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 Jungle bell's time chez les Blythe !

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Message(#) Sujet: Jungle bell's time chez les Blythe ! Sam 5 Déc 2009 - 18:20


Jingle Bell's time chez les Blythe !
the Blythe's team
Maison des Blythe. Autour de midi, le 25 décembre 09
Topic de révélation du secret de famille des Blythe et du secret principal de Maât


La période de Noël. Tous les ans, le même rituel s'installait chez les Blythe : Douglas Blythe (le père de Maât, Rhys et Victoria) faisait les courses et préparait un bon dîner. Il m'était un point d'honneur à ce que toute sa petite famille soit réunie pour fêter comme il se doit cette date du calendrier. Même Maât qui faisait pourtant tout pour éviter les repas de famille, était obligé de prendre un vol San Francisco-Miami pour fêter cette date importante pour les Blythe - protestants praticants. C'est pourquoi depuis la mort de Douglas Blythe dans un accident de voiture en janvier dernier, Rhys et Victoria avaient pensé qu'ils ne célèbreraient pas de ci-tôt Noël. S'était sans compter les pétages de câbles de Maât.



Je ne savais pas d'où m'était venue l'idée. Au fond, je crois que mes souvenirs de Noël en famille étaient surement les plus beaux que j'eus à partager avec ma famille. Oui, après tout, on ne peut pas dire que nous étions vraiment soudés en apparence. Nous ne nous disions jamais "Je t'aime", jamais de marque d'affection. Notre grand-père nous avait apprit que c'était une marque de faiblesse. Mais Noël... C'était le seul moment de l'année où nous nous appliquions toujours à nous sourire les uns les autres... Nous tenir la main au moment de la pière. C'était une date unique pour nous.
Oui, c'était sans doute pour ces différentes raisons que j'avais décidé de faire en sorte d'honorer la mémoire de notre père. Victoria s'était absenté le 24 décembre, je n'avais pas pu l'organiser ce soir là. Voilà pourquoi j'avais prit en considération que le 25 au midi, mon frère et ma soeur seraient forcément là. Je me levais tôt, fis les courses (fruits de mer, dinde, etc) puis avait décoré la maison et le living room. La table mise avec notre plus belle vaisselle. Je mis un CD de Noël pour un petit fond sonore.



Je sortis de la cuisine avec le plat de la dinde aux marrons, un tablir de cuisine bleu pastel avec marqué le célèbre "Bon appetit !" français en violet. Je passais devant Rhys qui était dans l'escalier, les yeux écarquillés.
"Bonjouuuuuuur Rhys ! Et Joyeux Noël !" Je déposais le plat sur la table, au milieu de tous les mets que j'avais préparé. J'étais tout souriant, épanoui. Comme l'avait toujours été notre père à cette période. Je me doutais que mon frère et ma soeur supposerait que je venais de péter une durite en voyant que j'avais fait tout ça. Après tout, j'étais toujours celui qui rallait à chaque fois qui fallait que je rame mes fesses pour célébrer la naissance du Christ. Une fois, Victoria avait même été obligée de prendre un vol jusqu'à San Francisco pour me ramener jusqu'à ma famille.
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Message(#) Sujet: Re: Jungle bell's time chez les Blythe ! Dim 6 Déc 2009 - 2:01


Noël, les fêtes familiales en général, constituaient par nature une épreuve pour les Blythe. Ils formaient une grande famille, soudée dans la difficulté et l'adversité mais en ce qui concernait les moments d'accalmie, c'était d'avantage chacun pour sa gueule. Sauf lorsqu'ils étaient forcés à faire un effort. En l'occurrence, Noël avait toujours été le passage obligatoire pour Maât, Rhys & Victoria de faire acte de présence autour d'un somptueux dîner orchestré par le patriarche pour une durée jamais supérieure à celle d'une soirée. Même lorsqu'ils arrivèrent tous les trois à l'âge de s'en vouloir et de se disputer sérieusement, cette nuit particulière n'était pas annulable car leur père veillait soigneusement à ré-assurer l'unité des Blythe autour d'une bonne dinde grasse. Malheureusement, il ne tarda pas à rejoindre lui-même le statut de « viande » en emportant avec lui son autorité et son point d'honneur sur les traditions.
Du moins, c'était ce que c'était figuré Rhys les jours précédents la nuit de Noël. Rien dans la demeure du n° 1666, Apple Road ne laissait présager une éventuelle soirée de réveillon ou même un quelconque dîner de famille. Il y avait bien un somptueux sapin qui triomphait dans un coin de la salle de séjour mais aucune discussion n'était jamais apparues entre les enfants Blythe concernant Noël. C'était comme si c'était une évidence entre eux : maintenant qu'ils n'étaient plus forcés par l'arbitraire de Douglas Blythe, ils n'allaient pas s'auto-flageller. N'est-ce pas, Maât ?
La nuit du 24 au 25 fut donc pour Rhys particulièrement paisible et rassurante. Il n'avait pas eu le droit à un repas explosif mais avait pu se recueillir quelques heures à l'église pour fêter ce jour sacré, profitant des spectacles traditionnels et des prières organisées. Cependant, ne soyons pas totalement dupes, le jeune homme avait tout de même eu le droit à son cadeau de Noël lorsqu'il alla rejoindre, plus tard dans la soirée, Hailey Caldwell qui lui offrit bien mieux qu'une vision de la Vierge Marie. Le 25 décembre, ayant pris le petit déjeuner chez sa petite amie, Rhys rentra chez lui aux alentours de dix heures et rejoignit sa chambre. Lorsqu'il en ressortit deux heures plus tard attiser par une étrange mélodie venant de l'étage inférieur, l'étudiant s'arrêta net au milieu des marches devant la vision d'horreur qui lui faisait face. Scott Matthews le cuisto, était-ce toi qui a pris possession du frère aîné des Blythe ? Le tablier ridicule qui encerclait la taille du jeune homme consternait tellement Rhys qu'il faillit ne pas remarquer la véritable raison de cet accoutrement. L'odeur des mets vint chatouiller ses narines à l'instant même où Maât s'exclama à son adresse en lui souhaitant un joyeux noël. C'était une blague ? Hébété, Rhys fixait son frère comme s'il attendait la chute à cette blague mais rien ne vint. Descendant l'intégralité des marches, il se déplaça vers lui puis le doubla pour se diriger vers la table garnie et, il faut l'avouer, absolument alléchante. Pour un estomac sur pattes comme l'était Rhys, il s'agissait là d'un assez bon argument pour le convaincre de s'asseoir à cette table. Jetant un coup d'œil par dessus son épaule, il lança alors à Maât.

