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 like nobody's watching (sami)

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✽ if firefighting was easy, cops would do it.

Tommy Winters

messages : 1947
name : mrs.brightside (marine)
face + © : c.wood + lannisters, jb.
multinicks : mila ⋅ raph ⋅ anton ⋅ avery ⋅ owen.
points : 2235
age : twenty-nine y.o
♡ status : dating sami, falling more in love with him every day.
work : firefighter since 2014.
home : a crappy old house on pioneer oak (26).

— boom, butterfly effect.
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Message· · Sujet: like nobody's watching (sami) Ven 4 Jan - 21:02

i'm screaming your name at the top of my lungs. i don't care what people might think
‘cause baby this ship ain't never gonna sink, so kiss me like nobody's watching
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just kiss me in the middle of the streets to let the whole world see that
there’s nobody else for me.

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@sami harsha - 4 janvier 2018


« 72, crescent lane. Feu dans un building d'appartements. » Jeu de carte à la main, Tommy laissa son jeu retomber sur la table malgré ses muscles qui se figèrent à l'entente de l'adresse en question. La tape de Matt sur l'épaule le sorti de sa torpeur, se redressant brusquement pour courir vers le garage, vers lequel ses collègues étaient déjà en marche. Tout en enfilant rapidement sa tenue, Winters croisa le regard interrogateur de Kate qui n'avait pas échappé à sa réaction « à côté », pinçant les lèvres avant de grimper dans le camion. « C'est chez Sami. » Il l'informa, ne remarquant même pas qu'elle sautait dans le camion au moment ou celui-ci démarrait, concentrer sur l'écran de son portable sur lequel ses doigts pianotaient pour l'appeler. C'est à peine s'il écouta la voix de la raison, en l'occurence celle de sa meilleure amie, qui lui rappelait le building de cinq étages en question et la possibilité que le logement de son petit-ami ne soit pas concerné. Surtout, que Sami n'était peut-être pas sur place, malgré sa journée de congé. En quelques minutes à peine, le camion arriva sur le lieux de l'accident, Tommy sentant son estomac se nouer un peu plus à la vue de la fumée qui se dégageait du quatrième étage. Pour y avoir passé plus de la moitié de son temps libre ces cinq derniers mois, le pompier ne connaissait le building que trop bien, n'avait aucun doute quant à la provenance des flemmes, qui semblaient plus proéminentes de l'appartement d'à côté malgré tout. Le pompier sauta du camion, balançant son téléphone -qui n'avait pas reçu de réponse, ni même l'entente d'une sonnerie- dans les mains de Kate. « Continue d'essayer. » C'est à peine si sa mise en garde et les ordres de son lieutenant lui parvenaient, fonçant déjà à l'intérieur du building pour gravir les étages qui le séparait de l'appartement. Alors que ses collègues fonçaient dans celui de Clarkson, Tommy défonçait la porte du 4B, Matt sous ses pas, pénétrant dans l'appartement dont la visibilité était proche de zéro dû à la fumée importante. Si Matt suivait la procédure habituelle par sécurité, avançant à tâtons, Tommy lui s'engouffra dans les lieux qu'il connaissait sur le bout des doigts, hurlant le prénom de celui qui était devenu son petit-ami il y a plusieurs mois maintenant. « Kate? » Il relâcha le bouton de sa radio avec appréhension, retenant son souffle jusqu'à ce qu'un « Toujours rien. » ne lui revienne. Son coeur se serra un peu plus lorsqu'il écrasa les baskets de Harsha, laissées dans le hall. Tout en continuant d'avancer, le pompier tenta de faire l'inventaire des pompes du brun, de ce qu'il pouvait bien avoir aux pieds s'il était sorti sans celles-ci, mais c'était le blanc. Rien ne lui venait, et il cria une nouvelle fois son prénom avec frustration. Le pompier cessa de bouger net pour écouter attentivement, persuadé d'avoir entendu un chien piller. « Viens là, gamin. » Les mots de Matt lui parvenaient, obligeant Tommy à rebrousser chemin pour retrouver son coéquipier et découvrir Daniel, faxé sous un meuble par on-ne-sait quel moyen. Accroupi, il l'appela à plusieurs reprises avant de relever sa visière, pour que le son de sa voix lui parvienne plus nettement, ce qui par miracle décida le bulldog à s'extirper de sa cachette pour les rejoindre. « Sors-le. » Il ordonna en le plaçant dans les bras du blond, qui ne contra pas l'ordre qui lui parvenait d'un de ses égaux. Sans doute avait-il compris que l'incendie n'était pas un parmi tant d'autre, qu'il ne valait mieux pas se mettre sur le chemin de Winters sur cette intervention. « Y'a plus personne dans le building, tout le monde sort. » Tommy hésita, cria à nouveau après Sami, et pénétra dans la chambre en l'absence de réponse de sa part. Etait-ce réellement son petit ami qu'il cherchait, ou le moindre signe qui lui confirmerait en un coup d'oeil qu'il était sorti ? L'un ou l'autre, espérant l'un plus que l'autre. « Winters! » Il passa la porte de la salle de bain pour la trouver vide elle aussi, serra la mâchoire comme si cela pouvait l'aider à conserver son calme, avant de refermer celle-ci. Les flammes commençaient a envahir le salon, bloqueraient bientôt l'entrée et Winters n'avait pas le moindre signe de vie de Sami, continuant les cent pas dans l'appartement. Peut-être aurait-il été capable de se raisonner sur la faible probabilité que Sami se trouve à l'intérieur, si ce foutu téléphone ne l'avait pas mené droit sur la boite vocale à maintes reprises. « Tommy, il est là. Sami est là. » Son coeur rata un battement, il s'arrêta net au milieu de la pièce de vie avant que Kate ne lui répète une nouvelle fois qu'il était là, comme si elle devinait ses doutes devant cette information. Parce qu'elle aurait pu lui mentir pour qu'il sorte de là, il le savait. « Y'a plus personne. » Il confirma à sa radio en dévalant les escaliers, donnant feu vert à l'équipe de l'échelle pour lancer les pompes à eaux, trop risquées à déclencher si quelqu'un se trouvait encore dans le bâtiment. Sortant de ce dernier, Tommy ferma les yeux à deux reprises pour tenter de s'habituer à la luminosité nouvelle, retirant son casque pour inspirer tout en cherchant Harsha dans les spectateurs - il y en avait toujours. Son coeur tressauta une nouvelle fois quand, enfin, il l'aperçu, comme s'il avait refusé de le croire avant de le voir, et il accéléra le pas jusqu'à parvenir à sa hauteur, trouvant immédiatement ses lèvres qu'il avait envisagé, un quart de seconde, ne plus jamais embrasser. Son casque tomba au sol pour laisser ses mains faire prisonnier le visage de Sami, oubliant le monde autour qui n'avait plus aucune importance à ce moment. Le pompier fini par s'éloigner, le souffle court de la course de ces dix dernières minutes qui lui avaient semblé être une éternité, venant se mordre les joues pour retenir les larmes qui le menaçaient maintenant que toute l'adrénaline qui l'avait porté le quittait d'un coup. « T'as fait quoi de ton téléphone, bordel?! » Il hurla, ne réalisant même pas qu'il avait empoigné son t-shirt, serrant le tissus dans son gant.

