Ainsworth… Mais j’imagine que ma mère vous l’a déjà dit. Elle a aussi dû vous prévenir que j’étais contre l’idée de prendre des cours particuliers non ? Elle n’en fait qu’à sa tête de toute manière. » Elle afficha sa moue mécontente, n’affichant aucun sourire ou lorsque ses lèvres s’étiraient, ce n’était pas ce que l’on pouvait appeler d’un sourire sincère. « ZORA ! » s’énerva-t-elle et la gouvernante descendit les grands escaliers avec précipitation, certainement la peur au ventre. Pauvre Zora. « T’es sourde ? Tu n’as pas entendu que je t’appelais ? » « Désolée miss Ainsworth. » « Nous avons un invité, fais-moi donc le plaisir de nous servir un peu de thé. » « Oui mademoiselle. » Zora accorda un bref moment d’attention envers Sloan, histoire de le saluer puis partit à toute vitesse dans la cuisine. « Installons-nous. » proposa Casey, poliment, en indiquant les canapés qui entouraient la petite table basse. Le salon était, comme la maison, très spacieux. Les différents meubles montraient que les Ainsworth gagnaient bien leur vie avec un écran plasma, une commode d’un bois ancien, un piano ravissant et un tas de petits détails reflétant le bon goût de la décoratrice. Cassandre n’était bien évidemment pas décidé à commencer ces fameux cours et elle le montrait bien. « Je suis réellement désolée que Deliah… que ma mère vous ait dérangé, vraiment. Vous devez certainement avoir d’autres projets beaucoup plus intéressants… J’espère. » Le dernier mot était pour elle-même, bien sûr qu’elle espérait qu’il baisserait les bras et abandonnerait en sa compagnie. Son ton était doux bien que sur joué.

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Message(#) Sujet: Re: [Famille Ainsworth] « DAMN GIRL » Dim 6 Déc 2009 - 19:01


Ne pas se fier aux apparences. Ne jamais, jamais, porter une trop grande attention aux premières impressions. Si cette maxime était une obligation à suivre en toutes circonstances aux yeux du jeune homme, il avait terriblement envie de faire une exception cette fois-ci. L'évidence du genre de personne sur laquelle il venait de tomber était juste trop grosse pour être ignorée. Il avait face à lui une incroyable peste – il avait le don pour les repérer à vu de nez. Il resta stoïque lorsqu'elle mit fin à sa conversation téléphonique (quelle grossièreté déjà d'accueillir quelqu'un en discutant avec autrui) et se mit à le détailler sans réelle gêne. Sloan ne fit que hausser un sourcil, surpris, lorsqu'elle souffla une remarque à son encontre qui aurait du le flatter. Il garda tout de même le silence, ne souhaitant pas lui faire remarquer immédiatement à quel point cet accueil laissait sérieusement à désirer. Poussant un discret soupire quand elle l'invita enfin à entrer à l'intérieur, Sloan songea un instant qu'il était en train de commencer à regretter sa venue. Il était là seulement depuis une minute à tout casser et il voulait déjà partir – Wow. Pourtant, adepte des bienséances et des secondes chances, il choisit de rester et de voir de quelle façon les choses allaient se dérouler. Peut-être allait-elle lui prouver que sa première impression était effectivement fausse, ce qui ravirait Sloan. Gardant donc intact son espoir, il se retourna sur elle et hocha la tête lorsqu'elle se présenta mais fronça les sourcils, se sentant un moment perdu par ce qu'elle venait de lui dire. Elle ne désirait pas de cours particuliers ? Voilà qui était différent de ce qu'il s'était figuré, changeant considérablement la donne et rendant très probablement la tache plus difficile.

« Cassandre Ainsworth… Mais j’imagine que ma mère vous l’a déjà dit. Elle a aussi dû vous prévenir que j’étais contre l’idée de prendre des cours particuliers non ? Elle n’en fait qu’à sa tête de toute manière. »
« Non … Non, elle ne m'a pas préve... »

