AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 N°1588 (FAMILLE MATTHEWS) ▬ just tell me that you still believe

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




Message(#) Sujet: N°1588 (FAMILLE MATTHEWS) ▬ just tell me that you still believe Jeu 26 Nov 2009 - 10:02

Ce topic se déroule
à la suite de celui-ci.



JUST TELL ME THAT YOU STILL BELIEVE



FLASHBACK – GALA DES BLYTHE, AOÛT 2009
Alors qu’elle fermait les yeux pour ne pas voir la mort, une brusque poussée l’envoya sur la table qui se trouvait derrière elle : une table recouverte de coupe à vin. Le fracas que fit sa chute ne fut comparé à la douleur qui s’empara d’elle lorsqu’elle toucha finalement le sol. Sa côté droite lui faisait un mal de chien et ses mains étaient ensanglanté : elles avaient amortie le choc, après tout. Elle essaya tant bien que mal de se relever mais une douleur perçante lui traversa le dos et, l’espace d’une seconde, elle se remémora qu’elle portait une robe dos-nue… N’ayant même pas idée des dégâts que tout cela avait occasionnée, elle chercha des lieux son sauveur, car il n’y avait qu’une seule personne qui aurait sacrifié sa vie pour elle. Comme s’il avait senti son regard, Conner se dirigeait vers elle, le bras en sang et il s’agenouilla à ses côtés. Elle voulu lui dire qu'elle allait bien, mais en étais incapable, et de toute façon, cela aurait été un mensonge. Délicatement, il prit sa main entre les siennes.

CONNER ▬ Tiens bon… Je suis là, je ne te quitte pas…

Et tout devint noir.


RETOUR AU PRÉSENT
Elle ne l’avait pas revu, depuis le gala… depuis la nuit où il lui avait sauvé la vie, risquant la sienne en prenant la balle qui lui était destiné. Depuis la nuit où elle lui avait dit un « Je t’aime » pleins de tristesse qu’il avait dû prendre comme un acte de désespoir, de regret. Et pourtant, ces mots, elle les avait prononcé en pleine connaissance de cause, les ressentant jusqu’au plus profond de son être. Aujourd’hui, plus que jamais, il était véridique, mais les choses s’étaient, disons-le, légèrement compliqué… Mais pouvait-elle espérer autrement ? À chaque fois qu’elle s’accrochait à un être, que ce soit Conner ou un autre homme, les malheurs affluaient par dizaine, c’est à croire qu’elle était maudite sur ce plan. Oui, maudite était bien le mot, surtout depuis que Marcus était revenu dans sa vie : le démon en personne, venu lui pourrir l’existence.

Si elle avait été honnête avec Conner depuis le tout début, probablement que rien de tout cela ne serait arrivé… probablement qu’aujourd’hui, elle ne s’apprêterait pas à faire ce qu’elle allait faire, soit lui avouer toute la vérité. Il le fallait, après tout… quelles raisons aurait-elle, sinon, pour justifier les marques sur son visage? Pour justifier le fait qu’elle l’évitait depuis plus d’une semaine, maintenant. Pour donner raisons à cette paranoïa qui l’habitait en permanence depuis qu’on s’était introduit chez elle, ou plutôt depuis qu’il s’était invité chez elle. Ce jour-là, la vérité toute crue avait été dite, mais à quel prix? Son corps en portant encore les marques et si Hailey n’était pas venu à sa rescousse, qu’aurait-il advenu d’elle? Elle avait tant de choses à lui dire… et elle avait besoin de lui, plus que jamais. Mais avec raison, elle craignait un refus, une réaction violente de sa part. Il n’était plus le Conner qui l’avait recueillit, adolescente, alors qu’elle avait faite la plus grosse erreur de sa vie. Cependant, peut-être que ce soir là, il redeviendrait celui d’avant... ou peut-être pas. Et c’est cela qui effrayait le plus Lyann, car sans Conner, elle n’avait plus aucune attache ici. Il était sa seule porte de secours, la seule personne qui pourrait l’aider à surmonter le terrible obstacle qu’était Marcus. Car s’il l’abandonnait dans ce combat, il ne lui restait plus qu’à faire ses valises et retourner là-bas. Et encore une fois, Marcus prouverait sa supériorité sur elle. C’était la dernière chose qu’elle souhaitait.

Elle était encore dans sa voiture, cinq minutes après s’être stationnée dans l’entrée du 1588, Lemon Street. Ses mains tremblaient sur son volant qu’elle serrait, en tachant de les calmer, sans réussite, aucune. Sa respiration était loin d’être calme, au contraire, elle était rapide, mais contrôlée. Elle savait qu’elle devait y aller, qu’elle devait tout lui dire, mais qu’allait-elle récolter en échange de la vérité? Si elle reculait maintenant, elle ne lui dirait jamais, ça, elle le savait. Elle n’avait pas le choix. Elle n’avait jamais eu le choix.

Prenant ses verres fumés qu’elle mit sur son visage, elle quitta le réconfort de sa voiture. Elle s’engagea dans l’entrée qui menait à la porte de la résidence, s’arrêta, hésita… puis avança de nouveau avant de cogner à la porte de Conner. Ses mains tremblaient toujours autant, elle décida de les cacher dans son dos, juste à temps car la porte s’ouvrit sur la personne qu’elle désirait voir. En d’autres circonstances, elle lui aurait sourit, l’embrassant sur les joues, mais nous étions loin de cette situation idéale. Fermant les yeux quelques instants pour se donner de la contenance, elle prit une grande respiration, puis lui adressa enfin la parole.

LYANN ▬ Il faut que je te parler, Conner.

Spoiler:
 


Dernière édition par Lyann E. Roosevelt le Lun 14 Déc 2009 - 21:30, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: N°1588 (FAMILLE MATTHEWS) ▬ just tell me that you still believe Dim 29 Nov 2009 - 21:38


Conner Matthews & Lyann E. Roosevelt
Culpabilité quand tu nous tiens...

Qu'est-ce que cette année allait encore prévoir ? Combien de malheurs allais-je encore me recevoir en pleine figure ? Après la mort de mon père, qui fut subite et sans qu'on s'y attendent, après une révélation à mon frère qui fit des dégâts entre lui et moi, et après le gala des Blythe qui a tourné à un vieux film dramatique. Et surtout après la révélation de Lyann ? Cette année aura vraiment été l'une des plus horribles, et sans doute celle qui me marquera le plus... Et encore, elle n'était pas encore terminée...