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Dernière édition par Tommy Winters le Sam 9 Mar - 23:00, édité 1 fois
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Sami Harsha

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Message· · Sujet: Re: like nobody's watching (sami) Sam 5 Jan - 19:02

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@tommy winters - 4 janvier 2018

Un soupir lui avait échappé en sortant des écuries, son téléphone à la main. Ses doigts avaient tenté à plusieurs reprises d'activer le bouton de verrouillage pour parvenir à éclairer l'écran, mais rien. Mentalement, Sami se traita d'idiot d'avoir oublié de le mettre en charge avant d'aller dormir, un peu plus de ne pas avoir pensé à le faire en arrivant chez ses parents. Vidé de sa batterie, il renfonça l'appareil dans la poche arrière de son jean et se tourna vers son père pour passer ses bras autour de lui, faire de même avec sa mère qui, un sourire au bord des lèvres, perpétua son habitude de caresser la joue de son fils chaque fois qu'il repartait de chez eux, comme si elle risquait de ne plus le revoir ensuite. Elle rallongea un peu plus la conversation à chaque fois qu'il tentait de retourner à sa voiture, jusqu'à finalement capituler et le laisser s'éloigner d'elle pour retourner chez lui. Croyait-il. Le trajet était court ; quelques minutes tout au plus. La radio allumée happait une partie de la concentration de Sami quand l'autre était focalisée sur la route, et le fil de ses pensées ; rentrer, brancher son téléphone, prévenir Tommy de la raison pour laquelle il avait été sur silence radio pendant toute la matinée et le début d'après-midi, s'excuser de ne pas avoir répondu plus tôt à ses messages. Pourtant, en arrivant sur Crescent Lane et en prêtant un peu plus attention à ce qu'il se passait à l'extérieur de l'habitacle, Sami vit la fumée noire s'élever d'un peu plus haut sur la rue. Déglutissant – ça n'avait pas l'air d'être loin de chez lui –, il s'approcha et sentit une partie de son visage tomber face au spectacle devant ses yeux. La voiture garée, il en sortit et se dirigea vers l'immeuble dont les flammes s'échappaient du quatrième étage, s'avançant jusqu'à ce que quelqu'un lui fasse signe de se stopper. Sourcils froncés, il ne prêta pas une grande attention à la personne à côté de lui et garda son regard rivé sur le spectacle qui se déroulait face à lui, sur la façon dont les flammes semblaient provenir bien plus de l'appartement de sa voisine, mais s'étendaient de plus en plus au sien, retournant quelque chose dans le creux de son ventre sans qu'il ne trouve quoi dire, quoi faire, figé sur place. Il regarda les pompes à eau s'enclencher, baissa les yeux vers l'entrée de l'immeuble pour voir les différents pompiers sortis, son regard cherchant à accrocher la silhouette de Tommy parmi eux. Pinçant des lèvres, il croisa finalement ses iris et, le voyant avancer vers lui, ouvrit la bouche une fois le brun suffisamment près de lui. « Tommy, qu'est-ce que – » Coupé dans son élan par le baiser qu'il lui donnait, Sami soupira contre ses lèvres une fois l'effet de surprise passé et sentit ses réflexes reprendre le dessus en répondant et en se laissant aller un peu plus contre lui. Reculant un peu son visage alors que Tommy s'éloignait, il fronça à nouveau les sourcils en voyant l'expression sur le visage du pompier, ouvrit la bouche pour parler mais s'arrêta net, avant même de commencer, en l'entendant hurler. Son regard dans le sien, il le détailla une fraction de seconde avant de secouer un peu la tête. « Quoi ? Je – » Sans détourner les yeux, il déglutit difficilement. « J'ai plus de batterie... » Ce n'est que là qu'il sentit la main enserrer son haut, glissa la sienne sur la joue du pompier pour tenter de le calmer un peu, sans même prêter attention ou réaliser la présence de personnes qui encerclaient presque l'endroit, assistant à la scène. Sami garda ses doigts sur son visage, souffla un « ça va ? » vers lui, avant que son attention ne soit reportée sur ce qui se passait autour d'eux, sur l'immeuble duquel les flammes s'éteignaient sous les jets d'eaux. « Tommy, qu'est-ce qui s'est passé ? » Il demanda, comme s'il était en mesure de déjà lui donner une réponse – une part de lui savait que ça n'était pas le cas, mais l'inquiétude surpassait sans mal le bon sens. Avant même que le pompier puisse rétorquer quoi que ce se soit, ses yeux s'écarquillèrent. « Daniel, il est où ? Il était à l'intérieur, il était dans l'appartement, faut pas le laisser dedans, il a dû se cacher quelque part. » Le stoïcisme dont il donnait l'impression de faire preuve jusque-là parti en fumée alors que la prise de conscience de ce que l'incendie pouvait impliquer le frappa de plein fouet, qu'il commença à tourner la tête à droite et à gauche pour tenter de voir son chien quelque part, sentant une nouvelle vague d'angoisse déferler à l'idée qu'il puisse être encore bloqué à l'intérieur.

