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Amber Rusza

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Message· · Sujet: like a hurricane. (r/a) like a hurricane. (r/a) EmptyJeu 3 Jan - 0:08

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@raphaël desrosiers - 2 janvier 2019

Ça n'était pas comme d'habitude. Les visages porteurs de mauvais souvenirs à en tordre le ventre et à se réveiller, presque haletant, le cœur battant plus vite qu'à l'ordinaire et l'esprit douloureux, tortueux, il connaissait. Rouvrir les yeux au milieu de la nuit – l'horloge de son téléphone affichait 4:17 –, déphasé avec ce qui pouvait l'entourer, il connaissait. Ça n'était pas la première fois qu'Amber Rusza voyait son sommeil malmené par des cauchemars, bien au contraire. Mais le visage n'était pas le même. Les traits n'étaient pas les mêmes. La peur, non plus. Glissant une main dans ses cheveux, assit sur le rebord, du lit, les coudes posés contre ses genoux et le dos courbé, Amber soupira. Ça n'était que ça, un cauchemar. Un trick de son esprit pour le faire chier, une fois de plus, mais cette fois la douleur était surprenante, et peut-être était-ce ça qui la rendait encore plus vivace, encore plus difficile à supporter. Ses doigts glissant contre son visage pour tenter de se rappeler lui-même à la réalité, Amber ne parvenait pas à se défaire de la sensation qui semblait lui coller à la peau, de la même façon que la transpiration qu'il sentait perler sur son front et rouler le long de son dos. Ça n'était pas comme d'habitude. Si la menace dans les mauvais rêves qu'il avait tristement pris l'habitude de faire avait été réelle, elle ne l'était plus aujourd'hui. Il parvenait à relativiser et à se dire que ça n'était rien d'autre que des souvenirs refoulés jusqu'à son subconscient, qui ne trouvaient d'autres moyens de se manifester à lui que de lui apparaître lorsqu'il était le plus vulnérable. Ça n'était pas comme d'habitude, parce que cette fois, la menace, Amber la sentait réelle. Planant au-dessus de sa tête, et plus encore de celle du corps endormi à côté du sien. Son cou tourna en direction de Raphaël, dont le sommeil paisible ne semblait pas troublé par le réveil de son meilleur ami, amant, pseudo petit ami, call it what you want. Il lui enviait presque l'inconscience de ce qu'il venait de se passer dans son esprit, à le voir comme ça, avant de se dire qu'il préférait encore que ça lui arrive à lui plutôt qu'au français, dont le corps s'agita doucement entre les bras d'un Morphée qui n'était pas décidé à le lâcher. Se levant finalement, Amber enfila un jogging qui traînait dans la chambre et un sweat à capuche qu'il laissa couvrir son crâne, tâtant les poches de l'un et de l'autre pour trouver son paquet de cigarettes. Ça n'arrivait pas si souvent, qu'il fume. Pourtant, sur la terrasse de leur chalet de location, Amber se battait contre le vent pour réussir à allumer celle glisser entre ses lèvres. Il tira, longuement, et laissa son regard glisser sur le paysage. Les montagnes suisses ne parvenaient pas à apaiser la façon dont il se sentait, la première bouffée de nicotine non plus. Il était mal barré, alors. S'accoudant à la rambarde, il observa la forêt, silencieuse et noire, elle aussi endormie sous le regard de la lune. Il resta comme ça quelques minutes. Ressassant un peu trop les images qui l'avaient tiré de son sommeil, lui qui pourtant avait appris à ne plus se réveiller au bon gré de ce qui son esprit lui imposait. Écrasant finalement son mégot sur le cendrier presque extravagant de valeur, il retourna à l'intérieur du chalet et, après quelques pas dans le salon, regagna la chambre qu'ils partageaient. Raphaël n'avait pas bougé et, malgré lui, Amber afficha un sourire au détour de ses lèvres. Ça faisait deux semaines qu'ils étaient là, entre eux, loin du monde et du reste qui le peuplait. Deux semaines que Raphaël avait forcé Amber à s'octroyer, sans avoir réellement eu besoin de le pousser plus que ça pour le convaincre. Retirant le sweatshirt pour le laisser retomber sur l'ottoman au bout du lit, il retourna sur le matelas et, le dos contre la tête de lit dans une position semi-allongée, il glissa ses doigts sur la mâchoire de Raphaël, dans une douceur qu'il était bien le seul à lui connaître. La froideur de ses mains provoqua sans doute le réveil du français qu'il cherchait à amener et, le voyant s'agiter à nouveau lentement, les sourcils froncés sur ses yeux à moitié ouverts, Amber lui fit un petit signe de tête. « Viens là. » C'était presque un souffle plus qu'une parole normale. Probablement ne comprendrait-il pas cet élan vers lui, au beau milieu de la nuit, alors qu'Amber n'avait jamais été un amateur d'étreintes et autres câlins. Dans un autre signe pourtant, il lui indiqua de venir se mettre contre lui pour pouvoir passer son bras autour de son corps, glisser son nez dans ses cheveux en bataille, fermant un instant les yeux.