Sa phrase fut noyée et interrompue par le cri virulent que Cassandre venait de lancer à travers la maison, visiblement destiné à sa gouvernante. Il s'était redressé à ce son mais surtout surpris par le contraste qu'elle venait de lui offrir (après tout, elle était menue et d'apparence inoffensive, le coffre dont elle venait de faire preuve avait de quoi laisser quiconque interdit.) Assez troublé, il écarquilla les yeux, fixant la demoiselle avant de détourner son regard vers le son des pas précipités qui se faisaient entendre dans les escaliers. Une femme d'apparence respectable mais stressée comme une puce se présenta à eux. Le jeune homme ne fit aucune remarque quand Cassandre se mit alors à lui aboyer ses ordres mais cela ne voulait pas dire qu'il n'avait pas un avis tranché sur la question. Il lui semblait tout bonnement être dans une quatrième dimension. Comment cette jeune femme pouvait elle traiter de la sorte un autre être humain ? Certes, elle faisait partie de son personnel mais rien n'expliquait une telle acerbité. Surtout pour du thé. Le regard obscurcit, Sloan observa cette scène avec consternation avant d'adresser un signe de tête aimable à la gouvernante lorsqu'elle s'apprêta à exécuter les désirs de sa « patronne ». Les deux jeunes gens finirent par s'installer sur les canapés impeccables et Sloan ne put s'empêcher de constater que la maison était parfaitement entretenue. C'était un détail qui avait son importance selon l'australien bien qu'il fut à présent convaincu que cette propreté et ce rangement ne soit qu'à l'honneur de la gouvernante. Il finit par tourner son visage vers la jeune femme au son de sa voix. Elle s'excusait pour l'initiative de sa mère. Etait-ce une blague ? A ses yeux, si elle avait à s'excuser, c'était à propos de la conduite odieuse qu'elle venait d'avoir mais il se préserva d'en faire la remarque : inutile de se mettre son « élève » à dos dès le commencement. Il réservait tout ceci pour plus tard, lorsque son autorité aura réellement un sens pour elle. En effet ils n'étaient, pour le moment, que des étrangers l'un pour l'autre. Le ton mielleux et la pointe de critique qu'elle sous-entendit faisait grimacer Sloan à l'intérieur mais à l'extérieur, il garder son air poli solidement affiché sur ses traits. Sans avoir particulièrement l'air de penser ce qu'il allait dire, il lui répondit tout de même, ses mots soigneusement choisis pour être crédibles.

« Je suis réellement désolée que Deliah… que ma mère vous ait dérangé, vraiment. Vous devez certainement avoir d’autres projets beaucoup plus intéressants… J’espère. »
« Ce n'est pas grand chose, je suis professeur et enseigner est une véritable passion. Que je doive faire profiter mes connaissances à une élève de plus n'est pas un soucis. Votre mère est une charmante femme. Elle ne m'a pas mis le couteau sous la gorge pour que je vienne et si je suis ici c'est bel et bien pour vous venir en aide. »

A l'instant où il termina sa phrase, la gouvernante pénétra dans la pièce, tenant à bout de bras un plateau d'argent sur lequel étaient reposées deux tasses, une théière et ce qui sembla, selon Sloan, être une sucrière. Par réflexe, il se leva du canapé, se dirigea vers elle et tendit les bras pour débarrasser la femme qui parut déstabilisée. Comme Sloan semblait insister, elle finit par concéder le plateau au jeune homme et s'enfuit retrouver sa cuisine. Sloan revint alors vers Cassandre et posa soigneusement le plateau sur la table avant de la contourner et de reprendre sa place, l'air de rien, avant d'ajouter pour Cassandre, d'un ton détaché.

« J'adore le thé. Ça nous stimulera pour notre séance. Parce que je serais assez méticuleux, je vous préviens. »

Message à comprendre : tu vas me faire le plaisir de te débrouiller seule avec tes invités en commençant par servir le thé et ensuite te mettre rapidement au boulot.


Dernière édition par Sloan Weisel le Mer 16 Déc 2009 - 17:44, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Ainsworth] « DAMN GIRL » Mer 16 Déc 2009 - 17:37