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Tommy Winters

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Message· · Sujet: Re: like nobody's watching (sami) Sam 5 Jan - 21:00

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@sami harsha - 4 janvier 2018


Maintenant qu'il était dans son champs de vision, le pompier savait qu'il avait été irrationnel à le penser à l'intérieur du bâtiment, téléphone éteint ou non. Pourquoi diable serait-il resté, quand chaque personne vivant ici s'était empressée de vider les lieux pour échapper aux flammes? La peur de le perdre, de voir tout ce qui avait fait son bonheur ces derniers mois partir en fumée - littéralement - avait dicté sa conduite, empêché son cerveau d'en venir à une conclusion plus censée qui justifiait l'absence de nouvelles de sa part. Le truc, c'est qu'il n'éteignait jamais son téléphone, moins encore lorsque Tommy travaillait, ce qui avait suffit à Winters pour imaginer le pire. Tommy soupira de soulagement contre ses lèvres, quand il put enfin atteindre celles-ci, oublia un dixième de seconde les événements en cours lorsqu'il lui rendit son baiser, puis se recula pour le détailler, de manière à s'assurer qu'il était bien là. Partagé entre délivrance et colère, Tommy ne parvenait pas à retrouver son calme instantanément, avait d'autant plus envie de le secouer devant son air ébahi. Winters n'avait pas envie de se mettre à sa place, n'avait pas envie de comprendre l'étourdissement de son petit-ami alors qu'il découvrait les lieux et son appartement sous les flammes, ne voyant que la peur qu'il venait de lui faire subir. Un rire nerveux, faux, sorti dans un soupire lorsque Sami lui fourni l'explication à son silence, Tommy se demandant comment était-ce possible qu'il se retrouve batterie faible, le seul jour où il avait eu besoin d'entendre sa voix lui dire que tout allait bien. S'agissait-il du karma, qui leur revenait enfin en pleine face, ou juste un mauvais concours de circonstances ? « A ton avis, qu'est-ce qu'il s'est passé? » Il demanda furieux, même si sa poigne se fit plus légère et qu'il sentit son corps doucement se décrisper. S'il voulait des détails quant à l'incendie et ce qui avait pu le provoquer, Tommy n'en avait pas la moindre idée, n'étant même pas rentrer dans l'appartement source dont ses collègues se chargeaient. Il se tourna pour regarder autour d'eux lorsque son petit-ami mentionna Daniel, laissant ses deux mains reposer sur les épaules de Sami pour l'apaiser alors que son regard balayait le périmètre à la recherche du chien. « Matt l'a sorti. » Il dit dans un soupire, et reporta son attention sur Harsha à défaut de trouver Daniel. Kate entra dans son champs de vision, alors qu'il lançait un nouveau regard circulaire autour d'eux, lèvres pincées pour retenir un sourire qu'il pouvait pourtant deviner. C'est seulement à ce moment que ça fit clic dans son esprit. Un collègue lui adressa un clin d'oeil amusé, comme si la situation s'y prêtait, quand un autre détourna rapidement le regard lorsque Tommy le posa sur lui. Ce n'était pas ce qu'il avait imaginé comme coming-out, auprès de ceux dont il redoutait le plus les commentaires. Ignorants, complètement cons pour une poignée d'entre eux, Tommy avait repoussé à demain le moment où il « sortirait du placard », se convaincant que sa vie sentimentale ne regardait personne d'autre que lui, plutôt que d'assumer clairement qu'il redoutait leur réaction. Leurs regards qui changeraient peut-être, faisant de lui un homme du feu soudainement moins compétent. Seulement à cet instant, tout ça n'avait pas grande importance. Ils pouvaient en penser ou en dire ce qu'ils voulaient, l'essentiel était que Sami était sous ses yeux sans la moindre égratignure. « On y voyait pas grand chose là-dedans, on ne verra les dégâts que quand ils auront fini... Mais je pense qu'une bonne partie de l'appart' est partie en fumée. » Il fini par dire dans une petite moue, désolé de ne pas être arrivé plus tôt, de ne pas avoir pu faire plus pour sauver son chez-lui, devenu un peu chez-eux ces dernières semaines. Ce n'était "que matériel", comme ils cherchaient toujours à le faire croire aux victimes, rien qui ne puisse être remplacé, mais à chaque intervention, Tommy s'imaginait voir la maison Winters partir en fumée et la scène lui nouait l'estomac. Ils ne possédaient pas grand chose de valeur, mais cette foutue maison abritait tous leurs souvenirs, bons comme mauvais, qu'on ne remplaçait pas comme un meuble. Matt s'osa à les interrompre pour placer Daniel dans les bras de Sami, clairement mal à l'aise, et Tommy retira son gant pour venir le caresser sur le haut de la tête. « Tu penses vraiment que je serais sorti de là sans lui? » Il lui adressa un sourire plus franc, poussant légèrement le chien pour inciter Sami à baisser les bras, juste assez pour pouvoir déposer un nouveau baiser sur ses lèvres.  Tommy se recula, glissa ses doigts autour de la gorge de Sami qu'il pressa légèrement pour mimer le fait qu'il avait envie de l'étrangler, tant il venait de lui faire peur, avant de les laisser remonter plus délicatement sur sa joue, qu'il avait recouvert de suie un peu plus tôt.