Ca allait faire une semaine que la prise d'otage était passée. Et pourtant, ce n'est pas ce qui m'était resté graver en tête. Le décès de mon père ne voulait pas quitter mon esprit. Et c'est chaque jour ce qui m'enfonçait le plus. Mais il y a aussi Lyann. Je ne savais plus si je devais l'apprécier ou la détester. Elle ne savait même pas à quel point ça m'avait fait mal de l'entendre dire ça. Car selon moi, ça n'avait pas été sincère. Chaque jour, ce fameux : « Je t'aime... » me revenait en tête. Chaque nuit, il me hantait. Et rien que le fait de ne pas l'avoir vu débarquer chez moi, me prouvait d'une certaine façon que ce n'était que des paroles dites en l'air. Qu'elle s'en fichait complètement. Pourquoi est-ce que je n'arrivais pas à l'oublier ? Pourquoi l'alcool n'arrivait plus à m'aider ? J'étais entre ces deux mondes... Je n'irai pas en enfer... J'y suis déjà...

Je m'étais réveillé ici, sur ce fauteuil. Il faut croire que je n'avais même plus eu le courage de monter à l'étage. Mon regard s'était posé sur mon chien qui n'avait fait que relever légèrement la tête. Je lui adressa une petite caresse pour finalement me lever. Une fois dans la salle de bain je pris une douche froide et enfila par la suite, un simple tee-shirt deux fois plus large que moi, et un jean. Mon regard ne croisait même plus la glace. De toute façon ce dernier était fissuré dû à un coup que j'avais donné énerver, en me voyant. Maintenant je ne prenais même plus la peine de me regarder. Je n'arrivais plus a supporté ce que j'étais devenu. Ce visage, j'étais arrivé à le détester par je ne sais quelle façon.

Les heures passaient trop lentement à mon goût. Je restais assit sur le canapé, à côté du chien, à écouter un morceau de George Thorogood qui venait de commencer à la radio. One Bourbon, One Scotch, One Beer... Je fermais les yeux un instant pour me lever et aller mettre un CD de Metallica. Une fois installé, je pris la bouteille posée sur la table basse. De nouveau prêt à me bourrer la gueule.

J'étais déjà à mon cinquième verres quand j'entendis frapper à la porte. Je me levais, mais j'avais une terrible envie de me réinstaller. Après tout si je n'ouvrais pas la porte, la personne derrière, finirait par s'en aller. Mais j'étais curieux, trop curieux, je ne pu m'empêcher d'aller vers la porte pour voir qui se trouvait derrière. Bien que j'avais envie de ne voir personne. Dans un soupir j'ouvris la porte...

Je fus surpris de voir Lyann. Tant de tristesse remontait en moi, mais tant de colère aussi. Mon regard était loin de s'être adoucit, au contraire il s'était involontairement durcit. Ce regard noir, n'était point voulu. Mais ce n'est pas pour autant que je ne lui en voulais pas.

L Y A N N | Il faut que je te parler, Conner.Je regardais son visage, du moins ce que je pouvais apercevoir, vu que ces lunettes cachaient tout le reste. Je n'avais même pas la chance de pouvoir affronter son regard. Je vis cependant sur une de ses joues une tâche d'une couleur assez suspecte. C'était un coup. J'en étais sûr.

C O N N E R | Entre... Disais-je l'a laissant passer, tout en fermant la porte derrière Lyann. Je préférais ne rien dire. Certes j'avais envie de lui demander comment elle s'était fait ce coup à la joue. N'imaginant même pas que ce qui se cachait sous les lunettes étaient bien pire. | Je t'écoute... Rien de plus. Je n'avais pas envie de commencer à lui poser des milliers de questions. J'allai bien voir ce qu'elle allait dire ou faire.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: N°1588 (FAMILLE MATTHEWS) ▬ just tell me that you still believe Mar 8 Déc 2009 - 7:24


JUST TELL ME THAT YOU STILL BELIEVE



FLASHBACK – IL Y A PLUSIEURS ANNÉES
La pluie tombait durement sur Ocean Grove, cette soirée-là, mais cela n’empêchait pas Lyann de courir sans s’arrêter, ses cheveux volant au rythme des bourrasques de vents qui s’y engouffrait. Ses yeux étaient rougit par les larmes, des larmes de honte, de tristesse, de regrets. Les nuages continuaient de déversés leur flot, et Lyann continuait de courir. Mais où voulait-elle aller, là était la question? Un seul endroit pouvait lui apporter du réconfort dans ces instants, et c’est là que ses pas les avaient menés, inconsciemment. Il devait être au environ d’onze heures, le soir, mais elle s’en fichait complètement. Arrivée à la hauteur de la porte de la famille Matthews, elle cogna frénétiquement, sans arrêt jusqu’à l’on vienne s’ouvrir. Elle ne souhaitait qu’une chose : que ce soit lui qui lui ouvre la porte. Elle ne saurait que faire si l’un ou l’autre de ces frères et sœurs venaient à sa rencontre, probablement qu’elle rebrousserait chemin, honteuse. Qu’elle soulagement de voir enfin s’entrebâillé la porte sur un Conner inquiet de la voir à cette heure.

CONNER ▬ Lyann?

Elle n’eut même pas la force de lui répondre, s’effondrant dans ses bras, affaiblis, autant physiquement que mentalement. Elle avait une rude journée, la pire de son existence. Des sanglots s’échappaient de sa gorge et elle ne tentait même plus de les retenir : c’était trop difficile.

CONNER ▬ Chut… ça va aller. Je suis là.


RETOUR AU PRÉSENT
À quoi s’était-elle attendue de la part de Conner, en se rendant chez lui? Espérait-elle qu’en sa simple présence, il redeviendrait celui d’avant, j’en doute. On ne pouvait pas changer un homme, malgré tout les efforts du monde ; on ne pouvait que s’en accommoder, apprendre à l’apprécier, avec ses défauts et ses qualités. Mais c’était difficile quand on avait l’impression de faire affaire avec deux personnes différentes alors qu’il n’en était qu’une seule ; il faut dire que le Conner d’avant et le Conner d’aujourd’hui n’avait plus grand-chose en commun, à son plus grand désarroi. Elle ne fut donc pas surprise de le voir lui ouvrir la porte et de voir ce regard noir se pointé à l’horizon. Pas surprise, certes, mais blessé dans le plus profond de son être, avec comme seul envie de rebrousser chemin et de s’enfuir en courant. Déjà plus fragile, elle du même retenir un léger sanglot, mais une larme furtive coula sur sa joue, qu’elle essuya rapidement : Conner n’aurait même pas eu le temps de la voir.

CONNER ▬ Entre… lui fit-il savoir en la laissant passer, refermant derrière elle.