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Dernière édition par Amber Rusza le Sam 5 Jan - 1:05, édité 1 fois
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Message· · Sujet: Re: like a hurricane. (r/a) like a hurricane. (r/a) EmptyVen 4 Jan - 22:53

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@amber rusza - 2 janvier 2019


Les doigts glacés qui effleuraient son menton mirent un moment à extirper Raphaël du sommeil profond dans lequel il se trouvait, sautant d'abord à la conclusion que ce n'était que le fruit de son imagination, aussi débordante éveillé qu'endormi. Le français tourna malgré tout la tête vers le côté pour s'en assurer, plissant les yeux pour tenter d'apercevoir Amber dans la pénombre, malgré le voile de fatigue qui lui couvrait la vue. Sans avoir réellement le temps de se faire à l'obscurité pour deviner son ombre, c'est la voix de son meilleur ami qui lui confirma qu'il était éveillé et le fit rouler sur lui-même pour aller se placer contre lui, enroulant un bras autour de sa taille, alors qu'il glissait une jambe entre les siennes. Raph ne s'était pas fait prier, n'avait pas besoin qu'on le lui demande une seconde fois d'aller se blottir contre lui, malgré son esprit encore dans le brouillard. De nature tactile et câline, le français mendiait (presque) des moments de tendresse comme celui-ci, qu'il n'obtenait pas aussi souvent qu'il l'aurait voulu. Il referma les yeux aussitôt que sa joue s'écrasa sur la poitrine d'Amber, sachant qu'il n'aurait aucun mal à retrouver le sommeil dans ses bras, en quelques secondes à peine. S'il s'agissait d'une « bonne fatigue », les journées à descendre les pistes et l'air de la montagne le vidaient littéralement de toute énergie, le français n'avait jamais aussi bien dormi que depuis qu'ils étaient arrivés. Le fait de se couper un peu du monde, renonçant à toucher à son portable la plupart du temps aidait aussi, sans doute, à se déconnecter et profiter du moment présent. Dans deux jours pourtant, ces vacances seraient terminées et la réalité frapperait à nouveau à leur porte, le boulot en abondance pour Amber... et Windmont Bay pour Raphaël. Alors qu'il tenta de sombrer dans les bras de Morphée à nouveau, ses doigts caressant machinalement la peau dénudée de son meilleur ami, son esprit s'éveilla doucement et avec lui les questions de ce qui avait provoqué cette envie soudaine de l'avoir contre lui, au beau milieu de la nuit. Ça ne lui ressemblait pas. Amber Rusza ne réclamait pas de l'affection comme Desrosiers pouvait le faire, n'avait pas besoin d'être rassuré inlassablement, ce que Raph avait compris, parfois à ses dépends, avec les années. Il avait appris à accepter cette différence entre eux, à conjuguer son caractère avec celui, opposé, de son amant, sans douter de l'attachement d'Amber pour autant. Aussi froid pouvait-il être en apparence, Raphaël avait droit à un traitement de faveur dont il était le seul à bénéficier, ce qui suffisait en général à le conforter dans l'idée que rien ni personne ne pouvait venir ruiner ce qu'ils avaient. Relevant la tête pour tenter de dessiner les formes de son visage dans le noir à défaut de pouvoir réellement les voir, ses doigts caressèrent sa peau jusqu'à trouver sa joue. « Encore un cauchemar? » Il souffla, toujours à moitié endormi, en resserrant l'étreinte autour de sa taille. D'aussi longtemps que Raphaël s'en souvienne, les tourments d'Amber resurgissaient toujours au beau milieu de la nuit, lorsqu'il était le plus vulnérable, pour le laisser hors d'haleine et éveillé pour le reste de cette dernière. S'il réveillait le français dans ces moments là, c'était d'un geste brusque, d'un son qui sortait de sa gorge, sans jamais que ça ne soit volontaire. Pas comme ce soir, ce qui suffisait à Raphaël comme "motivation" à lutter contre le sommeil qui était bien décidé à l'emporter à nouveau.

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Message· · Sujet: Re: like a hurricane. (r/a) like a hurricane. (r/a) EmptyDim 13 Jan - 23:37

La pression du corps de Raphaël contre le sien parvenait à calmer un peu les tourments qui le secouaient. Glissant ses doigts sur la peau nue du français, redessinant les contours des muscles de son dos jusqu'à venir se perdre dans sa nuque, dans ses cheveux, il ferma un instant les yeux et inspira lentement, expira plus longuement encore. C'était la première fois que son meilleur ami était le sujet de ses cauchemars, d'ordinaire hantés par des souvenirs d'une vie qu'il tentait d'oublier, de reléguer à une existence autre que celle qu'il vivait aujourd'hui. Le même visage, les mêmes sensations qui le prenaient depuis qu'il était gamin, plus encore depuis qu'il avait atteint l'âge adulte. Mais pas ce soir. Ce soir, sa peur s'était concentrée autour de quelqu'un d'autre, et c'était ce point plus que tout le reste qui, peut-être, l'effrayait le plus et nourrissait cette boule qui obstruait sa gorge. Dans les épreuves qu'Amber Rusza avait connues et qu'il taisait aux oreilles du monde, préservant tout ça à l'abri des curiosités mal placées de ceux qui ne portaient pour lui que trop peu d'estime pour qu'une once de respect s'y glisse, certaines le marquaient plus que d'autres. Dans toutes celles qu'il connaissait, il savait qu'il pouvait trouver le soutien et le réconfort qu'il pourrait être amené à chercher chez Raphaël. Il connaissait tout. Savait tout. C'était devant lui qu'Amber se montrait sans doute le plus vulnérable, et ce soir était l'une de ces rares fois où il avait besoin de le faire. Rouvrant doucement les paupières, il traîna les yeux sur le visage encore endormi de son meilleur ami, sentant sa peau se mettre à frissonner sous les caresses qu'il offrait à sa taille, et son corps se décrisper au contact du sien, entre ses bras. Quelque chose restait noué dans le creux de son ventre, peut-être parce qu'il se doutait que le réveil ne chassait pas tout, peut-être parce que ce qui avait réussi à troubler un sommeil dans lequel il parvenait à se lover sans trouver quelconque problème depuis leur arrivée en Suisse n'était pas un souvenir, pas plus qu'un monstre fictif que la lumière parviendrait à faire fuir au petit matin. Ce genre de chose lui laissait une profonde sensation d'impuissance, qu'il jugeait presque injuste parce qu'elle touchait la seule personne pour qui Amber était capable de ressentir une inquiétude réelle et forte. Étouffant un nouveau soupir avant qu'il ne parvienne à lui échapper, il passa sa main libre sur son visage et baissa à nouveau le regard vers Raphaël en entendant sa question. Ses lèvres se pincèrent doucement et Amber acquiesça, laissant ses doigts quitter les cheveux du français pour se perdre dans son cou alors qu'il soupirait finalement un peu. « Mmh mh. » Mais il savait que ça ne suffirait pas, comme réponse, et peut-être qu'inconsciemment, c'était pour cette raison précise qu'il l'avait réveillé. Si son cauchemar avait tourné autour de ses souvenirs, Amber n'aurait pas pris la peine de le faire ; il aurait tourné, aurait essayé de se rendormir, aurait fini par aller faire un tour pendant une heure ou deux, et serait revenu avant que son meilleur ami ne fasse à son tour tirer hors du sommeil dans lequel il était plongé. S'il avait décidé d'être celui qui serait à l'origine de son réveil, il savait que ça n'était pas pour rien. « Mais c'était pas comme d'habitude. C'était pas... » Il marqua une pause, un court instant, avant de pincer un peu des lèvres. « C'était pas autour de la même chose. » Il ne développa pas plus. Ne souffla rien des images qui lui tournaient en tête, de souvenirs qui n'en étaient pas vraiment, de la façon dont il l'avait trouvé inconscient dans son cauchemar, ni de celle dont il l'avait perdu, désormais privé de ses repères et de ce dont il avait besoin pour se garder à flot. Et peut-être commençait-il seulement à se rendre compte de la réelle importance prise par le français au cours des dernières années, revivant la secousse et l'inquiétude qu'il avait vécue il y a un peu plus d'un an, quand il avait déjà cru le perdre.