« Merci, Joyeux Noël à toi aussi Mary Poppins. » Il esquissa un sourire moqueur avant d'ajouter avec une certaine admiration pour cette démarche. « Y'a pas de piège, rassure-moi. Tu vas pas me faire chanter sur cette musique immonde pour me donner le droit de manger, hein ? Vicky est au courant, tu l'as appelée ? »


Dernière édition par Rhys Blythe le Jeu 17 Déc 2009 - 16:21, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Jungle bell's time chez les Blythe ! Jeu 10 Déc 2009 - 21:51


Vicky est au courant, tu l'as appelée ?
Être au courant de...

Victoria venait toujours de renfermer la porte d’entrée quand elle entendit son prénom venant de la salle à manger. Elle jeta mollement ses chaussures à l’entrée – chaussures qui n’avaient pas fini de lui faire mal aux pieds et qu’elle n’avait même pas eut le courage de remettre pour le trajet du retour, quand bien même elle avait été soigneusement raccompagné en voiture. L’étudiante traina alors des pieds, le bas de sa robe lui chatouillant agréablement les doigts de pieds, vers la pièce où semblait se trouver ses frères. Et quelle ne fut pas sa stupeur en voyant le tableau qui se présentait à elle. Maât Blythe, accoutré d’un tablier qui appartenait à leur père, tout souriant à son cadet, qui s’était déjà installé, les mains prêtes à aller picorer dans les plats aussi divers et variés qui se présentaient sur la table. Table qui ne fit que surprendre un peu plus la cadette de la famille. Depuis quand Maât se mettait à faire la cuisine ? Et depuis quand un repas de Noël au sein de la famille avait été décidé ? Enfin, la famille devenait assez réduite, cette année. Habituellement, ils n’étaient rarement que les trois plus jeunes et il n’y avait pas que trois couverts sur la table, loin de là. La demoiselle se mordilla légèrement la lèvre avant d’écarquiller encore plus les yeux, s’étant stoppée sur le palier de la pièce.

... quoi ?

Victoria acheva sa phrase sur un timbre qui démontrait particulièrement la surprise qui la submergeait. Et pour cause. Nous ne pouvions pas dire que l’année 2009 aura été bénéfique pour la famille Blythe. Ils avaient perdu deux membres primordiaux, deux piliers importants qui maintenaient un certain équilibre au cœur des Blythe. Si le décès soudain, mais plutôt bien perturbant voire traumatisant, de leur grand-père n’avait pas ébranlé sa petite-fille au-delà de la culpabilité ressentie, c’était l’absence de son père qui prit place dans ce tableau qui avait le mérite d’être plus attendrissant. Elle déglutit légèrement en se rapprochant à petit pas, comme si elle s’attendait à ce qu’on lui dise que ce n’était qu’une farce de mauvais goût. D’habitude, c’était leur père qui s’occupait de ce genre de préparatifs. Tandis que leur mère les emmenait à l’extérieur, au parc, en ville ou à la plage pour ne pas le déranger. Leur père maintenant disparu, ils n’avaient plus de réelles motivations pour fêter ce symbole de la religion chrétienne. Et pourtant. Maât avait le don de les surprendre. Et là, une fois de plus, il avait démontré qu’il n’en avait pas perdu l’esprit de famille. Comme s’il souhaitait perpétrer la tradition familiale. Victoria eut alors un léger sourire alors que son regard et sa main se posèrent sur la table. Soudainement, c’était comme si elle avait un respect vis-à-vis de cette table. Et, en effet, elle pensait furieusement à son père. Même si elle avait passé un des Noël les plus délicieux de sa vie – malgré ce que les mauvaises langues pouvaient dire, Neal Rowlands savait agréablement bien s’y faire, quand il s’agissait surprise – elle se désola tout de même de ne pas avoir eut cette fameuse dinde avec son grand-père grognard, sa grand-mère souriante, sa mère pétillante et son père heureux, sans compter les quelques cousins, cousines, oncles et tantes qui venaient, parfois, faire un saut à Miami. De sa génitrice, elle ne reçut qu’un malheureux texto en début de soirée, comme si elle voulait se débarrasser au plus vite que se déroulait la fête la plus importante et la plus chérie de son défunt époux. Victoria eut un bref soupire avant de s’installer en face de Rhys, laissant la place royale, celle qu’occupait leur père, à Maât. Après tout, avec tous les efforts fournis, le mérite lui revenait, non ?

T’es impressionnant, Maât. T’as fait ça tout seul ? Et la cuisine est intacte ? T’as bien dût nous brûler quelques poêles, quand même ?

Son sourire était taquin et sa voix possédant une bonne dose d’ironie. Mais aussi de la gratitude. A voir son visage s’éclairer, c’était impressionnant de voir comment un simple repas suffisait à la rendre heureuse. Après tout, elle avait passé ses derniers mois enfermé dans sa chambre, à ne pouvoir laisser les autres habitants de la maison dormir une nuit complète par ses cris provoqués par les cauchemars, ou bien auprès de Milla, lui rendant des services aussi divers et variés, qu’utiles et intéressants. Le fait d’avoir Neal à ses côtés lui avait, déjà, ôté bien des tracas. Mais voir le geste de Maât était d’autant plus divin qu’elle avait enfin l’impression que les Blythe étaient de nouveau plus soudés que jamais. Certes, ils n’avaient pas passé la fin de l’année sous les auspices les plus glorieux. Nous pouvions même dire que c’était carrément désastreux. Suite au gala, on aurait pu croire que la fratrie s’était brisée. Victoria la première. Cependant, le fait que ses frères eurent la patience de supporter son silence et sa déprime pendant deux mois la réconfortait un peu. Mais jamais elle n’aurait cru que ce 25 septembre allait être un véritable retour aux sources. Elle sera certainement la dernière à se plaindre de cette surprise, par ailleurs. L’étudiante passa la main dans ses cheveux, dont elle n’avait que brièvement recoiffé, avant de se détendre contre le dossier de la chaise, les mollets mêlés entre eux et les mains posées sagement sur ses cuisses, comme si elle attendait qu’on l’autorise à se servir, comme on lui avait apprit.

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Message(#) Sujet: Re: Jungle bell's time chez les Blythe ! Sam 12 Déc 2009 - 21:33

Merci, Joyeux Noël à toi aussi Mary Poppins.

Je ris à cette remarque, puis repartais dans la cuisine pour aller chercher un autre plat, tout en sautant en l'air pour faire claquer mes chaussures en l'air - vous savez, comme le font souvent ces acteurs de vieux films... - histoire de répondre à cette touche de "Mary Poppins". Après tout l'homme qui accompagnait partout cette nourrice faisait souvent ce saut dans le film.
Puis je reviens dans la pièce pour constater avec plaisir que Rhys s'était installé à la table. Et je n'eus pas le temps de répondre à sa question que ma soeur fit son entrée dans la maison. Je m'étais attendu à ce rictus de surprise qui s'était dessiné sur son visage. Je ne savais pas d'où elle revenait - et franchement, ça faisait plusieurs mois que je ne me montrais plus assez fraternel à son égard, à surveiller ses allées et ses venues (prochaine résolution pour la nouvelle année ? Bien sûr !) - mais je n'allais pas commencer à l'inonder de questions. Je voulais que nous passions un déjeuner parfait, paisible et sans embrouille. Etait-ce possible pour les Blythe ? J'en doutais.