Il semblait distant et Lyann eut l’impression de ne pas être la bienvenue, comme ça avait été le cas auparavant. Elle jeta rapidement un coup d’œil autour d’elle, constatant que la maison avait besoin d’un nettoyage certain. Au salon, elle constata la présence de plusieurs bouteilles d’alcool, le tout sur un fond de Metallica. Un paysage lugubre qui en disant long sur son habitant. Elle se retourna alors vers Conner, le scrutant de la tête au pied : son t-shirt trop grand, ses jeans à l’usure douteuse. Sa nature curieuse faillit l’emporter, mais se rappelant la raison de se présence, elle préféra se taire : elle n’était pas là pour lui, mais bien pour elle. Pour eux.

CONNER ▬ Je t’écoute…

Son silence était pire que tout, pire que ce que pouvait endurer Lyann. C’était comme si un énorme fossé était en train de se creuser entre eux alors qu’il se trouvait si près l’un de l’autre. Elle aurait voulu tendre la main et prendre la sienne, le serrer dans ses bras et y trouver tout le réconfort qu’elle cherchait, mais elle avait l’impression de faire fausse route, de ne pas avoir sonné à la bonne adresse, de s’être tromper sur toute la ligne… Elle détourna la tête un instant, essayant de retrouver toute sa contenance. Difficile dans de telles circonstances.

LYANN ▬ Je… il faut que je t’avoue certaines choses, mais… mais ce n’est pas facile pour moi, Conner. Elle étouffa un sanglot qui montait dans sa gorge, avant de reprendre la parole. J’aurais dû t’en parler il y a longtemps, mais… c’était trop difficile. Trop brutal. Je n’aurais pas été prête. Je ne le suis pas encore, mais… je n’ai plus le choix.

Elle s’éloigna de lui un moment, allant s’asseoir sur le sofa qui trônait en plein centre du salon. Ceci étant fait, elle retira ses lunettes fumées, qu’elle enfouit dans son sac à main, qui se trouvait à ses pieds. Elle releva la tête, mais évita le regard de Conner : il comprendrait tout aussitôt la présence de ses marques plus que significative.

LYANN ▬ Je t’en pris… écoute-moi jusqu’au bout. J’ai… j’ai besoin que tu saches tout, je n’en peux plus de ses secrets, ça ne vaut pas le mérite que j’en souffre physiquement en le gardant pour moi. Ensuite, si tu veux que je m’en aille, je m’en irais, je t’assure… je… je ne veux pas t’imposer ma présence plus que nécessaire. Je le vois bien que je ne suis plus la bienvenue chez toi.

Ces paroles, elles les avaient dite avec une profonde tristesse, mais aussi bien lui dire tout ce qu’elle avait sur le cœur : elle lui avait promis d’être honnête et c’était ça ou rien. Cependant, elle n’était pas prête à lui démontrer sa tristesse ouvertement et elle préféra enfouir son visage dans ses mains, pour reprendre sur elle… mais elle en fut incapable.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: N°1588 (FAMILLE MATTHEWS) ▬ just tell me that you still believe Lun 14 Déc 2009 - 19:35


Conner Matthews & Lyann E. Roosevelt
Culpabilité quand tu nous tiens...


C'était comme si un énorme fossé était en train de se creuser entre eux alors qu'il se trouvait si près l'un de l'autre. Le fossé n'était pas encore présent, mais oui, il commençait à se bâtir. Je ne savais même plus si je pouvais lui faire confiance. Au risque de me retrouver, comme il y a quelques jours abandonner par la soi disant personne qui m'aime. Je ne comprends pas ce qu'elle cherche à faire. Étais-ce dans l'unique but de me faire du mal ? Si c'est le cas, pour quelle raison ? Je me posais tellement de questions, elle ne méritait même pas que je prête attention à elle, pas après ce qu'elle a fait. Impossible. Je ne savais pas l'oublier, s'était comme me demandé d'oublier celui que j'étais, c'était tout aussi impossible.

L Y A N N | Je… il faut que je t’avoue certaines choses, mais… mais ce n’est pas facile pour moi, Conner. J’aurais dû t’en parler il y a longtemps, mais… c’était trop difficile. Trop brutal. Je n’aurais pas été prête. Je ne le suis pas encore, mais… je n’ai plus le choix.

Rien que par ces phrases, je m'attendais déjà au pire. Dans le sens qu'elle était avec un autre homme. Certes, Lyann et moi n'étions pas ensemble, mais je n'étais qu'un sale égoïste qui la voulait pour moi seul. J'avais difficile à accepter qu'un autre homme puisse l'aimer. Mais je reposais mon attention sur sa joue, qui avait ramassée un coup. La voir aussi mal, n'était peut-être pas du à ce que je pensais. S'était-elle faite agressée ? Je ne savais plus quelle question me poser.

Cependant, Lyann ne s'éternisa pas trop longtemps près de moi et partit s'installer dans le canapé, dans lequel je restais des journées entières à boire. Afin de ne pas rester en retrait, je me suis avancé vers le canapé. Elle retira ses lunettes fumées et elle releva la tête vers moi, sans m'adresser le moindre regard. Je fus cependant surpris, de découvrir ce si doux visage remplit de coup et de blessures. Et je sentais une boule qui se formait dans mon estomac. J'étais énerver et mon visage l'exprimait clairement. A la fois sur Lyann et sur la personne qui lui a fait du mal. Je voulais savoir absolument qui lui avait fait tout ça. Un homme ? Un patient ? Qui ? Pourquoi ? Je tentais de la regarder dans les yeux, mais impossible, elle semblait bien trop honteuse et fixait le sol.

Lyann s’était mise à parler, avant que je puisse dire quoi que ce soit. Elle n’en pouvait plus de tous ses secrets, s’en était de même pour moi. J’en avais ras le bol qu’elle me cache des choses. Visiblement assez grave vu son visage gonflé. J’en avais par-dessus la tête de ne pas savoir ce qu’elle voulait, était-ce moi qui ne la comprenait plus ? Ou avait-elle changer ?

L Y A N N | Je le vois bien que je ne suis plus la bienvenue chez toi.

Elle avait ensuite caché son visage, bien qu'il n'était pas difficile de comprendre qu'elle était à présent tomber dans ce sanglot. Certes, ça me mettait mal à l'aise. Je ne savais pas comment réagir. Devais-je aller la prendre dans mes bras et la rassurer comme je l'aurai fait auparavant ? Non, je ne pouvais plus faire ça. Je ne saurais pas aller la rassurer, alors que je ne savais pas à quoi jouait Lyann avec moi. De plus s'il a bien une chose que je déteste par-dessus tout, c'est ça. Qu'on parle à ma place. Dire des choses que je n'ai pas dites. Ni même penser. Et cette phrase, malgré que Lyann pleurait, m'énerva et me poussa à dire :

C O N N E R | Pour tout te dire Lyann, effectivement, tu n'es pas la bienvenue! Pas après ce que tu m'as fait !