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Message· · Sujet: Re: like a hurricane. (r/a) like a hurricane. (r/a) EmptyMer 13 Fév - 14:05

Le corps du français frissonna en sentant les doigts d'Amber caresser sa colonne pour remonter son corps jusqu'à aller se perdre dans ses cheveux. S'ils s'endormaient régulièrement proche de l'autre, Raphaël ayant un besoin constant de se rassurer de la présence d'autrui à ses côtés, ils finissaient bien souvent la nuit chacun de son côté du lit. Rares étaient les fois où ils perturbaient leur sommeil respectif pour autre chose qu'une partie de jambes en l'air, qui, de ce que Raph en avait déduit, n'était pas à l'origine de l'appel d'Amber cette fois. Il ne se fit malgré tout pas prier pour se loger contre lui, en venant rapidement à s'inquiéter pour ce qui avait, cette fois, provoqué l'insomnie de son meilleur ami. Au point d'avoir besoin d'être rassuré, lui qui était un rock. Quand bien même le hongrois connaissait Raphaël sous tous ses visages, savait chacune de ses faiblesses -l'inverse étant réciproque-,  Amber se laissait rarement aller à se montrer vulnérable, même devant lui. Ça tournait dans sa tête, lui permit de lutter pour ne pas céder au sommeil tant qu'il n'obtenait pas de réponses sur les tourments de son amant. Raphaël tourna la tête pour écraser un baiser sur la poitrine d'Amber lorsqu'il confirma un nouveau cauchemar, continuant de caresser du bout des doigts son flanc. Sa main remonta doucement jusqu'à la poitrine d'Amber pour se poser juste au dessus de son coeur, dont les battements ne s'étaient pas encore calmés. Depuis combien de temps était-il éveillé, dans cet état? Le cuisiner releva la tête vers celle d'Amber, toujours incapable de capter son regard dans la pénombre, attrapa néanmoins délicatement son menton entre deux doigts pour l'inciter à tourner la tête vers lui. « C'était à quel sujet? » Il demanda, soudainement anxieux sans trop savoir pourquoi - sans doute les ondes que dégageaient son meilleur ami, auxquelles il n'était pas habitué - avant de se redresser légèrement pour pouvoir l'observer, ses yeux commençant doucement à le discerner à mesure qu'il émergeait. « C'était pas réel bébé. » Il souffla avec un sourire rassurant, qu'Amber ne pouvait pas distinguer dans la nuit, avant de venir effacer ce dernier sur les lèvres de son amant dans un baiser plus tendre qu'à l'accoutumée. Sans savoir quoi dire, ignorant encore la forme de ses démons, Raphaël reposa son bras sur la poitrine d'Amber, avant de venir reposer sa tête par dessus pour le regarder, comme si cela pouvait suffire à déchiffrer ce qui se passait dans sa tête. Malgré les années d'amitié derrière eux, le fait qu'il se voilait parfois la face à prétendre le connaître par coeur, c'était bien une chose que le français n'était jamais parvenu à faire : lire en lui. Amber avait une carapace impénétrable s'il en décidait ainsi, sous laquelle Raphaël pouvait juste prétendre s'infiltrer lorsqu'il lui en laissait la possibilité, comme ce soir, sans qu'il n'en devienne un livre ouvert.

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Message· · Sujet: Re: like a hurricane. (r/a) like a hurricane. (r/a) EmptySam 20 Avr - 17:55