Il semblait obstiné, cela se voyait sur son visage, dans la posture de son buste ou encore la façon qu’il avait à la défier du regard. Cela n’allait pas être simple, autant pour lui que pour elle mais elle ne baisserait pas les bras, c’était Cassandre, jamais elle ne ferait ça. Gagner, toujours gagner. C’était sa motivation, les défis. Toujours se surpasser, montrer qu’elle était la plus forte quoiqu’il pouvait arriver. Elle avait la hargne d’une combattante et Sloan ne serait qu’un petit pion qu’elle se contera de jeter lorsqu’elle en aura marre. Ses relations avec les hommes étaient déjà vouées à l’échec à partir du moment où elle savait que c’était un homme justement. Leur manière d’être ou de se comporter, elle les méprisait et ne leur trouvait rien d’attirant. Bien sûr, elle connaissait des exceptions mais la majorité des mâles lui donner envie de vomir. Son tuteur pouvait bien être charmant, et agréable aux yeux de n’importe quelle femme, Casey n’avait pas en tête de lui sauter dessus – du moins, si c’était le cas, ce ne serait pas pour passer la nuit avec mais plutôt pour l’étrangler. Casey n’avait rien d’une petite peste ou d’un démon grâce à son apparence qui avait tout d’angélique et inspirait la confiance. Elle cachait simplement bien son jeu. Elle trouvait que se rapprocher de ses ennemis avec de beaux sourires et leur faire croire qu’ils ne risqueraient rien avec elle était le meilleur moyen pour mieux les détruire. Ce n’est pourtant pas une sans cœur, elle en a bien un mais ne le montre qu’à ceux qu’elle juge digne d’être considéré comme des personnes importantes à sa vie. Et il fallait avouer, c’était aussi parfait pour ne pas se laisser submerger par sa vulnérabilité. Certains pourraient dire que sa répulsion des hommes était dû au fait qu’elle n’avait plus d’image paternelle. La plupart ignorait la véritable raison d’un père absent chez les Ainsworth. Aux yeux de tous il était enterré quelque part mort, et peut-être que c’était le cas. Casey n’en savait trop rien, pour elle il devait couler des jours heureux, sans doute avait-il déjà refait sa vie… Peu importe, elle s’en fichait, elle vouait une véritable haine envers son père, envers tous ces hommes lâches. Un rictus froissa son joli petit minois, elle ne l’appréciait guère et ce n’était peut-être pas seulement à cause de son simple statut de « tuteur ». Elle en avait appris des choses sur lui entre temps, rien qui ne lui donnait envie d’être plus aimable, bien au contraire ; il était encore loin de se rendre compte dans quoi il avait mis les pieds. « Une charmante femme… » releva-t-elle en réprimandant un rire moqueur. « Ne vous réjouissez pas trop vite si vous voulez mon avis. Si ma mère ne s’est pas montrée assez convaincante pour me donner envie de continuer davantage mes études, je doute qu’un inconnu puisse changer cela. Mais... qui ne tente rien n'a rien n'es-ce pas ? » Elle gardait toujours ce même sourire agaçant sur le visage, un contraste entre son ton presque hautain et ce sourire qui se voulait poli. Après tout, elle était sincère. Sa mère l’avait obligé à continuer ses études, alors que ce n’était clairement pas nécessaire puisqu’elle n’aurait pas besoin de ce fichu diplôme pour travailler. L’Agence serait à elle quoiqu’il arrive non ? Pourquoi était-elle donc si déterminée à ce que Casey fasse ces études de droit ? Si Casey n’écoutait déjà pas sa chère et tendre maman, ce n’était pas gagné pour qu’elle écoute un pauvre inconnu sorti de nulle part. Zora revint enfin, le plateau de thé en main. Elle arqua un sourcil en voyant le jeune homme s’approcher d’elle. « J'adore le thé. Ça nous stimulera pour notre séance. Parce que je serais assez méticuleux, je vous préviens. » Elle fronça les sourcils, irritée par son arrogance puis elle reprit la même expression qu’elle arborait quelques secondes plus tôt. Elle se leva, défroissant sa jolie robe d’un geste sec à l’aide de ses mains et servit le thé dans deux tasses. Elle poussa avec peu de douceur une de deux en direction de Sloan puis elle se recula, restant debout. « J’espère qu’il n’est pas trop chaud, je ne voudrai pas que vous vous brûliez la langue, ce serait malheureux. » Evidemment, c’était sarcastique. Qu’il se brûle la langue serait au contraire, une bonne chose tant cet homme était agaçant. Elle souffla elle-même dans sa tasse, ne quittant gère du regard Sloan puis but une gorgée avant de la déposer sur le plateau. « Si vous voulez bien me suivre, nous travaillerons dans la pièce à côté. » Il était pressé de se mettre au boulot ? Bien, Casey était pressée de lui pourrir la vie. Elle se dirigea donc vers une porte qu’elle fit coulissée. De là, on vit une grande pièce avec une immense bibliothèque, une grande table au milieu et un piano dans un coin. Lorsqu’elle posa une main sur la table, elle pivota vers Sloan. « Vous permettez ? Je vais aller prendre mes affaires dans ma chambre. Installez-vous donc… » Puis elle disparu, grimpa avec nonchalance les escaliers. Une petite minute après, elle redescendit rejoindre son fameux tuteur, des bouquins en main. Autant lui donner l’espoir qu’ils allaient effectivement travailler, même si ce n’était pas au programme chez Casey. Elle posa d’ailleurs brusquement les cahiers sur la table, provoquant un bruit désagréable. Elle releva les yeux, il était en train d’observer le piano. « Il est à ma mère. Je lui ai plusieurs fois dit qu’elle ferait mieux de le vendre au lieu de le laisser moisir dans cette pièce. » Elle soupira, elle n’aimait pas ce piano, trop de souvenirs à son goût. Se revoir petite, aux côtés de sa mère, lui apprenant à en jouer. Tout ce qui se rattachait à ce piano n’était que souvenirs douloureux. « Bon, nous commençons ? Je n’ai pas toute la journée. »