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Dernière édition par Tommy Winters le Sam 9 Mar - 23:00, édité 1 fois
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Sami Harsha

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Message· · Sujet: Re: like nobody's watching (sami) Dim 6 Jan - 2:53

Sami n'était pas tout à fait sûr de comprendre ce qu'il se passait autour de lui, encore moins de réaliser ce que ce qui se déroulait sous ses yeux pouvait impliquer. D'abord figé au sol, comme s'il était désormais incapable d'esquisser le moindre geste, ce furent les lèvres de Tommy contre les siennes qui lui semblèrent lui rendre la faculté de mouvement qui lui manquait jusque-là, alors qu'il se pressait un peu plus contre lui. Le baiser n'était pas comme ceux dont ils avaient l'habitude et, au travers de ce dernier, il avait l'impression de ressentir une forme de détresse qu'il retrouva dans le visage de son petit ami lorsqu'ils s'éloignèrent de l'autre. Il continuait de l'observer, de détailler ses traits et la façon dont ils se fronçaient, et vint mordre l'intérieur de sa joue en entendant le rire qu'il laissa échapper et qui n'avait rien de franc. Son regard fit un aller-retour entre le spectacle de l'immeuble en feu – telle semblait être la scène face à lui, de ce qu'il avait cru voir de l'attroupement d'habitants autour des lieux – et Tommy et quelque chose sembla s'éclairer à l'intérieur de son esprit. Il comprenait la réaction qu'il avait, la façon dont il le regardait, dont il l'avait embrassé, avec laquelle il avait hurlé. Pinçant des lèvres, il soupira un peu et secoua la tête. « Je suis désolé, je pensais pas... Je savais pas. » Qu'est-ce qu'il pouvait dire d'autre que ça ? Il n'avait pas d'explication à donner, n'était probablement pas en mesure de réfléchir à quoi que ce soit de toute façon, pas avec ce qu'il venait de se passer. S'il espérait voir la colère quitter le visage de Tommy, il n'avait pas en mains les cartes nécessaires pour aider à ça et, incapable de penser à quoi que ce soit qui semblait suffisamment rationnel dans une situation comme celle-ci, il se contenta d'un regard désolé en direction de son petit ami, avant que ses yeux ne s'écarquillent à la pensée de son chien. Quelques secondes à peine suffirent pour que l'esprit de Sami s'emballe, pour qu'il commence à envisager le pire pour l'animal et sente une panique sévère s'emparer de lui et lui faire perdre un peu plus de sa logique. Il le prenait toujours avec lui quand il allait aider aux écuries, normalement. Préférait lui offrir la possibilité de se dégourdir les pattes dans le champ de la propriété plutôt que de le laisser enfermer dans l'appartement pendant plusieurs jours. Sentant déjà une boule se former dans sa gorge, alors que son regard s'agitait et que sa tête tournait dans un sens puis dans l'autre, les mains et les mots de Tommy le ramenèrent à la position figée qu'il avait quittée, alors qu'il le détaillait et que dans son regard se lisaient presque des « mercis » clignotants. Soupirant de soulagement en le sachant hors de là, il fut pourtant pris d'un nouvel élan de panique. « Comment il va ? Il a été blessé ? » Ses yeux quittèrent à nouveau son petit ami pour regarder autour d'eux et chercher, entre les bras d'un pompier – il n'avait aucune foutue idée duquel était Matt ; si son prénom lui était familier, s'il en avait déjà entendu parler et savait qu'il l'avait probablement rencontré cet été, pendant le Kissing Booth, son visage ne lui revenait pas en mémoire dans l'immédiat –, à trouver la gueule de son chien pour s'assurer qu'il allait bien. Il ne s'arrêta pas sur les visages, ne fit pas attention aux regards qu'il sentait sur lui – sur eux –, mordant un peu plus l'intérieur de ses joues jusqu'à ce que Tommy le pousse à regarder à nouveau vers lui en lui parlant. Sami s'humecta des lèvres en l'entendant et, sans le vouloir, sentit ses épaules s'affaisser un peu alors qu'il se rendait compte que, dans tout ça, il venait de perdre l'endroit où il vivait. Où il avait construit des souvenirs, certains dont il aurait certes préférés se passer, d'autres qui avaient pris une importance capitale pour lui. Une partie appartenait comme à une autre vie, tout à la fois éloignée et tellement proche, tandis qu'une autre portait en elle les prémices de son histoire avec Tommy, représentait la bulle qu'ils s'étaient créée à l'abri des regards trop indiscrets, et de l'avis des autres. Ça n'était pas tant les meubles qui lui mettaient un coup, pas même l'appartement en lui-même. C'était tout ce qu'il y avait rattaché. Déglutissant à nouveau, Sami baissa la tête et se passa une main sur le visage, tentant d'assimiler tout ça avec difficulté. « Fait chier. » Il ne trouva rien d'autre à souffler avant que son attention soit reportée par un pompier qui s'approcha d'eux, le chien dans le creux de ses bras le poussant à relever la tête et à tendre les siens pour le récupérer. Adressant un signe de tête à Matt – il supposa –, il glissa ses doigts dans les poils de Daniel, l'observa pour s'assurer qu'il n'avait rien, malgré l'état de panique dans lequel le chien lui-même semblait être. Le serrant contre lui pour tenter de le rassurer, il regarda Tommy, laissa échapper une respiration plus profonde. « Non, mais... T'aurais pu ne pas savoir qu'il était là, ou ne pas le voir, ni l'entendre. » Mais le scénario n'était pas à envisager, maintenant qu'il l'avait contre lui. « Merci. » Tout en gardant le chien serré dans ses bras, il répondit à nouveau au baiser donné par Tommy, rouvrit les yeux en le sentant s'éloigner. Un sourire qui n'en était pas vraiment un se glissa sur ses lèvres avec un air désolé en sentant ses doigts autour de son cou et, quand il les remonta sur sa joue, Sami ne put se retenir de se laisser aller contre lui, reposant son front contre son épaule dans un nouveau soupir alors qu'il luttait contre ses yeux qui s'humidifiaient.