L'importance qu'avait pris Raphaël au cours des années depuis lesquelles ils se connaissaient n'était pas apparue directement aux yeux d'Amber, mais c'était manifestée sous une forme de révélation à mesure que le temps s'était écoulé. Derrière le mur qu'il s'était construit pour mettre une distance entre lui et le reste du monde, pour éviter de revivre des blessures semblables à celles qu'il avait déjà tant de fois ressenties quand il était plus jeune et qu'il souhaitait oublier sans y parvenir, il avait pourtant laissé le français s'immiscer et s'accorder une attention, un crédit que personne ne pouvait se targuer d'avoir auprès du hongrois. C'était ça qui les avait menés là où ils en étaient aujourd'hui, à partager des vacances ensemble, un lit, une routine semblable à celle qu'un couple pourrait mettre en place à force de vivre ensemble et de s'apprendre mutuellement. Mais dans cette place que personne d'autre ne possédait et qu'il avait accordée à son meilleur ami – qui n'était pas, plus que ça depuis bien plus de temps qu'il n'accepterait de l'admettre à la face du monde comme à la sienne –, il avait aussi laissé la porte ouverte aux inquiétudes à son sujet, avait donné de la force à l'anxiété quant à son état de santé avec tous les excès qu'il commettait, « l'incident » qui lui était arrivé il y a un peu plus d'un an maintenant. Parfois, Amber se demandait s'il était plus sain de vivre ainsi plutôt que de vivre dans une semi-solitude qu'il avait appris à aimer et dans laquelle il avait trouvé son équilibre, avant que le français ne fasse exploser la bulle autour de lui pour venir se glisser dedans, et lui montrer que la présence d'autrui à ses côtés n'était pas forcément synonyme de sensation exécrable qui le prendrait tout entier. C'était à cause de tout ça que, ce soir, il n'était pas capable de se rendormir tout de suite ou de se défaire de cette boule dans sa gorge qui avait pris place depuis qu'il s'était tiré de son sommeil troublé. Lui qui prétendait – et qui, d'ordinaire, ne faisait pas que le prétendre, mais l'affirmait de par son comportement et son ressenti – être insubmersible l'immense majorité du temps avait ce besoin irrépressible de se sentir rassuré par l'objet de ses tourments. Le simple contact de ses doigts sur sa peau parvenait déjà à calmer un peu l'amertume restée en arrière-goût après s'être tiré des bras de Morphée et, les yeux fermés et sa concentration tournée vers le rythme de sa respiration, Amber pris quelques secondes pour lui avait de répondre à Raphaël, cherchant autant le calme que la façon de tourner ses mots. Il le connaissait sur le bout des doigts, si bien que tous les scénarios se présentaient à lui en même temps, le forçant à choisir entre diverses solutions qui ne lui plaisaient jamais totalement. Lui dire la vérité l'inquiéterait, peut-être même parviendrait à le faire culpabiliser, et là n'était pas son but. Lui mentir... soit Raphaël parviendrait à s'en rendre compte, soit il lui en voudrait plus tard s'il venait à le découvrir, et Amber n'était pas un grand fan de cette option. Plantant un instant les dents dans l'intérieur de ses joues, il soupira et tourna la tête vers lui en rouvrant les yeux, tentant de le détailler sans grand succès à travers la pénombre tombée depuis bien longtemps dans leur chambre, alors qu'il laissa son menton entre les doigts de son meilleur ami. « Toi, » il souffla finalement, préférant la vérité au mensonge, quand d'ordinaire ce dernier ne le dérangeait pas. « Par rapport à ce qu'il s'est passé l'année dernière, et tout ça. » Dans un soupir, il marqua une pause et ses iris se perdirent dans l'obscurité, comme s'il était à la recherche des souvenirs de son cauchemar, alors même qu'ils étaient toujours aussi présents dans sa mémoire. Il secoua la tête. « Tu ne t'en remettais pas. » De nouveau, ses dents malmenèrent l'intérieur de ses joues et finalement, Amber se détendit un peu au contact des lèvres de Raphaël contre les siennes. Répondant au baiser avec plus de douceur que d'ordinaire, il laissa tourner dans sa tête le fait que ça n'était « pas réel » selon lui jusqu'à rompre le baiser et lâcher à voix plus basse : « peut-être que ça ne l'était pas, mais ça aurait pu. » Son ton n'était pas accusateur, pas vraiment. On y sentait bien ce que tout ça sous-entendait, mais là n'était pas le but de Rusza de blâmer l'homme qu'il gardait contre lui dans tout ça. Ses mots transparaissaient bien plus l'inquiétude qui le gardait encore éveillé, et qui l'avait poussé à vouloir tirer Raphaël de son sommeil à son tour. Et peut-être qu'une part de lui, inconsciemment, commençait par ce biais à réaliser certaines choses, tues depuis bien longtemps.

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Message· · Sujet: Re: like a hurricane. (r/a) like a hurricane. (r/a) EmptyJeu 16 Mai - 0:59