T’es impressionnant, Maât. T’as fait ça tout seul ? Et la cuisine est intacte ? T’as bien dût nous brûler quelques poêles, quand même ?

Le sourire de Victoria me rassura. Je savais que Rhys ne péterait pas un câble, après tout il avait toujours été content que notre père soit autant à cheval sur la célébration de Noël - même s'il ne l'avouerait jamais - mais c'était autre chose pour ma soeur. Après tout, elle était vraiment une adolescente quand notre père était décédé (même si cela ne remontait qu'à quelques mois, presque un an) et je me souvenais encore de leurs prises de tête stupides auxquelles j'avais assisté. Souvent pour des raisons qui n'en valaient pas vraiment la peine. Ensuite, Victoria s'enfermait dans sa chambre, se connectait sur Skype et m'appelait via le logiciel de communication. Lorsque je ne répondais pas à son appel, elle téléphonait son mon portable de travail et je me devais de lui répondre même si j'étais en pleine réunion avec un client à San Francisco. C'était ainsi que les choses fonctionnaient. J'avais toujours mit un point d'honneur à rester le confident de ma petite soeur, ce qui semblait lui convenir puisqu'elle pouvait ainsi geindre pendant plusieurs minutes de la façon dont la traiter nos parents. Alors que je savais pertinemment que quelques minutes après, elle descendrait devant la télévision pour rire avec mon père devant un épisode de série comique.
Je posais le dernier plat sur la table déjà bien garnie, puis un sourire se dessina sur mon visage quand je vis ma soeur se joindre à nous. La fraternité était réunie. Un évènement rare, d'autant plus que nous affichions tous les trois un sourire certain. Mon idée de célébrer Noel, même un 25 et même un midi n'était pas une mauvaise chose après tout.
C'est alors que je remarquais qu'il ne restait plus qu'une assiette sans son propriétaire - la mienne. La place de l'hôte, la place de l'Homme que l'appelait mon père.


FLASH BACK. AUTOMNE 1996. (Maât est âgé de 13 ans, Rhys de 10 et Victoria de 5)

Maât ? Viens me voir s'il te plait.
Alors que je passais dans la salle à manger rapidement, mon père m'interpella. À chaque fois qu'il me parlait ainsi, c'était pour faire mention de quelque chose qui lui avait déplu. Ou alors pour m'apprendre "les choses de la vie". Lorsque j'étais encore un enfant, alors que ma mère était occupée dans la cuisine, il me prennait dans ses bras

Au fil des années, et au fil des centimètres pris, il avait remplacé la description des tableaux de la maison par des "viens me voir s'il te plait" qui indiquait qu'il fallait parler "des choses de la vie". En un sens, je ne pouvais pas m'empêcher de sourire quand ces moments arrivaient parce que j'avais toujours autre chose de prévue. Mais en réalité, c'était quelque chose que j'attendais avec impatience. Je jouissais alors de ce statut de grand-frère, de second-homme de la maison (Rhys était encore considéré comme un gosse) qui devait prendre soin de la famille s'il arrivait quelque chose à mon père. Lorsqu'il m'arrivait d'y repenser une fois adulte, je réalisais que j'avais en fait totalement failli à ce rôle puisque j'avais été le premier à partir de chez moi - à fuir, plus exactement - et à tout faire pour ne presque jamais revenir. Le seul moment où je m'étais montré "homme de la maison", c'était lorsque mon grand-père avait été enterré et que j'avais finalement décidé de revenir à Ocean Grove, de manière définitive. Valait-il mieux tard que jamais ?

Quoi qu'il en soit, je m'avançais vers mon père qui était assis à sa place dans la salle à manger. Les lunettes un peu trop baissées sur son nez, il faisait ses comptes - comme toujours. C'était ainsi que je me souvenais, encore aujourd'hui, de mon père : d'un homme d'affaire consciencieux, qui de temps à autre avait le don d'appeler ses enfants auprès de lui pour leur apprendre "les choses de la vie" avant de les laisser sur leur fin, sans qu'ils ne sachent vraiment s'ils venaient de faire subtilement gronder ou si au contraire on venait de parfaire leur éducation.

Oui papa ?
Sais-tu pourquoi je m'assois toujours à cette chaise ?
Non papa.
Il retira ses lunettes, les posa à côté de sa petite calculatrice puis planta son regard d'adulte dans le mien. Parce que c'est ici que doit s'assoir l'homme de la maison. Tu comprends, à cette place, tu as le regard sur tous les convives et sur tous les membres de la famille. Tu peux les observer, les étudier. Comprendre les mensonges et les incertitudes. Parvenir, de manière aisée, à déceler si un nuage s'approche, menaçant d'assombrir l'harmonie qui règne dans cette maison. Il marqua une pause. Quand à moi, je ne savais ce que je devais répondre. Lorsque tu prendras ma place, je veux que tu te souviennes de toujours t'assoire ici. C'est important Maât. Toujours à cette chaise.
Oui papa.
Vas jouer maintenant. Tu me déranges.

FIN DU FLASH BACK. RETOUR À LA REALITE.


Je posais ma main sur le dossier de la chaise. Retour à la réalité, je réalisais que c'était maintenant à moi de prendre place ici, comme me l'avait ordonné mon père plusieurs années plus tôt. Je la reculais, en fit le tour, puis m'asseyais. Lorsque cela fut fait, je me tournais vers Rhys d'un air satisfait.
Tu veux prononcer le bénédicité ?
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Message(#) Sujet: Re: Jungle bell's time chez les Blythe ! Jeu 17 Déc 2009 - 16:21