Dernière édition par Cassandre Ainsworth le Mer 30 Déc 2009 - 22:45, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Ainsworth] « DAMN GIRL » Jeu 24 Déc 2009 - 20:00


Le rire fortement sceptique qu'eut la jeune femme lorsqu'il parla de sa mère intrigua Sloan. De toute évidence, il existait une certaine tension entre ces deux femmes et l'australien se mit alors à craindre de se retrouver au cœur d'une affaire de famille ; chose qu'il ne pourrait absolument pas cautionner. Déjà qu'il avait du mal avec sa propre famille, l'idée de devoir subir les problèmes des autres l'horripilait d'avance. Il lui adressa donc un regard méfiant pour toute réponse, ne souhaitant clairement pas s'avancer sur cette piste glissante en lui rétorquant qu'elle se montrait probablement sévère envers sa mère. Il fut tout de même assez embêté de l'entendre dire qu'elle ne posait pas en lui de grands espoirs – ce n'était, en effet, pas quelque chose de très agréable à entendre pour un enseignant mais soit, il ne se laissa pas impressionné par cette attitude négative et préféra lui prouver par les faits son efficacité plutôt que d'essayer d'argumenter contre elle. Cela aurait été une perte de temps, il n'en doutait pas : Cassandre semblait le genre de personne à se moquer complètement de l'avis des autres dès qu'il différait du sien. Par contre les « faits », Sloan ne pensait pas qu'elle puisse les ignorer. Question de bon sens. Il souffla alors un simple « Oui, qui ne tente rien n'a rien ... » en reprise à ses paroles avant de tourner la tête sur le côté et de rouler discrètement des yeux, assez exaspéré par autant de mauvaise volonté. Elle était jeune, visiblement bien dans sa peau et elle avait de toute évidence une bonne répartie ce qui trahissait une certaine intelligence – quel était donc son problème au juste ?
Sa tasse finie pourtant pas être remplie par les soins de Cassandre et Sloan s'en saisit presque immédiatement. Il lui jeta un regard en biais, sceptique lorsqu'elle lui précisa de faire attention avec la température du thé mais d'un ton si pincé qu'il ne pouvait être honnête. Préférant ne pas relever cette remarque, gardant son air infiniment poli plaqué sur le visage, le jeune homme lui répondit brièvement avant de poser avec précaution ses lèvres sur le bord de la tasse.

« C'est gentil … Mais je saurai la ménager. »