J'étais énerver, mais j'avais tenté de garder ma voix le plus neutre possible. Certes, mes paroles allaient peut-être lui faire du mal, mais pour une fois, je m'en foutais. Oui c'était sadique de ma part de « torturé » l'esprit de Lyann, qui était déjà bien tourmenté. Mais savait-elle seulement à quel point un mot « Je t'aime » pouvait me faire mal ? Surtout venant de sa part. La femme que je n'ai jamais cessé d'aimer. Même pas des nouvelles d'elle, même pas un sms, rien. C'est sans doute ce qui m'énervait le plus Qu'elle m'ait évité. Avant qu'elle puisse répondre quoi que ce soit, j'avais repris : Mais je n'ai pas l'intention de te laisser partir maintenant.

Je n'ajoutais rien d'autre. Elle qui voulait dire la vérité, qu'elle parle Je l'écouterais et l'aiderait, mais je garderais malgré tout ce petit côté mécontent au fond de moi.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: N°1588 (FAMILLE MATTHEWS) ▬ just tell me that you still believe Jeu 31 Déc 2009 - 6:55

JUST TELL ME THAT YOU STILL BELIEVE

Elle avait enfouie son visage dans le creux de ses mains, pour y cacher ses larmes, mais elles refusèrent de se montrer et seuls quelques sanglots étouffés se firent entendre. Ses mains tremblaient, son corps tout entier en faisait de même… et pourtant, elle n’avait pas froid. Elle souffrait simplement d’avoir un poids trop lourd sur la conscience. Elle s’était résignée à lui dire la vérité, en fait, elle n’avait plus d’autre choix. Mais comment le lui dire sans le faire souffrir? C’était impossible, n’est-ce pas? Une requête que l’on ne pouvait lui accorder et qui, elle en était certaine, les ferait souffrir tous les deux. Une douleur qui allait détruite tout ce qu'ils avaient construit ensemble, anéantissant les maigres chances d’un avenir en commun…

Elle sentit le regard lourd de sens que posait Conner sur elle, mais elle était incapable de croiser son regard, qui trahissait son agacement. Comme si elle en avait besoin! Elle ne comprenait pas ce qui avait bien pu se produire, ce qui avait pu se passer dans la tête de ce dernier pour qu’il change drastiquement d’attitude avec elle. Certes, elle l’avait évitée depuis le gala, mais elle avait ses raisons… avait-il prit cela comme une trahison? Croyait-il qu’elle lui avait menti sur toute la ligne, que ces paroles n’avaient pas été sincère jusqu’au dernier moment? Elle avait toujours été honnête avec lui, la franchise avait d’ailleurs toujours eu une place particulière dans leur relation. Alors pourquoi doutait-il d’elle, maintenant? À quel point sa confiance en Lyann s’était-elle effriter?

CONNER • Pour tout te dire Lyann, effectivement, tu n’es pas la bienvenue! Pas après ce que tu m’as fait !

Ce qu’elle lui avait fait? L'ignorer après lui avoir fait des aveux troublants au moment de mourir, pour son propre bien? Relevant la tête vers lui, elle croisa pour la première fois son regard depuis qu’elle avait mit les pieds dans sa résidence et elle n’y vit aucun point d’ancrage, aucune trace de soutien de sa part. Il lui en tenait rancune. Elle voulut protester mais il ne lui en laissa pas le temps.

CONNER • Mais je n’ai pas l’intention de te laisser partir maintenant.

Bon sens qu’il avait le don de l’énerver, et malgré toute la tristesse qu’elle portait sur le cœur, elle n’eut qu’une seule envie : le frapper. Pas violemment, non, une simple gifle aurait suffit. Pour qu’il se rende compte de la stupidité de ses actes, de son égoïsme et aussi de la confusion qu’il créait en elle. Car à ce moment précis, elle n’arrivait même plus à comprendre la personne qui se trouvait là, juste devant elle. Un inconnu au trait familier, un étranger qu'elle croyait connaître. Frustrée, elle se leva pour s’avancer à sa hauteur, réduisant l’écart presque naturel qui les séparait.

LYANN • Pas après ce que je t’ai fais? Mais qu’est-ce que je t’ai fais, Conner, pour que tu réagisses ainsi? J’ai toujours été honnête et franche avec toi, et ce n’est pas parce que j’allais mourir que ça allait changer. Je t’aime, Conner, réellement. S’il le faut, je le crierais sur tous les toits de la ville, je l’écrirais dans tous les journaux de Miami, mais je doute que ce soit assez pour toi… pourquoi? Aurais-tu préféré que je meure, ce jour-là? Aurais-tu préféré que je ne revienne jamais d’Europe pour gâcher ta petite vie si parfaite? Permet-moi d’en douter.

Elle s’éloigna finalement de ce dernier, avisant la table du salon où trainait une bouteille de fort qu’elle agrippa d’une seule main et qu’elle ouvrit, se servant un verre qu’elle avait prit un hasard non loin de là et qui avait dû servir, mais elle s’en fichait. Quand elle s’énervait, c’était soit l’alcool, soit les cigarettes… Sa tristesse et son amertume s’était passablement dissipées, désormais. L’attitude ingrate de Conner à son égart lui donnait une soudaine force de caractère qu’elle avait cru morte à son arrivée. Il faut dire que la provocation lui avait toujours donné une dose d’adrénaline qu’elle n’avait, cependant, jamais su utiliser de la bonne façon. Sa confrontation avec Marcus en était la preuve vivante, malheureusement. Avalant d'une seule traite ce qui lui donnait courage, elle continua son monologue.

LYANN • Te souviens-tu de ce que je t’avais dit, à cette époque? Quand tu avais fait tout ce chemin pour me retrouver et tu m’avais ouvert ton cœur. N’avait-on pas décidé que nos chemins se séparaient là et qu’il était temps de passer à autre chose? Que notre histoire était de celle qui ne pouvait pas exister et qu’il valait mieux l’oublier. Je suis efforcée de croire à ces belles paroles et crois-moi, je me suis fait prendre à mon propre jeu.

Elle sortit alors de sa poche deux choses : une photographie, négligé et plié en son centre, ainsi qu’un petit écrin de satin blanc. Elle ouvrit la photo, n’y accordant aucune attention et elle la déposa sur la table basse qui se trouvait désormais entre eux. Elle en fit de même avec l’écrin, d’où elle en sortit une maigre bague d’or, symbole d’une union qui ne signifiait plus rien à ces yeux. Elle jeta la boîte à côté de la photo, mais garda la bague dans ses mains, la faisant tourner entre ses doigts.