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Message· · Sujet: Re: like nobody's watching (sami) Jeu 17 Jan - 20:39

Lui, mieux que n'importe qui, était en bonne position pour imaginer le sentiment de peur qui s'était répandu dans chaque parcelle du corps du pompier. Sami ne connaissait, malheureusement, que trop bien cette impression que le sol se dérobait sous vos pieds, la peur grandissante qui vous bouffait, ne laissant que peu de place à l'espoir, jusqu'à ce quelqu'un ne vous libère de ce poids ou en abatte un bien plus conséquent sur votre dos. Si le pompier n'avait pas (vraiment) eu le temps de sauter à de mauvaises conclusions, concentré sur son intervention malgré l'incertitude, il s'était fait un sang d'encre et en voulait, d'une certaine façon, à son petit-ami de lui avoir infligé ça. Certes, Sami n'y était pour rien dans cet incendie, mais Tommy était pour l'instant trop à cran pour réfléchir de manière rationnelle et admettre que ce n'était qu'un mauvais concours de circonstances. « Je sais. » Il soupira longuement, levant les yeux en déglutissant pour retenir la moindre larme de briller au coin de ses yeux. Tommy ne désirait pas faire de scène et était simplement soulagé de le retrouver, hors de l'appartement, oubliant -pour l'instant- la panique qui avait pris le contrôle de son corps quelques minutes plus tôt. Il était là, il allait bien, et c'était la seule chose sur laquelle il désirait se concentrer. Viendrait le moment de faire le bilan de tout ce qui avait été perdu dans les flammes, mais ça n'avait pas la moindre importance à côté de la vie de son petit-ami. « Il était tétanisé, mais il n'a rien. » Il répondit, un peu ailleurs. Tommy adorait les animaux, tenait à Bon Jovi autant -à peu près- qu'à n'importe quel autre membre de sa famille et pouvait comprendre l'inquiétude de Sami, mais l'ayant vu quelques minutes plus tôt, le brun ne s'inquiétait pas pour Daniel.
Tommy observa Sami en se mordant l'intérieur de la joue, ne sachant pas quoi ajouter, d'un point de vue professionnel, sur l'incendie qui n'avait pas encore dit son dernier mot et qu'il avait abandonné à la seconde ou la présence d'Harsha lui avait été signalée. A ses yeux, seule sa présence comptait, mais Winters ne voyait pas l'utilité de le lui dire, comprenant la détresse de voir son chez-soit partir en fumée. Il se retint de rouler des yeux en entendant les « si » de Sami, qui n'avait pas lieu d'être alors qu'il tenait Daniel dans les bras, en bonne santé. C'était un désastre suffisamment important, il n'était pas nécessaire d'ajouter la longue liste de ce qui aurait pu l'empirer. « Ne le serre pas trop bébé. Ça les panique encore plus, c'est comme une confirmation qu'ils ont raison d'être dans cet état. » Il murmura ces quelques mots, appris avec le temps et l'expérience du métier, tout en glissant ses doigts dans la nuque de Sami pour la caresser, laissant ceux-ci remonter dans ses cheveux quand son front venant reposer contre son épaule. « Je vais voir pour prendre le restant de ma journée. Ça ne sert à rien de rester là, on ne pourra pas rentrer pendant plusieurs heures. » Il pourrait, lui, dans l'exercice de sa fonction, entrer dés lors que les flammes seraient maitrisées, mais il estimait que sa place était auprès de Sami et non dans l'appartement à établir le bilan de tout ce qu'il avait perdu. Tommy s'écarta légèrement, continua de caresser du bout des doigts le cou de Sami quelques secondes avant de lui adresser un maigre sourire et s'éloigner pour aller parler à son lieutenant. Il sentit la boule dans sa gorge grandir à chaque pas qui le rapprochait de ce dernier, appréhendant toujours un peu toute éventuelle remarque qui ne serait ni tolérée, ni acceptée, dans l'état actuel des choses. Mike ne fit aucun commentaire, accordant le reste du service à Tommy sans même qu'il n'aie à le demander, avant d'écraser sa main dans son dos en signe de soutient, qui eu bien plus d'effet qu'il ne devait le savoir. Winters se sentait bête d'avoir pensé que sa relation avec Sami pourrait compromettre celle qu'il entretenait avec ses collègues et leurs regards sur lui, donna un petit coup de main en retour à Mike avant de tourner les talons. Sur son chemin, il souffla quelques mots à Kate, s'assurant qu'elle ne ferait rien de stupide en son absence, rien qui ne puisse mettre bébé en danger, avant de rejoindre Sami à qui il adressa un faible sourire. Tout en étant conscient que rien qu'il ne puisse dire ou faire ne l'apaiserait, Tommy massa le cou de Sami tout en se dirigeant vers sa voiture, tendant la main pour qu'il lui file les clés une fois arrivé à hauteur du véhicule. S'il avait eu une peur bleue, Winters avait aussi la faculté de revenir en un claquement de doigt à lui, ce n'était certainement pas Sami qui allait prendre le volant alors qu'il était encore dans tout ses états.

5 janvier 2019.

Si les événements de la veille n'étaient pas là pour les hanter, Tommy aurait sans doute apprécié la vue qui s'offrait à lui. Le reste de la tribu qui s'agitait dans toute la maison, les portes qui claquaient, et Sami assis en face de lui qui prenait son petit-déjeuner. Ce n'était pas la première fois qu'il passait la nuit ici, mais Tommy n'en était pas moins heureux de se réveiller à ses côtés. C'était différent de lorsqu'il passait la nuit chez lui, parce qu'ils n'étaient pas seuls et que sa présence ici confirmait qu'il faisait à présent partie intégrante de la famille, du point de vie de Tommy. « On a le feu vert pour y aller. » Il observa le message sur son téléphone et vint presser l'épaule de Sami en passant à côté pour se resservir une tasse de café. « Laisse Daniel à la maison, Beth ne bouge pas d'ici de la journée. » Ce n'était pas une suggestion, plutôt une demande implicite, n'ayant pas besoin des pattes de Daniel dans les leurs, à gambader dans la suie pendant qu'ils inspectaient ce qu'il restait du 4B, 72 Crescent Lane. S'il comprenait la peur de le laisser, l'animal ne serait pas seul de la journée et la finirait sans doute aussi fatigués qu'eux, quand Rosie aurait fini de gambader à ses fesses pendant des heures.