Il fut alors soulagé lorsqu'il la vit prendre à nouveau les choses en main mais cette fois dans le but qu'ils se mettent à la tache. Non pas que le thé fut mauvais, bien au contraire, Sloan reconnaissait qu'il n'avait pas bu un aussi bon thé depuis un long moment, mais il était de ceux qui pensent que plus tôt on se met au boulot, plus tôt on peut se tirer. Il déposa sa tasse sur le plateau d'argent à l'instant où Cassandre se remit sur ses deux jambes et lui proposa de la suivre. Le jeune homme resta derrière elle, à une distance correcte, pour rejoindre la fameuse « pièce d'à côté » - espérant dans son for intérieur qu'il s'agisse d'un bureau et pas d'un spa ou d'un truc féminin du genre. Cassandre lui demanda alors de bien vouloir l'excuser le temps qu'elle aille chercher ses affaires, laissant Sloan seul au seuil de la pièce qu'ils devaient investir. Il finit par y entrer d'une démarche lente et pleine de précaution : il ne voulait pas prendre le risque de bousculer quoique ce soit dans cette pièce absolument ravissante et tenait par la même occasion à observer chaque meuble. Son regard tombe alors sur un majestueux piano occupant une place importante de la pièce. Le cœur de l'australien fit un bond dans sa poitrine et il ne put se résoudre à faire autrement qu'à se diriger vers lui. Il était un bon musicien dont le domaine de prédilection n'était autre que le piano. Petit, il avait appris à pianoter sur les touches blanches avant même de savoir nouer ses lacets et il avait durant toute son enfance et son adolescence participé à de nombreux récitals de piano. Mais malheureusement aujourd'hui, cela faisait plusieurs mois qu'il n'avait pas touché à cet instrument, provoquant chez lui une certaine frustration. En effet, son appartement de Chicago avait été bien trop petit pour en accueillir un et il n'avait toujours pas réussi à se dénicher un piano pour sa nouvelle maison, ici à Ocean Grove. Apercevoir un piano dans cette pièce était donc aussi vibrant pour lui que d'être tombé sur le Père Noël en chair et en os. Ce fut ainsi au moment où il observait avec des yeux d'enfant le brillant du piano laqué que Cassandre revint dans la pièce chargée de ses affaires pour étudier. Il lui accorda un bref regard avant de se remettre à fixer l'instrument, luttant contre l'irrépressible désir de s'asseoir sur le tabouret et de flirter avec les touches. Il secoua la tête, consterné lorsqu'il l'entendit dire qu'il aurait était préférable qu'ils aient mis à vendre ce piano. Cette jeune femme n'était réellement qu'un cas désespéré : ne savait-elle pas qu'un piano donnait une âme à une maison ?

« Un piano ne moisit pas. Vous seriez surprise d'entendre comment un piano peut sonner après des années sans utilisation. »

Il fit un bref signe de la main quand elle lui demanda quand est-ce qu'ils allaient s'y mettre. La séance de révisions venait d'être soudainement reléguée au second niveau de ses priorités (si elle avait déjà été en première position …) et Sloan se tourna vers la jeune femme avec le premier rictus sincère qui pouvait s'apparenter à un sourire. D'une voix plus motivée qu'auparavant, il déclara en relevant le couvercle du piano, bravant la fine pellicule de poussière qui s'y était déposée – ce qui prouvait absolument à quel point Sloan était charmé par cet instrument.

« On va commencer par les bases. Vous ne jouez pas du piano donc, si j'ai bien compris. Aucun autre instrument, j'imagine ? Pourtant, la musique est primordiale car elle insuffle une certaine discipline et de la rigueur. »

Il s'installa sur le tabouret sans demander l'accord de la jeune femme et se mit à appuyer sur les touches du centre, faisant par là teinter les notes de musique dans toute l'atmosphère de la pièce. Immédiatement, une bouffée de bien-être s'empara de l'australien qui se sentit enfin, pour la première fois depuis son arrivée, à l'aise dans cette demeure. Il fit signe de la tête à Cassandre de s'approcher tandis qu'il débuta un air familier, qu'il imaginait connu de tous les américains.

« Si vous arrivez à être concentrée en musique, vous le serez pour tout le reste. »

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Message(#) Sujet: Re: [Famille Ainsworth] « DAMN GIRL » Sam 2 Jan 2010 - 14:57