Le rire de Maât fit sourire le jeune homme. Le voir si joyeux et bien dans sa peau était plaisant à voir, même si cela restait très légèrement suspect. La prouesse technique qu'il fit alors, plein d'entrain, en sautillant dans les airs fit rouler des yeux son jeune frère. Alors oui de toute évidence, Maât était d'excellente humeur aujourd'hui, peut-être avait-il gagné en bourse ou mieux ! Peut-être qu'un de ses concurrences avait perdu en bourse. Ne tarda pas alors à les rejoindre la dernière de la fratrie Blythe. Victoria venait de claquer la porte derrière elle et s'approchait déjà des deux frères. Rhys avait vaguement jeté un regard par dessus son épaule lorsqu'il entendit la voix de Victoria. Il était habitué à ce qu'elle arrive toujours au moment opportun et c'était presque à se demander si elle n'était pas doté d'un détecteur spécifique lui permettant de savoir lorsque l'on pense à elle. Peut-être bien après tout, Vicky n'était pas tout à fait le genre de personne en manque d'imagination, elle s'était peut-être vraiment greffée toute seule un sonographe au cerveau … Intrigué par cette réflexion, l'étudiant avait l'air profondément concentré et concerné par ce qu'il se passait autour de lui alors que dans le fond, il divaguait totalement. Heureusement pour lui, ils ne tardèrent pas à se mettre à table et l'inattention de Rhys passa inaperçue ou du moins, très peu gênante aux yeux de son frère et sa sœur. Assit du côté gauche de la table, le jeune homme affichait un sourire radieux à la vue du festin qui se présentait à eux mais plus encore, à l'idée de prendre le déjeuner en compagnie de Maât et Vicky. C'était un instant précieux et extrêmement plaisant pour le jeune homme qui ressentait comme un malaise certain le manque de temps passé avec eux. Mais était-ce réellement quelque chose que l'on pouvait éviter entre les emplois du temps chargés des trois jeunes gens et leurs vies privées respectives particulièrement actives ? Rhys ferait mieux de s'y habituer au plus vite puisque de toute évidence, cela ne risquait pas de changer de si tôt. Mais l'instant était à la fête, aux retrouvailles et à la délectation, alors autant en profiter pleinement et regretter plus tard, n'est-ce pas ?
Lorsque Victoria ironisa sur la prestation de Maât, Rhys la regarda avec amusement puis fit glisser son regard jusqu'à son frère pour y lire sa réaction. Ce dernier prit relativement bien cette remarque puisque son sourire ne perdit pas un millimètre de sa largesse, bien au contraire. Il finit enfin par prendre place après une certaine hésitation à tirer la chaise classiquement réservée au patriarche de la famille. Rhys aurait pu lui adresser un regard complice s'il n'était pas totalement obnubilé par la nourriture qui lui faisait face. De plus, il n'était pas certain que tous les enjeux en rapport avec cette place stratégique soient connus du jeune homme : après tout, il n'avait pas eu l'honneur de profiter, plus jeune, d'instructions personnalisées et spécifiques de son père concernant le rôle de « chef de famille ». Sans doute que cela expliquait pas mal de chose chez Rhys …
Quoiqu'il en soit, vint le moment où Maât repris les choses en main et proposa alors à Rhys de prononcer la prière de début de repas. Cette attention, bien que noblement pensée, étonnant l'étudiant qui ne s'était pas attendu à ce que son aîné songe de lui-même à ce détail, certes important aux yeux de Rhys, mais traditionnellement raillé de nos jours. Victoria et son cynisme légendaire allait-elle accepter une telle chose ? Maât et son pragmatisme dur comme fer tenait-il réellement à se recueillir solennellement ? Méfiant mais intimement ravi de cette opportunité, Rhys hocha la tête et annonça à son frère.

« Bien sûr. »

Il tendit alors sa main droite en direction de Maât qu'il saisit et leva son bras gauche par dessus les plats pour atteindre les petits doigts de sa sœur. Sans plus attendre, il baissa le menton et commença à réciter la prière qui lui sembla la plus appropriée en cette circonstance précise.

« Bénissez nous, Seigneur, bénissez ce repas, ceux qui l'ont préparé, et procurez du pain à ceux qui n'en ont pas. » Il leva son regard sur Vicky puis sur son frère, leur adressa un lumineux sourire avant de conclure. « Amen ! »

Il relâcha finalement leurs mains et frappa ses paumes comme spécialement fier de ce qu'il venait de faire et enthousiaste à la perspective de pouvoir enfin se servir.
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Message(#) Sujet: Re: Jungle bell's time chez les Blythe ! Jeu 24 Déc 2009 - 22:48


« Tu veux prononcer le bénédicité ? » Si Victoria fut surprise par cette demande de l’aîné de la famille envers celui qui était le plus pratiquant des trois et que cette même surprise se voyait dans ses yeux, elle n’eut cependant aucun mot déplacé. Juste un fin sourire qui se plaça sur ses lèvres rosées. Voir Maât offrir la possibilité à Rhys de faire honneur à ses croyances avait quelque chose d’assez ... exceptionnel et attendrissement. La cadette ne voulait pas gâcher ce moment par une de ses phrases ironiques si bien placées. Et puis, pour une fois, ce n’était pas quelque chose qui la dérangeait. Le 25 décembre devrait être la fête la plus sacrée que Rhys se devait de fêter en bonne et due forme chaque année. « Bien sûr. » Evidemment que leur frère n’allait pas refuser une telle proposition. Dans un geste las mais un sourire amusé s’afficha quand elle observa ses frères lui tendre leur main. Pourquoi tant de cérémonieux pour une simple petite phrase ? « Bénissez nous, Seigneur, bénissez ce repas, ceux qui l'ont préparé, et procurez du pain à ceux qui n'en ont pas. Amen ! » La jeune fille n’avait pas eut les yeux totalement clos, exactement comme quand elle était plus jeune. Victoria avait été une fillette plutôt trépidante et les beaux discours religieux à prononcer avant de pouvoir picorer dans les mets aussi délicieux dont l’odeur titillait son nez l’agaçaient fortement. D’ailleurs, il n’était pas rare qu’elle perturbait ses frères. Si Rhys grommelait silencieusement en tentant de la remettre en place par un léger geste brusque, Maât se laissait assez facilement influencer et répondait allègrement aux grimaces de sa sœur. C’était peut-être puéril mais à quoi bon avoir des frères si ce n’était pas pour en profiter de temps en temps ? Et, il fallait avouer que ces derniers temps, elle n’avait pas eut trop l’occasion de prendre du temps avec eux. Ou plutôt, elle ne leur avait pas vraiment laissé le choix. Si les deux frères n’avaient pas non plus été dans le meilleur de leur forme, il n’empêchait pas que leur cadette avait bien failli replonger une deuxième fois en dépression. Les évènements s’accumulant, il semblait que s’en était beaucoup trop pour elle, qui avait fini par ne plus avoir le goût de la nourriture, de l’étude ou même de vivre, tout simplement. Si elle n’était pas en faculté, à roupiller quelques petits sommes qu’elle n’arrivait pas à avoir la nuit, ou dans le bureau de Milla, Victoria s’enfermait tout bonnement dans sa chambre, refusant tout autre contact avec l’extérieur. Y compris ses frères. Même si elle ne semblait pas avoir réellement le cœur à la fête, elle ne pouvait s’empêcher de penser que Noël tombait à pic. Le cœur un peu plus léger depuis la veille au soir, la jeune blonde prenait finalement plaisir à fêter cette fête qui avait eut tant d’importance pour leur père. Au claquement de mains de Rhys, Victoria ouvrit complètement les yeux tout en redressant le buste sur sa chaise. Elle lâcha les doigts de ses frères alors que celui du milieu commençait déjà à picorer dans les fruits de mer. La jeune fille grimaça faiblement avant d’attraper la tranche de saumon qui semblait lui faire les yeux doux. Victoria coupa un morceau avant de jouer un moment avec à l’aide sa fourchette. Quelques secondes dans le silence s’écoulèrent avant qu’elle ne reprenne la parole.