LYANN • J’ai fais l’erreur de ma vie en l’épousant et ça, je l’ai toujours su. Mais il était bon à mon égart et il m’offrait une vie que je n’aurais jamais pu avoir. J’étais d’une naïveté incroyable et bien entendu, il en abusa. Il m’a trompé dès les premiers jours de notre union et c’est là que j’ai commencé à comprendre que je ne signifiais rien pour lui, qu’un trophée de chasse supplémentaire à mettre à son tableau.

Cette bague qu’elle tenait lui brûlait les doigts et elle se serait sentie soulagée si elle avait pu s’en débarrasser, la faire disparaitre. Elle se contenta seulement de la déposer au côté de la photo où on la voyait, enceinte d'environ sept mois, en compagnie d'un homme qui se trouvait à être son nouvel époux, Marcus Reinaert Jr. Ce portait sentait le cliché à plein nez, si ce n'était du sourire complètement faux qui perlait aux lèvres de la mariée. Évitant délibérément de parler de sa grossesse, elle continua sur sa lancée, ignorant les questions qui commençait à naître dans le regard de Conner.

LYANN • Tu veux savoir pourquoi je suis revenue à Ocean Grove? C’était pour le fuir, lui et tout ce qu’il impliquait. Il avait osé lever la main sur moi et j’ai préféré sauver ma peau plutôt que la lui laisser. J’ai tout abandonné de ma vie là-bas pour revenir… c’est étrange, n’est-ce pas. C’est à croire que je passe ma vie à fuir mes problèmes, lança-t-elle avec ironie. Mais tu sais quoi? Il m’a retrouvée, Conner. J’ignore comment, mais il lui a fallut plus de trois ans avant qu’il ne vienne me hanter à nouveau. Elle s’avança à nouveau vers lui, puis d’un signe théâtral, elle indiqua les blessures sur son visage. Je devrais penser à le remercier, tu ne crois pas, pour ces si-belles marques. Non, j’ai une meilleure idée, je devrais peut-être le supplier de me faire encore plus de mal, qui sait. Je suis sûr que ça lui plairait.

Elle ne songeait pas un seul instant aux paroles qu’elle venait de dire. Elle agissait par simple provocation, dans le but de faire réagir, ne serait-ce qu’un peu, Conner. Elle se retourna un maigre instant, le temps d’attraper l’un des seuls vestiges qui lui restait de son mariage, soit cette photo toute abimée. D’un geste vif, elle déchira le tout puis elle jeta les rebuts au visage de Conner. Elle était plus en colère que jamais, à croire que de parler de ses malheurs avait fait naître cette rage qu’elle avait toujours contenue, pareillement à sa tristesse.

Puis au bout d'un moment, elle prit conscience qu’elle était peut-être allée trop loin. Elle calma ses ardeurs, laissant planée un silence lourd de sens avant de reprendre la parole. Elle en avait, du même fait, profité pour s’éloigner à nouveau de Conner, lui tournant le dos cette fois-ci.

LYANN • J’aurais aimé dire que je suis revenu pour toi, mais c’est faux. En le quittant, j’ai cru que j’avais enfin retrouvé ma liberté. Pour une des rares fois dans ma vie, j’étais heureuse. Et tu étais là, c’était comme si tu m’avais toujours attendu. Elle s'arrêta un moment, mais pas assez longtemps pour permettre à Conner de prendre la parole. Mais j’ai du faire fausse route quelque part, car mon histoire n’est pas de celle qui se termine bien. Il est de retour dans ma vie au moment ou tu commences à vouloir t'effacer de la mienne. Comme un signe tragique du destin...

Spoiler:
 


Dernière édition par Lyann E. Roosevelt le Ven 8 Jan 2010 - 7:20, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: N°1588 (FAMILLE MATTHEWS) ▬ just tell me that you still believe Jeu 7 Jan 2010 - 21:37


Conner Matthews & Lyann E. Roosevelt
Culpabilité quand tu nous tiens...



Je cherchais son regard. Impossible a voir. Elle évitait le mien et je le remarquais. Cela m'agaçait. Ce n'est seulement que quand j'ai pris parole qu'elle avait porté son regard vers moi. Lyann s'était approché assez rapidement, n'étant qu'à quelques centimètres de moi.

L Y A N N | Mais qu'est-ce que je t'ai fais, Conner, pour que tu réagisses ainsi? Je t'aime, Conner, réellement. S'il le faut, je le crierais sur tous les toits de la ville, je l'écrirais dans tous les journaux de Miami, mais je doute que ce soit assez pour toi... pourquoi? Aurais-tu préféré que je meure, ce jour-là? Aurais-tu préféré que je ne revienne jamais d'Europe pour gâcher ta petite vie si parfaite? Permet-moi d'en douter.

C O N N E R | Tu aurais pu envoyer ne serait-ce qu'un sms pour me prévenir, afin que je ne me mette pas des idées en tête. Eh, non je ne te permets pas d'en douter ! Tu me prends pour qui Lyann ?! Un abrutit qui n'a d'yeux que pour sa petite personne ? Tu es complètement folle de croire que j'aurai préféré ta mort !

Elle s'était retirée. Marchant jusqu'à la table basse. Elle prit la bouteille de Jack qui était toujours fermée. S'était l'avant dernière. Elle bu cul sec la boisson qu'elle s'était servie. Je n'avais rien dit. Mais je m'étais approché et avait retiré la bouteille de la table que j'avais mit plus loin. Pas question qu'elle commence à boire. Oui égoïste j'étais... Mais j'avais tellement honte de moi-même que je n'acceptais pas que mes proches se mettent à boire, surtout sous mon toit.

L Y A N N | Te souviens-tu de ce que je t'avais dit, à cette époque? Quand tu avais fait tout ce chemin pour me retrouver et tu m'avais ouvert ton coeur.

Si je me souvenais de cette époque ? Bien sûr que je m'en rappelais. J'avais parcouru je ne sais combien de kilomètre pour la retrouver et lui dire que je l'aimais. J'en étais sûr, s'était elle qui détenait la clé de mon cœur. Elle seule. Mais en un fragment de seconde, ce dernier loupa un battement, meurtrit par tant de violence. Ce jour-là j'avais perdu tout espoir en cet amour que je m'étais tant imaginé à ses côtés. Grave erreur de ma part de m'être ouvert à elle. Non seulement je m'étais foutu la honte, mais le pire fut ce cœur brisé. Car oui, sans le savoir elle l'avait fait. J'avais beau être un homme, mais je l'avais très mal prit ce « refus » d'amour de la part de Lyann. Au point de refuser tout amour auprès des autres.