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Dernière édition par Tommy Winters le Sam 9 Mar - 23:01, édité 1 fois
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Sami Harsha

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Message· · Sujet: Re: like nobody's watching (sami) Mar 22 Jan - 23:21

5 janvier 2019

Il y avait quelque chose de rassurant à être avec Tommy à cet instant. Comme si, d'une certaine façon, il parvenait à se convaincre pendant un temps que les choses ne l'atteignaient pas autant qu'il le pensait de prime abord, grâce à la présence du pompier à ses côtés, jusqu'à ce que ça lui revienne en pleine figure, tout autant l'ironie de la situation – sortir avec un soldat du feu... et voir son appartement partir en fumée – que sa réalité. Il savait que c'était parce qu'il était là qu'il avait réussi à trouver le sommeil sans trop de mal hier soir ; serré contre lui, et Daniel ayant abandonné le bout du lit pour se lover contre son maître. Savait aussi que c'était le fait qu'il soit là qui l'aiderait, lorsqu'il pourrait remettre les pieds dans ce qu'il restait de son appartement, dont les images projetées par son imagination parvenaient déjà à lui retourner le ventre, à dresser le constat quant à l'étendue des dégâts. Un peu perdu dans ses pensées, le menton posé contre son genou remonté contre sa poitrine et les doigts serrés autour de sa tasse, Sami laissa son regard traîner un instant dans le vide. Qu'est-ce qu'il allait faire ? S'il s'était déjà posé la question la veille, la balayant finalement d'un revers de son esprit en jugeant qu'il n'était pas en état de réfléchir à tout ça pour l'instant, elle revenait le travailler ce matin. C'était comme une claque dans la figure, presque comme l'effet d'une gueule de bois. Sami soupira légèrement. C'était quoi, alors, ses options ? Il ne resterait pas indéfiniment chez les Winters ; trop compliqué. Trop de monde sous le même toit pour pouvoir prétendre à une quelconque forme d'intimité réelle et, même si leur bulle avait éclaté hier en même temps que l'appartement avait pu prendre feu – il n'avait réalisé qu'au soir, en sortant de la douche, que Tommy l'avait embrassé devant tout le monde, ses collègues comme les curieux qui étaient venus prêter une attention particulière à la scène, et peut-être était-ce alors cette idée qui lui avait permis de laisser de côté les troubles de la journée et de trouver plus facilement le sommeil –, il avait conscience qu'une vie privée était difficile à connaître dans des conditions comme celles-ci, sur le long terme. Trouver un nouvel appartement. Au moins avait-il une chance certaine à s'être toujours montré assez économe, ce qui lui faciliterait la tâche dans ses recherches. Son esprit commença à dresser une liste longue comme le bras de ce qu'il pouvait ou devait faire maintenant qu'il se retrouvait dans de telles circonstances, jusqu'à ce que la voix de Tommy le ramène sur Terre et lui fasse redresser son dos, acquiesçant un peu en l'observant. « Faut prévoir quelque chose ? Je veux dire, pour les mesures de sécurité, ou je sais pas ? » Il le suivit du regard, vint poser un instant sa main sur la sienne en la sentant sur son épaule, portant sa tasse à ses lèvres pour la vider des dernières gorgées qui lui restaient à boire avant de se lever pour la déposer dans l'évier. Glissant une main dans ses cheveux, il hocha à nouveau de la tête en laissant son regard traîner sur le bouledogue, qui avait pris ses aises non loin de là. Quelque chose se serra un peu dans le creux de son ventre, alors qu'il soupira légèrement. C'était mieux de lui éviter le retour là-bas, il en avait conscience, mais l'idée de ne pas l'avoir avec lui, à nouveau, fit monter une pointe de stress qu'il savait un peu irrationnelle. Laissant son petit ami finir sa tasse de café, il pinça légèrement des lèvres ensuite. « On y va maintenant ? Je me dis que plus vite on y est... » Plus vite ça serait passer, comme un pansement à retirer d'un coup sec. Quelques minutes leur suffirent avant qu'ils ne prennent finalement la voiture, quelques autres pour arriver au 72, Crescent Lane, ou du moins ce qu'il en restait. Le cœur de Sami se serra à la vue de la façade noircie et abîmée par les flammes, ses yeux directement posés là où étaient situées ses fenêtres. Tournant la tête vers Tommy, cherchant à capturer son regard dans le sien pour trouver tout autant l'aval et le courage pour rentrer, il attrapa un peu nerveusement sa main quand il arriva à son niveau et se dirigea vers l'entrée, jusqu'à arriver devant celle de l'appartement 4B. C'étaient, plus qu'une bâtisse cramée, des années de sa vie matérialisées entre les murs d'un logement qu'il retrouvait dans cet état. Passant le pas de la porte – ce qu'il en restait, du fait qu'elle avait été forcée la veille pour entrer –, il laissa son regard glisser sur le salon et constata les murs noircis, de la même façon que la devanture de l'immeuble, et une partie importante des meubles suffisamment endommagée pour être classifiée comme irrécupérable. Il avait du mal à reconnaître l'endroit, tout en sentant la familiarité des lieux – normale et évidente pour y avoir passé plusieurs années de sa vie. Les deux sensations se mélangeaient étrangement, et à nouveau, Sami se tourna vers Tommy. « Tu penses que toutes les pièces sont comme ça ? » Il ne réalisa qu'à ce moment-là que ses pas s'étaient rapidement stoppés dans leur avancée, et que dès lors ils n'avaient plus bougé de l'endroit où il s'était figé. En passant ses mains sur son visage, il laissa échapper un soupir. « Je pensais quand même pas que ça serait aussi bizarre. Je sais même pas si je vais pouvoir récupérer certaines choses, réellement... » Et peut-être s'adressait-il alors plus à lui-même qu'à son petit ami dans cet instant.