Toi. Le mot lui fit arqué les sourcils, se demandant comment pouvait-il provoqué les tourments de son meilleur ami au beau milieu de la nuit. Son corps tout entier frissonna lorsqu'Amber lui précisa ses derniers, Raphaël ressentant le manque dés lors que son esprit dérivait vers ses démons, laissé de côté depuis plusieurs jours. Il n'avait rien consommé au cours de leur petit voyage en Europe, parce qu'il avait promis à Amber de ne pas le faire - une manière de lui prouver qu'il ne s'agissait pas d'une addiction - mais aussi qu'il ne voyait pas l'intérêt d'être défoncé à ses côtés, dans un chalet au milieu des montagnes qui étaient recouvertes d'un manteau blanc et avaient le don de l'apaiser. Pourtant, si le français clamait toujours haut et fort qu'il n'avait pas besoin de ces pilules, prises pour le plaisir que ça lui procurait mais sans être un besoin, il réalisait qu'il s'était peut-être trompé, les laissant prendre plus d'importance qu'il ne le désirait. Chaque jour, Raphaël constatait les tremblements de son corps, était pris de nausées ou sentait les battements de son coeur s'accélérer sans raison apparente. S'il n'avait pas parlé de ses symptômes ou de sa peur de glisser sur la mauvaise pente à la seconde où ils toucheraient le sol américain à nouveau, Amber le connaissait suffisamment pour avoir remarqué tout ça, ce qui était peut-être à l'origine de ces cauchemars. Se redressant sur le lit, Raphaël embrassa doucement Amber, à défaut d'avoir les mots pour le rassurer quand lui-même réalisait doucement l'amplitude que tout cela avait pris dans sa vie, un an après qu'il n'aie faillit la perdre pour les mêmes raisons. « Je suis là et je vais bien. » Il souffla ce demi-mensonge, avant de venir se placer à moitié sur Amber et enfuir sa tête dans le creux de son cou, sur lequel il laissa ses lèvres se perdre. Raphaël ne désirait pas penser à son passage à l'hôpital, moins encore aux raisons qui l'y avaient envoyé, et cherchait à tout prix à diriger son esprit vers autre chose que son estomac noué et la nausée qui le prenait, comme si le simple fait d'en parler avait déclencher la sonnette d'alarme à son corps qui avait, ces dernières heures, oublié le manque. « C'était il y a un an, c'est derrière nous. » Il ajouta entre deux baisers, sans savoir lequel des deux il cherchait le plus à convaincre, avant de finalement s'éloigner pour se remettre à sa place, fermant les yeux qu'il recouvra de son bras, pour ne pas penser au petit sachet caché avec précaution dans sa valise « en cas de besoin », qu'il s'était procuré à Paris quelques jours plus tôt. « Amber? » Sans bouger son bras de place, ne souhaitant pas lire la déception dans les yeux de son plus fidèle ami, et amant, il inspira profondément, hésita avant de reprendre la parole. « Dans la boite à chaussures que je me suis acheté à Paris, il y a un sachet. » Sa voix trembla légèrement à l'idée que le tout allait se retrouver dans les toilettes, sans aucune possibilité de les récupérer, mais Raphaël était surtout honteux de lui avouer qu'il était parvenu à se procurer un « back up » derrière son dos, quand il lui avait fait la promesse de ne rien toucher au cours de leur escapade. « Jette tout. » Sa voix trahissait l'urgence mais aussi ses doutes, le conflit intérieur qui se livrait chez le français entre le besoin - presque vitale - d'en faire tout autre chose, et l'envie de respecter cette promesse. Plus vite Amber se débarrasserait de ces petits bonbons-bonheur, plus vite Raphaël pourrait, à nouveau, chercher à se concentrer sur autre chose. « Je n'y ai pas touché. » Précisa-t-il, s'assurant que celui qui était, avec le temps, devenu son « tout  », sache qu'il n'avait pas été trahi, que malgré le besoin irrépressible de savoir qu'il pouvait, si le manque devenait insupportable, assouvir sa douleur, Raph avait tenu bon. Plus pour Amber, que pour lui-même. Retirant son bras, qui recouvrait encore son visage, Raphaël ré-ouvrit les yeux à la recherche du regard de son meilleur ami malgré la pénombre, espérant que celui-ci ne lui tiendrait pas rigueur de cet écart, qui n'en était pas tout à fait un.

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Amber Rusza

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Message· · Sujet: Re: like a hurricane. (r/a) like a hurricane. (r/a) EmptyMar 28 Mai - 22:04

Lui aussi connaissait les addictions et leurs affres. Il en avait vécu les tourments, s'était plongé dans un déni profond en refusant de voir le problème et l'importance bien trop grande qu'il avait prise dans sa vie, et s'était bercé de l'idée que ça n'était pas un souci. Qu'il pouvait vivre avec. Qu'il aimait le sexe, et que d'être ainsi avait peut-être mis des gens sur la pente descendante, mais ça n'arrivait qu'aux autres, non ? Non. Amber avait fini par le comprendre, et voilà deux ans et demi qu'il s'était retrouvé, le cul posé dans le bureau d'un psy, à suivre une thérapie pour s'en sortir et ne plus laisser son addiction au sexe lui pourrir la vie comme elle avait pu le faire auparavant. Avec le recul, il s'était rendu compte de l'impact plus que nocif que les choses avaient eu sur lui à l'époque. Sur ses relations – non pas qu'il regrettait quelconque pseudo couple qu'il avait alors formé, non, ni même les réactions provoquées chez les personnes face à lui, mais au moins réalisait-il aujourd'hui le mal qui avait été fait, à défaut de s'en sentir troublé une fois la nuit tombée et de se voir privé de sommeil –, sur son travail, sur tous les pans de sa vie. Il n'aimait pas seulement le sexe, et encore aujourd'hui il sentait la lutte qu'il continuait de le tourmenter parfois le prendre au corps. Il comprenait, alors, la situation de Raphaël, peut-être plus que son meilleur ami ne semblait l'imaginer. Répondant au baiser qu'il lui donna, Amber soupira ensuite contre ses lèvres à la remarque qui suivit et secoua un peu la tête, cherchant à capter son regard dans le sien malgré la pénombre qui surplombait la pièce. « Pour combien de temps, aussi ? C'est ça la question. » Il gardait toujours le même ton. Ne voulait pas se montrer accusateur, ne voulait pas le pointer du doigt parce que bordel, il savait que ça ne servait à rien et que ça n'aidait pas. Mais il avait conscience que la France, l'Angleterre, la Suisse, tout ça n'était qu'une parenthèse. Que si Raphaël n'avait rien pris depuis qu'ils étaient en vacances ensemble, il se retrouverait propulsé à nouveau dans leur quotidien bientôt, et que les démons reviendront frapper à sa porte avec plus d'insistance. Amber n'était pas dupe : l'amélioration constatée depuis qu'ils avaient quitté les États-Unis n'était pas signe d'une guérison. Juste d'une pause. « Pas tant que ça, et tu le sais aussi bien que moi. » Il retint un nouveau soupir de glisser entre ses lèvres. Est-ce que c'était vraiment derrière eux ? Non. Parce qu'il n'était pas sobre. Il continuait de se mettre la tête à l'envers, et l'inquiétude d'Amber ne se taisait jamais vraiment à cause de ça. Il n'était pas toujours sûr de comment il retrouverait Raphaël lorsqu'il rentrerait du travail, ou lorsque ce dernier reviendrait de ses soirées ; s'il revenait avant la soirée du lendemain. Passant ses mains sur son visage pour tenter d'effacer tout ça de son esprit, vainement, alors que le français retrouvait sa place à côté de lui, Amber laissa retomber ses bras contre son corps en l'entendant appeler son prénom. « Mh ? » Il écouta. Sentit son cœur se serrer un peu à l'aveu qu'il lui offrit, et se retint de déglutir parce qu'il savait ce que ça signifiait, et que les doutes l'assaillaient ; dans les restes de son état de santé précédent, il gardait cette capacité à douter de tout, à tout remettre en question, et la possibilité que la seule personne en qui il avait une confiance totale ait pu trahir une promesse qu'il lui avait faite le frappa de plein fouet. Des questions le prirent de tous les côtés, et pourtant aucune ne passa la barrière de sa bouche, close et pincée. Il continua d'écouter la voix du français dans la pénombre, ne chercha pas à croiser son regard quand il le vit, du coin de l'œil, libérer le sien et le tourner vers lui. Quelques secondes passèrent avant qu'il ne se lève et qu'en silence, il se dirige vers la boîte à chaussures en question, l'ouvre, et attrape le sachet dont il lui parlait. Malgré l'obscurité de la pièce, il parvenait presque à discerner les différentes couleurs qui s'entrechoquaient à travers la transparence du pochon, et finalement il laissa entendre un nouveau soupir, alors qu'il alla à la salle de bains. D'un mouvement mécanique, il leva l'abattant des toilettes, ouvrit, et laissa tomber les différents cachets avant de tirer la chasse d'eau, et de frotter encore une fois son visage. Une poignée de secondes. Ce fut ce qu'il s'offrit après la disparition de la drogue dans les canalisations, sentant sa gorge encore serrée, et profitant d'être à l'abri du regard du français pour laisser transparaître une vulnérabilité qui ne lui ressemblait pas, pour ne pas avoir à le faire devant lui. Putain de merde. Il inspira, expira, lança un regard au reflet que le miroir lui renvoyait, et sortit de la pièce en éteignant la lumière et en refermant la porte derrière lui. En silence, il se laissa retomber sur le lit, assit sur le rebord, et le dos courbé il passa ses mains dans sa nuque, avant de souffler : « Tu n'en as vraiment pris aucun ? » Il lança un regard par-dessus son épaule, trouvant les contours de la silhouette de Raphaël dans l'intimité apportée par la nuit. « Quand et comment est-ce que tu t'es procuré ça ? Le pourquoi, je le connais déjà. » Et juste avec ça, son anxiété grimpa d'un nouveau niveau.