On devrait aller le voir. Tous les trois. Noël était sa fête préférée, je suis sûre qu’il serait ravi de vous voir.

Son regard vert passa de Maât à Rhys et vice-versa, histoire de prendre goût de leurs réactions. Il était évident qu’ils savaient de qui elle parlait. Et, ayant été très proche de leur géniteur, Victoria ne pouvait pas s’empêcher de traiter quelques mots sur le sujet. Elle-même, elle était allée il y a deux jours sur la tombe de leur père. Si elle doutait que Rhys n’y avait pas été faire un petit tour depuis la veille, où il avait dût se rendre à l’église, cependant, elle ne se faisait pas trop d’espoir en ce qui concernait Maât. Ce n’était pas forcément sa grande attraction que d’aller dans un cimetière. Ne serait-ce que pour voir leur père. Après tout, en début d’année, il n’était venu que pour les funérailles avant de mieux repartir. La jeune fille, ne quittant pas ses frères du regard, enfonça la fourchette dans sa bouche avec, à son bout, le morceau de saumon qu’elle avait coupé. Elle espérait simplement qu’ils approuveront ses paroles. Elle ne voulait pas qu’ils se fâchent, qu’ils esquivent ou qu’ils soient mal à l’aise. Mais Victoria ne demandait pas vraiment la lune, n’est-ce pas ?

Et je serai pas là, la semaine prochaine. annonça-t-elle, son sourire illuminant son visage face à cette pensée. Vous allez pouvoir survivre sans moi, j’espère ? ironisa-t-elle en fourrant un nouveau morceau dans sa bouche.

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Message(#) Sujet: Re: Jungle bell's time chez les Blythe ! Ven 15 Jan 2010 - 0:52


- Amen, ajoutais-je calmement avant de détacher mes mains de celles de mon frère et de ma sœur. Ensuite, nous nous servîmes et le repas continua normalement comme il se devait. Je crois que dans un sens, nous étions tous les trois soulagés de retrouver cette tradition de Noel qui avait temps rythmé notre enfance.

Nous avons beaucoup parlé de la famille, et je crois que c'est en les entendant parler avec ces questions sans réponse que j'ai fini par ressentir le besoin de tout leur avouer. Du moins, de leur avouer un de mes secrets. Pourquoi j'avais arrêté mes études de droit si brusquement, pourquoi Archibald et moi qui étions si proches avons vu nos relations se dégrader si vite, pourquoi j'avais été si étonné de l'héritage qu'il m'avait laissé à sa mort.
J'ai donc prit la parole... Il faut que je vous avoue quelque chose. Je crois qu'il est temps que je vous avoue la vérité sur plusieurs choses de notre famille. Après tout, vous avez autant le droit que quiconque de savoir ce qu'il s'est vraiment passé de mai 2003 à mars 2005. Je marquais un moment de pause. J'avais toute leur attention, je me lançais donc.

Vous savez que grand-père dirigeait la Blythe Events Compagny avec une main de fer. Quand j'étais au lycée, j'avais fait plusieurs stages dans la société pour avoir quelques lignes de plus dans mon CV et je crois qu'il espérait surtout que j'intègre son équipe de juristes une fois que j'aurais fini mes études de droit. Mais une fois j'ai commencé à fouiller un peu dans ses dossiers et j'ai trouvé des choses dans sa comptabilité qui ne collait pas. Et puis finalement j'ai été accepté pour étudier à l'université de Columbia alors je suis parti. Mais là bas, j'ai continué à me renseigner et à chaque vacances quand je revenais, je fouinais dans ses dossiers. J'ai finalement comprit le truc : Grand-père détournait de l'argent, notamment vers un truc abrégé "CDA". Je me souvenais avec quelle obsession j'avais cherché la signification de ces trois lettres, toutes les personnes que j'avais questionné, toutes les recherches que j'avais effectué. C'est quand j'étais à la fin de ma seconde année de droit que j'ai trouvé : CDA était l'abréviation de Confrérie de l'Ame, une secte basée dans le Texas. J'ai quitté l'Université avant mes examens de seconde année de droit et je suis parti pour le Texas en main 2003. Mon frère et ma sœur étaient penchés à mes lèvres, écoutant avec attention tout ce que je leur avouais.