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Tommy Winters

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Message· · Sujet: Re: like nobody's watching (sami) Sam 9 Mar - 22:59

Les bâtiments complètement ravagés par les flammes ne surprenaient plus Tommy, pas plus que le désarroi de ses propriétaires. Combien d'habitations avait-il vu partir en fumée au cours de sa, courte, carrière? Combien de personnes désemparées d'avoir tout perdu en quelques minutes à peine avait-il rencontré? Il ne comptait plus. Si ça lui donnait toujours un petit pincement au coeur, le pompier avait appris à ne plus se laisser atteindre par la peine des autres, gardant à l'esprit que sa priorité était avant tout de s'assurer qu'aucune vie n'était perdue dans ces drames. Aujourd'hui, c'était différent. La personne qui se trouvait paralysée devant la façade noircie était son petit ami, et si Tommy n'était pas aussi touché que lui de voir l'appartement parti en fumée, il supportait difficilement de voir Sami dans cet état. Ce n'était pas vraiment ses souvenirs à lui qui avaient été pris par les flammes, quand bien même ils avaient vécut les premiers mois de leur histoire à l'abris des regards, entre ses quatre murs. Tout ce que le pompier voyait était le soulagement qu'il avait eu à s'endormir Sami dans ses bras, quand il avait laissé un court instant son esprit imaginé le pire. Le reste n'avait pas la moindre importance. Tommy détourna le regard du visage de Sami, resserra ses doigts autour des siens lorsque son petit-ami lui attrapa la main, puis avança d'un pas presque solennel vers la porte d'entrée du building. Il savait, en quelques sortes, à quoi s'attendre. Il était là, avait traversé l'appartement alors même que les flammes le ravageaient, mais sa peur avait obstrué sa vision, l'empêchant de dresser clairement un premier constat lorsque Sami le lui avait demandé.
Par réflexe, Tommy pris les devant pour entrer dans l'appartement, comme s'ils n'étaient pas à l'abris d'un danger malgré que ses collègues aient déclarés le lieu comme safe, Sami sur ses pas. Son regard balaya rapidement le salon, ses dents venant se planter dans ses joues face au triste spectacle qui s'offrait à eux. Il ne restait pas grand chose, des particules de suie recouvraient pratiquement chaque centimètre carré de l'habitat, au point de peiner à reconnaître les lieux. Il dégluti à la question de Sami, caressant rapidement sa joue. « Je pense que la chambre s'en sort mieux. » Les flammes n'avaient, normalement, pas eut le temps d'atteindre cette pièce, même si l'odeur de cramé avait sans le moindre doute imprégné tout ; les meubles, les vêtements. C'était une odeur dont on ne se débarrassait pas facilement, même après plusieurs machines. Le regard de Winters glissa rapidement sur Harsha, glissant sa main dans la nuque de celui-ci pour l'attirer à lui et déposer un baiser sur sa tempe. Il n'avait pas de mots pour le consoler, aucun d'eux ne pourraient réellement l'aider sur le moment. Tommy n'avait jamais été doué avec les mots, ce que son petit-ami avait compris bien avant de prendre cette place dans sa vie. Sa main glissée dans la sienne, Tommy l'entraina sur ses pas pour faire un premier bilan de chaque pièce, en silence, pensant que voir les pièces les moins atteintes pourraient d'une certaine manière l'apaiser. Un peu. « On ferait bien de trier tout ce qu'on peut sauver ici, et on verra en dernier pour le salon? » S'ils se mettaient à nettoyer le salon dans l'espoir de sauver les meubles, la suie risquait surtout de venir s'incruster un peu plus dans les autres pièces. Sami se mit à trier dans la garde-robe, quand se plongea dans la commode après avoir été cherché des caisses en carton vide embarquées dans la voiture. Tout était essentiellement sale, enfumé, mais sauve. Winters empila rapidement un tas de choses, sans savoir si celles-ci étaient réellement une priorité, jusqu'à ce que son regard ne tombe sur un dossier d'hôpital. La logique aurait voulu qu'il balance la pile dans ses mains par dessus les autres documents déjà réunis dans la caisse, sans s'y attarder, mais son regard capta trop vite quelques mots qui l'empêchèrent de s'en désintéresser complètement. Sans vraiment en prendre conscience, ses yeux parcouraient en diagonale la première page, blêmissant à mesure qu'il comprenait ce sur quoi il avait malencontreusement, ou pas, mis la main. C'est la voix de Sami qui l'interpella qui le sorti de ses pensées, clignant des yeux avant de reporter son attention sur son petit ami, les doigts cramponnés autour du dossier que le regard de Sami capta également. « C'est... C'était dans le meuble. » Se justifia-t-il, à défaut de s'excuser de l'avoir parcouru. C'était là, dans ses mains, sous ses yeux. Le logo de l'hôpital dans le coin supérieur gauche appelait à l'attention, et Tommy avait lu sans se poser la question de savoir s'il était ou non en droit de le faire. Sa mâchoire se contracta alors qu'il déposait au ralenti les documents dans la caisse, sans parvenir à lâcher Sami du regard ou à prononcer un autre mot. Ca ne le regardait pas.

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Sami Harsha

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Message· · Sujet: Re: like nobody's watching (sami) Lun 11 Mar - 0:19