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"I've made it this far on my own but lately, that shit ain't been gettin' me higher, I lift up my head and the world is on fire. There's dread in my heart and fear in my bones, and I just don't know what to say ; maybe I'll pray, pray." @sam smith
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Raphaël Desrosiers

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Message· · Sujet: Re: like a hurricane. (r/a) like a hurricane. (r/a) EmptyJeu 6 Juin - 23:53

La question d'Amber lui fit serrer la mâchoire, sans pour autant qu'il ne décide de répliquer. Il était hors de question qu'ils commencent à se disputer sur un des sujets les plus délicats entre eux - si ce n'était le sujet -, au beau milieu de la nuit. Raphaël n'appréciait pas les conflits, avait l'art et la manière de contourner ou fuir ces derniers, Amber étant en tête de liste des personnes avec qui il refusait de s'accrocher, bien qu'ils soient passés par-là à quelques reprises pour des broutilles. Là, le français savait que le sérieux de la conversation pouvait rapidement faire dégénérer les choses et préférait donc garder le silence, pour ne pas se risquer à ruiner leurs vacances. Il n'avait pas commis d'erreur, pas non plus ingurgité quoi que ce soit ces dix derniers jours, et ne désirait donc pas se défendre d'un cauchemar, aussi proche d'une possible réalité puisse-t-il être. Ses baisers se stoppèrent lorsque son meilleur ami ajouta que ce chapitre n'était pas tout-à-fait derrière eux, renfrognant un peu plus Raphaël, qui avait, jusqu'ici, tenter de le rassurer. Il se laissa retomber sur son propre oreiller, masquant son visage à l'aide de son coude, la gorge nouée et le manque qui le prenait à présent aux tripes. Là, tout de suite, il en voulait un peu à Amber. Raph passait une bonne nuit avant que le hongrois ne se décide à le réveiller, et s'il avait juste cherché à être rassuré à travers ce geste, le résultat était que le cuisinier était à présent à crans, l'esprit focalisé sur les pilules de MDMA qu'il était parvenu à se procurer quelques jours plus tôt et dont il avait, presque - tout était dans ce mot -, oublié l'existence. Conscient qu'il ne terminerait pas sa nuit sans y toucher s'il ne s'en débarrassait pas au plus vite, Raph passa aux aveux, l'esprit un peu plus tourmenté et l'estomac noué face à l'absence de réaction de son meilleur ami, qui ne lui parla ou ne la regarda pas. A quel point l'avait-il déçu, pour ne rien obtenir en retour ? Il regretta aussitôt d'avoir ouvert la bouche à ce sujet, de n'avoir pas été en mesure de rester en place et apaiser son esprit pour s'en débarrasser de lui-même le lendemain, sans qu'Amber ne prenne connaissance de cette nouvelle acquisition. Il savait, au fond, que son meilleur ami lui pardonnerait. S'il se refusait à le décevoir - et se plantait, de toute évidence, lamentablement sur ce point -, Raph n'avait pas peur de le perdre, ou le voir lui tourner le dos, bien trop confiant sur le fait qu'Amber ne l'abandonnerait pas. Ni aujourd'hui, ni demain.
Les dents plantées dans sa lèvre inférieure, Raphaël suivit les mouvements d'Amber jusqu'à ce qu'il disparaisse de son champs de vision et que seuls les sons qui lui parvenaient ne lui permettent de deviner ce qui se passait. Il déglutit en entendant la chasse d'eau, tenta de calmer ses pulsations qui accéléraient à mesure que le silence et l'absence d'Amber prirent possession de la chambre qu'ils partageaient - pourquoi diable en louer deux, lorsqu'il était évident qu'ils finiraient la nuit dans le même lit, face au besoin irrépressible du français d'avoir une présence à ses côtés pour parvenir à clore les yeux. Après des secondes, des minutes plutôt, qui lui semblèrent interminables, le bois du chalet craqua sous les pieds d'Amber, trahissant son retour dans la chambre, avant que le matelas ne s'affaisse légèrement sous son poids. « Tu l'aurais remarqué, si c'était le cas. On ne s'est pas quitté. » Il murmura, ne souhaitant pas jouer au plus malin sur ce coup là. Raph aimait jouer au con, réfléchissait rarement plus loin que le bout de son nez, mais il était conscient que l'heure n'était pas aux blagues et provocations en tout genre. « Thibault. » Un prénom, celui d'un ami "d'enfance" avec qui ils avaient partagé un seul et unique verre en bord de Seine. Quand l'un y avait vu l'opportunité de faire un petit "catch-up' en profitant du passage de Desrosiers sur le vieux continent, l'autre avait sauté sur l'opportunité de se faire livrer, sachant parfaitement que son ami aurait de quoi le satisfaire sur lui. « J'avais pas l'intention d'en prendre. » Il souffla, tout en  tendant le bras pour effleurer le dos d'Amber du bout des doigts, espérant qu'il retrouverait bien vite sa position dans le lit et offrirait, ainsi, la possibilité à Raphaël de se blottir à nouveau contre lui. Si cela pouvait sembler absurde, il ne mentait pourtant pas. Avoir quelque chose sous la main l'avait, d'une certaine façon, rassuré et apaisé sans qu'il n'aie réellement eu l'intention d'y toucher avant la fin de leurs vacances, Raph s'en tenant à sa promesse même si c'était bien plus difficile qu'il ne l'avait imaginé.