J'ai passé des mois à chercher sa trâce, à questionner des gens. C'est comme ça que j'ai rencontré Mileeady en novembre 2003, que j'ai retrouvé d'ailleurs il y a quelques mois à Ocean Grove, marié à Dallas T. Flynn, mon colocataire à l'université. On m'avait dit qu'elle savait comment entrer en contact avec Jacob, un des visages de la secte. En fait, je ne le savais pas encore mais c'était justement LE cerveau de la secte, leur gourou quoi. Mileeady m'a aidé, et j'ai fini par réussir à entrer dans cette Confrérie en plein milieu du Texas.
C'est à partir de ce moment là que je ne vous ai plus donné de nouvelles.
Ils devaient très bien se souvenir de cette période entre janvier 2004 et janvier 2005 où pendant un an ils n'entendirent que très peu parler de moi, juste assez pour qu'ils sachent que j'étais toujours en vie mais assez peu pour qu'ils ne parviennent pas à me retrouver. Cela fut sans doute l'une des périodes de ma vie la plus dure parce que j'étais coupé de ma famille, je loupais tous les évènements, tout un bout de leur vie. Je devais suivre leurs instructions, me couper du reste du monde et de ma famille. C'est là bas que j'ai tout comprit : Grand-père détournait de l'argent pour alimenter la secte, mais plus encore, il était un peu leur financier et faisait complètement parti de sa création. Je crois que dans un sens, il en est autant l'auteur de Jacob. C'était sans doute un moyen facile de récolté de l'argent. J'étais tombé de haut : j'avais toujours beaucoup estimé notre grand-père, mais je découvrais alors que c'était en fait un gros connard. J'ai toujours fait en sorte de ne pas le croiser, il faisait beaucoup d'allées-retours entre Miami et le Texas, justement pour garder le contrôle de la BEC tout en continuant à diriger avec Jacob cette putain de "petite affaire religieuse". Je devais avouer que très vite, je me suis retrouvé complètement dépassé par les évènements : je ne pouvais plus m'enfuir de cet enfer, mais je ne trouvais aucun moyen de les faire plonger. Les adeptes étaient complètement embrigadés là dedans et je crois qu'au fur à mesure, je commençais à me laisser attendrir par leurs paroles...
Je ne voulais pas qu'ils pensent que j'étais un de ces fanatiques religieux, mais après tout, n'importe qui de normal se serait laissé un jour ou l'autre guidé par ces belles paroles et ces beaux discours. Je me souvenais que j'avais eu beaucoup de difficultés à me dire que ce n'était qu'un tissu de mensonges, que c'était une secte. En fait, si je n'avais pas été arrêté par la police, j'y serais peut être encore aujourd'hui. Et puis il y a eu cet officier de police. Un jour en août 2004, je devais me rendre dans la ville la plus proche pour acheter des énormes grains de riz pour le ravitaillement. C'est là que les flics m'ont arrêté et m'ont passé les menottes aux poignets. Et qu'ils m'ont proposé un marché : j'acceptais d'être leur putain de taupe histoire de parvenir à faire tomber la secte, et en échange ils acceptaient de ne pas poursuivre Grand-père. Je crois qu'ils voulaient surtout Jacob. J'ai fini par accepté... Je suis retourné dans la Confrérie comme si de rien n'était, avec un micro collé sur le torse. Et le plan a parfaitement fonctionné... Mais Jacob a commencé à avoir beaucoup de soupçons. Je crois qu'en fait, il s'est toujours énormément méfié de moi, même si j'utilisais une fausse identité : Maât Flynn - j'avais prit le nom de famille de Dallas, mon meilleur ami... Finalement, un soir en janvier 2005, Jacob a réunit tous les adeptes dans l'Eglise de la secte en disant qu'il y avait un traire parmi nous. Il a alors expliqué que seuls les infidèles brûleraient s'il y avait le feu, que les vrais-croyants en leur cause seraient épargnés par Dieu. De la grande connerie. Il a mit le feu à l'Eglise... Je ne voulais pas me souvenir de cette nuit-là. Trop de peur, trop d'angoisse. Les cris, l'odeur de brulé. Et puis... Je marquais un temps de pause. Pouvais-je vraiment avouer quelque chose pareil ? Finalement, je décidais de garder cette partie là pour moi, encore un peu. Rhys et Victoria n'avaient pas besoin de la connaitre pour comprendre qui était vraiment notre grand-père, et je n'étais pas encore prêt à l'avouer... (Cette partie du secret non révélée est reportée à la saison 2 du forum). Enfin... nous avons fini par tous nous en sortir. La police a arrêté tous les responsables, sauf Grand-père et moi comme cela été convenu. Mais très vite, le lendemain matin, grand-père avait disparu. Je l'ai finalement retrouvé dans une chambre d'un hôtel à Houston. Je ne comprennais pas. J'avais abandonné mes études, abandonné ma vie pour le sauver et l'empêcher de continuer ses conneries. Et lui il n'a trouvé que le moyen de me rabaisser, de dire que je n'avais rien comprit, et que tout était de ma faute. Finalement, je me suis barré. Qu'est-ce que je pouvais faire d'autre hein ? Je suis allé à San Francisco refaire ma vie, maman qui était à l'époque la vice-présidente de la BEC a fait marché ses relations pour que je suis embauché par la filiale californienne de la société. Ensuite, vous avez du le remarquer, mes relations avec le vieux n'ont plus jamais été les mêmes. J'étais son petit-enfant préféré mais je crois que je suis vite passé au stade de la descendance à abattre. Plusieurs fois je l'ai entendu dire qu'il me déshériterait, que je ne toucherais rien. C'était pour ça que j'étais été terriblement à la lecture de son testament quand ils ont annoncé que j'avais tout cet héritage et ce poste à la BEC qui m'attendait...

Voilà tout était dit, à part ce qu'il s'était réellement passé cette nuit où le gourou de la secte avait mit le feu à l'église. Rhys et Victoria n'avaient que les adeptes sen étaient sortis, et moi aussi. Histoire de ne pas voir trop de questions, j'enchainais sur les questions que moi je me posais. C'était, en quelque sorte, le moment des confessions pour nous trois et je savais qu'ils avaient aussi des réponses à apporter sur des interrogations. Mais je dois vous avouer que je n'ai jamais comprit comment il est mot. Cette crise cardiaque, ce n'est pas clair...
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Message(#) Sujet: Re: Jungle bell's time chez les Blythe ! Dim 17 Jan 2010 - 18:27