Lorsque Lyann déposa la photo sur la table, mon regard ne pû s'empêcher de se poser dessus. Je découvris une famille au point de naître. Un homme marié à Lyann attendant un enfant. Suite à la vue de cette photo je me sentit mal, une boule s'était formé dans mon ventre. Ma Lyann était mariée à un homme qui lui a fait un enfant et qui en plus de ça, battait sa propre femme. Ce n'était pas compliqué à comprendre que s'était lui le responsable de ces marques.

Je l'écoutais s'expliquer. Était-ce un cauchemar que je vivais ? Comment avait-elle pu cacher une telle chose ? Quel abrutit suis-je pour n'avoir rien remarqué ? Je ne pû m'empêcher de me relever. Nerveux, énerver, mal, j'attrapais la bouteille que j'avais éloigné de Lyann et avala quelques gorgées. Faisant rapidement descendre le liquide à la moitié de la bouteille. A présent s'était moi qui n'osait pas affronter son regard. Déjà par le fait que j'étais encore trop dégoûté, oui le mot était correct, dégoûté qu'elle m'ait caché de telle chose. Avant comme dans le présent. Elle aurait pu m'en parler bien avant. Et non pas presque un an après s'être retrouvé. Mais je ne voulais pas la regardé car mon regard était complètement désemparé par tout ce qu'elle annonçait. Je ne savais plus vraiment quoi pensé. La jeter dehors, de peur de m'énerver et de la frapper à mon tour, ou la laisser ici et m'attendre à des révélations peut-être plus douloureuses ?

Elle n'était pas revenue pour moi. A dire vrai, cette idée ne m'était jamais venue à l'esprit, elle avait refusée d'un amour nettement meilleur que celui qu'allait lui offrir son mari. J'avais fini par me dire que j'étais le seul idiot à l'aimer. Elle continuait à parler, à s'expliquer, à raconter ce qui la rongeait. Lorsqu'elle se mit à dire qu'elle devrait peut-être remercier son mari de lui avoir infligé de telle plaies, mon regard changea. Elle voulait me provoquer, s'était en quelque sorte gagner. Elle me balança à la figure les morceaux de photo déchirer. J'avais fermé, par réflexe mes yeux. Mon regard s'était ensuite posé dans celui de Lyann. Rentrer dans son jeu ? Pas question. Elle me provoquait ? Je la provoquerai. C'est pour cette raison que je ne fis rien, je ne réagis même pas. Mon regard toujours dans celui de Lyann, je portais la bouteille d'alcool à mes lèvres. Comme si son geste n'était rien, alors qu'au fond je n'avais qu'une envie, lui hurler dessus. Et lui rejeter ces foutus morceaux de photo. Elle n'avait pas le droit de s'en prendre à moi à cause de SON erreur. Du fait que je la provoque d'accord, mais la photo, ce mariage elle ne pouvait pas me le reprocher en passant ses nerfs sur moi.

Au bout d'un moment Lyann se calma. Je tentais d'en faire de même, la bouteille d'alcool toujours entre mes mains finit poser sur la table basse. Je m'étais approché de Lyann qui me tournait le dos. J'attrapais délicatement les épaules de Lyann afin de la retourner vers moi.

C O N N E R | Ecoute Lyann... Jamais au grand jamais je ne t'abandonnerais, je ne vais pas te laisser seule dans une telle épreuve. Même si je t'en veux énormément, que tu m'aies cacher toutes ces choses. J'aurai pu t'aider, te sortir de cette situation au bon moment. J'aurai pu t'offrir la vie que tu souhaitais. Dis-je sur un ton légèrement énerver. J'avais bien sûr garder mon calme, mais ma voix avait tendance à vouloir s'élever. Sur ce même ton j'ajoutais J'ai une question Lyann. Tu en a finit avec tes révélations ? Où je dois savoir que tu as encore je ne sais combien de gosse et qui sait peut-être encore un autre mari, je ne sais pas moi ? Tu en as encore des nouvelles pareilles ? Je n'avais pas réussi à vraiment garder mon calme. Ces révélations m'avaient tellement chambouler et mit hors de moi que je me disais que le pire était à venir.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: N°1588 (FAMILLE MATTHEWS) ▬ just tell me that you still believe Jeu 14 Jan 2010 - 16:25

JUST TELL ME THAT YOU STILL BELIEVE

« Would you mind if I hurt you? Understand that I need to.
Wish that I had other choices than to harm the one I love. »
WITHIN TEMPTATION
Lyann posa son regard dans celui de Conner alors qu’elle lui parlait avec franchise, sans pudeur aucune. S’il avait eu le culot de lui ouvrir son cœur une seule fois, maintenant c’était à son tour de le faire. Et encore une fois, ils se blesseraient tous les deux avec toute cette histoire. Mais après tout, n’était-il pas vouer à se faire souffrir l’un et l’autre? Comme si le destin les avaient condamné à se blesser continuellement.

CONNER ▬ Tu aurais pu envoyer ne serait-ce qu’un SMS pour me prévenir, afin que je ne me mette pas des idées en tête. Eh, non je ne te permets pas d’en douter ! Tu me prends pour qui Lyann? Un abrutit qui n’a d’yeux que pour sa petite personne? Tu es complètement folle de croire que j’aurais préféré ta mort !

LYANN ▬ Bien sûr, un SMS, pourquoi n’y avait-je pas pensé. Qu’aurais-je bien pu t’écrire? « Salut Conner, ne cherche pas à me voir, mon mari violent est dans le coin? » ou « Je me suis fais battre mais tout va bien, ne t’inquiète pas pour moi. PS : je t’aime. » Je me demande vraiment qui est le plus con d’entre nous deux. Si je ne t’ai pas approché, ce n’était pas par plaisir mais par obligation. N’es-tu pas conscient qu’il aurait pu te tuer s’il en avait simplement eu l’occasion ! J’ai simplement voulu te protéger… mais tu es vraiment un égoïste de première de ne penser qu’à toi dans toute cette histoire. Tu n’as aucune idée de ce par quoi j’ai passé.

Les cartes étaient lancées, maintenant elle ne pouvait plus reculer. Pendant qu’elle s’avançait vers la table basse où elle se servit un verre de fort, elle débuta son monologue en se remémorant des souvenirs qui leur appartenait et qui faisait parti de leur passé commun. Comment oublier que Conner avait parcouru la moitié du monde rien que pour la retrouver, elle. Et qu’elle lui avait fait l’affront de le repousser. Elle était idiote, mais voilà, il était trop tard pour regretter d’avoir agit ainsi, alors qu’à cette époque, elle ne pensait que bien faire. Maintenant, elle savait qu’elle l’avait blessé plus que quiconque… savoir qu’elle avait gâché sa vie auprès d’un autre homme devait le faire enrager, mais si ce fut le cas, il ne le laissa pas paraître. Il s’était d’ailleurs rapproché d’elle puis il avait éloigné la bouteille tentatrice. Elle en avait alors profité pour lui mettre sous le nez les seules preuves qui prouvait qu’elle ne mentait pas, qu’elle n’avait pas inventé cette histoire de toute pièce dans le simple but de justifier cette mascarade. Elle vit ces yeux se poser sur la photographie de son mariage, mais elle-même se refusa à en faire de même. À ces yeux, cette photo représentait sa pire bêtise à vie, exception faite de l’enfant qu’elle portait… surtout qu’elle connaissait la vérité à son sujet.