Le spectacle désolant de l'appartement ne faisait qu'ajouter un poids en plus dans la poitrine de Sami, qui se demanda un instant s'il était vraiment prêt à faire ça simplement au lendemain de l'incident. Mais une part de lui se doutait que plus il tarderait à sauter le cap, plus le geste deviendrait difficile à envisager et à accomplir. Sa main glissée dans celle de Tommy, il resserra ses doigts autour des siens face à ce qu'il découvrait, dont il ne savait pas si c'était pire ou non que ce qu'il avait pu imaginer toute la soirée de la veille, quand son esprit refusait tout bonnement de se focaliser sur autre chose que sur l'incendie qui avait ravagé tout un pan de sa vie. Ça n'était plus son appartement. Ça n'était plus ce qui avait été un havre de paix quand son envie de se fermer au reste du monde s'était fait ressentir, ce qui avait représenté cette bulle dans laquelle ils avaient construit, Tommy et lui, les prémices de leur histoire. Ça n'étaient plus non plus les quatre murs porteurs de souvenirs bien moins bons qu'il avait pu y vivre. C'était un endroit ravagé, qu'il ne reconnaissait pas vraiment alors que son regard balayait ce qui avait été autrefois son salon et sa cuisine, ceux-là même qu'il avait quitté la veille au matin en sans se douter qu'il ne les retrouverait pas dans l'état où il les avait laissé. Les photos accrochées au mur n'existaient plus que par petits morceaux, comme si les flammes en avaient épargné certains coins, et... Et le reste, Sami n'avait pas le courage, pour l'instant, d'en dresser un constat. Il tourna la tête vers son petit ami en entendant sa réponse et en sentant sa main sur sa joue, glissa un peu plus son visage dans la caresse, y cherchant un réconfort qu'il peinait à trouver en voyant tout ça devant lui. Ça appartenait à une autre vie, ça avait une allure d'irréel, quand pourtant rien n'était plus vrai que ce qu'il détaillait à présent. Il se rapprocha un peu plus de Tommy, hocha lentement de la tête en entendant sa supposition et se mordit un peu la lèvre, espérant silencieusement qu'il puisse avoir raison, et que le poids dans le creux de son ventre ne s'alourdirait pas plus quand il passerait le pas de l'autre pièce pour découvrir ce qu'il en restait. Ce genre d'adieux n'était pas celui qu'il envisageait à l'idée de partir à un moment de l'appartement, un peu trop radical à son goût et, préférant laisser cette pensée de côté, il se concentra à nouveau sur Tommy, se laissant aller contre lui et fermant un bref instant les yeux au contact de ses lèvres sur sa tempe. Heureusement qu'il était là, ne pouvait-il s'empêcher de se dire. Heureusement qu'il avait cette possibilité de se reposer un peu sur lui dans tout ça, incapable qu'il était de s'imaginer comment il ferait sans lui. Acquiesçant lentement, il laissa son regard  glisser une nouvelle fois sur la pièce de vie, et soupira un peu. « On ferait mieux de faire ça, oui, » il marmonna doucement, sans relâcher tout de suite la main qui était glissée dans la sienne. Dans la chambre, ils se mirent rapidement au travail ; l'ambiance semblait moins oppressante de par la pièce en meilleur état, malgré l'odeur de brûlé, de fumée qui avait tout imprégné, des vêtements jusqu'aux meubles qui aménageaient l'endroit. Une couche plus fine de suie commençait à recouvrir certaines parties de la chambre et, après quelques secondes à observer l'endroit et un soupir de résignation qui s'échappait d'entre ses lèvres, il s'était mis à trier dans les boîtes ramenées avec eux. Les vêtements s'empilaient, plus ou moins bien pliés, alors qu'il vérifiait avec une attention particulière certaines pièces de sa garde-robe pour s'assurer qu'elles étaient intactes malgré la senteur qui y était désormais accolée. Un petit sourire se dessina finalement au coin de ses lèvres quand il prit entre ses doigts le t-shirt offert par Tommy à leur retour de week-end, et constata qu'il n'avait pas subi d'autres dégâts qu'olfactifs ; il nota dans un coin de son esprit de porter un intérêt tout particulier de lui faire perdre cette odeur désagréable qu'il avait, tourna un peu la tête vers son petit ami sans l'apercevoir réellement du coin de l'œil. « Au moins celui-là est vraiment sauf, j'avais peur qu'il ait été abimé dans tout ça. » N'obtenant pas de réponse, il arqua curieusement un sourcil et fit un demi-tour sur lui-même. « Tommy ? » Quand son regard se posa sur le pompier, il avait encore ce léger sourire, étonnant pour la situation, mais qui disparut quand il glissa sur ce qu'il avait entre les mains. Sami n'aurait su expliquer ce qu'il avait pu ressentir en le voyant tenir le dossier d'hôpital entre ses mains, en distinguant l'expression sur le visage de Winters. Il l'avait trouvé, et l'avait lu. Sami n'écouta même pas la justification qu'il lui donna, sentant sa gorge se serrer alors qu'une part de lui réalisait qu'il avait failli stupidement à sa promesse. « Tu l'as lu... » il souffla brièvement, déglutissant en laissant le t-shirt tomber dans le carton avec les autres et en s'approchant de la pile que faisait Tommy pour récupérer le dossier et l'amener contre lui, le visage rembrunit et l'esprit noyé par un flot de pensées qui se faisaient la malle dans tous les sens. Sami s'assit sur le rebord du lit en gardant le regard baissé sur la pochette marquée du logo de l'hôpital, faisant remonter à la surface bien trop de souvenirs douloureux qu'il aurait préféré laisser enfermés avec ce que contenait le dossier. Des résultats d'examens en tous genres, ceux-là même qui ne devenaient jamais meilleurs à mesure qu'ils se suivaient. Mordant l'intérieur de ses joues, il secoua un peu la tête. « Je lui avais promis que personne ne serait au courant de ça. » Est-ce que Theo lui en voudrait, s'il savait ? Ça n'était pas réellement de sa faute... Il n'avait pas décidé d'en parler à Tommy. Tentant de s'auto convaincre sur ce point, il s'humecta les lèvres et laissa le silence retomber pendant de longues secondes sur la pièce, portant sa main à ses yeux pour les essuyer d'un revers avant de soupirer. « Il m'avait fait promettre parce qu'il voulait pas que les gens sachent qu'il était malade, et qu'il voulait pas se soigner. » Sa voix se mit à trembler alors qu'il ouvrait doucement les vannes qu'il avait tenues serrées pendant plus de trois ans, parce que Theo lui avait demandé de faire ainsi. Inspirant plus longuement qu'à l'ordinaire, il souffla quelques courtes secondes et tourna la tête vers Tommy, sans savoir quoi dire, sans savoir non plus s'il était réellement capable d'expliquer, partagé entre la promesse qu'il avait déjà l'impression d'avoir trahi et le besoin d'enfin vider son sac par rapport à tout ça.

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