« Il faut que je vous avoue quelque chose. Je crois qu'il est temps que je vous avoue la vérité sur plusieurs choses de notre famille. » Victoria avait attaqué son plat alors que son frère entamait des mots qui étaient tous sauf rassurants. Qu’entendait-il par « la vérité sur plusieurs choses de notre famille » ? La cadette n’ignorait pas qu’il y avait quelques points d’ombre ici et là. De plus, elle n’avait jamais vraiment cherché à savoir ce qu’avait fichu son frère durant cette fameuse période d’absence soudaine – absence qui a tout de même duré un an environ. Elle n’avait que treize ans quand il a stoppé de les contacter de New-York, soit quelques temps après le départ de son meilleur ami. Deux coups durs en une si brève période, c’était le genre de choses qui avait tendance à rester coincé dans votre tête pour ne jamais en sortir. Surtout que la fillette vouait un culte sans borne à son grand frère. Si elle avait toujours trouvé Rhys casse-pied mais bon partenaire de chamaillerie, Maât était toujours celui vers qui elle se tournait le plus souvent quand elle avait besoin de parler ou de se faire défendre. Peut-être que le côté calme de son aîné la rassurait grandement tout en l’apaisant. Il ressemblait beaucoup à leur père, de ce côté-là. Mais, attention, on dit toujours « le calme avant la tempête. » Par son caractère d’apparence posé, Maât était certainement celui qui se révélait être le plus surprenant. En bien ou en mal, il surprenait toujours. Ses réactions étaient inattendues et on pouvait ignorer sur quel pied danser avec lui. En tout cas, Victoria l’a toujours vu comme son grand conseiller, celui qui remplaçait leur père pendant l’absence de ce dernier. Donc oui, elle avait été terriblement inquiète quand elle n’a plus eut de nouvelles de lui – comme les trois autres membres de la famille – mais elle avait été trop heureuse de retrouver son contact pour chercher à savoir le pourquoi du comment. Alors qu’il leur balance ce qui se cache sous ces années de silence aujourd’hui, le jour de Noël, à une table qu’il avait préparé – à croire qu’il avait prémédité son coup en avance – c’était à la fois intriguant et inquiétant. On ne savait pas quoi à s’attendre mais on craignait tout de même la vérité. Ce fut donc un front plissé et les yeux en questionnement qui se levèrent vers l’aîné de la famille, assis à la place de leur père. « Grand-père détournait de l'argent, notamment vers un truc abrégé "CDA". (...) CDA était l'abréviation de Confrérie de l'Ame, une secte basée dans le Texas. » Victoria fronça des sourcils, oubliant totalement ce qui pouvait y avoir dans son assiette. Seules les paroles de son frère semblaient lui importer – et un coup d’œil à Rhys suffisait pour voir qu’il était comme elle. Surpris, choqué, étonné et buvant les paroles de Maât dans un grand silence. Ce dernier semblait tellement bien partit que les autres n’osaient pas ouvrir leur bouche pour émettre un jugement, une parole ou une question. Ils attendaient qu’il poursuive sa narration, ce qu’il ne tarda pas à faire. La jeune fille n’aurait jamais imaginé que son grand-père aurait détourné de l’argent de sa propre entreprise pour une secte. Elle le pensait plus vigoureux, plus robuste pour se laisser berner par de vulgaires paroles. La jeune Blythe savait que les sectes étaient prêtes à tout pour avoir des adhérents – et aussi leur portemonnaie. Qu’Archibald Blythe soit tombé dans le panneau était une nouvelle plutôt désarmante. Cela prouvait un peu plus que sa petite-fille ne le connaissait pas si bien qu’elle le croyait – enfin, il fallait aussi avouer qu’ils n’avaient pas non plus des liens excessivement forts. « Je devais suivre leurs instructions, me couper du reste du monde et de ma famille. » La jolie blonde grimaça ; typique des sectes. Mais jamais elle n’aurait soupçonné Maât d’en avoir fait autant pour tenter de sauver leur grand-père. De toute manière, le jeune homme avait toujours été le préféré de leur vieux, cela ne datait pas d’aujourd’hui, même si ça ne se voyait pas forcément. Victoria s’en fichait un peu ; elle n’avait jamais réellement cherché à connaitre plus son patriarche. « Les adeptes étaient complètement embrigadés là dedans et je crois qu'au fur à mesure, je commençais à me laisser attendrir par leurs paroles... » Victoria eut un léger soupire tout en baissant les yeux. Son frère, dans une secte ? Par Merlin, c’était impensable. Mais les partisans de ce genre de réunion devaient maitriser à merveille la manipulation et le charisme. Et pourtant, il était encore plus difficile de concevoir l’idée de Maât dans une secte que celle de leur grand-père. « Il a mit le feu à l'Eglise... (...) Et puis... » Voyant qu’il avait quelques difficultés à poursuivre, sa sœur secoua faiblement la tête pour l’inciter à continuer, alors que le visage de son frère semblait se renfermer en même temps qu’il devait être dans les pensées de cette braise infernale, comme en avait connu le quartier, il y a quelques mois de cela. « Je ne comprenais pas. J'avais abandonné mes études, abandonné ma vie pour le sauver et l'empêcher de continuer ses conneries. Et lui il n'a trouvé que le moyen de me rabaisser, de dire que je n'avais rien comprit, et que tout était de ma faute. » Victoria attrapa son verre pour le porter à ses lèvres, alors que ses doigts se crispaient autour. Il n’en valait pas la peine. Pour sûr, et rien que par les propos sucrés/salés qu’il a eut envers Maât après ce que ce dernier semblait avoir fait pour lui, leur vieux aurait mieux fait d’y rester, dans cette foutue église qui s’incendiait. C’était peut-être un comportement anormal de penser cela de son grand-père mais elle avait assez d’estime à lui accorder pour se féliciter machinalement et silencieusement de n’avoir rien fait pour l’aider à sortir de sa crise cardiaque. Finalement, c’était comme si elle lui avait rendu la monnaie de sa pièce, inconsciemment. Peut-être que l’annonce de son frère lui soulageait un peu les épaules. Et c’était plutôt appréciable, en cette période de fêtes. Alors que Maât avait fini son histoire, Victoria resta un moment songeuse, les yeux perdus sur un point absent de la table, toujours son verre en main. « Mais je dois vous avouer que je n'ai jamais comprit comment il est mot. Cette crise cardiaque, ce n'est pas clair... » La cadette sembla se réveiller subitement, comme si cette phrase avait provoqué une décharge instantanée le long de son échine. Elle leva ses yeux émeraude vers Maât, qui observait alors Rhys avant que les deux garçons ne portent leur intérêt sur elle, comme si c’était elle qui avait la clé de la solution. Etant la personne qui a vu leur grand-père mourir, ce n’était pas étonnant que leur attention soit portait sur elle. Victoria se redressa sur son dossier, l’air incertain, tout en posant son verre de façon qui se voulait calme et détachée. Opération plutôt ratée et maladroite. « Je... J’aurai pu l’aider. J’aurai pu le sauver. J’étais dans la même pièce et je connaissais les gestes de premier secours. Il avait pas prit ses médicaments. Alors il a fait une crise, devant moi. Je ne sais même plus pourquoi j’étais là. J’étais pétrifiée mais, en même temps, je ne voulais pas l’aider. Ce ne fut que quelques minutes après, minutes de trop, que je me décidai d’avertir le personnel avant de m’éclipser discrètement. » La cadette releva la tête vers ses frères tout en passant sa main dans les cheveux, l’air plutôt embêté. Étrangement, en parler faisait presque du bien. « Par contre, que le vieux est oublié de prendre ses médicaments, c’est plutôt inhabituel. Mais je pense ne pas ignorer la cause. » Victoria planta alors son regard dans celui de Rhys, qui se tenait droit devant elle. Son air était appuyé et insistant fit comprendre à Maât qu’il devait dévier ses yeux de l’autre côté de la table. Encore un peu plus et le puzzle sera reconstitué. Joyeux Noël, les enfants !
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Message(#) Sujet: Re: Jungle bell's time chez les Blythe ! Lun 18 Jan 2010 - 0:54