Elle n’avait pas eu besoin d’en dire trop, Conner avait été assez vif pour comprendre seul tout ce que ce portait représentait pour elle. Lui cacher pendant tout ce temps qu’elle était mariée et mère, que son mari l’avait battu et qu’elle avait fuit pour sa propre survie n’avait pas été la meilleure décision qu’elle avait prise, mais le temps des remords était déjà loin. Là, elle se devait d’affronter la réalité, qu’elle le veille ou non. Son regard avait divagué dans la pièce tout au long de ses explications, et lorsqu’il se posa à nouveau sur celui qu’elle aimait, elle le vit boire à longues gorgés à même la bouteille. Ce fut à cet instant qu’elle lui lança en pleine figure tout ce qui restait de son mariage : des miettes d’une photographie. Cela aurait pu être un geste de trop, et à l’instar de Marcus, peut-être l’aurait-il frappé… il aurait eu amèrement raison de le faire, seulement. Elle méritait d’avoir mal, de souffrir autant qu’elle l’avait fait souffrir, lui. C’est peut-être pour cette raison qu’elle tenta de le provoquer, acte totalement puérile dans ces conditions, mais qui hélas laissa de marbre Conner, irritant d’avantage Lyann qui finit par se replier sur elle-même afin de reprendre, lentement mais surement, ses esprits.

Si elle n’avait pas été aussi énervée, c’est sûrement à cet instant qu’elle aurait éclaté en sanglots. Pourtant, l’intensité du moment n’avait fait que lui ouvrir les yeux d’avantage, pareillement à ce soir de gala où elle avait vu la mort de si près et qu’elle l’avait accepté sans rechigner. Elle avait blessée tant de gens, tout au long de sa vie : méritait-elle un seul instant d’être aimée, appréciée? Non, probablement pas. Elle était seulement égoïste de croire à son propre bonheur, d’espérer pour le mieux. Cependant, avouer ces erreurs passées n’effacerait rien de ce qu’elle avait bien pu faire ou dire. Les mains de Conner se posèrent doucement ses épaules, la forçant à se retourner vers lui afin de lui faire face. Elle s’obligea presque à le regarder dans les yeux, afin d’y lire tout ce qu’il ne disait pas à voix haute.

CONNER ▬ Écoute Lyann… Jamais au grand jamais je ne t’abandonnerais, je ne vais pas laisser seule dans une telle épreuve. Même si je t’en veux énormément, que tu m’aies caché toutes ces choses. J’aurais pu t’aider, te sortir de cette situation au bon moment. J’aurais pu t’offrir la vie que tu souhaitais.

LYANN ▬ Je sais… murmura-t-elle. Dans son énervement, Conner ne sembla pas l’avoir entendu car il continua sur sa lancée, lui posant la question qui lui brulait les lèvres.

CONNER ▬ J’ai une question Lyann. Tu en a finit avec tes révélations? Où je dois savoir que tu as encore je ne sais combien de gosse et qui sait, peut-être encore un autre mari, je ne sais pas moi? Tu en as encore des nouvelles pareilles?

Elle hésita un instant, ne sachant pas si c’était, ou pas, le bon moment pour lui apprendre cette nouvelle… mais après tout, qu’avait-elle à perdre, alors qu’elle n’avait plus rien, désormais. Elle sortit deux photos de sa poche, les dernières qui s’y trouvait, puis elle posa un regard affectueux sur ces dernières, couvrant ses deux enfants d’une affection qu’elle était incapable de leur prodiguer. Elle avait été une mère indigne pour eux, sur ce point, Marcus avait eu raison sur toute la ligne. En plus d’abandonner Camille à son propre sort et à un père absent, elle avait eu l’audace de priver son fils Liam de la présence rassurante de sa véritable mère, le forçant à vivre chez des gens qui n’étaient pas ses parents.

LYANN ▬ J’ai deux enfants… lui dit-elle en posant à nouveau ses yeux sur lui, tout en lui tendant les photos d’une main tremblante. Ce petit garçon est le fils de Marcus, Liam. Il vit à Ocean Grove avec ma cousine qui en a la garde car j’étais incapable de m’en occuper : il me rappelait beaucoup trop son père. Un enfant que je n’avais pas désiré et qui en paye le prix… Et elle, c’est Camille.

S’il s’attardait un tant soi peu sur cette photo, aucun doute qu’il remarquait les ressemblances : la petite Camille était le portrait crachée de l’une de ses sœurs, au même âge, Lyann en était persuadée.

LYANN ▬ J’ai toujours cru que Marcus en était le père… mais il m’a, disons, fait comprendre que ce n’était pas le cas, croyant à tort que j'avais couché avec un autre homme au moment de notre relation. Mais c’est là qu’il a fait erreur à son tour… et que j’ai compris que tout ce temps, je m’étais, moi-aussi, trompée sur ce point. Il n'y avait eu qu'un seul autre homme et nous savons tous les deux de qui il s'agit. Un silence lourd s'installa entre eux et Lyann savait qu'il avait compris. Mais le dire à haute était une nécessité, autant pour elle que pour lui. C'est ta fille Conner. Notre fille.

Voilà, le dernier morceau de ce puzzle immense qui était sa vie amoureuse venait d’être dévoilée. Elle n’avait plus rien à lui cacher, ne serait-ce qu’elle avait eu un amant durant tout ce temps, mais comme il s’agissait de l’histoire ancienne, elle doutait que cela soit nécessaire de le lui avouer. Elle ignorait de quel façon il allait réagir, mais maintenant tout était entre ses mains et Lyann sentit que le poids qu’elle avait sur ces épaules venaient de s’estomper d’un seul coup. Où est-ce plutôt parce qu’elle perdit abruptement conscience, s’écroulant sur le sol d’une manière tout à fait inattendue, pâle comme la mort, fragile tel une poupée de porcelaine.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: N°1588 (FAMILLE MATTHEWS) ▬ just tell me that you still believe Ven 15 Jan 2010 - 21:40


Conner Matthews & Lyann E. Roosevelt
Culpabilité quand tu nous tiens...