« Si vous le dîtes… » souffla-t-elle, peu convaincu par ce que venait de lui avancer son tuteur. Elle n’avait pas compris pourquoi sa mère avait tant tenu à garder ce piano alors qu’elle n’y touchait plus, ni même Casey depuis des années maintenant. Il restait dans un coin de leur appartement new yorkais et maintenant il meublait seulement une des nombreuses pièces de la demeure d’Ocean Grove. Elle n’avait plus entendu une seule des notes de cet instrument depuis la dernière fois qu’elle avait écouté sa mère en jouer, c’était il y’a fort longtemps à présent. Au signe de Sloan, elle comprit que la séance de tutorat ne serait pas pour maintenant. Il fallait savoir ! Casey grogna entre ses dents, même si l’idée de rattraper ses cours ne l’enchantait guère, le voir se mettre à jouer du piano n’était peut-être pas mieux. La jeune demoiselle s’avança alors, sans grand enthousiasme néanmoins. Il commença s’approprier peu à peu le piano, visiblement très attiré par l’instrument, Casey fronça les sourcils. « On va commencer par les bases. Vous ne jouez pas du piano donc, si j'ai bien compris. Aucun autre instrument, j'imagine ? Pourtant, la musique est primordiale car elle insuffle une certaine discipline et de la rigueur. » Elle leva les yeux au ciel, avec ce même sourire peu sincère scotchait sur son visage. Aujourd’hui elle ne savait plus en jouer bien que sa mère lui ait toujours répété que c’était comme le vélo, cela ne pouvait pas s’oublier. Casey n’était plus si admiratif devant cet instrument de musique qui – une autre époque – l’avait intéressé. Ne voyant donc pas l’intérêt de notifier le fait qu’elle s’y connaissait très légèrement grâce à sa mère qui lui avait appris les bases lorsqu’elle était petite, elle secoua légèrement la tête en un signe négatif. « Une certaine discipline et de la rigueur. » avait-il dit, Casey riait intérieurement. Cherchait-il vraiment à maitriser la jeune Ainsworth ? S’il seulement il savait à quel point cette tâche pouvait s’avérer difficile. Malgré son jeune âge, la jeune femme était tout ce qui avait d’indépendante. Elle était sûre d’elle, savait ce qu’elle allait faire dans quelques années, tout n’était qu’un plan qu’elle avait rodait durant plusieurs années. Et ce n’était certainement pas Sloan qui allait réussir à la contrôler et faire d’elle une bonne élève. D’une, elle ne l’appréciait pas pour être son tuteur et s’imposer à elle avec ses cours inutiles et de deux, parce qu’elle avait entendu diverses choses à son sujet qui la poussait à la détester davantage. Il n’avait rien pour lui plaire, ou peut-être seulement son physique mais cela ne suffisait que très peu aux yeux de Cassandre. Lorsque la première note de musique retentit dans la salle, Casey eut un léger sursaut, elle avait tant oublié l’effet que cela pouvait faire et il enchaina. C’était facile de remarquer sur le visage du jeune homme qu’il prenait énormément de plaisir et Cassandre devait avouer qu’il n’était pas mauvais, même plus bon…très bon. Elle serra la mâchoire en réalisant qu’elle était si surprise du talent de Sloan, mais aussi énervée de se rendre compte qu’elle appréciait toujours autant le son d’un piano. C’était un sentiment qui aurait dû être si agréable pour elle mais ce fut le contraire, ou du moins elle se fit violence pour ne pas en apprécier davantage. Le piano, la musique… Ils n’avaient plus la même signification qu’avant à ses yeux. « Si vous arrivez à être concentrée en musique, vous le serez pour tout le reste. » Casey croisa les bras sous sa poitrine, fixant le jeune tuteur sans savoir trop quoi dire ni trop quoi faire. Elle n’avait pas envie qu’il arrête mais d’un autre côté, elle ne voulait pas en écouter davantage. Sans même s’en rendre réellement compte, elle s’était avancée un peu trop, posant finalement sa main sur le piano vibrant, c’était comme si elle revenait à l’âge de ses dix-ans, sa mère à la place de Sloan, elle à ses côtés en train d’essayer de jouer ou même de chanter. Cette image la fit revenir violemment à la réalité et sa voix s’éleva assez pour se faire entendre au dessus des notes qu’il était en train de jouer. « Ma mère vous paie-t-elle pour être un professeur de piano ou bien un tuteur pour mes cours à l’université ? » lança-t-elle sèchement. Lui parler ainsi, avec si peu de respect n’était pas dans ses habitudes, du moins elle restait toujours très polie avec les invités même si ce n’était qu’hypocrisie mais elle ne voulait plus entendre ce fichu piano, jamais. « Maintenant que vous m’avez montré que vous étiez au moins doué dans quelque chose, je vous prierai de ne plus toucher à cet instrument dans cette maison. » Elle lui lança un regard noir puis se détourna, s’éloignant du piano. « Il n’est pas bon de réveiller le passé. » dit-elle plus doucement, bien qu’elle aurait dû le garder pour elle. Elle posa alors une main sur la pile de bouquin, regardant de nouveau son tuteur, les traits de son visage plus détendu.
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Message(#) Sujet: Re: [Famille Ainsworth] « DAMN GIRL » Dim 17 Jan 2010 - 17:15