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Amber Rusza

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Message· · Sujet: Re: like a hurricane. (r/a) like a hurricane. (r/a) EmptyLun 17 Juin - 13:06

Le reflet que lui renvoyait le miroir trahissait son réveil au beau milieu de la nuit, dans des conditions peu enviables. Amber se voyait, les traits tirés et la mine fatiguée, se fixer lui-même à travers l'image qu'il observait. Si sa mine avait été meilleure ces derniers jours que ces derniers mois, la façon brutale dont il fut extirpé de son sommeil ne laissa pas plus de répit à son visage reposé, le laissant s'abîmer un peu sous le poids de l'anxiété qui grandissait dans sa poitrine. Amber Rusza s'en foutait des gens, des autres. Si certaines personnes prétendaient agir ainsi, lui le vivait réellement et trouvait arrangeant ce genre de situation, où ni son bonheur ni son inquiétude ne dépendait directement de son entourage ; ce genre de choses, il avait appris à ne plus le vivre de la sorte, tant le fait de poser entre les mains de quelqu'un la clef de son bien-être s'était montré particulièrement décevant, voire traumatisant pour lui. Et pourtant, la seule personne dont il ne se moquait pas, la seule qui avait, dans le creux de ses paumes, le droit de porter l'équilibre de Rusza et d'en faire ce qu'il voulait, c'était Raphaël. Depuis des années, il avait appris à aimer son meilleur ami, à bâtir la confiance qu'il ressentait pour lui, à donner des fondations des plus solides à leur histoire d'amitié – qui n'était peut-être pas que ça non plus. Il était la personne en qui il avait le plus confiance, celle qu'il n'imaginait jamais le trahir, et pourtant ce soir avait un peu ce goût-là, désagréable et amer alors qu'il se demandait ce qu'il pouvait lui cacher d'autre. Est-ce que d'autres cachets étaient planqués quelque part ? Est-ce qu'il en avait pris, à un moment ou à un autre, échappant à la vigilance d'un Amber qui se complaisait dans l'idée de ne pas le voir se défoncer, de le regarder retrouver un peu de santé loin des excès en tous genres auquel il était accro ? Il pinça des lèvres et renonça au fait de rester dans la salle de bains quelques minutes de plus, faisait demi-tour pour rejoindre la chambre tout en restant plongé dans son silence ; le même qui s'était abattu sur la pièce au cours des derniers instants. Assit sur le rebord du lit, Amber passa ses doigts sur son visage et ferma un instant les yeux, gardant son dos courbé, et enfonçant légèrement ses dents dans l'intérieur de ses joues. « On ne s'est pas quittés, et pourtant ça ne t'a pas empêché de te procurer de la came. » Il lui en voulait. Bien sûr, il lui en voulait. Il avait confiance en lui et se sentait pris pour un idiot dans cette histoire, de savoir que Raphaël avait su contourner son attention et trouver de la drogue comme ça, alors qu'il s'imaginait encore qu'il n'avait rien pris et ne comptait rien prendre. Le back-up plan, il n'y croyait pas vraiment. Quelque chose, dans ses connaissances d'ancien addict, lui soufflait que c'était le genre de conneries qui ne marchait jamais, parce qu'elle menait à craquer. C'était comme s'il avait gardé les numéros et les adresses des clubs de striptease où il allait, des escorts qu'il avait appelées à quelques reprises, ou des plans culs qui se succédaient dans son répertoire il y a encore deux ans et demi de ça. Ça ne l'aurait pas aidé à s'en sortir, et il doutait que ce genre de choses parvienne à aider Raphaël. Les paroles de son meilleur ami et le contact de ses doigts dans son dos provoquèrent chez lui deux réactions distinctes dont il ne savait pas quoi penser. Entre mâchoire serrée et frissons qui glissaient le long de son échine, Amber ferma un instant les yeux malgré l'inutilité de son geste dans la pénombre de la pièce et s'humecta doucement les lèvres. « Pourquoi est-ce que tu en as acheté alors ? C'est comme si je te disais que j'avais payé les services d'une pute pour simplement la regarder. » Son ton n'était ni agressif, ni réellement accusateur... mais pour autant, il ne parvenait pas à cacher totalement la déception qu'il ressentait par rapport à la révélation que le français venait de lui faire. Glissant ses doigts dans sa nuque pour la masser distraitement, Amber chercha à savoir ce qu'il était censé faire, ou dire, ou quoi que ce soit pour que la sensation passe plus vite et qu'ils retrouvent la quiétude dans laquelle ils s'étaient enfermés tous les deux, une bulle créée autour d'eux pour aller à l'encontre de ce que le monde pourrait bien leur vouloir ; et pourtant, la bulle dans laquelle il se sentait si bien semblait avoir éclaté soudainement, et l'anxiété dans sa poitrine et le creux de son ventre se refusait à calmer ses ardeurs, le laissant à ressasser tout ça.