Elle avait fait ça dans le seul but de me protéger ? A ces paroles, j'ai retenu ce petit rire qui avait faillit jaillir. Me protéger de qui ? A ce que je sache, elle n'était pas encore mariée au président qui pouvait me faire exécuter en moins de deux minutes, elle était mariée à un idiot. Il n'était pas puissant à mes yeux. Il l'aurait été peut-être s'il n'avait pas porté des coups à Lyann. Cet homme n'est rien d'autre qu'un lâche. Cependant, je ne répondis rien à cela. Qu'est-ce que je pouvais bien lui dire ? Que j'étais un homme puissant et que rien ni personne ne pourrait m'arrêter ou me tuer ? J'étais aussi lâche que Marcus, en étant alcoolique.

Néanmoins, lorsqu'elle ma lâcha d'être égoïste, mon sang ne fit qu'un tour. J'aime Lyann, sans cet amour je l'aurai peut-être plaqué contre le mur rien que par ces paroles, l'alcool me faisait devenir un autre homme, je le remarquais... Auparavant, l'idée de lever la main sur une femme ne pouvait être présent dans mon esprit, la c'est un amour auquel j'ai toujours cru qui me retenait de peut-être faire la pire connerie de ma vie.

L Y A N N | Mais tu es vraiment un égoïste de première de ne penser qu’à toi dans toute cette histoire. Tu n’as aucune idée de ce par quoi j’ai passé.

C O N N E R | J'aurai été égoïste je t'aurais laissé crever ! Rien que par tes coups je vois bien ce que tu as enduré ! Mais si tu étais venue me voir pour me faire part plus tôt de ce problème, j'aurai pu l'en empêcher ! Et tu le sais très bien Lyann ! Dis-je ayant monté le ton. J'étais énerver, je ne savais plus quoi faire. Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter autant de malheurs ? Comment avait-elle pu cacher autant de choses ? Pourquoi avoir refusé l'amour qu'elle attendait ? Mais non au lieu de ça, elle a choisit l'amour qui visiblement ne lui était pas destiné.

Mon regard aurait pu rester des heures poser sur Lyann. Un regard remplit de haine comme de questions. Je ne savais pas si j'avais encore envie d'entendre la suite. Allait-elle m'annoncer d'autre chose plus surprenante et blessante ? Allait-elle m'annoncer qu'il n'y avait plus rien, qu'elle m'avait tout dit ? J'espérais que je n'avais plus rien à apprendre. Cependant, rien que par le geste qu'elle faisait, je compris que d'autre cliché étaient présents dans sa poche. D'autres photos. Deux...

L Y A N N | J’ai deux enfants… Ajouta la jeune femme. Mon regard avait finalement monté vers les yeux de celle-ci. J'aurai préféré vivre cela comme un mauvais rêve, une mauvaise blague. Pourquoi était-ce une réalité ? Je pris les photos en main et commençait à regarder la première, qui laissa apparaître un petit garçon aux yeux foncés et au regard profond, prénommé Liam. J'avais déjà vu ce gosse dans les alentours. Mais de la à savoir qu'il était l'enfant de Lyann... Entre temps mon regard s'était posé sur Lyann, un regard exprimant bien trop de choses. Lorsqu'elle se mit à parler du deuxième enfant je détaillais la photo. Et à peine mon regard poser sur la gamine, je pû distinguer certains traits de ma sœur Allison, étant enfant. Traits que moi-même j'avais eu étant gamin...

Ma main droite passa dans mes cheveux, la panique était montée en moi. J'étais papa d'une petite fille. Je ne savais pas si je devais m'en réjouir, si je devais sourire face à ce cliché. Je ne savais plus quoi faire ni quoi penser. Lui en vouloir ? Alors qu'elle m'annonçait que j'étais le père de son enfant ? Je ne pouvais pas lui en vouloir pour ça. J'en voulais des enfants. Bon, je ne l'avais pas imaginé dans une telle situation, mais il était impossible pour moi de lui en vouloir. Ni pour le fait de ne pas m'avoir prévenu plus tôt, vu qu'elle semblait elle-même ne pas être au courant que j'étais le père de Camille. De tas de questions se bousculèrent dans mon esprit. Qu'elle âge a-t-elle ? Est-elle heureuse ? Est-ce que je peux la voir ? Est-ce une bonne idée ? Où est-elle ? La verrais-je un jour ? M'appréciera-t-elle ? Ma tête commençait à me faire mal. Comme si cela allait m'aider, je terminais la bouteille d'alcool. Histoire d'« oublier » ?

Alors que je m'apprêtais à enfin ouvrir la bouche pour lui donner une réponse, je vis Lyann s'écrouler à mes pieds.

C O N N E R | Lyann ! J'avais, par réflexe, réussit à la rattraper un peu dans sa chute. Faisant tomber la bouteille au sol. Je déposais délicatement Lyann sur le canapé. Juste histoire de pouvoir la reprendre correctement dans mes bras, sans la faire basculer. J'en n'ai pas fini avec toi ! Tu me dois encore plein d'explication ! Ajoutais-je passant mes bras sous son dos, la tenant tel un prince charmant tenant sa princesse, sauf que la situation était bien plus dramatique qu'un compte de fée. Je l'amenais à la voiture où je l'installa sur la banquette arrière, afin de l'amener à l'hôpital.

Arriver sur les lieux, je la sortit délicatement de la voiture. Je ne savais pas ce qu'elle avait, mais je m'étais déjà mis en tête que s'était grave, alors que ça ne l'était peut-être pas. J'avais tellement peur de la perdre. Elle avait déjà faillit y passer, je n'avais pas l'intention de la laisser s'en aller maintenant. Arriver dans les grands couloirs de l'hôpital, j'interpelais infirmières et médecins par des cris qui demandaient secours. La tenant toujours dans mes bras, je portais mon regard, frustré, vers Lyann, elle était tellement pâle...

C O N N E R | Ne me laisse pas Lyann... Je t'aime tellement... Ces paroles étaient tellement sincères que je regrettais qu'elle ne les ait peut-être pas entendues. Je la déposais sur le brancard qu'on avait emmené. Rapidement, je la vis s'éloigner de moi avec les infirmières et les médecins. Je restais au milieu du couloir, prenant enfin compte qu'elle n'attendait qu'une chose de ma part, que je m'ouvre une nouvelle fois à elle, que je lui dise que je l'aime. Que ma vie se résume à l'aimer et non pas à vivre...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: N°1588 (FAMILLE MATTHEWS) ▬ just tell me that you still believe Sam 16 Jan 2010 - 18:37

SUJET TERMINÉ.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





Message(#) Sujet: Re: N°1588 (FAMILLE MATTHEWS) ▬ just tell me that you still believe

Revenir en haut Aller en bas
 

N°1588 (FAMILLE MATTHEWS) ▬ just tell me that you still believe

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Apple Road & Lemon Street-