Les notes de musique flottaient dans les airs avec fluidité et allégresse. La mélodie émise par l'instrument était impeccable et s'imprégnait dans la pièce, sans s'imposer mais gonflant à chaque instant. Les doigts circulant sur le clavier blanc étincelant bien qu'il fut longtemps resté inutilisé, Sloan leva un instant son visage vers la jeune femme qui l'accompagnait. Bien sûr, elle gardait cette expression pincée figée sur son visage depuis qu'il était entré dans cette demeure (Sloan se demanda d'ailleurs si elle était ainsi avec tout le monde ou s'il avait droit à un incroyable traitement de faveur) mais quelque chose dans son attitude – peut-être le fait qu'elle se soit rapprochée de lui et du piano – lui inspira l'idée qu'elle n'était pas totalement insensible à l'air qu'il jouait. Gardant pourtant le silence pour ne pas briser ce moment, il laissa la musique parler à sa place. Il pensait sincèrement ce qu'il venait de lui dire : la musique était une très bonne base pour retrouver sa concentration. D'ailleurs, il avait la chance de voir cette théorie se mettre à l'œuvre puisque Cassandre semblait s'être adoucie pour se consacrer à l'écoute du piano. Soulagé par cette avancée, Sloan poursuivait la chanson, leste, quand il fut soudainement interrompu par le son de la voix bien trop agressive de Cassandre. Instantanément, ses doigts se dégagèrent des touches et la mélodie mourut avant même d'avoir eu l'honneur d'arriver à son terme. Le silence glacial qui s'imposa dans la pièce n'était pourtant rien comparé au combat visuel qui se dressait entre les deux jeunes gens. Outré d'avoir été interrompu de la sorte, Sloan fixait l'étudiante d'un air sévère. L'interdiction qui s'ensuivit comme quoi il n'aurait plus le droit de toucher au piano finit de remplir sa déconfiture. Il la regarda s'éloigner de lui pour revenir vers le bureau et déclarer sur un ton assez énigmatique qu'il ne fallait pas secouer les souvenirs. Théoriquement, elle avait raison sur toute la ligne : Sloan n'était pas là pour afficher ses talents de pianiste ou pour faire plaisir aux oreilles de la jeune femme. De même, il n'avait pas le droit de s'approprier un élément de cette demeure qui ne lui appartenait pas mais il avait pensé que cela aurait été un très bon moyen pour mettre en confiance la demoiselle. Briser la glace en quelque sorte … Malheureusement, ce fut d'avantage elle qui s'amusa à briser Sloan dans son élan.
Se détournant du piano mais restant assis sur le petit tabouret, l'australien persistait à fixer son hôte comme s'il n'arrivait pas à lui pardonner la façon dont elle s'était adressée à lui. En effet, Sloan était très attaché aux notions de politesse, de respect et l'écart dont elle venait de faire preuve à son égard était difficilement tolérable. D'une voix ayant perdu toute son aisance, il lui répondit.

« Bien, puisque c'est ainsi … Nous ne ferons plus de pause. Rien que les études. Sachez simplement que je ne suis pas ici pour l'argent. Je suis un enseignant, pas l'un de vos employés et j'apprécierai que vous m'adressiez le respect qui en découle. » Il s'était levé de son tabouret et se trouvait à présent juste derrière la jeune femme. Il finit par se placer juste à côté d'elle et son profil proche du sien, il finit sa phrase, baissant d'un ton mais la voix beaucoup plus dure. « En d'autres termes, ne me parlez plus jamais comme ça. »

S'éloignant, il fit quelques pas dans la pièce, les bras derrière le dos et énonça d'un voix claire dans les airs, son expression toujours grave mais moins irritée maintenant qu'il pensait avoir réussi à mettre les points sur les « i ».

« Commencez par relire les premiers articles de la Constitution des États-Unis … Ça ne peut pas vous faire de mal. Ensuite, on bossera vos cours de la semaine dernière et vous m'expliquerez les points que vous n'avez pas compris. Je ferais de mon mieux pour vous les reformuler. Si cela vous convient. »

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[Famille Ainsworth] « DAMN GIRL »

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