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Raphaël Desrosiers

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Message· · Sujet: Re: like a hurricane. (r/a) like a hurricane. (r/a) EmptyMar 16 Juil - 21:45

Raph culpabilisait. Il ne mentait pas à Amber, jamais, pas plus qu'il ne brisait une promesse faite au hongrois, quelle qu'elle soit. S'il y réfléchissait plus profondément, le français savait pourtant qu'il le trahissait tous les jours, ou presque, depuis son overdose, lorsqu'il lui avait fait la promesse de se calmer, encore sur son lit d'hôpital. Ca avait été le cas, dans un premier temps, ayant lui-même eu la peur de sa vie cette nuit là. Raph avait respecté sa part du contrat, réduit ses passages au LUX pour passer plus de temps à la maison à se concentrer sur sa cuisine, avait même commencé à réfléchir à nouveau à un plan pour ouvrir son propre restaurant. Etait ensuite venu le temps de retomber doucement mais surement dans ses travers et sales habitudes, avec ces petites pilules bleues qui quittaient rarement ses poches dés lors qu'il passait la porte de chez eux. S'il avait parfois obtenu un regard de travers au petit matin, lorsque sa mâchoire crispée et ses yeux ronds comme des billes ne laissaient aucun doute quant-à sa consommation de la veille, Amber avait laissé couler, permettant ainsi au propriétaire du club de continuer sa petite activité sans que jamais la culpabilité ne revienne se poser sur ses épaules. Raph était reparti dans ce cercle vicieux où, dans son esprit du moins, il ne faisait rien de mal. Rien de plus que profiter de sa jeunesse, tout en restant attentif aux doses qu'il ingurgitait pour que celles-ci ne le trahissent pas une nouvelle fois.
Aujourd'hui, le sentiment de culpabilité était bien présent, son meilleur ami lui ayant spécifiquement fait promettre de ne toucher à rien durant leur voyage. En un sens, Raphaël n'en comprenait pas l'intérêt s'il avait feu vert pour recommencer dés qu'il poserait les pieds en Oregon à nouveau, mais par principe, le français n'avait pas cherché à négocier, voulant aussi prouver qu'il n'en avait pas besoin et savait sans grand effort, s'en passer pour quinze jours. La réalité était tout autre. Lorsqu'il n'y pensait pas, son corps le faisait pour lui, réclamait sa dose, lui rappelait au beau milieu d'une soirée qu'il n'en avait pas seulement envie mais besoin. Quand Raphaël n'était pas pris de nausée, c'était des tremblements qui venaient le secouer de la tête au pied, ou ses tripes qui se nuaient au point que ça n'en devienne douloureux. S'il avait fait de son mieux pour cacher ces symptômes, qu'Amber ne les avait à aucun moment mentionnés, le français savait aussi que son meilleur ami n'était pas aveugle et avait du remarqué ces derniers par moment, ce qui expliquait peut-être ce cauchemar aujourd'hui. « Il y a une différence entre se la procurer, et la prendre. » Il souffla, d'un ton doux, presque mielleux, pour se protéger un maximum des retombées, espérant toujours pouvoir se blottir contre Amber rapidement en oubliant ces mauvais rêves, sa confession, et les pilules qui se trouvaient à présent dans les canalisations de l'hôtel. Il était facile d'échapper à son attention quelques secondes, juste le temps de se retrouver avec un petit sachet dans le creux de la main, lorsqu'il aurait été impossible de consommer sans être pris la main dans le sac. Quoi que... Le hongrois était si habitué à voir Raphaël dans un état second, le remarquait-il seulement à chaque fois, ou était-ce devenu l'état "naturel" du grand gamin qu'était Raphaël?
Laissant Amber se rassoir sur le bord du lit, après avoir réduit en poussière l'objet de leur discorde, les doigts de Desrosiers effleurèrent à peine son dos, avant de couper tout contact entre eux à sa nouvelle remarque. Si une addiction restait une addiction, quelle qu'elle soit, le français n'était pas tout-à-fait d'accord sur la comparaison, bien qu'incertain à trouver les bons mots pour se justifier alors que son esprit était encore endormi. « Pour me rassurer, au cas où ça devenait insoutenable. » Il avoua, à contre-coeur, puisque sa révélation venait donner raison à son meilleur ami quand au fait qu'il ne pouvait pas s'en passer aussi facilement qu'il ne le prétendait. « Tu ne peux pas comparer bébé, t'as pas eu à tout arrêter. Tu ne fais peut-être plus appels à tes putes mais tu continues de prendre ta dose tous les soirs. » Si Amber voulait comparer ce qui ne l'était pas, à ses yeux, Raphaël pouvait le faire aussi bien que lui, en lui rappelant qu'il était rare qu'ils passent vingt-quatre heures sans s'envoyer en l'air. A partir de là, le brun pouvait-il réellement le blâmer de s'être approprié une certaine sécurité, qui avait surtout pour but de le rassurer et l'apaiser, et non d'être consommée, quand il était demandé aux français de tout arrêté net, du jour au lendemain?

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