Le repas avait enfin pu véritablement débuter et les tintements de fourchettes sur les couteaux, les verres qui se remplissaient puis se vidaient tandis que chacun dégustait son assiette avec allégresse donnaient réellement l'impression d'un parfait réveillon de Noël. Sauf que nous étions déjà le vingt-cinq et que nous étions chez les Blythe – rien ne pouvait être totalement parfait chez eux. Ils eurent alors le luxe de rapidement s'en rendre compte dès que Maât attira leur attention et souhaita, le ton grave, leur parler. Soupçonneux, Rhys comptait continuer à manger : après tout, il pouvait parfaitement parler et Rhys finir son morceau de dinde. Pourtant, un coup d'œil à Vicky le convaincu du contraire et il abandonna rapidement sa fourchette. Chose qu'il eut raison de faire car il se serait probablement étouffé en écoutant les révélations de son frère s'il avait persisté à vouloir manger.
Le récit de Maât débuta relativement banalement mais ne tarda pas à montrer crescendo. L'évocation du grand-père fit subtilement grimacer Rhys mais cela passa inaperçu : il n'avait jamais porté le vieil homme dans son cœur et toute la famille le savait. La première chose qui fit réellement comprendre à Rhys que son frère s'apprêtait à leur raconter quelque chose de véritablement sérieux fut le détournement d'argent. Tout ce qui touchait à la fortune et au business dans cette famille était pratiquement sacrée et apprendre que le plus solide modèle de la famille (grand-père à l'époque) ait pu prendre le risque d'ébranler la famille était considérable. A présent, Rhys et Vicky étaient tout à fait suspendus aux lèvres de leur ainé, comme impatients d'en apprendre plus mais craintifs également à l'idée de ce qu'ils allaient découvrir. La révélation de la secte fit frémir l'étudiant : en fervent croyant, l'idée que l'on puisse confier sa foi à un groupe aussi obscure était blasphématoire et choquant. Une raison supplémentaire pour en vouloir à Archibal Blythe, tiens. Vint ensuite la confession de Maât leur avouant qu'il s'était senti un moment attiré par les valeurs prônées par cette « Confrérie de l'Âme » et Rhys fronça les sourcils. Il n'en avait jamais voulu à son frère ou sa sœur de ne pas croire autant que lui aux révélations bibliques, après tout, la diversité de cette famille était leur force mais Rhys ne pourrait certainement pas accepter qu'un des deux tombent dans le monde si pervers des sectes. Il ne dit pourtant pas un mot et écouta la suite du récit. L'arrestation musclée puis le « pacte » passé avec les forces de l'ordre firent hausser les sourcils du jeune homme. L'église en flammes lui arracha une faible exclamation et il profita de cet instant pour regarder Vicky qui semblait tout aussi impressionnée que lui. La conclusion de sa narration vint enfin et Rhys se sentait de plus en plus mal à l'aise. A vrai dire, une boule s'était formée dans son estomac à l'instant où le récit avait débuté. Nostalgie par rapport à l'évocation du grand-père décédé ? Non, plus que ça.
Il se détourna lorsque Maât leur fit part de ses doutes quant aux véritables circonstances de la mort d'Archibald et garda le silence. Il fixait son verre en face de lui comme s'il y trouvait un intérêt tout particulier mais le fait qu'il maniait d'une main sa fourchette au rythme des paroles de Victoria prouvait qu'il écoutait. D'ailleurs, le couvert retomba dans un bruit sourd contre sa serviette de table quand la jeune femme parla des médicaments du grand-père.
Alors quoi ? Ce serait maintenant et comme ça que le secret éclaterait ? Si longtemps retenu, si solidement gardé, un simple dîner de famille arriverait à le briser ? La mâchoire crispée, il releva son regard sur Victoria, la fusillant du regard comme s'il la rendait coupable à sa place. C'était idiot et puéril comme réaction mais Rhys se sentait si désarmé à cet instant qu'il ne trouvait pas meilleur solution que l'agression pour se protéger. Prenant une profonde inspiration, il tourna son visage vers son aîné puisqu'après tout, c'était à partir de lui que tout avait commencé. Il sentait le regard de Vicky brûler son profil mais il persistait à fixer les yeux émeraudes de Maât, avec une fierté et un sérieux intégraux.

« Tu n'es pas satisfait ? Ce n'est pas ce que tu souhaitais ? Grand-père menaçait sans cesse de nous déshériter et Dieu sait combien la Compagnie te faisais déjà languir à l'époque ! Tu devrais t'estimer heureux et ne pas chercher à comprendre d'où te viens cette grâce. » Il marqua une pause et écarta sa chaise de la table. Il restait trop vague et les regards appuyés de Maât et Vicky ne lui laissaient, au final, aucune autre solution que de tout déballer. Il était temps. « Tu n'aurais pas supporter de tout perdre, aucun de nous n'auraient pu supporter une telle chose … Ce vieil homme voulait nous bousiller. Par vengeance vis-à-vis de ce que tu as fais à sa secte, de toute évidence. Il était perfide et autoritaire, il fallait que quelqu'un intervienne. Ses menaces, il les aurait exécutées, tu le sais bien. J'ai donc agit pour notre bien, à nous trois. » Il releva son regard, considérablement adoucit, vers Vicky. « Je n'ai jamais voulu que les choses se passent ainsi. Tu n'étais pas censée être auprès de Grand-père quand son cœur a lâché. » Reprenant courage, il lâcha enfin après avoir redressé le menton et jeté un coup d'œil rapide à Maât. « J'ai confisqué ses médicaments. C'est moi qui les avais au fond de ma poche à l'heure où il aurait du les prendre. J'ai piqué ses médocs, et je ne le regrette pas. Il n'est pas mort par ma faute : il est mort parce qu'il le devait, ses médicaments n'étaient que les éléments qui le retiendraient juste assez longtemps en vie pour qu'il puisse modifier son testament et y rayer définitivement nos noms. » Il se leva de table et se tint droit devant eux. « J'ai juste donné un coup de pouce au destin. Aujourd'hui, qui s'en plaint ? Certainement pas toi Maât, puisque tu réalises ton rêve dans la Compagnie ni toi Vicky, puisque nos études sont financées par cet héritage ... » Un silence lourd s'interposa entre eux que Rhys finit par briser. « J'ai fais ça pour vous. » Il quitta ensuite la table à grand pas, sembla hésiter entre monter dans sa chambre ou sortir et opta finalement pour la deuxième solution. Une fois de plus, il fuyait au volant de sa voiture, Glutton – seul confident – à ses côtés.
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Message(#) Sujet: Re: Jungle bell's time chez les Blythe ! Lun 18 Jan 2010 - 1:18

RESUME DU SECRET DE LA SAISON 1 DES BLYTHE :

Maât a arrêté ses études en 2003. Avec de nombreux soupçons en tête, il a retrouvé le grand-père dans une secte, la « Confrérie de l'Âme », où ce dernier versait de l'argent détourné. Arrêté par les flics, Maât a fait un pacte avec la police. Il devient une taupe à leur compte et en échange, le grand-pere n'est pas incriminé. Il réussit donc à faire sortir le grand-pere de la secte mais celui-ci se met à lui en vouloir d'avoir contribué à la chute de la secte et le menace de le déshériter. Victoria a assisté à la mort du grand-pere et bien qu'elle connaisse les gestes qui sauvent, elle ne bougea pas d'un pouce, le laissant mourir devant ses yeux. Un arrêt cardiaque suspect par ailleurs puisque le grand-père était suivi médicalement pour ses problèmes de coeur. Rhys se révèle finalement être le véritable responsable du décès car il a volé les médocs du grand-père afin qu'il n'ait pas le temps de déshériter ses petits-enfants.


▬ THE END ▬
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Message(#) Sujet: Re: Jungle bell's time chez les Blythe !

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